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Côte d’Ivoire : un nouveau gouvernement, mais peu de changements

avril 21, 2022

Au lendemain de sa reconduction à la primature, Patrick Achi a dévoilé la composition de son équipe. Le nombre de ministres est resserré, comme le souhaitait Alassane Ouattara, mais les titulaires des portefeuilles changent peu.

Patrick Achi au palais présidentiel, à Abidjan, le 10 juillet 2018.

Au lendemain de l’annonce de sa reconduction par Alassane Ouattara devant le Congrès réuni à Yamoussoukro, Patrick Achi a dévoilé, ce mercredi 20 avril, la composition de sa nouvelle équipe. Selon la déclaration lue par le secrétaire général de la présidence, Abdourahmane Cissé, celle-ci compte 32 ministres contre 37 dans le gouvernement précédent.

Resserrer l’exécutif était une priorité du président Ouattara, qui souhaite que le nouveau gouvernement mette l’accent sur les questions sociales et sécuritaires. Mais si le nombre de ministres a été revu à la baisse, les titulaires des portefeuilles sont, eux, bien connus.

De nombreux fidèles du chef de l’État ont en effet conservé un maroquin. Kandia Camara reste ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Diaspora. Téné Birahima Ouattara demeure à la Défense et le général Vagondo Diomandé à l’Intérieur et à la Sécurité. Kobenan Kouassi Ajoumani, nommé fin février porte-parole du parti au pouvoir, le RHDP, reste ministre d’État, ministre de l’Agriculture et du Développement durable.

Autres figures qui conservent leurs postes : Amadou Coulibaly, le ministre de la Communication et de l’Économie numérique, par ailleurs porte-parole du gouvernement, et Mamadou Touré, chargé de la Promotion de la jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique (il est aussi porte-parole adjoint du gouvernement).

Un Conseil des ministres dès ce jeudi

Parmi les changements à noter, Laurent Tchagba, ancien ministre de l’Hydraulique, remplace Alain Richard Donwahi aux Eaux et Forêts. Françoise Remarck remplace Arlette Badou N’Guessan Kouamé à la Culture. Mamadou Sangafowa Coulibaly fait quant à lui son entrée dans le gouvernement en tant que ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie.

Le secrétaire général de la présidence a fait savoir que le premier conseil des ministres du nouveau gouvernement se tiendrait ce jeudi 21 avril. Cette annonce intervient une semaine après l’annonce de la démission du gouvernement, le 13 avril dernier.


La liste des Membres du Gouvernement :

1. Ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Diaspora, Madame Kandia Kamissoko Camara

2. Ministre d’Etat, ministre de la Défense, Monsieur Téné Birahima Ouattara

3. Ministre d’État, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Monsieur Kobenan Kouassi Adjoumani

4. Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Monsieur Jean Sansan Kambilé

5. Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, général Vagondo Diomandé

6. Ministre du Plan et du Développement, Madame Kaba Nialé

7. Ministre des Mines, du Pétrole et de l’Energie, Monsieur Mamadou Sangafowa Coulibaly

8. Ministre de la Fonction publique, Madame Anne Désirée Ouloto

9. Ministre des Transports, Monsieur Amadou Koné

10. Ministre de l’Economie et des Finances, Monsieur Adama Coulibaly

11. Ministre de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, Monsieur Bruno Nabagné Koné

12. Ministre du Budget et du Portefeuille de l’État, Monsieur Moussa Sanogo

13. Ministre des Eaux et Forêts, Monsieur Laurent Chagba

14. Ministre de l’Equipement et de l’Entretien routier, Monsieur Amédé Koffi Kouakou

15. Ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Madame Mariatou Koné

16. Ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des PME, Monsieur Souleymane Diarrassouba

17. Ministre de la Réconciliation et de la Cohésion nationale, Monsieur Bertin Konan Kouadio

18. Ministre des Sports, Monsieur Paulin Claude Danho

19. Ministre des Ressources animales et halieutiques, Monsieur Sidy Tiémoko Touré

20. Ministre de la Communication et de l’Economie numérique, Porte-parole du gouvernement, Monsieur Amadou Coulibaly

21. Ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, Porte-parole adjoint du gouvernement, Monsieur Mamadou Touré

22. Ministre du Tourisme, Monsieur Siandou Fofana

23. Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Monsieur Adama Diawara

24. Ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture Maladie universelle, Monsieur Pierre Dimba

25. Ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité, Monsieur Bouaké Fofana

26. Ministre de la Promotion de la bonne Gouvernance et de la Lutte contre la Corruption, Monsieur Épiphane Zoro Ballo

27. Ministre de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté, Madame Myss Belmonde Dogo

28. Ministre de l’Emploi et de la Protection sociale, Monsieur Adama Kamara

29. Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Madame Nasseneba Touré

30. Ministre de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage, Monsieur Koffi N’Guessan

31. Ministre de la Culture et de la Francophonie, Madame Françoise Remarck

32. Ministre de l’Environnement et du Développement durable, Monsieur Jean-Luc Assi

Avec Jeune Afrique

Côte d’Ivoire : Patrick Achi reconduit à la primature, Tiémoko Meyliet Koné nommé vice-président

avril 19, 2022

Devant le Congrès réuni ce mardi à Yamoussoukro, Alassane Ouattara a annoncé la reconduction de Patrick Achi à la tête du gouvernement ivoirien et proposé la nomination de Tiémoko Meyliet Koné à la vice-présidence.

Alassane Ouattara et Patrick Achi, au palais présidentiel, le 7 avril 2021. © LEGNAN KOULA/EPA/MaxPPP

La dernière fois que le chef de l’État s’était exprimé devant le Congrès, c’était il y a deux ans. Devant les parlementaires, il avait alors annoncé qu’il ne serait pas candidat à la présidentielle de 2020 et s’était engagé à transférer le pouvoir à une nouvelle génération. C’est dire si son discours sur l’état de la nation de ce mardi 19 avril était attendu.

L’adresse a duré environ une demi-heure et elle n’a pas déçu. Moins d’une semaine après avoir accepté la démission de Patrick Achi, Alassane Ouattara a d’abord annoncé qu’il le reconduisait dans ses fonctions de Premier ministre. L’homme sera chargé de conduire une équipe resserrée, d’une trentaine de membres – contre 41 dans le précédent gouvernement – et il n’aura pas le droit à l’erreur. Alassane Ouattara le lui a répété ce mardi devant le Congrès : « Monsieur le Premier ministre, vous avez reçu mes instructions en ce sens. »

Un technocrate fidèle à la vice-présidence

Ce ne sera donc pas la vice-présidence pour Achi, comme certaines rumeurs le disaient ces derniers temps à Yamoussoukro. Un autre fidèle d’Alassane Ouattara lui a été préféré à ce poste : Tiémoko Meyliet Koné. « Un technocrate hors pair, un brillant économiste et un homme compétent », a décrit le chef de l’État. Né en 1949 et originaire de Tafiré, ce Sénoufo a fait une grande partie de sa carrière au sein de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), où il a connu Alassane Ouattara. Depuis 2011, il en était le gouverneur.

Ancien directeur de cabinet de Guillaume Soro, alors Premier ministre, le gouverneur Koné a aussi un passé politique. Ministre de la Construction, de l’Urbanisme et de l’Habitat, il devient brièvement, de décembre 2010 à mai 2011, le conseiller spécial du président ivoirien, chargé des questions économiques et financières, avant de prendre les commandes de l’institution monétaire ouest-africaine.

Avec Jeune Afrique

Côte d’Ivoire : après la primature, Patrick Achi à la vice-présidence ?

avril 15, 2022

Alors que le Premier ministre vient de démissionner, les spéculations vont bon train sur son avenir et sur les contours du futur gouvernement ivoirien. Le politologue Geoffroy Julien Kouao analyse les enjeux de ce remaniement.

Patrick Achi au palais présidentiel, à Abidjan, le 10 juillet 2018. Patrick Achi, the secretary general of the presidency, arrives for the announcement of the new government at the presidential palace in Abidjan, Ivory Coast July 10, 2018 © REUTERS/Luc Gnago

Le Premier ministre Patrick Achi a annoncé ce mercredi 13 avril sa démission ainsi que celle de son gouvernement, après plusieurs mois de suspense entretenu par le président Alassane Ouattara. Nommé Premier ministre il y a un an, ce technocrate a su imprimer sa marque dans un contexte de pandémie et de crise sécuritaireCet ex-cadre du PDCI a également su trouver sa place au sein du parti présidentiel et dans le premier cercle du président.

En attendant l’annonce la semaine prochaine d’un gouvernement plus resserré voulu par le président ivoirien, Geoffroy Julien Kouao, politologue et auteur de l’essai Côte d’Ivoire : une démocratie sans démocrates. La ploutocratie n’est pas la démocratie, revient sur les enjeux de ce remaniement.

Jeune Afrique : Pourquoi Alassane Ouattara procède-t-il à un remaniement maintenant ?

Geoffroy Julien Kouao : Dans son discours prononcé au moment où le Premier ministre a remis sa démission, Alassane Ouattara a dit vouloir que l’action gouvernementale soit plus efficace sur les volets sociaux et sécuritaires. Pour y parvenir, il lui faut certainement une nouvelle équipe gouvernementale.

Par ailleurs, il est possible que le président veuille pourvoir le poste de vice-président resté vacant après le départ de Daniel Kablan Duncan il y a deux ans. On peut penser qu’il souhaite nommer Patrick Achi à cette fonction.

Ce remaniement ne serait pas un signe de défiance envers Patrick Achi ? 

Je ne pense pas que ce soit le cas. Alassane Ouattara est en train de s’organiser dans la perspective de la présidentielle de 2025 pour laquelle Henri Konan Bédié du PDCI-RDA et Laurent Gbagbo du PPA-CI montrent déjà des velléités de candidature.

Concernant Patrick Achi, s’il est effectivement nommé vice-président, il deviendra la deuxième personnalité de l’État et sera vu comme le dauphin du président ivoirien. Le vice-président remplace le président de la République en cas de vacance du pouvoir et peut se voir déléguer un certain nombre de prérogatives. Lorsqu’on regarde la Constitution ivoirienne, le Premier ministre n’a qu’un simple pouvoir administratif qui consiste à animer et coordonner l’action gouvernementale. Si Patrick Achi parvenait à être nommé vice-président, il gagnerait en grade politique.

En le désignant comme deuxième personnalité de l’État, le président ferait aussi de la géopolitique, en contrant Laurent Gbagbo dans le sud-est du pays. D’autre part, cela permettrait de nommer une nouvelle personnalité à la primature, qui pourrait lui succéder aussi en cas de besoin.

On parle de lui à la vice-présidence mais Patrick Achi ne pourrait-il pas être tout simplement reconduit comme Premier ministre ?

Il peut l’être mais dans la pratique politique ivoirienne, cette hypothèse est peu plausible. Dans l’usage, lorsqu’un Premier ministre qui démissionne est reconduit, il l’est immédiatement. Là, ça n’a pas été le cas.

Quel pourrait être le profil du nouveau chef du gouvernement ivoirien ?

Il y a deux hypothèses. Si Alassane Ouattara veut un technocrate, il va certainement penser à trois personnalités : le secrétaire général de la présidence, Abdourahmane Cissé (qui a succédé à Patrick Achi en mars 2021), son directeur de cabinet, Fidèle Sarassoro ou encore la ministre du Plan et du Développement, Kaba Nialé. Il pourrait même faire appel à monsieur Jean Claude Kassi Brou, actuel président de la Commission de la Cedeao.

S’il veut donner une touche plus politique au gouvernement, il pourrait plutôt nommer un homme politique. Dans ce cas, il pensera à des cadres du RHDP comme Gilbert Kafana Koné, Adama Bictogo ou encore Kandia Camara.

Tout cela se fait dans la perspective des élections locales de 2023 et présidentielle de 2025. Le président essaie de choisir les meilleurs chevaux sur lesquels son parti et lui-même peuvent miser pour ces consultations locales et générales.

Le président doit s’adresser au congrès le 19 avril. Doit-on s’attendre à une annonce sur la nomination du futur vice-président ?

Souvenez-vous que c’est devant l’Assemblée nationale, lorsque nous n’avions qu’une seule chambre, que le président avait annoncé officiellement aux députés et à la nation la nomination de Daniel Kablan Duncan au poste de vice-président de la République. En réunissant le congrès, c’est-à-dire l’Assemblée nationale et le Sénat, à Yamoussoukro le mardi 19 avril pour se prononcer sur l’état de la nation, c’est l’occasion idéale pour le président de nommer le vice-président en accord avec le parlement, comme le stipule la constitution. C’est donc une hypothèse très plausible.

Avec Jeune Afrique par Aïssatou Diallo – à Abidjan

Côte d’Ivoire : le Premier ministre Patrick Achi démissionne

avril 13, 2022

Le prochain chef du gouvernement ivoirien doit être connu dès la semaine prochaine. Il aura pour mission de mettre sur pied un exécutif resserré d’une trentaine de membres.

Alassane Ouattara et Patrick Achi, au palais présidentiel, le 7 avril 2021. © LEGNAN KOULA/EPA/MaxPPP

Ce mercredi 13 avril, alors que tous étaient réunis au palais présidentiel pour le traditionnel conseil des ministres, le Premier ministre Patrick Achi a présenté sa démission ainsi que celle de son gouvernement au président ivoirien Alassane Ouattara, qui les a acceptées.

Ce remaniement était évoqué depuis le début de l’année. D’abord prévu en janvier, puis en février, il intervient tout juste un an après l’arrivée de Patrick Achi à la primature.

Alors qu’il regrettait en privé le relatif manque d’efficacité de l’actuel gouvernement, Alassane Ouattara a annoncé que le prochain exécutif serait resserré autour d’une trentaine de membres – contre 41 aujourd’hui, un effectif qui a parfois été source de conflits.

« En vue de renforcer l’efficacité de l’action du gouvernement et pour tenir compte de la conjoncture économique mondiale actuelle, j’ai décidé de la réduction du nombre des ministres du gouvernement. En effet, il est impératif de réduire les dépenses de l’État tout en les réorientant vers la résilience sociale et sécuritaire », a expliqué ADO à l’issue du conseil des ministres.

Le nom du nouveau Premier ministre sera connu dès la semaine prochaine, a-t-il précisé. Des jours qui s’annoncent politiquement décisifs puisque ce mardi, la présidence ivoirienne a annoncé que chef de l’État s’adressera au Parlement réuni en Congrès mardi prochain, 19 avril.

Avec Jeune Afrique

Côte d’Ivoire : ce que Patrick Achi va faire dans le Nord

janvier 22, 2022
Patrick Achi, Premier ministre de Côte d’Ivoire. © Eric TSCHAEN/REA

Le Premier ministre ivoirien effectuera une tournée ce samedi 22 janvier dans plusieurs villes du nord du pays, en proie à des attaques jihadistes.

C’est une visite express, mais fort symbolique. Le 22 janvier, le Premier ministre Patrick Achi se rendra à Tougbo, Kafolo et Kong pour le lancement officiel du « programme spécial d’insertion des jeunes des régions frontalières des pays en proie au terrorisme ». Annoncé à la fin de novembre par le ministre de la Promotion de la jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, Mamadou Touré, pour une enveloppe initiale de 2 milliards de F CFA (3 millions d’euros), le budget du projet a finalement été revu à la hausse, ainsi que le nombre de bénéficiaires.

Il devrait ainsi passer à plus de 8,6 milliards de F CFA, d’ores et déjà mobilisés en faveur d’environ 20 000 jeunes issus de six régions du Nord (Bagoué, Bounkani, Folon, Kabadougou, Poro, Tchologo). L’État contribue à hauteur de 6,6 milliards, et le 1,8 milliard restant est financé via un contrat de désendettement et de développement (C2D) conclu avec l’Agence française de développement. Plusieurs partenaires internationaux, tels que l’Union européenne et le Programme des Nations unis pour le développement, se mobilisent également pour la mise en place de projets avec pour certains un accent sur le dialogue intercommunautaire.

Les aides sociales contre la tentation jihadiste

Pour le gouvernement, l’objectif est clair : combiner le volet militaire aux actions de développement. Ce projet vise ainsi à éviter que les jeunes de ces régions ne rallient les groupes jihadistes en leur offrant des opportunités professionnelles ou en accompagnant la création d’entreprises. Dans cette partie du pays, où un important retard de développement reste à être rattrapé, et où le sentiment d’abandon de l’État est présent au sein des populations, les autorités misent sur le volet social.

PLUS DE 5 000 RÉFUGIÉS DU BURKINA FASO SONT ACCUEILLIS PAR DES POPULATIONS LOCALES QUI SUBVIENNENT À LEURS BESOINS

Depuis juin 2020, le Nord est la cible d’attaques attribuées à des hommes de la katiba Macina d’Amadou Koufa, chef jihadiste affilié au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans. La sous-préfecture de Tougbo, où sera lancé le projet, est particulièrement touchée par la crise sécuritaire. Selon les autorités locales, elle abrite plus de 5 000 réfugiés venus du Burkina Faso voisin. Ceux-ci sont pour la plupart accueillis par des populations locales qui subviennent à leurs besoins.

Patrick Achi sera accompagné du ministre de la Jeunesse, Mamadou Touré, ainsi que de la ministre de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, Belmonde Dogo, qui s’était déjà rendue dans le Nord en juin pour apporter une assistance humanitaire et exprimer la compassion du gouvernement. Sur place, le Premier ministre inaugurera un château d’eau et assistera à la mise en service d’une antenne MTN à Tougbo. Il visitera également le chantier de construction d’une caserne militaire dans la ville. À Kong, Patrick Achi visitera deux camps militaires en finition, puis partagera un déjeuner avec les soldats.

Avec Jeune Afrique par Aïssatou Diallo

Côte d’Ivoire : les raisons du report du dialogue politique

décembre 22, 2021
Patrick Achi, en août 2021, à Paris © ERIC PIERMONT/AFP

La première séance de travail entre les différents acteurs du dialogue politique ivoirien devait avoir lieu ce mardi. Elle a finalement été reportée au 27 décembre. Un délai supplémentaire a été accordé aux partis politiques afin qu’ils déposent leurs propositions de thèmes à débattre.

Faux départ pour le dialogue politique ivoirien. Prévu ce mardi 21 décembre, la première séance de travail entre les représentants des partis politiques ivoiriens est reportée au lundi 27 décembre. La raison ? Certains n’ont toujours pas transmis au gouvernement leurs propositions de thèmes à débattre, alors que la date butoir avait initialement été fixée au vendredi 17 décembre.

« Cette étape étant un préalable au démarrage des travaux en comité restreint, un cadre de discussion approfondie, les structures concernées sont invitées à mettre tout en œuvre en vue de respecter ce délai », a indiqué le ministre de l’Intérieur, Vagondo Diomandé, dans un courrier transmis aux partis.

Rencontre entre Gbagbo et HKB

Vagondo Diomandé a été désigné par le Premier ministre Patrick Achi pour représenter le gouvernement lors de cette cinquième phase du dialogue politique incluant également des organisations de la société civile. Au cours d’une cérémonie à la primature en début de semaine dernière, ce dernier s’était réjoui d’une « nouvelle étape » dans ce processus de dialogue « ouvert, transparent et inclusif » plusieurs fois interrompu ou boycotté par le passé, auquel tous les partis d’opposition ont répondu présents.

Des représentants du PPA-CI de Laurent Gbagbo et du PDCI d’Henri Konan Bédié seront autour de la table. Les deux anciens chefs de l’État se sont par ailleurs entretenus ce lundi soir à Abidjan, au domicile d’HKB. Les deux alliés ont-ils parlé de l’organisation de ce dialogue politique qui doit notamment permettre de préparer les élections locales prévues en 2023 ? Officiellement, non. Il s’agissait simplement « d’une visite fraternelle » pour se souhaiter de bonnes fêtes.

Avec Jeune Afrique Florence Richard – à Abidjan

Côte d’Ivoire : Patrick Achi relance le dialogue politique

novembre 9, 2021
Patrick Achi à Abidjan, le 5 novembre 2021 © ISSOUF SANOGO/AFP

Alors que Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié marquent leur rapprochement, le Premier ministre ivoirien a annoncé face à la presse, ce lundi 8 novembre, la reprise des négociations entre les différents acteurs politiques.

Le 8 novembre, le technocrate Patrick Achi a remis les habits du politique. Pour la première fois depuis sa nomination à la tête du gouvernement, en mars dernier, il s’est soumis à l’exercice de la conférence de presse pour présenter la vision du gouvernement et la feuille de route des prochains mois. Lancé par le président Alassane Ouattara et mis en œuvre par Amadou Gon Coulibaly et Hamed Bakayoko, les défunts Premiers ministres, le dialogue politique a connu des fortunes diverses. Parfois contesté par l’opposition, voire boycotté, il visait à instaurer un climat plus serein, notamment dans la perspective de l’élection d’octobre 2020. Une « trêve » consistant en une suspension des mots d’ordre d’appels à la grève, des sit-ins et autres modes de protestation avait été finalement actée. Selon nos informations, Patrick Achi cherche à la prolonger.

Gbagbo et Bédié représentés

La relance du processus de dialogue doit se faire avec les représentants des principaux partis d’opposition, mais en l’absence de leur leader. Ni Henri Konan Bédié du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), ni Laurent Gbagbo pour le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), ne seront autour de la table des négociations. Ce seront leurs collaborateurs qui seront appelés à les représenter.

Le retour de ce dernier, le 17 juin dernier, après dix années de démêlés judiciaires à la Cour pénale internationale, a changé la donne politique. Si Laurent Gbagbo soigne ses relations avec Alassane Ouattara, qu’il a rencontré en juillet, il s’est surtout affiché auprès d’Henri Konan Bédié ces derniers temps. Les deux opposants disent envisager une alliance forte contre le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), au pouvoir, en vue de la prochaine présidentielle, en 2025.

Avec Jeune Afrique par Baudelaire Mieu – à Abidjan

Côte d’Ivoire-Patrick Achi contre Mamadou Koulibaly: Les vrais enjeux d’une attaque sans précédent

août 28, 2021

Avec Nathalie Yamb

Côte d’Ivoire : Patrick Achi de retour après des soins en France

mai 15, 2021
Patrick Achi.

Le Premier ministre ivoirien Patrick Achi, 65 ans, est revenu en Côte d’Ivoire vendredi soir après avoir été soigné quatre jours en France, se disant « en pleine forme » à la télévision publique.

« Je me sens très bien. Je suis revenu en pleine forme pour reprendre le travail », a déclaré Patrick Achi à la Radio-télévision ivoirienne (RTI) à l’aéroport d’Abidjan, où il a été accueilli par une délégation de plusieurs ministres.

Saignements intestinaux

Patrick Achi s’était rendu en France par un vol spécial dans la nuit de lundi à mardi à la suite de saignements intestinaux. Il avait été admis à l’Hôpital américain de Paris, à Neuilly-sur-Seine.

Aucune information précise n’a été donnée sur son état de santé par les autorités ivoiriennes, qui ont décliné tout commentaire.

Patrick Achi est le troisième Premier ministre que connaît la Côte d’Ivoire en un an, après les décès subits des deux précédents. Proche du président Alassane Ouattara, il a été nommé le 26 mars chef du gouvernement, succédant à Hamed Bakayoko, mort deux semaines plus tôt, à 56 ans, des suites d’un cancer foudroyant. Ce dernier avait lui-même succédé en juillet 2020 au Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, mort à 61 ans des suites de problèmes cardiaques.

Par Jeune Afrique avec AFP

Côte d’Ivoire : le Premier ministre Patrick Achi hospitalisé en France

mai 13, 2021

ÉVACUATION. En poste depuis le mois de mars, le Premier ministre ivoirien serait arrivé à Paris en début de semaine pour y recevoir des soins médicaux.

Patrick Achi a ete nomme Premier ministre en mars dernier d'abord par interim avant d'etre confirme a son poste par le president Alassane Ouattara.
Patrick Achi a été nommé Premier ministre en mars dernier d’abord par intérim avant d’être confirmé à son poste par le président Alassane Ouattara.© CYRILLE BAH / Anadolu Agency via AFP

L’information circulait depuis quelques jours sur plusieurs médias. Ce jeudi 13 mai, des sources proches de la primature ont finalement confirmé la nouvelle à l’Agence France-Presse : le Premier ministre ivoirien Patrick Achi, 65 ans, se trouve en France depuis trois jours pour des soins médicaux et doit rentrer vendredi en Côte d’Ivoire.

Soins médicaux

D’après l’AFP, Patrick Achi s’est rendu en France par un vol spécial dans la nuit de lundi à mardi à la suite de saignements intestinaux, citant une source ayant requis l’anonymat. Il est le troisième Premier ministre que connaît la Côte d’Ivoire en un an, après les décès subits des deux précédents.

Proche du président Alassane Ouattara, Patrick Achi a été nommé le 26 mars chef du gouvernement, succédant à Hamed Bakayoko, mort deux semaines plus tôt, à 56 ans, des suites d’un cancer. Ce dernier avait lui-même succédé en juillet 2020 au Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, mort à 61 ans des suites de problèmes cardiaques.

Patrick Achi, métis né le 17 novembre 1955 à Paris d’un père ivoirien originaire du sud du pays et d’une mère française, est un transfuge du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), ancien parti unique aujourd’hui principale formation d’opposition. « Sa nomination est la preuve que le PDCI est une grande maison qui a formé et continue de former des cadres de grande valeur », disait N’Goran Djedri, un des dirigeants de ce parti.

Et pour cause, Patrick Achi a occupé son premier poste ministériel dès janvier 2000, comme ministre des Infrastructures économiques et porte-parole du gouvernement d’un pays alors dirigé par l’ex-président Laurent Gbagbo. Il est resté aux Infrastructures économiques pendant 17 ans sous cinq chefs de gouvernement, avant d’être nommé par le président Ouattara ministre d’État, secrétaire général de la présidence.

Une figure politique des années tumultueuses

À la tête de son gouvernement nommé le 6 avril, Patrick Achi a la difficile mission de poursuivre la politique de réconciliation nationale dans un pays à l’histoire récente marquée par les violences politiques, à l’issue des élections législatives du 6 mars largement remportées par le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, au pouvoir).

Ces élections se sont déroulées dans le calme et avec la participation de tous les partis de l’opposition, contrairement à la présidentielle du 31 octobre 2020 boycottée par l’opposition et marquée par des violences ayant fait une centaine de morts, qui a abouti à la réélection d’Alassane Ouattara pour un troisième mandat controversé. Lors de ces législatives, Patrick a été réélu député de son fief d’Adzopé (Sud), ville de la région de la Mé dont il préside également le conseil régional. « C’est une figure politique très connue de ces vingt dernières années tumultueuses », notait l’analyste politique Rodrigue Koné. En tant qu’ancien du PDCI, « il peut parler à tout le monde, naviguer entre plusieurs acteurs », estimait-il.

Les autorités ivoiriennes n’ont pas communiqué jusqu’à présent sur le sujet ni répondu aux sollicitations de l’AFP.

Par Le Point avec AFP