Posts Tagged ‘Patrick Achi’

Côte d’Ivoire : Patrick Achi relance le dialogue politique

novembre 9, 2021
Patrick Achi à Abidjan, le 5 novembre 2021 © ISSOUF SANOGO/AFP

Alors que Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié marquent leur rapprochement, le Premier ministre ivoirien a annoncé face à la presse, ce lundi 8 novembre, la reprise des négociations entre les différents acteurs politiques.

Le 8 novembre, le technocrate Patrick Achi a remis les habits du politique. Pour la première fois depuis sa nomination à la tête du gouvernement, en mars dernier, il s’est soumis à l’exercice de la conférence de presse pour présenter la vision du gouvernement et la feuille de route des prochains mois. Lancé par le président Alassane Ouattara et mis en œuvre par Amadou Gon Coulibaly et Hamed Bakayoko, les défunts Premiers ministres, le dialogue politique a connu des fortunes diverses. Parfois contesté par l’opposition, voire boycotté, il visait à instaurer un climat plus serein, notamment dans la perspective de l’élection d’octobre 2020. Une « trêve » consistant en une suspension des mots d’ordre d’appels à la grève, des sit-ins et autres modes de protestation avait été finalement actée. Selon nos informations, Patrick Achi cherche à la prolonger.

Gbagbo et Bédié représentés

La relance du processus de dialogue doit se faire avec les représentants des principaux partis d’opposition, mais en l’absence de leur leader. Ni Henri Konan Bédié du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), ni Laurent Gbagbo pour le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), ne seront autour de la table des négociations. Ce seront leurs collaborateurs qui seront appelés à les représenter.

Le retour de ce dernier, le 17 juin dernier, après dix années de démêlés judiciaires à la Cour pénale internationale, a changé la donne politique. Si Laurent Gbagbo soigne ses relations avec Alassane Ouattara, qu’il a rencontré en juillet, il s’est surtout affiché auprès d’Henri Konan Bédié ces derniers temps. Les deux opposants disent envisager une alliance forte contre le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), au pouvoir, en vue de la prochaine présidentielle, en 2025.

Avec Jeune Afrique par Baudelaire Mieu – à Abidjan

Côte d’Ivoire-Patrick Achi contre Mamadou Koulibaly: Les vrais enjeux d’une attaque sans précédent

août 28, 2021

Avec Nathalie Yamb

Côte d’Ivoire : Patrick Achi de retour après des soins en France

mai 15, 2021
Patrick Achi.

Le Premier ministre ivoirien Patrick Achi, 65 ans, est revenu en Côte d’Ivoire vendredi soir après avoir été soigné quatre jours en France, se disant « en pleine forme » à la télévision publique.

« Je me sens très bien. Je suis revenu en pleine forme pour reprendre le travail », a déclaré Patrick Achi à la Radio-télévision ivoirienne (RTI) à l’aéroport d’Abidjan, où il a été accueilli par une délégation de plusieurs ministres.

Saignements intestinaux

Patrick Achi s’était rendu en France par un vol spécial dans la nuit de lundi à mardi à la suite de saignements intestinaux. Il avait été admis à l’Hôpital américain de Paris, à Neuilly-sur-Seine.

Aucune information précise n’a été donnée sur son état de santé par les autorités ivoiriennes, qui ont décliné tout commentaire.

Patrick Achi est le troisième Premier ministre que connaît la Côte d’Ivoire en un an, après les décès subits des deux précédents. Proche du président Alassane Ouattara, il a été nommé le 26 mars chef du gouvernement, succédant à Hamed Bakayoko, mort deux semaines plus tôt, à 56 ans, des suites d’un cancer foudroyant. Ce dernier avait lui-même succédé en juillet 2020 au Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, mort à 61 ans des suites de problèmes cardiaques.

Par Jeune Afrique avec AFP

Côte d’Ivoire : le Premier ministre Patrick Achi hospitalisé en France

mai 13, 2021

ÉVACUATION. En poste depuis le mois de mars, le Premier ministre ivoirien serait arrivé à Paris en début de semaine pour y recevoir des soins médicaux.

Patrick Achi a ete nomme Premier ministre en mars dernier d'abord par interim avant d'etre confirme a son poste par le president Alassane Ouattara.
Patrick Achi a été nommé Premier ministre en mars dernier d’abord par intérim avant d’être confirmé à son poste par le président Alassane Ouattara.© CYRILLE BAH / Anadolu Agency via AFP

L’information circulait depuis quelques jours sur plusieurs médias. Ce jeudi 13 mai, des sources proches de la primature ont finalement confirmé la nouvelle à l’Agence France-Presse : le Premier ministre ivoirien Patrick Achi, 65 ans, se trouve en France depuis trois jours pour des soins médicaux et doit rentrer vendredi en Côte d’Ivoire.

Soins médicaux

D’après l’AFP, Patrick Achi s’est rendu en France par un vol spécial dans la nuit de lundi à mardi à la suite de saignements intestinaux, citant une source ayant requis l’anonymat. Il est le troisième Premier ministre que connaît la Côte d’Ivoire en un an, après les décès subits des deux précédents.

Proche du président Alassane Ouattara, Patrick Achi a été nommé le 26 mars chef du gouvernement, succédant à Hamed Bakayoko, mort deux semaines plus tôt, à 56 ans, des suites d’un cancer. Ce dernier avait lui-même succédé en juillet 2020 au Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, mort à 61 ans des suites de problèmes cardiaques.

Patrick Achi, métis né le 17 novembre 1955 à Paris d’un père ivoirien originaire du sud du pays et d’une mère française, est un transfuge du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), ancien parti unique aujourd’hui principale formation d’opposition. « Sa nomination est la preuve que le PDCI est une grande maison qui a formé et continue de former des cadres de grande valeur », disait N’Goran Djedri, un des dirigeants de ce parti.

Et pour cause, Patrick Achi a occupé son premier poste ministériel dès janvier 2000, comme ministre des Infrastructures économiques et porte-parole du gouvernement d’un pays alors dirigé par l’ex-président Laurent Gbagbo. Il est resté aux Infrastructures économiques pendant 17 ans sous cinq chefs de gouvernement, avant d’être nommé par le président Ouattara ministre d’État, secrétaire général de la présidence.

Une figure politique des années tumultueuses

À la tête de son gouvernement nommé le 6 avril, Patrick Achi a la difficile mission de poursuivre la politique de réconciliation nationale dans un pays à l’histoire récente marquée par les violences politiques, à l’issue des élections législatives du 6 mars largement remportées par le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, au pouvoir).

Ces élections se sont déroulées dans le calme et avec la participation de tous les partis de l’opposition, contrairement à la présidentielle du 31 octobre 2020 boycottée par l’opposition et marquée par des violences ayant fait une centaine de morts, qui a abouti à la réélection d’Alassane Ouattara pour un troisième mandat controversé. Lors de ces législatives, Patrick a été réélu député de son fief d’Adzopé (Sud), ville de la région de la Mé dont il préside également le conseil régional. « C’est une figure politique très connue de ces vingt dernières années tumultueuses », notait l’analyste politique Rodrigue Koné. En tant qu’ancien du PDCI, « il peut parler à tout le monde, naviguer entre plusieurs acteurs », estimait-il.

Les autorités ivoiriennes n’ont pas communiqué jusqu’à présent sur le sujet ni répondu aux sollicitations de l’AFP.

Par Le Point avec AFP

Côte d’Ivoire : Hamed Bakayoko absent, Patrick Achi est nommé Premier ministre par intérim

mars 8, 2021
Patrick Achi, le secrétaire général de la présidence, à Abidjan.

En l’absence d’Hamed Bakayoko, dont l’état de santé s’est brusquement dégradé, le chef de l’État a choisi Patrick Achi, secrétaire général à la présidence, pour le remplacer à la primature. Téné Birahima Ouattara, frère cadet d’Alassane Ouattara, est lui nommé ministre de la Défense par intérim.

Confronté à l’absence d’Hamed Bakayoko, transféré en Allemagne et dont l’état de santé est jugé préoccupant, Alassane Ouattara a remanié son gouvernement. Selon un communiqué publié à la mi-journée, le chef de l’État a signé ce lundi 8 mars deux décrets « portant intérim » du Premier ministre et ministre de la Défense, « absent pour raisons médicales ».

Patrick Achi, ministre d’État et secrétaire général de la présidence, est nommé Premier ministre à titre intérimaire. De son côté, Téné Birahima Ouattara, frère cadet du président et ministre des Affaires présidentielles, se voit confier le portefeuille de la Défense, toujours à titre intérimaire.

Selon des résultats provisoires, Patrick Achi a été élu député le 6 mars à Adzopé sous la bannière du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Ces derniers mois, il s’est imposé comme l’un des éléments essentiels du régime d’Alassane Ouattara. Secrétaire général de la présidence depuis 2017, cet ancien cadre du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) avait été promu ministre d’État après la nomination d’Hamed Bakayoko comme Premier ministre, en juillet 2020. Il est l’un des plus intimes collaborateurs du président et il travaillait étroitement avec Bakoyoko avant ses problèmes de santé.

Tené Birahima Ouattara, surnommé « Photocopie » en raison de sa ressemblance physique et de sa proximité avec Alassane Ouattara, récupère lui le sensible portefeuille de ministre de la Défense, occupé par Hamed Bakayoko depuis 2017 et une vague de mutineries qui avait secoué le pays. En tant que ministre des Affaires présidentielles, il a notamment autorité sur le Groupement de sécurité du président de la République (GSPR) et la Garde républicaine (GR). Fort de la confiance de son frère, il supervise également de nombreux dossiers sécuritaires et militaires.

Hospitalisé depuis le début du mois de mars à l’Hôpital américain de Paris, Hamed Bakayoko, 56 ans, a été transféré en Allemagne dans la matinée du 6 mars. Son état de santé, qui s’est brusquement dégradé ces derniers jours, est au centre de toutes les attentions à Abidjan

Avec Jeune Afrique par Benjamin Roger

Côte d’Ivoire: Hommage de Patrick Achi au Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly

juillet 14, 2020

 

Avec RTI Officiel publiée le 14 juillet 2020

Le troisième pont d’Abidjan, huitième merveille de Côte d’Ivoire

décembre 21, 2014

Le troisième pont d'Abidjan, huitième merveille de Côte d'Ivoire Le troisième pont d’Abidjan, huitième merveille de Côte d’Ivoire © AFP

La nuit est bien entamée mais ils sont des centaines à arpenter, infatigablement, le kilomètre et demi d’asphalte reliant le nord au sud d’Abidjan : le troisième pont, nécessité logistique et projet phare du président Ouattara, fait la fierté de son peuple.

Tous les âges sont représentés, les deux sexes sont de la partie. De rondes mamas en pagne marchent paisiblement tandis que des gaillards aux muscles saillants les croisent en footing. La jeunesse palabre à pas lents. La marmaille hurlante s’éparpille.

Les couples se prennent en photo un peu, beaucoup, passionnément. Les flashes crépitent dans la nuit, inlassablement.

Le troisième pont d’Abidjan, inauguré mardi en grande pompe par Alassane Ouattara, est considéré comme la réalisation marquante de son mandat. Après une journée portes ouvertes samedi, il entrera officiellement en fonction dimanche.

Censé fluidifier la circulation d’une ville invivable aux heures de pointe, l’ouvrage lui sert d’argument massue pour soutenir sa candidature à la présidentielle d’octobre 2015, dont il est le grand favori.

Le chantier colossal, d’un coût de 270 millions d’euros, a duré plus de deux ans et remodèle substantiellement « la perle des lagunes ». Ses habitants s’approprient déjà le pont « Henri Konan Bédié » – du nom de l’ex-président et principal allié de M. Ouattara -, qu’ils n’évoquent pas sans superlatif.

« C’est un bijou », s’enthousiasme Evra Besseko, un couturier de 27 ans après une séance de saut à la corde devant les guérites du péage pour l’instant fermé à la circulation. « Je suis venu admirer sa beauté.  »

« C’est la merveille d’Abidjan », affirme Alexis Kouakou, 34 ans, portant casque et gilet orange. Lui a passé plus d’un an à façonner le béton nécessaire à l’ouvrage, dont il vend aux chalands des photos aériennes, empruntées sur internet.

« C’est le plus grand projet de Côte d’Ivoire de tous les temps », assure-t-il.

Arsène Chala, 42 ans, et sa compagne Augusta Atta, 27, sont venus promener leur petit Dylan, 18 mois, qui gambade timidement, quand ils ne le portent pas, pour « immortaliser l’évènement ».

– Rejet du péage –

Le couple vit dans un quartier éloigné et ne possède pas de voiture. Il ne l’empruntera donc pas. « Mais il valait mieux venir le voir que de se le faire raconter par d’autres », sourit M. Chala.

« On est très agréablement surpris » par « le lien affectif » unissant la population à l’ouvrage, commente le ministre des Infrastructures Patrick Achi.

« Les gens veulent voir l’espoir dans quelque chose de palpable, de concret », analyse-t-il.

Le pont, prolongé par un kilomètre d’asphalte, que ponctue un échangeur vertigineux – « à l’américaine », selon Martin Bouygues, PDG de l’entreprise éponyme ayant réalisé les travaux -, incarne cet espoir.

Et le ministre de rappeler : « on est sorti il y a à peine trois ans d’une crise grave », en référence aux violences postélectorales ayant embrasé le pays, faisant plus de 3. 000 morts en cinq mois.

L’état de grâce du pont pourrait toutefois être bref. Depuis des semaines, la population dénonce son caractère payant, craignant qu’il ne soit réservé qu’aux « riches » en mesure de s’acquitter du péage.

La construction s’est faite via un partenariat public-privé, « avec un emprunt à rembourser », justifie Patrick Achi, pour qui une formule « intelligente » doit être trouvée.

Le péage devrait coûter entre 500 et 1. 000 francs CFA (entre 76 cts et 1,52 euros), estime le ministre. Un montant compensant selon lui largement le prix du carburant que consommerait un conducteur choisissant de ne pas utiliser le pont, pour s’enferrer dans des embouteillages.

Gratuite jusqu’au 1er janvier, sa traversée deviendra payante le 2.

Si un usager doit payer 1. 500 FCFA (2,3 euros) aller-retour par jour, cela fait 45. 000 FCFA (69 euros) à la fin du mois, calcule Evra Besseko.

« Et ça, ça ne rentre pas dans le budget de beaucoup de monde », lance le couturier. En Côte d’Ivoire, le salaire minimum est de 60. 000 FCFA (91 euros) mensuels.

Jeuneafrique.com avec AFP