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Deux militants de la Ligue de défense noire africaine condamnés pour avoir intimidé Patrick Balkany

novembre 25, 2019

Deux militants de la Ligue de défense noire africaine (LDNA) ont été condamnés lundi pour acte d’intimidation envers Patrick Balkany, qu’ils avaient pris à partie début septembre dans la rue à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

Déjà défavorablement connus de la justice, les deux hommes sans emploi, âgés de 30 et 31 ans, ont été condamnés pour «acte d’intimidation envers un élu public» à six mois de prison et devront indemniser l’édile d’un euro symbolique. Le plus âgé, notamment condamné en 2014 à sept ans de prison pour viol de personne vulnérable, a également écopé d’une amende de 1000 euros pour avoir donné aux enquêteurs une «identité imaginaire» – son «nom de militant», a-t-il expliqué à la barre. Le ministère public avait requis quatre mois de prison contre lui. «Cette condamnation est excessive», a aussitôt réagi son avocate Natacha Haleblian, annonçant faire appel. «On n’a pas pris en compte les violences dont mon client a été victime» de la part du plaignant», a-t-elle estimé. L’autre co-prévenu, qui était par ailleurs poursuivi pour «menace de mort réitérée» contre une femme qui avait tenté de protéger Patrick Balkany pendant l’altercation, devra également indemniser cette dernière à hauteur de 1.000 euros pour préjudice moral.

Les deux militants, qui disent «lutter contre les discriminations» et demandaient leur relaxe, ont expliqué avoir voulu ce jour-là, le 5 septembre, prendre rendez-vous avec le maire, croisé fortuitement devant le commerce d’une femme en difficulté qu’ils soutiennent depuis février. Une affaire «d’ordre privé» qui ne le regardait pas, avait alors balayé Patrick Balkany en tentant de mettre un terme à la conversation. Des extraits vidéos tournés avec son portable par l’un des militants montrent une discussion «courtoise» dans un premier temps, mais qui s’envenime peu à peu.

On y voit notamment le maire, récemment condamné pour fraude fiscale et blanchiment, prendre le militant le plus âgé par l’oreille pour l’«emmener au commissariat sous d’incessants allez-y, tapez-le!», «tapez-moi!» ou encore »agressez-moi!« lancés par l’un ou l’autre des militants. L’un d’entre eux dit avoir même reçu un «coup de poing» sur la poitrine et n’avoir «jamais bousculé» le maire. Mais pour le ministère public, la vidéo est sans appel: «Ils viennent au contact, cherchent le dérapage. L’acte d’intimidation est parfaitement caractérisé».«La LDNA utilise ce procès» comme une «tribune», a tancé de son côté Romain Dieudonné, l’avocat de Patrick Balkany.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Centrafrique : la justice française ouvre une enquête préliminaire sur François Bozizé

décembre 16, 2014

L'ancien président de la Centrafrique François Bozizé à Bangui le 8 janvier 2014.
L’ancien président de la Centrafrique François Bozizé à Bangui le 8 janvier 2014. © AFP

La justice française a récemment ouvert une enquête préliminaire à Paris après une plainte des autorités centrafricaines accusant l’ancien président François Bozizé de s’être constitué un riche patrimoine au préjudice de son pays.

L’ex-président François Bozizé est dans le collimateur de la justice française. À la suite d’une plainte de la République centrafricaine déposée mi-novembre, le parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire à Paris contre l’ancien président, suspecté de s’être constitué un riche patrimoine au préjudice de son pays.

La plainte vise notamment un ensemble de propriétés immobilières en France appartenant à François Bozizé, à son entourage ou à d’anciens alliés politiques, ainsi que des véhicules de luxe et des avoirs bancaires. Elle rappelle de précédentes affaires dites de « biens mal acquis » où des juges enquêtent sur les riches patrimoines en France de chefs d’États africains, comme Denis Sassou Nguesso (Congo), Teodoro Obiang (Guinée équatoriale) ou le défunt président gabonais Omar Bongo.

Corruption

L’enquête est ouverte pour détournements de fonds publics, corruption d’agents publics étrangers et blanchiment de ces délits, a précisé une source judiciaire. Le parquet national financier a saisi l’Office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) pour mener les investigations. « On se réjouit de cette première décision, rapide, d’ouvrir une enquête », a dit l’avocat de la Centrafrique dans ce dossier, Me William Bourdon.

Arrivé au pouvoir en 2003 après avoir renversé Ange-Félix Patassé, François Bozizé avait été lui-même chassé en mars 2013 par l’ex-rébellion Séléka, à dominante musulmane dans un pays très majoritairement chrétien. Après des mois de violences communautaires et interreligieuses, qui ont vu la France intervenir sous mandat de l’Onu, le chef des rebelles Michel Djotodia avait démissionné en janvier 2014, remplacé par une présidente de transition, la maire de Bangui Catherine Samba Panza.

Pots-de-vin et contrats miniers

Selon une source proche du dossier, les autorités centrafricaines jugent, dans leur plainte, « fort probable (…) que ce patrimoine (de Bozizé) a été financé par des moyens illicites » et que les comptes bancaires ont « été alimentés par des revenus frauduleux ». Selon cette source, la plainte évoque des pots-de-vin qui auraient pu être versés dans le cadre de contrats miniers et de cession de droits d’exploitation, dont l’un concerne Areva et la société minière Uramin.

La plainte évoque aussi une commission qui aurait été versée au député-maire UMP de Levallois-Perret, Patrick Balkany, en rétribution d’une médiation dans un conflit entre Areva et les autorités centrafricaines. Sollicité lors du dépôt de plainte, Patrick Balkany n’avait pas donné suite. « Compte tenu de l’imbrication de plusieurs dossiers, d’autres décisions devront être prises », a estimé William Bourdon. Des juges sont en effet déjà saisis à Paris d’une enquête sur le patrimoine de Patrick Balkany et des investigations sont en cours sur le rachat par Areva de la société Uramin.

Jeuneafrique.com avec AFP

France: une proche de Nicolas Sarkozy inculpée pour fraude fiscale

mai 22, 2014

Paris – Isabelle Balkany, épouse d’un baron de la droite française et proche de l’ancien président Nicolas Sarkozy, a été inculpée jeudi par des juges financiers qui enquêtent sur des faits présumés de blanchiment de fraude fiscale, a annoncé son avocat.

Mme Balkany est mise en examen, pour des questions fiscales et patrimoniales, a déclaré Me Grégoire Lafarge, précisant que sa cliente rentrait chez elle jeudi soir.

Mme Balkany est l’épouse de Patrick Balkany, figure de l’UMP, principal parti d’opposition de droite, et député-maire de Levallois-Perret (région parisienne).

Cette inculpation survient alors que l’UMP est englué depuis plusieurs semaines dans différentes affaires, touchant notamment son président Jean-François Copé soupçonné de surfacturations au profit de proches.

Au centre des préoccupations des enquêteurs figurent deux villas, l’une à Saint-Martin aux Antilles et l’autre à Marrakech au Maroc, selon une source proche de l’enquête.

Les enquêteurs se demandent si Isabelle et Patrick Balkany, qui en sont des usagers, n’en sont pas aussi les véritables propriétaires, dissimulés derrière des prête-noms et un écheveau de sociétés off-shore et de comptes bancaires dans des paradis fiscaux.

Selon des documents consultés par l’AFP, la villa de Marrakech est ainsi propriété d’une société civile immobilière dénommée Dar Gyucy, en bout de course d’un ensemble de structures.

Isabelle Balkany avait été placée en garde à vue mercredi, tout comme l’ancien directeur de cabinet de Patrick Balkany à la mairie de Levallois et intime du couple. Tous deux avaient été présentés jeudi après-midi à deux juges financiers et l’ex-directeur de cabinet a également été inculpé.

M. Balkany, réélu triomphalement maire en mars et dont l’épouse est aussi la première adjointe à la mairie, est quant à lui visé par une enquête pour détournement de fonds publics. Il est soupçonné d’avoir utilisé un chauffeur de la mairie à des fins personnelles, notamment lors de vacances sur l’île de Saint-Martin.

De part son mandat de député, il bénéficie d’une immunité parlementaire, qui doit être levée avant toute mesure coercitive, comme une garde à vue ou un contrôle judiciaire accompagnant une mise en examen.

L’inculpation d’Isabelle Balkany ne concerne pas son activité politique, elle ne concerne pas l’activité politique de son mari, elle ne concerne pas non plus la mairie de Levallois-Perret, elle ne concerne pas des entreprises, des marchés ou des travaux publics, a souligné Me Lafarge.

Elle concerne exclusivement une problématique financière d’origine familiale strictement personnelle et ancienne de plus de 20 ans, a-t-il ajouté.

Romandie.com avec(©AFP / 22 mai 2014 21h13)