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Intempéries dévastatrices en Europe : au moins 126 morts en Allemagne et en Belgique

juillet 16, 2021

L’Allemagne paie le plus lourd tribut de ces pluies diluviennes, avec au moins 103 morts recensés vendredi à la mi-journée. Le bilan devrait s’alourdir en raison du nombre de personnes toujours portées disparues et d’un glissement de terrain près de Cologne.

A Erftstadt en Allemagne, près de Cologne, un gigantesque glissement de terrain du aux inondations a fait de nombreuses victimes et continue de s’étendre le 16 juillet 2021. Les autorités évacuent la population de la zone.
A Erftstadt en Allemagne, près de Cologne, un gigantesque glissement de terrain du aux inondations a fait de nombreuses victimes et continue de s’étendre le 16 juillet 2021. Les autorités évacuent la population de la zone. RHEIN-ERFT-KREIS / AP

Le bilan des intempéries dévastatrices en Europe s’est alourdi vendredi 16 juillet, il est maintenant de 126 morts, la plupart en Allemagne, où les secours continuent de rechercher de nombreuses personnes portées disparues.

De nombreux villages de l’ouest de l’Allemagne présentent une image de désolation. Dans cette vaste zone affectée par les inondations subites causées par des pluies diluviennes, le nombre de victimes a augmenté à au moins 103 morts, selon les autorités locales. « Je crains que nous ne voyions toute l’étendue de la catastrophe que dans les prochains jours », a prévenu jeudi soir la chancelière Angela Merkel, en visite à Washington.

La Belgique, avec au moins 23 morts selon les médias vendredi, le Luxembourg et les Pays-Bas, où plusieurs quartiers de Maastricht ont dû être évacués, ont également durement été touchés par les intempéries. En Allemagne, le bilan est probablement appelé à grimper en raison du nombre de personnes toujours portées disparues. Une des régions les plus touchées, la Rhénanie-Palatinat, a vu le nombre de décès recensés passer vendredi matin de 28 à 60.

Près de Cologne, dans la commune d’Erftstadt, de nombreuses personnes étaient portées disparues, et « plusieurs morts » dénombrés après un glissement de terrain consécutif aux crues, selon une porte-parole du district. « Les maisons ont été largement emportées par les eaux, et certaines se sont effondrées », selon un tweet de la communauté de communes de Cologne. Les images de la zone sinistrée diffusées par les autorités montraient un vaste cratère dans lequel se déversent des masses de terre, d’eau brune et de débris.

Champ de ruines

En Rhénanie-Palatinat, les autorités ont annoncé qu’elles étaient toujours sans nouvelles de plus de 1 000 personnes dans le canton le plus touché, celui d’Ahrweiler, ce qui pourrait toutefois être lié aux perturbations téléphoniques. « Nous tablons encore sur quarante, cinquante ou soixante disparus, et quand vous avez des personnes qui n’ont pas donné signe de vie depuis tant de temps (…), on doit craindre le pire », a déclaré le ministre de l’intérieur du Land, Roger Lewentz, à la chaîne de télévision SWR. De plus, il doit continuer de pleuvoir dans certaines régions de l’ouest du pays. Et le niveau du Rhin et de plusieurs de ses affluents monte dangereusement.

Près d’un millier de soldats ont été mobilisés pour aider aux opérations de secours et de déblaiement dans les villes et villages, qui tous offrent le même spectacle de désolation : rues et maisons sous les eaux, voitures renversées, arbres arrachés. A Ahrweiler, plusieurs maisons se sont littéralement effondrées. Sous les décombres, la ville donne le sentiment de s’être trouvée sur la route d’un tsunami. Euskirchen, un peu plus au nord, est probablement l’une des villes les plus sinistrées. Le centre-ville ressemble à un champ de ruines, les façades des maisons littéralement arrachées par les crues. Qui plus est, un barrage tout proche menace de céder.

Ces intempéries ont placé la question du réchauffement climatique au centre de la campagne électorale, qui bat son plein en Allemagne en vue du scrutin législatif du 26 septembre, au terme duquel Angela Merkel quittera le pouvoir. Le président de la République fédérale, Frank-Walter Steinmeier, a exhorté, dans une déclaration solennelle, à lutter « résolument » contre le réchauffement climatique, seule alternative à ses yeux face aux phénomènes météorologiques extrêmes comme les inondations meurtrières qui ont frappé son pays. « Nous devons accélérer les mesures de protection du climat, au niveau européen, national et mondial », a clamé Armin Laschet, candidat du parti conservateur de Mme Merkel et favori pour lui succéder au vu des sondages.

« Ces inondations confirment ce que dit la science sur le réchauffement climatique », a dit vendredi à Dublin la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. « Mes pensées vont aux victimes des intempéries (…). La France est solidaire dans cette épreuve », a, de son côté, assuré le président de la République française, Emmanuel Macron.

Une atmosphère plus chaude retient en effet davantage d’eau et peut provoquer des précipitations d’extrême intensité. Celles-ci peuvent avoir des conséquences particulièrement dévastatrices dans les zones urbaines, en présence de cours d’eau mal drainés et de constructions en zone inondable. Dans les pays les plus touchés, il est tombé en deux jours l’équivalent de deux mois de précipitations, selon l’Organisation météorologique mondiale.

Risques de crues en Suisse

Voisins des régions allemandes les plus touchées, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg sont également affectés. La situation pourrait aussi s’aggraver en Suisse, avec des risques de crues de plusieurs lacs et cours d’eau. En Belgique, les inondations, qui touchent principalement l’est et le sud du pays, ont fait au moins 23 morts, selon les médias locaux. Le président du gouvernement wallon, Elio Di Rupo, a dit craindre une aggravation du bilan : « Hier soir, des centaines de personnes étaient encore bloquées chez elles », a souligné l’ex-premier ministre.

La Wallonie, région francophone du sud de la Belgique, est particulièrement touchée et restait en grande partie en état d’« alerte de crue » selon une carte actualisée vendredi matin par les autorités régionales. Pompiers, forces de l’ordre et armée participaient aux missions de sauvetage et d’évacuation dans les zones inondées.

Plus de 21 000 personnes étaient privées d’électricité dans la région, selon le gestionnaire des réseaux de distribution d’électricité et de gaz en Wallonie, faisant état de l’inondation de trois cents cabines de distribution. L’eau courante était par ailleurs jugée non potable en raison des conditions météorologiques dans plusieurs communes de la province de Liège. D’après la police fédérale, des dizaines de tronçons routiers restaient fermés à la circulation, et une majeure partie du trafic ferroviaire était interrompu en Wallonie. Aucun TGV Thalys ne circulera vendredi entre la Belgique et l’Allemagne.

A Liège, quatrième ville la plus peuplée de Belgique, les autorités locales avaient appelé jeudi après-midi des milliers d’habitants des quartiers bordant la Meuse à quitter leur logement, en prévision d’une forte montée du niveau du fleuve. Le niveau de l’eau au centre-ville n’a finalement pas augmenté durant la nuit et commençait à baisser « tout doucement » dans le quartier le plus touché, a annoncé vendredi matin la police liégeoise, qui rappelait que de nombreux axes routiers alentour restaient fermés.

Avec Le Monde avec AFP

Carlos Ghosn condamné aux Pays-Bas à rembourser 5 millions d’euros à Nissan et Mitsubishi

mai 20, 2021

Le montant que l’homme d’affaires doit rembourser est égal aux paiements nets qu’il a reçus de la coentreprise entre avril et novembre 2018, a déclaré le tribunal.Par Le Figaro avec AFP et ReutersPublié il y a 3 heures, mis à jour il y a 2 heures

La justice néerlandaise a condamné Carlos Ghosn à rembourser près de 5 millions d’euros à Nissan et Mitsubishi, a-t-on appris ce jeudi. Ces revenus avaient été versés en 2018 à l’ancien patron de l’Alliance automobile Renault-Nissan-Mitsubishi par Nissan-Mitsubishi BV, la coentreprise basée aux Pays-Bas. Or, pour ces entreprises, l’homme d’affaires franco-libanais n’aurait pas dû les toucher.

Ghosn avait porté l’affaire en justice lui-même, exigeant 15 millions d’euros de compensation pour les salaires manqués et les indemnités de départ. Il affirmait que Nissan et Mitsubishi avaient violé la législation du travail néerlandaise lorsqu’ils l’ont licencié de la coentreprise basée à Amsterdam en 2019.

Mais le tribunal de district d’Amsterdam s’est rangé du côté des constructeurs automobiles, déclarant que Ghosn n’avait pas de contrat de travail valide avec la coentreprise : «il manquait la permission nécessaire du conseil d’administration» de Nissan et de Mitsubishi, a déclaré le tribunal dans un communiqué. Le contrat précédent, qui avait débuté en juillet 2012, avait expiré en avril 2018 et Ghosn doit désormais rembourser les salaires qu’il a touchés entre avril et novembre 2018, soit près de cinq millions d’euros.

Ghosn, qui a nié les actes répréhensibles, était président de Nissan et de Mitsubishi et PDG de Renault lorsqu’il a été arrêté au Japon en 2018 pour avoir sous-déclaré son salaire et utilisé les fonds de l’entreprise à des fins personnelles.

Par Le Figaro avec AFP

L’Europe isole le Royaume-Uni sur fond d’une nouvelle variante de la COVID-19

décembre 20, 2020

Les Pays-Bas, l’Italie et la Belgique suspendent les vols provenant du Royaume-Uni. La France, l’Allemagne et l’Autriche y songent également, après les déclarations du premier ministre britannique sur une nouvelle variante plus contagieuse du coronavirus SARS-CoV-2, qui serait « hors de contrôle ».

Les voyageurs britanniques seront vraisemblablement coincés chez eux, avec l'isolement rapide du pays par les autres nations européennes.

© Niklas Halle’n/afp via getty images Les voyageurs britanniques seront vraisemblablement coincés chez eux, avec l’isolement rapide du pays par les autres nations européennes.

Quant à l’Espagne, elle demande une réponse « coordonnée » de l’Union européenne. «L’objectif est de protéger les droits des citoyens européens à travers la coordination et en évitant des mesures unilatérales», a déclaré le gouvernement dans un communiqué.

Les autorités britanniques ont annoncé samedi dans la soirée un reconfinement de Londres, du sud-est de l’Angleterre et d’une partie de l’est du pays. Cette mesure contraint plus de 16 millions d’habitants à rester chez eux et à renoncer aux retrouvailles de Noël.

Le reconfinement interdit l’ouverture des commerces non essentiels et tous les déplacements en dehors de ces zones, placées sous le niveau d’alerte 4, le plus élevé décrété au pays.Les restaurants et bars y étaient déjà fermés depuis mercredi.

Plus contagieux

Le premier ministre Johnson a indiqué que le Royaume-Uni avait informé l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de la propagation plus rapide de la nouvelle souche, «jusqu’à 70 %», a-t-il précisé.

De précédentes mutations du SARS-CoV-2 ont déjà été observées et signalées dans le monde.

Les observations des experts sur cette souche apparue mi-septembre à Londres ou dans le Kent n’ont rien de rassurant. Le conseiller scientifique du gouvernement, Patrick Vallance, a déclaré samedi que cette nouvelle variante, en plus de se propager rapidement, devenait aussi la forme «dominante», ayant entraîné «une très forte hausse» des hospitalisations en décembre.

Le nombre de cas de COVID-19 ne cesse d’augmenter partout sur la planète, mais quelques pays semblent avoir réussi à se mettre à l’abri de la pandémie. La plupart de ceux qui peuvent se vanter de ce haut fait sont des petites nations insulaires isolées dans le Pacifique, pour qui la géographie est devenue un atout incommensurable durant la pandémie. Voici une liste de dix pays qui n’ont pas eu de cas de COVID-19.

Samedi, le premier ministre Johnson expliquait que rien n’indiquait que cette nouvelle souche de virus était plus mortelle, qu’elle cause une forme plus grave de la maladie, ou qu’elle réduit l’efficacité des vaccins.

Des mutations sous observation

Cette mutation du coronavirus a poussé l’OMS à demander à ses membres européens de «renforcer leurs procédures de contrôle et de prévention» de la COVID-19.

Au niveau mondial, l’OMS recommande «à tous les pays d’accroître leurs capacités de séquençage du virus Sars-Cov-2 quand c’est possible et de partager les données au niveau international, notamment si les mêmes mutations problématiques sont identifiées».

Selon l’OMS, outre «des signes préliminaires que la variante pourrait être plus contagieuse», la variante «pourrait aussi affecter l’efficacité de certaines méthodes de diagnostic», là aussi selon «des informations préliminaires». L’organisation affirme qu’il n’y a en revanche «aucune preuve d’un changement de la gravité de la maladie», même si ce point fait aussi l’objet de recherches.

Hors du territoire britannique, neuf cas causés par cette nouvelle souche ont été rapportés au Danemark, ainsi qu’un aux Pays-Bas et un en Australie, note l’OMS.

Par ailleurs, plusieurs autres pays ont signalé à l’OMS d’autres variantes qui portent certains des changements génétiques de la variante britannique.

L’Afrique du Sud, qui a également signalé une variante problématique vendredi, considère que cette mutation est à l’origine d’un plus grand nombre de contagions et note une évolution du paysage épidémiologique, notamment avec davantage de patients plus jeunes, sans comorbidités, qui développent des formes graves de la maladie.

Le pays «mène des recherches supplémentaires pour mieux comprendre le lien», indique l’OMS.

Avec CBC/Radio-Canada

Coronavirus: Les Pays-Bas instaurent un nouveau confinement de cinq semaines

décembre 14, 2020
CORONAVIRUS: LES PAYS-BAS INSTAURENT UN NOUVEAU CONFINEMENT DE CINQ SEMAINES

© Reuters/YVES HERMAN

AMSTERDAM (Reuters) – Un confinement d’au moins cinq semaines va entrer en vigueur à partir de mardi aux Pays-Bas face à l’épidémie due au nouveau coronavirus, avec fermeture des commerces jugés non-essentiels, des écoles et des lieux accueillant du public tels que les cinémas, les musées ou les bibliothèques, a annoncé lundi le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte.

« Les Pays-Bas se ferment », a-t-il déclaré dans une rare adresse télévisée à la nation, tandis que des manifestants réunis devant ses bureaux à La Haye tapaient sur des casseroles. « Nous avons conscience de la gravité de nos décisions, juste avant Noël. »

Outre la fermeture des commerces et des écoles, Mark Rutte a invité les Néerlandais à ne pas sortir de chez eux, à travailler à domicile et à éviter autant que possible les contacts hors foyer.

Les rassemblements de plus de deux personnes vont être interdits et il ne sera pas possible d’accueillir plus de deux personnes à son domicile. Cette règle sera assouplie pendant trois jours au moment de Noël, lorsque chaque foyer pourra accueillir un maximum de trois adultes.

« Moins nous avons de contacts, mieux c’est. Nous devons tout faire pour parvenir à une meilleure situation. Et oui, elle va devenir meilleure », a dit Mark Rutte.

Le chef du gouvernement a aussi prôné le report au-delà de la mi-mars de tous les voyages à l’étranger non essentiels, soit deux mois plus tard que la consigne en vigueur jusqu’à présent.

« La réalité, c’est que nous n’avons pas affaire à une grippe innocente, comme certains de ceux qui manifestent dehors le pensent, mais à un virus qui peut atteindre tout le monde », a souligné le Premier ministre.

Ce nouveau confinement est plus contraignant que le premier instauré face à la première vague de l’épidémie de mars à mai, lorsque les commerces étaient autorisés à ouvrir.

Comme la plupart des pays d’Europe, les Pays-Bas sont confrontés à une hausse des contaminations par le nouveau coronavirus depuis le début de l’automne. Ils ont ainsi enregistré près de 10.000 cas dimanche, le nombre le plus élevé depuis plus de six semaines.

Les nouveaux cas ont légèrement baissé ce lundi à environ 8.500.

Le bilan de l’épidémie dans ce pays de 17 millions d’habitants s’établit à environ 10.000 morts pour plus de 600.000 personnes contaminées.

Malgré les restrictions déjà en vigueur, les commerces ont connu une forte affluence ces dernières semaines et les contaminations ont grimpé à la suite de la Saint-Nicolas, fête au cours de laquelle les Néerlandais s’offrent traditionnellement des cadeaux.

Avec Reuters en (version française Bertrand Boucey) par Anthony Deutsch et Bart H. Meijer

Covid-19: des dizaines de milliers de visons contaminés abattus aux Pays-Bas

juillet 6, 2020

En mai dernier, deux employés d’élevage de visons avaient contracté le coronavirus. L’OMS soupçonne qu’il s’agisse du premier cas de transmission animal-homme.

Des cas de Covid-19 ont été signalés chez des visons dans 20 élevages aux Pays-Bas depuis le début de l’épidémie, conduisant à l’abattage de dizaines de milliers de ces petits mammifères, a déclaré ce lundi 6 juillet le ministère de l’Agriculture.

Les autorités néerlandaises ont démarré les abattages début juin après que les premières contaminations eurent été constatées, afin d’éviter qu’ils ne deviennent des foyers de contamination. «Au total, des contaminations ont été constatées dans 20 élevages de visons aux Pays-Bas», tous situé au sud du pays, a déclaré dans un communiqué le ministère de l’Agriculture.

La totalité des mammifères ont été abattus dans 18 de ces fermes. L’abattage des visons des deux derniers élevages suivra lundi, a ajouté le ministère, précisant que la dernière ferme où le virus a été officiellement détecté comptait 12.000 mères.

Les autorités ont établi en mai que deux employés d’élevages avaient «très probablement» contracté le Covid-19 via des visons. Ces deux cas sont susceptibles d’avoir été les «premiers cas connus de transmission» du nouveau coronavirus de l’animal à l’homme, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le gouvernement a par la suite interdit le transport de ces animaux et rendu le dépistage au Covid-19 obligatoire dans tous les élevages de visons des Pays-Bas, où ils sont élevés pour leur fourrure. En 2016, la plus haute instance judiciaire du pays a ordonné la fermeture des élevages de visons d’ici 2024.

Par Le Figaro avec AFP

Vaccin: des pays européens signent un accord garantissant 300 millions de doses pour l’UE

juin 13, 2020

 

Allemagne, France, Italie et Pays-Bas ont signé un accord avec le groupe pharmaceutique AstraZeneca.

Allemagne, France, Italie et Pays-Bas ont signé un accord avec le groupe pharmaceutique AstraZeneca pour garantir la fourniture à l’UE de 300 millions de doses d’un éventuel vaccin contre le coronavirus, a annoncé samedi le gouvernement allemand.

Les quatre pays ont signé un accord avec le groupe, né en 1999 de la fusion du Suédois Astra et du Britannique Zeneca, qui prévoit l’approvisionnement de l’ensemble des pays membres de l’Union européenne dès qu’un vaccin contre le Covid-19 sera découvert, a indiqué le ministère allemand de la Santé. Le développement d’un vaccin pourrait être achevé avec succès d’ici la fin de l’année, ont précisé à l’AFP des sources gouvernementales allemandes.

Les doses «doivent être distribuées à tous les États membres qui veulent participer, en fonction de la taille de leur population», selon le ministère. «Pour que les vaccins soient disponibles en grand nombre très rapidement après leur éventuelle approbation cette année ou l’année prochaine, les capacités de production doivent être garanties par contrat dès maintenant», a-t-il fait valoir.

La Commission européenne avait défendu vendredi l’idée auprès des pays de l’UE de se regrouper pour garantir un accès privilégié à un futur vaccin. Elle plaidait notamment pour la mise en place de contrats d’achats anticipés.

Au moment où les laboratoires tentent de trouver un vaccin en un temps record -douze à 18 mois, contre plusieurs années en temps normal-, ces avances sur paiement leur permettraient d’investir dans les capacités de production, alors que les essais cliniques sur les humains ne sont pas encore finalisés. Cet engagement donnerait le droit aux Etats membres d’acheter un certain nombre de doses à un certain prix une fois le vaccin disponible, en contrepartie du risque pris en matière d’investissements.

Les principaux groupes pharmaceutiques sont engagés dans une course pour développer un vaccin contre le coronavirus, qui a jusqu’à présent fait plus de 417.000 morts et infecté plus de 7,4 millions de personnes dans le monde.

Par Le Figaro avec AFP

 

La situation du coronavirus aux Pays-Bas et en Chine

mars 15, 2020

 

Coronavirus : écoles et restaurants fermés aux Pays-Bas

Toutes les écoles, les cafés, restaurants et salles de sport aux Pays-Bas ont reçu ordre dimanche de fermer leurs portes, alors que le gouvernement néerlandais tente d’éviter une propagation plus importante de l’épidémie de coronavirus qui a infecté 1.135 personnes et causé 20 décès dans le pays.

Les restrictions vont rester en vigueur au moins jusqu’au 6 avril, a précisé le ministre de l’Education, Arie Slob, lors d’une conférence de presse. Le gouvernement a par ailleurs demandé aux 17 millions d’habitants du pays de garder au maximum leurs distances entre eux lorsqu’ils se déplacent. Des mesures supplémentaires sont envisagées.

Coronavirus : la Chine signale 16 cas et 14 décès supplémentaires

Seize nouveaux cas de contamination au coronavirus ont été confirmés dimanche en Chine continentale, ont rapporté les autorités sanitaires du pays, qui ont également fait état de 14 décès supplémentaires liés à l’épidémie. Le bilan de l’épidémie en Chine continentale s’élève désormais à 80.860 cas d’infection et 3.213 décès.

L’ensemble des décès rapportés dimanche sont survenus dans la province de Hubei, foyer de l’épidémie

Par Le Figaro avec Reuters

Pays-Bas : plusieurs blessés dans une attaque au couteau à La Haye

novembre 29, 2019

La police de La Haye a affirmé qu’elle cherchait un homme âgé de 45-50 ans qui portait un châle et un survêtement gris.

Trois personnes ont été blessées vendredi soir lors d’une attaque au couteau dans une des rues les plus commerçantes de La Haye, a annoncé la police néerlandaise. Selon les médias néerlandais, les victimes ont été précisément ciblées et la piste terroriste a été écartée. «Attaque au couteau avec plusieurs blessés dans la GroteMarktstraat à La Haye. Services d’urgence sur place», a annoncé la police de la ville sur Twitter. Elle a ensuite précisé que trois personnes avaient été blessées.

Les médias néerlandais ont montré des badauds rassemblés derrière un cordon de police. Des hélicoptères survolaient l’endroit de l’attaque et plusieurs véhicules de secours étaient sur place. L’attaque s’est produite alors que de nombreux habitants faisaient leurs courses pour profiter des soldes du «Black Friday» à la Haye, le siège de la Cour et du gouvernement néerlandais. La police a dit rechercher «un homme au teint légèrement basané», âgé de 40 à 50 ans et vêtu d’un manteau noir, d’un pantalon de jogging gris et d’une écharpe. Les autorités néerlandaises n’ont pas donné d’autres informations sur les circonstances de l’attaque.

Le Le Figaro.fr avec Reuters

Pays-Bas: le «père» de la famille qui vivait recluse dans une ferme reste en détention

octobre 21, 2019

 

Un juge néerlandais a ordonné lundi le maintien en détention pour deux semaines supplémentaires d’un homme de 67 ans, père d’une famille qui vivait recluse durant presque une décennie dans une ferme du nord des Pays-Bas.

L’homme, identifié par les médias comme Gerrit Jan van D., a été arrêté jeudi, quelques jours après que la police eut découvert une famille de sept personnes dans une petite pièce fermée au sein d’une bâtisse à Ruinerwold, un village de la province de Drenthe (nord). Ils y auraient vécu reclus depuis 2010.

L’homme est soupçonné d’atteinte à la liberté et à la santé d’autrui ainsi que de blanchiment d’argent après que lui et ses six enfants supposés eurent été découverts dans cette ferme, où la police a trouvé de l’argent en liquide après avoir fouillé les lieux. «Le juge d’instruction a prolongé de 14 jours la détention provisoire du suspect âgé de 67 ans de Ruinerwold», a déclaré dans un tweet le ministère public, sans donner plus d’informations.

Le groupe de sept personnes qui vivait reclus dans la ferme prétend former une famille : l’homme de 67 ans serait le père des six jeunes gens – aujourd’hui tous adultes -, dont celui qui a donné l’alarme après s’être enfui dans un bar local. Il s’agit de la deuxième arrestation dans cette affaire, qualifiée d’«exceptionnelle» par la police : le locataire de la ferme, un Autrichien de 58 ans identifié par les médias comme Josef B., avait été arrêté mardi.

Un juge a ordonné jeudi son maintien en détention pour deux semaines supplémentaires. Le juge décidera à une date ultérieure d’inculper ou non le suspect. Le père de famille était membre dans les années 1980 de la branche néerlandaise de la secte Moon, organisation religieuse controversée née en Corée du Sud, également appelée l’Eglise de l’Unification, selon Wim Koetsier, porte-parole de l’organisation aux Pays-Bas.

Wim Koetsier «suspecte fortement» le père d’avoir créé son propre groupe «avec quelqu’un d’autre», a rapporté l’agence de presse néerlandaise ANP. Il affirme cependant que Josef B. «n’a jamais été un membre».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Pays-Bas: 35.000 personnes dans les rues de La Haye pour le climat

septembre 27, 2019

 

Des dizaines de milliers de Néerlandais venus des quatre coins du pays se sont rassemblées vendredi à La Haye afin de participer à la «grève pour le climat» organisée sur toute la planète.

Plus de 35.000 personnes, selon les organisateurs (la police n’a pas communiqué de chiffres), se sont réunies dans le centre-ville de La Haye, avant de se rendre en cortège devant le Parlement et sous les fenêtres du bureau du premier ministre, Mark Rutte. Dans le cortège, où figuraient de nombreux jeunes, florissaient des pancartes, banderoles et draps colorés, exhortant le gouvernement néerlandais et d’autres dirigeants mondiaux à prendre davantage de mesures contre le réchauffement climatique. «Changement de système, pas de climat», «Tous les adolescents disent non à plus de CO2», «Salutations depuis Utrecht-sur-mer» – Utrecht étant une ville du centre du pays -, pouvait-on lire.

Les Pays-Bas sont particulièrement vulnérables aux conséquences du changement climatique, une partie du pays se trouvant en dessous du niveau de la mer. «Je crois qu’on est en train de foutre en l’air la planète, pour dire les choses», a lancé Yara Korvr, étudiante. «Il faut dire stop. Nous devons davantage prendre soin de la terre, et moins prendre soin des gens et de notre économie», a-t-elle poursuivi. «Il y a dix ans, lorsque j’interrogeais mes élèves sur le changement climatique, quasiment personne ne pensait que cela se produirait», a affirmé Jos Hendriks, professeur de physique-chimie. «Maintenant, on voit que tout le monde réalise que c’est en train de se produire», a-t-il ajouté.

Le premier ministre libéral a indiqué avoir «bien reçu le message». «Le gouvernement a un plan avec des mesures très ambitieuses pour lutter contre le réchauffement climatique», a déclaré Mark Rutte lors d’une conférence de presse hebdomadaire. «Nous n’en avons pas fait assez par le passé mais aujourd’hui nous sommes déterminés à oeuvrer pour le climat», a-t-il poursuivi, glissant toutefois qu’il était aussi important pour les jeunes manifestants de «finir leur scolarité». Dans une procédure historique intentée par une ONG, la justice néerlandaise a ordonné en appel en octobre à l’Etat de réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’au moins 25% d’ici 2020.

Par Le Figaro.fr avec AFP