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Congo-Disparition : le dernier hommage du PCT à Albert Servais Obiaka

janvier 11, 2023

Le Parti congolais du travail (PCT) a rendu, le 11 janvier à son siège communal de Brazzaville, un dernier hommage à son ancien membre du Comité central, décédé le 7 décembre 2022 à Saint-Denis, en France, à l’âge de 86 ans.

Pierre Moussa s’inclinant devant la mémoire de l’illustre disparu/Didier

Né le 18 juillet 1936 à Osselé, district d’Abala, dans le département des Plateaux, l’ancien ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Congo en Roumanie (pendant cinq ans) a été inhumé le 11 janvier au cimetière du Centre-ville de Brazzaville. Emmenés par leur secrétaire général, Pierre Moussa, les membres des comités PCT des neuf arrondissements de Brazzaville et ceux de l’Ile Mbamou, les parents, amis et connaissances lui ont rendu un dernier hommage.

Fils de Joseph Ouabari, un indigène assurant le rôle d’interprète de l’administration coloniale, Albert Servais Obiaka a fait ses études primaires à Mabirou et secondaires à Brazzaville avant son admission à l’Ecole des instituteurs de Mbounda, dans le département du Niari. Débutant sa carrière professionnelle comme enseignant à l’école de Moutété, dans le district de Makoua, dans la Cuvette, il intégra par la suite, par voie de concours, l’Institut de formation des infirmiers d’Etat et en sortit diplômé.

Assistant-sanitaire, Albert Servais Obiaka a assumé les fonctions de directeur de l’Ecole paramédicale Jean-Joseph-Loukabou de Pointe-Noire, de 1969 à 1973. Il devient par la suite secrétaire général de la préfecture du Kouilou, à Pointe-Noire.

Sur le plan politique, Albert Servais Obiaka a pris une part active au Mouvement du 5 février 1979. Selon Ferdinand Andoyelé qui a lu l’oraison funèbre, l’illustre et certains de ses camarades ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour l’aboutissement de ce mouvement. Il fait son entrée au Comité central du PCT en 1979, avant d’être nommé chef de division vie du parti de 1979 à 1984. « Grand militant, le camarade Albert Servais Obiaka a longtemps dirigé les structures du PCT et énormément contribué à son fonctionnement dans la ville océane. Il incarnait l’identité de son parti et en était devenu le référent à qui il fallait à tout prix s’adresser pour être informé de la tenue des réunions du PCT dans cette partie du pays. Il animait, avec d’autres camarades, le groupe de réflexion sur la vie du parti », a témoigné Ferdinand Andoyelé.

Eloigné du parti pendant plusieurs années pour raisons de santé, Albert Servais Obiaka aurait marqué les esprits au PCT. « Il a donné le meilleur de lui-même tant dans l’exercice de sa vocation que dans sa vie militante. Soigner et chercher à guérir les autres de leurs maux, toute une vocation…S’engager pour le parti et lui donner toutes ses lettres de noblesse, telle est la leçon majeure que le camarade Albert Servais Obiaka lègue en héritage aux jeunes générations », a-t-il conclu.

Représentant la famille, Joseph Ouabari Mariotti a traduit sa gratitude et l’expression de sa reconnaissance au PCT et à son secrétaire général, Pierre Moussa, pour avoir organisé cette cérémonie d’hommage à l’endroit d’Albert Servais Obiaka. « Le perte d’un être comme Albert Obiaka est la perte d’une source d’amour inconditionnel, la perte d’un repère de vie essentiel dans sa famille. Homme modeste, M. Albert Servais Obiaka l’était. Par ailleurs, un citoyen avisé, discret, ouvert. Son décès est un coup dur pour sa famille. Ce décès laisse des traces de chagrin, difficiles à évacuer », a indiqué l’ancien Garde des sceaux, ministre de la Justice.

Membre du bureau politique du PCT, Michel Ngakala garde d’Albert Obiaka le souvenir d’un militant engagé, déterminé. « Un militant qui s’identifiait aux combats politiques dans son parti. Ce sont eux qui nous ont permis de disposer de Pointe-Noire pour engager le combat et obtenir ce que nous avions obtenu, c’est-à-dire faire que le 5 février devienne une date inoubliable. C’était un camarade totalement engagé, intègre et digne. Il ne pouvait que s’identifier au parti et non à autre chose » , a-t-il témoigné. 

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama

Congo-Disparition: Camille Bongou n’est plus

décembre 17, 2022

L’un des co-fondateurs et ex-numéro deux du Parti congolais du travail (PCT) dans les années 1980, Camille Bongou est décédé le 16 décembre en France, à l’âge de 78 ans.

Camille Bongou

Depuis 1989, l’illustre disparu avait quitté les rangs du PCT et s’était reconverti dans la culture. Premier licencié de philosophie de l’Université de Brazzaville en 1974 (actuellement Université Marien-Ngouabi), Camille Bongou, natif de Bokouelé dans le département de la Cuvette, avait suivi une formation doctorale de philosophie en Belgique avant de créer les Editions Presses et Culture en 1991, à Brazzaville.  Il devient plus tard président de la Société congolaise de philosophie.

Acteur politique de convictions, Camille Bongou privilégiait le débat d’idées, la conciliation des contraires et l’intérêt. Il a pris part à plusieurs colloques scientifiques et a préfacé nombreux ouvrages. Son décès ferme le banc sur la génération du PCT de la première heure qui disparaît peu à peu.

Le monde culturel garde de lui un bon souvenir suite au colloque sur la façade atlantique du Congo qu’il avait organisé à Pointe-Noire, en partenariat avec le ministère des Transports.

Expliquant à la presse l’intérêt de ces retrouvailles, Camille Bongou avait déclaré : « C’est le début d’une série de rencontres que nous comptons mettre sur pied dans les différents départements pour amorcer une réflexion sur l’identité congolaise d’hier et d’aujourd’hui. L’idée est de questionner nos origines, d’étudier les liens entre les communautés du pays et les transformations qu’elles ont connues ».

Avec Adiac-Congo par Roger Ngombé

Congo: Princesse Mouangassa renoue le contact avec sa base

décembre 9, 2022

La candidate du Parti congolais du travail (PCT), Princesse Gaëtane Line Mouangassa qui a siégé pendant plus d’un mois à l’Assemblée nationale au compte de la troisième circonscription électorale de Makelékelé, premier arrondissement de Brazzaville, avant d’y être retirée par la Cour constitutionnelle, a fait le 9 décembre à Brazzaville une déclaration dans laquelle elle a rassuré sa base de sa volonté de poursuivre le combat politique.

Princesse Gaëtane Line Mouangassa

« Après l’incident qui s’était produit dont vous connaissez les péripéties et l’aboutissement, je viens aujourd’hui pour vous rassurer que le combat politique continue. Notre parti, le Parti congolais du travail peut toujours compter sur moi pour les futures batailles politiques », a-t-elle déclaré avant de remercier la direction politique de son parti de l’avoir choisie pour le scrutin législatif de juillet dernier comme candidate dans cette circonscription électorale.

Par ailleurs, Princesse Mouangassa a remercié la population de cette partie de la ville capitale pour la confiance qu’elle lui avait faite en l’élisant en qualité de député. « Je n’ai pas décroché pour parler comme les sportifs. Je compte sur votre soutien. Je serai toujours à votre écoute pour d’éventuels conseils afin que nous puissions apporter des correctifs nécessaires à notre marche politique commune », a-t-elle renchéri.

En outre, l’oratrice s’est engagée à poursuivre ses actions s’inscrivant dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des populations des quartiers de sa circonscription électorale.  « Vos doléances demeurent mes priorités. Ensemble, nous allons bâtir nos quartiers », a-t-elle précisé.

Elle a mis à profit cette occasion pour tordre le cou à une fausse information qui a entamé sa personnalité. « Une femme ayant les traits physiques approximatifs aux miens avait posté sur les réseaux sociaux des vidéos attentatoires. Tout le monde avait pensé que c’était moi. Cette affaire est dans les mains des juges », a-t-elle conclu.

Avec Adiac-Congo par Roger Ngombé

Congo-Disparition: Paris dit adieu à Joséphine Mountou-Bayonne

novembre 17, 2022

À la veille de ses obsèques officielles à Brazzaville, les membres du Parti congolais du travail et les sympathisants de France ont rendu hommage à Joséphine Mountou-Bayonne, l’icône congolaise de la lutte pour l’émancipation des femmes.

De par l’affluence au funérarium des Joncherolles, à Villetaneuse, le 14 novembre de 14h à 17h, et au vu des personnalités présentes à la cérémonie, l’hommage à la sénatrice Joséphine Mountou-Bayonne s’apparente à celui fait à une  « figure d’exception « .

Cette cérémonie s’est déroulée en présence de la première dame du Congo, Antoinette Sassou N’Guesso; de l’ancienne présidente de l’Union révolutionnaire des femmes du Congo, Elise Thérèse NGamassa; de Rodolphe Adada, ambassadeur du Congo en France.

L’hommage rendu à Joséphine Mountou-Bayonne dénote de ce que l’on a pu entendre de la part des participants, que ce soit lors de l’oraison funéraire lue par Anatole Guy Elenga, président de la Fédération PCT-Europe, ou dans l’homélie lors de l’absoute, et différents témoignages, jusqu’au verre de l’amitié : « Nous n’avons pas attendu sa mort pour dire tout le bien que l’on pense d’elle ».

Lors du déroulement de la cérémonie funéraire, l’une de ses citations positives et inspirantes à l’égard des filles congolaises était rappelée sur les dépliants : « Mes filles, il faut travailler et prouver à tout le monde que vous êtes capables de faire quelque chose dans ce pays. » Ce pays, le Congo, où elle reposera désormais au mausolée Marien-Ngouabi, à Brazzaville.

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

Congo-Décès de Joséphine Moutou-Bayonne : des témoignages sur une grande militante

octobre 26, 2022

Décédée le 24 octobre à Paris, en France, à l’âge de 93 ans, la sénatrice Joséphine Moutou-Bayonne, co-fondatrice du Parti congolais du travail (PCT), est, d’après de nombreux témoignages recueillis tant au plan national qu’au plan international, « une véritable défenseuse de la cause des femmes ».  

Joséphine Moutou-Bayonne, une icône de la politique nationale/DR

Le Sénat a annoncé officiellement, le 25 octobre, au cours d’une plénière spéciale présidée par son premier secrétaire, Julien Epola, la disparition de la sénatrice Joséphine Moutou-Bayonne.  Présidente de l’Union révolutionnaire des femmes du Congo (URFC) dans les années 1970, l’illustre disparue était sénatrice depuis 2002 et membre de la Commission économie et finances.

Selon des témoignages, Joséphine Moutou-Bayonne a gagné le combat de l’égalité homme/femme lors de son passage à la tête de l’URFC entre 1974 et 1979. A cette époque, les filles enceintes étaient suspendues des cours jusqu’à l’accouchement, mais en sa qualité de présidente de l’URFC, elle avait fait sauter cette pratique discriminatoire.

« Joséphine Moutou-Bayonne encourageait la femme à aller de l’avant, elle avait très tôt compris qu’il fallait que la femme soit présente aux côtés de l’homme… Dans les églises catholiques, les sœurs ne montaient pas sur l’autel, c’est elle qui a fait sauter ce verrou. Joséphine Moutou-Bayonne a milité pour le respect des femmes qui subissaient des mauvais traitements après le décès de leur mari et l’intégration des femmes dans les instances de prise de décisions, administrations », a témoigné la présidente de la Commission santé, affaires sociales, famille, genre et développement durable du Sénat, Odette Massoussa Matéo, précisant que le combat de Moutou-Bayonne a fait d’elle présidente de l’URFC.

Sénatrice et ancienne ministre, Jeanne Françoise Leckomba Loumeto Pombo, de son côté, a connu Joséphine Moutou-Bayonne depuis la création de l’URFC en 1965. « Elle nous a encadrées, formées politiquement. Elle nous a accompagnées dans tout ce que nous faisions comme actions au niveau des femmes, des jeunes filles… Je me rappelle une fois, elle nous disait mes filles, il faut aller loin dans les études. Même si vous travaillez déjà, il ne faut pas vous arrêter, il ne faut pas laisser les hommes vous dominer, il faut travailler, prouver à tout le monde que vous êtes capables de faire quelque chose de bien dans ce pays », s’est-elle souvenue.

Selon elle, l’ancienne présidente de l’URFC est une icône difficile à oublier au regard des actions qu’elle a menées pour la promotion du statut de la femme surtout et de la jeune fille en particulier. « Elle encourageait la jeunesse, surtout les jeunes filles à aller de l’avant. Elle aimait le travail bien fait, c’était son dada. Quand elle nous donnait un discours à écrire, elle était toujours derrière pour regarder s’il y avait des fautes d’orthographe, de grammaire, de tournures…Nous restons vraiment accrocher à ses œuvres. En tant que sénatrice, je dis que j’ai beaucoup appris auprès d’elle, c’est elle qui m’a pratiquement façonnée parce que j’étais au Conseil central de l’URFC qui est maintenant l’OFC», a conclu Jeanne Françoise Leckomba Loumeto Pombo.

Premier questeur du Sénat, Edouard Roger Okoula a lui aussi salué la mémoire de l’icône de la politique congolaise.  « Je l’ai connue comme grande militante du PCT. Nous avions été presque de toutes les grandes réunions : congrès, assemblées du parti. Depuis un certain temps, elle a été terrassée par la maladie et elle vient de nous quitter, nous perdons là notre doyenne du Sénat. Elle était très affectueuse, très aimante dans les relations humaines. Je n’ai jamais constaté qu’elle avait des relations d’antipathie particulière avec d’autres personnes. Pour moi, c’est une grande dame que nous venons de perdre », a-t-il déclaré.

De Paris, Françoise Kythouca, actuelle membre du bureau fédéral du PCT France-Europe, militante de premières heures de l’URFC, témoigne : « Joséphine Moutou-Bayonne était une femme admirable tant personnellement que politiquement. Son combat qu’elle a mené pour le genre en ne lâchant jamais son objectif et en ne cédant pas un millimètre de terrain a permis d’obtenir des avancées telles que la parité dans nos instances congolaises. A la suite de son décès, nous perdons une icône de la lutte pour les femmes. »

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama

Congo-Bacongo : le fils de Mvouba traité d’Ukrainien ya pamba pamba par les habitants

juillet 2, 2022

Les populations de Bacongo réputées être intransigeantes avec les députés ne laissent pas respirer les 21 candidats qui briguent les deux sièges à pourvoir dans cette circonscription électorale. C’est le fils du président du parlement Vadim Osdet Mvouba qui est le centre de leurs critiques et blagues. Parachuté par son père et le PCT, lui qui n’a jamais vécu dans cet arrondissement est traité d’Ukrainien. Il s’agit là pour les populations de le réduire en rien au moment où les Russes interviennent en Ukraine.

Vadim Osdet Mvouba dont la mère serait Russe est bizarrement traité d’Ukrainien à Bacongo, où les habitants sont contre sa candidature. «  Comment un Ukrainien peut nous représenter au parlement ? » s’indignent les habitants de cet arrondissement des sapeurs qui craignent que son père Isidore Mvouba triche et le donne victorieux.

À Bacongo, les populations refusent d’admettre que Vadim Osdet Mvouba est moitié Russe, pour eux ça serait trop lui donner des points et préfère lui attribuer la nationalité ukrainienne. Le fils de Mvouba est parmi les 21 candidats qui concourent pour les deux sièges de Bacongo.

Dans ses sorties, on peut facilement entendre les habitants lancer des insultes contre lui : «  Ukrainien ya pamba pamba ! Yénda ku Ukraine na Zelensky ! Bika Bacongo yéto ! »(Pauvre ukrainien! Va en Ukraine chez Zelensky! Laisse-nous Bacongo). Plusieurs dignitaires du régime ont laissé leurs enfants postuler pour des sièges de députés ou conseillers municipaux et cela agace la population qui voit une volonté de grand remplacement.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Congo-Législatives 2022 : Léonidas Mottom Mamoni retiré de la course à Ouesso 2

juillet 2, 2022

Le ministre de l’Administration du territoire, de la Décentralisation et du Développement local, Guy Georges Mbacka, a annoncé dans une décision rendue publique, le 2 juillet, à Brazzaville le retrait de la candidature de Léonidas Carrel Mottom Mamoni du Parti congolais du travail (PCT) aux élections législatives des 4 et 10 juillet dans la deuxième circonscription électorale de Ouesso, département de la Sangha.

Léonidas Carrel Mottom Mamoni/Adiac

«En vertu de la présente décision, le parti qui l’a présenté peut investir un autre candidat avec son suppléant. La présente décision sera notifiée au candidat Léonidas Carrel Mottom Mamoni et au part politique qui l’a investi », a décidé le ministre.

Selon Guy Georges Mbacka, le candidat aux législatives à Ouesso 2 a tenu, au cours de la campagne électorale, des propos qui portent gravement atteinte à l’unité et à la cohésion nationales et enfreint manifestement certaines dispositions de la loi électorale. «Le fief de l’Upads n’est pas dans le département de la Sangha, ni celui du PCAP, du PRL : les neuf circonscriptions du département de la Sangha sont pour les députés du PCT. Seuls ces derniers peuvent être élus dans ce département, pas d’autres. Un ressortissant de la Sangha pourrait-il chercher à se faire élire à Dolisie ou à Mouyondzi ?» déclarait Mottom dans des propos rappelés par le ministre.  

Des déclarations qui sont contraires, d’après la décision du gouvernement, à l’article 27 de la loi électorale qui stipule que les réunions électorales sont pour faire connaître un candidat ou une liste des candidats, de présenter les programmes ou les arguments d’un candidat ou des candidats d’une liste dans les conditions fixées par la loi.

Notons que le candidat a été déjà lâché par le parti qui l’a investi. En effet, dans une déclaration le 1er juillet à Brazzaville, le secrétariat permanent du bureau politique du Comité central du PCT a condamné avec « véhémence » toute attitude et propos non républicains frisant la division, l’ethnocentrisme et le repli identitaire. Il s’est aussi dissocié totalement de ces « comportements rétrogrades » qui divisent le peuple congolais. « C’est ainsi que le secrétariat permanent désapprouve les propos inacceptables tenus par le candidat Léonidas Mottom Mamoni, investi dans la circonscription de Ouesso 2, lesquels propos se détachent de la ligne politique du parti. Il retire, par conséquent, son appui au candidat Léonidas Mottom et rassure l’opinion publique des sanctions disciplinaires qui suivront, conformément aux statuts du PCT », a promis le PCT, attirant l’attention de l’ensemble de ses candidats sur leur tenue exemplaire pendant la période électorale.

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama

Congo-Evocation : Pierre Moussa témoigne la grandeur d’Ambroise Edouard Noumazalaye

novembre 17, 2021

 A l’occasion du 14e anniversaire de la disparition de l’ancien secrétaire général du Parti congolais du Traval (PCT), Ambroise Edouard Noumazalaye, le 17 novembre 2007, le nouveau secrétaire général, Pierre Mousssa, après avoir déposé une gerbe de fleurs sur la tombe de l’illustre disparu, a reconnu qu’il fut un dirigeant émérite.

Ambroise Edouard Noumazalaye

Décédé le 17 novembre 2007 à Paris, en France, à l’âge de 74 ans, Ambroise Edouard Noumazalaye a totalisé, le 17 novembre 2021, quatorze ans dans l’au-delà. Le PCT qu’il a servi toute sa vie lui a rendu, comme d’habitude, un hommage mérité en reconnaissance de son militantisme engagé. S’adressant à la presse à cet effet, le secrétaire général du PCT a reconnu en cet homme les qualités d’un dirigeant politique de haute facture.

« Ambroise Edouard Noumazalaye, que nous honorons la mémoire aujourd’hui, était un colosse, une référence, une éminence grise pour notre parti, le PCT. C’est pour cela que chaque militant et sympathisant venait toujours se ressourcer auprès de sa sagesse pour suivre ses conseils. Il fut un très grand dirigeant du Parti congolais du travail. C’est donc à bon droit que nous venons nous recueillir ici sous sa tombe », a indiqué Pierre Moussa.

Tout au long de sa carrière politique, a renchéri le secrétaire général du PCT, l’illustre disparu fut un militant de conviction et engagé qui prévalait la contradiction des idées en faveur du consensus d’idées et d’opinions.

« Durant toute sa carrière politique, Ambroise Edouard Noumazalaye était un homme engagé. Membre de la fédération des étudiants d’Afrique noire en France, lorsqu’il est rentré au pays, il a vite intégré la lutte congolaise pour l’émancipation de notre peuple. De là, il a gravi des échelons dans l’Etat et au sein du PCT pour lequel il a contribué énormément à son évolution », a martelé Pierre Moussa.

Ambroise Edouard Noumazalaye, qui fait partie des fondateurs du PCT aux côtés de Marien Ngouabi, fut aussi président du Sénat de 2002 à 2007.

Avec Adiac-Congo par Firmin Oyé

Congo-Disparition : décès à Brazzaville de Christophe Moukouéké

septembre 30, 2021

L’ancien secrétaire général de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads) et membre du Congrès africain pour le progrès (CAP) est décédé le 30 septembre à Brazzaville, à l’âge de 82 ans.

Christophe Moukoueké

Christophe Moukoueké a été plusieurs fois ministre et député de Mabombo, dans le département de la Bouenza. L’un des cofondateurs du Parti congolais du travail (PCT), il a quitté ce navire après la Conférence nationale souveraine de 1991 pour rejoindre l’Upads de Pascal Lissouba.

Homme de combats et de convictions, il avait souhaité être candidat à l’élection présidentielle de 2009, mais la limitation constitutionnelle de l’âge ne le lui avait pas permis. Il avait mis à profit cette occasion pour exposer son projet de reconstruction du Congo dans son ouvrage intitulé « Le Congo d’après-guerre (1997-2000) : défis majeurs et nécessaires mutations ». Dans cet ouvrage, il expose sa vision sur la réconciliation nationale, la restauration et l’approfondissement de la démocratie, la décentralisation, la réforme industrielle et la révolution éthique et morale.

A la suite des querelles de positionnement, Christophe Moukoueké et quelques ténors de l’Upads, notamment Victor Tamba-Tamba, Jean Itadi, Dominique Nimi Madingou et Arsène Tsaty Mboungou quittent cette formation politique pour créer le CAP. Cette nouvelle organisation politique, qui ne se départ en rien des idéaux de Pascal Lissouba, a pour emblème la noix de palme et est ancrée à l’opposition.

Christophe Moukoueké est parmi les hommes ayant marqué l’histoire politique du Congo. Il a été maintes fois commissaire politique du gouvernement, poste équivalent actuellement à celui du préfet de département.  C’est ainsi que le vendredi 2 mai 2014, le journaliste et historien Mfumu lui consacrait, dans sa rubrique « Brin d’histoire » paraissant dans « Les Dépêches de Brazzaville », une tribune aux allures dithyrambiques.

« Au début des années 1970, Christophe Moukouéké, enseignant de carrière, fait partie des jeunes loups du PCT. Nos destins se sont croisés alors qu’il était directeur du collège Javouhey à Brazzaville. J’y ai passé trois mois en qualité d’élève et de président de l’Union générale des élèves et étudiants congolais sous son encadrement bienveillant. Tous ceux qui l’ont connu à cette époque gardent de lui le souvenir d’un homme ouvert, disponible et travailleur. Après le travail, il a ses entrées dans les concerts des Bantous de la capitale où il était une figure familière. Il fut nommé ministre de l’Enseignement primaire et secondaire le 16 décembre 1971. Il y fit la preuve de ses qualités de grand clerc de l’Etat. Je perdis avec son départ le parapluie qui faisait de moi un personnage important dans ce collège », écrivait Mfumu.

Avec Adiac-Congo par Roger Ngombé

Congo: Décès du sénateur Jean-Pierre MANOUKOU KOUBA à 68 ans

août 2, 2021

Photo de BrazzaNews.

Décès de Jean-Pierre MANOUKOU KOUBA, membre influent du PCT et Président de la commission affaires juridiques et administratives du sénat. Ce sénateur était l’un des partisans de la première heure du changement de la constitution.

Le président de la commission affaires juridiques et administratives du Sénat, membre du bureau politique, secrétaire permanent du Parti congolais du travail (PCT) Jean-Pierre Manoukou Kouba est décédé le 2 août 2021 à Brazzaville à l’âge de 68 ans.

Apprenant la nouvelle, le président du Sénat, Pierre Ngolo, a exprimé sa profonde tristesse. « Nous sommes en train de gérer une catastrophe avec la mort d’un grand parlementaire, d’un grand dirigeant politique qui était pour moi, presque un parent », a-t-il indiqué.

 « Le vénérable Manoukou Kouba était à la plénière avec nous. Personnellement, j’ai échangé avec lui. C’est un grand vide pour le Sénat. C’était un érudit, je dirais une pièce maîtresse pour notre chambre. Un monsieur serein, cohérent, intelligent. Il va nous manquer. C’est une douleur on ne saurait comment la mesurer. Cette perte, on ne pouvait pas l’imaginer à l’instant pour la bonne et simple raison qu’il était bel et bien sur ses deux jambes hier. Jean-Pierre Manoukou Kouba n’accusait aucun signe de fatigue ni de maladie. Je suis très abattue. Je n’arrive pas à le croire. Nous avons travaillé avec lui pendant longtemps », a déclaré pour sa part, la présidente de la commission santé et affaires sociales du Sénat, Odette Massoussa. Le sénateur Jean-Pierre Manoukou Kouba a dirigé la fédération du PCT du département du Pool.

Avec Brazzanews