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Congo : qui est Anatole Collinet Makosso, le nouveau Premier ministre de Denis Sassou Nguesso ?

mai 13, 2021
Anatole Collinet Makosso, à Paris, le 25 mai 2012.

Le chef de l’État congolais a nommé mercredi soir un nouveau Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, ministre de l’Enseignement dans le gouvernement sortant. 

« Anatole Collinet Makosso est nommé Premier ministre », en remplacement de Clément Mouamba, en poste depuis 2016, selon un décret lu mercredi soir à la télévision publique par le directeur de cabinet du président Denis Sassou Nguesso, le général Florent Ntsiba. Clément Mouamba avait démissionné le 5 mai suite à la prestation de serment le 16 avril de Sassou Nguesso, réélu début avril pour un cinquième mandat de cinq ans.

Proche de la première dame

Né en 1965 dans la capitale économique Pointe-Noire, Anatole Collinet Makosso a débuté sa carrière politique dès 1990. Il a été tour à tour conseiller et directeur de cabinet du préfet du Kouilou, avant de devenir conseiller du président Sassou Nguesso à partir de 1998, puis directeur de cabinet d’Antoinette Sassou Nguesso, la première dame, dont il a toujours été proche.

Titulaire d’un doctorat en droit de l’université de Paris 2, cet ancien magistrat auteur d’une dizaine d’ouvrages (dont une monographie sur le Parti congolais du travail) fait son entrée au gouvernement comme ministre de la Jeunesse et de l’Instruction civique en 2011. Depuis 2016, il occupait le poste de ministre de l’Enseignement primaire et secondaire, en charge de l’alphabétisation.

Nombreuses promesses

Anatole Collinet Makosso a été directeur de campagne adjoint du candidat Sassou Nguesso lors de la dernière présidentielle. Le nouveau Premier ministre a désormais la lourde mission de former un nouveau gouvernement devant lutter contre la corruption, améliorer les conditions d’accès à l’eau et à l’électricité, et faire face aux problèmes sociaux tel le paiement des arriérés des pensions de retraite. Il devra également mettre en œuvre les nombreuses promesses de campagne de Denis Sassou Nguesso en faveur de la jeunesse du pays.

Décrit comme convivial et travailleur, très actif sur le terrain, ce Vili de 56 ans succède à un économiste vingt ans plus âgé que lui. Ce qui peut s’interpréter comme un signe de rajeunissement d’une classe politique congolaise en déficit de renouvellement. À noter que l’équilibre géopolitique du pays veut que, le chef de l’Etat étant originaire du Nord, son Premier ministre provienne de la partie Sud – ce qui est le cas.

La composition du nouveau gouvernement devrait être connue « dans des délais raisonnables » a précisé Florent Ntsiba.

Par Jeune Afrique avec AFP

Congo/Vie des partis : le PCT confiant de ses assises nationales

janvier 12, 2021

Le secrétariat permanent du Parti congolais du travail (PCT) s’est réjoui, le 11 janvier à Brazzaville, lors des échanges de vœux de Nouvel an, d’être bien implanté sur l’ensemble du territoire national et de disposer des assises dans tout le pays.

Pierre Moussa, SG du PCT/Photo Adiac

Dans son mot d’usage, le secrétaire à l’administration, Hyacinthe Ongotto, a présenté  le bilan à mi-parcours des actions réalisées par le PCT en 2020. Il a fait savoir qu’après avoir tenu son 5e congrès ordinaire, ainsi que ceux de ses unions catégorielles, le PCT se porte à merveille.

Et, à l’issue de la campagne de restructuration de ses organes intermédiaires et de base, organisée il y a peu, couplée à celle d’adhésion au parti, le PCT s’est vu renforcer au mieux son encrage territorial. Une position qui lui permet d’aborder les défis futurs avec optimisme, sérénité et confiance.  

« Notre parti s’est bien implanté dans les 12 fédérations. Il compte actuellement 130 comités, 4.332 sections et 19.133 cellules dans tout le pays. Une position qui fait de notre formation politique la mieux structurée au Congo et ayant des assises dans tout le pays », a souligné Hyacinthe Ongotto.

Pour sa part, le secrétaire général du PCT, Pierre Moussa, a invité les militants à travailler en symbiose, à renforcer la cohésion avec les partis de la majorité présidentielle en vue de redynamiser la coalition aux fins de la rendre plus forte.

« Nous devons marcher la main dans la main afin d’atteindre les objectifs du parti. En 2020, notre glorieux parti a conservé son leadership sur l’échiquier politique national. Il a su composer avec les autres partis de la majorité présidentielle, pour accompagner l’action du gouvernement », a-t-il indiqué.

Pour l’année 2021, a renchéri Pierre Moussa, le PCT se fixe 10 objectifs. En premier, le parti qui vient d’investir Denis Sassou N’Guesso comme son candidat à l’élection présidentielle de mars prochain, doit tout mettre en œuvre pour assurer sa réélection à la magistrature suprême.

Il doit aussi, entre autres, renforcer l’unité, la discipline et la cohésion en son sein ; élargir sa base militante en intensifiant la campagne d’adhésion élargie à ses unions catégorielles. De même, le parti va dynamiser les mécanismes de recouvrement des cotisations en vue de garantir son autonomisation de financement.

Avec Adiac-Congo par Firmin Oyé

Présidentielle au Congo : Denis Sassou Nguesso investi candidat du parti au pouvoir

janvier 10, 2021
Le président congolais Denis Sassou Nguesso, à l’Élysée le 30 septembre 2019 lors de l’hommage à l’ancien président français Jacques Chirac.

Le Parti congolais du travail (PCT) a investi officiellement vendredi Denis Sassou Nguesso, comme son candidat à l’élection présidentielle qui doit se tenir au plus tard le 21 mars.

« Le Comité central du PCT approuve à l’unanimité l’investiture du camarade Denis Sassou Nguesso par le Comité national d’investiture en tant que candidat du PCT à la magistrature suprême de notre pays », a déclaré Esther Ayissou Gayama, membre du comité central du PCT.

Le PCT, qui a cumulé 46 ans au pouvoir, a tenu jeudi et vendredi dans la capitale la première session extraordinaire de son comité central pour décider cette investiture.

Denis Sassou Nguesso ne s’est pas encore prononcé

« Le Comité central demande au camarade Denis Sassou Nguesso de faire acte de candidature à l’élection présidentielle de mars 2021 (…) et lui assure de son soutien moral, matériel et financier », a ajouté Mme Ayissou Gayama.

Denis Sassou Nguesso, 77 ans dont 36 au pouvoir (1979-1992 puis depuis 1997) ne s’est pas encore prononcé.À LIRE Congo : qui face à Denis Sassou Nguesso en 2021 ?

Une fois candidat il aura notamment comme adversaire l’opposant Guy-Brice Parfait Kolélas, 60 ans, qui s’est dit récemment « prêt » à prendre part à la présidentielle.

Guy-Brice Parfait Kolélas, qui s’est classé deuxième à la présidentielle contestée de 2016, déplore le fait que la Commission électorale soit dirigée par Henri Bouka qui est par ailleurs premier président de la Cour suprême.

Mathias Dzon, 73 ans, ministre des finances entre 1997 et 2002 a également présenté sa candidature.

« Impératif catégorique »

La révision des listes électorales en vue de la présidentielle a démarré timidement jeudi et sera close le 16 février.

« La victoire du camarade président Denis Sassou Nguesso à l’élection présidentielle constitue pour le PCT un impératif catégorique. Nous avons les moyens d’y parvenir », a déclaré Pierre Moussa, secrétaire général du PCT.

Par AFP

Congo-Disparition : Claude Maurice Malela Soba s’en est allé !

novembre 19, 2020

Membre du bureau politique du Parti congolais du travail (PCT), l’ancien préfet, Claude Maurice Malela, est décédé le 18 novembre à Brazzaville.

Claude Maurice Malela Soba/DR

L’ex ambassadeur du Congo en République centrafricaine, Claude Maurice Malela Soba, était membre du bureau politique du PCT, depuis le 5e congrès ordinaire de 2019. Il a été réélu, le 19 août dernier, au poste de président du comité PCT de l’arrondissement 1 Makélékélé.

Membre du Conseil économique, social et environnemental, il fut commissaire politique dans les départements de la Lékoumou et du Pool. De même, il a  assuré les fonctions de préfet des départements du Niari de 2000 à 2003 et des Plateaux de 2003 à 2012.

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama

Congo/Nkayi: détenu pour avoir surnommé son chien PCT

août 12, 2020

Dans la ville sucrière de la Bouenza, un jeune, a passé quelques heures dans une cellule d’un poste de police, pour avoir surnommé son chien « PCT ». Selon la version du pauvre jeune, ce sont plutôt les voisins qui ont débaptisé son chien ce nom à sa naissance. Encore chiot, il ne laissait aucun de ses frères partager son plat et les mordait en cas d’entêtement. Et en plus, volait la bouffe des voisins, d’où le nom de « PCT » par sa manie de tout manger seul.

La rumeur est vite arrivée dans les oreilles d’un policier originaire de la Cuvette et affecté dans la ville de Nkayi. On lui a rapporté que dans la première commune de la ville, un chien se faisait appeler « PCT » et serait d’une méchanceté redoutée.

Une patrouille s’est rendu sur place interpeller son propriétaire, qui s’est avéré n’être qu’un mineur âgé de 16 ans. Néanmoins, il a été embarqué et auditionné au poste de police sur les raisons l’ayant poussé à surnommé ainsi son chien.

Le plus triste a été les tentatives de certains policiers de le lier à un parti politique de l’opposition. Accusations, battues en brèche par le mineur, qui a fait savoir son dégoût extrême pour la politique. «  A sa naissance, mon chien n’aimait rien partager à ses frères, et mangeait tout seul… Vu son comportement égoïste, les gens ont commencé peu à peu à l’appeler PCT. » a justifié le mineur devant les policiers.

Relâché quelques heures après, il lui a été intimé l’ordre de changer de nom à son chien et d’en avertir aussi ses voisins au risque de se retrouver en prison.

Avec Sacer-infos par Stany Franck

Congo/Disparition : Marcel Moufouma Okia inhumé au Mausolée Marien-Ngouabi

juin 23, 2020

 

Décédé le 7 juin au Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville (CHU-B) à l’âge de 75 ans, l’ancien préfet a reçu, le 22 juin, un dernier hommage digne de son parti, le Parti congolais du travail (PCT), avant d’être conduit à sa dernière demeure où il repose pour l’éternité.

 

Une vue du cercueil de Marcel Moufouma Okia/Photo Adiac

Tour à tour, le secrétaire général du PCT, Pierre Moussa, le Premier ministre, Clément Mouamba et le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba et bien d’autres cadres de sa famille politique se sont inclinés devant sa mémoire, pour lui témoigner de leur reconnaissance et leur affection.

Dans l’évocation, à valeur d’oraison funèbre, délivrée à cet effet, on retient que Marcel Moufouma Okia est né le 20 août 1945 à Loukana, un village de Sibiti, dans le département de la Lékoumou. Il a passé ses études primaires et secondaires avec succès. Très jeune, il entame son cursus universitaire qui l’a conduit en France où il a obtenu plusieurs diplômes supérieurs, au nombre desquels, le diplôme de hautes études en sciences sociales à Paris ; le diplôme de l’Institut international en administration publique à Paris. Il a aussi arraché le diplôme d’études supérieures spécialisées en planification sanitaire et nutritionnelle ainsi qu’un diplôme d’études supérieures soutenues (DESS) à la Sorbonne en France.

Au plan politique, Marcel Moufouma Okia a été membre du Comité central et membre du Comité d’honneur du PCT. Dans son parcours, il a été commissaire politique de la région de la Cuvette, préfet de la Lekoumou, sénateur, juge titulaire d’instructions à la haute Cour de justice et membre du Comité de suivi de la Convention nationale pour la paix et la reconstruction du Congo.

L’illustre disparu a embrassé aussi la carrière syndicale, au point d’occuper le poste de secrétaire permanent de la Confédération syndicale congolaise.

Le PCT, dont il a dirigé la fédération de France, lui a témoigné son dévouement et sa fidélité au parti. Marcel Moufouma Okia qui s’en est allé à l’âge de 75 ans laisse une veuve et plusieurs orphelins.

 

Avec Adiac-congo par Firmin Oyé

Congo/Élection présidentielle de 2021 : le Parti congolais du travail annonce les couleurs

juin 4, 2020

 

Le Parti congolais du travail  vient de mettre en place une commission chargée d’élaborer sa stratégie électorale en vue de la présidentielle de l’an prochain.

 

Pierre Moussa secrétaire général du Parti congolais du travail (PCT),

Présidée par le secrétaire aux affaires électorales, à l’administration du territoire et à l’urbanisme, Joseph Mbossa, cette commission a été mise en place récemment par le secrétaire général du Parti congolais du travail (PCT), Pierre Moussa. Elle est, en effet, composée d’un bureau de cinq personnes et une vingtaine de membres.

Au niveau du bureau, Joseph Mbossa est supplée par Gabriel Ondongo et Pierre Mabiala, respectivement premier et deuxième vice-président. Adelaïde Yvonne Mougany en est le rapporteur et Serge Itoua, secrétaire.

Parmi les membres, on compte Esther Gayama Ahissou, Thierry Lézyn Moungalla, Jean Jacques Bouya, Fernand Sabaye, Denis Christel Sassou N’Guesso, Anatole Collinet Makosso, Arlette soudan Nonault, Rigobert Maboundou et Maryse Chantal Itoua-Apoyolo.

En mettant en place cette structure au moment où l’on observe une trêve politique dans le pays suite à la pandémie de coronavirus, le PCT vient de donner un signal fort à ses adversaires, surtout ceux qui plaident pour le report du scrutin présidentiel prévu en 2021.

Notons que le PCT a déjà désigné son candidat à la prochaine élection présidentielle. Il s’agit de son président du comité central, chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso. Le programme d’activités 2020 adopté en début d’année lors de la session inaugurale du comité central faisait de l’élection présidentielle, le défi politique le plus éminent.

« Notre candidat à l’élection du président de la République en 2021, Denis Sassou N’Guesso, doit gagner sans ambiguïté. C’est notre ambition noble et légitime pour laquelle nous devons dans l’unité, la discipline et la cohésion, faire preuve d’engagement, de détermination, d’ingéniosité et de don de soi », déclarait le secrétaire du PCT, Pierre Moussa, précisant que le parti avait suffisamment des ressources intellectuelles, morales et politiques pour y parvenir.

Il insistait également sur la nécessité de mettre en ordre de bataille, très tôt, les troupes afin d’atteindre les objectifs escomptés. « Pour ce faire, nous devons faire passer notre candidat de façon saine. Ce sera une compétition électorale libre, saine, loyale et pacifique qui va se dérouler entre citoyens congolais », soulignait-il.

 

Avec Adiac-congo par Parfait Wilfried Douniama

Congo: Décès du président PCT-Ouenzé

janvier 2, 2020

Décès dans la nuit du 1er Janvier 2020 au CHU de Brazzaville de Mr ONDZÉ Dominique (Doukaye), président PCT OUENZE (Brazzaville) et Homme clef du trésor public Congolais.

Une mort survenue après la grande kermesse politique du congrès du Parti Congolais du Travail tenue à Kintélé, le 31 décembre, qui a vu arriver au perchoir Pierre Moussa succédé à Pierre Ngolo, au secrétariat général de ladite organisation politique.

 

Photo de BrazzaNews.
Paix à son âme.
Avec Brazzanews.fr

Congo/Vague adhésions au PCT: Après l’UFD, le FP et l’APRC, qui d’autre sera avalé?

novembre 28, 2019

 

Destinée Hermella Doukaga prononçant le discours de dissolution de son parti

La vie politique nationale est très agitée à la veille du congrès ordinaire du PCT, prévu du 27 au 30 décembre prochain. On assiste au sein de la majorité présidentielle à une vague de dissolution-absorptions de formations qui se font hara-kiri dans le PCT. Toutes invoquent la difficulté à se conformer à la nouvelle loi sur les partis politiques. Après l’UFD de David Charles Ganao et le Front patriotique de Destinée Hermella Doukaga, le tour est revenu à l’APRC d’André Kamba d’emboîter le pas. Bien d’autres partis s’apprêtent à faire autant. Quels seront alors les prochains ?
Tous les partis qui disparaissent au profit du PCT sont membres de la majorité présidentielle. Ils ont décidé de perdre leur autonomie pour arpenter la couleur rouge du plus vieux parti politique du Congo qui s’apprête à célébrer ses 50 ans d’existence, le 31 décembre prochain.

Repositionnement politique ou ambitions démesurées? Les leaders n’ont pas voulu garder l’autonomie de leur parti, préférant jouer pleinement leur partition au sein de la grande famille de la majorité présidentielle qui, elle-même, souffle et le chaud et le froid.
Le prochain congrès ordinaire du PCT sera très décisif. Il va mettre en place les nouvelles instances du parti: un nouveau secrétaire général, un nouveau bureau politique, un comité central, etc.

Tout est donc à gagner comme à perdre pour ces leaders politiques. D’où cet empressement pour certains d’arborer le foulard rouge du PCT, au détriment des couleurs de leurs partis qui n’ont pas d’assises réelles.

Les partis qui se fondent dans le PCT n’ont pas ou n’avaient pas vraiment un ancrage national, une visibilité accrue. Ils ont simplement jeté l’éponge estimant qu’ils ne peuvent pas s’arrimer à la rigueur de la loi, qui leur fait obligation d’avoir des sièges dans tous les départements.

La dissolution est donc apparu pour eux comme l’unique alternative: l’UFD, 28 ans après sa création; le FP, 3 ans de vie à peine et l’APRC.

Le parti de Ganao a estimé que cette loi est contraignante et difficile à appliquer. Il pense qu’il ne peut pas avoir de sièges dans tous les départements. «En raison des réalités  propres à notre parti politique, notre esprit doit nous conduire à faire des choix judicieux qui nous permettent de participer autrement dans la vie publique, notamment en allant dans les grandes formations politiques, pour contribuer ainsi à la consolidation de l’unité nationale et de la paix…Nous intégrons le PCT parce que nous voulons aux débats d’idées et non pour ménager un bien matériel», déclarait Josué Rodrigue Ngouonimba.

Le 14 novembre dernier, c’était au tour du Front Patriotique de Destinée Hermella Doukaga de rejoindre les rangs du PCT, en signant son acte de dissolution et le transfert des actes régissant son fonctionnement. «Le FP fait désormais un avec le PCT et lui apporte toute sa base, toute son énergie pour toutes les batailles politiques futures. Cette approche que nous croyons salutaire permet de renforcer la stabilité politique du pays»,  s’est défendue l’ex-présidente du FP.

Pour le secrétaire général du PCT, Pierre Ngolo, le Front patriotique a fait un bon choix. «Le choix du réalisme politique, le choix de la raison. La consolidation de notre démocratie appelle la constitution des partis forts et grands. Il est incontestable que le PCT, sur l’échiquier politique national, est le parti le plus grand», a-t-il dit.

Le parti APRC d’André Kamba, ancien directeur de cabinet de Claudine Munari, a emboîté le pas. «Participer activement avec dévouement et courage aux activités de notre nouveau parti. Je vous invite à arborer fièrement l’insigne et l’étendard du PCT», a-t-il dit à l’endroit de ses militants.

Pour Pierre Ngolo, en dépit de la conjoncture difficile que connaît le pays, le PCT continue sa marche. «Le parti vit et renforce du jour au jour son assise nationale. Le PCT est heureux d’accueillir en son sein de nouveaux membres issus de la dissolution de l’APRC. Vous avez toute votre place au sein du PCT», a dit le secrétaire général du PCT.
Assurément, bien d’autres formations politiques et individualités vont intégrer le PCT d’ici la tenue de son prochain congrès ordinaire. L’heure est encore aux calculs. Les surprises seront nombreuses et les semaines qui viennent seront très décisives pour la vie du PCT, grand éléphant en train de vider la grande famille de la majorité présidentielle. Tous ces partis de la majorité qui ne vivent que de nom, de slogans et de déclarations vont disparaître.

Le PCT a toujours nourri l’ambition d’être un grand parti. Sauf que dans cette quête, les partis qui ont décidé de disparaître, le font le plus souvent en violation des textes qui régissent leur fonctionnement. On prend la décision d’abord, on consulte la base après! C’est mettre la charrue avant les bœufs.

Les dissolutions qui devraient être prises aux congrès, le sont à travers des simples décisions d’un individu ou d’un groupe d’individus qui doivent décider sur la vie d’un parti qui a des militants qu’on évite d’interroger pour demander leur avis.
D’où les contestations qui surgissent et qui sont observées au sein des partis politiques qui sont parfois gérés comme des biens personnels ou familiaux.

Déjà, lors de son 5e congrès extraordinaire, plusieurs formations et associations politiques avaient adhéré au PCT, à l’instar d’Agir pour le Congo, présidé par l’ancien ministre Henri Ossebi; ACOSS de Léon Alfred Opimbat, aujourd’hui membre du bureau politique du PCT;  le Pôle des jeunes républicains (PJR) de Denis Christel Sassou-Nguesso; le PCR de Grégoire Léfouoba; le PANA de Yvon-Norbert Gambeg; La Clé d’Alphonse Mbama; Le RENA de Mfumu Saint-Eudes; le RPD de Maurice Maurel Kiwounzou; l’UDD de Pierre Damien Boussoukou-Boumba; le CAP de Pierre Ernest Abandzounou; la CRD de Sylvain Ngambolo; l’APC de Justin Koumba; le Front démocratique nouvelle  et des individualités dont nombreux étaient des députés indépendants ou des transfuges d’autres partis politiques, à l’instar de Pierre Mabiala, Rigobert Maboundou, Sylvestre Ossiala, Cyr Ebina, Jean Daniel Ovaga, etc.

La semaineafricaine.net par Cyr Armel YABBAT-NGO

Congo: Ma minute de silence pour Augustin KALLA-KALLA

mai 5, 2019

 

La semaine dernière, lors d’un échange téléphonique avec mon ami Gilbert GOMA , le cousin germain de notre camarade Augustin KALLA-KALLA , je demandais les nouvelles de celui-ci. Le manque de soins et de suivi après les tortures affligées par le régime de Brazzaville, avait fragilisé physiquement et moralement Augustin KALLA-KALLLA .

Le régime de Brazzaville avait atteint son objectif : Tuer à petit feu un opposant.
Ces derniers temps, Augustin KALLA-KALLA s’était réfugié dans la foi en un Dieu juste et sauveur lui donnant la certitude qu’il assistera un jour à la libération de notre pays et surtout à la grande réconciliation dans le pardon.

Il a eu des moments d’enthousiasme, comme un patient paralytique à qui le médecin annonce une éventuelle guérison.

Une image m’a bouleversé, quand la rumeur annonçait une possible sortie de son ami André Okombi Salissa de prison. Je l’ai vu esquisser quelques pas de danse comme on sait le faire sur les terres bembé lorsque la joie inonde le village.

Là encore, c’était oublier la violence d’un parti qu’il avait servi très tôt, le PCT. Ce matin, j’ai entendu la cloche de mon église sonner, c’était cette fois pour me dire que là-bas dans mon pays un frère est mort.

Augustin Kalla Kalla est mort. L’un des meilleurs de sa génération, Augustin Kalla Kalla proche collaborateur d’Andre Okombi Salissa et cadre du CADD est décédé ce matin 05/05/2019.

Au-delà de cette amitié qui s’est créée dans le combat politique de ces trois dernières années, j’avais pour Augustin Kalakala une admiration fondée sur deux faits.

Il fut un homme digne et pudique qui avait lu Alfred Vigny dans «la mort du loup», rejetant ainsi toute forme de lamentations. Mourir en silence, sans dire un mot, voilà la leçon du stoïcisme. Il avait aussi des convictions respectables.

Il était resté attaché à son parti le PCT, pendant que l’Upads était au pouvoir. Il s’est mis à dos sa famille biologique et politique naturelle parce que, pour lui, la politique devait se faire sur une base idéologique et non sentimentale.

J’ai compris plus tard pourquoi ce fils de Mouyondzi avait choisi André Okombi Salissa.
La famille des démocrates congolais est en deuil.
Ils viennent de tuer encore l’un des nôtres.
André Okombi Salissa vient de perdre un frère dans des conditions difficiles comme celui qui est mort gratuitement en prison suite à de nombreuses tortures.

AUGUSTIN, j’aimais t’appeler Saint-Augustin, parce que j’ai longtemps retenu la leçon de ce père de l’Église qui écrivait: «Avance sur ta route car elle n’existe que par ta marche».

AUGUSTIN, tu nous quittes un 5 mai, c’est à cette même date, en 1972, que Fulbert Youlou meurt en exil, en Espagne. Transmets, cher Frère, au Père de l’indépendance notre respect car très tôt, il avait prédit cette décadence d’un pays pris en otage par une engeance.

Vois-tu, MBIKI DE NANITELAMIO est allé rejoindre aussi Jean Blaise KOLOLO, Germain PIMBI, Albert Roger MASSEMA, René SAMBA et tant d’autres qui ne verront pas ce jour tant attendu. C’étaient mes amis. L’espérance nous avait unis. Ils comprendront en te voyant que le pays qu’ils ont laissé avait renoué avec les vieux démons.

J’imagine que devant la porte du Panthéon de nos grands combattants de la liberté au Congo, tu leur diras que de l’Amérique à l’Europe, en passant par l’Afrique, le Congo, la diaspora congolaise a pris l’initiative d’écouter la Congolaise en apprenant ma mort.

Tu me diras, mon frère, que ta marche s’est arrêtée certes, mais tu sais maintenant ce que nous savons… Je vais gémir et Espérer.

Par Marc MAPINGOU

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr