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En Côte d’Ivoire, une journée de manifestations sous tension

août 13, 2020

 Des militants du RHDP, lors du meeting du 29 juillet 2020 à Abidjan.

Des militants du RHDP, lors du meeting du 29 juillet 2020 à Abidjan. © REUTERS/Luc Gnago

 

Si les directions des principaux partis d’opposition se sont gardées d’appeler à manifester, les organisations de jeunes de ces mouvements mobilisent leurs militants pour répondre à l’appel lancé par des leaders de la société civile. À Daoukro, fief du candidat et ex-président Henri Konan Bédié, des heurts ont déjà éclaté mercredi, faisant au moins un mort.

Ils étaient plusieurs responsables de l’opposition à s’être donné rendez-vous mercredi au siège du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI d’Henri Konan Bédié), à Cocody, commune d’Abidjan. Dans une déclaration lue par Daniel Aka Ahizi, président de l’une des deux tendances du Parti ivoirien des travailleurs (PIT, fondé par Francis Wodié) et porte-parole de la Coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix (CDRP, regroupant plusieurs partis dont le PDCI), les opposants ont égrené sept revendications, dont la démission d’Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, président de la Commission électorale indépendante (CEI).

Pas de consigne des partis

Mais dans cette déclaration officielle, aucune mention aux manifestations du 13 août contre la candidature d’Alassane Ouattara à un troisième mandat, auxquelles ont appelé des leaders de la société civile, dont Pulchérie Édith Gbalet, présidente d’Alternative citoyenne ivoirienne (ACI).

Les partis d’opposition semblent s’être passé le mot : aucun appel officiel à manifester n’émanent des principaux responsables. Toutefois, ces derniers, ont, à l’instar de Simone Gbagbo, laissé le soin aux responsables des sections jeunesses de leur parti d’appeler les militants à descendre dans la rue.

Silencieuse depuis juin en raison de son état de santé – elle a annoncé avoir guéri du coronavirus – , l’ex-Première dame a déclaré mardi comprendre « la vague de mécontentement observée par les hommes, les femmes, les jeunes dans plusieurs villes du pays ».

Elle s’est également exprimée sur le sort de son époux. « Je voudrais appeler le chef de l’État à prendre un décret d’amnistie pour rendre Laurent Gbagbo éligible. Que Laurent Gbagbo se présente à l’élection présidentielle ou pas, qu’il soit éligible » a-t-elle déclaré. Mais comme les autres caciques de l’opposition, elle s’est également abstenue de lancer un appel clair à descendre dans les rues.

Violents incidents à Daoukro

En dehors de tout appel direct, les militants des partis politiques s’organisent tout de même sur le terrain. À Ferkessédougou – dans le nord du pays et fief électoral de Guillaume Soro, condamné à vingt ans de prison pour « recel de détournement de deniers publics » et actuellement en exil à Paris – , de timides manifestations ont vite été dispersées ces derniers jours, ainsi que dans diverses villes de l’intérieur comme dans certains quartiers d’Abidjan.

À Daoukro, ville natale de l’ancien président Henri Konan Bédié, candidat à la présidentielle d’octobre, des manifestations ont vite dégénéré en affrontements mercredi entre partisans et opposants à une nouvelle candidature d’Alassane Ouattara. Ces heurts ont fait au moins un mort. Plusieurs blessés ont été recensés, et les sièges du PDCI comme du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, parti présidentiel) ont été saccagés.

À Toumodi, dans le centre du pays favorable au PDCI, une marche des femmes présentées comme des partisanes de Bédié a paralysé une partie de la ville.

« Désordre et chienlit »

La journée de jeudi s’annonce à haut risque, alors que le député Tilkouété Dah Sansan, président de la jeunesse du RHDP, a de son côté appelé les partisans de la candidature de Ouattara à eux aussi investir les rues le même jour pour « laisser éclater leur joie ». « Notre quartier général sera le jeudi 13 août matin à Yopougon (commune réputée favorable à Laurent Gbagbo, ndlr). Tous en blanc et depuis (le quartier de) Gesco, les militants jeunes du RHDP vont faire une procession », a-t-il annoncé.

Une marche de l’opposition et des militants du parti au pouvoir le même jour, cela va causer désordre et chienlit

« Nous sommes plus que jamais déterminés pour la victoire du président Ouattara » à la présidentielle d’octobre 2020, prévient pour sa part Adama Bictogo, directeur exécutif du RHDP.

Ce regain de tension fait renaître chez certains Ivoiriens les douloureux souvenirs des tensions postélectorales de 2000 et de 2010. Ces dernières avaient causé la mort d’au moins 3 000 personnes. « Une marche de l’opposition et des militants du parti au pouvoir le même jour, cela va causer désordre et chienlit », prévient l’écrivain Macaire Etty, président de l’Association des écrivains de Côte d’Ivoire (AECI). « Le président de la République, garant de l’ordre, doit tenir compte des protestations de l’opposition contre le troisième mandat et anticiper. Je suis contre la violence sous toutes ses formes. J’invite tous les Ivoiriens à la retenue et à la mesure. »

Avec Jeune Afrique par André Silver Konan à Abidjan

Présidentielle en Côte d’Ivoire: Henri Konan Bédié entre investiture et « atout de l’âge »

juillet 27, 2020

Henri Konan Bédié, à Paris le 10 septembre 2019.

Henri Konan Bédié, à Paris le 10 septembre 2019. © Vincent Fournier pour Jeune Afrique 

L’ancien chef d’État ivoirien Henri Konan Bédié, 86 ans, a été désigné candidat à la présidentielle du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, opposition) avec 99,7% des voix à l’issue d’une convention de ce parti, a-t-il annoncé lundi 27 juillet à Abidjan.

Les résultats des votes des délégués dimanche, «mettent en évidence mon élection avec un score de 99,7%. C’est un véritable plébiscite», a déclaré M. Bédié, lors d’un point de presse à sa résidence d’Abidjan.

Le politicien de 86 ans a qualifié sa victoire de «véritable plébiscite».

« Pour nous au PDCI (Parti démocratique de Côte d’Ivoire), l’âge c’est un atout. L’âge réunit l’expérience et aussi la compétence », a déclaré Henri Konan Bédié à des journalistes après avoir voté, ce dimanche 26 juillet, au siège du parti à Abidjan lors de la convention d’investiture du parti.

L’ancien président ivoirien (1993-1999), chassé du pouvoir par un putsch, et qui espère retrouver la magistrature suprême après deux candidatures (invalidée en 2000 et infructueuse en 2010, où il était arrivé troisième), affirme « remplir une mission de salut public pour restaurer la Côte d’Ivoire ».

« Si nous nous présentons, c’est surtout pour les nouvelles générations », « les jeunes assaillis par le chômage » (…) pour esquisser avec eux un avenir meilleur », a assuré le dirigeant du PDCI, critiqué par ses adversaires pour son âge avancé et qui sera le doyen du scrutin présidentiel du 31 octobre.

L’issue du vote d’investiture ne fait guère de doute, puisque l’ex-chef d’État ivoirien est candidat unique au PDCI, après l’invalidation d’une candidature rivale.

Sept ans d’expérience à la magistrature suprême

Quelque 9 000 délégués sont inscrits dans 388 bureaux de vote sur tout le territoire et à l’étranger pour la diaspora, pour cette « convention éclatée » pour cause de coronavirus. Le résultat provisoire sera proclamé lundi 27 juillet à midi, a expliqué Maurice Kakou Guikahué, numéro deux du parti.

À la « Maison du PDCI » à Abidjan, militants et militantes portaient chemises, robes, casquettes et même masques anti-coronavirus aux couleurs du parti : un tissu aux motifs verts, avec le sigle frappé d’un éléphant, et la photo en médaillon de Félix Houphouët-Boigny, fondateur du PDCI, premier président ivoirien et « père de l’indépendance », toujours la figure tutélaire du pays 27 ans après sa mort, et mentor revendiqué de Henri Konan Bédié. 

« HKB » est apparu vers 11h30, marchant lentement mais apparemment en forme, vêtu de son traditionnel abacost, pour aller déposer son bulletin dans l’urne. Celui que l’on surnomme, du fait de sa parole rare, le « Sphinx de Daoukro » (la ville où il réside dans l’intérieur du pays), s’est ensuite adressé à quelques journalistes dans son bureau, s’exprimant posément.

« Mon parti estime que je suis le mieux placé, l’homme de la situation. Il ne faut pas oublier que j’ai gouverné ce pays pendant sept ans », a-t-il dit, après avoir dressé un bilan sévère de l’état de la Côte d’Ivoire.

Le PDCI a gouverné de conserve avec le parti du président Alassane Ouattara de 2011 à 2018, avant que l’alliance n’éclate, précisément sur la question du choix du candidat à la présidentielle de 2020.

Une candidature Ouattara se dessine

Ceux qui critiquent mon âge, « c’est leur problème ! Il n’y a pas d’âge limite au regard de la Constitution », a fait valoir Henri Konan Bédié. « Je réunis actuellement toutes mes forces physiques et intellectuelles », a-t-il assuré.

Il affrontera probablement le président Alassane Ouattara, 76 ans, dont la candidature pour un troisième mandat se dessine, après la mort brusque de son dauphin désigné, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, terrassé à 61 ans par une crise cardiaque le 8 juillet.

Alassane Ouattara avait annoncé en mars ne pas se représenter pour laisser la place à la « nouvelle génération », critiquant de manière allusive la volonté de Henri Konan Bédié de se représenter. Mais le décès de son dauphin a bouleversé ses plans, et il va sans doute forcer le président à reprendre le flambeau du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, au pouvoir), faute d’autre candidat consensuel, selon les analystes.

Le troisième grand parti national, le Front populaire ivoirien (FPI, d’opposition) n’a pas encore fait connaître sa position pour la présidentielle. Son fondateur l’ex-président Laurent Gbagbo, 75 ans (au pouvoir de 2000 à 2010) est en liberté conditionnelle depuis son acquittement par la Cour pénale internationale, et la possibilité de son retour en Côte d’Ivoire n’est pas tranchée.

Enfin, l’ex-chef rebelle et ancien Premier ministre Guillaume Soro, 47 ans, ancien allié de Ouattara, s’est déclaré candidat, mais il vit en exil en France après sa condamnation par la justice ivoirienne à 20 ans de prison pour « tentative d’insurrection ».

Par Jeune Afrique avec AFP

 

Le PDCI rejette la candidature de Kouadio Konan Bertin à la présidentielle ivoirienne

juillet 3, 2020

Kouadio Konan Bertin est un cadre du PDCI.

Kouadio Konan Bertin est un cadre du PDCI. © Issous Sanogo/AFP

 

Le comité des candidatures du PDCI a annoncé le rejet de celle de Kouadio Konan Bertin pour la prochaine élection présidentielle. Celle d’Henri Konan Bédié a, en revanche, été validée.

Il n’y aura même pas match. Jeudi 2 juillet, quelques jours après avoir validé celle d’Henri Konan Bédié, le comité des candidatures du Parti démocratique de Côte d’Ivoire – Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA) a annoncé qu’il rejetait la candidature de Kouadio Konan Bertin à l’investiture du parti pour l’élection présidentielle d’octobre.

Dans leur communiqué, les membres du comité ont notamment estimé que l’ex-député de Port-Bouët avait versé à son dossier de candidature des informations inexactes et qu’il avait refusé de s’engager sur l’honneur à ne pas se présenter à la présidentielle et à ne pas démissionner du PDCI s’il n’était pas investi par le parti.

Nouveau défi à l’égard de Bédié

Kouadio Konan Bertin, dit KKB, avait déposé sa candidature à la fin de juin. Un nouveau geste de défi à l’égard d’Henri Konan Bédié, cinq ans après une première rupture avant la présidentielle de 2015. À l’époque, il s’était opposé à la décision du Sphinx de Daoukro de soutenir Alassane Ouattara et s’était présenté en indépendant à la magistrature suprême. Crédité de 3,9 % des voix, il avait ensuite fait amende honorable auprès de son mentor pour revenir dans les rangs du PDCI.

Dans une interview accordée à JA après le dépôt de son dossier, KKB, 51 ans, avait estimé « que le temps des candidatures uniques [était] révolu ». « Ma candidature a le mérite de nourrir le débat démocratique interne au PDCI-RDA, qui, pour moi, doit mériter le nom qu’il porte en donnant l’exemple », avait-il ajouté. Le rejet de son dossier n’aidera pas Henri Konan Bédié, de nouveau candidat à 86 ans, à faire taire les critiques de ses adversaires sur son hégémonie au sein du parti. 

Avec Jeune Afrique par Benjamin Roger

Côte d’Ivoire: Le FPI de Gbagbo et le PDCI de Bédié confirment leur rapprochement

juin 4, 2020

Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié.

Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié. © © ICC-CPI – Vincent Fournier/JA

 

Les partis de Laurent Gbagbo et de Henri Konan Bédié appellent leurs militants respectifs à collaborer en vue de la présidentielle d’octobre 2020.

C’est un nouveau pas dans leur rapprochement. Après avoir signé, le 30 avril, un « accord-cadre de collaboration » portant sur un projet commun de réconciliation nationale, le Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA) de Henri Konan Bédié ont lancé, mercredi 3 juin, un appel solennel à leur militants pour qu’ils préparent ensemble la prochaine élection présidentielle.

À l’issue d’une réunion du Comité national paritaire de collaboration (CNPC) mis en place par les deux partis, à laquelle ont participé Assoa Adou, le secrétaire général du FPI, et Maurice Kakou Guikahué, le secrétaire exécutif du PDCI-RDA, les deux principaux partis d’opposition ivoiriens ont appelé leurs militants « à travailler de concert sur toute l’étendue du territoire pour la réconciliation et le retour de la paix » afin de « traduire en actions communes » les engagements pris dans l’accord-cadre de collaboration du 30 avril.

Pour la première fois, les dirigeants du FPI et du PDCI-RDA demandent surtout à leurs adhérents de collaborer pour préparer la prochaine présidentielle, dont le premier tour est programmé le 31 octobre. Dans leur déclaration, ils demandent notamment à tous les responsables de base de leurs partis de « mettre l’accent dès maintenant » sur la nécessité pour leurs militants d’acquérir leurs cartes nationales d’identité et de s’inscrire massivement sur les listes électorales.

Rapprochement progressif

Après des années de rivalité, Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié se sont revus pour la première fois à Bruxelles en juillet 2019. Depuis, les deux ex-présidents et leurs partis respectifs se sont progressivement rapprochés, avec pour objectif de faire front face au Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) de leur ennemi commun, le président sortant Alassane Ouattara.

En attendant la formation d’une éventuelle alliance électorale face au pouvoir, notamment en cas de second tour, le FPI et le PDCI ont annoncé leur intention de présenter leurs propres candidats à la magistrature suprême.

Dans les rangs du FPI, ce choix dépendra largement du sort de Laurent Gbagbo, qui a récemment vu son régime de liberté conditionnelle allégé par la Cour pénale internationale (CPI) et qui ambitionne de rentrer en Côte d’Ivoire dès que possible. Dans ceux du PDCI-RDA, tout laisse penser que Henri Konan Bédié, 86 ans, sera investi candidat lors de la prochaine convention du parti, prévue le 12 juin à Abidjan.

Avec Jeune Afrique par Benjamin Roger 

 

 

Côte d’Ivoire : un accord politique entre le PDCI d’Henri Konan Bédié et le FPI de Laurent Gbagbo

mai 1, 2020

Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo (photos d'archives).

Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo (photos d’archives). © Photomontage: Vincent Fournier/Jeune Afrique / Peter Dejong/AP/SIPA

 

Les deux principaux partis d’opposition ivoiriens, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) de l’ancien chef d’État Henri Konan Bédié et le Front populaire ivoirien (FPI) de l’ex-président Laurent Gbagbo ont signé jeudi à Abidjan un accord politique a six mois de la présidentielle.

Les deux grands partis ont pris « l’engagement commun à oeuvrer de concert pour le retour de la paix, de la réconciliation (…) et rendre transparent le processus électoral », souligne un communiqué lu devant la presse.

Le PDCI et le FPI ont assuré fin décembre 2019 qu’ils présenteront tous deux des candidats à la présidentielle d’octobre 2020. L’éventuel retour de Laurent Gbagbo, en liberté conditionnelle en Belgique dans l’attente de la décision de la Cour pénale internationale (CPI) sur un éventuel procès en appel est une des grandes inconnues de la politique ivoirienne.

Futurs candidats à la présidentielle ?

Acquitté en première instance par la CPI, Laurent Gbagbo doit attendre que la Cour statue sur l’appel du parquet qui a contesté l’acquittement. Depuis 2011, le FPI s’est scindé en deux factions : d’un côté les « Gbagbo ou rien (GOR) » , qui ont boycotté les scrutins en l’absence de Laurent Gbagbo, de l’autre des « rénovateurs » représentés par l’ancien Premier ministre Pascal Affi N’Guessan, qui participent à la vie politique.

Emmanuel Altit, l’avocat de l’ex-président Gbagbo, 74 ans, a demandé une libération sans condition de son client, émettant « l’hypothèse » qu’il puisse « poser sa propre candidature ». Agé de 85 ans, l’ancien président Henri Konan Bédié (1993-1999) entretient lui aussi le doute sur sa candidature.

Vers un scrutin tendu

L’ancien chef rebelle Guillaume Soro, ex-allié du président Alassane Ouattara, s’est déja déclaré candidat mais vit en exil en France et fait face à plusieurs procédures judiciaires. Il a notamment été condamné à 20 ans de prison mardi pour recel de détournement de deniers publics.

Du côté du pouvoir, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, très proche du président Alassane Ouattara, a été désigné mi-mars candidat du parti de Ouattara à la présidentielle.

Dix ans après la crise post-électorale de 2010-2011 qui avait fait quelque 3 000 morts, la présidentielle d’octobre 2020 s’annonce tendue en Côte d’Ivoire. Les élections municipales et régionales de 2018 avaient été marquées par de nombreuses violences et des fraudes. La date butoir pour le dépôt des candidatures à la présidentielle a été fixée à juillet 2020.

Par Jeune Afrique avec AFP

Côte d’Ivoire : le PDCI et le FPI présenteront des candidats à la présidentielle

décembre 13, 2019

Plusieurs milliers de personnes étaient présentes au meeting commun FPI-PDCI, samedi 14 septembre 2019 à Abidjan.

Plusieurs milliers de personnes étaient présentes au meeting commun FPI-PDCI, samedi 14 septembre 2019 à Abidjan. © Anna Sylvestre-Treiner pour Jeune Afrique

 

Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) de l’ancien président Henri Konan Bédié et le Front populaire ivoirien (FPI) de l’ancien président Laurent Gbagbo présenteront des candidats à la présidentielle d’octobre 2020, ont-ils assuré lors d’une conférence de presse commune jeudi.

« Oui, le FPI aura un candidat en 2020. Les élections auront lieu et [Alassane] Ouattara quittera le pouvoir. Nous nous mobilisons pour ça », a déclaré Assoa Adou, secrétaire général du FPI, sans toutefois évoquer directement la situation de Laurent Gbagbo. L’ancien président est en liberté conditionnelle en Belgique dans l’attente de la décision de la Cour pénale internationale (CPI) sur un éventuel procès en appel.

Le retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire est une des grandes inconnues de la politique ivoirienne. Acquitté en première instance par la CPI, il doit attendre que la Cour statue sur l’appel du parquet qui a contesté l’acquittement.

Depuis 2011, le FPI s’est scindé en deux factions : d’un côté les « historiques » comme Assoa Adou, qui ont boycotté les scrutins en l’absence de Laurent Gbagbo, de l’autre des « rénovateurs » représentés par l’ancien Premier ministre Pascal Affi Nguessan, qui participent à la vie politique.

Réforme de la CEI

De son côté, le secrétaire exécutif du PDCI, Maurice Kakou Guikahué, a confirmé que son parti ne boycotterait pas le scrutin même si l’opposition n’obtient pas la réforme qu’elle désire de la Commission électorale indépendante (CEI). « On va participer aux élections. Nous luttons pour que la CEI change – et ça va changer – mais si d’aventure ça ne changeait pas, nous allons partir aux élections » a-t-il précisé.

Dix ans après la crise post-électorale de 2010-2011 qui avait fait 3 000 morts, la présidentielle d’octobre 2020 s’annonce tendue en Côte d’Ivoire. Les élections municipales et régionales de 2018 avaient été marquées par de nombreuses violences et des fraudes. Le président Ouattara, 77 ans, entretient depuis plusieurs mois le mystère sur une éventuelle candidature, réservant sa décision pour 2020.

Il a récemment affirmé qu’il serait candidat si ses rivaux historiques Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié se présentaient. Bien que terminant son deuxième mandat, le président Ouattara estime avoir le droit de se représenter, en raison d’un changement de Constitution en 2016, ce que conteste l’opposition. La date butoir pour le dépôt des candidatures à la présidentielle a été fixée à juillet 2020.

Âgé de 85 ans, l’ancien président Henri Konan Bédié entretient lui aussi le doute sur sa candidature. De son côté, Emmanuel Altit, l’avocat de l’ex-président Gbagbo, 74 ans, a demandé une libération sans condition de son client, émettant « l’hypothèse » qu’il puisse « poser sa propre candidature ».

Par Jeuneafrique.com

Côte d’Ivoire : Liste des dignitaires pro-Gbagbo et PDCI morts de crise cardiaque brutale ou d’AVC, sous le régime Ouattara

novembre 4, 2018

Ces personnalités, dignitaires pro-Gbagbo ou dignitaires du PDCI RDA, sont mortes brutalement ou lentement, mais toutes des mêmes symptômes, depuis la chute du Président Laurent Gbagbo et l’arrivée du Président Alassane Ouattara au pouvoir le 11 avril 2011. Elles sont décédées de crise cardiaque et dans des conditions étranges.
D’autres continuent se souffrir suite à un empoisonnement. Nous leur souhaitons prompt rétablissement.

Ci-dessous leur liste (non exhaustive)

1. Ben Soumahoro mort le lundi 11 avril 2016 en exil des suites d’une crise cardiaque.

2. Le président du FPI, Miaka Ouréto, mort le 24 octobre 2015 des suites d’une crise cardiaque.

3. Marcel Gossio, ex-DG du PAA et vice-président du FPI tendance Affi, mort brutalement le dimanche 21 octobre 2018 des suites d’un arrêt cardiaque.

4. Gnan Raymond, ex-maire FPI de Facobly et ex-PCA de la SODETOURLAC, décédé en exil le 6 décembre 2011 à Lomé des suites d’un arrêt cardiaque.

5. Le Général Kassaraté Tiapé Édouard mort le vendredi 13 juillet 2018 des suites d’une insuffisance cardiaque.

6. L’ex-Maire FPI de Cocody, Gomon Diagou, mort le 17 février 2012 suite à un arrêt cardiaque au Ghana.

7. Koua Gnepa Éric, prisonnier politique pro-Gbagbo, décédé le 4 novembre 2015 à la MACA des suites d’un trouble cardiaque et neurologique.

8. Djékouri Aimé dit la Biz, prisonnier politique pro-Gbagbo mort à la MACA le 17 juin 2016 des suites d’une crise cardiaque et d’une hypertension.

9. Kouatchi Assie Jean prisonnier politique pro-Gbagbo, mort enchaîné sur son lit d’hôpital dans la nuit du 19 au 20 mai 2017, suite à un problème cardiaque.

10. L’ex-Ministre de l’Economie et des Finances de Laurent Gbagbo, Bohoun Bouabré, mort dans la nuit du 10 au 11 janvier 2012 suite à une insuffisance rénale en Israël, consécutive à un empoisonnement.

11. Le Ministre PDCI, Dagobert Banzio, 26 août 2017 des suites d’un cancer de la gorge, suite à un empoisonnement.

12. Le Ministre Abouo N’dori Raymond, vice-président du FPI tendance Affi, mort dans le samedi 8 septembre 2018 des suites d’un AVC.

13. Le journaliste Paul Dokui décédé en exil le 6 juin 2018 des suites d’un AVC.

14. Atsé Jean Claude, président du comité national de sauvegarde du PDCI RDA, mort d’un AVC le 28 septembre 2013 à Accra

LES PERSONNALITÉS VIVANTES MAIS SOUFFRANT DE TROUBLES DUS A UN EMPOISONNEMENT

15. Samba David, toujours vivant, prisonnier politique pro-Gbagbo, libéré le 25 juillet 2018 souffre d’une dyspnée cardiaque,
16. ZADI KESSI, cadre du PDCI et ex-PCA de la SODECI, se meurt actuellement suite à un empoisonnement. Il a perdu l’usage des jambes suite à un empoisonnement.
17. Le Général Ouassenan Koné, vice-président du PDCI-RDA, empoisonné récemment et toujours souffrant.

Ivoiresoir.net avec Ivoirebusiness Source : Rezopanacom

Côte d’Ivoire: « Rien ne s’oppose » à une alliance PDCI-FPI, selon Bédié

août 11, 2018

Henri Konan Bédié, , ancien président de la République, président du PDCI. © Sylvain Cherkaoui pour J.A

« Rien ne s’oppose » à une alliance entre le Parti démocratique de Côte d’Ivoire et le Front Populaire Ivoirien, a déclaré vendredi le chef du PDCI Henri Konan Bédié au sortir d’un entretien avec le chef du FPI « légal » Pascal Affi Nguessan.

Pascal Affi Nguessan, président d’une des deux factions rivales du FPI, a quant à lui déclaré sa « disponibilité à envisager toutes les possibilités d’alliance, dans le cadre des élections locales » d’octobre.

Les deux leaders politiques se sont entretenus au domicile d’Henri Konan Bédié à Abidjan, et ont fait ces déclarations devant les médias au lendemain de la rupture du PDCI avec son allié, le Rassemblement des Républicains (RDR) du président Alassane Ouattara.

« Fonder un nouvel avenir »

Cette rupture marque la fin de la coalition au pouvoir RDR-PDCI qui a gouverné la Côte d’Ivoire depuis 2010, et entraîne une recomposition du jeu politique, également nourrie par l’amnistie et la libération mercredi de Simone Gbagbo et des principaux cadres de l’autre faction du FPI, pro-Laurent Gbagbo.

« Rien ne s’oppose à ce que dans une plateforme comportant toutes les forces vives de la Nation, dont les partis politiques, le PDCI et le FPI se retrouvent ensemble », a déclaré l’ancien président Bédié (1993-1999).

« Il était important que nous venions rencontrer le doyen de la politique ivoirienne (…) pour réaffirmer notre disponibilité à prendre toute notre part dans la constitution de cette nouvelle plateforme et marquer notre disponibilité à envisager toutes les possibilités d’alliance, dans le cadre des élections locales », « pour fonder un nouvel avenir », a déclaré Pascal Affi Nguessan, ancien premier ministre de Laurent Gbagbo au début des années 2000.

Jeudi, après l’annonce de la rupture de la coalition, un porte-parole du FPI pro-Gbagbo, César Etou, avait déclaré à l’AFP que son parti n’était « pas fermé à un rapprochement avec le PDCI ».

Les prochaines élections, municipales et régionales couplées, sont prévues le 13 octobre. Et l’élection présidentielle, qui focalise déjà toute la classe politique ivoirienne, en 2020.

Jeuneafrique.com avec AFP

Côte d’Ivoire: Henri Konan Bédié rompt avec la coalition présidentielle

août 10, 2018

 

Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, le mercredi 8 août 2018. © DR / Présidence ivoirienne

 

Au lendemain de sa rencontre avec Alassane Ouattara, le président du PDCI annonce sa sortie du projet de parti unifié et met fin à son union avec le parti au pouvoir.

L’heure de la rupture est arrivée entre Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié. Malgré leurs profonds différends, les tensions et les ressentiments, ces derniers mois, les deux hommes avaient eu à cœur de maintenir les apparences de leur union. C’en est désormais terminé. Au lendemain de leur rencontre glaciale et expéditive d’une petite quinzaine de minutes, mercredi 8 août, à la résidence du chef de l’État, à la Riviera, un quartier d’Abidjan, le chef du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), a acté leur divorce dans un communiqué.

« Précipitation »

Dans ce texte ferme et virulent, Henri Konan Bédié dénonce la constitution du parti unifié lors d’une Assemblée générale qui s’est tenue le 16 juillet, auquel il avait refusé de s’associer. Il regrette la forme, estimant que c’était théoriquement à lui, en tant que Président de la conférence des Présidents du Rassemblement des Houphouëtises pour la démocratie et la paix (RHDP), de convoquer ce rendez-vous, mais aussi le moment choisi, dénonçant une « précipitation ».

Henri Konan Bédié annonce ainsi « se retirer du processus de mise en place d’un parti unifié », et « prendre acte » du départ de ses alliés de leur groupement politique commun. Il dit aussi « se réserver le droit de promouvoir » une nouvelle plate-forme. Selon nos informations, l’ancien parti unique travaille en effet activement à la mise sur pied d’une alliance avec d’autres partis politiques, ainsi qu’avec des mouvements de la société civile.

« L’alternance », soit un soutien à son candidat en 2020, est désormais non négociable

Ce projet de parti unifié n’a cessé de renforcer les tensions car, avec lui, ce sont les divergences autour de la prochaine présidentielle ivoirienne qui se sont trouvées exacerbées. Avant toute nouvelle union, Henri Konan Bédié exigeait des gages de la part de son allié. « L’alternance », soit un soutien à son candidat en 2020, est désormais non négociable.

Lui qui estime avoir été « spolié » de plusieurs centaines de milliers de voix en 2010, n’a pas oublié qu’il s’est alors résigné à soutenir Alassane Ouattara. Il ne cesse également de rappeler le sacrifice fait lorsqu’à Daoukro, en 2014, il appelé son parti à se ranger dès le premier tour derrière ADO, renonçant ainsi à présenter un candidat. Et exige aujourd’hui que son allié soit prêt aux mêmes gestes. En vain.

Recomposition

Le président ivoirien a répété à plusieurs reprises qu’il voulait « que tous ceux qui le souhaitent soient candidats », et que soit choisi « le meilleur d’entre nous ». Des positions en apparence irréconciliables, qui ont créé de fortes secousses au sein même du PDCI. Certains cadres de l’ancien parti unique ne cachent pas leur adhésion au projet de parti unique d’Alassane Ouattara.

Pour le Sphinx, c’en est ainsi fini de l’alliance créée en 2005, à Paris, face à Laurent Gbagbo. Ouattara et Bédié, les deux alliés qui depuis 2011, ont conquis et exercé le pouvoir, sont désormais rivaux. Ces deux hommes à l’histoire commune tumultueuse ont vu leur relation se dégrader cette dernière année. Et ces dernières semaines, ils ne se parlaient presque plus.

C’est donc face à face que le PDCI et le RHDP feront campagne dans les prochaines semaines en vue des élections municipales et régionales qui doivent se tenir le 13 octobre prochain. Un scrutin qui sera observé avec un intérêt particulier. Après la libération de Simone Gbagbo, mercredi, le paysage politique ivoirien est en pleine recomposition.

Jeuneafrique.com par

Côte d’Ivoire: vers la scission du PDCI ?

juillet 5, 2018
 

Henri Konan Bédié, , ancien président de la République, président du PDCI. © Sylvain Cherkaoui pour J.A

Après la dissolution du gouvernement par Alassane Ouattara, le sort réservé aux anciens ministres issus du PDCI est au centre des attentions. Au sein du parti d’Houphouët-Boigny, plus que jamais écartelé entre partisans et opposants au parti unifié, les tensions redoublent.

Après des mois d’atermoiements et d’intrigues, le temps s’accélère au sein de la majorité présidentielle. Alors qu’Alassane Ouattara a chargé Amadou Gon Coulibaly, reconduit à ses fonctions de Premier ministre, de former un nouveau gouvernement, le 4 juillet, ce remaniement pourrait sonner l’heure de la rupture entre pro et anti-Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) au sein du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI).

Selon les sources de Jeune Afrique, la plupart des ministres sortants issus du PDCI vont se voir offrir un maroquin dans le prochain gouvernement. Nombre d’entre eux ont en effet pris soin de souligner leurs divergences avec la direction du PDCI qui, lors d’un bureau politique mouvementé, le 17 juin dernier, a repoussé à la fin de l’élection présidentielle de 2020 son adhésion au projet de parti unifié.

Création d’un nouveau courant

Mardi 3 juillet, devant de nombreux membres du gouvernement issus du PDCI, Kobenan Adjoumani a annoncé la création d’un nouveau mouvement appelé « Sur les traces d’Houphouët-Boigny », qui devrait être créé officiellement fin juillet à Yamoussoukro, la ville natale du premier président ivoirien. Seuls deux membres de l’exécutif étaient absents : Thierry Tanoh et Jean-Claude Kouassi, les hommes les plus réfractaires à la création rapide d’un parti unifié et dont la place dans le prochain gouvernement semble ainsi la plus menacée.

Alors qu’Alassane Ouattara avait donné l’instruction à chacun de ses ministres de se positionner clairement ces dernières semaines, ces derniers s’y étaient refusés. Le président ivoirien conditionnait pourtant cette adhésion à l’appartenance à l’exécutif. Selon plusieurs sources, le président de l’UDPCI, Albert Toikeusse Mabri, devrait d’ailleurs faire son retour dans le gouvernement, tout comme des membres du Parti ivoirien des travailleurs (PIT). Par ailleurs, Sidiki Konaté, un des proches de Guillaume Soro, devrait également se voir offrir un poste.

À la veille de la constitution de ce nouveau courant, les ministres du PDCI s’étaient rendus à Daoukro, dans le fief d’Henri Konan Bédié. Ils avaient alors tenté de convaincre le chef de leur parti de revenir sur les décisions du bureau politique, ce que le Sphinx a catégoriquement refusé. Le lendemain, il leur a en revanche demandé de renoncer à la constitution de leur mouvement… sans toutefois être écouté.

Amédé Koffi Kouakou affirme ses dissensions

C’est bien un dialogue de sourds qui prévaut au sein du parti d’Houphouët-Boigny. Dans un enregistrement téléphonique pirate, dont le principal intéressé, joint par Jeune Afrique, a reconnu l’authenticité, le ministre Amédé Koffi Kouakou affirme clairement ses dissensions avec la direction du PDCI. « On n’est pas contre Bédié mais on veut aller au parti unifié… Nous, on est pour la paix dans ce pays… Les palabres inutiles, nous, on n’est pas dedans [sic] », peut-on ainsi l’entendre dire à Innocent Yao, le président de la jeunesse rurale du PDCI, à qui il semble faire la leçon.

« Au bureau politique, là, 70 % étaient pour le RHDP. Ceux qui étaient pour le parti unifié, ils étaient plus nombreux que ceux qui étaient contre. Mais voilà, on dit que ce sont ceux qui huent qui ont pris le dessus. Comme le président lui-même a dit : « Il y a des pro et des anti ». On va se peser pour voir qui est plus lourd que son camarade. […] Nous, on est convaincus de notre majorité… »

Conseil de discipline

En privé, les « pro-RHDP » ne cachent pas leur défiance contre Henri Konan Bédié. « Cela suffit ! Les gens ne peuvent plus être des moutons. Là où Bédié nous envoie, ce n’est pas digne, il faut qu’on ait le courage de lui dire », affirme un cadre, pourfendant la prise de décision « unilatérale » du Sphinx de Daoukro.

S’ils continuent à assurer publiquement qu’il n’y a pas de rupture au sein du PDCI, le conseil de discipline du parti pourrait se charger d’acter ces dissensions. Ce jeudi 5 juillet, celui-ci doit se réunir et étudier la suspension des partisans du nouveau mouvement, « Sur les traces d’Houphouët-Boigny ».

Des hommes qui, selon les proches de Henri Konan Bédié, cherchent seulement « le beurre et l’argent du beurre ». « Ils veulent garder leurs maroquins dorés, et c’est tout ce qui les intéresse », pourfend un anti-RHDP. Les tenants de cette ligne exigent « l’alternance » avant la mise en place du parti unifié.

Alors que le PDCI s’est rangé derrière Alassane Ouattara en 2015, ils réclament que le RDR fasse de même pour un candidat de leur formation en 2020. Un point sur lequel les deux poids lourds de la majorité semblent incapables de s’entendre. Reste à savoir combien de temps leur alliance peut encore perdurer.

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