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Côte d’Ivoire : Liste des dignitaires pro-Gbagbo et PDCI morts de crise cardiaque brutale ou d’AVC, sous le régime Ouattara

novembre 4, 2018

Ces personnalités, dignitaires pro-Gbagbo ou dignitaires du PDCI RDA, sont mortes brutalement ou lentement, mais toutes des mêmes symptômes, depuis la chute du Président Laurent Gbagbo et l’arrivée du Président Alassane Ouattara au pouvoir le 11 avril 2011. Elles sont décédées de crise cardiaque et dans des conditions étranges.
D’autres continuent se souffrir suite à un empoisonnement. Nous leur souhaitons prompt rétablissement.

Ci-dessous leur liste (non exhaustive)

1. Ben Soumahoro mort le lundi 11 avril 2016 en exil des suites d’une crise cardiaque.

2. Le président du FPI, Miaka Ouréto, mort le 24 octobre 2015 des suites d’une crise cardiaque.

3. Marcel Gossio, ex-DG du PAA et vice-président du FPI tendance Affi, mort brutalement le dimanche 21 octobre 2018 des suites d’un arrêt cardiaque.

4. Gnan Raymond, ex-maire FPI de Facobly et ex-PCA de la SODETOURLAC, décédé en exil le 6 décembre 2011 à Lomé des suites d’un arrêt cardiaque.

5. Le Général Kassaraté Tiapé Édouard mort le vendredi 13 juillet 2018 des suites d’une insuffisance cardiaque.

6. L’ex-Maire FPI de Cocody, Gomon Diagou, mort le 17 février 2012 suite à un arrêt cardiaque au Ghana.

7. Koua Gnepa Éric, prisonnier politique pro-Gbagbo, décédé le 4 novembre 2015 à la MACA des suites d’un trouble cardiaque et neurologique.

8. Djékouri Aimé dit la Biz, prisonnier politique pro-Gbagbo mort à la MACA le 17 juin 2016 des suites d’une crise cardiaque et d’une hypertension.

9. Kouatchi Assie Jean prisonnier politique pro-Gbagbo, mort enchaîné sur son lit d’hôpital dans la nuit du 19 au 20 mai 2017, suite à un problème cardiaque.

10. L’ex-Ministre de l’Economie et des Finances de Laurent Gbagbo, Bohoun Bouabré, mort dans la nuit du 10 au 11 janvier 2012 suite à une insuffisance rénale en Israël, consécutive à un empoisonnement.

11. Le Ministre PDCI, Dagobert Banzio, 26 août 2017 des suites d’un cancer de la gorge, suite à un empoisonnement.

12. Le Ministre Abouo N’dori Raymond, vice-président du FPI tendance Affi, mort dans le samedi 8 septembre 2018 des suites d’un AVC.

13. Le journaliste Paul Dokui décédé en exil le 6 juin 2018 des suites d’un AVC.

14. Atsé Jean Claude, président du comité national de sauvegarde du PDCI RDA, mort d’un AVC le 28 septembre 2013 à Accra

LES PERSONNALITÉS VIVANTES MAIS SOUFFRANT DE TROUBLES DUS A UN EMPOISONNEMENT

15. Samba David, toujours vivant, prisonnier politique pro-Gbagbo, libéré le 25 juillet 2018 souffre d’une dyspnée cardiaque,
16. ZADI KESSI, cadre du PDCI et ex-PCA de la SODECI, se meurt actuellement suite à un empoisonnement. Il a perdu l’usage des jambes suite à un empoisonnement.
17. Le Général Ouassenan Koné, vice-président du PDCI-RDA, empoisonné récemment et toujours souffrant.

Ivoiresoir.net avec Ivoirebusiness Source : Rezopanacom

Côte d’Ivoire: « Rien ne s’oppose » à une alliance PDCI-FPI, selon Bédié

août 11, 2018

Henri Konan Bédié, , ancien président de la République, président du PDCI. © Sylvain Cherkaoui pour J.A

« Rien ne s’oppose » à une alliance entre le Parti démocratique de Côte d’Ivoire et le Front Populaire Ivoirien, a déclaré vendredi le chef du PDCI Henri Konan Bédié au sortir d’un entretien avec le chef du FPI « légal » Pascal Affi Nguessan.

Pascal Affi Nguessan, président d’une des deux factions rivales du FPI, a quant à lui déclaré sa « disponibilité à envisager toutes les possibilités d’alliance, dans le cadre des élections locales » d’octobre.

Les deux leaders politiques se sont entretenus au domicile d’Henri Konan Bédié à Abidjan, et ont fait ces déclarations devant les médias au lendemain de la rupture du PDCI avec son allié, le Rassemblement des Républicains (RDR) du président Alassane Ouattara.

« Fonder un nouvel avenir »

Cette rupture marque la fin de la coalition au pouvoir RDR-PDCI qui a gouverné la Côte d’Ivoire depuis 2010, et entraîne une recomposition du jeu politique, également nourrie par l’amnistie et la libération mercredi de Simone Gbagbo et des principaux cadres de l’autre faction du FPI, pro-Laurent Gbagbo.

« Rien ne s’oppose à ce que dans une plateforme comportant toutes les forces vives de la Nation, dont les partis politiques, le PDCI et le FPI se retrouvent ensemble », a déclaré l’ancien président Bédié (1993-1999).

« Il était important que nous venions rencontrer le doyen de la politique ivoirienne (…) pour réaffirmer notre disponibilité à prendre toute notre part dans la constitution de cette nouvelle plateforme et marquer notre disponibilité à envisager toutes les possibilités d’alliance, dans le cadre des élections locales », « pour fonder un nouvel avenir », a déclaré Pascal Affi Nguessan, ancien premier ministre de Laurent Gbagbo au début des années 2000.

Jeudi, après l’annonce de la rupture de la coalition, un porte-parole du FPI pro-Gbagbo, César Etou, avait déclaré à l’AFP que son parti n’était « pas fermé à un rapprochement avec le PDCI ».

Les prochaines élections, municipales et régionales couplées, sont prévues le 13 octobre. Et l’élection présidentielle, qui focalise déjà toute la classe politique ivoirienne, en 2020.

Jeuneafrique.com avec AFP

Côte d’Ivoire: Henri Konan Bédié rompt avec la coalition présidentielle

août 10, 2018

 

Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, le mercredi 8 août 2018. © DR / Présidence ivoirienne

 

Au lendemain de sa rencontre avec Alassane Ouattara, le président du PDCI annonce sa sortie du projet de parti unifié et met fin à son union avec le parti au pouvoir.

L’heure de la rupture est arrivée entre Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié. Malgré leurs profonds différends, les tensions et les ressentiments, ces derniers mois, les deux hommes avaient eu à cœur de maintenir les apparences de leur union. C’en est désormais terminé. Au lendemain de leur rencontre glaciale et expéditive d’une petite quinzaine de minutes, mercredi 8 août, à la résidence du chef de l’État, à la Riviera, un quartier d’Abidjan, le chef du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), a acté leur divorce dans un communiqué.

« Précipitation »

Dans ce texte ferme et virulent, Henri Konan Bédié dénonce la constitution du parti unifié lors d’une Assemblée générale qui s’est tenue le 16 juillet, auquel il avait refusé de s’associer. Il regrette la forme, estimant que c’était théoriquement à lui, en tant que Président de la conférence des Présidents du Rassemblement des Houphouëtises pour la démocratie et la paix (RHDP), de convoquer ce rendez-vous, mais aussi le moment choisi, dénonçant une « précipitation ».

Henri Konan Bédié annonce ainsi « se retirer du processus de mise en place d’un parti unifié », et « prendre acte » du départ de ses alliés de leur groupement politique commun. Il dit aussi « se réserver le droit de promouvoir » une nouvelle plate-forme. Selon nos informations, l’ancien parti unique travaille en effet activement à la mise sur pied d’une alliance avec d’autres partis politiques, ainsi qu’avec des mouvements de la société civile.

« L’alternance », soit un soutien à son candidat en 2020, est désormais non négociable

Ce projet de parti unifié n’a cessé de renforcer les tensions car, avec lui, ce sont les divergences autour de la prochaine présidentielle ivoirienne qui se sont trouvées exacerbées. Avant toute nouvelle union, Henri Konan Bédié exigeait des gages de la part de son allié. « L’alternance », soit un soutien à son candidat en 2020, est désormais non négociable.

Lui qui estime avoir été « spolié » de plusieurs centaines de milliers de voix en 2010, n’a pas oublié qu’il s’est alors résigné à soutenir Alassane Ouattara. Il ne cesse également de rappeler le sacrifice fait lorsqu’à Daoukro, en 2014, il appelé son parti à se ranger dès le premier tour derrière ADO, renonçant ainsi à présenter un candidat. Et exige aujourd’hui que son allié soit prêt aux mêmes gestes. En vain.

Recomposition

Le président ivoirien a répété à plusieurs reprises qu’il voulait « que tous ceux qui le souhaitent soient candidats », et que soit choisi « le meilleur d’entre nous ». Des positions en apparence irréconciliables, qui ont créé de fortes secousses au sein même du PDCI. Certains cadres de l’ancien parti unique ne cachent pas leur adhésion au projet de parti unique d’Alassane Ouattara.

Pour le Sphinx, c’en est ainsi fini de l’alliance créée en 2005, à Paris, face à Laurent Gbagbo. Ouattara et Bédié, les deux alliés qui depuis 2011, ont conquis et exercé le pouvoir, sont désormais rivaux. Ces deux hommes à l’histoire commune tumultueuse ont vu leur relation se dégrader cette dernière année. Et ces dernières semaines, ils ne se parlaient presque plus.

C’est donc face à face que le PDCI et le RHDP feront campagne dans les prochaines semaines en vue des élections municipales et régionales qui doivent se tenir le 13 octobre prochain. Un scrutin qui sera observé avec un intérêt particulier. Après la libération de Simone Gbagbo, mercredi, le paysage politique ivoirien est en pleine recomposition.

Jeuneafrique.com par

Côte d’Ivoire: vers la scission du PDCI ?

juillet 5, 2018
 

Henri Konan Bédié, , ancien président de la République, président du PDCI. © Sylvain Cherkaoui pour J.A

Après la dissolution du gouvernement par Alassane Ouattara, le sort réservé aux anciens ministres issus du PDCI est au centre des attentions. Au sein du parti d’Houphouët-Boigny, plus que jamais écartelé entre partisans et opposants au parti unifié, les tensions redoublent.

Après des mois d’atermoiements et d’intrigues, le temps s’accélère au sein de la majorité présidentielle. Alors qu’Alassane Ouattara a chargé Amadou Gon Coulibaly, reconduit à ses fonctions de Premier ministre, de former un nouveau gouvernement, le 4 juillet, ce remaniement pourrait sonner l’heure de la rupture entre pro et anti-Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) au sein du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI).

Selon les sources de Jeune Afrique, la plupart des ministres sortants issus du PDCI vont se voir offrir un maroquin dans le prochain gouvernement. Nombre d’entre eux ont en effet pris soin de souligner leurs divergences avec la direction du PDCI qui, lors d’un bureau politique mouvementé, le 17 juin dernier, a repoussé à la fin de l’élection présidentielle de 2020 son adhésion au projet de parti unifié.

Création d’un nouveau courant

Mardi 3 juillet, devant de nombreux membres du gouvernement issus du PDCI, Kobenan Adjoumani a annoncé la création d’un nouveau mouvement appelé « Sur les traces d’Houphouët-Boigny », qui devrait être créé officiellement fin juillet à Yamoussoukro, la ville natale du premier président ivoirien. Seuls deux membres de l’exécutif étaient absents : Thierry Tanoh et Jean-Claude Kouassi, les hommes les plus réfractaires à la création rapide d’un parti unifié et dont la place dans le prochain gouvernement semble ainsi la plus menacée.

Alors qu’Alassane Ouattara avait donné l’instruction à chacun de ses ministres de se positionner clairement ces dernières semaines, ces derniers s’y étaient refusés. Le président ivoirien conditionnait pourtant cette adhésion à l’appartenance à l’exécutif. Selon plusieurs sources, le président de l’UDPCI, Albert Toikeusse Mabri, devrait d’ailleurs faire son retour dans le gouvernement, tout comme des membres du Parti ivoirien des travailleurs (PIT). Par ailleurs, Sidiki Konaté, un des proches de Guillaume Soro, devrait également se voir offrir un poste.

À la veille de la constitution de ce nouveau courant, les ministres du PDCI s’étaient rendus à Daoukro, dans le fief d’Henri Konan Bédié. Ils avaient alors tenté de convaincre le chef de leur parti de revenir sur les décisions du bureau politique, ce que le Sphinx a catégoriquement refusé. Le lendemain, il leur a en revanche demandé de renoncer à la constitution de leur mouvement… sans toutefois être écouté.

Amédé Koffi Kouakou affirme ses dissensions

C’est bien un dialogue de sourds qui prévaut au sein du parti d’Houphouët-Boigny. Dans un enregistrement téléphonique pirate, dont le principal intéressé, joint par Jeune Afrique, a reconnu l’authenticité, le ministre Amédé Koffi Kouakou affirme clairement ses dissensions avec la direction du PDCI. « On n’est pas contre Bédié mais on veut aller au parti unifié… Nous, on est pour la paix dans ce pays… Les palabres inutiles, nous, on n’est pas dedans [sic] », peut-on ainsi l’entendre dire à Innocent Yao, le président de la jeunesse rurale du PDCI, à qui il semble faire la leçon.

« Au bureau politique, là, 70 % étaient pour le RHDP. Ceux qui étaient pour le parti unifié, ils étaient plus nombreux que ceux qui étaient contre. Mais voilà, on dit que ce sont ceux qui huent qui ont pris le dessus. Comme le président lui-même a dit : « Il y a des pro et des anti ». On va se peser pour voir qui est plus lourd que son camarade. […] Nous, on est convaincus de notre majorité… »

Conseil de discipline

En privé, les « pro-RHDP » ne cachent pas leur défiance contre Henri Konan Bédié. « Cela suffit ! Les gens ne peuvent plus être des moutons. Là où Bédié nous envoie, ce n’est pas digne, il faut qu’on ait le courage de lui dire », affirme un cadre, pourfendant la prise de décision « unilatérale » du Sphinx de Daoukro.

S’ils continuent à assurer publiquement qu’il n’y a pas de rupture au sein du PDCI, le conseil de discipline du parti pourrait se charger d’acter ces dissensions. Ce jeudi 5 juillet, celui-ci doit se réunir et étudier la suspension des partisans du nouveau mouvement, « Sur les traces d’Houphouët-Boigny ».

Des hommes qui, selon les proches de Henri Konan Bédié, cherchent seulement « le beurre et l’argent du beurre ». « Ils veulent garder leurs maroquins dorés, et c’est tout ce qui les intéresse », pourfend un anti-RHDP. Les tenants de cette ligne exigent « l’alternance » avant la mise en place du parti unifié.

Alors que le PDCI s’est rangé derrière Alassane Ouattara en 2015, ils réclament que le RDR fasse de même pour un candidat de leur formation en 2020. Un point sur lequel les deux poids lourds de la majorité semblent incapables de s’entendre. Reste à savoir combien de temps leur alliance peut encore perdurer.

Jeuneafrique.com par et

Présidentielle en Côte d’Ivoire: le parti du président veut une primaire au sein d’un grand parti unifié

mai 6, 2018

 

Alassane Ouattara, lors de son allocution télévisée du 7 mars 2018. © DR / Présidence Côte d’Ivoire.

Le RDR, parti du président ivoirien Alassane Ouattara, a voté samedi lors d’un Congrès extraordinaire pour la formation d’un grand « parti unifié » avec ses alliés au pouvoir, mais veut une primaire avant la présidentielle de 2020.

« Tout le monde a voté en masse pour le parti unifié », a annoncé Henriette Diabaté, la présidente du Rassemblement des Républicains, après l’acceptation du projet par acclamation.

Les cadres du RDR vont déposer des statuts auprès des autorités et fixer la date d’un congrès constitutif « dans les meilleurs délais », a indiqué Alassane Dramane Ouattara, dit ADO.

M. Ouattara, président d’honneur du RDR, a déclaré que le « parti unifié (était) une chance pour la Côte d’Ivoire ». « L’égoïsme ne mène nulle part », a-t-il ajouté, estimant que la nouvelle formation serait un facteur « de stabilité politique et développement économique ».

Sans jamais prononcer le mot de primaire, ADO, qui effectue son deuxième mandat, a toutefois précisé en vue de la présidentielle de 2020 que le nouveau parti devra « poser la base du choix de notre prochain candidat (…) ce sera un choix démocratique. Tout le monde pourra être candidat. Le meilleur d’entre nous sera désigné ».

La transformation en un parti unifié de la coalition au pouvoir Rassemblement des Houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP) est un serpent de mer de la politique ivoirienne depuis une dizaine d’années.

Voulu par le président Ouattara, elle se heurtait à des réticences au sein de son propre parti mais surtout de ses alliés et notamment du principal d’entre eux le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), de l’ancien président Henri Konan Bédié, qui a permis son élection en 2010 et 2015.

Achoppement autour de la désignation du candidat à la présidentielle de 2020

Un des points d’achoppement est justement l’investiture du candidat à la présidentielle de 2020 : une partie des membres du PDCI estiment que cette investiture revient de droit à leur formation, puisqu’ils ont soutenu celle du RDR à deux reprises.

Patrick Achi, secrétaire général de la présidence mais aussi membre du PDCI invité du Congrès, a affirmé samedi que le « PDCI fera sa part de chemin », mais de nombreux cadres de sa formation ont déjà fait savoir qu’ils étaient hostiles au projet tant que le RDR ne promettait pas de soutenir un candidat PDCI à la présidentielle.

Pendant ce congrès qui a rassemblé entre 20 et 30.000 personnes selon les organisateurs, le président de l’Assemblée Guillaume Soro côtoyait le ministre de la Défense Hamed Bakayoko. Les deux hommes souvent présentés comme des frères ennemis et à qui l’on prête des ambitions présidentielles n’ont pas cessé de plaisanter et de discuter sur l’estrade, affichant ainsi une complicité au moins de façade qui a fait la joie des photographes et des vidéastes.

Ancien chef de la rébellion, M. Soro, qui était en froid avec le parti et n’avait pas été invité à son congrès en septembre, a été acclamé par la foule quand son nom a été prononcé évoqué par la secrétaire générale du mouvement Kandia Camara.

Jeuneafrique.com par AFP

Côte d’Ivoire: petites piques assassines et attaques frontales massives entre PDCI et RDR

mars 12, 2018

Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié lors d’un meeting du RHDP en septembre 2015. © REUTERS/ Thierry Gouegnon

 

Le ton est monté d’un cran, ce week-end, entre alliés du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, mouvance présidentielle), à l’approche des premières élections sénatoriales de la Côte d’Ivoire post-indépendance.

Les hostilités ont été ouvertes, samedi à Yamoussoukro par Jean-Louis Billon, porte-parole du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, membre de la mouvance présidentielle), lors d’une cérémonie destinée à rendre hommage au président du parti, Henri Konan Bédié. L’ancien ministre du Commerce, proche de Bédié a martelé, au grand bonheur de milliers de partisans de son parti, que « Sans le PDCI, le RHDP n’est rien. Sans le PDCI, il n’y a pas de RHDP ».

Attaques et contre-attaques

Autre proche collaborateur de Bédié, autre pique assassine, lors de la même cérémonie. Maurice Kakou Guikahué, secrétaire exécutif du PDCI, numéro deux du parti, faisant allusion au Rassemblement des républicains (RDR, parti d’Alassane Ouattara) accuse : « Aujourd’hui on peut avoir des doutes, les gens peuvent nous enlever les PCA [présidence de Conseil d’administration, NDLR], ils peuvent nous enlever les directeurs généraux, ils peuvent nous enlever tout. Suivons notre route, en avant pour 2020 pour cent présidents de conseils d’administration, mille ministres, quatre-vingt-dix directeurs généraux ! »

Jean-Louis Billon est un petit politicien, un politicien de salon

La réponse du berger à la bergère ne s’est pas fait attendre. Réunis à Abidjan, le lendemain, à l’occasion d’une cérémonie dédiée aux femmes, des responsables du RDR sont montés au créneau, privilégiant les attaques personnelles. « Jean-Louis Billon est un petit politicien, un politicien de salon. Il peut continuer à aller jouer au bowling à l’hôtel », a lancé l’ancien ministre Adama Bictogo, vice-président du parti. Ajoutant, concernant le numéro deux du PDCI, qu’il était « un homme du passé, un irresponsable qui ne mérite pas de diriger ».

Kandia Camara, secrétaire générale du RDR, enfonçant le clou, a fait savoir que le porte-parole du PDCI, déchu de son poste de président du conseil régional du Hambol (nord) est « un aigri », qui « fait de la politique alimentaire ».

Deux idéologies qui s’opposent

Pour le politologue Sylvain N’Guessan, cette passe d’armes verbales entre alliés, est l’un des signes visibles de « la bataille en vue du contrôle, de la gestion de l’exécutif en 2020. En toile de fonds, deux idéologies qui s’opposent. Au PDCI, une certaine tendance souverainiste estime qu’il faut « préserver certains impératifs stratégiques ». En face, au RDR, une idéologie de type mercantiliste voudrait que tout ce qui compte revienne uniquement au RDR. Impossible donc pour ces deux idéologies de parler d’alternance, en 2020 ».

Pour lui, les deux partis sont allés si loin dans la violence verbale que d’un côté, « le RDR tentera d’imposer le parti unifié [projet politique majeur de Ouattara, NDLR] et devrait avoir avec lui une frange des cadres du PDCI » et de l’autre « Le PDCI [qui] perdra des cadres, mais sans imploser ». En attendant, les deux principaux partis du RHDP se sont entendus pour présenter des listes communes, avec l’Union pour la démocratie et la paix (UDPCI de l’ancien ministre Albert Toikeusse Mabri) aux futures sénatoriales, pour le compte de la mouvance présidentielle.

Une bataille du chaud et du froid à laquelle les deux partis politiques se livrent depuis plusieurs mois, au gré des relations tantôt tendues, tantôt apaisées, entre Bédié et Ouattara et qui commence à ne plus surprendre les Ivoiriens.

Jeuneafrique.com par André Silver Konan

Côte d’Ivoire: Henri Konan Bédié et Pascal Affi N’Guessan renouent les liens PDCI-FPI

janvier 25, 2018

 

Henri Konan Bédié (PDCI) et Pascal Affi N’Guessan (FPI). © Montage / Photo : Sipa AP

Henri Konan Bédié, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire, et Pascal Affi N’Guessan, président de l’une des deux tendances du Front populaire ivoirien, se sont rencontrés ce mercredi 24 janvier au domicile du président du PDCI. Officiellement, il s’agissait d’une « visite de courtoisie », mais le symbole politique est fort.

C’était une rencontre qui avait été préparée dans le plus grand secret, par le cabinet des deux hommes. Ce mercredi 24 janvier 2018, Henri Konan Bédié, président du PDCI, membre de la mouvance présidentielle du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix  (RHDP), et Pascal Affi N’Guessan, président de l’une des deux tendances du FPI, parti d’opposition de Laurent Gbagbo, se sont entretenus, pendant plus d’une demi-heure, au domicile abidjanais du premier.

Officiellement, la forte délégation du FPI s’était rendue chez Henri Konan Bédié, pour lui présenter ses vœux. « C’est une visite de courtoisie du FPI, au président Henri Konan Bédié, pour présenter ses vœux de nouvelle année 2108, à un monument de la politique et de la nation ivoirienne qui, au-delà de nos spécificités politiques, représente pour chacun d’entre nous, une référence, un acteur avec lequel il faut compter », a déclaré Pascal Affi N’Guessan.

Mais en fait, le FPI s’est rendu chez Bédié pour sonder le terrain en vue d’une future collaboration qu’il appelle de ses vœux. « Nous avons compté avec lui hier, a indiqué Affi. Nous allons compter avec lui aujourd’hui et nous devons compter avec lui demain. »

Contexte de tensions entre PDCI et RDR

La rencontre intervient dans un environnement politique trouble. À quelques mois des élections municipales, régionales et sénatoriales dont les dates ne sont pas encore connues, la tension est montée entre le PDCI et le Rassemblement des républicains (RDR, parti d’Alassane Ouattara).

Après avoir invité Bédié et le PDCI à clarifier leur position sur le projet du futur parti unifié, à la mi-janvier, Joël N’Guessan, vice-président du RDR s’est vu recadrer par Kobenan Kouassi Adjoumani, porte-parole du PDCI. Plus ferme, Jean-Louis Billon, l’autre porte-parole du PDCI, a laissé entendre que « pour l’instant, nous nous concentrons sur les prochaines élections, c’est la priorité et non le parti unifié ».

Les travaux du comité de haut niveau mis en place début décembre 2017, par Ouattara et Bédié, en vue du parti unifié, sont gelés, depuis que des jeunes du PDCI particulièrement survoltés ont brutalement empêché une réunion dudit comité le 11 janvier dernier.

Une semaine après, un échange de vœux entre les jeunesses du PDCI et du FPI avait déjà jeté les bases de la rencontre au sommet entre Affi et Bédié. Le FPI ne cache pas son ambition de voir le PDCI prendre la tête d’une coalition anti-Ouattara, à deux ans de la présidentielle de 2020. « La Côte d’Ivoire se porte mal, à en croire Konaté Navigué, président de la Jeunesse du FPI. Il faut que le PDCI sauve la Côte d’Ivoire. »

Unanimité sur la réforme de la CEI

Sur la question de la Commission électorale indépendante (CEI), le PDCI et le FPI sont unanimes à réclamer une réforme et un équilibre des forces au sein de la commission centrale jugée favorable au RDR.

« Il y a beaucoup de choses que nous avons à faire, à savoir la revendication d’une CEI équilibrée, a précisé Affi. Aujourd’hui, c’est un combat que nous avons commencé à mener. Nous demandons que la révision de la liste électorale soit ouverte pour que le maximum d’Ivoiriens notamment les jeunes puissent s’inscrire sur les listes électorales. Il faut que dans les CEI locales, les choses soient équilibrées ».

Même si Bédié ne laisse pas transparaître ses intentions, encore moins sa stratégie, il semble qu’au PDCI, de nombreuses personnes commencent à être sensibles à la cour assidue de la tendance du FPI conduite par Pascal Affi N’guessan. Reste à savoir ce qu’en pense l’autre tendance du FPI conduite par Aboudramane Sangaré.

Jeuneafrique.com par – à Abdijan

Côte d’Ivoire: malaise au sein de la coalition au pouvoir

juillet 14, 2017

Affiche électorale pour la présidentielle de 2015 en Côte d’Ivoire © Sylvain Cherkaoui / JA

Jean-Louis Billon suspendu, Niamien N’Goran limogé, plusieurs cadres du PDCI ont été mis sur la touche par la présidence ivoirienne, révélant les tensions de plus en plus fortes entre le parti d’Alassane Ouattara et son principal allié.

Ce mercredi 13 juillet, lorsqu’il arrive au palais présidentiel juste après le Conseil des ministres, Niamien N’Goran pense simplement remettre son rapport annuel. Il ne se doute pas que quelques instants plus tard Alassane Ouattara va lui signifier son limogeage du poste d’inspecteur général d’État, qu’il occupe depuis 2011. Une fin de mission due à sa défaite à Daoukro lors des législatives de décembre, lui explique le chef de l’État ivoirien.

Ce renvoi est surtout le symptôme des tensions de plus en plus grandes entre le Rassemblement des Républicains (RDR) et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), les deux grands alliés au pouvoir, et leurs chefs respectifs, Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié.

Alassane Ouattara fait ainsi savoir son mécontentement à Henri Konan Bédié

En effet, Niamien N’Goran n’est pas seulement vice-président du PDCI, il est aussi le neveu du patron du parti. Juste avant lui, un autre cadre était mis à l’écart du pouvoir : en conseil des ministres, Jean-Louis Billon a été suspendu de la tête du Conseil régional du Hambol (centre-nord) pour « dissensions graves ». Les deux hommes attendent désormais la signification officielle de ces décisions.

« Alassane Ouattara fait ainsi savoir son mécontentement à Henri Konan Bédié », commente un observateur de la vie politique ivoirienne. Depuis 2010 et le soutien de Bédié à Alassane Ouattara face à Laurent Gbagbo lors de l’élection présidentielle, les deux hommes n’ont cessé de s’afficher en tandem harmonieux à la tête du pays.

Régulièrement consulté par Alassane Ouattara, le président du PDCI peut aussi compter plusieurs des figures de son parti à des postes clés de l’Etat et du gouvernement. En 2015, « l’appel de Daoukro » lors duquel Henri Konan Bédié a poussé son parti à renoncer à un candidat à la présidentielle et à se ranger derrière Alassane Ouattara, a encore renforcé cette alliance.

Succession d’Alassane Ouattara

Mais depuis quelques semaines, leur entente bas de l’aile. En cause, la succession d’Alassane Ouattara en 2020. Dans une interview accordée à Jeune Afrique mi-juin, le natif de Daoukro a affirmé que « le PDCI aura un candidat en 2020. Et ce sera le candidat unique du RHDP ». Des déclarations qui ont fait l’objet d’un échange téléphonique, en début de semaine, entre le patron du PDCI – en vacances en France depuis début juin – et le chef de l’État.

Si elle a remis en selle Henri Konan Bédié, accusé par certains de ses militants d’avoir « vendu » le parti, cette sortie a fait grincer des dents auprès des proches du chef de l’Etat. « Bédié nous doit beaucoup. En 2015, nous aurions gagné même sans son soutien. Si le PDCI a encore des places au sein du pouvoir, c’est grâce à nous, il devrait plutôt nous remercier », estime un des dirigeants du RDR.

Au-delà, c’est le rapprochement entre Henri Konan Bédié et Guillaume Soro, qui agace l’entourage présidentiel. En une semaine, les deux hommes se sont entretenus à deux reprises à Paris, pendant qu’à Abidjan, les tensions sont exacerbées entre les proches de l’ancien chef de la rébellion et le parti présidentiel depuis la dernière mutinerie, en mai.

Réunion extraordinaire du PDCI

Henri Konan Bédié, qui n’avait pas été informé au préalable par Ouattara du limogeage de son protégé – ce qui n’était pas arrivé depuis que la coalition a remporté la présidentielle face à Laurent Gbagbo en novembre 2010 -, a donné des instructions à Noël Akossy Bendjo, intérimaire de Maurice Kakou Guikahué, coordonnateur du secrétariat exécutif du PDCI, pour qu’une « réunion extraordinaire » soit convoquée demain à Abidjan. Le PDCI devrait, à cette occasion, prendre acte des décisions prises par Ouattara et déclarer attendre les instructions de Bédié. Le sphinx de Daoukro est attendu à Abidjan avant la fin du mois.

Jeuneafrique.com par

Côte d’Ivoire/Henri Konan Bédié : « Guillaume Soro n’est pas intéressé par 2020, il me l’a dit »

juin 17, 2017

Henri Konan Bédié, président du PDCI, à Paris, en juin 2017. © Vincent Fournier/JA

Dans une interview exclusive parue dans l’édition actuelle de Jeune Afrique (18 au 24 juin 2017), le président du PDCI livre sa vision de la Côte d’Ivoire. Sans détour, il affirme qu’en 2020, le candidat du RHDP sera issu de son parti.

Il ne faut pas se fier à son allure débonnaire : à 83 ans, Henri Konan Bédié n’a rien d’un retraité. A la tête du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), il reste l’un des acteurs clés du jeu politique ivoirien.  Dans son appartement parisien, entre des défenses d’Eléphants et des masques baoulés, il a reçu Jeune Afrique pour une interview exclusive dans laquelle il souhaite mettre un terme aux rumeurs et suppositions.

En 2020, « le PDCI aura un candidat. Ce sera le candidat unique du RHDP (Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix) », affirme sans ambages l’ancien chef d’Etat ivoirien. Alors qu’à trois ans et demi de l’échéance, l’élection présidentielle de 2020 est déjà dans les esprits, il dissipe les doutes de certains de ses militants. « L’alternance, c’est bien ce que dit l’appel de Daoukro », poursuit-il.

Lancé en septembre 2014 depuis son village, cet appel visait à soutenir Alassane Ouattara, candidat du Rassemblement des Républicains (RDR), dès le premier tour, pour sa réélection en 2015. En échange, le président ivoirien se serait engagé à se ranger derrière un candidat issu du PDCI pour 2020. « Il faut qu’Alassane Ouattara et moi nous entendions pour que cette alternance ait lieu », explique Henri Konan Bédié.

« Guillaume Soro est mon protégé »

Le chef du deuxième parti politique ivoirien se refuse à avancer le nom d’un futur candidat. Mais ce ne sera ni lui – il « n’a plus la force du jeune homme qu’[il] fut », confie-t-il – ni Guillaume Soro, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne. « Il n’est pas intéressé par 2020, il me l’a dit », assure Henri Konan Bédié.

Dans la tourmente depuis la découverte d’une cache d’armes dans la maison de son directeur de protocole lors de la dernière mutinerie en mai, l’ancien chef rebelle peut néanmoins compter sur le soutien du président du PDCI. « Il est mon protégé. », affirme Henri Konan Bédié.

Lors des mutineries, « le gouvernement a fait ce qu’il fallait faire »

Autre alliance pérenne, celle qu’il a scellée avec son « frère », Alassane Ouattara. Leurs relations sont toujours « excellentes », confie-t-il. Même en temps de turbulences. Mutineries, grève des fonctionnaires, chute du prix du cacao : la première moitié de l’année 2017, marquée par une forte grogne, a été agitée pour le gouvernement.

Mais contrairement à certains cadres de son parti, Henri Konan Bédié réaffirme son entière solidarité. « Ceux qui critiquent n’avaient qu’à être à la place du gouvernement ! », lâche-t-il, tranchant. En acceptant de payer  les mutins qui réclamaient des primes, « il a fait ce qu’il fallait faire », affirme-t-il, tout en condamnant le comportement des militaires. Renversé par un coup d’Etat en 1999, le président du PDCI estime que la situation actuelle n’en est que la suite : « Une boite de Pandore a été ouverte ce jour-là. J’avais prévenu », explique-t-il.

Dix-huit ans après sa chute, l’ancien président est bien plus qu’un sage. Le sphinx de Daoukro est incontournable.

Retrouvez l’intégralité de l’interview dans la dernière édition de Jeune Afrique, datée du 18 au 24 juin 2017.

Jeuneafrique.com

Côte d’Ivoire : les frondeurs du PDCI sanctionnés

décembre 9, 2016

Henri Konan Bédié. © SYLVAIN CHERKAOUI POUR J.A.

Les instances dirigeantes du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) ont décidé de sanctionner les frondeurs opposés à l’alliance de leur parti avec le RDR d’Alassane Ouattara pour les législatives du 18 décembre.

Quarante-huit membres du bureau politique et du comité des sages du parti ont ainsi été suspendus « jusqu’à nouvel ordre de leurs fonctions et de toutes activités du PDCI-RDA », fait savoir un communiqué signé le 6 décembre par Henri Konan Bedié et publié mercredi.

Les candidats indépendants sanctionnés

Parmi les personnalités sanctionnées, la députée sortante de Cocody, Yasmina Ouégnin, le député de Port-Bouët Kouadio Konan Bertin, le candidat dans la circonscription de Bouko et Bouna, Palé Dimaté, ou encore Yao Kouame Bruce, candidat à Attécoubé. Contre l’avis du parti, ces derniers avaient décidé de se porter candidats en indépendant après avoir vu leurs candidatures rejetées par la coalition au pouvoir.

Certains de leurs soutiens écopent également d’une suspension, fait savoir le parti. À l’image de Georges Ouégnin, ancien directeur du protocole de Félix Houphouët-Boigny et d’Henri Konan Bédié, par ailleurs père de la députée Yasmina Ouégnin.

Rupture entre les frondeurs et les cadres du PDCI 

Après les mises en garde de la direction du PDCI, ces derniers avaient refusé de se désister, quitte à affronter le 18 décembre prochain le candidat investi par le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, coalition au pouvoir).

Une alliance électorale qu’ils jugent trop défavorable au PDCI. Celui-ci est désormais confronté à une fronde grandissante : « Les militants ne veulent pas d’une alliance qui tue leur parti », avait ainsi dénoncé Kouadio Konan Bertin (KKB), frondeur de la première heure et ex-candidat à l’élection présidentielle de 2015, avant de plaider pour un « renouvellement de la direction du PDCI ».

Jeuneafrique.com par Claire Rainfroy