Posts Tagged ‘pdg’

Lisa Su, première femme à devenir la PDG la mieux payée au monde

juin 2, 2020

 

La PDG d’Advanced Micro Devices (AMD) fait partie des 20 femmes sur les 329 noms qui composent ce classement réalisé par Equilar pour Associated Press.

Lis

Lisa Su est à la tête d’Advanced Micro Devices AP

Ça n’était encore jamais arrivé : une femme a réussi à se hisser en tête du classement des PDG les mieux payés du S&P 500 (les 500 plus grandes sociétés cotées sur les bourses américaines), réalisé par Equilar pour Associated Press. Lisa Su, à la tête d’Advanced Micro Devices (AMD) depuis 2014, a gagné 58,5 millions de dollars en 2019, soit quatre fois plus que l’année précédente.

La tête pensante du fabricant américain de microprocesseurs et cartes graphiques basé à Santa Clara arrive bien loin devant David M. Zaslav, en seconde position. Le PDG de Discovery Inc a perçu 45,8 millions de dollars, soit près de 13 millions de moins. En troisième position, Robert A.Iger, à la tête de Walt Disney, a, lui, touché 45,5 millions de dollars.

20 femmes sur 329 noms

Seules 20 femmes font partie du classement qui rassemble cette année 329 noms. C’est une de plus que l’année précédente. Derrière Lisa Su figure Marillyn A. Hewson, dirigeante de Lockheed Martin et dont le revenu en 2019 culminait à 24,4 millions de dollars. Vient ensuite Mary T.barra, PDG de General Motors Company avec 21,3 millions de dollars perçus. Si le revenu médian des femmes, 13,9 millions de dollars, est plus élevé que celui des hommes, 12,3 millions, il progresse moins vite pour elles, souligne Equilar.

Du côté des secteurs en tête du classement figure en première place la communication avec un revenu médian de ses PDG à 27,7 millions de dollars puis vient la santé (16,3) et en dernière place l’immobilier (10,4). Enfin, c’est en Californie que se trouvent le plus de ces PDG, 39 d’entre eux. En seconde place se trouve New-York (32), puis le Texas (28), l’Illinois (24) et le Massachusetts (17).

Par Le Figaro.fr avec AP

Gabon : l’ancien ministre Ali Akbar Onanga Y’Obegue exclu du parti au pouvoir

août 3, 2019

L’ex-ministre Ali Akbar Onanga Y’Obegue. © DR

Le Parti démocratique gabonais (PDG) a exclu de ses rangs Ali Akbar Onanga Y’Obegue pour « atteinte à l’unité du parti et acte contraire à la probité ». Une décision qui n’a pas surpris grand monde à Libreville : l’ancien ministre ne manque pas d’ennemis…

Le conseil disciplinaire du PDG a exclu Ali Akbar Onanga ce jeudi 1er août. Ex-secrétaire général du gouvernement, fidèle de la première heure du président Ali Bongo Ondimba, il est accusé d’avoir fait des « déclarations tendant non seulement à semer de façon insidieuse la confusion et la discorde dans les esprits des militantes et militants du Parti démocratique gabonais, mais aussi à remettre en cause la teneur du message du DCP [directeur de cabinet de la présidence] traduit par le camarade secrétaire général à l’ensemble des militants ».

Sur sa page Facebook, Ali Akbar Onanga, par ailleurs député de la circonscription de Léconi Lékori (Haut-Ogooué), a écrit en revenant d’une récente tournée du parti dans sa région que le secrétaire général du parti au pouvoir, Eric Dodo Bounguendza, est le « seul remplaçant du Distingué camarade » Ali Bongo Ondimba après l’Accident vasculaire cérébral (AVC) de ce dernier, fin octobre.

Lors d’une tournée fin juin dans le Haut-Ogooué du directeur de cabinet de la présidence, Brice Laccruche Alihanga, Ali Akbar Onanga Y’Obegue avait brillé par son absence. Depuis l’épisode de l’accident vasculaire cérébral présidentiel, on le disait en délicatesse avec Brice Laccruche Alihanga, le directeur de cabinet d’ABO. En outre, il n’avait pas fait mystère de ses visées sur le poste de directeur de cabinet.

Philippe Ngaipé et Nicole Assélé aussi limogés

Ali Akbar Onanga Y’Obegue avait d’ailleurs déjà perdu de sa superbe en janvier, lorsqu’il avait été limogé de son poste de ministre de l’Agriculture. Et le chemin pourrait devenir de plus en plus glissant : selon nos informations, il a été convoqué deux fois la semaine dernière à la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI), un organe chargé de la lutte contre la corruption.

Jeudi, le conseil disciplinaire du PDG a également exclu le député Philippe Ngaipé, soupçonné d’avoir commandité un crime rituel à Léconi. Par ailleurs, Nicole Assélé, fille du général Jean Boniface Assélé et cousine d’Ali Bongo Ondimba, a été démise de sa nouvelle fonction de directrice de la Société gabonaise d’entreposage de produits pétroliers (SGEPP), jeudi en Conseil des ministres. Elle avait été remerciée fin juillet de son poste à la direction de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), après de nombreuses tensions au sein de la structure.

Jeuneafrique.com par Caroline Chauvet

Le développement d’Air France-KLM figé par le départ de son PDG

mai 7, 2018

Plusieurs grands dossiers sont laissés en suspens par le départ du pdg Jean-Marc Janaillac, qui a démissionné vendredi à la suite du rejet d’un accord salarial par le personnel / © AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT

Modernisation de la flotte d’Air France, développement de Transavia et de Joon, réorganisation de Hop!: la démission du président d’Air France fige les grands projets du groupe Air France-KLM, et suscite de vives inquiétudes chez KLM.

Air France-KLM a redressé ses comptes depuis 2015, bénéficiant de la reprise du trafic aérien dans le monde et de la baisse du kérosène mais la hausse du baril et le coût de la grève risquent de lui porter un coup d’arrêt en 2018.

Plusieurs grands dossiers sont laissés en suspens par le départ du pdg Jean-Marc Janaillac, qui a démissionné vendredi à la suite du rejet d’un accord salarial par le personnel.

– « Trust Together » –

Le plan stratégique, lancé à l’automne 2016 par M. Janaillac avec pour objectif la reconquête du trafic face à la concurrence des compagnies du Golfe et des low-cost, s’est traduit par la création de Joon, une compagnie fonctionnant sur des coûts réduits. Ce plan devait permettre d’accroître les recettes et améliorer la compétitivité d’Air France.

Il doit trouver son prolongement dans un nouveau plan stratégique à cinq ans. Les grandes lignes devaient être présentées en juin, avec l’objectif de réagir face au low cost long-courrier, qui constitue une nouvelle menace pour le groupe.

– Joon –

La compagnie à coûts réduits a débuté ses vols fin novembre sur le moyen-courrier et a commencé à se déployer sur le long-courrier.

Les gains de productivité, essentiellement sur le personnel navigant, doivent lui permettre de dégager 130 millions d’euros d’ici 2020 sur des liaisons où la maison-mère perd de l’argent. La compagnie dispose d’une flotte limitée, qui sera de 28 appareils en 2020.

– Modernisation de la flotte –

La compagnie franco-néerlandaise doit lancer des appels d’offres pour renouveler une partie de la flotte court et moyen-courrier d’Air France, KLM, Transavia et Hop!, avait annoncé Jean-Marc Janaillac. Il s’agit des avions les plus anciens, mis en service il y a bientôt 20 ans. Cet appel d’offres devait être lancé avant la fin de l’année.

– Développement de Transavia –

L’accord de 2014 entre la direction et les pilotes autorisait Transavia France à porter sa flotte de 14 à 40 avions pour accompagner sa croissance et fixait les conditions de détachement pour les pilotes d’Air France volontaires pour voler sur la compagnie low-cost. L’extension de la flotte au-delà de 40 appareils prévu en 2020 nécessite l’accord du syndicat des pilotes SNPL d’Air France.

– Réorganisation de Hop! –

Les résultats de la compagnie court-courrier se sont « fortement » dégradés en 2017. La compagnie, qui opère au départ de l’aéroport parisien d’Orly et de plateformes régionales, est notamment handicapée par le transfert de ses pilotes vers Air France, selon un document interne d’Air France. Le groupe a prévu un « plan d’action » pour « simplifier et rationaliser » la flotte de sa filiale et « industrialiser sa production ».

– KLM –

Les Néerlandais sont catastrophés par la tournure des événements chez Air France. Les pertes du groupe au premier trimestre sont exclusivement dues à la compagnie tricolore. La compagnie franco-néerlandaise affiche une perte d’exploitation de 118 millions d’euros: Air France perd 178 millions quand KLM affiche un bénéfice d’exploitation de 60 millions. La grève a pesé à hauteur de 75 millions.

Selon François Robardet, administrateur Air France-KLM, il est « techniquement, commercialement et financièrement impossible d’obtenir la fin du groupe Air France-KLM. Par contre, en raison de ses meilleurs résultats, KLM pourrait demander d’augmenter son activité au détriment d’Air France. »

Romandie.com avec(©AFP / 07 mai 2018 16h00)                  

Tiguidanke Mounir Camara : « Je veux faire la promotion de l’excellence »

juin 14, 2017

Entretien avec Tiguidanke Mounir Camara, ancien mannequin international et première femme PDG et propriétaire dans le secteur minier d’Afrique de l’Ouest.

À bientôt 42 ans, Tiguidanke Mounir Camara est l’une des femmes les plus influentes de Guinée-Conakry. Elle commence le mannequinat à 12 ans et défile pour de grandes maisons comme Tommy Hilfiger lors des New York fashion weeks à Bryant Park. Pendant sa brillante carrière de mannequin, elle côtoie de grandes figures du mannequinat des années 90 comme Alek Wek, Naomi Campbell et Noémie Lenoir. Elle pose également pour de nombreux magazines internationaux tels que GQ, Jalouse Magazine, Essence ou encore Vibe.

Tiguidanke Mounir Camara les Héroïnes
« Le fait d’être sur le terrain installe aussi une relation de confiance, de famille, avec mes travailleurs » – Tiguidanke Mounir Camara

Suite à son mariage en 2000 et à la naissance de ses jumeaux en 2001, elle décide de mettre un terme à sa carrière de mannequin pour se lancer dans l’entrepreneuriat. Issue d’une famille au background politique, elle a déjà connaissance de l’importance du secteur minier pour un pays et lance Tigui Mining Group du groupe TMC Group en 2009 pour l’exploration et l’exploitation de minerais comme l’or et le diamant. Elle devient ainsi la première femme PDG et propriétaire dans le secteur minier et agricole d’Afrique de l’Ouest. Aujourd’hui, son entreprise prospecte en Guinée-Conakry mais également en Côte d’Ivoire où elle a également engagé des activités agricoles.

Comment s’est passée la transition du mannequinat à la prospection minière ?

En tant que mannequin, on sait très bien que nous n’allons pas vieillir en faisant du mannequinat. C’est une passion que je voyais également comme un business. J’ai donc commencé par étudier la gestion des entreprises à l’école et je me suis dit qu’il était temps de mettre en pratique ce que j’avais appris.

« Je refuse que l’on me mette une étiquette »

J’ai créé plusieurs sociétés, dont Foudis, une maison de mode, et Danke, une maison de cosmétiques. Mais ce qui m’a poussée vers le secteur minier c’est mon expérience dans le mannequinat où j’ai eu affaire à des bijoutiers. Je me suis rendue compte que beaucoup de ces gens prenaient leurs minerais de l’Afrique. Certains avaient des licences, d’autres achetaient simplement la joaillerie et se faisaient beaucoup d’argent. Mais en tant qu’Africaine qui connait les réalités de l’Afrique, je me suis demandée quel était le rapport économique et social de ces entreprises par rapport aux communautés africaines. En tant qu’entreprise nous avons également un rôle social : celui d’aider les communautés dans lesquelles nous pratiquons des activités.

En 2009, je voyais toujours de la pauvreté en Afrique malgré quelques entreprises qui respectaient ce rôle social, donc je me suis dit qu’il était temps que l’Afrique prenne sa destinée en main.

Tiguidanke mounir camara TMG
Tiguidanke Mounir Camara / @Facebook / Tigui Mining Group – TMG

Comment passe-t-on d’un univers glamour entre strass et paillettes, à l’univers boueux des mines et de la prospection ?

Dans toute chose il faut avoir la passion ! Comme j’aime ce que je fais, la transition a été facile. Quand je suis dans les mines, je me comporte en tant que minière. Quand je suis hors du contexte minier, je suis une femme et encore un peu mannequin. Mais aujourd’hui on me voit davantage comme une femme et une entrepreneuse.

Je refuse que l’on me mette une étiquette car j’ai eu du mal à acquérir le respect de mes confrères entrepreneurs. On me voyait toujours comme une femme belle et jeune, comme un mannequin. Tu restes jolie et c’est tout. Je leur ai bien fait comprendre que je n’étais pas une bimbo, que j’avais des connaissances et que tout comme eux, je pouvais accomplir des choses. J’ai dû effectuer un travail personnel pour leur faire comprendre que nous étions des égaux et qu’ils avaient en face d’eux une femme qui entreprend.

« Je veux faire la promotion de l’excellence »

Avez-vous rencontré d’autres difficultés pour mener votre projet à bien et devenir la première femme PDG et propriétaire dans le secteur minier ouest-africain ?

Comme dans toute société il y a des hauts et des bas, et comme dans toute société minière il y a des problèmes d’investissement. De plus, le secteur minier évolue dans des pays, en général, sous-développés où il y règne des problèmes sociaux, économiques et politiques. S’il y a un manque de stabilité politique et économique, le challenge est très élevé car les investisseurs ne veulent pas aller dans des zones à haut risque. Mais ces problèmes sont communs à toutes les sociétés minières.

Pour moi, en tant que femme et africaine, je savais que je ne disposais pas de tous les moyens pour lever des fonds. Comme je ne pouvais pas me tourner vers les banques pour avoir des prêts, j’ai décidé de m’autofinancer. Actuellement je n’ai donc pas de prêt bancaire ni d’investisseur. J’utilise mes propres fonds ce qui me permet d’y aller, lentement certes, mais sûrement.

« Mon rôle est également de permettre à d’autres personnes de se surpasser et d’atteindre un niveau qu’ils n’imaginaient pas atteindre. »

Grâce à votre statut de propriétaire, vous créez de l’emploi et engagez des jeunes, des hommes et des femmes. C’est important pour vous de pouvoir engager des femmes ?

Bien sûr ! Je fais la promotion des femmes dans le secteur minier donc il est normal que j’en embauche dans mon entreprise. Mais je ne veux pas être sexiste, donc ce n’est pas parce que c’est une société fondée et dirigée par une femme que tous les employés doivent être des femmes. Je veux faire la promotion de l’excellence, tout en soutenant le genre. Pour autant, si une femme n’a pas la capacité d’être embauchée chez moi, je ne vais pas le faire sous prétexte que c’est une femme. À l’inverse, si elle a les capacités requises je l’embaucherais sans réfléchir.

Tiguidanke mounir camara femmes travailleuses
Tiguidanke Mounir Camara avec les femmes du village de Guingouiné

Je donne également la chance à ceux qui n’ont pas atteint un certain niveau. Je leur fournis des formations qui leur permettra d’acquérir un emploi au sein de ma société. L’expérience ne fait pas tout. Si je pense qu’une personne à les qualités nécessaires pour rejoindre l’entreprise, telles que la capacité et l’honnêteté intellectuelle, la ténacité et la passion, je lui donne une chance.

Mon rôle est également de permettre à d’autres personnes de se surpasser et d’atteindre un niveau qu’ils n’imaginaient pas atteindre. C’est cette même chance que l’on m’a donnée à mes débuts car je ne connaissais rien du secteur minier, mais j’avais la volonté de réussir.

Vous mettez la main à la pâte et descendez dans les mines, c’est important de s’investir également physiquement ?

Oui et j’aime ça ! C’est une partie qui me passionne. Cela me permet de savoir si ce que j’ai pu peaufiner dans les bureaux et écrire est réalisable.

J’aime être sur le terrain et travailler avec mes employés, connaître les étapes de chaque procédure et leur impact physique, moral et économique. Sans cela, je ne peux pas me rendre compte de l’impact du programme, des horaires que j’ai mis en place. Si ces impacts sont négatifs, les retombées de l’entreprise le seront aussi. C’est le terrain qui commande.

Tiguidanke mounir camara mines prospection
Tiguidanke Mounir Camara et un de ses travailleurs sur le terrain

Je suis la première débout et la dernière couchée. Le fait d’être sur le terrain installe aussi une relation de confiance, de famille avec mes travailleurs. Je ne suis pas juste la patronne qui donne des ordres.

« Nous ne restons plus silencieuses et sommes plutôt actives : nous sommes des go-getters »

Comment voyez-vous l’avenir de l’Afrique et de la femme dans le secteur minier ?

Je pense que l’avenir de l’Afrique est sur une voie très positive et avancée. Aujourd’hui, nous les Africains et jeunes africains, nous nous sommes réveillés. On comprend les enjeux actuels et on sait que l’Afrique ne peut pas avancer sans nous. Avec les avancées d’Internet et les outils multimédias tout le monde peut savoir ce qu’il se passe en Afrique et participer à la résolution des problèmes du continent à sa manière sans forcément être sur place. La jeunesse l’a bien compris et nous voyons beaucoup d’engouement et de développement sur ce plan.

tiguidanke mounir camara
Tiguidanke Mounir Camara

En ce qui concerne la femme, nous savons qu’elle est le pilier culturel de l’Afrique. Mais aussi de la famille, du développement économique et social et de tout ce qui en découle. Le combat de la femme en Afrique n’est pas nouveau. Pour autant, la nouvelle génération apporte une nouvelle force, une nouvelle dynamique dans le développement du statut de la femme dans la société.

Aujourd’hui, nous ne sommes plus silencieuses et plutôt actives : nous sommes des go-getters (fonceuses, ndlr). Nombre de femmes sont aujourd’hui très éduquées et comprennent les enjeux économiques et sociaux. Nous avons des femmes dans la politique, des femmes présidentes, premiers ministres ou qui occupent des postes à responsabilités.

Quelle est la prochaine étape dans votre carrière ?

Tout d’abord, amener mes sociétés de la phase d’exploration à la phase d’exploitation. Ma passion : aider la communauté. Nous faisons déjà des actions sociales en créant des partenariats avec des villageois, mais le réel impact ne se verra que véritablement lorsque nous passerons à la phase d’exploitation, quand je serai en mesure d’avoir des concessions minières, des familles vivants sur des zones minières…

Jeuneafrique.com par

Gabon: le SG du parti au pouvoir demande des résultats crédibles à la présidentielle

août 31, 2016

Libreville – Le secrétaire général du Parti démocratique gabonais (PDG) du président sortant Ali Bongo Ondimba, a appelé mercredi la Commission électorale (Cénap) à prendre toutes les dispositions pour publier des résultats fondamentalement crédibles de la présidentielle, dans une déclaration transmise à l’AFP.

Le secrétaire général Faustin Boukoubi, numéro deux du parti, encourage la Cénap à prendre toutes les dispositions idoines afin de publier des résultats fondamentalement crédibles au moment où la commission est réunie pour valider les résultats extrêmement controversés du scrutin opposant M. Bongo – également président du PDG – à l’opposant Jean Ping.

La paix, acquis le plus précieux de ces dernières décennies, mérite d’être absolument préservée afin de vivre des lendemains post-électoraux apaisés et propices à la relance de notre économie, poursuit-il.

Chaque Gabonais aimant véritablement son pays, patriote et soucieux des droits de l’homme, doit s’ingénier à éviter tout acte susceptible de la compromettre.

M. Boukoubi appelle enfin tous les compatriotes des deux camps politiques à faire preuve de sagesse et de retenue dans l’intérêt du peuple gabonais.

Le PDG soutient la position de son candidat Ali Bongo Ondimba tout en demeurant soucieux de la paix au Gabon, conclut son secrétaire général.

Depuis mardi soir, les débats au sein de la Cénap qui centralise les résultats s’enflamment sur une seule des neuf provinces: le Haut Ogooué, fief de l’ethnie Téké d’Ali Bongo et de son père et prédécesseur Omar Bongo, au pouvoir pendant 41 ans jusqu’à sa mort en 2009.

M. Bongo obtiendrait dans cette province 95,46% des suffrages, avec une participation de 99,93% pour 71.714 inscrits, d’après le procès-verbal qui doit servir de base au débat, auquel l’AFP a eu accès.

Ce score permettrait au président-candidat de remporter la victoire avec 49,,80% sur l’ensemble des neuf provinces, contre 48,23% pour son rival Jean Ping, avec un taux de participation nationale de 59,46%, toujours selon ces documents provisoires.

Ce qui représente au niveau national une différence de 5.594 voix en faveur de M. Bongo devant M. Ping sur 627.805 électeurs inscrits au total.

Sous couvert d’anonymat, un délégué de la majorité au pouvoir au sein de la Cénap n’a pas caché son septicisme à l’AFP: ces résultats vont être difficile à faire croire (au peuple, ndlr). On a jamais jamais vu des scores pareils, même du temps du père le défunt Omar Bongo.

Romandie.com avec(©AFP / 31 août 2016 12h59)

Présidentielle gabonaise: Le PDG va-t-il désigner un candidat de substitution ?

mai 21, 2016

 

Bien que le Gabon soit semblable à une « Maison de verre », comme se vantait le patriarche, quand il voulait convaincre que le pays ne marchait pas trop mal, tout ne va plus pour le mieux du monde. A l’heure actuelle, il y a une sourdine course contre la mort (qui ne dit pas son nom) entre, au moins, deux dignitaires du gouvernement : le premier ministre, Daniel Ona Ondo, et son premier vice-premier ministre et ancien premier ministre, Paul Biyoghe Mba ( sur notre photo avec Faustin Boukoubi), se livrent une bataille féroce de positionnement au cas où le candidat officiel du parti, pour une raison ou pour une autre, serait empêché de se présenter. Bien sûr que nous ne sommes pas ici dans une pure hypothèse d’école : un épais nuage (c’est une litote) entoure la candidature du « distingué camarade ». Entre ceux qui demandent son départ du pouvoir avant la présidentielle pour faux et usage de faux et ceux qui dans le parti ne sont plus avec lui tout en faisant mine de le soutenir, cela fait beaucoup pour ses frêles épaules qui ont pu supporter cette charge, en 2009, uniquement, parce qu’il était, efficacement, soutenu par les anciens. Autant le PDG était aligné derrière lui en 2009, autant, en 2016, on ne sait
pas exactement qui est qui dans le PDG et qui soutient qui et comment ? C’est un mystère total et d’autant plus effrayant que le vote est rigoureusement individuel et secret (dans l’isoloir).

Daniel Ona Ondo et Paul Biyoghe Mba sont en train de prendre de l’avance sur d’autres éventuels prétendants. Il ne se passe pas de journal télévisé ou radio sans qu’on ne consacre une page sur les activités de l’un et de l’autre. Nous disons bien l’un et l’autre. On peut même dire qu’ils sont plus présents sur le petit écran que le distingué camarade lui-même. Roulent-ils de cette façon excessive pour celui dont la candidature est loin de faire l’unanimité au sein du PDG et encore moins dans le pays ?

Mais si elle est risquée, la stratégie des deux compères n’est pas pour autant inopportune. Nul ne sait comment se terminera le combat que mène l’opposition contre une candidature du BOA suprême. Bien qu’étant le candidat du PDG, BOA ne suit que les directives de son maître à penser et à tout faire, le Béninois, Maixent Accrombessi. Si Paul Biyoghe Mba et Raymond Ndong Sima le prenaient pour le diable en costume, ce n’est pas Daniel Ona Ondo qui le prend en estime. Ce Béninois qui dirige le Gabon depuis sept ans sans avoir été élu, a, aussi, la haute main sur le PDG. C’est aussi lui qui a tenté, à deux reprises, de « domestiquer » la justice, une fois l’année dernière avant que la présidente de la Cour constitutionnelle ne retoque la réforme proposée par le gouvernement, et la semaine dernière, avec des nominations complaisantes au sein du Conseil supérieur de la magistrature, qui ont réveillé les magistrats de leur torpeur, demandant, immédiatement, leur retrait pur et simple. Selon des sources dignes de foi, Accrombessi était derrière cette combine, qui, mettait en avant, le ministre de la Justice, Séraphin Moundounga. On comprend le souci de l’émergent en chef du Palais du Bord de Mer : il a besoin d’avoir une justice, totalement, aux ordres parce que le cas du « distingué camarade » est, déjà, presque, scellé par les juges.

Entre procès pour faux papiers ayant servi à la candidature de BOA en 2009 ou pour toucher l’héritage de façon indue, et les tentatives de destitution qui ne portent pas leurs fruits à cause du verrouillage du système, la rue ou l’armée, tôt ou tard, risqueront de mettre les uns et les autres d’accord. Pour éviter cette issue fatale qui a coûté 10 précieuses années à la Côte d’Ivoire, la seule façon de couper l’herbe sous les pieds des anti-BOA (qui se recrutent jusqu’au sein du PDG), c’est de prendre le taureau par les cornes, en désignant, dès maintenant, un candidat de substitution.

Afriqueeducation.com

Au Gabon, le parti d’Ali Bongo se fracture

mai 3, 2016

Une tribune de cadres du parti Parti démocratique gabonais (PDG) d'Ali Bongo lors d'une réunion en septembre 2012, à Libreville.

Une tribune de cadres du parti Parti démocratique gabonais (PDG) d’Ali Bongo lors d’une réunion en septembre 2012, à Libreville. Crédits : STEVE JORDAN / AFP
Certains avaient été exclus tandis que d’autres avaient démissionné avec fracas de l’Assemblée nationale, il y a un mois. Lors d’un congrès, tenu dimanche 1er mai à Libreville, d’anciens députés qui représentaient jusque-là l’aile dissidente du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) ont décidé de créer leur propre formation politique.

Lire aussi : Ali Bongo : « Les Gabonais me jugeront sur mon bilan »

Avec ce nouveau parti, baptisé Rassemblement héritage et modernité (RHM), les ex-députés promettent de « remettre le Gabon sur les rails » et de battre le chef de l’Etat, Ali Bongo, lors de la présidentielle du 28 août. Celui qui défendra les couleurs du RHM lors de cette élection est Guy Nzouba-Ndama, président démissionnaire de l’Assemblée nationale début avril.

« Profito-situationnistes »

« Nous nous retrouvons aujourd’hui avec un catalogue volumineux de promesses non tenues de tous ces profito-situationnistes responsables du rêve avorté des Gabonaises et des Gabonais », a lancé l’opposant dans son discours d’investiture. Avant sa démission et l’annonce de sa candidature le 5 avril, Guy Nzouba-Ndama soutenait encore fermement le parti au pouvoir.

Avant le Rassemblement héritage et modernité, une autre formation politique s’est créée le 27 avril. Démocratie nouvelle (DN) réunit des soutiens de l’opposant Jean Ping, ancien président de la Commission de l’Union africaine, également candidat à la succession d’Ali Bongo le 28 août. Le chef de l’Etat, qui a succédé à son père Omar Bongo en 2009, a annoncé fin février sa candidature à deuxième mandat.

Lemonde.fr

Gabon: Avant la présidentielle, démissions en cascade dans la majorité

avril 2, 2016

Gabon: Avant la présidentielle, démissions en cascade dans la majorité

Neuf députés frondeurs du Parti démocratique gabonais (au pouvoir) ont démissionné vendredi 1er avril, suite au départ fracassant du président de l’Assemblée nationale la veille. Les élections présidentielles qui auront lieu au second semestre 2016 créent des dissensions au sein de la majorité.
Neuf députés frondeurs du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) ont démissionné vendredi 1er avril, dans un contexte de dissensions au sein de la majorité à l’approche de la présidentielle du second semestre 2016.

« Nous informons l’opinion nationale et internationale de notre démission collective de l’Assemblée nationale », ont affirmé les députés dans une déclaration collective  à Libreville, attirant l’attention sur l’exclusion « arbitraire » de trois autres députés du parti, mardi 29 mars.

Les neuf démissionnaires estiment que les trois députés exclus l’ont été « en violation des procédures disciplinaires prévues par le règlement de l’Assemblée nationale ». C’est ce qu’a expliqué à l’AFP un des démissionnaires, Edgard Owono Ndong:

Nous, députés du « Rassemblement PDG – Héritage et Modernité », affirmons notre solidarité profonde à l’égard de nos collègues. Ils ont été relevés de leurs mandats sans notification individuelle et alors que le président de l’Assemblée était en mission à l’extérieur. Les institutions ne sont plus respectées, il suffit d’exprimer son opinion pour subir des représailles et des intimidations.

Une décision politique

Les trois destitués – Michel Menga, Jonathan Ignoumba et Alexandre Barro Chambrier – ont créé récemment une branche dissidente baptisée « PDG Héritage et Modernité » au sein du parti au pouvoir, qui rassemble une quinzaine de députés et d’anciens ministres.

Ce courant a annoncé le 10 mars son intention de présenter un candidat face au président Ali Bongo Ondimba, candidat à un second mandat, dont il dénonce « le bilan calamiteux ». Le député Philippe Nzenguet Mayila enfonce le clou à ce propos:

Nous sommes des militants du PDG et en 2009 nous avons soutenu le programme du président Bongo, mais nous ne pouvons pas continuer comme ça (…) il faut voir dans quelles conditions désastreuses les Gabonais vivent dans les quartiers enclavés de la capitale

Les neuf frondeurs ont ainsi emboîté le pas au président de l’Assemblée nationale depuis 1997, Guy Nzouba Ndama – réputé proche d’Héritage et Modernité -, qui a annoncé jeudi 31 mars sa démission surprise à l’issue d’une séance plénière dans l’hémicycle.

M. Nzouba Ndama, figure politique incontournable au Gabon, a notamment expliqué qu’il ne pouvait « cautionner une quelconque jurisprudence qui viserait à fouler aux pieds l’immunité parlementaire dont jouissent les députés ».

Dans un article intitulé « Guy Nzouba Ndama provoque Bongo en duel« , la bien informée « Lettre du continent » avait affirmé mercredi 30 mars que le président du Parlement annoncerait le 5 avril sa propre candidature, après avoir préalablement démissionné.

M. Nzouba Ndama, figure incontournable

Selon ce collaborateur, l’Assemblée nationale a notamment été le théâtre mardi soir « vers 19h00, d’une arrivée massive de la DGR (Direction générale des recherches) qui a voulu empêcher le trésorier de partir avec des documents de travail ».

Une vidéo de l’annonce de la démission de M. Nzouba Ndama durant la séance plénière a été par ailleurs diffusée jeudi sur les réseaux sociaux par un opposant gabonais.

Guy Nzouba Ndama, 70 ans, membre du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) et président de l’Assemblée nationale depuis 1997, explique sa décision ainsi:

J’ai choisi, afin de réhabiliter l’honneur souillé des députés et de la première chambre du Parlement gabonais de remettre mon mandat de président de l’Assemblée nationale entre les mains de mes collègues. Je ne puis cautionner une quelconque jurisprudence qui viserait à fouler aux pieds l’immunité parlementaire dont jouissent les députés, en principe, tout comme la tentative d’intimidation exercée sur ces derniers dans le cadre de leurs fonctions.

Cette démission fracassante intervient alors que des divisions de plus en plus grandes sont apparues ces derniers mois au sein du parti au pouvoir, à l’approche de l’élection présidentielle prévue au second semestre 2016.

Par itele.fr

Christophe de Margerie, PDG de Total, meurt accidentellement en Russie

octobre 21, 2014
Christophe de Margerie

Christophe de Margerie

Crédits photo : FRED DUFOUR/AFP

Le patron du groupe pétrolier français est mort ce mardi, dans le crash de son jet privé, à l’aéroport Vnoukovo de Moscou. Il avait 63 ans. L’avion du PDG est entré en collision au moment du décollage avec une déneigeuse, dont le conducteur était ivre.

Le patron du groupe pétrolier français Total, Christophe de Margerie, 63 ans, est décédé tragiquement dans la nuit de lundi à mardi dans le crash d’un avion privé à l’aéroport de Vnoukovo, près de Moscou. Il se trouvait dans la capitale russe pour une réunion consacrée à l’investissement. L’avion du PDG, entré en collision au moment du décollage avec une déneigeuse, s’est écrasé peu avant minuit, provoquant la mort du chef d’entreprise et des trois membres d’équipage du jet Falcon-50. Le conducteur était ivre selon l’enquête. Il n’a pas été blessé.

«Le groupe Total confirme avec une grande émotion et une profonde tristesse que son président-directeur général Christophe de Margerie est décédé cette nuit peu après 22 heures (heure de Paris) dans un accident d’avion, à l’aéroport de Vnoukovo de Moscou, à la suite d’une collision avec un engin de déneigement», a indiqué le pétrolier français.

Retour d’une réunion avec le premier ministre russe

L’aéroport a précisé que la visibilité était de 350 mètres au moment du crash, ajoutant avoir envoyé ses services de secours sur les lieux, qui «ont immédiatement commencé à éteindre le feu qui s’était déclaré». Les boîtes noires de l’appareil ont quant à elles été trouvées par les experts dépêchés sur place, selon une source au sein de l’aéroport citée par l’agence Interfax.

Une enquête sur les circonstances de l’accident a été ouverte auprès du Comité intergouvernemental d’aviation, qui enquête sur tous les accidents aériens en Russie, ainsi qu’auprès de l’agence fédérale d’aviation russe, dont le directeur, Alexandre Neradko, a promis de suivre le dossier personnellement. Selon lui, plusieurs éléments peuvent expliquer la catastrophe, parmi lesquelles de mauvaises conditions météorologiques, avec notamment une couverture nuageuse, du brouillard et des précipitations. En outre, les autorités n’excluent pas «le facteur humain», a-t-il ajouté, cité par Interfax.

Selon le quotidien russe Vedomosti, Christophe de Margerie revenait d’une réunion avec le premier ministre russe Dmitri Medvedev dans sa maison de campagne près de Moscou consacrée aux investissements étrangers en Russie, frappée par les sanctions occidentales à son encontre mais dont Total ne s’est jamais détourné.

Le PDG de Total avait notamment été l’un des quelques grands dirigeants d’entreprise à participer en mai au forum économique international organisé à Saint-Pétersbourg par la Russie, en pleine escalade des tensions avec l’Occident sur fond de crise ukrainienne.Total est également partenaire avec le russe Novatek dans le gigantesque projet gazier Yamal, dans le Grand Nord russe.

Christophe de Margerie était devenu PDG de Total en 2010, après toute une carrière au sein du géant pétrolier.

Par lefigaro.fr

Rihanna trop trash pour Nivea selon le boss de la marque

août 8, 2012

Elle n’est plus la crème de la crème pour Nivea 

 
  • Rihanna trop trash pour Nivea selon le boss de la marque
  • Rihanna trop trash pour Nivea selon le boss de la marque
  • Rihanna trop trash pour Nivea selon le boss de la marque
 
Le nouveau PDG de Beiersdorf, la marque mère de Nivea, n’a pas apprécié la pub avec Rihanna et il l’a fait savoir. Riri, elle, est vexée.

Entre Rihanna et Nivea, c’était une belle histoire. L’an dernier, la chanteuse prêtait visage et voix pour les 100 ans de la marque culte à la petite boîte bleue. Mais ça, c’était avant. Stefan Heidenreich, le nouveau PDG de la maison mère de Nivea, Beiersdorf a fait l’état des lieux dans un journal allemand. Ses propos, rapportés par le Sun, ne font pas dans le détail.

« La publicité avec Rihanna ne servait à rien. Je ne comprends pas comment Nivea peut être associée à Rihanna. Nivea est une marque avec des valeurs comme la confiance, la famille et la fiabilité. »

On a vu la Barbadienne très affectée par la mort de sa grand-mère, mais sa manière de gérer son deuil aurait seule suffi à la faire virer pour comportement outrageant. Alcool, fêtes jusqu’au bout de la nuit et tenues les plus minis possibles ne sont en effet probablement pas ce que préfère Nivea : ces premiers retours sur la collaboration laissent entendre que ce partenariat ne va pas être renouvelé.

Un constat qui n’a pas plu à Rihanna comme elle l’a fait savoir sur Twitter, où elle a posté une photo de Stefan Heidenreich avec la légende « No caption necessary » (aucune légende n’est nécessaire). Apparemment, elle est vexée.

Voici.fr par V.P