Posts Tagged ‘Pedro Sanchez’

Sanchez veut prolonger le confinement en Espagne jusqu’au 21 juin

mai 31, 2020

 

Le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a déclaré dimanche qu’il allait demander au Parlement de prolonger de deux semaines le confinement, jusqu’au 21 juin, pour en finir «une bonne fois pour toutes» avec l’épidémie de coronavirus avant de lever les restrictions de mouvement imposées à ses compatriotes.

Sanchez a fait cette annonce pendant une visioconférence avec les présidents de région, précisant qu’il s’agirait de la dernière prolongation compte tenu de l’amélioration de la situation sanitaire. «Nous avons pratiquement fini ce que nous avions à faire», a déclaré un peu plus tard le chef du gouvernement pendant une conférence de presse. L’Espagne n’a rapporté que quatre nouveaux décès samedi, portant le bilan à 27.125 morts depuis le début de l’épidémie.

L’opposition de droite est opposée à la prolongation du confinement mais Sanchez devrait pouvoir s’appuyer sur une majorité aux Cortes grâce à l’abstention des indépendantistes catalans de l’ERC. Si le Parlement approuve la décision de Sanchez, les Espagnols seront autorisés à circuler à l’intérieur de leur région de résidence à partir du 21 juin, puis dans l’ensemble du pays à compter du 1er juillet.

Par Le Figaro avec Reuters

Espagne: déconfiner trop vite serait «impardonnable», affirme Sanchez

mai 6, 2020

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a affirmé mercredi qu’un déconfinement trop «précipité» serait «impardonnable» avant de convaincre les députés de prolonger l’état d’alerte dans le pays, l’un des plus endeuillés par la pandémie.

Grâce aux voix des libéraux de Ciudadanos et des nationalistes basques, le régime d’état d’alerte – qui permet notamment de limiter les déplacements et devait expirer samedi à minuit – a été prolongé de deux semaines, jusqu’au 23 mai inclus. L’opposition de droite du Parti Populaire, qui avait voté les précédentes prolongations, a en revanche refusé de l’appuyer cette fois. «Ignorer le risque de l’épidémie et lever l’état d’alerte de façon précipitée serait une erreur absolue, totale et impardonnable», a plaidé M. Sanchez devant les députés.

C’est la quatrième fois que l’état d’alerte est ainsi prolongé. Il avait permis à l’exécutif espagnol d’imposer le 14 mars un confinement des plus stricts, qui a commencé à être assoupli depuis la fin du mois d’avril. Selon le nouveau bilan publié mercredi par le ministère de la Santé et qui confirme le net ralentissement de l’épidémie, l’Espagne a recensé 244 morts du coronavirus en 24 heures, un rebond après trois jours sous la barre des 200.

Au total, le nombre de décès s’élève à 25.857 tandis que le nombre de cas confirmés a dépassé les 220.000. «Nous progressions très bien», mais «il serait vraiment triste qu’en raison d’une envie de sortir plus vite que ce qui est recommandé, nous perdions tout ce que nous avons gagné», a averti le directeur du Centre d’urgences sanitaires, le Dr Fernando Simon.

Après avoir autorisé les promenades des enfants fin avril puis les sorties des adultes pour faire du sport ou des promenades le week-end dernier, le gouvernement a prévu de lancer, lundi, une nouvelle phase du plan de déconfinement qui doit s’étaler jusqu’à fin juin. D’ici la fin de ce plan, les déplacements resteront limités pour les Espagnols, qui ne pourront pas sortir de leur province. «Les restrictions seront de moins en moins sévères, mais il y aura encore des restrictions et ces restrictions nécessitent l’état d’alerte» pour être appliquées, a expliqué Pedro Sanchez.

Sa gestion de la crise est sévèrement critiquée par le Parti Populaire, première force d’opposition de droite, ainsi que par l’extrême droite et les indépendantistes catalans qui considèrent que le gouvernement fait un usage excessif de l’état d’alerte.

Par Le Figaro avec AFP

Sanchez prête serment pour gouverner l’Espagne

juin 2, 2018

/ © POOL/AFP / Fernando Alvarado

Le socialiste espagnol Pedro Sanchez a prêté serment samedi comme chef d’un gouvernement qu’il doit encore former, après avoir renversé le conservateur Mariano Rajoy, et le président indépendantiste de Catalogne l’a immédiatement appelé à négocier l’avenir de la région.

M. Sanchez, un économiste de 46 ans sans expérience du pouvoir, a prêté serment devant le roi Felipe VI, au palais de la Zarzuela, et en présence de son prédécesseur Mariano Rajoy, qu’il a évincé vendredi grâce à une motion de censure au Parlement.

Sans bible ni crucifix, une première en Espagne, il a juré « de respecter et faire respecter la constitution comme la loi fondamentale de l’Etat ».

Un défi à relever sans attendre, puisque le président de la région Catalogne, Quim Torra, l’a invité à des négociations alors que son objectif est l’indépendance de la Catalogne, contraire à la constitution.

« Nous devons nous asseoir à la même table, de gouvernement à gouvernement. La situation ne peut pas continuer, même pas un jour de plus », a dit M. Torra dont le gouvernement régional a pris ses fonctions peu après la prestation de serment de M. Sanchez.

Cette prise de fonction entraîne la levée automatique de la tutelle imposée à la Catalogne quand elle a tenté de faire sécession le 27 octobre dernier.

M. Sanchez s’est déjà engagé à « jeter des ponts » pour dialoguer avec les indépendantistes, même s’il avait fermement soutenu M. Rajoy dans la crise catalane.

– Redressement fulgurant –

Le chef du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) doit encore nommer les membres de son gouvernement. Ce n’est que quand la liste sera publiée au journal officiel qu’il pourra prendre pleinement ses fonctions, dans les jours qui viennent.

Après avoir mené son parti à deux défaites électorales cuisantes en 2015 et 2016, contraint à la démission par l’appareil du PSOE puis remis en selle par les militants il y a un an à peine, Pedro Sanchez a réussi à déboulonner M. Rajoy, un vétéran de la politique de 63 ans, au pouvoir depuis 2011.

Il a saisi l’occasion de la condamnation du Parti Populaire (PP) de M. Rajoy pour déposer une motion de censure le 25 mai. C’était une affaire de trop pour le chef du gouvernement, qui était jusqu’à présent sorti indemne de multiples scandales impliquant son parti.

L’opposition s’est liguée contre M. Rajoy, lâché par ses alliés nationalistes basques du PNV dont il venait pourtant d’obtenir l’approbation du budget contre un demi-milliard d’euros d’investissements.

– Majorité instable –

Lors de sa première prise de parole, son successeur, 1,90 m et surnommé « le beau mec », a promis d’aborder avec « humilité tous les défis auxquels le pays fait face » en citant en particulier « l’urgence sociale », alors que le chômage et la précarité minent toujours l’Espagne malgré une insolente reprise économique.

Mais il devra démontrer qu’il peut gouverner avec ses 84 députés socialistes après avoir réuni une majorité hétéroclite allant de la gauche radicale Podemos aux indépendantistes catalans et aux nationalistes basques du PNV.

Ses alliés de circonstance ont tous souligné que leur vote contre M. Rajoy n’était pas un chèque en blanc. Podemos réclame avec insistance d’entrer au gouvernement.

Selon Fernando Vallespin, politologue à l’Université autonome de Madrid, il ne pourra faire voter que des mesures « lui permettant d’obtenir une majorité facile », comme des amendements à la loi du travail ou une meilleure protection de la liberté d’expression.

En matière de dépense publique, M. Sanchez s’est déjà lié les mains en promettant au PNV de ne pas toucher au budget de M. Rajoy et à ses largesses financières pour le Pays basque.

L’agence de notation financière DBRS s’attend à ce qu’il dirige « un gouvernement de transition, avec peu de marge de manoeuvre pour infléchir les politiques, et qu’il convoque finalement des élections dans les mois à venir vu la difficulté qu’il aura à faire passer des lois ».

Romandie.com avec (©AFP / 02 juin 2018 15h22)                

Espagne: le chef du Parti socialiste Pedro Sanchez a démissionné

octobre 1, 2016

Madrid – Le chef du Parti socialiste espagnol Pedro Sanchez a annoncé samedi soir sa démission, a-t-on appris de sources concordantes, ouvrant la voie à un déblocage de la crise politique qui dure depuis 9 mois en Espagne.

Pedro Sanchez, 44 ans, a annoncé sa démission aux membres du comité fédéral, sorte de parlement du parti, après avoir été mis en minorité lors d’un vote clôturant une journée de débats houleux.

Mercredi, une partie de son équipe avait démissionné pour forcer son départ.

Ses opposants souhaitaient notamment qu’il lève son véto à un nouveau gouvernement du conservateur Mariano Rajoy. Ils lui reprochaient aussi les mauvais résultats électoraux du parti.

Ses partisans estimaient au contraire qu’il était préférable de faire barrage au Parti populaire de Mariano Rajoy, même si cela prolongeait le blocage du pays.

Les partisans de remettre le gouvernement au Parti populaire s’imposent au sein du PSOE , a immédiatement réagi sur son compte Twitter le chef de Podemos (gauche radicale) Pablo Iglesias.

Pedro Sanchez envisageait depuis plusieurs semaines de former un gouvernement avec Podemos.

(Romandie.com avec©AFP / 01 octobre 2016 21h08)

Espagne: Démission collective au sommet du PS pour faire tomber son chef

septembre 28, 2016

Dix-sept membres de la direction du Parti socialiste espagnol (PSOE) ont présenté mercredi leur démission, a-t-on appris auprès du parti. Ils veulent forcer le départ de son secrétaire général Pedro Sanchez. Ce dernier devrait pourtant rester en place.

« Dix-sept démissions (…) ont été présentées aujourd’hui », a déclaré un porte-parole du parti. L’organe exécutif « doit être destitué et ses pouvoirs doivent être transmis à une direction intérimaire », a affirmé un opposant à M. Sanchez.

Comme deux membres du comité avaient déjà démissionné il y a plusieurs mois et qu’un autre est décédé, plus de la moitié des sièges seraient désormais vacants, ce qui prive l’instance de sa légitimité. En pareil cas, une équipe intérimaire doit être mise sur pied et un congrès organisé pour désigner un nouveau chef de file.

Malgré cette vague de défections, le patron du PSOE conserve la direction du parti, a annoncé le numéro 2 des socialistes, Cesar Luena. Il a précisé que le comité exéuctif ne serait pas dissous.

Pour la plupart des observateurs, ce geste avait pour but d’ouvrir la voie à la formation d’un nouveau gouvernement conservateur malgré l’absence de majorité parlementaire.

M. Sanchez s’oppose en effet à la reconduction de Mariano Rajoy, chef du gouvernement sortant issu du Parti populaire, ce qui ne fait pas l’unanimité au sein du PSOE, dont certains membres craignent que le parti ne sorte affaibli d’éventuelles nouvelles élections, après celles du 20 décembre et du 26 juin.

Romandie.com avec(ats / 28.09.2016 20h32)