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Égypte : Hosni Moubarak plaide la cause de Mohamed Morsi

mars 11, 2013
 

Hosni Moubarak souffre d'un cancer. Hosni Moubarak souffre d’un cancer. © Reuters

Selon son avocat, Farid Al-Dib, le président déchu Hosni Moubarak est « triste et frustré » devant la multiplication des manifestations violentes qui ont pour but de dénoncer la politique de son successeur Mohamed Morsi.

Mohamed Morsi s’attendait-il à un tel soutien ? Hosni Moubarak appelle les Égyptiens à se rallier à son successeur islamiste et à cesser les protestations violentes, a indiqué l’avocat du président déchu, Farid Al-Dib, lundi 11 mars. « Il est le président élu, les gens doivent se rassembler autour de lui », a dit l’ancien homme fort égyptien à son conseil.

Une prise de position opportune ? Elle paraît à tout le moins bien étonnante, tant l’inimité entre les deux hommes est de notoriété publique. Mohamed Morsi avait été emprisonné à deux reprises sous le régime d’Hosni Moubarak, adversaire résolu des islamistes durant ses trente années au pouvoir.

« Criminels et voyous »

« Moubarak est triste et frustré » devant la multiplication des manifestations violentes, a déclaré l’avocat. Selon lui, tout en reconnaissant le droit des Égyptiens à manifester pacifiquement, le président déchu souligne être hostile aux protestations violentes. « Moubarak considère toujours que ceux qui ont attaqué les commissariats en 2011 étaient des criminels et des voyous », a encore dit l’avocat, une allusion aux actions de révolutionnaires durant la période de troubles qui avaient conduit au changement de régime.

Le contexte dans lequel ces déclarations interviennent est très délicat pour Morsi. Le 9 mars, deux manifestants ont été tués au Caire dans de nouvelles violences, après un verdict dans le procès d’une tragédie du football à Port-Saïd (nord-est), en 2012. Le tribunal de Port-Saïd, siégeant au Caire pour des raisons de sécurité, a confirmé 21 condamnations à mort prononcées en janvier et annoncé 24 condamnations à des peines de prison – dont cinq à perpétuité – ainsi que 28 acquittements. Un verdict qui a provoqué une reprise des troubles à Port-Saïd.

Agé de 84 ans, Hosni Moubarak attend son nouveau procès, qui aura lieu le 13 avril, pour la mort de manifestants durant la révolte populaire qui l’a renversé en février 2011.

Jeuneafrique.com

: un mort au Caire, troubles à Port-Saïd après un verdict

mars 9, 2013

De la fumée sort d'un d'un bâtiment de la police, le 9 mars 2013 au Caire De la fumée sort d’un d’un bâtiment de la police, le 9 mars 2013 au Caire © AFP

Au moins un manifestant a été tué le 9 mars au Caire dans de nouvelles violences, après un verdict dans le procès d’une tragédie du football, qui a également provoqué des troubles à Port-Saïd (nord-est) et alourdi le climat déjà tendu dans le pays.

Un tribunal de Port-Saïd, siégeant au Caire pour des raisons de sécurité, a confirmé 21 condamnations à mort prononcées en janvier et annoncé 24 condamnations à des peines de prison – dont cinq à perpétuité – ainsi que 28 acquittements.

Le 1er février 2012, après une victoire du club Al-Masry de Port-Saïd sur Al-Ahly, célèbre club de la capitale, des centaines de supporteurs locaux avaient attaqué la tribune d’Al-Ahly. Les violences avaient fait 74 morts, en majorité des supporteurs cairotes, le bilan le plus lourd de l’histoire du football égyptien.

Incendies

Au Caire, des supporteurs d’Al-Ahly, dénonçant des peines trop clémentes et l’acquittement de plusieurs policiers, ont incendié un club de la police et le siège de la Fédération égyptienne de football. « Au début, on était content quand on a entendu les 21 condamnations à mort. On fêtait ça et on n’a pas entendu le reste du verdict », concernant les condamnations moins sévères et les acquittements, a déclaré à l’AFP un « Ultra », le surnom des supporteurs d’Al-Ahly. « Ensuite, on est devenu très en colère », a-t-il ajouté. Les « Ultras » d’Al-Ahly sont réputés pour leur soutien actif à la révolte populaire qui a provoqué la chute de Hosni Moubarak début 2011.

Près de la place Tahrir, des heurts, sporadiques depuis de semaines, ont repris entre des manifestants et la police, faisant un mort -un homme asphyxié par des gaz lacrymogènes-, selon les services de secours. Un correspondant de l’AFP a également vu un homme mort, sans qu’il soit possible de dire s’il agissait de la même personne.

A Port-Saïd, sur le canal de Suez, des centaines de manifestants ont bloqué le trafic des ferries qui permettent de traverser le canal pour dénoncer à l’inverse la confirmation des peines capitales, prononcées principalement contre des supporteurs d’Al-Masry. Les manifestants ont brûlé des pneus, déployé une banderole réclamant « l’indépendance pour Port-Saïd » et scandé « invalides, invalides!  » pour qualifier les décisions du tribunal.

L’organisme qui gère le canal a toutefois fait savoir que le transit des cargos n’était pas affecté sur cet axe vital du transport maritime international.

L’armée appelée à l’aide

Plusieurs policiers faisaient partie des prévenus : deux officiers de haut grade ont écopé de 15 ans de prison, mais sept autres membres de la police ont été acquittés. La police avait été mise en cause pour sa passivité, et nombre d’Egyptiens pensent que l’affaire a été fomentée par d’anciens partisans de M. Moubarak afin d’attiser les tensions dans le pays.

« Ces verdicts ne touchent pas ceux qui ont réellement perpétré le crime, les chefs du ministère de l’Intérieur et les membres du conseil militaire » au pouvoir au moment de l’affaire, a estimé le Mouvement du 6-Avril, une organisation de jeunes pro-démocratie.

Les condamnations à mort de janvier avaient déjà provoqué une flambée de colère à Port-Saïd, où une quarantaine de personnes avait péri dans des affrontements avec la police. Les tensions avaient repris depuis une semaine dans cette ville.

Le président islamiste Mohamed Morsi a dû appeler l’armée au secours de la police pour tenter de ramener le calme à Port-Saïd. Ces violences ont alourdi le climat en Egypte, qui connaît une transition politique chaotique jalonnée de violences, deux ans après la chute de Hosni Moubarak et près de neuf mois après l’élection de M. Morsi, fortement contesté par une partie de la population.

Vendredi, le chef de la police anti-émeute en Egypte a été limogé après une grève sans précédent dans les rangs des policiers, qui dénonçaient leur manque d’équipement face aux manifestants violents et estimaient faire les frais de conflits politiques. Le pays, où la justice vient d’annuler l’organisation de législatives prévues fin avril pour non-conformité avec la Constitution, est également en proie à de graves difficultés économiques.

Jeuneafrique.com avec AFP

Guinée: au moins 120 opposants ont été arrêtés lundi et sont incarcérés

septembre 1, 2012

Guinée: au moins 120 opposants ont été arrêtés lundi et sont incarcérés Guinée: au moins 120 opposants ont été arrêtés lundi et sont incarcérés © AFP

L’opposition guinéenne a annoncé samedi que 120 militants, dont 87 du principal parti d’opposition, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), avaient été arrêtés lundi dernier lors de la manifestation que la police avait dispersée.

« Au moins 120 militants et sympathisants de l’opposition ont été arrêtés lundi dernier selon un décompte que nous avons fait nous-mêmes à l’issue de cette marche », a annoncé Aboubacar Sylla, président de l’UFC (Union des forces du changement) et porte parole de l’opposition, ajoutant « 87 d’entre eux sont des militants de l’UFDG de Cellou Dalein Diallo ».

Le porte-parole de l’opposition a déploré le « recul » de la démocratie en Guinée. « Ce qui s’est passé lundi dernier montre à suffisance que notre pays est loin d’être considéré comme un pays démocratique, respectueux des valeurs républicaines », a-t-il affirmé.

L’opposition est déterminée à « aller jusqu’au bout de son combat » pour la tenue d' »élections législatives transparentes, libres et fiables », a-t-il ajouté.

M. Sylla a expliqué que les opposants arrêtés ont été déférés à la prison de Conakry, « où ils attendent un autre procès politique qui va certainement les condamner à de lourdes peines de prison ».

Les autorités guinéennes avaient interdit la marche du 27 août, maintenue par l’opposition, entraînant des violences entre militants de l’opposition, forces de l’ordre et contre-manifestants du parti au pouvoir, le RPG (Rassemblement du peuple de Guinée).

Selon un bilan officiel, vingt gendarmes avaient été blessés et 35 militants arrêtés.

Le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a exprimé vendredi sa préoccupation.

« Lundi, des affrontements violents ont éclaté entre forces de sécurité et manifestants. (. . . ) Les forces de sécurité ont lancé des gaz lacrymogènes à l’intérieur du domicile d’un chef de parti. Des balles réelles auraient été tirées et plusieurs personnes arrêtées, battues ou blessées », a signalé le porte-parole du HCDH, Rupert Colville, lors d’un point presse à Genève.

La Guinée, ex-colonie française indépendante depuis 1958, est dirigée depuis novembre 2010 par Alpha Condé, ancien opposant.

Des élections, qui devaient se tenir au premier semestre 2011, ont été sans cesse reportées.

Jeuneafrique.com