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Guerre des visas : Pékin menace Washington de représailles

décembre 22, 2020

La Chine a averti mardi 22 décembre qu’elle prendrait des représailles contre les États-Unis après que ce pays a annoncé qu’il ne remettrait pas de visas aux responsables chinois soupçonnés de violations des droits de l’Homme.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a annoncé lundi une interdiction d’entrée à tous les responsables du Parti communiste chinois (PCC) impliqués dans «des activités répressives». M. Pompeo a évoqué la «répression des pratiques religieuses», des «minorités ethniques», des «dissidents», des «défenseurs des droits de l’Homme», des «journalistes», des «syndicalistes», des militants de la société civile ou des «manifestants pacifiques». Les membres de la famille de chaque responsable visé seront aussi privés de visa américain.

En réponse, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin, a indiqué que son pays condamnait «fermement» la décision de l’administration Trump. La Chine «continuera à prendre des mesures légitimes et nécessaires pour défendre résolument ses intérêts», a-t-il averti.

Washington a déjà multiplié les restrictions de visas ces derniers mois contre des responsables ou étudiants chinois, de manière souvent plus ciblée, dans le cadre de son offensive contre la Chine, érigée en adversaire stratégique numéro un de la première puissance mondiale. Le département d’État américain a ainsi annulé les visas de plus d’un millier d’étudiants et chercheurs chinois soupçonnés d’espionnage, et interdit l’entrée aux États-Unis aux responsables impliqués dans des violations des droits des musulmans ouïghours ou dans la répression à Hong Kong. Il a aussi limité drastiquement l’entrée des membres du PCC.

De son côté, Pékin a annoncé début décembre qu’il sanctionnerait les responsables américains qui se sont «mal comportés» dans le dossier hongkongais.

Par Le Figaro avec AFP

Chine/Covid-19 à Pékin : la situation encore «grave», selon les autorités

juin 28, 2020

 

Près de 500.000 personnes ont à nouveau été confinées.

La Chine a confiné dimanche 28 juin près d’un demi-million de personnes près de la capitale Pékin, touchée depuis mi-juin par un rebond de Covid-19 que les autorités décrivent encore comme «grave et complexe».

Le pays asiatique a largement contenu l’épidémie. Mais l’émergence de quelque 300 nouveaux cas dans la ville en l’espace d’un peu plus de deux semaines alimente les craintes d’une deuxième vague de contaminations. La mairie a déjà lancé une vaste campagne de dépistage, refermé les écoles, appelé les Pékinois à ne pas quitter la capitale et confiné plusieurs milliers de personnes dans les zones résidentielles jugées à risque.

Les autorités locales ont annoncé dimanche le confinement du canton d’Anxin, situé à 60 kilomètres au sud de Pékin dans la province du Hebei (nord). Onze cas liés au rebond épidémique pékinois y ont été recensés, selon le journal semi-officiel Global Times. Seule une personne par foyer sera désormais autorisée à sortir une fois par jour pour acheter de la nourriture et des médicaments.

Le ministère chinois de la Santé a fait état dimanche de 14 nouveaux cas locaux à Pékin lors des dernières 24 heures, portant le total à 311 depuis le début du rebond épidémique. Le foyer a été détecté à Xinfadi, un marché de gros du sud de la ville. Il fournit l’essentiel des supermarchés et restaurants de la capitale en produits frais.

Environ un tiers des nouveaux cas rapportés jusqu’à présent sont liés à la section du marché réservée aux viandes de boeuf et de mouton, ont indiqué dimanche des responsables municipaux lors d’une conférence de presse.

«La situation épidémique dans la capitale est grave et complexe», y a souligné Xu Hejian, un porte-parole de la ville.

Par Le Figaro avec AFP

Chine/Coronavirus: Pékin en alerte maximale après un regain de contagion

juin 16, 2020

La ville chinoise a recensé 106 nouveaux cas de Covid-19 en cinq jours. La mairie a fait fermer les écoles.

La municipalité de Pékin a relevé mardi son niveau d’urgence face au COVID-19, pour le porter de deux à trois, en raison de la récente augmentation du nombre de cas de contaminations par le nouveau coronavirus dans la capitale chinoise. Les écoles maternelles et primaires et les collèges vont fermer à partir de mercredi à Pékin, ont rapporté les médias officiels.

Les entreprises et les usines ne sont pas appelées à fermer mais sont encouragées à recourir au télétravail. Pékin a également exhorté mardi soir ses habitants à éviter les voyages «non essentiels» en dehors de la ville et interdit aux résidents de zones touchées de quitter la capitale.

Situation «extrêmement grave»

La situation épidémique à Pékin est «extrêmement grave», a par ailleurs averti mardi la mairie, avec une centaine de cas de Covid-19 recensés depuis la semaine dernière dans la capitale chinoise après l’émergence d’un nouveau foyer. La ville a entrepris le dépistage de dizaines de milliers d’habitants. Ce regain survient alors que le pays, où a été repéré le nouveau coronavirus fin 2019, avait pratiquement éradiqué l’épidémie.

Le ministère de la Santé a fait état mardi de 27 nouveaux malades à Pékin, ce qui porte à 106 le nombre total de cas enregistrés depuis cinq jours dans la métropole, qui n’avait pas connu de nouvelle contamination depuis deux mois. Ce regain de contagion est parti de l’immense marché de gros de Xinfadi, dans le sud de la capitale, où le coronavirus a été repéré la semaine dernière. Des cas ont également été constatés sur d’autres marchés, désormais fermés.

30 zones résidentielles confinées, des transports arrêtés

Au total, la municipalité a ordonné le confinement de près de 30 zones résidentielles. Leurs milliers d’habitants n’ont plus le droit d’en sortir mais peuvent être ravitaillés.

Face à la crainte d’une seconde vague, Pékin a également interdit les personnes à haut risque de quitter la capitale chinoise et a interrompu mardi certains services de transport pour freiner une nouvelle vague de coronavirus vers d’autres villes et régions.

Shanghai, centre économique de la Chine, a imposé une quarantaine de deux semaines à certains voyageurs arrivant de Pékin, après que 27 nouveaux cas de contamination au coronavirus aient été recensés dans la capitale, portant le total à 196 depuis jeudi.

Un marché à l’origine de ce regain de contagion

Ce regain de contagion est parti du gigantesque marché de gros de Xinfadi, l’un des plus grands d’Asie, où le virus a été repéré la semaine dernière sur des planches à découper du saumon d’importation..

Depuis, quatre autres marchés de la capitale ont été fermés en tout ou partie et une trentaine de zones résidentielles environnantes ont été placées en quarantaine.

Depuis le 30 mai, quelque 200.000 personnes ont visité le marché de Xinfadi, qui fournit 70% des fruits et légumes consommés à Pékin, ont été dépistés puis placés en quarantaine. Le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) a affirmé lundi que la souche découverte au marché correspondait à une souche repérée communément en Europe. Mais «cela ne suffit pas à certifier qu’il provient de produits de la mer d’importation», a toutefois déclaré à la télévision l’épidémiologiste en chef du CDC, Wu Zunyou. «Cela a pu provenir d’une personne contaminée».

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué suivre «de très près» la situation et évoqué l’envoi d’experts supplémentaires à Pékin.

Par Le Figaro avec Reuters

Rebond du coronavirus en Chine et Iran

juin 14, 2020

Coronavirus : un rebond de l’épidémie semble opérer en Chine

Selon les autorités, 57 nouveaux cas confirmés de contamination au coronavirus ont été recensés en 24 heures. Dont 36 à Pékin.

La Chine a enregistré ce dimanche 14 juin un rebond des nouveaux cas de Covid-19, renforçant les craintes de résurgence de la pandémie dans le pays où elle a démarré l’an dernier.

Selon les autorités chinoises, 57 nouveaux cas confirmés de contamination au coronavirus ont été recensés en 24 heures, dont 36 à Pékin, le plus haut chiffre quotidien depuis avril. Ces 36 cas ont tous un lien avec le marché au gros de Xinjadi, dans le sud de Pékin, qui vend notamment de la viande, du poisson et des légumes. Une nouvelle inquiétante pour le reste du monde qui redoute une seconde vague de l’épidémie, laquelle continue à faire rage en Amérique latine.

Un nouveau foyer dans le sud de Pékin

Grâce à de stricts contrôles, au port du masque et aux opérations de confinement, l’épidémie était sous contrôle en Chine, où est apparu le nouveau coronavirus l’an dernier à Wuhan (centre).

Mais un nouveau foyer de contamination a été détecté dans le sud de Pékin au marché de gros de Xinfadi. Une découverte qui a entraîné le confinement de 11 zones résidentielles des environs.

Des centaines de policiers et de membres de la police paramilitaire, dont beaucoup portant des masques de protection et des gants, ont été vus samedi par des journalistes de l’AFP près du marché de Xinfadi. Dimanche, dans cet immense marché, la partie où est vendue la viande était fermée. Les autorités ont indiqué que toutes les personnes travaillant dans ce marché ou vivant dans les quartiers avoisinants doivent subir un test de dépistage. Tous les habitants qui se sont rendus sur ce marché depuis le 30 mai doivent faire de même. Neuf écoles et jardins d’enfants des environs du marché ont été fermés.

Un porte-parole de la capitale, Xu Hejian a affirmé dimanche à la presse que Pékin entrait dans «une période exceptionnelle».

Au total, le Covid-19 a fait plus de 427.000 morts et contaminé plus de 7,7 millions de personnes sur la planète, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles.

Coronavirus: plus de 100 morts en 24 heures en Iran

Téhéran a annoncé ce dimanche plus de 100 morts du nouveau coronavirus en 24 heures, ce qui n’était plus arrivé depuis deux mois, alors que les autorités minimisent la remontée continue du nombre de patients recensés en Iran. Les autorités sanitaires ont enregistré 107 nouveaux décès dus au virus SARS-CoV-2 entre samedi midi et dimanche à la mi-journée, a annoncé Sima Sadat Lari, porte-parole du ministère de la Santé, ce qui porte le bilan de l’épidémie à 8837 morts en Iran.

«Il s’agit d’un virus sauvage et imprévisible, qui peut nous surprendre à tout moment et requiert un réel effort collectif, que nous respections tous sérieusement les protocoles sanitaires et que nous observions les règles de distanciation sociale», a déclaré Mme Lari. L’Iran, qui a annoncé ses premiers cas de contamination par le nouveau coronavirus mi-février, est le pays au Proche et Moyen-Orient le plus durement touché par la pandémie de Covid-19, mais n’a jamais décrété de confinement obligatoire de la population.

Sept provinces classées rouges

Depuis avril, l’Etat a levé progressivement la quasi-totalité des restrictions destinées à lutter contre la propagation de la maladie et l’activité semble avoir repris un cours presque normal dans la majorité des 31 provinces du pays. Sept d’entre elles sont néanmoins classées rouges, le niveau d’alerte le plus élevé en ce qui concerne le risque de propagation de la maladie, selon Mme Lari. Ces provinces dessinent un arc de cercle presque continu le long des frontières courant du Nord-Ouest au Sud-Est du pays.

Depuis début mai, les chiffres officiels traduisent une tendance de hausse des nouveaux cas recensés de contamination par le virus. Face à cela, les autorités ne cessent de reprocher à la population de ne pas respecter les règles élémentaires de distanciation sociale tout en répétant qu’il n’y a aucun lieu de s’inquiéter car la hausse des cas ne serait selon elles que le résultat, mathématique, d’un dépistage plus intensif. Cela ne traduit en rien une détérioration de la situation sanitaire du pays, assurent ainsi plusieurs responsables.

«Les gens ne doivent pas s’inquiéter»

«Quand on mène plus de tests, alors, naturellement, on identifie davantage de cas», a déclaré mercredi le président Hassan Rohani. La hausse récente n’a rien de «négatif» et «les gens ne doivent pas s’inquiéter», a-t-il ajouté.

S’ils cherchent à rassurer la population face à la situation sanitaire du pays, plusieurs responsables ne cachent pas leur inquiétude face à ce qu’ils dépeignent comme la négligence ou l’insouciance de la population face au virus.Samedi, Hassan Rohani s’alarmait d’un rapport selon lequel seulement «18 à 20%» des Iraniens respecteraient désormais les consignes de lutte face à la maladie contre «80% et plus» en avril-mai.

«Le non respect de la distanciation sociale, des règles d’hygiène personnelle ou publique ainsi que les déplacements inutiles peuvent avoir des conséquences irréparables», avertissait début juin un bandeau tournant en boucle sur la chaîne d’information de la télévision d’Etat.

Par Le Figaro avec AFP

Le Congrès américain adopte une résolution soutenant Hongkong face à Pékin

novembre 21, 2019

 

Le texte doit désormais être signé par Donald Trump. Ce vote intervient en pleines négociations entre les deux premières puissances économiques mondiales pour sortir de leur guerre commerciale.

Le Congrès américain a adopté mercredi 20 novembre à une écrasante majorité une résolution soutenant les «droits humains et la démocratie» à Hongkong face à Pékin et menaçant de suspendre le statut économique spécial accordé par Washington à l’ancienne colonie britannique. La Chambre des représentants a approuvé ce texte par 417 voix contre une, après son adoption à l’unanimité au Sénat mardi, qui avait provoqué la colère de Pékin.

Le texte doit désormais être signé par Donald Trump pour être promulgué, mais le président américain pourrait y mettre son veto. Le large soutien des sénateurs implique toutefois que ce veto pourrait être ensuite outrepassé à la chambre haute. Ce vote intervient en pleines négociations ardues entre les deux premières puissances économiques mondiales pour sortir de leur guerre commerciale.

La Chambre des représentants a approuvé mercredi la résolution par 417 voix contre une après son adoption à l’unanimité au Sénat mardi. Ce vote avait provoqué la colère de Pékin, la Chine menaçant de représailles en cas d’adoption définitive.

«L’Amérique est avec vous et l’Amérique vous soutiendra toujours», a lancé dans l’hémicycle aux Hongkongais un élu de la minorité républicaine à la Chambre, Michael McCaul, dénonçant la «brutalité» de la Chine. Le Congrès a également approuvé une mesure qui interdirait la vente à la police hongkongaise de gaz lacrymogène, balles en caoutchouc et autres équipements destinés à réprimer les manifestations: à l’unanimité au Sénat et par 417 voix sur 435 parlementaires, et aucun vote contre.

«J’exhorte le président à signer cette loi décisive aussi vite que possible», a écrit le sénateur républicain Marco Rubio, l’un des plus grands défenseurs du texte. L’objectif des États-Unis n’est autre que «de soutenir les extrémistes et les éléments antichinois violents qui tentent de semer le chaos à Hongkong», avait déclaré mardi dans un communiqué le porte-parole de la diplomatie chinoise, Geng Shuang. Pékin a par ailleurs convoqué mercredi le chargé d’affaires par intérim de l’ambassade des Etats-Unis, William Klein, pour «une protestation solennelle» et «s’élever» contre ce texte.

Hongkong est lié à Washington par un statut économique spécial qui permet au territoire d’être exonéré des restrictions s’appliquant à la Chine continentale. Le texte conditionne notamment le maintien de ce statut spécial à la validation annuelle par le département d’Etat d’une situation jugée convenable en matière de respect des droits de la part des autorités hongkongaises.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Chine: Le futur aéroport géant de Pékin ouvrira bien en 2019

août 31, 2018

Ce terminal du futur aéroport géant de Pékin en construction, photographié ici le 30 août 2018, devrait être le plus grand terminal aéroportuaire du monde / © AFP / NICOLAS ASFOURI

En banlieue rurale de Pékin, un chantier de 8.000 ouvriers s’étend à perte de vue: la Chine construit un nouvel aéroport géant au design futuriste, qui devrait devenir l’un des plus fréquentés du monde.

Destiné à alléger la pression sur l’autre aéroport international de la capitale qui est proche de la saturation, il ouvrira au public en juin 2019, affirme Li Jianhua, le directeur exécutif du projet au sein du groupe de construction Beijing Urban Construction Group.

Ce nouvel « Aéroport international de Daxing » devrait fonctionner à plein régime en 2025. Il disposera alors de huit pistes opérationnelles et sera capable d’accueillir 72 millions de passagers par an.

« Toutes les étapes de la construction ont été réalisées dans les délais, voire en avance. Et toutes nos techniques sont conformes aux normes internationales », s’est félicité jeudi M. Li lors d’une visite du site ouverte à la presse.

Des chefs de chantiers communiquent par talkie-walkie, tandis que des ouvriers effectuent des soudures dans une pluie d’étincelles sur d’immenses échaffaudages métalliques.

Des bannières rouges déployées sur la structure de béton encouragent les employés à respecter les règles de sécurité. Et un drapeau chinois géant pend sous une verrière d’où percent les rayons de soleil.

Des ouvriers devant le site de construction du futur aéroport géant de Pékin, qui devrait ouvrir l’an prochain, le 30 août 2018 / © AFP / NICOLAS ASFOURI

D’un coût total de 63,9 milliards de yuans (8 milliards d’euros), le nouvel aéroport nécessitera au total quelque 200.000 tonnes d’acier, soit la même quantité que pour le porte-avions chinois Liaoning, souligne Li Jianhua.

Il ajoute que les ouvriers ont travaillé à un rythme très rapide sur le chantier, équivalent à la construction chaque jour d’un immeuble de 18 étages.

D’ici 2036, le nombre de passagers transportés dans le monde devrait quasiment doubler et atteindre 7,8 milliards par an, selon les estimations de l’Association internationale du transport aérien (IATA).

Romandie.com avec(©AFP / (31 août 2018 13h06)

Pour l’anniversaire de Tiananmen, la Chine durcit la censure et fustige les USA

juin 4, 2018

/ © AFP / Fred DUFOUR

La Chine a renforcé sa censure lundi à l’occasion du 29e anniversaire de la répression du « Printemps de Pékin », et fustigé les États-Unis, qui avaient appelé le régime communiste à faire la lumière sur cet événement toujours tabou.

Dans la nuit du 3 au 4 juin 1989, soldats et blindés avaient mis fin au mouvement d’étudiants qui occupaient depuis un mois et demi la place Tiananmen, au cœur de Pékin. Les manifestants réclamaient la fin de la corruption et une ouverture démocratique.

Le bilan de cette répression, qui avait suscité une vive condamnation internationale, est généralement évalué à plusieurs milliers de morts.

« Nous nous souvenons de la perte tragique de vies innocentes (…) Nous nous joignons à la communauté internationale pour réclamer au gouvernement chinois de rendre publique la liste des personnes tuées, détenues ou disparues » en juin 1989, a indiqué le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo dans un communiqué.

« Les fantômes du 4 juin n’ont pas encore trouvé le repos », ajoutait M. Pompeo, citant le dissident Liu Xiaobo, prix Nobel de la paix 2010 décédé l’an dernier en détention.

Ces déclarations ont suscité la fureur de Pékin, qui a exprimé son « fort mécontentement » et transmis à Washington des « protestions solennelles ».

« Les Etats-Unis accusent sans fondement le gouvernement chinois et s’ingèrent dans les affaires de la Chine », s’est indignée Hua Chunying, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse.

« Nous enjoignons les Etats-Unis à abandonner leurs préjugés, à corriger leurs erreurs, à cesser leurs remarques irresponsables et leur ingérence », a-t-elle martelé, assurant que le gouvernement chinois a déjà « tiré des conclusions limpides sur les troubles politiques des années 1980 ».

– ‘Vacances forcées’ –

Des familles de manifestants tués en 1989 ont récemment exhorté le président Xi Jinping à « réhabiliter » leurs proches: « Chaque année (en juin), nous sommes contrôlés, placés en résidence surveillée, ou éloignés de chez nous », ont déploré dans une lettre ouverte les « mères de Tiananmen », une association de parents ayant perdu un enfant lors de la répression.

De fait, l’épisode fait en Chine continentale l’objet d’une véritable amnésie d’Etat, strictement banni des livres, des manuels scolaires, des films et de l’internet.

La censure était renforcée lundi sur les réseaux sociaux: la plateforme de microblogs WeChat empêchait ainsi ses usagers d’échanger des sommes d’argent pour 89,64 ou 64,89 yuans, montants évoquant la date du 4 juin 1989.

« Les autorités dépensent énormément pour s’assurer que les Chinois ne peuvent pas commémorer ouvertement les victimes du 4 juin », a indiqué à l’AFP William Nee, chercheur d’Amnesty International, pointant que l’intelligence artificielle rend la censure « plus efficace ».

Comme chaque année, des militants sont éloignés de Pékin pour les empêcher de prendre part à d’éventuelles commémorations, à l’instar de l’intellectuel Hu Jia, cantonné depuis le 1er juin en « vacances forcées » à Qinghuangdao, station balnéaire à 300 km de la capitale.

« Mais où que je sois, je jeûne (le 4 juin) et j’allume des bougies. Je me sens chanceux, je suis un survivant (de la répression). Tant de gens sont morts, mais la Chine est toujours bloquée en 1984 en termes de progrès » politique, a-t-il indiqué à l’AFP, en allusion au roman de George Orwell.

Romandie.com avec (©AFP / 04 juin 2018 12h14)                

Air China suspend les vols entre Pékin et Pyongyang dès lundi (média d’Etat)

avril 14, 2017

Pékin – Les vols de la compagnie aérienne publique Air China entre Pékin et Pyongyang seront suspendus à partir de lundi, a annoncé vendredi la chaîne d’Etat chinoise CCTV sur les réseaux sociaux.

La Chine avait averti auparavant qu’un conflit pouvait « éclater à tout moment » en Corée du Nord, à l’heure où Pyongyang risque de mener ce week-end un nouvel essai nucléaire, ce qui en fait la cible de menaces du président américain Donald Trump.

Le dernier vol d’Air Chine entre les deux capitales est arrivé à Pékin à 18H00 locales (10H00 GMT), a ajouté CCTV, sans plus de précisions.

Romandie.com avec(©AFP / 14 avril 2017 15h11) 

Pékin dépasse New York par le nombre de milliardaires

février 25, 2016

Pékin a ravi à New York le titre de « capitale mondiale des milliardaires », avec 100 de ces grandes fortunes recensées contre 95 dans la métropole américaine, selon une étude.

Le nombre de ces richissimes Chinois habitant Pékin a augmenté de 32 par rapport à l’an dernier, et seulement de quatre à New York, précise l’étude du Hurun Report, une publication basée en Chine qui fournit un recensement annuel des grosses fortunes du pays. Moscou arrive en troisième position, avec 66 milliardaires.

« En dépit du ralentissement économique et de la chute des Bourses, la Chine a produit plus de nouveaux milliardaires que tout autre pays dans le monde l’an dernier, principalement du fait de leur entrée en Bourse », a commenté Rupert Hoogewerf, président et responsable des recherches de Hurun.

La liste des grandes fortunes mondiales varie selon les publications spécialisées et les méthodes de classement employées, notamment entre celles de Forbes, Bloomberg et Hurun.

L’an dernier, la Chine au sens large – incluant Taïwan, Hong Kong et Macao- a dépassé les Etats-Unis pour le nombre de ses milliardaires, avait rapporté Hurun en octobre dernier.

Jeunes milliardaires
Selon ses derniers chiffres, publiés mercredi, elle abrite désormais 568 milliardaires – 90 de plus que l’an dernier – cumulant une richesse de 1400 milliards de dollars, comparable au PIB de l’Australie.

Un peu plus de 40% des milliardaires âgées de moins de 40 ans résident en Chine, précise encore Hurun. En comparaison, 535 milliardaires – deux de moins que l’an dernier – sont des résidents américains.

L’homme le plus riche de Chine, le magnat de l’immobilier et de l’industrie du divertissement Wang Jianlin, figure au 21e rang du classement de Hurun des plus grandes fortunes mondiales, derrière le fondateur de Microsoft Bill Gates, le PDG de Facebook Mark Zuckerberg et l’homme d’affaires Warren Buffett.

Les autres milliardaires chinois incluent Jack Ma, fondateur d’Alibaba, géant du commerce en ligne, les dirigeants des mastodontes « high tech » Tencent et Baidu, ainsi que les patrons de Wahaha, producteur de boissons, ou de Xiaomi, dans l’électronique.

Romandie.com

Chine: inhabituelles mises en garde sécuritaires d’ambassades occidentales à Pékin pour Noël

décembre 24, 2015

Pékin – Les ambassades des Etats-Unis et de Grande-Bretagne à Pékin ont lancé jeudi d’inhabituelles mises en garde à leurs ressortissants en leur demandant d’éviter un quartier animé de Pékin durant les fêtes de Noël, faisant état de possibles menaces contre les Occidentaux.

Les ressortissants américains sont priés d’exercer une vigilance accrue, a demandé l’ambassade dans un message publié sur son site internet à l’attention des résidents de Pékin.

L’ambassade américaine a reçu des informations relatives à de possibles menaces contre les Occidentaux dans le quartier de Sanlitun, siège de nombreuses ambassades, de galeries marchandes et d’une vie nocturne prisée des expatriés dans la capitale chinoise.

L’ambassade du Royaume-Uni en Chine lui a emboîté le pas, assurant avoir elle aussi reçu des informations de même nature et lançant un appel similaire à la vigilance.

Aucune précision n’a pu être obtenue sur la nature des menaces invoquées, mais ce type d’avertissement est très inhabituel à Pékin, une métropole où les autorités communistes maintiennent traditionnellement un haut niveau de sécurité.

Si les autorités chinoises n’ont fait aucun commentaire officiel, elles ont cependant de leur côté déclenché une alerte jaune – trois crans en-dessous de ce que serait une alerte maximale -, selon une annonce du Département de police de la municipalité.

Ce dispositif est déclenché quand les autorités sont informées de menaces significatives et imminentes à la sécurité publique, ont expliqué des médias officiels.

La sécurité a été fortement renforcée autour de l’ambassade américaine, avec plusieurs véhicules de police, ainsi que devant une vaste zone commerciale au coeur de Sanlitun, selon des témoins.

L’alerte jaune, qui devrait être prolongée jusqu’au Nouvel An, est officiellement due à l’essor des activités commerciales et des divertissements dans la ville pendant les fêtes de fin d’année.

L’ambassade de France a indiqué de son côté être au courant de la mise en garde américaine mais sans disposer non plus de précisions, et a appelé également à la vigilance sur son site internet.

Le quartier pékinois de Sanlitun a déjà été le cadre dans le passé d’épisodes de violences visant des Occidentaux. En août dernier, un assaillant chinois armé d’un sabre s’en était pris à un Français et à son épouse chinoise, laquelle était décédée de ses blessures.

Mais le dernier incident violent de grande ampleur à Pékin, qualifié d’attentat terroriste par les autorités, remonte à octobre 2013, quand un véhicule 4×4 avait foncé dans la foule place Tiananmen, faisant cinq morts et 38 blessés parmi des touristes, avant de prendre feu sous le portrait de Mao Tsé-toung.

Ses trois passagers, originaires de la région musulmane du Xinjiang, avaient péri dans ce qui a été considéré comme un attentat-suicide.

Le Xinjiang est en proie depuis deux ans à une recrudescence de violences meurtrières à caractère politico-religieux, imputées par les autorités à une frange islamiste et radicalisée de la population turcophone ouïghoure, hostile à la tutelle de Pékin. La Chine mène dans la région une sévère campagne de répression.

Romandie.com avec(©AFP / 24 décembre 2015 10h39)