Posts Tagged ‘Pentagone’

États-Unis/Destitution: les démocrates somment le Pentagone de livrer des documents

octobre 7, 2019

 

Les élus démocrates enquêtant dans le cadre de la procédure de destitution de Donald Trump ont exigé lundi du Pentagone et au responsable budgétaire de la Maison-Blanche qu’ils leur livrent des documents concernant l’affaire ukrainienne.

Ces documents, qu’ils exigent de recevoir d’ici le 15 octobre, sont «nécessaires» pour enquêter sur «les raisons derrière la décision de la Maison-Blanche de suspendre une aide militaire cruciale pour l’Ukraine, qui avait été autorisée par le Congrès pour lutter contre l’agression russe», expliquent, dans un communiqué, les présidents démocrates des trois commissions qui enquêtent à la Chambre des représentants.

L’opposition soupçonne le président américain d’avoir fait pression cet été sur son homologue ukrainien pour qu’il cherche des informations compromettantes sur son rival démocrate Joe Biden, en mettant notamment cette enveloppe d’assistance dans la balance. L’aide à l’Ukraine avait finalement été débloquée en septembre.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Washington maintient ses projets d’exercices militaires avec la Corée du Sud

juillet 31, 2019

 

Washington maintient ses projets d’exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud, a indiqué mercredi un haut responsable du Pentagone au lendemain de nouveaux tirs de missiles nord-coréens, interprétés comme un avertissement de Pyongyang pour qu’ils soient annulés.

«Non, il n’y a pas d’ajustement ou de changement de plan dont nous soyons informés ou que nous prévoyons», a déclaré ce haut responsable ayant requis l’anonymat. «Il y a deux choses que nous devons faire: donner aux diplomates suffisamment d’espace pour leur diplomatie et aider à créer un environnement propice aux négociations quand elles reprendront», a-t-il ajouté, soulignant la nécessité de «maintenir le niveau de préparation» des troupes.

La Corée du Nord a averti récemment que les négociations avec Washington pourraient capoter si des manoeuvres communes avec la Corée du Sud se déroulaient comme prévu en août. Pyongyang a lancé mercredi deux missiles balistiques, selon Séoul, quelques jours après les tirs de deux autres projectiles de courte portée. Les missiles tirés jeudi dernier avaient parcouru une distance bien supérieure à ceux de mercredi (600 km) et volé à une altitude plus élevée (50 km contre 30). La Corée du Nord avait assuré la semaine passée que ces projectiles étaient de nouvelles armes tactiques constituant «un avertissement solennel aux militaires bellicistes sud-coréens», qui persistent dans leur volonté de mener les exercices conjoints.

Près de 30.000 soldats américains sont déployés en Corée du Sud. Les exercices annuels qu’ils mènent avec des dizaines de milliers de soldats sud-coréens ne manquent jamais d’irriter Pyongyang, qui les considère comme la répétition générale d’une invasion de son territoire.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Migrants: le Pentagone chargé d’héberger 20.000 enfants non-accompagnés

juin 21, 2018

Washington – Le ministère américain de la Santé (HHS) a demandé au Pentagone de se préparer à héberger sur des bases militaires 20.000 enfants migrants entrés sur le territoire américain non-accompagnés par des adultes, a indiqué à l’AFP un responsable américain.

« Il a été demandé au ministère de la Défense d’apporter son soutien au HHS qui a requis 20.000 lits », a indiqué ce responsable ayant requis l’anonymat.

Ces lits sont destinés aux enfants non-accompagnés, a-t-il précisé.

Dans son décret signé mercredi pour mettre un terme à la séparation à la frontière des familles de migrants clandestins, Donald Trump avait donné l’ordre au ministère de la Défense de mettre, si nécessaire, à disposition tout bâtiment pouvant être utilisé pour loger des migrants, voire de construire de nouvelles installations.

Le ministère de la Santé envisageait depuis plusieurs semaines d’utiliser certaines des nombreuses bases militaires américaines dans le sud des Etats-Unis pour y loger les migrants mineurs arrivant seuls aux Etats-Unis pour y retrouver des proches.

Quatre bases avaient été sélectionnées, dont trois au Texas et une en Arkansas.

Romandie.com avec(©AFP / 21 juin 2018 19h24)                                                        

Sommet Trump-Kim: le Pentagone pris au dépourvu sur les manœuvres

juin 12, 2018

Donald Trump a pris le Pentagone au dépourvu mardi à l’issue de son sommet avec Kim Jon Un, en annonçant qu’il allait mettre fin aux manœuvres conjointes américano-coréennes parce qu’il les juge trop provocantes et trop chères.

« Nous allons arrêter les manœuvres militaires, ce qui va nous faire économiser beaucoup d’argent, sauf si nous constatons que les futures négociations ne se passent pas comme elles le devraient », a déclaré le président américain au cours d’une conférence de presse à Singapour, à l’issue de sa rencontre historique avec le dirigeant nord-coréen.

M. Trump m’a pas dit quand ces manœuvres seraient supprimées et cette promesse, qui modifierait totalement la posture militaire américaine dans la région, ne figure pas dans la déclaration commune signée par les deux dirigeants, mais elle a visiblement surpris l’armée américaine.

Le commandement des Forces américaines en Corée du Sud (USFK), « n’a reçu aucune instruction sur la mise en œuvre ou l’arrêt des manœuvres, y compris l’exercice Ulchi Freedom Guardian » prévu à la fin de l’été, a indiqué un porte-parole de l’USFK dans un communiqué.

« Nous maintiendrons notre posture militaire tant que nous n’aurons pas reçu de nouvelles instructions du ministère de la Défense et/ou du commandement Indo-Pacifique (IndoPacom) », précise le communiqué.

– Réponse embarrassée –

Quelque 17.500 militaires américains ont participé l’an dernier aux manœuvres conjointes américano-sud-coréennes Ulchi Freedom Guardian, qui se tiennent tous les ans fin août-début septembre.

Ces manœuvres destinées à renforcer la préparation des troupes à une éventuelle invasion nord-coréenne, regroupent des soldats de toutes les armes (aviation, marine, armée de terre) venus, outre les États-Unis et la Corée du Sud, de plusieurs pays alliés comme l’Australie, le Canada, la Grande-Bretagne, la France ou la Nouvelle-Zélande.

Au Pentagone, où le mot d’ordre est que l’armée américaine est « prête à se battre ce soir » s’il le faut, les responsables militaires avaient du mal à expliquer ce qui pourrait représenter un changement de posture militaire majeur et risquer de diminuer les capacités de riposte occidentales à une éventuelle invasion nord-coréenne.

« Le ministère de la Défense continue de travailler avec la Maison Blanche, les agences gouvernementales et nos alliés et partenaires pour définir la voie à suivre après le sommet », a indiqué un porte-parole du Pentagone, Chris Sherwood. « Nous fournirons des informations complémentaires lorsqu’elles seront disponibles ».

Un autre porte-parole, le colonel Rob Manning, est resté tout aussi vague. « Nous nous alignerons sur le président », a-t-il dit, tout en rappelant que la préparation des troupes restait « primordiale ».

Aucun responsable du Pentagone n’a été en mesure d’évaluer le coût des manœuvres en Corée du Sud ou les économies que leur suppression pourrait permettre.

– Concession « troublante » –

M. Trump a aussi redit son souhait de retirer, le moment venu, les soldats américains déployés en Corée du Sud, tout en assurant que cela ne faisait pas partie des négociations avec Pyongyang.

Pour Richard Haass, le président du centre de réflexion Council on Foreign Relations, « la déclaration commune de Singapour est essentiellement de simples aspirations: pas de définition de la dénucléarisation, pas de calendrier, pas de détails sur la vérification ».

« Le plus troublant, c’est qu’en échange, les Etats-Unis ont abandonné quelque chose de tangible, les manœuvres américano-coréennes », a-t-il ajouté sur Twitter.

En début d’année, Séoul et Washington avaient reporté leurs exercices militaires conjoints annuels Key Resolve et Foal Eagle, pour cause de jeux Olympiques d’hiver au Sud.

Mais malgré le dégel diplomatique avec Pyongyang, entamé pendant les JO, les manœuvres à grande échelle avaient repris aussitôt après la fin des Jeux paralympiques. Foal Eagle est un exercice de terrain qui rassemble environ 11.500 soldats américains et 290.000 militaires sud-coréens.

Key Resolve est un exercice de commandement à base de simulations sur ordinateur.

Environ 30.000 soldats américains sont déployés en permanence en Corée du Sud, héritage de la guerre de Corée (1950-53) qui s’est achevée sur un armistice et non un traité de paix.

Romandie.com avec (©AFP / 12 juin 2018 18h21)                                                        

Embuscade meurtrière au Niger: le Pentagone admet des erreurs

mai 10, 2018

Le chef du commandement américain pour l’Afrique (AFRICOM), le général Thomas Waidhauser (G) et le chef d’Etat-major de l’AFRICOM, le général Roger Cloutier, participent à une conférence de presse au Pentagone le 10 mai 2018n / © AFP / JIM WATSON

Manque de préparation, supervision insuffisante: une enquête du Pentagone révélée jeudi a conclu qu’une succession d’erreurs était à l’origine de la mort de soldats américains lors d’une embuscade au Niger en octobre 2017.

Quatre Américains et quatre Nigériens ont été tués lorsqu’une patrouille conjointe de reconnaissance est tombée dans une embuscade à proximité du village de Tongo Tongo, à une centaine de kilomètres de Niamey, près de la frontière avec le Mali.

Les soldats ont été attaqués par des combattants affiliés au groupe Etat islamique (EI) équipés d’armes automatiques, de grenades et de mitrailleuses. Selon le Pentagone, les militaires n’avaient pas suffisamment préparé cette mission qui n’aurait pas dû être approuvée en l’état.

Le rapport de huit pages rendu public est un condensé de l’enquête, restée confidentielle, qui conclut à une combinaison « d’erreurs et faiblesses individuelles, organisationnelles et institutionnelles qui ont contribué aux évènements tragiques ».

Les militaires étaient arrivés à l’automne au Niger pour former l’armée nigérienne et lui fournir une assistance dans la lutte antiterroriste.

Mais au moment du déploiement, seule la moitié de l’unité avait eu un entraînement collectif, note le Pentagone.

La mission d’octobre était de « trouver/surveiller et si possible, capturer » un responsable –non identifié– du groupe jihadiste autoproclamé « Etat islamique dans le Grand Sahara » (EIGS), dirigé par Adnan Abou Walid Sahraoui.

Mais, selon l’enquête, le chef de patrouille a « défini de manière inexacte » la nature de cette mission pour qu’elle soit approuvée au niveau local, alors qu’elle aurait dû recevoir le feu vert au niveau du chef de bataillon, basé au Tchad.

– Intervention française –

De plus, la description de la mission était un copier-coller d’une mission précédente, ce qu’un « manque d’attention dans les détails » n’a pas détecté.

Tous ces éléments « ont contribué à un manque général de prise de conscience de la situation et de supervision de la part du commandement à tous les échelons ».

De plus, l’unité n’a pas fait de répétition ni de simulation de combat avec la patrouille nigérienne avant le départ.

Le général Thomas Waldhauser, patron du commandement américain pour l’Afrique (AFRICOM), a affirmé lors d’une conférence de presse que l’armée était désormais « beaucoup plus prudente » lors des missions, pour lesquelles les militaires sont mieux équipés et bénéficient d’un soutien aérien renforcé.

Le Pentagone a aussi rendu publique une reconstitution en images de synthèse des dix premières minutes de l’attaque, alors que le convoi quittait le village où il s’était approvisionné en eau.

Les militaires ne portaient pas de gilet pare-balles et ont dû stopper les véhicules pour les mettre.

Le feu ennemi s’est alors rapidement intensifié alors que les assaillants sortaient d’une zone boisée. L’un des véhicules a été isolé des autres et entouré par les jihadistes.

L’intervention d’avions de chasse de l’armée française, qui ont survolé la zone à basse altitude dans une « démonstration de force », a forcé les assaillants à battre en retraite.

Si les chasseurs n’ont pas engagé le combat car ils n’avaient pas la position des Américains, ces rase-mottes « ont sûrement sauvé la vie des membres survivants » de la patrouille, souligne le Pentagone.

Les avions français « ont éloigné les jihadistes » qui avaient rassemblé les corps de trois des militaires tués, a souligné jeudi le général Roger Cloutier, chef d’état-major de l’AFRICOM, qui a dirigé l’enquête.

Le corps du sergent La David Johnson, qui avait été séparé du groupe pendant l’attaque et qui s’était mis à couvert sous un gros arbre, avait été retrouvé 48 heures plus tard.

Sa mort avait provoqué une polémique à cause de commentaires attribués au président Donald Trump par la veuve du militaire lors d’une conversation téléphonique. « Je l’ai entendu dire +Je suis sûr qu’il savait ce pour quoi il s’engageait+ », a-t-elle affirmé.

Les Etats-Unis ont quelque 6.000 militaires déployés en Afrique, des forces spéciales pour la plupart, en parallèle de celles du G5 Sahel (Mali, Niger, Mauritanie, Tchad et Burkina Faso). Portée par la France, cette force régionale lutte contre les groupes jihadistes ayant multiplié les attaques au Mali, au Burkina Faso et au Niger depuis 2015.

Romandie.com avec (©AFP / 10 mai 2018 21h43)                

Le Pentagone dénonce la « perversion » de la vidéo de l’EI sur l’attaque au Niger

mars 5, 2018

Capture d’écran réalisée le 5 mars 2018 d’une vidéo de propagande montrant l’attaque le 4 octobre 2017 de soldats américains et nigériens au Mali / © Nashir News Agency/AFP / Handout

Le Pentagone s’est insurgé lundi contre la « perversion » du groupe Etat islamique (EI) qui a publié une vidéo choc de l’attaque contre des soldats américains en octobre au Niger, avec notamment des images en gros plan des corps des Américains.

Un groupe affilé à l’EI a publié ce week-end cette compilation d’images tirées des caméras installées sur les casques des soldats américains et de séquences filmées par les jihadistes eux-mêmes.

Quatre Américains avaient été tués lorsqu’une patrouille de reconnaissance composée de 12 soldats américains des forces spéciales et 30 soldats nigériens était tombée dans une embuscade le 4 octobre à proximité du village de Tongo Tongo, à une centaine de kilomètres de Niamey, près de la frontière avec le Mali.

Les soldats avaient été attaqués par un groupe d’une cinquantaine de combattants affiliés à l’EI équipés d’armes automatiques, de grenades et de mitrailleuses. Le corps de l’un des Américains, le sergent La David Johnson, n’avait été retrouvé que le lendemain.

Au son de chants islamistes, la vidéo de neuf minutes montre trois soldats américains sous le feu des assaillants. Leur vulnérabilité, alors qu’ils circulent dans des véhicules 4×4 non blindés, est particulièrement apparente.

Les soldats tombent un à un avant que leur corps ensanglanté ne soit filmé par les jihadistes. L’un d’eux est achevé sous l’oeil de la caméra.

Le ministère américain de la Défense « est informé de la publication de photos et d’une vidéo de propagande sur l’attaque terroriste du 4 octobre au Niger », a indiqué le Pentagone dans un communiqué.

« Cette publication montre la perversion de l’ennemi que nous combattons », a ajouté le ministère américain de la défense.

– Des images choquantes –

Des premières images de cette attaque avaient commencé à circuler en janvier sur Twitter. Elles montraient un soldat en uniforme américain allongé sur le sol et semblaient avoir été prises par la caméra fixée sur le casque d’un autre soldat.

La vidéo publiée ce week-end montre les mêmes images, mais elle est plus complète et insiste longuement sur les Américains couverts de sang. Isolés du reste de la patrouille, trois soldats américains tentent de s’abriter derrière leur voiture et envoient une grenade de fumée rouge pour tenter de se dissimuler de l’assaillant, mais le paysage semi-désertique ne leur offre pas beaucoup de couverture.

Dépassés par le feu ennemi, ils finissent par courir vers des buissons mais l’un des soldats tombe, blessé. La vidéo sur son casque montre son agonie pendant plusieurs minutes avant qu’un assaillant l’achève d’une balle dans la tête.

Ces images sont d’autant plus choquantes qu’aux Etats-Unis, on ne montre que très rarement les cercueils de soldats tombés au combat. Le Pentagone a d’ailleurs demandé aux médias de ne pas les diffuser ni de « leur accorder une attention excessive » car à cause d’elles, les familles des soldats tués sont « doublement victimes ».

En outre, leur accorder de l’importance favorise le recrutement des groupes jihadistes, a plaidé le Pentagone, qui tarde à publier un rapport sur les circonstances précises de l’embuscade ainsi que sur la nature de la mission des soldats des forces spéciales américaines ce jour-là.

« Vous êtes complices de la propagande de l’EI si vous le faites », a même affirmé aux journalistes un porte-parole du Pentagone, le colonel Rob Manning, soulignant que le Pentagone ne confirmait pas l’authenticité de ces images.

L’AFP a publié une version fortement expurgée de la vidéo.

Interrogé sur le rapport du Pentagone, qui n’a toujours pas été publié cinq mois après les faits, le porte-parole a indiqué que le chef du commandement américain pour l’Afrique (Africom), le général Thomas Waldhauser, l’avait remis au ministre de la Défense Jim Mattis. Ce dernier « est en train de l’étudier », a-t-il précisé.

Romandie.com avec (©AFP / 05 mars 2018 20h44)                

Frappes américaines contre l’État islamique en Libye (Pentagone)

septembre 24, 2017

Washington – L’armée américaine a mené six frappes de précision en Libye visant le groupe Etat islamique, qui ont tué 17 de ses combattants, a annoncé dimanche le commandement américain pour l’Afrique (Africom) dans un communiqué.

Ces bombardements ont visé vendredi un camp de l’EI situé à environ 240 km au sud-est de la ville de Syrte, sur la côte méditerranéenne. Il était utilisé par des combattants pour des opérations à l’intérieur et à l’extérieur du pays et servait à stocker des armes, a précisé le communiqué.

Ces frappes sont les premières annoncées par Washington depuis l’investiture du président Donald Trump, le 20 janvier. Les dernières avaient eu lieu quelques jours avant que Barack Obama ne quitte la Maison Blanche. Elles visaient déjà la région de Syrte et avaient tué « plus de 80 jihadistes », selon le Pentagone.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est livrée aux milices alors que deux autorités se disputent le pouvoir: d’un côté, le gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par la communauté internationale et basé à Tripoli. De l’autre, une autorité exerçant son pouvoir dans l’est du pays avec le soutien du maréchal Khalifa Haftar.

L’EI avait profité du chaos pour s’implanter à Syrte en juin 2015. Le GNA a assuré avoir repris le contrôle de la cité en décembre 2016, avec le soutien aérien de l’armée américaine.

« Alors que la Libye a fait des progrès considérables contre l’EI, notamment en délogeant ses combattants de Syrte l’année dernière, les terroristes ont tenté de tirer parti de l’instabilité pour créer des refuges dans certaines parties du pays. Si on ne s’en occupait pas, ceci aurait permis à cette organisation terroriste violente de fomenter des attentats contre l’Amérique, nos alliés et les intérêts américains dans le monde », a indiqué l’Africom dans son communiqué.

Romandie.com avec(©AFP / 24 septembre 2017 17h47)                                            

États-Unis: le Pentagone bloque des paiements à l’armée pakistanaise

juillet 21, 2017
Le chef du Pentagone Jim mattis lors d’une conférence de presse au Pentagone à Washington DC le 19 mai 2017 / © AFP/Archives / SAUL LOEB

Le ministère américain de la Défense a bloqué des paiements à l’armée pakistanaise, le chef du Pentagone Jim Mattis étant parvenu à la conclusion qu’Islamabad n’agissait pas suffisamment pour combattre le réseau Haqqani, affilié aux talibans, a indiqué vendredi un porte-parole.

« Le ministre Mattis a informé les commissions de la Défense du Congrès qu’il n’était pas en mesure de certifier que le Pakistan avait pris suffisamment de mesures contre le réseau Haqqani pour permettre un versement total des fonds de soutien de la coalition pour l’année fiscale 2016 », a fait savoir Adam Stump.

Les Etats-Unis avaient alloué 900 millions de dollars d’aide militaire au Pakistan au titre de 2016 à travers un fonds spécial. Islamabad en a déjà reçu 550 mais la décision du ministre a entraîné le blocage d’un versement de 50 millions.

Les 300 millions manquants avaient été annulés auparavant par le Congrès dans le cadre de coupes plus larges.

« Cette décisions ne minimise pas l’importance des sacrifices accomplis par l’armée pakistanaise ces dernières années », a relevé le porte-parole. « Le Pakistan a encore le temps d’agir contre le réseau Haqqani de façon à influencer la décision du ministre pour l’année fiscale 2017 », a-t-il poursuivi.

Le Pakistan est en effet supposé recevoir cette année 900 millions de dollars.

Le réseau Haqqani est basé dans des régions frontalières entre l’Afghanistan et le Pakistan. Ce groupe armé allié des talibans est à l’origine de nombreuses attaques contre les forces étrangères et locales en Afghanistan.

Le Pakistan a reçu des milliards de dollars d’aide américaine depuis l’invasion de l’Afghanistan en 2001 sous la conduite des Etats-Unis.

Romandie.com avec(©AFP / 21 juillet 2017 16h57)

États-Unis: Le Pentagone s’équipe d’armes laser façon Guerre des étoiles

avril 8, 2017

 

Un laser testé sur le navire américain USS Ponce, le 16 novembre 2014 / © Navy Media Content Services/AFP / John F. Williams

Ingrédients essentiels des films « Star Wars » depuis près de 40 ans, les armes laser sont en train de devenir une réalité dans l’armée américaine, avec des capacités toutefois nettement plus réduites qu’au cinéma.

Le sabre laser des chevaliers Jedi relève encore de la fiction mais les canons lasers équipant les vaisseaux spatiaux de la célèbre série ont déjà des cousins encore balbutiants mais bien réels, sur les véhicules ou avions militaires américains.

Boeing, Lockheed Martin, Northrop Grumman, Raytheon, tous les grands industriels de la défense américaine sont en train de développer des prototypes pour l’armée américaine.

La Marine teste depuis 2014 un laser de 30.000 watts (30 kW) sur l’un de ses navires de guerre, l’USS Ponce.

Lockheed Martin vient d’annoncer avoir mis au point un laser d’une puissance de 60 kW, qui sera installé dans les prochaines semaines sur un camion de l’armée de terre américaine pour être testé contre des mortiers ou des petits drones.

Ce laser peut irrémédiablement endommager un petit drone « à environ 500 mètres », en restant focalisé sur son objectif pour une durée de l’ordre de « quelques secondes », expliquait cette semaine à des reporters Jim Murdoch, un responsable de la division navale et aéronautique de Lockheed Martin.

Contrairement au cinéma, le rayon laser de ces armes futuristes est invisible à l’oeil nu. En produisant une intense chaleur à son point d’impact, le laser peut casser la structure d’un drone ou faire exploser une munition déjà lancée.

Pour l’instant, les lasers testés par les différents services de l’armée américaine sont dans cette gamme de puissance de quelques dizaines de kW.

– Perforer un missile –

Mais, pour Mark Gunzinger, un expert du CSBA, un centre d’études spécialisé sur la Défense à Washington, l’industrie sera capable de produire et d’expérimenter sur le terrain « d’ici trois à quatre ans, peut-être même plus tôt » des prototypes de lasers plus puissants, de 150 kW et plus.

Un tel laser sera par exemple capable « d’abattre un missile de croisière », à condition de le frapper latéralement, dans sa zone vulnérable, explique-t-il.

Les forces spéciales de l’armée américaine veulent ainsi tester un laser de 150 KW « en 2019 ou 2020 » sur l’AC-130, une avion bombardier spécialisé dans l’appui des troupes au sol, explique M. Gunzinger.

D’ici six à huit ans, les militaires américains devrait pouvoir compter sur des lasers de plus de 300 kW, capable de perforer la tête d’un missile de croisière et de frapper des cibles à plusieurs kilomètres de distance, explique-t-il.

Un avion américain AC-130 lors d’un vol d’entraînement, le 20 août 2008 au-dessus de la Floride / © DOD/AFP/Archives /

A terme, la réalité se rapprochera un peu plus encore de la fiction.

L’armée américaine réfléchit à la possibilité monter des lasers sur des drones volant à très haute altitude, capable d’éliminer depuis le ciel des missiles balistiques juste après leur lancement ou en dans leur phase ascensionnelle.

Pour l’armée, les lasers présentent aussi l’avantage de disposer d’une capacité quasi-illimitée de munitions, puisqu’ils n’ont besoin que d’électricité pour fonctionner.

– Coûteux précédent –

Mark Gunzinger juge les lasers particulièrement prometteurs pour les avions de combat qui « n’auraient plus besoin de retourner à leur base pour refaire le plein de munitions » explique-t-il.

L’avion « aurait seulement besoin d’un ravitaillement aérien » pour pouvoir continuer à produire de l’électricité et recharger son laser, ajoute l’expert en armement, estimant que cette technique pourrait « changer l’art de la guerre aérienne ».

Mais avant de pouvoir s’intégrer sur des avions de combat, les lasers et leurs équipements ont encore besoin de se miniaturiser car ils restent encore très encombrants.

Lockheed Martin réfléchit à augmenter la puissance du laser de 60 kW qui va être monté sur un camion de l’US Army, explique James Murdoch.

« Mais nous allons nous heurter à des limites physiques: nous n’aurons pas assez d’espace » pour les batteries et le système de refroidissement du laser, qui s’échauffe très fortement au moment du tir, a-t-il indiqué.

Militaires et industriels affirment en fait qu’il ne manque plus qu’une chose pour faire entrer rapidement les armes lasers dans l’arsenal américain: les financements du Congrès.

Les parlementaires restent prudents, échaudés par la très coûteuse aventure d’un laser expérimental monté sur un Boeing 747 pour être utilisé dans la défense anti-missile.

Ce laser était produit chimiquement, à la différence des lasers produits par fibre optique d’aujourd’hui. Plus de 5 milliards de dollars avaient été engloutis dans l’expérience, avant qu’elle ne soit arrêtée en 2012, après dix ans d’essais.

Romandie.com avec(©AFP / 08 avril 2017 11h40)

Irak, Syrie: au moins 50.000 combattants de l’EI éliminés

décembre 8, 2016

Washington – La coalition internationale contre le groupe Etat islamique a éliminé au moins 50.000 combattants de l’EI en Irak et Syrie depuis le début de ses frappes en août 2014, a estimé jeudi un responsable américain de la Défense.

Je ne fais pas dans le comptage morbide, mais ce chiffre veut dire quelque chose, il a un impact sur l’ennemi, a-t-il déclaré.

Le Pentagone s’est montré jusqu’à maintenant discret sur les estimations de pertes infligées au groupe Etat islamique (EI). Une prudence qui remonte notamment à la guerre du Vietnam, pendant laquelle les responsables américains ont annoncé régulièrement des pertes énormes chez leur ennemi – avant de perdre la guerre.

Dans un briefing en vidéo-conférence depuis Bagdad, un porte-parole militaire de la coalition a souligné de son côté l’ampleur des pertes enregistrées par l’EI dans la bataille de Mossoul en Irak.

Des centaines de combattants sont morts, a-t-il estimé. L’EI envoie au combat des jeunes combattants, malheureusement des adolescents, a-t-il affirmé.

Les véhicules piégés utilisés par l’EI à Mossoul n’ont plus la même sophistication, a-t-il ajouté. Les jihadistes utilisent désormais des véhicules traditionnels plutôt que les véhicules blindés qui sont beaucoup plus difficiles à arrêter.

Leurs ressources commencent à s’épuiser mais la situation reste extrêmement dangereuse, a-t-il estimé.

D’une manière générale, le responsable de la Défense s’est félicité, sous couvert d’anonymat, de ce que la coalition ait mené la campagne de frappes la plus impeccable jamais réalisée, du fait du nombre relativement réduit de victimes civiles par rapport aux précédentes campagnes de bombardement.

La coalition a mené près de 16.600 frappes sur l’Irak et la Syrie depuis août 2014.

Elle a reconnu sa responsabilité dans la mort d’au moins 173 civils dans les deux pays, mais elle est accusée de sous-estimer ce bilan. L’ONG Airwars, basée à Londres, estime ainsi que les bombes de la coalition ont tué en réalité plus de 1.900 civils.

Le responsable américain a confirmé que la coalition a assoupli ses règles il y a environ un an et demi en ce qui concerne le nombre de victimes civiles qui peut éventuellement être accepté, si l’objectif militaire le justifie.

Romandie.com avec(©AFP / 08 décembre 2016 21h03)