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France: Vers une pénurie de prêtres dans la Manche

décembre 24, 2021

Plusieurs diocèses normands s’apprêtent à voir le nombre de messes célébrées dans les églises se réduire drastiquement, explique « Le Parisien ».

C’est un constat alarmant qui ne manque pas d’inquiéter de nombreux fidèles de l’Église. Comme le rapporte Le Parisien, le nombre de plus en plus limité de prêtres dans le département de la Manche va engendrer une réduction drastique des célébrations de messes dans de nombreux lieux de culte. Le quotidien souligne que la moitié des 50 prêtres actuellement en exercice aura atteint la limite d’âge d’ici 2026, obligeant les diocèses à se réorganiser.

« Il faut se faire à l’idée que le temps où l’on avait un curé par église est révolu depuis longtemps. Même la situation actuelle n’est pas tenable. Certains ont du mal à l’admettre, mais c’est un principe de réalité », a regretté Mgr Le Boulc’h auprès du Parisien, avant de dresser la situation alarmante de son diocèse de Coutances-Avranches.

« On ne peut donc pas faire autrement que de réduire le nombre de lieux eucharistiques, c’est-à-dire les lieux où les messes sont célébrées. Dans notre département, nous en comptons aujourd’hui une cinquantaine. Nous allons progressivement nous organiser pour qu’il n’y en ait plus que 15 d’ici 3 ans », annonce-t-il.

« La stratégie de l’évêque est catastrophique »

Cette conséquence directe du faible nombre de prêtres est fortement mal accueillie par les fidèles pour de multiples raisons. « Les gens, et a fortiori nos aînés, sont souvent très liés à leur paroisse. Ils y ont été baptisés, s’y sont mariés. Il y a un attachement fort qui n’est pas interchangeable », souligne un fidèle de l’église Notre-Dame-du-Travail à Tourlaville, menacée d’être à l’avenir privée de ses messes régulières.

Ce dernier explique également que la question de proximité est un facteur non négligeable pour les catholiques : « On va fermer les églises où ils sont toujours allés, mais en plus il faudrait qu’ils fassent 5 ou 10 km pour aller en ville dans une paroisse où ils n’ont aucun repère », fustige-t-il auprès du quotidien. « La stratégie de l’évêque est catastrophique. Elle nous est imposée d’en haut comme s’il s’agissait de ressources humaines. Les fidèles ont besoin de leurs paroisses, de leurs repères », regrette un autre fidèle face à cette réorganisation qui pourrait s’aggraver encore dans les décennies à venir.

Avec Le Point

Pénurie de main-d’œuvre: les employeurs appellent Québec à l’aide

novembre 12, 2021

MONTRÉAL — Les employeurs du Québec demandent au gouvernement d’agir d’urgence et avec force pour s’attaquer à la pénurie de main-d’œuvre.

© Fournis par La Presse Canadienne

À l’approche de la présentation de la mise à jour économique du gouvernement Legault, six grandes organisations d’employeurs ont livré vendredi à Montréal une liste de cinq demandes afin de contrer ce qu’elles qualifient de crise sans précédent et même de situation catastrophique dans l’économie québécoise.

En tête de liste, les organisations réclament une accélération du processus d’immigration, blâmant les délais beaucoup plus longs au Québec qu’ailleurs au pays, surtout que la pandémie a freiné l’arrivée de nouveaux immigrants.

Toujours en immigration, elles réclament une plus grande régionalisation de l’immigration pour combler les besoins en région.

Les organisations d’employeurs insistent également sur l’instauration de mesures pour garder ou ramener les travailleurs plus âgés en emploi.

Enfin, elles réclament un soutien aux PME pour requalifier la main-d’oeuvre et un appui pour faciliter l’implantation de nouvelles technologies et la modernisation des entreprises.

Les organisations qui lançaient cet appel, vendredi, sont l’Union des municipalités du Québec (UMQ), le Conseil du patronat (CPQ), le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD), la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et Manufacturiers et exportateurs du Québec (MEQ) 

Bien qu’elles représentent, à l’exception de l’UMQ, des employeurs privés, les organisations ont insisté sur le besoin de mettre en place de telles mesures pour combler également le manque d’employés dans le secteur public, notamment en santé, en éducation et en petite enfance.

Avec Pierre Saint-Arnaud, La Presse Canadienne

Québec-Shawinigan: La diversité pour répondre à la pénurie de main-d’œuvre

octobre 21, 2021

Dans un contexte de pénurie de main-d’oeuvre, le Service d’accueil aux nouveaux arrivants (SANA) de Shawinigan observe que la demande pour ses services est grandissante. Alors que la Semaine québécoise des rencontres interculturelles bat son plein, un organisme de Shawinigan se mobilise avec le SANA pour l’élaboration d’un plan d’action tourné vers davantage d’accueil et d’inclusion, notamment en milieu de travail.

Le Centre national en électrochimie et en technologies environnementales (CNETE) a remporté le prix Diversité culturelle au Gala de la Chambre de commerce et d’industrie de Shawinigan (CCIS) l’an dernier.

© Josée Ducharme/Radio-Canada Le Centre national en électrochimie et en technologies environnementales (CNETE) a remporté le prix Diversité culturelle au Gala de la Chambre de commerce et d’industrie de Shawinigan (CCIS) l’an dernier.

L’organisme Autrement d’ici, qui travaille depuis 15 ans à développer les compétences interculturelles de professionnels, vient de conclure une semaine de consultations publiques auprès de citoyens, d’employeurs, d’organismes et de personnes immigrantes de Shawinigan sur le sujet.

La fondatrice de l’organisme, Suzie Yeo, mentionne que l’inclusion ne va pas de soi. Si on a de la difficulté à aller au-delà des différences, croyant que ces différences-là insinuent que les gens ne travaillent pas de la même façon, qu’on n’a pas la même vision, qu’on collaborera de façon difficile, bien naturellement, ça ne permet pas cette rencontre interculturelle et ça ne permet pas à tous et chacun de participer pleinement à l’organisation. »

Suzie Yeo, fondatrice de l'organisme Autrement d'ici

© Josée Ducharme/Radio-Canada Suzie Yeo, fondatrice de l’organisme Autrement d’ici

Une soixantaine de nationalités sont représentées à Shawinigan, mais le SANA fait le constat qu’une plus grande place pourrait leur être faite en entreprise. L’organisme offre nouvellement des formations et ateliers qui misent sur cet objectif, comme l’explique le chargé de projet au SANA de Shawinigan Éric Champoux.Comment éviter les biais inconscients, ou comment gérer ça dans une équipe? C’est toujours une méconnaissance de l’autre, donc d’aller vers l’autre, de se parler. »

Le SANA note que la demande pour ces formations est en forte croissance, à l’heure où plusieurs domaines souffrent d’un manque criant de personnel.

L’exemple du CNETE

Une entreprise se démarque particulièrement en matière d’inclusion. Le Centre national en électrochimie et en technologies environnementales (CNETE) a remporté le prix Diversité culturelle au Gala de la Chambre de commerce et d’industrie de Shawinigan (CCIS) l’an dernier.

On les a choisis parce que ce sont les plus performants, tout simplement ,» indique la directrice générale du CNETE Nancy Déziel pour expliquer qu’un grand nombre de ses employés est issu de la diversité. Non seulement on retrouve dans le laboratoire des travailleurs de diverses origines, mais on y observe également la parité hommes femmes.

Je pense que l’ouverture est là. Maintenant il y a peut-être des domaines où c’est moins évident, peut-être les domaines professionnels. Peut-être qu’il y a des ouvertures à faire de ce côté-là», poursuit Nancy Déziel.

Au CNETE, c’est une question de progrès et de vitalité économique, d’autant plus en contexte de pénurie de main-d’œuvre.

Avec CBC/Radio-Canada avec les informations de Marie-Ève Trudel

Canada-Québec/Manque d’infirmières : « Je suis ouvert à tous les incitatifs », dit Legault

septembre 15, 2021

 

Le premier ministre du Québec est prêt à sortir une nouvelle fois le chéquier pour faire revenir les infirmières dans le réseau public de la santé.

Le premier ministre François Legault.

© Sylvain Roy Roussel/Radio-Canada Le premier ministre François Legault.

En conférence de presse mercredi matin, François Legault a rappelé les efforts consentis par son gouvernement afin de mettre plus de ressources dans le secteur, en affichant notamment plus de postes à pourvoir.

Mais, cela n’a pas été suffisant, a-t-il reconnu. Il manque encore 4000 infirmières à travers la province.

Faisant un lien avec la pandémie, M. Legault a expliqué qu’au cours des derniers mois, beaucoup de membres du personnel soignant « étaient fatigués et pour toutes sortes de raisons, ont quitté le réseau ».

M. Legaut s’est dit prêt à faire plus d’efforts en matière de salaire, notamment.

Le premier ministre s’est adressé particulièrement aux infirmières parties exercer dans le secteur privé.

« Toutes les infirmières qui sont dans le privé sont les bienvenues », a jouté François Legault.

Avec CBC/Radio-Canada

Canada(Québec): Pénurie de chauffeurs de taxi à Trois-Rivières: «On n’est pas capable de fournir»

juillet 26, 2021

Les entreprises du milieu des taxis souffrent elles aussi d’une pénurie de main-d’œuvre. Le problème, bien qu’accentué par la COVID-19, est causé par une multitude de facteurs.

Les entreprises de taxi à Trois-Rivières éprouvent à l’heure actuelle une forte pénurie de main-d’oeuvre. Le problème est causé par une multitude de facteurs.

© Olivier Croteau Les entreprises de taxi à Trois-Rivières éprouvent à l’heure actuelle une forte pénurie de main-d’oeuvre. Le problème est causé par une multitude de facteurs.

Le phénomène n’est pas récent, explique Sylvain Roy, de Taxi Coop. Depuis 2018, M. Roy est aux prises avec une multitude de problèmes par rapport aux embauches. «Je mets des annonces partout, je fais de la publicité. Depuis le début de l’été, j’ai eu douze nouveaux. Mais quand ils voient la longueur du processus, ils se découragent», explique celui qui précise que le problème est répandu au Québec. «À Coaticook, ils ont été obligés de fermer parce qu’il n’y avait pas assez d’employés.»

Chez Taxi élite, la pandémie a été carrément dévastatrice. Jacques Demontigny, copropriétaire de l’entreprise, explique que la pandémie et le couvre-feu ont influencé la constance de son personnel. En mars 2020, il a perdu 85 % de son effectif, qui n’est jamais complètement revenu. «Depuis milieu octobre, c’est compliqué. Lorsqu’il y a eu le couvre-feu, les chauffeurs sont partis puisqu’il n’y avait plus de clientèle. Quand la clientèle est revenue, les chauffeurs étaient sur la PCU», explique M. Demontigny. «Pour mon service de jour, j’ai encore 75 % de mes chauffeurs d’avant. Mais pour mon service de nuit, j’ai moins de 25 %.»

C’est ce que confirme aussi M. Roy. «Sur toutes les heures, on a moins de personnel qu’avant. Il y en a qui vendent, il y en a qui prennent leur retraite.»

Cette baisse des chauffeurs affecte la qualité du service. Taxi Coop, de son côté, assure que le temps moyen n’est pas affecté, mais qu’il y a plus de temps d’attente. Taxi Élite, quant à lui, n’arrive pas à reprendre son souffle depuis l’ouverture des bars. «On n’est pas capable de fournir, et là il n’y a pas encore d’amphithéâtre ni d’évènements», calcule M. Demontigny. Les temps d’attente peuvent parfois être de 1 h à 1 h 30 lorsque la demande est forte. «Pendant le Grand Prix, ce ne sera pas drôle», s’inquiète M. Demontigny.

TROP DE BUREAUCRATIE?

Depuis l’an passé, une nouvelle loi exige des mesures plus strictes pour pouvoir exercer le métier de chauffeur de taxi. «Il y a un paquet d’administration» déplore Sylvain Roy.

Le copropriétaire de Taxi élite corrobore: «Ça coûte 300 $ avant de pouvoir commencer à travailler!» De fait, depuis octobre 2020, la loi 17 exige que les chauffeurs acquièrent une formation en ligne au coût d’environ 150 $, un permis au coût d’environ 75 $ ainsi qu’un certificat de casier judiciaire vierge émis par la Sûreté du Québec, au coût de 87 $. «Faut avoir un certificat de dossier judiciaire vierge. Avant, n’importe quel poste de police le donnait pour 20 $. Il faut maintenant passer par la SQ. Ça coûte 87 $ et tu l’auras quand tu l’auras», explique M. Roy. En plus des frais, les chauffeurs doivent aussi s’enregistrer dans un module d’enregistrement des ventes et s’ouvrir un compte commercial. Les temps d’attente sont longs, allant jusqu’à deux mois dans les cas extrêmes. «Ça m’a pris quatre heures au téléphone avec un fonctionnaire», explique M. Roy, en signalant que les longues procédures en découragent plus d’un. Beaucoup de vétérans ont aussi abandonné, n’étant plus à l’aise avec la modernisation des méthodes de travail.

L’embauche est aussi difficile, compte tenu du fait que les entreprises ont peu de contrôle sur les tarifs imposés pour les courses. «Je ne peux pas augmenter le prix [des courses] comme je veux pour être en mesure de rivaliser avec la compétition», précise M. Demontigny, en expliquant que les autres entreprises des autres secteurs peuvent toujours atténuer les problèmes de main-d’oeuvre en augmentant les salaires. «On n’a pas de levier», assure Sylvain Roy. De fait, le prix des courses est régi par la Commission des transports du Québec.

Selon les employeurs, le problème n’est pas prêt de se résorber. Malgré les annonces d’embauche, peu de gens répondent à l’appel. «On met des annonces partout», assure M. Roy.

M. Demontigny, quant à lui, espère qu’il y aura plus de candidats lorsque le marché du travail sera pleinement rétabli de la pandémie. «Ma stratégie d’emploi, c’est d’attendre que la PCU finisse!»

Bien qu’inexistant à Trois-Rivières, le spectre d’Uber plane aussi sur l’industrie du taxi local. Le problème n’effraie pas trop les entreprises pour l’instant, mais reste que, considérant la dégradation de la qualité et de la quantité des effectifs, la possibilité demeure néanmoins plausible.

Avec  Alexis Lambert – Le Nouvelliste

Le risque d’une pénurie de papier toilette plane sur le monde

mars 28, 2021

Avec la crise sanitaire, les livraisons de marchandises ralentissent, et notamment celles de pâte à papier.

Un risque de pénurie de papier toilette plane sur la planète. Rien à voir cette fois-ci avec les scènes de panique observées lors des périodes de confinement, lorsque les gens s’étaient rués dans les supermarchés. Cette fois-ci, il est question de fret maritime.

Le géant brésilien Suzano Papel e Cellulose, premier producteur mondial de pâte à papier a alerté, dans un entretien à Bloomberg, que la reprise économique provoquait une pénurie de conteneurs et de cargos, essentiels au transport de marchandises dans le monde. Nul doute que la situation a empiré avec le blocage, cette semaine, du canal de Suez par un porte-conteneurs géant.

Depuis plusieurs semaines les coûts du fret en provenance de Chine ont augmenté en raison de la crise sanitaire. Faute de conteneurs disponibles, les livraisons ralentissent, notamment celles de pâte à papier, indispensables pour fabriquer le fameux papier toilette. Or si les fabricants de rouleaux n’ont pas suffisamment de stocks, ils pourraient être obligés de réduire leur production. «Tous les acteurs sud-américains qui exportent en vrac ont été confrontés à ce risque», alerte Walter Schalka, patron de Suzano Papel e Celullose.

Une bien mauvaise nouvelle pour la France, dont une dizaine de départements sont confinés, et où la menace de fermeture des écoles – et la généralisation du télétravail qui en découle – se précise.

Avec Le Figaro

Canada: Pénurie d’électroménagers et pièces au Québec

décembre 4, 2020

En 2020, la pénurie d’électroménagers liée à la pandémie a fait en sorte que davantage de gens se sont tournés vers la réparation. Depuis deux ans déjà, certains réparateurs de Québec constatent une hausse de la demande en raison de soucis financiers ou écologiques.

Une série de réfrigérateurs

© Maxime Denis/Radio-Canada Une série de réfrigérateurs

Chez Monfette Service dans Limoilou, le téléphone ne cesse de sonner. Son propriétaire, Marco Bussières, constate une hausse d’au moins 10 % des ventes depuis le début de la crise de COVID-19.

«On se rend compte que les appareils neufs sont plus difficiles d’accès, donc les gens vont se tourner davantage vers la réparation. Dans les pièces, on a depuis le mois de septembre des pièces en rupture de stock pour la majorité de nos fabricants. Des pièces courantes avec lesquelles on n’avait pas ce problème-là avant», explique M. Bussières.

Les ventes explosent

Même son de cloche chez Lévesque Électroménagers dans Saint-Sauveur, où les ventes ont explosé depuis le printemps.

«La COVID a affecté toute la chaîne d’approvisionnement, à partir du manque de la disponibilité de la matière première, les pièces dans les usines, la fabrication, et maintenant c’est la distribution aussi», lance le propriétaire de Lévesque Électroménagers, Karl Desbiens.

Le protectionnisme des fabricants basés en sol américain aurait contribué au manque d’appareils disponibles ici.

«Les usines ont aussi diminué leur gamme de produits. Ce qui fait en sorte que, présentement, il y a des produits qu’on ne peut avoir seulement dans deux, trois, quatre mois, même six mois», résume Karl Desbiens.

Il estime à 20 % la hausse des ventes d’électroménagers au Québec.

«On est l’un de ces secteurs d’activités, au même titre que les piscines, les vélos, les ski-doos, la rénovation dans les maisons, dans les quincailleries. On a « profité » un peu de cette masse-là de clients».Des ensembles de laveuses-sécheuses

© Maxime Denis/Radio-Canada Des ensembles de laveuses-sécheuses

En plus de problèmes d’approvisionnement en électroménagers et en pièces, les appareils neufs ajoutent une pression de plus sur le marché de la réparation puisqu’ils ne sont plus aussi durables que ceux du passé.

«Aujourd’hui, tout est électronique, avec plein de capteurs et de fonctions. Tout ça fait qu’il y a plus de composantes, donc plus de risques qu’ils brisent», informe M. Bussières.

Prendre son mal en patience

La patience est de mise puisque le retour à la normale n’est pas prévu avant plusieurs mois.

«L’industrie dit l’été prochain. Mais d’après moi, avant que tout se remette en branle, que tout le monde soit vacciné et que la machine reparte, la disponibilité des pièces, je ne pense pas avant 2022», songe M. Desbiens.

Même prévision chez Maufette Service.

«D’après moi, un bon six mois avant que tout revienne. Parce qu’il a fallu ça six mois avant que l’effet se fasse sentir. Car ils ont des réserves. D’après moi pour refaire tout le processus de fabrication et que ça suffise à la demande, on va encore vivre ça pour l’hiver», estime Marco Bussières.

Si Lévesque Électroménagers a observé une forte demande pour les ensembles cuisinière-réfrigérateur-lave-vaisselle, Monfette Services a surtout vu une augmentation pour un produit en particulier qui démontre le retour aux fourneaux de bien des Québécois.

Des éléments de cuisson dans un magasin

© Maxime Denis/Radio-Canada Des éléments de cuisson dans un magasin

Nouveau règlement à venir

Québec obligera les fabricants d’électroménagers à s’assurer de la fin de vie de leurs produits. Le règlement étant initialement prévu pour le samedi 5 novembre, une tolérance sans sanction sera permise aux intervenants concernés jusqu’au 1er avril 2021, en raison de la pandémie.

Les réfrigérateurs, congélateurs, cuisinières, climatiseurs, lave-vaisselle, laveuses et sécheuses devront être récupérés ou valorisés par les manufacturiers.

Cette modification au Règlement sur la récupération et la valorisation de produits par les entreprises pourrait contribuer à réduire de 200 000 tonnes les émissions de gaz à effet de serre par an.

Québec investira un total de 90 millions $ sur 10 ans pour ne pas refiler la facture aux consommateurs.

Selon Recyc-Québec, un réfrigérateur désuet et mal récupéré peut équivaloir aux émissions d’une voiture qui parcourt 17 000 km par an, soit 3 tonnes de CO2.

Avec Radio-Canada par  Maxime Denis

COVID-19 : Québec évoque une pénurie de certains équipements d’ici 3 à 7 jours

mars 31, 2020

 

EN DIRECT – Tandis que le bilan des cas de COVID-19 ne cesse de s’alourdir dans la province, le Québec pourrait connaître des pénuries d’équipement médical de protection individuelle dans 3 à 7 jours, a prévenu le premier ministre François Legault.

«Des commandes doivent toutefois arriver dans les prochains jours», a fait savoir M. Legault mardi.

On est en pénurie de masques, a affirmé sans détour le directeur de santé publique du Québec, le Dr Horacio Arruda. Étant en pénurie, il faut utiliser le masque pour sa meilleure utilité, a-t-il rappelé.

Le gouvernement Legault avait déjà indiqué lundi que les masques, les blouses et les gants commençaient à manquer. Le premier ministre avait alors assuré que le Québec pouvait s’en tirer à court terme, mais sans dévoiler d’échéancier précis.

Le plus récent bilan québécois de la pandémie fait état de 4162 cas confirmés, soit une augmentation de 732 par rapport à la veille. Il s’agit de la plus importante hausse des cas qu’a connue la province en 24 heures.

La santé publique fait état de 6 nouveaux décès des suites de la COVID-19, portant le bilan total à 31 morts dans la province.

À ce jour, 5601 personnes sont en attente des résultats d’un test de dépistage. Au moins 63 378 autres personnes ont reçu un résultat négatif.

Le Québec se place en tête des provinces ayant recensé le plus de cas de COVID-19 à ce jour. Le Dr Horacia Arruda a fait valoir lundi que la santé publique menait plus de tests de dépistage qu’ailleurs au pays et que le réel indicateur était, selon lui, le taux d’hospitalisation.

Hier, M. Legault a aussi ordonné la fermeture des services jugés « essentiels » tous les dimanches du mois d’avril, afin de donner un répit aux travailleurs de ces commerces. Cette mesure exclut toutefois les stations-service, les dépanneurs, les pharmacies et les commandes à emporter dans les restaurants.

Avec CBC/Radio-Canada

Le Brexit : Londres publie un rapport révélant des risques de pénurie

septembre 11, 2019

FILE PHOTO: Britain's PM Johnson meets with Ireland's PM (Taoiseach) Varadkar in Dublin

Le rapport «Operation Yellowhammer» accroît la pression sur le Premier ministre Boris Johnson, qui a promis de mener à bien le Brexit d’ici le 31 octobre. Phil Noble/Reuters

Le rapport de l’«Opération Yellowhammer» souligne l’état d’impréparation du royaume face aux périls qui le guettent le 31 octobre, en cas de sortie de l’UE sans accord : inflation, pénuries et tensions sociales.

Le gouvernement britannique a publié ce mercredi 11 septembre les conclusions du dossier «Opération Yellowhammer», qui évalue les conséquences les plus brutales d’un Brexit sans accord. Les députés britanniques avaient voté la semaine dernière pour forcer leur gouvernement à publier les détails de ce rapport, mis au point dans l’éventualité d’un Brexit sans accord, ce qu’il a fait mercredi.

Des extraits avaient dejà fuité au mois d’août et faisaient état d’un risque de pénuries de nourriture, de carburants et de médicaments, de blocage des ports et du rétablissement de la frontière physique en Irlande. L’état de préparation du public et du secteur marchand en cas de Brexit sans accord reste « faible » au Royaume-Uni, confirment les documents officiels rendus publics ce mercredi.

La traversée de la Manche risque d’être singulièrement perturbée en cas de no-deal. Jusqu’à 85% des poids-lourds britanniques pourraient ne pas être en mesure de franchir les contrôles douaniers français, entraînant une baisse de «40 à 60% du niveau actuel» de circulation. Ces délais devraient affecter non seulement le trafic entre Douvres et Calais, mais aussi Gibraltar, territoire britannique au sud de l’Espagne, en raison de la mise en place de contrôles douaniers à sa frontière avec l’Union européenne.

Ces perturbations pourraient durer trois mois et « avoir un impact sur l’approvisionnement en médicaments et matériel médical », ainsi qu’en produits frais. Ils pourraient même à terme entraîner d’importants mouvements de mécontentement dans le pays, voire des émeutes. Des accrochages pourraient également éclater dans les zones de pêche entre pêcheurs britanniques et étrangers, indique le rapport, qui met aussi en garde contre «une possible augmentation des désordres publics et des tensions communautaires.»

Pénurie, inflation et tensions

Si le rapport ne prévoit de grave pénurie alimentaire, il prédit en revanche que les consommateurs britanniques auront moins de choix sur les étals et que l’inflation qui ne manquera pas de s’ensuivre risque d’affecter en premier lieu les populations les plus vulnérables.

Une pénurie de médicaments vétérinaires risque en outre de limiter la capacité du pays à prévenir et contrôler des épizooties dans le futur, prévient le rapport, qui souligne le risque accru pour la santé publique et l’auto-suffisance alimentaire du pays.

Certaines régions, notamment Londres et le sud-est du pays, pourraient également être affectées par des pénuries de carburant. Ailleurs, les réflexes de stockage des consommateurs pourraient rendre la situation tendue. Si l’augmentation des prix à la pompe devrait concerner tous les Britanniques, elle impactera en premier lieu le niveau de vie des plus pauvres.

Le projet britannique de suppression des contrôles à la frontière irlandaise « s’avérerait probablement non viable en raison d’importants risques sur les plans économique, juridique et de biosécurité », selon ce document, qui évoque la possibilité de l’émergence d’un marché noir dans les communautés frontalières.

Le gouvernement a souligné qu’il était en train de «mettre à jour» le document, dont un paragraphe a été purement et simplement caviardé. «Il décrit ce qui pourrait se passer dans le pire des cas», a insisté le ministre en charge du Brexit, Michael Gove.

Mais ces mises en garde accroissent la pression sur le Premier ministre Boris Johnson, qui a promis de mener à bien le Brexit d’ici le 31 octobre, avec ou sans accord avec l’Union européenne. Il a essuyé mercredi un nouveau revers, lorsque la justice écossaise a déclaré «illégale» la suspension controversée du Parlement jusqu’au 14 octobre, soit deux semaines seulement avant la date prévue pour le Brexit.

Par Le Figaro.fr avec Reuters

Canada-Québec/Pénurie de main-d’œuvre : des étudiants en restauration à la rescousse

août 14, 2019

 

 

Le Collège Mérici met sur pied un programme de Gestion de la restauration à trois jours par semaine au lieu de cinq.

La pénurie de main-d’oeuvre frappe de plein fouet l’industrie de la restauration et le Collège Mérici tente de faire sa part pour aider les employeurs.

Avec un programme à trois jours par semaine, les étudiants seront ainsi plus disponibles pour travailler. Le responsable des admissions et du recrutement, Jacky Boucher, rapporte que cette initiative a été mise de l’avant pour répondre aux demandes de l’industrie.

Les élèves seront donc requis sur les bancs d’école uniquement du lundi au mercredi. Les heures travaillées du jeudi au dimanche seront prises en compte dans le programme d’étude.

On reconnaît le travail de nos étudiants dans le milieu de la restauration, il y a un système de reconnaissance des acquis et d’équivalence qui fait qu’on n’a pas besoin de se rasseoir sur les bancs d’école et refaire la même chose, explique M. Boucher.

Les 30 places disponibles dans ce nouveau programme sont déjà comblées avant même la rentrée scolaire, signe que l’idée ne plaît pas uniquement aux employeurs. L’établissement songe à élargir son programme dans le futur.

Par ailleurs, à l’instar de la Commission scolaire de Charlevoix le Collège Mérici a aussi choisi de retarder la rentrée scolaire cette année pour accommoder l’industrie touristique.

CBC/Radio-Canada