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Le risque d’une pénurie de papier toilette plane sur le monde

mars 28, 2021

Avec la crise sanitaire, les livraisons de marchandises ralentissent, et notamment celles de pâte à papier.

Un risque de pénurie de papier toilette plane sur la planète. Rien à voir cette fois-ci avec les scènes de panique observées lors des périodes de confinement, lorsque les gens s’étaient rués dans les supermarchés. Cette fois-ci, il est question de fret maritime.

Le géant brésilien Suzano Papel e Cellulose, premier producteur mondial de pâte à papier a alerté, dans un entretien à Bloomberg, que la reprise économique provoquait une pénurie de conteneurs et de cargos, essentiels au transport de marchandises dans le monde. Nul doute que la situation a empiré avec le blocage, cette semaine, du canal de Suez par un porte-conteneurs géant.

Depuis plusieurs semaines les coûts du fret en provenance de Chine ont augmenté en raison de la crise sanitaire. Faute de conteneurs disponibles, les livraisons ralentissent, notamment celles de pâte à papier, indispensables pour fabriquer le fameux papier toilette. Or si les fabricants de rouleaux n’ont pas suffisamment de stocks, ils pourraient être obligés de réduire leur production. «Tous les acteurs sud-américains qui exportent en vrac ont été confrontés à ce risque», alerte Walter Schalka, patron de Suzano Papel e Celullose.

Une bien mauvaise nouvelle pour la France, dont une dizaine de départements sont confinés, et où la menace de fermeture des écoles – et la généralisation du télétravail qui en découle – se précise.

Avec Le Figaro

Canada: Pénurie d’électroménagers et pièces au Québec

décembre 4, 2020

En 2020, la pénurie d’électroménagers liée à la pandémie a fait en sorte que davantage de gens se sont tournés vers la réparation. Depuis deux ans déjà, certains réparateurs de Québec constatent une hausse de la demande en raison de soucis financiers ou écologiques.

Une série de réfrigérateurs

© Maxime Denis/Radio-Canada Une série de réfrigérateurs

Chez Monfette Service dans Limoilou, le téléphone ne cesse de sonner. Son propriétaire, Marco Bussières, constate une hausse d’au moins 10 % des ventes depuis le début de la crise de COVID-19.

«On se rend compte que les appareils neufs sont plus difficiles d’accès, donc les gens vont se tourner davantage vers la réparation. Dans les pièces, on a depuis le mois de septembre des pièces en rupture de stock pour la majorité de nos fabricants. Des pièces courantes avec lesquelles on n’avait pas ce problème-là avant», explique M. Bussières.

Les ventes explosent

Même son de cloche chez Lévesque Électroménagers dans Saint-Sauveur, où les ventes ont explosé depuis le printemps.

«La COVID a affecté toute la chaîne d’approvisionnement, à partir du manque de la disponibilité de la matière première, les pièces dans les usines, la fabrication, et maintenant c’est la distribution aussi», lance le propriétaire de Lévesque Électroménagers, Karl Desbiens.

Le protectionnisme des fabricants basés en sol américain aurait contribué au manque d’appareils disponibles ici.

«Les usines ont aussi diminué leur gamme de produits. Ce qui fait en sorte que, présentement, il y a des produits qu’on ne peut avoir seulement dans deux, trois, quatre mois, même six mois», résume Karl Desbiens.

Il estime à 20 % la hausse des ventes d’électroménagers au Québec.

«On est l’un de ces secteurs d’activités, au même titre que les piscines, les vélos, les ski-doos, la rénovation dans les maisons, dans les quincailleries. On a « profité » un peu de cette masse-là de clients».Des ensembles de laveuses-sécheuses

© Maxime Denis/Radio-Canada Des ensembles de laveuses-sécheuses

En plus de problèmes d’approvisionnement en électroménagers et en pièces, les appareils neufs ajoutent une pression de plus sur le marché de la réparation puisqu’ils ne sont plus aussi durables que ceux du passé.

«Aujourd’hui, tout est électronique, avec plein de capteurs et de fonctions. Tout ça fait qu’il y a plus de composantes, donc plus de risques qu’ils brisent», informe M. Bussières.

Prendre son mal en patience

La patience est de mise puisque le retour à la normale n’est pas prévu avant plusieurs mois.

«L’industrie dit l’été prochain. Mais d’après moi, avant que tout se remette en branle, que tout le monde soit vacciné et que la machine reparte, la disponibilité des pièces, je ne pense pas avant 2022», songe M. Desbiens.

Même prévision chez Maufette Service.

«D’après moi, un bon six mois avant que tout revienne. Parce qu’il a fallu ça six mois avant que l’effet se fasse sentir. Car ils ont des réserves. D’après moi pour refaire tout le processus de fabrication et que ça suffise à la demande, on va encore vivre ça pour l’hiver», estime Marco Bussières.

Si Lévesque Électroménagers a observé une forte demande pour les ensembles cuisinière-réfrigérateur-lave-vaisselle, Monfette Services a surtout vu une augmentation pour un produit en particulier qui démontre le retour aux fourneaux de bien des Québécois.

Des éléments de cuisson dans un magasin

© Maxime Denis/Radio-Canada Des éléments de cuisson dans un magasin

Nouveau règlement à venir

Québec obligera les fabricants d’électroménagers à s’assurer de la fin de vie de leurs produits. Le règlement étant initialement prévu pour le samedi 5 novembre, une tolérance sans sanction sera permise aux intervenants concernés jusqu’au 1er avril 2021, en raison de la pandémie.

Les réfrigérateurs, congélateurs, cuisinières, climatiseurs, lave-vaisselle, laveuses et sécheuses devront être récupérés ou valorisés par les manufacturiers.

Cette modification au Règlement sur la récupération et la valorisation de produits par les entreprises pourrait contribuer à réduire de 200 000 tonnes les émissions de gaz à effet de serre par an.

Québec investira un total de 90 millions $ sur 10 ans pour ne pas refiler la facture aux consommateurs.

Selon Recyc-Québec, un réfrigérateur désuet et mal récupéré peut équivaloir aux émissions d’une voiture qui parcourt 17 000 km par an, soit 3 tonnes de CO2.

Avec Radio-Canada par  Maxime Denis

COVID-19 : Québec évoque une pénurie de certains équipements d’ici 3 à 7 jours

mars 31, 2020

 

EN DIRECT – Tandis que le bilan des cas de COVID-19 ne cesse de s’alourdir dans la province, le Québec pourrait connaître des pénuries d’équipement médical de protection individuelle dans 3 à 7 jours, a prévenu le premier ministre François Legault.

«Des commandes doivent toutefois arriver dans les prochains jours», a fait savoir M. Legault mardi.

On est en pénurie de masques, a affirmé sans détour le directeur de santé publique du Québec, le Dr Horacio Arruda. Étant en pénurie, il faut utiliser le masque pour sa meilleure utilité, a-t-il rappelé.

Le gouvernement Legault avait déjà indiqué lundi que les masques, les blouses et les gants commençaient à manquer. Le premier ministre avait alors assuré que le Québec pouvait s’en tirer à court terme, mais sans dévoiler d’échéancier précis.

Le plus récent bilan québécois de la pandémie fait état de 4162 cas confirmés, soit une augmentation de 732 par rapport à la veille. Il s’agit de la plus importante hausse des cas qu’a connue la province en 24 heures.

La santé publique fait état de 6 nouveaux décès des suites de la COVID-19, portant le bilan total à 31 morts dans la province.

À ce jour, 5601 personnes sont en attente des résultats d’un test de dépistage. Au moins 63 378 autres personnes ont reçu un résultat négatif.

Le Québec se place en tête des provinces ayant recensé le plus de cas de COVID-19 à ce jour. Le Dr Horacia Arruda a fait valoir lundi que la santé publique menait plus de tests de dépistage qu’ailleurs au pays et que le réel indicateur était, selon lui, le taux d’hospitalisation.

Hier, M. Legault a aussi ordonné la fermeture des services jugés « essentiels » tous les dimanches du mois d’avril, afin de donner un répit aux travailleurs de ces commerces. Cette mesure exclut toutefois les stations-service, les dépanneurs, les pharmacies et les commandes à emporter dans les restaurants.

Avec CBC/Radio-Canada

Le Brexit : Londres publie un rapport révélant des risques de pénurie

septembre 11, 2019

FILE PHOTO: Britain's PM Johnson meets with Ireland's PM (Taoiseach) Varadkar in Dublin

Le rapport «Operation Yellowhammer» accroît la pression sur le Premier ministre Boris Johnson, qui a promis de mener à bien le Brexit d’ici le 31 octobre. Phil Noble/Reuters

Le rapport de l’«Opération Yellowhammer» souligne l’état d’impréparation du royaume face aux périls qui le guettent le 31 octobre, en cas de sortie de l’UE sans accord : inflation, pénuries et tensions sociales.

Le gouvernement britannique a publié ce mercredi 11 septembre les conclusions du dossier «Opération Yellowhammer», qui évalue les conséquences les plus brutales d’un Brexit sans accord. Les députés britanniques avaient voté la semaine dernière pour forcer leur gouvernement à publier les détails de ce rapport, mis au point dans l’éventualité d’un Brexit sans accord, ce qu’il a fait mercredi.

Des extraits avaient dejà fuité au mois d’août et faisaient état d’un risque de pénuries de nourriture, de carburants et de médicaments, de blocage des ports et du rétablissement de la frontière physique en Irlande. L’état de préparation du public et du secteur marchand en cas de Brexit sans accord reste « faible » au Royaume-Uni, confirment les documents officiels rendus publics ce mercredi.

La traversée de la Manche risque d’être singulièrement perturbée en cas de no-deal. Jusqu’à 85% des poids-lourds britanniques pourraient ne pas être en mesure de franchir les contrôles douaniers français, entraînant une baisse de «40 à 60% du niveau actuel» de circulation. Ces délais devraient affecter non seulement le trafic entre Douvres et Calais, mais aussi Gibraltar, territoire britannique au sud de l’Espagne, en raison de la mise en place de contrôles douaniers à sa frontière avec l’Union européenne.

Ces perturbations pourraient durer trois mois et « avoir un impact sur l’approvisionnement en médicaments et matériel médical », ainsi qu’en produits frais. Ils pourraient même à terme entraîner d’importants mouvements de mécontentement dans le pays, voire des émeutes. Des accrochages pourraient également éclater dans les zones de pêche entre pêcheurs britanniques et étrangers, indique le rapport, qui met aussi en garde contre «une possible augmentation des désordres publics et des tensions communautaires.»

Pénurie, inflation et tensions

Si le rapport ne prévoit de grave pénurie alimentaire, il prédit en revanche que les consommateurs britanniques auront moins de choix sur les étals et que l’inflation qui ne manquera pas de s’ensuivre risque d’affecter en premier lieu les populations les plus vulnérables.

Une pénurie de médicaments vétérinaires risque en outre de limiter la capacité du pays à prévenir et contrôler des épizooties dans le futur, prévient le rapport, qui souligne le risque accru pour la santé publique et l’auto-suffisance alimentaire du pays.

Certaines régions, notamment Londres et le sud-est du pays, pourraient également être affectées par des pénuries de carburant. Ailleurs, les réflexes de stockage des consommateurs pourraient rendre la situation tendue. Si l’augmentation des prix à la pompe devrait concerner tous les Britanniques, elle impactera en premier lieu le niveau de vie des plus pauvres.

Le projet britannique de suppression des contrôles à la frontière irlandaise « s’avérerait probablement non viable en raison d’importants risques sur les plans économique, juridique et de biosécurité », selon ce document, qui évoque la possibilité de l’émergence d’un marché noir dans les communautés frontalières.

Le gouvernement a souligné qu’il était en train de «mettre à jour» le document, dont un paragraphe a été purement et simplement caviardé. «Il décrit ce qui pourrait se passer dans le pire des cas», a insisté le ministre en charge du Brexit, Michael Gove.

Mais ces mises en garde accroissent la pression sur le Premier ministre Boris Johnson, qui a promis de mener à bien le Brexit d’ici le 31 octobre, avec ou sans accord avec l’Union européenne. Il a essuyé mercredi un nouveau revers, lorsque la justice écossaise a déclaré «illégale» la suspension controversée du Parlement jusqu’au 14 octobre, soit deux semaines seulement avant la date prévue pour le Brexit.

Par Le Figaro.fr avec Reuters

Canada-Québec/Pénurie de main-d’œuvre : des étudiants en restauration à la rescousse

août 14, 2019

 

 

Le Collège Mérici met sur pied un programme de Gestion de la restauration à trois jours par semaine au lieu de cinq.

La pénurie de main-d’oeuvre frappe de plein fouet l’industrie de la restauration et le Collège Mérici tente de faire sa part pour aider les employeurs.

Avec un programme à trois jours par semaine, les étudiants seront ainsi plus disponibles pour travailler. Le responsable des admissions et du recrutement, Jacky Boucher, rapporte que cette initiative a été mise de l’avant pour répondre aux demandes de l’industrie.

Les élèves seront donc requis sur les bancs d’école uniquement du lundi au mercredi. Les heures travaillées du jeudi au dimanche seront prises en compte dans le programme d’étude.

On reconnaît le travail de nos étudiants dans le milieu de la restauration, il y a un système de reconnaissance des acquis et d’équivalence qui fait qu’on n’a pas besoin de se rasseoir sur les bancs d’école et refaire la même chose, explique M. Boucher.

Les 30 places disponibles dans ce nouveau programme sont déjà comblées avant même la rentrée scolaire, signe que l’idée ne plaît pas uniquement aux employeurs. L’établissement songe à élargir son programme dans le futur.

Par ailleurs, à l’instar de la Commission scolaire de Charlevoix le Collège Mérici a aussi choisi de retarder la rentrée scolaire cette année pour accommoder l’industrie touristique.

CBC/Radio-Canada

L’Allemagne va faciliter l’immigration face à la pénurie de main d’œuvre

octobre 2, 2018

Berlin – Attirer les travailleurs étrangers qualifiés pour répondre à la pénurie de main d’œuvre dans certains secteurs: les partis de la coalition au pouvoir en Allemagne sont tombés d’accord mardi pour légiférer afin de faciliter l’immigration.

Les trois partis, les conservateurs de la CDU et de la CSU ainsi que les sociaux-démocrates du SPD, sont parvenus à un accord dans la nuit sur cette délicate question migratoire, dans un contexte politique marqué par une forte poussée de l’extrême droite en raison de l’arrivée de plus d’un million de demandeurs d’asile en 2015-2016.

Ils se sont entendus sur l’adoption courant 2019 d’une loi pour faciliter l’accès au marché du travail allemand d’étrangers extracommunautaires qualifiés.

« Nous ne voulons pas d’une immigration de personnes non qualifiées venant de pays tiers », notent sociaux-démocrates et conservateurs dans le document présenté mardi résumant les grandes lignes du projet.

Les demandeurs d’emploi de l’extérieur de l’UE — en particulier évoluant dans des secteurs sous tension comme la cuisine, les mathématiques ou l’informatique– pourront obtenir un permis de séjour en Allemagne de six mois s’ils peuvent assurer leurs moyens de subsistance durant ce laps de temps. Il sera prolongé s’ils trouvent un emploi. Une condition néanmoins, ils devront démontrer un niveau d’allemand suffisant.

« Nous avons besoin de travailleurs de pays tiers, » a reconnu le ministre de l’Intérieur (CSU), Horst Seehofer, par ailleurs très critique à l’égard de la politique d’accueil des réfugiés décidée par Angela Merkel en 2015.

Quelque 338.200 emplois étaient non pourvus en septembre en Allemagne dans les seuls secteurs de l’informatique, des mathématiques et des technologies de l’information, selon le quotidien économique Handelsblatt, qui cite l’Institut économique allemand, basé à Cologne.

Le document présenté mardi souligne que la « forte croissance économique de ces dernières années » a en partie été atteinte grâce à des une « immigration en provenance des États membres de l’Union européenne ». Mais, relève le document, « ce solde migratoire est actuellement en baisse ».

La CDU-CSU et les sociaux-démocrates du SPD ont dû trancher un désaccord au sujet des étrangers déboutés d’une demande d’asile mais qui occupent un emploi en Allemagne et parlent allemand. Le SPD souhaitait qu’ils puissent rester, ce à quoi la CSU s’opposait.

Finalement, M. Seehofer a donné son accord pour que les plus qualifiés puissent rester.

« Il s’agit de ne pas renvoyer chez elles les mauvaises personnes », a résumé Hubertus Heil, ministre SPD du Travail.

Le leader de l’AfD (extrême droite), Alexander Gauland, a réagi en accusant les partis de la coalition de vouloir « tromper les Allemands », en semant la confusion entre droit d’asile et immigration économique.

Du côté des Verts, Filiz Polat, chargé des questions migratoires, a mis en garde contre un trop-plein de « bureaucratie et des réglementations opaques ». Jan Korte, un des responsables parlementaires de Die Linke, a pour sa part demandé à ce que l’accord soit élargi à tous les demandeurs d’asile disposant d’une activité.

L’organisation patronale BDA a salué cet accord, regrettant cependant qu’il manque d’ambition en matière de reconnaissance des diplômes étrangers.

Après l’arrivée depuis d’un million de demandeurs d’asile dans la première économie européenne en 2015 et 2016, ce nombre devrait être inférieur à 200.000 cette année.

L’intégration des demandeurs d’asile via le travail montre des succès en Allemagne notamment, grâce à une économie florissante. Mais une partie de l’opinion, de même que le parti d’extrême droite AfD et une part de la CDU-CSU, accuse les demandeurs d’asile d’être responsables d’une hausse de l’insécurité.

Romandie.com avec(©AFP / 02 octobre 2018 14h46)                                                        

Le Nigeria paralysé par une pénurie d’essence à la pompe

décembre 26, 2017

File d’attente dans une station-service de Lagos, au Nigeria, le 21 décembre 2017 / © AFP/Archives / PIUS UTOMI EKPEI

Les files d’attente ne diminuent pas au Nigeria où les automobilistes attendent parfois plus de 24 heures avant de remplir leur réservoir, alors que le premier producteur d’or noir d’Afrique traverse une grave crise de pénurie d’essence raffinée.

« Je voulais aller passer Noël en famille dans l’Etat d’Osun (au nord de Lagos), mais j’ai dû annuler », raconte à l’AFP Tope Alake, un automobiliste devant l’une des quelques pompes encore actives à Lagos, la capitale économique du Nigeria.

« Je devrais être avec ma famille », se désespère quant à lui Alex Ogunsola, en ce jour de Boxing Day, férié au Nigeria. « Je voulais emmener mes enfants à la plage, mais je suis encore dans la file d’attente, et je ne suis même pas sûr de voir de l’essence aujourd’hui », regrette-t-il.

Des embouteillages monstre ont gâché les fêtes de Noël au Nigeria, qui se réjouissait pourtant de passer de meilleures fêtes que l’année dernière, lorsque le pays était en pleine récession économique.

Les causes de cette nouvelle pénurie de pétrole restent incertaines, chacun se renvoyant la faute. Les distributeurs affirment que la NNPC (Nigerian National Petroleum Company), responsable de la distribution de pétrole dans le pays, n’a pas assez de ressources pour faire face à la demande de ce géant de 190 millions d’habitants.

Sur ordre d’Abuja, Maikanti Baru, directeur général de la NNPC, a annoncé lundi qu’un plan national avait été mis en place pour livrer « 300 millions de litres » d’essence supplémentaire, pour « soutenir la consommation actuelle de 45 millions de litres par jour », bien plus élévée en cette période de fêtes que les « 27 à 28 millions » de litres habituels.

Il a également fait savoir que les raffineries nationales de Port Harcourt et Kaduna produisent 3,8 millions de litres de pétrole raffiné par jour, un chiffre bien maigre pour le premier exportateur de brut du continent africain (près de 2 millions de barils par jour).

M. Baru a toutefois accusé les vendeurs d’essence au marché noir de paralyser volontairement les stations essence pour faire monter les prix de vente parallèle à 400 nairas le litre, contre 120 nairas en période normale.

Du côté des consommateurs, on suspecte le gouvernement de créer ce chaos pour justifier une augmentation de l’essence et du diesel à la pompe l’année prochaine.

La crise est particulièrement grave dans ce pays, où l’électricité publique reste défaillante, et que les entreprises et les particuliers dépendent de leur générateur à diesel pour s’éclairer.

Romandie.com avec(©AFP / 26 décembre 2017 20h31)                

Le Burundi fait face à une grave pénurie d’essence

mai 2, 2017

Nairobi – Le Burundi fait face depuis plus d’une semaine à une très grave pénurie d’essence en raison du manque de devises, selon le gouvernement, alors que le pays est plongé depuis deux ans dans une grave crise politique.

Dans la capitale Bujumbura, l’essence, qui n’était disponible que trois à quatre jours par semaine depuis plus d’un mois, ne l’est plus que tous les deux jours dans quelques stations, selon des témoins interrogés par l’AFP.

« C’est la catastrophe depuis une semaine car on ne trouve qu’une ou deux stations approvisionnées tous les deux jours dans toute la capitale », a expliqué à l’AFP Hassan, conducteur de taxi de 35 ans joint par téléphone.

Et chaque fois qu’une station est approvisionnée, la nouvelle se répand comme une traînée de poudre: « des centaines de voitures et de bus se ruent sur celle-ci. Et en quelques heures, il ne reste plus une goutte », a décrit Hassan.

La pénurie a provoqué une forte hausse du prix de l’essence au marché noir qui « atteint par endroits la somme de 7.000 francs burundais le litre (3,69 euros) » alors qu’il coûte officiellement 2.100 Fbu.

Le prix des courses de taxi s’est envolé. De nombreux conducteurs ont remisé leurs véhicules et font leurs déplacements à pied dans une capitale à la circulation inhabituellement clairsemée.

La situation est encore plus difficile en province. Gitega (centre), deuxième ville du pays, vient de passer plus d’un mois sans pratiquement une seule goutte d’essence, selon plusieurs habitants.

« Il arrive parfois qu’une station, sur les 10 que compte la ville, reçoive quelque milliers de litre d’essence, mais ils sont consommés en quelques heures », a précisé à l’AFP un de ces témoins, parlant sous couvert d’anonymat.

Convoqué en urgence par l’Assemblée nationale qui voulait s’informer des « causes » de cette pénurie, le ministre burundais de l’Energie et des mines, en charge du secteur pétrolier, l’a justifiée par « le manque de devises en quantité suffisantes ».

« Comme la monnaie burundaise n’est pas utilisée à l’extérieur du pays et qu’il faut des dollars américains, il arrive qu’en raison de la période que nous traversons, les importateurs de ces produits ne reçoivent pas autant de devises qu’ils le désirent pour en importer même si le gouvernement fait des efforts en ce sens », a expliqué le ministre Côme Manirakiza.

Le Burundi traverse une grave crise politique émaillée de violences depuis la candidature en avril 2015 du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé et sa réélection en juillet de la même année.

Ces violences ont déjà fait de 500 morts à 2.000 victimes, selon les sources (ONU et ONG), des centaines de cas de disparition forcée et de torture, et ont poussé à l’exil plus de 400.000 Burundais.

La crise politique se double d’une crise économique, accentuée par les sanctions financières de l’UE et de ses pays membres, qui représentent 70% de l’aide directe au pays.

« L’UE et ses pays membres ont bloqué leur aide budgétaire au gouvernement burundais mais ils ont continué à financer, sans passer par celui-ci, de nombreux projets, notamment la construction de barrages, de routes, la santé et l’éducation, ce qui a évité à ce pays une asphyxie totale », a estimé un diplomate, parlant sous couvert d’anonymat.

L’UE continue toutefois de financer directement le carburant destiné à des centrales qui fournissent environ 15% de l’électricité du pays.

Romandie.com avec(©AFP / 02 mai 2017 19h13)                                            

Guinée équatoriale: pénurie d’essence dans le pays pétrolier

avril 3, 2017

Malabo (Guinée équatoriale) – Pays d’Afrique centrale producteur de pétrole, la Guinée équatoriale connaît une pénurie d’essence qui a atteint ce lundi la capitale du pays Malabo, a constaté un correspondant de l’AFP.

Le manque de carburant, dont la raison n’a pas été communiquée par les autorités, a débuté il y a une semaine dans la capitale économique Bata sur la partie continentale avant de toucher ce lundi l’île de Malabo.

« Il n’y a pas de carburant, j’ai dejà fait une semaine sans pouvoir circuler », se plaint Rodrigo, chauffeur de taxi à Bata joint par l’AFP.

A Malabo, les voitures s’alignent en longues files d’attente devant les stations essence, aux côtés de piétons venus s’approvisionner avec des bidons.

L’entreprise française Total, principal fournisseur du carburant en Guinée équatoriale, n’a pas communiqué sur la pénurie.

« Total réduit souvent la quantite de carburant quand le gouvernement lui doit de l’argent » a indiqué à l’AFP Ernesto Ondo ancien responsable technique chez Total Malabo.

La Guinée-équatoriale, pays d’environ un million d’habitants, dépend très largement des hydrocarbures pour ses exportations.

Romandie.com avec(©AFP / 03 avril 2017 21h15)

Mayotte touchée par une pénurie d’eau depuis plus de deux mois

février 11, 2017

Dans le centre et le sud du département, où la situation est la plus préoccupante, un dispositif de rationnement d’eau a été mis en place dans plusieurs communes.

Dans le centre et le sud de l’île, où la situation est la plus préoccupante, un dispositif de coupure d’eau de deux jours sur trois a été mis en place dans huit communes.

Dans le centre et le sud de l’île, où la situation est la plus préoccupante, un dispositif de coupure d’eau de deux jours sur trois a été mis en place dans huit communes. ORNELLA LAMBERTI / AFP
Des communes sans eau courante, où des mesures de rationnement ont été mises en place. Des écoles qui n’accueillent plus les élèves que quelques heures par jour, les conditions hygiéniques des sanitaires n’étant pas garanties. Les secteurs de la restauration ou du tourisme qui se trouvent pénalisés…

Depuis la mi-décembre, le sud et le centre de Mayotte, département d’outre-mer situé dans l’océan Indien, subit une pénurie d’eau. Les jours de distribution, « il faut aller remplir des seaux à des points d’eau », raconte Houlam Chamssidine, président de la fédération Mayotte nature environnement. Une crise liée à la dépendance aux précipitations des îles en matière de production d’eau potable.

  • A quoi sont dues ces pénuries ?

Les pénuries ont débuté à la mi-décembre en raison du manque de pluies, qui a entraîné une sécheresse. La saison sèche s’étend généralement de juin à décembre, et la saison des pluies de janvier à mars. Cette année, celle-ci subit toutefois un retard conséquent.

La production en eau potable du 101e département français dépend fortement des précipitations. Selon la Mahoraise des eaux, les ressources superficielles, qui « proviennent des eaux de surface des rivières et des retenues collinaires de Combani » et de « Dzoumogné », représentent 80 % de la production d’eau potable. Les forages ne représentent que 18 % de la production, et le dessalement de l’eau de mer 2 % seulement. Dans le sud de l’île, cette dépendance est encore plus importante, explique la Mahoraise des eaux.

« Une retenue alimente le Nord, et une autre alimente le Sud, explique Houlam Chamssidine, et il n’y a pas un réseau interconnecté Sud-Nord et Nord-Sud. »

  • Quelles mesures ont été prises par les autorités ?

Le 4 février, la ministre de l’outre-mer Ericka Bareights et les autorités locales ont annoncé qu’un demi-million d’euros sera débloqué en urgence pour les écoles du département. Cette somme « permettra l’achat de citernes et de bouteilles d’eau pour que les écoles puissent assurer dans de meilleures conditions l’accueil des élèves », a précisé le ministère dans un communiqué.

Avant même le début de la crise, en novembre, la préfecture avait préparé un arrêté imposant des restrictions de l’usage de l’eau, en raison de prévisions météorologiques qui annonçaient un retard inquiétant de la saison des pluies. Un premier communiqué, diffusé le 23 novembre, interdisait aux Mahorais de laver leurs véhicules hors des stations, d’arroser les pelouses et terrains de sport, ou encore de remplir les piscines privées. Ces mesures ont été renforcées à plusieurs reprises, au fil des arrêtés préfectoraux.

Au début du mois, la préfecture indiquait également que cette crise appelait des solutions à long terme :

« Au-delà de l’urgence, des réponses structurelles vont être apportées pour éviter qu’une telle situation se reproduise. L’aménagement d’une troisième retenue collinaire devient ainsi une priorité du contrat de projet Etat-Mayotte 2015-2020. »

Début février, environ 70 personnes ont manifesté à Mamoudzou jusqu’à la préfecture, à l’appel du Collectif de lutte contre la pénurie d’eau à Mayotte, pour alerter sur les conséquences de la pénurie. « La préfecture nous a répondu que l’Etat n’a pas assez de moyens, et que les mesures qui doivent être appliquées en urgence pourraient coûter trop cher à l’Etat », a déploré Ousseni Ballache, membre du collectif et par ailleurs syndicaliste CFDT.

  • La situation peut-elle s’améliorer ?

Les dernières prévisions estiment que « la saison des pluies pourrait démarrer au début du mois de mars », selon un communiqué préfectoral publié à l’issue d’une réunion du comité de suivi de la ressource en eau le 8 février. « Toutefois, le retard (…) ne garantit pas un remplissage total des réserves en eau et impose non seulement des solutions rapides (tanker) mais aussi des actions à moyen terme (nouveaux forages, usine de traitement de l’eau potable…) », précise le communiqué.

Ces derniers jours, des pluies ont permis de faire remonter légèrement le niveau de la retenue de Combani. « Ces pluies sont vraiment épisodiques et ne contribuent pas au remplissage des retenues collinaires », a expliqué jeudi sur la chaîne La 1ère Michel Jousset, du Syndicat intercommunal d’eau et d’assainissement de Mayotte. « On est en train de préparer des restrictions d’eau dans le Nord », ajoutait-il.

Lemonde.fr avec AFP