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Pérou: investiture sous haute sécurité pour Pedro Castillo

juillet 26, 2021
Perou: investiture sous haute securite pour Pedro Castillo
Pérou: investiture sous haute sécurité pour Pedro Castillo© AFP/Gian MASKO

Quelque 10.000 policiers, dix drones et cinq hélicoptères seront mobilisés à Lima pour garantir la sécurité lors de la cérémonie d’investiture du président élu péruvien Pedro Castillo mercredi, a indiqué lundi le commandant de la police, le général César Cervantes.

Candidat de la gauche radicale et novice en politique, M. Castillo a été proclamé le 20 juillet vainqueur de l’élection présidentielle face à la candidate de la droite populiste Keiko Fujimori, qui a reconnu sa défaite.

Les cérémonies d’investiture doivent s’étaler sur trois jours et son entrée en fonctions mercredi coïncidera avec la commémoration du bicentenaire de l’indépendance du Pérou, proclamée le 28 juillet 1821.

Plus de 2.000 policiers seront affectés à la protection des dignitaires étrangers venus y assister, parmi lesquels sont annoncés le roi Felipe VI d’Espagne et plusieurs dirigeants de pays latino-américains.

M. Castillo doit se rendre jeudi dans la ville andine d’Ayacucho, à 350 km au sud-est de Lima, pour une prestation de serment symbolique dans la pampa de la Quinua, site de la bataille d’Ayacucho le 9 décembre 1824, qui scella l’indépendance du Pérou notamment.

Par Le Point avec AFP

Présidentielle au Pérou: duel serré au 2e tour entre Keiko Fujimori et Pedro Castillo

juin 6, 2021
Presidentielle au Perou: duel serre au 2e tour entre Keiko Fujimori et Pedro Castillo
Présidentielle au Pérou: duel serré au 2e tour entre Keiko Fujimori et Pedro Castillo© AFP/OSCAR DEL POZO

Les Péruviens ont commencé à se rendre aux urnes dimanche pour élire leur nouveau président parmi les deux vainqueurs surprise du premier tour: la candidate de droite populiste Keiko Fujimori ou le représentant de gauche radicale Pedro Castillo.

Les bureaux de vote ont ouvert à 07H00 locales (12H00 GMT) et le resteront 12 heures, quatre de plus qu’habituellement en raison de la pandémie. L’organisme électoral (ONPE) publiera les premiers résultats officiels à 23H30 (04H30 GMT lundi).

Dans un pays où le vote est obligatoire sous peine d’amende, une majorité se rend dans les centres de vote à contrecoeur.

Ecartelés par deux extrêmes dans lesquels ils ne se reconnaissent pas, ils sont surtout préoccupés par les chiffres alarmants de l’épidémie de coronavirus qui a déjà fait plus de 184.000 morts, faisant du pays andin le 5e le plus endeuillé au monde et le premier par rapport à son nombre d’habitants (33 millions).

Après le soulèvement populaire de novembre 2020 pour protester contre les agissements du Parlement et la succession de trois présidents en 10 jours, cette présidentielle était attendue pour mettre fin à une instabilité politique chronique dans le pays qui a aussi connu six ministres des Affaires étrangères en un an.

Mais le futur président n’aura pas les coudées franches pour gouverner. Lors des législatives organisées début avril lors du 1er tour, aucune majorité ne s’est détachée. Le parti Peru Libre de Pedro Castillo est arrivé légèrement en tête devant Fuerza Popular de Keiko Fujimori.

3e second tour pour Fujimori

Et au lieu d’apaiser les tensions ambiantes, la campagne du second tour les aura alimentées entre deux camps fortement antagonistes et au coude à coude dans les sondages: 42 % des intentions de vote pour Pedro Castillo, contre 40 % pour Keiko Fujimori, selon une enquête de l’Institut Ipsos réalisée à une semaine du scrutin.

Mme Fujimori, 46 ans, et ses partisans n’ont eu de cesse d’agiter le chiffon rouge par rapport au candidat de la gauche radicale, affirmant qu’il allait transformer le Pérou en une sorte de Corée du Nord ou de Venezuela, et mener le pays à la ruine et à la dictature.

L’instituteur syndicaliste de 51 ans a, lui, répété à l’envi qu’avec sa rivale ce sera « plus de pauvres dans un pays riche » et que perdurera la corruption.

Il fait référence au scandale Odebrecht, du nom du géant brésilien du bâtiment qui a reconnu avoir versé des pots-de-vin dans plusieurs pays latino-américains. L’affaire a éclaboussé de déshonneur la classe politique péruvienne.

Pas moins de quatre ex-présidents, dont un s’est suicidé, ont été impliqués dans ce scandale.

Et Keiko Fujimori, qui a déjà passé 16 mois en détention provisoire pour blanchiment d’argent présumé dans cette affaire, a vu le parquet requérir contre elle 30 années de prison.

En cas de victoire, après deux échecs au second tour en 2011 et 2016, elle deviendra la première femme présidente du Pérou et ne pourra être jugée qu’à l’issue de son mandat de cinq ans.

Economie dégradée

Si les deux candidats ont des programmes politiques à l’extrême opposé, étatisme et nationalisations d’un côté, libre concurrence et réduction des impôts de l’autre, ils s’accordent cependant sur certaines questions de société.

Dans ce pays très catholique, tous deux sont contre l’avortement, défendent la famille traditionnelle et n’accordent pas d’importance aux droits de la communauté LGTBI.

Le vainqueur devra aussi faire face à une situation économique dégradée: après avoir connu pendant des années une croissance supérieure à la moyenne latino-américaine, celle-ci s’est contractée de 11,12 % en 2020, le pire chiffre depuis trois décennies.

Deux millions de Péruviens ont perdu leur emploi pendant la pandémie et trois millions ont basculé dans la pauvreté. Un tiers des habitants sont classés comme pauvres, selon les chiffres officiels.

M. Castillo promet du changement en cas de victoire avec l’élection d’une Assemblée constituante. Tandis que Mme Fujimori défend l’actuelle loi fondamentale qui garantit le libéralisme économique, promulguée en 1993 par son père Alberto, président de 1990 à 2000 et qui purge une peine de 25 ans de prison pour corruption et crimes contre l’humanité.

Elle a répété son intention de lui accorder une grâce présidentielle.

Avec Le Point avec AFP

A la veille des élections, le Pérou enregistre un nombre record de décès dus au COVID-19

avril 11, 2021

A LA VEILLE DES ÉLECTIONS, LE PÉROU ENREGISTRE UN NOMBRE RECORD DE DÉCÈS DUS AU COVID-19

© Reuters/SEBASTIAN CASTANEDA

LIMA (Reuters) – À la veille de la tenue des élections présidentielles et législatives, le Pérou a enregistré samedi un deuxième record quotidien de décès dus à la pandémie de coronavirus qui sévit à nouveau dans le pays.

    Le ministère de la santé a déclaré que 384 décès avaient été enregistrés, portant le nombre total de morts à 54.669, alors que les travailleurs de la santé luttent contre la pénurie d’oxygène médical et la saturation des hôpitaux, et que le gouvernement s’efforce d’assurer un approvisionnement suffisant en vaccins. Mercredi, le Pérou a enregistré son premier record de morts – 314 – le pire depuis que la pandémie a frappé le pays.

    Dimanche, des millions de Péruviens sont appelés à aller voter pour choisir leur prochain président et leurs représentants au Congrès. Le vote est obligatoire, sous peine d’une amende de 25 dollars. Le nombre de bureaux de vote a été augmenté pour faciliter la distanciation sociale et les électeurs ont été invités à apporter leurs propres stylos et à porter des masques.

    La nation andine, qui compte quelque 33 millions d’habitants, a reçu jusqu’à présent un peu plus de 1,5 million de doses de vaccins de Sinopharm et de Pfizer/BioNTech, un chiffre inférieur à celui de ses voisins d’Amérique latine.

avec Reuters par (Marco Aquino, version française Camille Raynaud)

Pérou: démission du président par intérim Manuel Merino

novembre 15, 2020

C’est un tournant dans la crise politique au Pérou. Le président par intérim, Manuel Merino, vient de présenter sa démission. Depuis le début de la semaine, chaque jour, des manifestations avaient lieu pour demander son départ.

Manuel Merino, le 10 novembre 2020.© AP Photo/Martin Mejia Manuel Merino, le 10 novembre 2020.

Manuel Merino a démissionné. Il l’a annoncé à la télévision péruvienne ce dimanche midi en précisant que ses ministres vont, eux, rester en poste jusqu’à ce qu’un nouveau président soit nommé.

Cette démission du président Manuel Merino, c’était évidemment l’annonce attendue par tous, c’est ce que réclamaient les manifestants depuis le début de la mobilisation et surtout depuis la mort samedi de deux jeunes manifestants sous les tirs des policiers à Lima. Depuis le début de la mobilisation populaire au Pérou, les manifestations sont violemment réprimées par les forces de l’ordre.

Différents organismes de défense des droits de l’homme ont dénoncé à plusieurs reprises ces violences. Mais ça n’a pas empêché le drame de samedi, deux morts et une centaine de blessés. Depuis hier soir, la démission du président Manuel Merino semblait donc inévitable et nécessaire.

L’annonce de son départ a été vécue comme un grand soulagement sur place. On a entendu des cris de joie, mêlés à des concerts de casseroles, des applaudissements. Certains ont entonné l’hymne nationale. Des feux d’artifice ont même été tirés. Bref, les Péruviens sont soulagés.

Il faut dire que la situation politique était devenue très instable ces dernières heures. Dimanche matin, les chefs de partis s’étaient réunis pour évaluer la situation. Ils s’étaient mis d’accord pour demander la démission de Manuel Merino. C’est désormais chose faite. Maintenant, il faut encore que les députés se mettent d’accord sur son remplaçant. Le Premier ministre a donc convoqué en urgence une session plénière au Parlement pour désigner le nouveau président péruvien.

♦ La crise n’est pas terminée

Il reste encore à savoir qui sera le 4e président péruvien en trois ans. Un processus pas si simple.

Au Pérou, le président ou présidente de la République est toujours élu avec deux vice-présidents. En cas de démission, de censure, de mort ou d’incapacité physique, le chef de l’Etat est alors remplacé par le premier vice-président. Si ce dernier est à son tour démissionnaire ou censuré, c’est le deuxième vice-président qui termine le mandat. Selon l’article 115 de la Constitution, le président du Congrès est 4e dans l’ordre de succession.

Elu en juillet 2016, Pedro Pablo Kuczynski a démissionné en mars 2018 et a été remplacé par son premier vice-président Martin Vizcarra. La deuxième vice-présidente Mercedes Araoz suivait dans l’ordre de succession. Problème, Araoz s’est opposée à la dissolution du Congrès décrétée par Vizcarra et a démissionné. Après la récente destitution de Vizcarra, il ne restait plus donc que le président du Congrès pour le remplacer.

Or Manuel Merino n’a pas tenu une semaine avant de démissionner à son tour. Pour de nombreux constitutionnalistes, la solution est aujourd’hui de censurer Manuel Merino pour que ce dernier redevienne simple député et non pas président du Congrès. Restera ensuite à élire à la tête de la chambre une personnalité de consensus acceptée de l’opinion publique pour terminer un mandat pour le moins chaotique.

Par RFI avec la correspondante à Lima, Wyloën Munhoz-Boillot et le correspondant régional, Eric Samson

Coronavirus: plus de 7.000 morts au Pérou

juin 16, 2020

 

Le Pérou a enregistré plus de 7.000 décès dus au coronavirus, pour 237.000 infections après trois mois de confinement, a annoncé mardi le ministère de la Santé. Au cours des dernières 24 heures, le pays a recensé 196 morts supplémentaires, portant le total à 7.056, et 4.164 nouvelles contaminations pour un total de 237.156. Le ministre de la Santé, Victor Zamora, a toutefois relevé des signes positifs. «L’épidémie montre une décrue (…) le rythme de la contagion ralentit», a-t-il déclaré en conférence de presse. Depuis début juin, les chiffres de contaminations quotidiennes étaient en moyenne de 4.800 nouveaux cas.

Si le Pérou se situe à peu près au même niveau que l’Italie en nombre de cas déclarés, le nombre de décès est en revanche nettement inférieur. L’Italie a enregistré 237.500 infections et plus de 34.000 décès. Pays de 33 millions d’habitants, le Pérou est le deuxième pays en nombre de cas de contaminations en Amérique latine, après le Brésil (210 millions d’habitants), et le troisième pour les décès après le Brésil et le Mexique (120 millions d’habitants).

Lima et le port voisin de Callao, où vit un tiers de la population, sont les principaux foyers de la pandémie, concentrant 70% des cas déclarés. Quelque 170 policiers, 200 détenus et une cinquantaine de médecins sont morts du Covid-19. Nombre de ces policiers ont été contaminés vraisemblablement alors qu’ils patrouillaient dans la rue pour faire respecter le confinement obligatoire et le couvre-feu nocturne en vigueur depuis le 16 mars.

Par Le Figaro avec AFP

Le Pérou arrête dix membres présumés d’un groupe WhatsApp de pédopornographie

décembre 10, 2019

 

La police péruvienne a arrêté mardi dix personnes soupçonnées d’appartenir à un réseau international de pédopornographie actif sur l’application WhatsApp, et dirigé depuis les Etats-Unis. «Dix ressortissants péruviens qui faisaient partie d’un réseau international de pornographie infantile ont été arrêtés à Lima», mardi matin dans quatre quartiers de la capitale, a annoncé à la presse le colonel Orlando Mendieta, du groupe d’enquête contre la cybercriminalité.

Les personnes interpellées étaient membres d’un groupe du service de messagerie instantanée Whatsapp baptisé «PERUCHITOS XXX CP», utilisé par 170 personnes de plusieurs pays du continent américain. «L’administrateur du compte est aux Etats-Unis. Nous travaillons en coordination avec Interpol pour l’arrêter», a précisé Orlando Mendieta.

Selon la police, les utilisateurs souhaitant être membres de ce groupe Whatsapp devaient envoyer chaque semaine des images et des vidéos pornographiques à l’administrateur. Quelque 34 Péruviens sont impliqués dans ce réseau. En 2018, le Pérou avait déjà démantelé une organisation internationale de pornographie infantile qui opérait depuis la Colombie.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Le Pérou durcit les conditions d’entrée des migrants vénézuéliens sans passeport

août 25, 2018

Des Vénézuéliens passent la nuit à Tumbes, dans le nord du Pérou, le 24 août 2018 n / © AFP / CRIS BOURONCLE

Le Pérou a durci samedi les conditions d’accès à son territoire aux très nombreux Vénézuéliens qui quittent leur pays en exigeant la présentation d’un passeport, tout en permettant à ceux qui en sont dépourvus d’y entrer après avoir demandé le statut de réfugié.

Jusqu’ici, pour pénétrer au Pérou, attractif en raison du dynamisme de son économie, seule une carte d’identité suffisait aux Vénézuéliens, qui continuent de fuir par milliers, plongeant l’Amérique latine dans une crise migratoire majeure.

La présentation obligatoire du passeport est entrée en vigueur à 00H00 samedi (05H00 GMT). Obtenir ce titre au Venezuela est devenu un parcours du combattant en raison de la crise économique et de la pénurie généralisée, qui affecte aussi le papier servant à imprimer les documents officiels.

Samedi au poste-frontière de Tumbes (nord) entre le Pérou et l’Equateur, pays de transit pour les migrants vénézuéliens, des centaines de Vénézuéliens sans passeport ont été autorisés à passer, à condition néanmoins qu’ils déposent une demande de statut de réfugié.

Une démarche qui leur permet de rester légalement au Pérou pendant que celui-ci leur cherche une solution définitive.

Des Vénézueliens arrivent à la ville frontière de Huaquillas, après avoir voyagé dans des bus gratuits mis en place par l’Equateur, le 24 août 2018 / © AFP / CRIS BOURONCLE

Vers midi, une centaine de Vénézuéliens sans passeport faisaient la queue pour entrer dans un bureau de ce poste-frontière en vue d’effectuer cette demande, pendant que, dans un bâtiment adjacent, la file d’attente des personnes dotées d’un passeport était courte.

Presque tous les Vénézuéliens sans passeport ont été admis au Pérou après avoir réclamé le statut de réfugié ce samedi, a constaté l’AFP.

– 2.500 à 3.000 réfugiés par jour –

Nombre de ces migrants avaient pu gagner la frontière péruvienne vendredi grâce à des cars mis gratuitement à leur disposition par l’Equateur, voie de passage pour ces Vénézuéliens cherchant à se rendre au Pérou, au Chili ou en Argentine. Ces personnes venaient de traverser la Colombie.

Des migrants vénézuéliens font la queue au poste-frontière de Tumbes, au Pérou, le 23 août 2018 / © AFP / CRIS BOURONCLE

Le rythme des arrivées de réfugiés à la frontière péruvienne, jusqu’ici de 2.500 à 3.000 par jour, selon les services d’immigration, devrait s’accélérer.

Le Pérou s’attend à accueillir 100.000 réfugiés vénézuéliens dans les prochaines semaines, ce qui portera leur nombre total à un demi-million.

Mais le sentiment antimigrant progresse au sein de la société péruvienne et ces restrictions d’accès au territoire bénéficient d’un certain soutien dans la population.

« Nous sommes désolés pour les Vénézuéliens, mais ils prennent le travail des Péruviens », expliquait Giannella Jaramillo, devant un étal de vêtements à Aguas Verdes, dans le nord du Pérou.

Les Vénézueliens dans le monde / © AFP / Nicolas RAMALLO

Le poste-frontière de cette localité, habitué à recevoir quelque 200 voyageurs par jour, a enregistré 2.500 passages de migrants vendredi.

Nombre des migrants vénézuéliens étaient arrivés à pied, ayant parfois marché près de 2.000 kilomètres. Des groupes avaient mis en place des points d’accueil pour leur venir en aide sur les six kilomètres séparant les postes-frontières péruviens et équatoriens.

Certains d’entre eux avaient toutefois finalement décidé de rester en Equateur, à l’instar de Lourdes Ruiz, 36 ans. « Nous n’avons personne pour nous accueillir » au Pérou, se désolait celle qui voyageait pourtant depuis un mois avec pour destination finale Lima.

– Cellule de crise régionale –

Au Pérou, l’afflux pour les réfugiés vénézuélien / © AFP / Rachel Rogers

De son côté, le gouvernement vénézuélien a assuré que les migrants allaient « revenir » grâce aux réformes économiques du président Nicolas Maduro.

Selon les Nations unies, sur les 2,3 millions de Vénézuéliens vivant à l’étranger, plus de 1,6 million ont fui depuis 2015 la grave crise économique et politique qui sévit dans leur pays. Quelque 90% d’entre eux se sont réfugiés dans les pays de la région.

Face à l’ampleur du phénomène, l’ONU va mettre en place une cellule de crise régionale, a annoncé vendredi Stéphane Dujarric, le porte-parole du secrétaire général de l’ONU.

De leur côté, deux agences onusiennes, le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), ont appelé jeudi les pays latino-américains à continuer d’accueillir les réfugiés vénézuéliens, dénonçant les mesures restrictives mises en place aux frontières.

Les Vénézuéliens sont étranglés par la crise économique : l’inflation pourrait atteindre 1.000.000% fin 2018, redoute le FMI.

Signe de l’inquiétude des autorités, l’Equateur a invité les ministres des Affaires étrangères de 13 Etats de la région, dont le Venezuela, à une réunion les 17 et 18 septembre pour parler de cette crise migratoire.

Romandie.com avec(©AFP / (25 août 2018 19h59)

Course-contre la montre des Vénézuéliens pour arriver au Pérou

août 24, 2018

Des Vénézuéliens chargent un véhicule avec leurs affaires avant de fuir vers Tumbes au Pérou, le 23 août 2018 / © AFP / CRIS BOURONCLE

Des migrants vénézuéliens fuyant leur pays en crise tentaient vendredi, après un long périple, d’atteindre la frontière péruvienne, à 24H d’un durcissement des conditions d’accueil dans ce pays de ces réfugiés économiques qui est dénoncé par l’ONU.

Confrontée à une vague de migration massive de ressortissants vénézuéliens, Lima a annoncé il y a une semaine qu’un passeport serait obligatoire à compter du 25 août pour entrer sur le sol péruvien. Jusqu’à présent, les Vénézuéliens n’avaient besoin que de présenter leur carte d’identité. L’Equateur, qui fait face au même problème, a mis en place la même mesure dès samedi dernier.

La décision péruvienne revient à fermer la porte au nez de nombre d’entre eux, car obtenir un passeport au Venezuela est devenu très long et compliqué en raison de la crise économique qui a conduit à une pénurie de produits alimentaires, de médicaments et même de papier.

A Tumbes côté péruvien, à un millier de kilomètres au nord de Lima, des files de Vénézuéliens attendant d’être enregistrés par les autorités étaient visibles, a constaté l’AFP.

Nombre d’entre eux sont arrivés à pied. Partis du Venezuela début août, ils ont accéléré la cadence pour atteindre la frontière avant samedi.

Les routes migratoires des vénézuéliens / © AFP / Anella RETA

Dans cette zone au climat tropical entourée de plantations de bananes, des représentants de l’église catholique leur répartissaient de la nourriture.

Les Nations unies ont appelé jeudi les pays latino-américains à continuer d’accueillir les réfugiés vénézuéliens, dénonçant les nouvelles exigences aux frontières mises en place par l’Equateur et le Pérou.

– L’ONU inquiète –

Dans un communiqué conjoint, le Haut-Commissaire de l’ONU pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi, et le directeur général de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), William Lacy Swing, ont appelé à un soutien accru de la communauté internationale à mesure que l' »exode augmente » et se sont déclarés « préoccupés par plusieurs événements récents touchant les réfugiés et les migrants en provenance du Venezuela ».

Distribution de soupe aux Vénézuéliens qui souhaitent émigrer vers le Pérou, à Tumbes, le 23 août 2018 / © AFP / CRIS BOURONCLE

Les deux agences de l’ONU ont cité notamment les nouvelles exigences en matière de passeports et d’entrée aux frontières de l’Equateur et du Pérou, ainsi que des modifications apportées aux permis de séjour temporaire des Vénézuéliens au Pérou.

« Personne ne parle de fermer la frontière, il s’agit d’exercer un meilleur contrôle migratoire pour des raisons sécuritaires. 80% des Venezuéliens qui arrivent au Pérou ont leur passeport », a déclaré le ministre de l’Intérieur péruvien Mauro Medina.

Les Vénézuéliens sont étranglés par la crise économique: l’inflation pourrait atteindre 1.000.000% fin 2018 selon le Fonds monétaire international, et le PIB devrait s’effondrer de 18%.

Ces dernières années, des millions de personnes ont préféré partir. Les Nations unies évaluent à 2,3 millions le nombre de Vénézuéliens ayant quitté leur pays pour fuir la misère. Plus de 800.000 ont gagné la Colombie, où ils bénéficient d’un droit de séjour temporaire.

Au Pérou, l’afflux pour les réfugiés vénézuélien / © AFP / Rachel Rogers

L’exode de Vénézuéliens et de Nicaraguayens fuyant leur pays en crise met toute la région sous tension, comme l’ont montré les violences du week-end dernier à la frontière brésilienne.

A Pacaraima (nord), le vol et l’agression d’un commerçant attribués à des Vénézuéliens a mis le feu aux poudres.

Des dizaines d’habitants de cette localité, où vivent un millier de migrants dans la rue, ont alors détruit leurs deux principaux camps de fortune et brûlé leurs affaires. Des coups de feu ont été tirés, les magasins fermés et des débris divers jonchaient le sol.

Signe de l’inquiétude des autorités, l’Equateur, pays de passage pour de nombreuses personnes cherchant à atteindre le Pérou, le Chili ou l’Argentine, va organiser une réunion régionale sur la crise migratoire au Venezuela. Les ministres des Affaires étrangères de 13 Etats de la région, dont le Venezuela, sont invité à discuter sur le sujet les 17 et 18 septembre à Quito.

L’objectif est « d’échanger des opinions, de voir ce que font les pays » face à cette situation, a déclaré le vice-ministre de la Mobilité humaine, Santiago Chavez, cité dans le communiqué.

Romandie.com avec(©AFP / (24 août 2018 14h47)

Séisme de magnitude 7,1 à la frontière entre Pérou et Brésil, pas de victimes

août 24, 2018

Un homme regarde les décombres d’une maison après un trmblement de terre à Acari, dans le sud du Pérou, le 14 janvier 2018. / © AFP / STR

Un séisme de magnitude 7,1 s’est produit vendredi dans une zone frontalière entre le Pérou et le Brésil sans causer de dégâts, selon les autorités.

La secousse s’est produite à une profondeur de 609 km, selon l’Institut américain de Géophysique.

« Pour le moment, aucune victime ou dégât n’ont été signalés. Nous continuons à suivre la situation », a indiqué l’Institut national de la Défense civile.

Son responsable, Jorge Chávez, a expliqué qu’en raison de la profondeur de la secousse, avec un épicentre situé dans une zone frontalière inhabitée, aucun décès ou dégâts matériels n’ont pour l’instant été signalés.

« En raison de la grande profondeur du séisme, la force s’est dissipée et les dégâts ne sont pas si importants », a-t-il annoncé à la radio RPP.

« La profondeur (où se situe l’épicentre) fait qu’il n’y a pas de dégâts superficiels », a-t-il précisé.

Séisme au Pérou / © AFP / Anella RETA

L’Institut de géophysique du Pérou a indiqué que l’épicentre du séisme avait été localisé à 123 km au sud de la localité de Purus, dans la région forestière de Ucayali.

Le séisme s’est produit peu après 09H00 GMT en pleine forêt amazonienne, à quelque 140 km à l’ouest de la ville d’Iberia au Pérou, selon l’USGS.

Le séisme a été ressenti dans les régions de Madre Dios, Apurimac, Cusco et Moquegua, dans l’est du Pérou.

Le Pérou se situe sur une zone sismique surnommée la « Ceinture de feu du Pacifique ». En janvier, un séisme de magnitude 7,1 avait déjà causé la mort de deux personnes dans la ville d’Acari, dans le sud du pays.

Romandie.com avec(©AFP / (24 août 2018 15h25)

Pérou: un autocar chute dans un ravin, le bilan passe à 44 morts

février 21, 2018

Le bus accidenté dans lequel 35 personnes ont été tuées, dans le sud du Pérou, le 21 février 2018 / © Arequipa Fire Department/ANDINA/AFP / HO

Au moins 44 personnes sont mortes mercredi au Pérou dans la chute d’un autocar dans un ravin profond d’environ 80 mètres depuis une route sur la côte Pacifique, ont annoncé les autorités.

Le général Walter Ortiz, chef de la police de la région d’Arequipa, où s’est produit l’accident, « confirme 44 décès », selon un tweet du ministère de l’Intérieur.

Onze blessés ont été transférés en hélicoptère vers la ville d’Arequipa, capitale de la région éponyme, pour être soignés, a ajouté le général Ortiz. Le nombre total de blessés n’a pas été précisé par les autorités.

L’accident est survenu vers 01H30 locales (06H30 GMT) au kilomètre 780 de la route Panaméricaine dans la région d’Arequipa, dans le sud du Pérou.

Des images diffusées par l’agence Andina montraient la carcasse de l’autocar de deux étages en contrebas de la route, l’habitacle enfoncé par la violence de l’impact, entourée de vêtements et effets personnels des voyageurs.

L’autocar était parti de la ville côtière de Chala, au bord du Pacifique, et se dirigeait vers Arequipa, selon les médias péruviens.

Il s’agit du second accident majeur cette année sur les routes péruviennes. Le 2 janvier, un autocar avait chuté du haut d’une falaise haute d’une centaine de mètres après avoir été percuté par un camion sur la route Panaméricaine, à 45 km au nord de Lima. L’accident avait fait 52 morts.

Romandie.com avec(©AFP / 21 février 2018 22h31)