Posts Tagged ‘Pérou’

Coronavirus: plus de 7.000 morts au Pérou

juin 16, 2020

 

Le Pérou a enregistré plus de 7.000 décès dus au coronavirus, pour 237.000 infections après trois mois de confinement, a annoncé mardi le ministère de la Santé. Au cours des dernières 24 heures, le pays a recensé 196 morts supplémentaires, portant le total à 7.056, et 4.164 nouvelles contaminations pour un total de 237.156. Le ministre de la Santé, Victor Zamora, a toutefois relevé des signes positifs. «L’épidémie montre une décrue (…) le rythme de la contagion ralentit», a-t-il déclaré en conférence de presse. Depuis début juin, les chiffres de contaminations quotidiennes étaient en moyenne de 4.800 nouveaux cas.

Si le Pérou se situe à peu près au même niveau que l’Italie en nombre de cas déclarés, le nombre de décès est en revanche nettement inférieur. L’Italie a enregistré 237.500 infections et plus de 34.000 décès. Pays de 33 millions d’habitants, le Pérou est le deuxième pays en nombre de cas de contaminations en Amérique latine, après le Brésil (210 millions d’habitants), et le troisième pour les décès après le Brésil et le Mexique (120 millions d’habitants).

Lima et le port voisin de Callao, où vit un tiers de la population, sont les principaux foyers de la pandémie, concentrant 70% des cas déclarés. Quelque 170 policiers, 200 détenus et une cinquantaine de médecins sont morts du Covid-19. Nombre de ces policiers ont été contaminés vraisemblablement alors qu’ils patrouillaient dans la rue pour faire respecter le confinement obligatoire et le couvre-feu nocturne en vigueur depuis le 16 mars.

Par Le Figaro avec AFP

Le Pérou arrête dix membres présumés d’un groupe WhatsApp de pédopornographie

décembre 10, 2019

 

La police péruvienne a arrêté mardi dix personnes soupçonnées d’appartenir à un réseau international de pédopornographie actif sur l’application WhatsApp, et dirigé depuis les Etats-Unis. «Dix ressortissants péruviens qui faisaient partie d’un réseau international de pornographie infantile ont été arrêtés à Lima», mardi matin dans quatre quartiers de la capitale, a annoncé à la presse le colonel Orlando Mendieta, du groupe d’enquête contre la cybercriminalité.

Les personnes interpellées étaient membres d’un groupe du service de messagerie instantanée Whatsapp baptisé «PERUCHITOS XXX CP», utilisé par 170 personnes de plusieurs pays du continent américain. «L’administrateur du compte est aux Etats-Unis. Nous travaillons en coordination avec Interpol pour l’arrêter», a précisé Orlando Mendieta.

Selon la police, les utilisateurs souhaitant être membres de ce groupe Whatsapp devaient envoyer chaque semaine des images et des vidéos pornographiques à l’administrateur. Quelque 34 Péruviens sont impliqués dans ce réseau. En 2018, le Pérou avait déjà démantelé une organisation internationale de pornographie infantile qui opérait depuis la Colombie.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Le Pérou durcit les conditions d’entrée des migrants vénézuéliens sans passeport

août 25, 2018

Des Vénézuéliens passent la nuit à Tumbes, dans le nord du Pérou, le 24 août 2018 n / © AFP / CRIS BOURONCLE

Le Pérou a durci samedi les conditions d’accès à son territoire aux très nombreux Vénézuéliens qui quittent leur pays en exigeant la présentation d’un passeport, tout en permettant à ceux qui en sont dépourvus d’y entrer après avoir demandé le statut de réfugié.

Jusqu’ici, pour pénétrer au Pérou, attractif en raison du dynamisme de son économie, seule une carte d’identité suffisait aux Vénézuéliens, qui continuent de fuir par milliers, plongeant l’Amérique latine dans une crise migratoire majeure.

La présentation obligatoire du passeport est entrée en vigueur à 00H00 samedi (05H00 GMT). Obtenir ce titre au Venezuela est devenu un parcours du combattant en raison de la crise économique et de la pénurie généralisée, qui affecte aussi le papier servant à imprimer les documents officiels.

Samedi au poste-frontière de Tumbes (nord) entre le Pérou et l’Equateur, pays de transit pour les migrants vénézuéliens, des centaines de Vénézuéliens sans passeport ont été autorisés à passer, à condition néanmoins qu’ils déposent une demande de statut de réfugié.

Une démarche qui leur permet de rester légalement au Pérou pendant que celui-ci leur cherche une solution définitive.

Des Vénézueliens arrivent à la ville frontière de Huaquillas, après avoir voyagé dans des bus gratuits mis en place par l’Equateur, le 24 août 2018 / © AFP / CRIS BOURONCLE

Vers midi, une centaine de Vénézuéliens sans passeport faisaient la queue pour entrer dans un bureau de ce poste-frontière en vue d’effectuer cette demande, pendant que, dans un bâtiment adjacent, la file d’attente des personnes dotées d’un passeport était courte.

Presque tous les Vénézuéliens sans passeport ont été admis au Pérou après avoir réclamé le statut de réfugié ce samedi, a constaté l’AFP.

– 2.500 à 3.000 réfugiés par jour –

Nombre de ces migrants avaient pu gagner la frontière péruvienne vendredi grâce à des cars mis gratuitement à leur disposition par l’Equateur, voie de passage pour ces Vénézuéliens cherchant à se rendre au Pérou, au Chili ou en Argentine. Ces personnes venaient de traverser la Colombie.

Des migrants vénézuéliens font la queue au poste-frontière de Tumbes, au Pérou, le 23 août 2018 / © AFP / CRIS BOURONCLE

Le rythme des arrivées de réfugiés à la frontière péruvienne, jusqu’ici de 2.500 à 3.000 par jour, selon les services d’immigration, devrait s’accélérer.

Le Pérou s’attend à accueillir 100.000 réfugiés vénézuéliens dans les prochaines semaines, ce qui portera leur nombre total à un demi-million.

Mais le sentiment antimigrant progresse au sein de la société péruvienne et ces restrictions d’accès au territoire bénéficient d’un certain soutien dans la population.

« Nous sommes désolés pour les Vénézuéliens, mais ils prennent le travail des Péruviens », expliquait Giannella Jaramillo, devant un étal de vêtements à Aguas Verdes, dans le nord du Pérou.

Les Vénézueliens dans le monde / © AFP / Nicolas RAMALLO

Le poste-frontière de cette localité, habitué à recevoir quelque 200 voyageurs par jour, a enregistré 2.500 passages de migrants vendredi.

Nombre des migrants vénézuéliens étaient arrivés à pied, ayant parfois marché près de 2.000 kilomètres. Des groupes avaient mis en place des points d’accueil pour leur venir en aide sur les six kilomètres séparant les postes-frontières péruviens et équatoriens.

Certains d’entre eux avaient toutefois finalement décidé de rester en Equateur, à l’instar de Lourdes Ruiz, 36 ans. « Nous n’avons personne pour nous accueillir » au Pérou, se désolait celle qui voyageait pourtant depuis un mois avec pour destination finale Lima.

– Cellule de crise régionale –

Au Pérou, l’afflux pour les réfugiés vénézuélien / © AFP / Rachel Rogers

De son côté, le gouvernement vénézuélien a assuré que les migrants allaient « revenir » grâce aux réformes économiques du président Nicolas Maduro.

Selon les Nations unies, sur les 2,3 millions de Vénézuéliens vivant à l’étranger, plus de 1,6 million ont fui depuis 2015 la grave crise économique et politique qui sévit dans leur pays. Quelque 90% d’entre eux se sont réfugiés dans les pays de la région.

Face à l’ampleur du phénomène, l’ONU va mettre en place une cellule de crise régionale, a annoncé vendredi Stéphane Dujarric, le porte-parole du secrétaire général de l’ONU.

De leur côté, deux agences onusiennes, le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), ont appelé jeudi les pays latino-américains à continuer d’accueillir les réfugiés vénézuéliens, dénonçant les mesures restrictives mises en place aux frontières.

Les Vénézuéliens sont étranglés par la crise économique : l’inflation pourrait atteindre 1.000.000% fin 2018, redoute le FMI.

Signe de l’inquiétude des autorités, l’Equateur a invité les ministres des Affaires étrangères de 13 Etats de la région, dont le Venezuela, à une réunion les 17 et 18 septembre pour parler de cette crise migratoire.

Romandie.com avec(©AFP / (25 août 2018 19h59)

Course-contre la montre des Vénézuéliens pour arriver au Pérou

août 24, 2018

Des Vénézuéliens chargent un véhicule avec leurs affaires avant de fuir vers Tumbes au Pérou, le 23 août 2018 / © AFP / CRIS BOURONCLE

Des migrants vénézuéliens fuyant leur pays en crise tentaient vendredi, après un long périple, d’atteindre la frontière péruvienne, à 24H d’un durcissement des conditions d’accueil dans ce pays de ces réfugiés économiques qui est dénoncé par l’ONU.

Confrontée à une vague de migration massive de ressortissants vénézuéliens, Lima a annoncé il y a une semaine qu’un passeport serait obligatoire à compter du 25 août pour entrer sur le sol péruvien. Jusqu’à présent, les Vénézuéliens n’avaient besoin que de présenter leur carte d’identité. L’Equateur, qui fait face au même problème, a mis en place la même mesure dès samedi dernier.

La décision péruvienne revient à fermer la porte au nez de nombre d’entre eux, car obtenir un passeport au Venezuela est devenu très long et compliqué en raison de la crise économique qui a conduit à une pénurie de produits alimentaires, de médicaments et même de papier.

A Tumbes côté péruvien, à un millier de kilomètres au nord de Lima, des files de Vénézuéliens attendant d’être enregistrés par les autorités étaient visibles, a constaté l’AFP.

Nombre d’entre eux sont arrivés à pied. Partis du Venezuela début août, ils ont accéléré la cadence pour atteindre la frontière avant samedi.

Les routes migratoires des vénézuéliens / © AFP / Anella RETA

Dans cette zone au climat tropical entourée de plantations de bananes, des représentants de l’église catholique leur répartissaient de la nourriture.

Les Nations unies ont appelé jeudi les pays latino-américains à continuer d’accueillir les réfugiés vénézuéliens, dénonçant les nouvelles exigences aux frontières mises en place par l’Equateur et le Pérou.

– L’ONU inquiète –

Dans un communiqué conjoint, le Haut-Commissaire de l’ONU pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi, et le directeur général de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), William Lacy Swing, ont appelé à un soutien accru de la communauté internationale à mesure que l' »exode augmente » et se sont déclarés « préoccupés par plusieurs événements récents touchant les réfugiés et les migrants en provenance du Venezuela ».

Distribution de soupe aux Vénézuéliens qui souhaitent émigrer vers le Pérou, à Tumbes, le 23 août 2018 / © AFP / CRIS BOURONCLE

Les deux agences de l’ONU ont cité notamment les nouvelles exigences en matière de passeports et d’entrée aux frontières de l’Equateur et du Pérou, ainsi que des modifications apportées aux permis de séjour temporaire des Vénézuéliens au Pérou.

« Personne ne parle de fermer la frontière, il s’agit d’exercer un meilleur contrôle migratoire pour des raisons sécuritaires. 80% des Venezuéliens qui arrivent au Pérou ont leur passeport », a déclaré le ministre de l’Intérieur péruvien Mauro Medina.

Les Vénézuéliens sont étranglés par la crise économique: l’inflation pourrait atteindre 1.000.000% fin 2018 selon le Fonds monétaire international, et le PIB devrait s’effondrer de 18%.

Ces dernières années, des millions de personnes ont préféré partir. Les Nations unies évaluent à 2,3 millions le nombre de Vénézuéliens ayant quitté leur pays pour fuir la misère. Plus de 800.000 ont gagné la Colombie, où ils bénéficient d’un droit de séjour temporaire.

Au Pérou, l’afflux pour les réfugiés vénézuélien / © AFP / Rachel Rogers

L’exode de Vénézuéliens et de Nicaraguayens fuyant leur pays en crise met toute la région sous tension, comme l’ont montré les violences du week-end dernier à la frontière brésilienne.

A Pacaraima (nord), le vol et l’agression d’un commerçant attribués à des Vénézuéliens a mis le feu aux poudres.

Des dizaines d’habitants de cette localité, où vivent un millier de migrants dans la rue, ont alors détruit leurs deux principaux camps de fortune et brûlé leurs affaires. Des coups de feu ont été tirés, les magasins fermés et des débris divers jonchaient le sol.

Signe de l’inquiétude des autorités, l’Equateur, pays de passage pour de nombreuses personnes cherchant à atteindre le Pérou, le Chili ou l’Argentine, va organiser une réunion régionale sur la crise migratoire au Venezuela. Les ministres des Affaires étrangères de 13 Etats de la région, dont le Venezuela, sont invité à discuter sur le sujet les 17 et 18 septembre à Quito.

L’objectif est « d’échanger des opinions, de voir ce que font les pays » face à cette situation, a déclaré le vice-ministre de la Mobilité humaine, Santiago Chavez, cité dans le communiqué.

Romandie.com avec(©AFP / (24 août 2018 14h47)

Séisme de magnitude 7,1 à la frontière entre Pérou et Brésil, pas de victimes

août 24, 2018

Un homme regarde les décombres d’une maison après un trmblement de terre à Acari, dans le sud du Pérou, le 14 janvier 2018. / © AFP / STR

Un séisme de magnitude 7,1 s’est produit vendredi dans une zone frontalière entre le Pérou et le Brésil sans causer de dégâts, selon les autorités.

La secousse s’est produite à une profondeur de 609 km, selon l’Institut américain de Géophysique.

« Pour le moment, aucune victime ou dégât n’ont été signalés. Nous continuons à suivre la situation », a indiqué l’Institut national de la Défense civile.

Son responsable, Jorge Chávez, a expliqué qu’en raison de la profondeur de la secousse, avec un épicentre situé dans une zone frontalière inhabitée, aucun décès ou dégâts matériels n’ont pour l’instant été signalés.

« En raison de la grande profondeur du séisme, la force s’est dissipée et les dégâts ne sont pas si importants », a-t-il annoncé à la radio RPP.

« La profondeur (où se situe l’épicentre) fait qu’il n’y a pas de dégâts superficiels », a-t-il précisé.

Séisme au Pérou / © AFP / Anella RETA

L’Institut de géophysique du Pérou a indiqué que l’épicentre du séisme avait été localisé à 123 km au sud de la localité de Purus, dans la région forestière de Ucayali.

Le séisme s’est produit peu après 09H00 GMT en pleine forêt amazonienne, à quelque 140 km à l’ouest de la ville d’Iberia au Pérou, selon l’USGS.

Le séisme a été ressenti dans les régions de Madre Dios, Apurimac, Cusco et Moquegua, dans l’est du Pérou.

Le Pérou se situe sur une zone sismique surnommée la « Ceinture de feu du Pacifique ». En janvier, un séisme de magnitude 7,1 avait déjà causé la mort de deux personnes dans la ville d’Acari, dans le sud du pays.

Romandie.com avec(©AFP / (24 août 2018 15h25)

Pérou: un autocar chute dans un ravin, le bilan passe à 44 morts

février 21, 2018

Le bus accidenté dans lequel 35 personnes ont été tuées, dans le sud du Pérou, le 21 février 2018 / © Arequipa Fire Department/ANDINA/AFP / HO

Au moins 44 personnes sont mortes mercredi au Pérou dans la chute d’un autocar dans un ravin profond d’environ 80 mètres depuis une route sur la côte Pacifique, ont annoncé les autorités.

Le général Walter Ortiz, chef de la police de la région d’Arequipa, où s’est produit l’accident, « confirme 44 décès », selon un tweet du ministère de l’Intérieur.

Onze blessés ont été transférés en hélicoptère vers la ville d’Arequipa, capitale de la région éponyme, pour être soignés, a ajouté le général Ortiz. Le nombre total de blessés n’a pas été précisé par les autorités.

L’accident est survenu vers 01H30 locales (06H30 GMT) au kilomètre 780 de la route Panaméricaine dans la région d’Arequipa, dans le sud du Pérou.

Des images diffusées par l’agence Andina montraient la carcasse de l’autocar de deux étages en contrebas de la route, l’habitacle enfoncé par la violence de l’impact, entourée de vêtements et effets personnels des voyageurs.

L’autocar était parti de la ville côtière de Chala, au bord du Pacifique, et se dirigeait vers Arequipa, selon les médias péruviens.

Il s’agit du second accident majeur cette année sur les routes péruviennes. Le 2 janvier, un autocar avait chuté du haut d’une falaise haute d’une centaine de mètres après avoir été percuté par un camion sur la route Panaméricaine, à 45 km au nord de Lima. L’accident avait fait 52 morts.

Romandie.com avec(©AFP / 21 février 2018 22h31)                

Pape François: messe géante dans un Pérou fervent, après la douche froide au Chili

janvier 21, 2018

Le pape François bénit une femme à la cathédrale de Lima, le 21 janvier 2018 / © AFP / Vincenzo PINTO

Le pape François termine dimanche sa tournée en Amérique latine par une messe géante à Lima, où les Péruviens l’ont accueilli avec une ferveur qui contraste avec l’accueil plutôt froid lors de son étape au Chili, pays secoué par la polémique sur les scandales de pédophilie.

Les traits tirés par un voyage d’une semaine dans six villes, le pape âgé de 81 ans a salué au réveil les nombreux Péruviens qui l’attendaient devant la nonciature apostolique où il réside, dont beaucoup avaient dormi sur place, avant de traverser la capitale en papamobile, accompagné par une foule enthousiaste.

Au sanctuaire du Seigneur des miracles – patron de Lima -, le pape a prononcé une homélie devant 500 soeurs contemplatives cloîtrées et s’est recueilli devant une icône révérée du Christ peinte au 17e siècle et qui fait l’objet de récits miraculeux.

« Les ragots dans le couvent sont comme des terroristes: ils lancent une bombe et ils s’en vont », a-t-il lancé aux religieuses, suscitant rires et réactions embarrassées dans le public. « Sœurs terroristes, non, mordez-vous la langue » avant de parler, leur a-t-il dit.

Le souverain pontife, qui avait reçu à la nonciature dans la matinée quatre détenus ainsi qu’une fillette avec un appareil respiratoire, transportée en ambulance, a ensuite rencontré les évêques péruviens à qui il a lancé une autre mise en garde: « Chers frères, travaillez pour l’unité, ne restez pas prisonniers des divisions qui fractionnent et limitent la vocation ».

Point d’orgue de son étape péruvienne, François célèbrera dans l’après-midi une messe géante sur une base aérienne au sud de Lima où sont attendues près d’un million de personnes.

Le souverain pontife avait déjà célébré samedi à Trujillo, à 560 kilomètres au nord de Lima, une messe devant 200.000 fidèles face à la mer, se livrant à d’impressionnants bains de foule à bord de sa papamobile.

Très attendu en début de semaine au Chili sur la question des scandales d’abus sexuels perpétrés par des prêtres, le pape avait d’abord marqué des points en rencontrant des victimes et en exprimant « sa honte ».

– Message brouillé –

Mais François a ensuite brouillé son message et choqué bon nombre de Chiliens au tout dernier jour de sa visite, en donnant une accolade publique à Mgr Juan Barros, soupçonné d’avoir gardé sous silence les agissements d’un vieux prêtre pédophile défroqué par le Vatican.

Il avait tenu juste auparavant des propos très peu apaisants pour les victimes d’abus sexuels.

« Le jour où vous m’apportez une preuve contre l’évêque Barros, je vous parlerai. Il n’y a pas une seule preuve contre lui. Tout est calomnie. C’est clair? », avait lancé jeudi le pape, interpellé par des journalistes chiliens.

Le cardinal Sean Patrick O’Malley, qui dirige une commission anti-pédophilie au sein du Vatican, a jugé « compréhensible » samedi que les propos du pape aient pu provoquer « une grande douleur » chez les victimes. Mais il a mis en avant la grande sincérité du pape lorsqu’il prône la tolérance zéro contre les actes pédophiles au sein de l’Eglise.

Pour autant, cette polémique ne suffit pas à expliquer le moindre engouement des Chiliens envers la visite papale.

Ceux ci, marqués par la dictature d’Augusto Pinochet, manifestent de la défiance envers toutes les formes de pouvoir, y compris celui de l’Eglise, explique un observateur.

Pays le plus critique de l’Eglise catholique en Amérique latine, il connaît en outre une révolution sociétale qui cadre peu avec une église réputée conservatrice et quelque peu hautaine.

Le pays a approuvé l’avortement thérapeutique et le Parlement examine la légalisation du mariage homosexuel, après avoir adopté les unions civiles entre personnes du même sexe. Lundi, une commission parlementaire a approuvé un projet de loi visant à reconnaître les personnes transsexuelles.

Le temps fort du 22e voyage du pape – grand défenseur du climat et des peuples indigènes – reste sa première visite en Amazonie, à Puerto Maldonado (sud-est), face à des milliers d’indigènes péruviens, brésiliens et boliviens.

Romandie.com avec(©AFP / 21 janvier 2018 17h48)

Pérou: deux morts et 65 blessés dans un séisme de magnitude 7,3

janvier 14, 2018

Lima – Au moins deux personnes ont été tuées et 65 blessées, selon la défense civile, dans un séisme de magnitude 7,3 qui a frappé dimanche matin le sud du Pérou, suscitant la peur parmi de nombreux habitants surpris dans leur sommeil.

« Il y a deux morts dans la région d’Arequipa et 65 blessés ont étés signalés jusqu’à présent », a déclaré à la presse le général Jorge Chavez, directeur de l’Institut national de la Défense civile.

Le séisme, qui a été ressenti jusqu’à Lima, s’est produit à 04H18 locales (09H18 GMT). Son épicentre a été localisé à 31 kilomètres au sud-ouest d’Acari, une localité du littoral pacifique située dans la région d’Arequipa, à environ 500 kilomètres au sud de la capitale, selon l’Institut américain de géophysique (USGS).

Le tremblement de terre a été enregistré à une profondeur de plus de 10 kilomètres.

La Marine de guerre péruvienne a déclaré qu’elle n’avait pas émis d’alerte au tsunami. Le Centre d’alerte des tsunamis dans le Pacifique, dont le siège est à Hawaï, a également écarté ce risque pour les pays de cette zone.

Le séisme a réveillé de nombreux habitants de Lima, d’Arequipa et d’autres villes du pays. « Ici, le séisme a été ressenti très longtemps », a raconté à l’AFP un patient d’un hôpital privé de Lima.

A Arequipa, beaucoup de gens sont sortis dans les rues, selon des messages publiés sur les réseaux sociaux. « Nous avons ressenti une secousse assez forte. Le lit a tremblé, mais rien de grave n’est arrivé », a témoigné une internaute sur Facebook.

Le Pérou se trouve dans une zone de forte activité sismique, aussi appelée « ceinture de feu du Pacifique ».

Le pape François doit arriver jeudi dans ce pays pour une visite de trois jours, après une étape au Chili.

Romandie.com avec(©AFP / 14 janvier 2018 14h01)                                            

Le pape au Chili et au Pérou en porte-voix des indigènes

janvier 12, 2018

Une affiche pour la venue du pape au Pérou, le 11 janvier 2018 à Lima / © AFP / Cris BOURONCLE

Le pape François sera de retour la semaine prochaine en Amérique latine, au Pérou et au Chili, une tribune pour soutenir les peuples indigènes et revigorer des Églises locales en perte de popularité, frappées notamment par des scandales de pédophilie.

Son sixième voyage dans la catholique Amérique latine restera très spirituel, mais le pape rencontrera aussi les autorités gouvernementales de deux pays en période de turbulences politiques.

Le Chili est en pleine transition, après la victoire à la présidentielle de décembre du milliardaire conservateur Sebastian Piñera, qui entrera en fonction en mars, suscitant des interrogations sur les réformes sociétales de la socialiste sortante Michelle Bachelet.

Le Pérou s’enfonce de son côté dans une profonde crise, depuis la grâce accordée à Noël à l’ex-président péruvien Alberto Fujimori, condamné pour corruption et crimes. Très critiqué pour cette décision, le chef de l’Etat Pedro Pablo Kuczynski, ex-banquier de Wall Street, a lui-même échappé à une destitution pour ses liens avec le géant du BTP brésilien Odebrecht.

Le premier pape latino-américain de l’Histoire, pourfendeur de le corruption et des inégalités sociales qui frappent les pauvres, fera-t-il passer quelques messages politiques à ses hôtes ?

Les temps forts du 22ème voyage de son pontificat – du 15 au 18 janvier au Chili, puis du 18 au 21 janvier au Pérou – seront indubitablement ses rencontres avec des peuples indigènes. Au Chili et au Pérou, le pape déjeunera avec eux en petit comité pour s’enquérir de leur sort.

A Temuco, à plus de 600 km au sud de Santiago du Chili, il s’adressera aux indigènes Mapuche (7% de la population chilienne), qui occupaient un vaste territoire à l’arrivée des conquistadors espagnols au Chili en 1541. Cette région, Auracania, est toutefois rythmée par des actions d’une minorité radicalisée, qui incendie des entreprises forestières mais aussi des églises. Le pape n’y est donc bienvenu par tous.

– Scandales d’abus sexuels –

A Puerto Maldonado, au cœur de l’Amazonie dans le sud-est du Pérou, il sera accueilli par quelque 3.500 indigènes, dont certains de Bolivie et du Brésil. Preuve de l’intérêt qu’il porte aux menaces environnementales pesant sur ce poumon vert et ses habitants, parfois réduits à l’esclavage par des trafiquants, le pape a convoqué pour 2019 un synode (réunion mondiale d’évêques) consacré aux peuples d’Amazonie.

Au Pérou, François renouera aussi avec « la piété populaire » latino-américaine, dont il apprécie la simplicité et la chaleur, décrit le cardinal et archevêque de Lima, Juan Luis Cipriani.

Les conservatrices Églises du Chili et du Pérou, discréditées par des scandales d’abus sexuels, « ont besoin d’un choc » pour être plus attentives aux problèmes de la population, souligne un proche du pape, notant que François voyage toujours dans des pays « à problèmes ».

Moins médiatisées que ses bains de foule, ses rencontres avec des religieux sont l’occasion de les appeler à être à l’écoute des fidèles et à laisser de côté un « cléricalisme » rigide.

« Sous la dictature de Pinochet, l’Église était perçue comme un point de référence pour la protection des droits humains. Aujourd’hui la sécularisation a réduit son rôle », explique l’ambassadeur chilien auprès du Saint-Siège, Mariano Fernandez Amunategui.

« La visite du pape jouera un rôle très positif pour l’Église », note-t-il, en évoquant les ravages causés en 2010 par le cas du prêtre Fernando Karadima, coupable d’abus sexuels sur des mineurs.

Selon la base de données de l’ONG américaine Bishop Accountability, des dénonciations pour abus sexuels ont concerné près de 80 religieux au Chili, où le pourcentage d’athées est passé de 12% à 22% entre 2006 et 2014.

Le Vatican a annoncé mercredi avoir mis sous tutelle un mouvement catholique péruvien Sodalitium Christianae Vitae, dont le fondateur Luis Fernando Figari, réfugié à Rome, est au cœur d’une enquête pour pédophilie.

Si des rencontres avec des victimes ne figurent pas au programme officiel, elles pourraient avoir lieu très discrètement, selon le Vatican.

A Iquique, à 1.450 km au nord de la capitale chilienne, le pape aura en tout cas une rencontre privée avec deux victimes de la dictature d’Augusto Pinochet.

Ce voyage tambour battant (plus de 30.000 km parcouru sur dix vols) sera aussi une machine à remonter le temps pour Jorge Bergoglio, 81 ans, qui étudia au Chili lors de son noviciat jésuite et retrouvera l’un de ses anciens camarades.

Romandie.com avec(©AFP / 12 janvier 2018 15h32)                

Pérou: nouvelle manifestation, le président interrogé par le parquet

décembre 28, 2017

Le président du Pérou Pedro Pablo Kuczynski restait en position délicate jeudi, interrogé par la justice sur des soupçons de corruption et confronté à une nouvelle manifestation de familles de victimes contre la grâce qu’il a accordée à l’ex-chef d’Etat Alberto Fujimori. / © AFP / JUAN VITA

Le président du Pérou Pedro Pablo Kuczynski restait en position délicate jeudi, interrogé par la justice sur des soupçons de corruption et confronté à une nouvelle manifestation de familles de victimes contre la grâce qu’il a accordée à l’ex-chef d’Etat Alberto Fujimori.

Les deux affaires sont directement imbriquées.

D’un côté, c’est parce qu’Odebrecht, géant du BTP brésilien, a contredit le président en reconnaissant avoir payé près de cinq millions de dollars à des entreprises de conseil liées à M. Kuczynski, alors ministre, entre 2004 et 2013, que l’opposition a lancé une procédure de destitution devant le Parlement.

Lors de cette séance du 21 décembre, « PPK » (acronyme et surnom de Pedro Pablo Kuczynski) a sauvé sa place de justesse grâce au soutien d’une partie du puissant mouvement politique fondé par M. Fujimori, pourtant dans l’opposition et désormais dirigé par ses enfants.

De l’autre, trois jours à peine après avoir sauvé son mandat, le président Kuczynski, 79 ans, a accordé une grâce à Alberto Fujimori, qui purgeait une peine de 25 ans de prison pour crimes contre l’humanité et corruption.

Cette décision a provoqué une crise politique et des manifestations de Péruviens, qui reprochent à PPK d’avoir négocié ainsi sa survie à la tête de l’Etat.

Les familles des victimes y voient une « trahison », le chef de l’Etat de centre droit s’étant engagé durant sa campagne électorale de 2016 à ne pas libérer M. Fujimori, 79 ans également.

Sur le cas Odebrecht, « le président Kuczynski est réuni avec les procureurs depuis 9H30 ce matin (14H30 GMT) au siège du gouvernement », a déclaré à l’AFP le service de presse qui estime que l’interrogatoire pourrait durer plusieurs heures.

Les magistrats cherchent à savoir si une des entreprises de M. Kuczynski a pesé dans l’attribution de marchés au groupe brésilien ou profité des attributions de celui qui était alors ministre.

Ce scandale de corruption autour d’Odebrecht, qui distribuait généreusement les pots-de-vin pour obtenir des chantiers, éclabousse l’Amérique latine jusqu’aux sommets du pouvoir.

– ‘Gifle pour les victimes’ –

Jeudi, la dirigeante de l’opposition Keiko Fujimori se trouvait elle aussi au siège du parquet pour ce même dossier et les liens avec le financement de ses campagnes électorales. Elle nie toute malversation et s’est prise en photo avec des membres du ministère public avant d’être interrogée.

Son père, qui souffre de problèmes cardiaques, devrait rester hospitalisé jusqu’au vendredi au moins.

Mais ses ennuis de santé n’émeuvent guère les familles des victimes de la répression sous ses gouvernements (1990-2000), qui prévoient de manifester jeudi à partir de 17H00 locales (22H00 GMT) au cri de « la grâce est une insulte » et au côté de partis politiques et d’associations de défense des droits de l’homme.

L’ancien homme fort du Pérou, d’origine japonaise, a été reconnu responsable de l’assassinat de 25 personnes aux mains d’un escadron de la mort. Il a déjà purgé 12 ans de réclusion.

Encore traumatisés par les abus commis dans les années 1990, plus de 5.000 Péruviens ont déjà manifesté lundi soir à Lima contre cette grâce, exigeant la démission de « PPK ».

Sur le front de la justice, les militants des droits de l’homme se mobilisent aussi.

Des avocats des victimes et d’ONG tentent de saisir la Cour interaméricaine des droits de l’homme, dont le siège à San José (Costa Rica), afin qu’elle demande des comptes au gouvernement péruvien et analyse cette grâce en vue d’une éventuelle annulation.

« La cour peut décider d’annuler une décision » prise au Pérou, affirme Carlos Rivera, un des avocats.

La grâce très controversée à soulevé des protestations au sein du propre gouvernement péruvien et ailleurs dans le monde.

Mercredi, le ministre de la Culture Salvador del Solar a présenté sa démission. Trois parlementaires du camp présidentiel ont déjà quitté le parti de M. Kuczynski pour manifester leur réprobation. Le président exécutif de la radio-télévision publique, Hugo Coya, a également remis sa démission.

Deux rapporteurs spéciaux de l’ONU se sont quant à eux dit jeudi « consternés » par cette « gifle pour les victimes ».

Romandie.com avec(©AFP / 28 décembre 2017 19h02)