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Pérou: un autocar chute dans un ravin, le bilan passe à 44 morts

février 21, 2018

Le bus accidenté dans lequel 35 personnes ont été tuées, dans le sud du Pérou, le 21 février 2018 / © Arequipa Fire Department/ANDINA/AFP / HO

Au moins 44 personnes sont mortes mercredi au Pérou dans la chute d’un autocar dans un ravin profond d’environ 80 mètres depuis une route sur la côte Pacifique, ont annoncé les autorités.

Le général Walter Ortiz, chef de la police de la région d’Arequipa, où s’est produit l’accident, « confirme 44 décès », selon un tweet du ministère de l’Intérieur.

Onze blessés ont été transférés en hélicoptère vers la ville d’Arequipa, capitale de la région éponyme, pour être soignés, a ajouté le général Ortiz. Le nombre total de blessés n’a pas été précisé par les autorités.

L’accident est survenu vers 01H30 locales (06H30 GMT) au kilomètre 780 de la route Panaméricaine dans la région d’Arequipa, dans le sud du Pérou.

Des images diffusées par l’agence Andina montraient la carcasse de l’autocar de deux étages en contrebas de la route, l’habitacle enfoncé par la violence de l’impact, entourée de vêtements et effets personnels des voyageurs.

L’autocar était parti de la ville côtière de Chala, au bord du Pacifique, et se dirigeait vers Arequipa, selon les médias péruviens.

Il s’agit du second accident majeur cette année sur les routes péruviennes. Le 2 janvier, un autocar avait chuté du haut d’une falaise haute d’une centaine de mètres après avoir été percuté par un camion sur la route Panaméricaine, à 45 km au nord de Lima. L’accident avait fait 52 morts.

Romandie.com avec(©AFP / 21 février 2018 22h31)                

Pape François: messe géante dans un Pérou fervent, après la douche froide au Chili

janvier 21, 2018

Le pape François bénit une femme à la cathédrale de Lima, le 21 janvier 2018 / © AFP / Vincenzo PINTO

Le pape François termine dimanche sa tournée en Amérique latine par une messe géante à Lima, où les Péruviens l’ont accueilli avec une ferveur qui contraste avec l’accueil plutôt froid lors de son étape au Chili, pays secoué par la polémique sur les scandales de pédophilie.

Les traits tirés par un voyage d’une semaine dans six villes, le pape âgé de 81 ans a salué au réveil les nombreux Péruviens qui l’attendaient devant la nonciature apostolique où il réside, dont beaucoup avaient dormi sur place, avant de traverser la capitale en papamobile, accompagné par une foule enthousiaste.

Au sanctuaire du Seigneur des miracles – patron de Lima -, le pape a prononcé une homélie devant 500 soeurs contemplatives cloîtrées et s’est recueilli devant une icône révérée du Christ peinte au 17e siècle et qui fait l’objet de récits miraculeux.

« Les ragots dans le couvent sont comme des terroristes: ils lancent une bombe et ils s’en vont », a-t-il lancé aux religieuses, suscitant rires et réactions embarrassées dans le public. « Sœurs terroristes, non, mordez-vous la langue » avant de parler, leur a-t-il dit.

Le souverain pontife, qui avait reçu à la nonciature dans la matinée quatre détenus ainsi qu’une fillette avec un appareil respiratoire, transportée en ambulance, a ensuite rencontré les évêques péruviens à qui il a lancé une autre mise en garde: « Chers frères, travaillez pour l’unité, ne restez pas prisonniers des divisions qui fractionnent et limitent la vocation ».

Point d’orgue de son étape péruvienne, François célèbrera dans l’après-midi une messe géante sur une base aérienne au sud de Lima où sont attendues près d’un million de personnes.

Le souverain pontife avait déjà célébré samedi à Trujillo, à 560 kilomètres au nord de Lima, une messe devant 200.000 fidèles face à la mer, se livrant à d’impressionnants bains de foule à bord de sa papamobile.

Très attendu en début de semaine au Chili sur la question des scandales d’abus sexuels perpétrés par des prêtres, le pape avait d’abord marqué des points en rencontrant des victimes et en exprimant « sa honte ».

– Message brouillé –

Mais François a ensuite brouillé son message et choqué bon nombre de Chiliens au tout dernier jour de sa visite, en donnant une accolade publique à Mgr Juan Barros, soupçonné d’avoir gardé sous silence les agissements d’un vieux prêtre pédophile défroqué par le Vatican.

Il avait tenu juste auparavant des propos très peu apaisants pour les victimes d’abus sexuels.

« Le jour où vous m’apportez une preuve contre l’évêque Barros, je vous parlerai. Il n’y a pas une seule preuve contre lui. Tout est calomnie. C’est clair? », avait lancé jeudi le pape, interpellé par des journalistes chiliens.

Le cardinal Sean Patrick O’Malley, qui dirige une commission anti-pédophilie au sein du Vatican, a jugé « compréhensible » samedi que les propos du pape aient pu provoquer « une grande douleur » chez les victimes. Mais il a mis en avant la grande sincérité du pape lorsqu’il prône la tolérance zéro contre les actes pédophiles au sein de l’Eglise.

Pour autant, cette polémique ne suffit pas à expliquer le moindre engouement des Chiliens envers la visite papale.

Ceux ci, marqués par la dictature d’Augusto Pinochet, manifestent de la défiance envers toutes les formes de pouvoir, y compris celui de l’Eglise, explique un observateur.

Pays le plus critique de l’Eglise catholique en Amérique latine, il connaît en outre une révolution sociétale qui cadre peu avec une église réputée conservatrice et quelque peu hautaine.

Le pays a approuvé l’avortement thérapeutique et le Parlement examine la légalisation du mariage homosexuel, après avoir adopté les unions civiles entre personnes du même sexe. Lundi, une commission parlementaire a approuvé un projet de loi visant à reconnaître les personnes transsexuelles.

Le temps fort du 22e voyage du pape – grand défenseur du climat et des peuples indigènes – reste sa première visite en Amazonie, à Puerto Maldonado (sud-est), face à des milliers d’indigènes péruviens, brésiliens et boliviens.

Romandie.com avec(©AFP / 21 janvier 2018 17h48)

Pérou: deux morts et 65 blessés dans un séisme de magnitude 7,3

janvier 14, 2018

Lima – Au moins deux personnes ont été tuées et 65 blessées, selon la défense civile, dans un séisme de magnitude 7,3 qui a frappé dimanche matin le sud du Pérou, suscitant la peur parmi de nombreux habitants surpris dans leur sommeil.

« Il y a deux morts dans la région d’Arequipa et 65 blessés ont étés signalés jusqu’à présent », a déclaré à la presse le général Jorge Chavez, directeur de l’Institut national de la Défense civile.

Le séisme, qui a été ressenti jusqu’à Lima, s’est produit à 04H18 locales (09H18 GMT). Son épicentre a été localisé à 31 kilomètres au sud-ouest d’Acari, une localité du littoral pacifique située dans la région d’Arequipa, à environ 500 kilomètres au sud de la capitale, selon l’Institut américain de géophysique (USGS).

Le tremblement de terre a été enregistré à une profondeur de plus de 10 kilomètres.

La Marine de guerre péruvienne a déclaré qu’elle n’avait pas émis d’alerte au tsunami. Le Centre d’alerte des tsunamis dans le Pacifique, dont le siège est à Hawaï, a également écarté ce risque pour les pays de cette zone.

Le séisme a réveillé de nombreux habitants de Lima, d’Arequipa et d’autres villes du pays. « Ici, le séisme a été ressenti très longtemps », a raconté à l’AFP un patient d’un hôpital privé de Lima.

A Arequipa, beaucoup de gens sont sortis dans les rues, selon des messages publiés sur les réseaux sociaux. « Nous avons ressenti une secousse assez forte. Le lit a tremblé, mais rien de grave n’est arrivé », a témoigné une internaute sur Facebook.

Le Pérou se trouve dans une zone de forte activité sismique, aussi appelée « ceinture de feu du Pacifique ».

Le pape François doit arriver jeudi dans ce pays pour une visite de trois jours, après une étape au Chili.

Romandie.com avec(©AFP / 14 janvier 2018 14h01)                                            

Le pape au Chili et au Pérou en porte-voix des indigènes

janvier 12, 2018

Une affiche pour la venue du pape au Pérou, le 11 janvier 2018 à Lima / © AFP / Cris BOURONCLE

Le pape François sera de retour la semaine prochaine en Amérique latine, au Pérou et au Chili, une tribune pour soutenir les peuples indigènes et revigorer des Églises locales en perte de popularité, frappées notamment par des scandales de pédophilie.

Son sixième voyage dans la catholique Amérique latine restera très spirituel, mais le pape rencontrera aussi les autorités gouvernementales de deux pays en période de turbulences politiques.

Le Chili est en pleine transition, après la victoire à la présidentielle de décembre du milliardaire conservateur Sebastian Piñera, qui entrera en fonction en mars, suscitant des interrogations sur les réformes sociétales de la socialiste sortante Michelle Bachelet.

Le Pérou s’enfonce de son côté dans une profonde crise, depuis la grâce accordée à Noël à l’ex-président péruvien Alberto Fujimori, condamné pour corruption et crimes. Très critiqué pour cette décision, le chef de l’Etat Pedro Pablo Kuczynski, ex-banquier de Wall Street, a lui-même échappé à une destitution pour ses liens avec le géant du BTP brésilien Odebrecht.

Le premier pape latino-américain de l’Histoire, pourfendeur de le corruption et des inégalités sociales qui frappent les pauvres, fera-t-il passer quelques messages politiques à ses hôtes ?

Les temps forts du 22ème voyage de son pontificat – du 15 au 18 janvier au Chili, puis du 18 au 21 janvier au Pérou – seront indubitablement ses rencontres avec des peuples indigènes. Au Chili et au Pérou, le pape déjeunera avec eux en petit comité pour s’enquérir de leur sort.

A Temuco, à plus de 600 km au sud de Santiago du Chili, il s’adressera aux indigènes Mapuche (7% de la population chilienne), qui occupaient un vaste territoire à l’arrivée des conquistadors espagnols au Chili en 1541. Cette région, Auracania, est toutefois rythmée par des actions d’une minorité radicalisée, qui incendie des entreprises forestières mais aussi des églises. Le pape n’y est donc bienvenu par tous.

– Scandales d’abus sexuels –

A Puerto Maldonado, au cœur de l’Amazonie dans le sud-est du Pérou, il sera accueilli par quelque 3.500 indigènes, dont certains de Bolivie et du Brésil. Preuve de l’intérêt qu’il porte aux menaces environnementales pesant sur ce poumon vert et ses habitants, parfois réduits à l’esclavage par des trafiquants, le pape a convoqué pour 2019 un synode (réunion mondiale d’évêques) consacré aux peuples d’Amazonie.

Au Pérou, François renouera aussi avec « la piété populaire » latino-américaine, dont il apprécie la simplicité et la chaleur, décrit le cardinal et archevêque de Lima, Juan Luis Cipriani.

Les conservatrices Églises du Chili et du Pérou, discréditées par des scandales d’abus sexuels, « ont besoin d’un choc » pour être plus attentives aux problèmes de la population, souligne un proche du pape, notant que François voyage toujours dans des pays « à problèmes ».

Moins médiatisées que ses bains de foule, ses rencontres avec des religieux sont l’occasion de les appeler à être à l’écoute des fidèles et à laisser de côté un « cléricalisme » rigide.

« Sous la dictature de Pinochet, l’Église était perçue comme un point de référence pour la protection des droits humains. Aujourd’hui la sécularisation a réduit son rôle », explique l’ambassadeur chilien auprès du Saint-Siège, Mariano Fernandez Amunategui.

« La visite du pape jouera un rôle très positif pour l’Église », note-t-il, en évoquant les ravages causés en 2010 par le cas du prêtre Fernando Karadima, coupable d’abus sexuels sur des mineurs.

Selon la base de données de l’ONG américaine Bishop Accountability, des dénonciations pour abus sexuels ont concerné près de 80 religieux au Chili, où le pourcentage d’athées est passé de 12% à 22% entre 2006 et 2014.

Le Vatican a annoncé mercredi avoir mis sous tutelle un mouvement catholique péruvien Sodalitium Christianae Vitae, dont le fondateur Luis Fernando Figari, réfugié à Rome, est au cœur d’une enquête pour pédophilie.

Si des rencontres avec des victimes ne figurent pas au programme officiel, elles pourraient avoir lieu très discrètement, selon le Vatican.

A Iquique, à 1.450 km au nord de la capitale chilienne, le pape aura en tout cas une rencontre privée avec deux victimes de la dictature d’Augusto Pinochet.

Ce voyage tambour battant (plus de 30.000 km parcouru sur dix vols) sera aussi une machine à remonter le temps pour Jorge Bergoglio, 81 ans, qui étudia au Chili lors de son noviciat jésuite et retrouvera l’un de ses anciens camarades.

Romandie.com avec(©AFP / 12 janvier 2018 15h32)                

Pérou: nouvelle manifestation, le président interrogé par le parquet

décembre 28, 2017

Le président du Pérou Pedro Pablo Kuczynski restait en position délicate jeudi, interrogé par la justice sur des soupçons de corruption et confronté à une nouvelle manifestation de familles de victimes contre la grâce qu’il a accordée à l’ex-chef d’Etat Alberto Fujimori. / © AFP / JUAN VITA

Le président du Pérou Pedro Pablo Kuczynski restait en position délicate jeudi, interrogé par la justice sur des soupçons de corruption et confronté à une nouvelle manifestation de familles de victimes contre la grâce qu’il a accordée à l’ex-chef d’Etat Alberto Fujimori.

Les deux affaires sont directement imbriquées.

D’un côté, c’est parce qu’Odebrecht, géant du BTP brésilien, a contredit le président en reconnaissant avoir payé près de cinq millions de dollars à des entreprises de conseil liées à M. Kuczynski, alors ministre, entre 2004 et 2013, que l’opposition a lancé une procédure de destitution devant le Parlement.

Lors de cette séance du 21 décembre, « PPK » (acronyme et surnom de Pedro Pablo Kuczynski) a sauvé sa place de justesse grâce au soutien d’une partie du puissant mouvement politique fondé par M. Fujimori, pourtant dans l’opposition et désormais dirigé par ses enfants.

De l’autre, trois jours à peine après avoir sauvé son mandat, le président Kuczynski, 79 ans, a accordé une grâce à Alberto Fujimori, qui purgeait une peine de 25 ans de prison pour crimes contre l’humanité et corruption.

Cette décision a provoqué une crise politique et des manifestations de Péruviens, qui reprochent à PPK d’avoir négocié ainsi sa survie à la tête de l’Etat.

Les familles des victimes y voient une « trahison », le chef de l’Etat de centre droit s’étant engagé durant sa campagne électorale de 2016 à ne pas libérer M. Fujimori, 79 ans également.

Sur le cas Odebrecht, « le président Kuczynski est réuni avec les procureurs depuis 9H30 ce matin (14H30 GMT) au siège du gouvernement », a déclaré à l’AFP le service de presse qui estime que l’interrogatoire pourrait durer plusieurs heures.

Les magistrats cherchent à savoir si une des entreprises de M. Kuczynski a pesé dans l’attribution de marchés au groupe brésilien ou profité des attributions de celui qui était alors ministre.

Ce scandale de corruption autour d’Odebrecht, qui distribuait généreusement les pots-de-vin pour obtenir des chantiers, éclabousse l’Amérique latine jusqu’aux sommets du pouvoir.

– ‘Gifle pour les victimes’ –

Jeudi, la dirigeante de l’opposition Keiko Fujimori se trouvait elle aussi au siège du parquet pour ce même dossier et les liens avec le financement de ses campagnes électorales. Elle nie toute malversation et s’est prise en photo avec des membres du ministère public avant d’être interrogée.

Son père, qui souffre de problèmes cardiaques, devrait rester hospitalisé jusqu’au vendredi au moins.

Mais ses ennuis de santé n’émeuvent guère les familles des victimes de la répression sous ses gouvernements (1990-2000), qui prévoient de manifester jeudi à partir de 17H00 locales (22H00 GMT) au cri de « la grâce est une insulte » et au côté de partis politiques et d’associations de défense des droits de l’homme.

L’ancien homme fort du Pérou, d’origine japonaise, a été reconnu responsable de l’assassinat de 25 personnes aux mains d’un escadron de la mort. Il a déjà purgé 12 ans de réclusion.

Encore traumatisés par les abus commis dans les années 1990, plus de 5.000 Péruviens ont déjà manifesté lundi soir à Lima contre cette grâce, exigeant la démission de « PPK ».

Sur le front de la justice, les militants des droits de l’homme se mobilisent aussi.

Des avocats des victimes et d’ONG tentent de saisir la Cour interaméricaine des droits de l’homme, dont le siège à San José (Costa Rica), afin qu’elle demande des comptes au gouvernement péruvien et analyse cette grâce en vue d’une éventuelle annulation.

« La cour peut décider d’annuler une décision » prise au Pérou, affirme Carlos Rivera, un des avocats.

La grâce très controversée à soulevé des protestations au sein du propre gouvernement péruvien et ailleurs dans le monde.

Mercredi, le ministre de la Culture Salvador del Solar a présenté sa démission. Trois parlementaires du camp présidentiel ont déjà quitté le parti de M. Kuczynski pour manifester leur réprobation. Le président exécutif de la radio-télévision publique, Hugo Coya, a également remis sa démission.

Deux rapporteurs spéciaux de l’ONU se sont quant à eux dit jeudi « consternés » par cette « gifle pour les victimes ».

Romandie.com avec(©AFP / 28 décembre 2017 19h02)

Pérou: le ministre de la Culture démissionne après la grâce à Fujimori

décembre 27, 2017

Lima – Le ministre péruvien de la Culture Salvador del Solar a présenté mercredi sa démission, trois jours après la grâce contestée accordée par le chef de l’Etat Pedro Pablo Kuczynski à l’ex-président péruvien Alberto Fujimori, condamné pour crimes contre l’humanité.

« J’ai présenté ma démission en tant que ministre de la Culture », a écrit sur son compte Twitter certifié cet acteur et réalisateur populaire de 47 ans, qui s’était toujours dit opposé à un geste envers M. Fujimori.

La décision du président a provoqué des manifestations de Péruviens, qui accusent le chef d’Etat d’avoir négocié politiquement cette mesure en échange de son maintien au pouvoir avec le soutien du mouvement politique fondé par M. Fujimori.

Transféré samedi de sa prison vers une clinique, l’ex-président, qui souffre de problèmes cardiaques, a vu mercredi son hospitalisation prolongée d’au moins 48 heures, a annoncé son médecin personnel.

Des familles des victimes de la répression sous les mandats de Fujimori (1990-2000), des partis politiques et des associations de défense des droits de l’homme se préparaient à défiler jeudi contre la décision de le gracier.

Romandie.com avec(©AFP / 27 décembre 2017 19h10)                                            

Pérou: après voir été gracié, Fujimori demande « pardon »

décembre 26, 2017

L’ex-président péruvien Alberto Fujimori, le 30 septembre 2009 pendant son procès à Lima / © AFP/Archives / Raul Garcia

L’ex-président péruvien Alberto Fujimori a demandé mardi « pardon » pour les actes commis par son gouvernement (1990-2000) depuis son lit d’hôpital, deux jours après une grâce controversée accordée par le chef de l’Etat Pedro Pablo Kuczynski.

« Je suis conscient que les résultats sous mon gouvernement ont, en partie, été bien accueillis, mais je reconnais que j’ai également déçu une partie de mes compatriotes. Je leur demande pardon du fond du coeur », a déclaré Fujimori, 79 ans, condamné à 25 ans de prison pour corruption et crimes contre l’humanité, dans une vidéo publiée sur Facebook.

Dimanche, Pedro Pablo Kuczynski lui a accordé une grâce « humanitaire », alors qu’il s’était engagé durant sa campagne électorale de 2016 à ne pas le libérer.

Cette décision a provoqué une crise politique au Pérou contre le président, qui venait jeudi d’éviter une destitution par le Parlement, après avoir reçu le soutien d’une partie du Fujimorisme, mouvement politique fondé par l’ex-homme fort du Pérou, qui se situe pourtant dans l’opposition.

Plus de 5.000 Péruviens ont manifesté lundi soir à Lima pour dénoncer la grâce accordée à Alberto Fujimori et exiger la démission de PPK (acronyme et surnom du président Pedro Pablo Kuczynski, ndlr), qu’ils accusent d’avoir négocié politiquement cette mesure.

Président de 1990 à 2000, M. Fujimori, d’origine japonaise, purgeait depuis 2007 une peine de 25 ans de prison pour corruption et crimes contre l’humanité pour avoir commandité l’assassinat de 25 personnes aux mains d’un escadron de la mort durant la guerre contre les guérilleros du Sentier lumineux (extrême gauche maoïste).

Il a été hospitalisé samedi pour arythmie et tension artérielle basse.

Romandie.com avec(©AFP / 26 décembre 2017 14h54)                

Grâce « humanitaire » pour l’ancien homme fort du Pérou Alberto Fujimori

décembre 25, 2017

Un partisan d’Alberto Fujimori le 24 décembre 2017 à Lima / © AFP / ANDINA

Le président du Pérou, Pedro Pablo Kuczynski, a accordé dimanche une grâce « humanitaire » à l’ex-chef de l’Etat Alberto Fujimori, condamné à 25 de prison pour corruption et crimes contre l’humanité, et hospitalisé depuis la veille.

Alberto Fujimori, âgé de 79 ans et d’origine japonaise, a gouverné le Pérou de 1990 à 2000.

En 2009, il avait été condamné à une peine de 25 ans de prison pour corruption et crimes contre l’humanité pour avoir commandité l’assassinat de 25 personnes aux mains d’un escadron de la mort durant la guerre contre les guérilleros du Sentier lumineux (extrême gauche maoïste).

Le président de la République « a décidé d’accorder la grâce humanitaire à monsieur Alberto Fujimori et à sept autres personnes dans une situation similaire », indique un communiqué de la présidence.

Cette grâce a été accordée en réponse à une requête introduite le 11 décembre par le détenu, a précisé la présidence.

L’ancien homme fort du Pérou avait subi il y a une semaine une visite médicale dans le centre pénitentiaire où il purge sa peine depuis 2007.

« Il a été établi que M. Fujimori souffrait d’une maladie progressive, dégénérative et incurable, et que les conditions carcérales représentaient un danger pour sa vie, sa santé et son intégrité » physique, précise le texte.

Samedi, il avait été transféré de la prison vers une clinique de Lima en raison d’une baisse de tension artérielle et une arythmie, selon son médecin traitant.

« Je pense qu’il a été affecté par tout ce qui s’est passé cette semaine », avait commenté le Dr Alejandro Aguinaga.

– ‘Un grand jour’ –

Des rumeurs circulaient depuis un récent vote favorable à Pedro Pablo Kuczynski, surnommé PPK, sur une grâce à l’occasion de la fête de Noël et à l’issue de négociations entre le gouvernement et les proches de M. Fujimori.

Menacé de destitution par le Parlement, le président péruvien de centre droit a réussi jeudi à conserver le pouvoir, mais derrière cette victoire pointe la division du clan Fujimori qui conserve une forte influence dans ce pays.

Lors de son transfert, Alberto Fujimori était accompagné de son fils cadet, le député Kenki Fujimori, qui s’était abstenu lors du vote de jeudi au Parlement.

Kenki Fujimori, qui se dispute l’héritage politique de son père avec sa soeur Keiko, a été le premier à réagir sur Twitter en remerciant au nom de sa famille le président pour son « geste noble et magnanime ».

« C’est un grand jour pour ma famille et pour le fujimorisme. Mon père est enfin libre. Ce sera un Noël d’espoir et de joie », a de son côté twitté Keiko Fujimori, chef du parti Fuerza Popular, la principale formation d’opposition.

Keiko, qui incarne la branche modérée du fujimorisme, a toujours clamé l’innocence de son père et plaidé l’annulation de son procès pour irrégularités.

Kenki, 37 ans, qui représente l’aile dure et conservatrice, ne cache plus son ambition présidentielle, sa soeur ayant raté le coche à deux reprises, en 2016 contre PPK et en 2011 contre Ollanta Humala, lui-même actuellement en détention provisoire, accusé d’avoir reçu trois millions de dollars du géant du BTP brésilien Odebrecht lors de sa campagne électorale.

Les familles des 25 victimes assassinées par les escadrons de la mort sous le régime Fujimori ont quant à elles dénoncé la grâce présidentielle.

Romandie.com avec(©AFP / 25 décembre 2017 15h26)                

Pérou: détention préventive pour 18 mois pour lex-président Humala et son épouse

juillet 13, 2017

Lima – L’ancien président péruvien Ollanta Humala et son épouse Nadine Heredia ont été condamnés jeudi à 18 mois de prison préventive pour blanchiment d’argent lors de la campagne présidentielle 2011, pour avoir reçu 3 millions de dollars de la part du géant brésilien du BTP Odebrecht.

La demande de détention provisoire par le Parquet s’était fondée notamment sur le témoignage de l’ancien patron d’Odebrecht, Marcelo Odebrecht. Mais Ollanta Humala a nié à de nombreuses reprises avoir reçu un financement illégal pour sa campagne.

Peu après l’annonce de la décision, M. Humala et son épouse sont arrivés au tribunal pour se livrer à la justice à bord d’une voiture précédée par un cortège de véhicules de la police, qui les a escortés depuis leur domicile situé dans un quartier de Lima, selon les images des télévisions locales.

Romandie.com avec(©AFP / 14 juillet 2017 04h41)                                            

Pluies diluviennes et inondations au Pérou: 75 morts

mars 19, 2017

 

Des habitants dans une rue inondée de Trujillo, à 570 km au nord de Lima, le 18 mars 2017 / © AFP / CELSO ROLDAN, STR

Les pluies diluviennes causées par El Niño qui s’abattent depuis plusieurs jours sur le Pérou ont continué dimanche et provoqué inondations, avalanches et coulées de boue, dont le bilan s’établissait à 75 morts.

Selon l’Institut national de défense civile du Pérou (INDECI), 75 personnes ont été tuées et plus de 625.000 autres affectées par ces intempéries, dont 70.000 qui ont perdu leur domicile.

La Croix-Rouge du Pérou a déployé des équipes de secours d’urgence dans les zones les plus touchées pour fournir des abris, de l’eau, des équipements sanitaires et de la nourriture, a indiqué la Croix-Rouge internationale dans un communiqué.

« Les premières évaluations de la Croix-Rouge sur le terrain montrent des dégâts extrêmement importants. Beaucoup de personnes ont tout perdu. Elles auront besoin d’aide pour reconstruire leur vie », a estimé Walter Cotte, directeur régional de la Croix-Rouge internationale pour les Amériques, cité par le communiqué.

« Le nord du Pérou n’a pas connu une telle situation depuis la fin des années 1990 », a-t-il ajouté.

Pérou: les pluies diluviennes d’El Niño font au moins 72 morts / © AFP / Nicolas Garcia, Ponce Ramirez, Frédéric Jeammes

La capitale péruvienne Lima, dont les dix millions d’habitants subissent les effets du phénomène météorologique El Niño depuis janvier, a été particulièrement touchée, avec des milliers de sinistrés et la perspective d’une rupture d’approvisionnement en eau potable.

Le gouvernement a débloqué vendredi une aide d’urgence de 760 millions de dollars face à ces fortes pluies, provoquées par le réchauffement des eaux de l’océan Pacifique au nord du Pérou et l’absence de vents depuis l’Equateur.

Les pluies qui ont frappé ce pays ces dernières semaines sont similaires à celles qu’avaient connues le Pérou au cours du dramatique El Niño de 1998, lors duquel 500 personnes avaient trouvé la mort.

Le pire phénomène El Niño au Pérou a été celui de l’hiver 1982-1983, pendant lequel 9.000 personnes avaient péri, victimes notamment des épidémies, avec une chute de 11,6% du PIB.

Romandie.com avec(©AFP / 19 mars 2017 21h39)