Posts Tagged ‘Personnalités’

Un grand nombre de personnalités nous ont quitté au cours de l’année 2020

décembre 30, 2020

Vie politique

 

© Fournis par La Presse Canadienne

Michel Gauthier, mort le 30 mai à l’âge de 70 ans

Michel Gauthier a été député péquiste de la circonscription de Roberval à l’Assemblée nationale de 1981 à 1988. Au cours des quatre premières années, il était l’adjoint parlementaire du ministre des Finances Jacques Parizeau. En 1993, il fait le saut sur la scène fédérale en adhérant au Bloc québécois. Il est élu député de Roberval de 1993 à 2004, puis de Roberval-Lac-St-Jean de 2004 à 2007. À la suite du départ de Lucien Bouchard, en 1996, il devient chef du Bloc, mais il rend son tablier l’année suivante. Son successeur le nomme leader parlementaire, poste qu’il gardera jusqu’en 2007. En 2018, il annonce son adhésion au Parti conservateur.

Andrée Champagne, morte le 5 juin à l’âge de 80 ans

Andrée Champagne amorce sa carrière de comédienne en interprétant pendant 15 ans le rôle de Donalda dans le téléroman «Les Belles Histoires des Pays d’en-Haut». Elle s’impliqua dans l’Union des artistes dont elle fut successivement vice-présidente puis secrétaire générale, de 1981 à 1984, fondant notamment Le Chez-nous des artistes. En 1984, cette fédéraliste convaincue se lance en politique. Elle est élue députée progressiste-conservatrice de Saint-Hyacinthe-Bagot. Elle est brièvement ministre d’État à la Jeunesse et vice-présidente de la Chambre des communes. Défaite en 1993, elle revient aux petit et grand écrans. Elle a notamment tenu des rôles dans «Scoop», «Omertà» et «Juliette Pomerleau». Pendant une dizaine d’années, elle a aussi fait du doublage pour des films et des jeux informatiques, dans les deux langues officielles. Paul Martin la nomme au Sénat 2005.

Marc-André Bédard, mort le 25 novembre à l’âge de 85 ans

L’ancien ministre péquiste Marc-André Bédard était un fidèle parmi les fidèles de René Lévesque. Après un essai infructueux en 1970, il est élu dans la circonscription de Chicoutimi en 1973. Trois ans plus, il devient ministre de la Justice, poste qu’il occupera jusqu’en mars 1984. À ce titre, il participe à l’adoption de plusieurs réformes dont la création du Conseil de la magistrature. Sur son impulsion, de nombreux amendements sont apportés à la Charte des droits, interdisant la discrimination contre les homosexuels et les personnes handicapées. Il modifie le processus de nomination des juges, mettant fin aux mandats à vie pour les remplacer par des mandats de sept ans non renouvelables. Il participe aussi à la réforme du Code civil. M. Bédard fut l’un de ceux qui prônèrent la démarche référendaire avant d’accéder à la souveraineté.

Aussi décédés: Jean-Noël Tremblay (23 janvier); Louise Robic (13 mars); Albert Côté (18 avril); Aileen Carroll (19 avril); Francis Dufour (25 mai); Reed Scowen (28 mai); Yvon Lamarre (2 juin); David Cliche (19 juillet); Bernard Cleary (27 juillet); Joe Norton (14 août); John Turner (19 septembre); Suzanne Tremblay (26 septembre); Don Mazankowski (27 octobre); Max Gros-Louis (14 novembre); Alfonso Gagliano (12 décembre).

À l’étranger: Mike Moore (2 février); Hosni Moubarak (25 février); Javier Perez de Cuellar (4 mars); John Lewis (17 juillet); Brent Scowcroft (6 août); Pascal Lissouba (24 août); Amadou Toumani Touré (10 novembre); Valéry Giscard d’Estaing (2 décembre).

Vie financière

Roger D. Landry, mort le 1er février à l’âge de 86 ans

Celui qui est considéré comme le «père» de la mascotte Youppi a mené une longue carrière dans le secteur des relations publiques. Après avoir occupé des fonctions importantes au sein de la Sûreté du Québec et d’Expo 67, il devient vice-président aux Affaires publiques du projet de développement de Rayonier Québec sur la Côte-Nord. Les Expos de Montréal le recrutent en 1977 à titre vice-président au marketing. En 1980, il succède à Roger Lemelin au poste de président et éditeur du journal «La Presse», poste qu’il occupe jusqu’en 2000. M. Landry s’implique sur la scène politique municipale, devenant en 2005 chef de cabinet de l’ancien maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque. Il ne quittera ses fonctions que 12 ans plus tard.  

Jacques Ménard, mort le 4 février à l’âge de 74 ans

Jacques Ménard a été président des activités québécoises de la Banque de Montréal de 2001 à 2018. Il a occupé plusieurs postes d’administrateur au fil des années et a notamment présidé les conseils d’administration d’Hydro-Québec, de la Bourse de Montréal, de Trans-Canada Options Corporation et de l’Association canadienne des courtiers en valeurs mobilières. Il a également été vice-président du conseil de Gaz Métro et administrateur pour l’Orchestre symphonique de Montréal, WestJet, Claridge, Rona, Bowater, le Conseil canadien sur la reddition de comptes et plusieurs autres organismes de l’industrie des valeurs mobilières. M. Ménard a également été président de l’équipe de baseball des Expos de Montréal, et avait accepté de jouer le rôle de banquier pour George Gillett lorsque l’homme d’affaires américain a vendu, en 2009, le club de hockey Canadien de Montréal à un groupe dirigé par la famille Molson.

Claude Castonguay, mort le 12 décembre à l’âge de 91 ans

Reconnu comme le «père» de l’assurance-maladie au Québec, Claude Castonguay a laissé sa marque dans de nombreux domaines. L’un des principaux artisans de la Révolution tranquille, il devient ministre de la Santé après les élections québécoises de 1970. Non seulement il fait adopter la loi créant l’assurance-maladie, il lance une vaste réforme du système de la santé, créant notamment les CLSC. Après son passage en politique, il entre chez La Laurentienne en 1976, qu’il dirige six ans après son arrivée. Selon lui, son meilleur coup demeure l’achat de la Banque d’épargne qui deviendra la Banque Laurentienne au milieu des années 1980. Il revient sur la scène politique lorsque Brian Mulroney le nomme au Sénat en 1990. M. Castonguay est demeuré actif pendant toute sa vie, intervenant dans les débats qui l’intéressaient.

Aussi décédés: Claude Beauchamp (12 avril); Maurice LeClair (25 avril); Max Ward (2 novembre).

À l’étranger: Jacques Calvert (8 avril); Marcel Ospel (26 avril); Ian Taylor (8 juin); Nemir Kirdar (9 juin); Stuart Wheeler (23 juillet); Cesare Romiti (18 août); Sumner Redstone (11 août); Moussa Traoré (15 septembre); Alan S. Boyd (17 octobre); Charles-Henri Flammarion (9 novembre).

Vie civile

Fernard Daoust, mort le 23 janvier à l’âge de 93 ans

Fernand Daoust a marqué l’histoire du syndicalisme québécois pendant plusieurs décennies en oeuvrant à la FTQ. Dans l’esprit populaire, «le grand Fernand» est indissociable de «Ti-Louis», Louis Laberge, son «acolyte» à la tête de la plus grande centrale syndicale du Québec. Il est devenu secrétaire général de la FTQ en 1969 et a occupé cette fonction de numéro deux de la FTQ jusqu’en 1991, date à laquelle il en est devenu président. Dès la création du Fonds de solidarité FTQ en 1983, il avait été nommé premier secrétaire. M. Daoust nourrissait une autre passion : la défense de la langue française. En 1977 d’ailleurs, il devenait membre du conseil d’administration de l’Office de la langue française. Il a aussi été membre du Mouvement Québec français.

Roger Nicolet, mort le 24 janvier à l’âge de 88 ans

À titre d’ingénieur, Roger Nicolet a été étroitement associé à plusieurs réalisations grandioses, dont la pyramide du Musée du Louvre à Paris, le Village olympique, la place Montréal Trust, la Place Bonaventure, la Place Ville-Marie et le pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine. On le trouve à la tête de l’Ordre des ingénieurs du Québec de 1997 à 2002. Il a été président de la Commission chargée de faire enquête sur le désastre au Saguenay en 1996 et président de la Commission chargée d’analyser les événements relatifs à la tempête de verglas de janvier 1998. Il a aussi siégé à la Commission sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec, souvent désignée comme la commission Bélanger-Campeau. En 2006, il est nommé à la Commission d’enquête sur l’effondrement du viaduc du boulevard de la Concorde. M. Nicolet a aussi été maire d’Austin de 1976 à 2009.

Madeleine Juneau, morte le 26 juin à l’âge de 74 ans

Figure de proue de la connaissance du patrimoine montréalais, Madeleine Juneau a grandement contribué à l’essor de la Maison Saint-Gabriel, un lieu historique. Après une carrière d’enseignante, elle devient en 1984 directrice des services éducatifs de l’établissement, avant d’en assumer la direction générale en 1997. Sous sa houlette, l’endroit est devenu un lieu fort visité. Mme Juneau a été pendant six ans présidente de la Société des directeurs des musées montréalais.

Aussi décédés: Francis Plummer (4 février); Louis-Edmond Hamelin (13 février); William Johnson (2 mars); Jean Truchon (7 avril); Sylvie Vincent (30 avril); Jean-Marc Chaput (6 juin); Deborah Zamble (6 juillet); Martial Bourassa (28 juillet); Jean-Marie Brochu (22 août); Romain Bruno Légaré (30 septembre); Louis Fortier (4 octobre); Pergy Schmeiser (13 octobre);  Michel Auger (1er novembre).

 À l’étranger: Stanley Cohen (5 février); Jean Daniel (19 février); Philip Warren Anderson (29 mars); Oliver Williamson (21 mai); Flossie Wong-Staal (8 juillet); Gisèle Halimi (28 juillet); Frances Allen (4 août); Russell Kirsch (11 août); Masahiro Koishikawa (26 août); Ruth Bader Ginsburg (18 septembre); Mario J. Molina (7 octobre); Chuck Yeager (7 décembre).

Vie culturelle

Renée Claude, morte le 12 mai à l’âge de 80 ans

Son nom seul réveille le souvenir de refrains qui ont bercé les années 1960 et 1970: «Shippagan», «Le Début d’un temps nouveau», «Ce soir, je fais l’amour avec toi», «Viens faire un tour», «C’est notre fête aujourd’hui», «La Rue de la Montagne», «Le Tour de la terre»… Renée Claude aura prêté sa voix chaude et vibrante aux paroles et aux musiques des Stéphane Venne, Michel Conte, Luc Plamondon ou André Gagnon. Sa voix ronde et claire, sans effets inutiles de prouesses lyriques, était toute destinée à servir d’écrin aux oeuvres des créateurs d’ici. Moins présente sur les palmarès à partir des années 1980, l’élégante chanteuse a prêté ensuite sa voix sublime aux chansons de Clémence Desrochers, Léo Ferré et George Brassens. Elle a aussi été de la création de l’opéra romantique «Nelligan» en 1990. 

Monique Mercure, morte le 17 mai à l’âge de 89 ans

Aussi active au cinéma qu’à la télévision et sur scène, Monique Mercure a su incarner avec autant de talent une des deux «Bonnes» de Jean Genet, une des «Deux femmes en or» de Claude Fournier ou une des deux vieilles jumelles dans «Saints-Martyrs-des-Damnés» de Robin Aubert. Elle est devenue, en 1977, la première Québécoise à remporter le prix d’interprétation féminine à Cannes pour son rôle de Rose-Aimée dans «J.A. Martin photographe». Elle a aussi tout joué au théâtre, des classiques grecs aux grands contemporains. Elle était la Rose Ouimet des «Belles-Soeurs» en 1971 au TNM, et elle a dirigé l’École nationale de théâtre, à Montréal, pendant toutes les années 1990. On l’a vue dans le téléroman «Mémoires vives», mais surtout dans «Providence» où elle incarnait Édith Beauchamp, un rôle qui lui a valu le prix Gémeaux de la meilleure interprétation féminine en 2007 et en 2009, et le prix Artis en 2008 et en 2009.

Michel Dumont, mort le 13 août  à l’âge de 79 ans

Cet acteur a joué dans plus de 75 pièces à «son» théâtre de la Place des arts, mais aussi sur d’autres scènes à Montréal et dans les tournées de la compagnie Jean-Duceppe. Il a été par ailleurs très présent à la télévision, où il a tenu des rôles de premier plan, notamment dans «Monsieur le Ministre», «Des dames de coeur», «Omerta» et plus récemment «Yamaska». Et pendant 27 ans de cette carrière très remplie, Michel Dumont occupera toujours ses fonctions de directeur artistique «chez Duceppe», où il s’est fait un point d’honneur de présenter chaque année au moins une oeuvre québécoise, de 1991 à 2017. 

Aussi décédés: Thérèse Dion (17 janvier); Marguerite Lescop (3 avril); Ghyslain Tremblay (7 avril); Jean Nicol (11 mai); Michelle Rossignol (18 mai); Yves Létourneau (26 mai); Marie-Christine Lévesque (16 juillet); Louise Renaud (19 octobre); Jacques Godin (26 octobre); Michel Mongeau (74 ans); Christian Mistral (23 novembre); André Gagnon (3 décembre).

À l’étranger: Kirk Douglas (5 février); Claire Bretécher (10 février); Clive Cussler (24 février); Manu Dibango (24 mars); Albert Uderzo (24 mars); Lee Konitz (15 avril); Idir (2 mai); Mory Kanté (22 mai); Ennio Morricone (6 juillet); Alan Parker (31 juillet); Juliette Gréco (23 septembre); Quino (30 septembre); Eddie Van Halen (6 octobre); Éric Assous (12 octobre); Sean Connery (31 octobre), John le Carré (12 décembre); Claude Brasseur (22 décembre).

Vie sportive

Henri Richard, mort le 6 mars à l’âge de 84 ans

Henri Richard est le joueur ayant remporté le plus grand nombre de coupes Stanley dans l’histoire de la LNH. Cet ancien joueur de centre était le frère cadet de Maurice «Rocket» Richard. Ce lien et sa stature de cinq pieds sept, 160 livres lui ont d’ailleurs valu le surnom de «Pocket Rocket». Capitaine du Canadien de Montréal de 1971 à 1975, après le règne de 10 ans de Jean Béliveau, Richard a joué pendant 20 saisons dans la Ligue nationale de hockey, toutes avec le Tricolore, entre 1955 et 1975. Il s’agit d’une marque d’équipe, qu’il partage avec Béliveau. Il a fait graver son nom sur le précieux trophée en 11 occasions. Malgré sa petite taille, Richard a pris part à 1256 matchs de saison régulière dans la LNH, un autre sommet dans l’histoire du Tricolore. Il a totalisé 358 buts et 688 mentions d’aide pour une récolte de 1046 points, le troisième plus haut total chez le Canadien derrière Guy Lafleur (1246) et Béliveau (1219). Richard a ajouté 129 points en 180 rencontres éliminatoires, incluant 49 buts.

Pierre Lacroix, mort le 13 décembre à l’âge de 72 ans

Ancien agent de joueur, Pierre Lacroix devient directeur général des Nordiques de Québec en 1994. À ce titre, il supervise le déménagement de la concession vers le Colorado, où il continuera d’occuper ces fonctions jusqu’en 2006. Il est ensuite devenu président de l’organisation, un rôle qu’il a joué pendant près de sept ans, avant de s’effacer en adoptant le titre de conseiller spécial. M. Lacroix aura été le grand architecte des conquêtes de la coupe Stanley par l’Avalanche du Colorado en 1996 et en 2001, réussissant à faire les acquisitions de joueurs clés comme Patrick Roy, Claude Lemieux et Raymond Bourque. 

Derek Aucoin, mort le 26 décembre à l’âge de 50 ans

Ce natif de Lachine est l’un des rares Québécois à avoir atteint les Ligues majeures de baseball, même si ce fut pour une très brève période. Il a fait partie de l’organisation montréalaise à compter de 1989, participant à deux matchs avec les Expos en 1996. En deux manches et deux tiers il a permis un point et trois coups sûrs, avec un but sur balles et un retrait au bâton. Il a aussi lancé dans les filiales des Mets de New York, en 1998. 

Aussi décédés: Pat Stapleton (8 avril); Eddie Shack (25 juillet); Dan Yochum (26 août); Dale Hawerchuk (18 août); Raymond Daviault (6 novembre); Howie Meeker (8 novembre).

À l’étranger: Kobe Bryant (26 janvier); Mickey Wright (17 février); Al Kaline (6 avril); Stirling Moss (12 avril); Don Shula (4 mai); Ashley Cooper (22 mai); Tom Seaver (30 août); Lou Brock (6 septembre); Bob Gibson (2 octobre); Paul Hornung (13 novembre); Diego Maradona (25 novembre); Paolo Rossi (9 décembre); Kevin Greene (21 décembre).

Avec La Presse Canadienne

Bill Gates, Elon Musk… un piratage massif vise les comptes Twitter de personnalités et d’entreprises

juillet 15, 2020

De nombreux comptes ont été touchés mercredi par ce qui s’apparente à une vaste arnaque aux cryptomonnaies. Le réseau social a dit «examiner» la situation.

 

Les comptes Twitter de personnalités américaines, dont Bill Gates, Elon Musk ou encore Joe Biden et Barack Obama, et de grandes entreprises comme Apple et Uber ont été victimes mercredi après-midi d’un piratage massif aux cryptomonnaies. Des messages, rapidement effacés par les comptes visés, invitaient notamment les internautes à faire parvenir des bitcoins à des adresses spécifiques, prétendant renvoyer en échange le double des montants transférés. «Joyeux mercredi! J’offre des bitcoins à tous mes abonnés. Je double tous les paiements envoyés à l’adresse bitcoin ci-dessous», ont notamment pu lire les usagers de Twitter sur le compte d’Elon Musk, le fantasque patron de Tesla.

Les comptes du co-fondateur de Microsoft Bill Gates, du patron d’Amazon Jeff Bezos, du candidat démocrate à l’élection présidentielle Joe Biden ou encore de l’ancien maire de New York Mike Bloomberg, ont affiché pendant un temps des messages au contenu similaire. «Nous pouvons confirmer que ce tweet n’a pas été envoyé par Bill Gates. Cela semble faire partie d’un problème plus large auquel Twitter est confronté. Twitter est au courant et travaille à la restauration du compte», a indiqué une porte-parole de M. Gates à l’AFP.

Twitter a effet dit «examiner» la situation et a assuré qu’un communiqué serait prochainement diffusé. L’action de l’entreprise chutait de 4% à Wall Street dans les échanges électroniques après la clôture.

Par Le Figaro avec AFP

Les Personnalités contaminées au coronavirus en date du 26 mars

mars 26, 2020

 

Cameron van der Burgh

Le nageur sud-africain Cameron van der Burgh, détenteur de 16 records mondiaux, est infecté au coronavirus.

Laura Bell Bundy

La vedette à Broadway Laura Bell Bundy a confirmé être atteinte de la COVID-19 le 25 mars.

Andy Cohen

L’animateur Andy Cohen de l’émission «Watch What Happens Live!» porte maintenant le coronavirus.

Greg Rikaart

La vedette du feuilleton «Les Feux de l’Amour» Greg Rikaart a été contaminé à la COVID-19.

Jackson Browne

Le chanteur américain de 71 ans Jackson Browne a confié au magazine Rolling Stone être atteint du coronavirus.

Slim Thug

Le rappeur Slim Thug (Like a Boss) a annoncé sur Instagram le 24 mars avoir la COVID-19.

Natalie Horner

La chanteuse du groupe Cascada, Natalie Horner, est infectée du virus. L’Allemande a annoncé la nouvelle le 23 mars sur les réseaux sociaux.

Le Prince Charles

Le Prince Charles, 1er successeur au trône d’Angleterre, a le coronavirus. L’homme de 71 ans a été testé positif le 23 mars.

Carole Dechantre

L’actrice franco-suisse Carole Dechantre (Les Mystères de l’amour) a contracté le coronavirus.

Alexia Laroche-Joubert

L’animatrice et productrice de télévision en France Alexia Laroche-Joubert (Popstars) a annoncé le 23 mars être infectée du virus.

Aaron Tveit

L’acteur Aaron Tveit, qui était récemment à Broadway pour «Moulin Rouge!» a annoncé le 23 mars être infecté à la COVID-19.

Indira Varma

L’actrice britannique Indira Varma est la seconde vedette de la série télé «Game of Thrones» à être atteinte du coronavirus.

Sabrina Dhowr

Sabrina Dhowr, la femme de  l’acteur anglais Idris Elba (Luther, Hobbs & Shaw), testé positif à la COVID-19, le 16 mars, a aussi contracté la maladie quelques jours plus tard, après son mari

Avec Buzznews

RDC/Kinshasa: Dépôt des gerbes de fleurs par des personnalités civiles et militaires

juin 1, 2019

 

Publiée le 1er juin 2019 par Ma Mission TV

Angola: qui sont les principales personnalités visées par la justice angolaise ?

octobre 4, 2018

L’ancien président angolais José Eduardo dos Santos, décembre 2007 à Lisbonne © Paulo Duarte/AP/SIPA

En moins de quinze jours, quatre figures proches de l’ancien président José Eduardo dos Santos ont été placées en détention provisoire pour différentes enquêtes. De quoi rallonger la liste des personnalités déjà visées par la justice angolaise. Tour d’horizon.

João Lourenço n’en finit pas de surprendre son entourage. « Jusqu’où ira-t-il ? Laissera-t-il la justice faire son travail jusqu’au bout ? », s’interrogeait un général à la retraite devenu un observateur de la politique angolaise. Ces derniers jours ont semble-t-il donné des réponses : en moins de quinze jours, quatre personnalités proches de l’ancien président José Eduardo dos Santos ont été placées en détention provisoire, toutes pour des faits de corruption et de détournement. En un an, le président angolais s’est attaché à écarter la plupart des caciques de l’ancien régime.

Son élection à la tête du parti-État, le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), le 8 septembre, n’a fait que renforcer sa marge de manœuvre : en renouvelant totalement le bureau politique, en pointant du doigt le « népotisme » et la « corruption » au sein du parti lors de son investiture, il n’aura désormais de limites que celles qu’il voudra bien se fixer.

Inquiétudes

Mais déjà l’inquiétude guette. D’aucuns craignent une rebuffade de la part des puissants généraux mis à la retraite sans ménagement, soutenus par une jeune garde qui, jusqu’à la désignation de Lourenço comme successeur de Dos Santos, croyaient arrivée leur heure. Si, actuellement, les Leopoldino Fragoso do Nascimento (« Dino »), et autres Manuel Hélder Vieira Dias Jr (« Kopelipa »), parmi les plus puissants généraux écartés, n’ont pas été inquiétés, les récents développements judiciaires pourraient les rendre nerveux.

Les regards se tournent également vers José Eduardo dos Santos et son ancien vice-président, Manuel Vicente. Le premier, président de 1979 à 2017, a pris le soin, avant de quitter le pouvoir, de faire voter le 28 juin 2017 une loi qui stipule que les ex-présidents ne peuvent être poursuivis que pour des actes étrangers à l’exercice de leurs fonctions. Le second, ancien patron de la Sonangol et considéré comme l’une des personnalités les plus riches du pays, semble jouer un rôle important auprès du nouveau président et jusque-là protégé. Mais jusqu’à quand ?

  • Isabel dos Santos, femme d’affaires

La « princesse », comme la surnomment les Angolais, a plusieurs fois été convoquée par la justice – ce qu’elle dément – mais ne s’est jamais présentée. Libre de ses mouvements, la fille de l’ancien président José Eduardo dos Santos n’en demeure pas moins visée par plusieurs enquêtes, dont une concernant un virement suspect de 38 millions de dollars vers une société basée à Dubaï, alors qu’elle était à la tête de la compagnie pétrolière nationale Sonangol (2016-2017).

  • José Filomeno dos Santos, ancien gestionnaire du fonds souverain (FSDEA)

Après avoir été placé sous contrôle judiciaire (il devait se présenter à la justice tous les 15 jours), le frère d’Isabel a été arrêté le 24 septembre et placé en détention provisoire à la prison de Viana, à Luanda. Accusé de « fraude, détournement de fonds, trafic d’influence, blanchiment d’argent et association criminelle », l’ancien patron du fonds souverain angolais (doté de 5 milliards de dollars) est soupçonné d’avoir élaboré un vaste plan visant à détourner 1,5 milliard de dollars. Un premier transfert douteux de 500 millions de dollars de la Banque centrale vers un compte à Londres a été découvert.

  • Jean-Claude Bastos de Morais, président de Quantum Global

Homme d’affaires fringant de 50 ans, sous contrôle judiciaire depuis plusieurs mois, ce Suisso-Angolais a été arrêté le même jour que José Filomeno dos Santos et pour les mêmes motifs. Il est détenu dans la même prison de Viana, à Luanda. Sa société gérait quelque 3 milliards de dollars du fonds souverain angolais.

  • Ismael Diogo da Silva, président de la Fondation Eduardo dos Santos (Fesa)

 

 

Cet homme de confiance de l’ancien président a été arrêté le 28 septembre et placé en détention provisoire, toujours à la prison de Viana de Luanda. Il est cité dans l’affaire d’un détournement de 20 millions de dollars des caisses du Conseil national des chargeurs (CNC). Plus globalement, la provenance des fonds de la Fondation dos Santos a toujours posé question.

  • Augusto Tomás, ancien ministre des Transports

Limogé de son poste en juin, il a été placé en détention provisoire le 21 septembre. Il apparaît dans le même dossier qu’Ismael Diogo da Silva, à savoir un possible détournement de 20 millions de dollars et des faits de corruption dans la gestion du CNC.

  • Ernesto Manuel Norberto Garcia, ancien porte-parole du MPLA

Assigné à résidence depuis le 19 septembre, ce jeune loup du MPLA, proche des enfants Dos Santos, avait soutenu un nouveau mandat du président sortant. Il est soupçonné d’être impliqué dans une vaste fraude chiffrée à 50 millions de dollars. Le même jour et dans la même affaire, le général Geraldo Sachipengo Nunda, ancien chef d’état-major des armées, a été blanchi faute de preuves.

Jeuneafrique.com par

Égypte: des personnalités appellent au boycott de la présisentielle

janvier 28, 2018

Des signatures en faveur de la candidature du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi pour un deuxième mandat, le 24 janvier 2018 / © AFP / MOHAMED EL-SHAHED

Cinq personnalités égyptiennes ont appelé dimanche au boycott de la présidentielle prévue en mars pour laquelle le chef de l’Etat sortant Abdel Fattah al-Sissi est candidat à sa propre succession, accusant le régime « d’empêcher toute compétition loyale ».

M. Sissi, au pouvoir depuis 2014, est actuellement le seul candidat officiellement en lice pour l’élection dont le premier tour est prévu entre les 26 et 28 mars. Les aspirants à la présidence ont jusqu’à lundi pour déposer leur candidature.

L’appel de ces personnalités a été lancé alors que la course à la présidentielle, où M. Sissi part largement favori, a vu depuis quelques semaines plusieurs prétendants écartés par les autorités. D’autres se sont dits découragés, dénonçant des pressions sur leurs partisans.

Les signataires condamnent « toutes les mesures administratives et sécuritaires prises par le régime actuel pour empêcher toute compétition loyale lors de la prochaine élection » présidentielle.

Le texte, signé entre autres par deux anciens candidats à la présidentielle de 2012, Mohamed Anouar El-Sadate, le neveu de l’ancien président Sadate, et Abdel Moneim Aboul Foutouh, ancien dirigeant des Frères musulmans, appelle « notre grand peuple à boycotter totalement cette élection ».

Il dénonce aussi « le climat de peur » ayant accompagné le processus électoral ainsi qu' »un calendrier électoral ne donnant pas aux candidats une réelle chance de se présenter ».

Hicham Geneina, ex-président de l’Autorité de contrôle des comptes publics et grand pourfendeur de la corruption, a aussi signé le texte. Démis de ses fonctions en 2016 par le président Sissi, il était le responsable de campagne d’un candidat récemment écarté de la présidentielle, l’ex-chef d’Etat-major Sami Anan.

Il a été blessé samedi à l’arme blanche au Caire, son entourage évoquant un « motif politique » pour cette « attaque ». Sami Anan a été écarté de la présidentielle et selon des membres de sa campagne, ni sa famille, ni ses avocats n’ont pu le joindre depuis sa comparution mardi devant un procureur militaire.

Le texte appelant au boycott a également été signé par Hazem Hosni, professeur de sciences politiques à l’université du Caire et Essam Heggy, un éminent scientifique égyptien.

Mercredi, l’avocat défenseur des droits de l’Homme Khaled Ali avait annoncé qu’il renonçait à se présenter à la présidentielle de mars.

D’autres adversaires potentiels ont été ces dernières semaines écartés ou découragés comme l’ancien Premier ministre Ahmed Chafiq.

Romandie.com avec(©AFP / 28 janvier 2018 21h50)

Les réactions dans le monde après l’attentat de Londres

juin 3, 2017

Des services de secours s’occupent de personnes blessées lors de l’attaque sur le London Bridge le 3 juin 2017 / © AFP / DANIEL SORABJI

Voici les principales réactions en Grande-Bretagne et à l’étranger, exprimées dans des communiqués ou sur Twitter, après l’attentat commis samedi soir dans le centre de Londres

Grande-Bretagne

Theresa May, Première ministre

« Le terrible événement de Londres est traité comme un possible acte terroriste »

Sadiq Khan, maire de Londres

« C’est une attaque délibérée et lâche contre des Londoniens innocents et des visiteurs de notre ville qui profitaient d’un samedi soir. Il n’existe aucune justification possible pour de tels actes barbares ».

Jeremy Corbyn, chef du parti travailliste

« Des événements brutaux et choquants »

Nicola Sturgeon, Première ministre écossaise

« Nouvelles effrayantes de Londres »

Etats-Unis

Donald Trump, président des Etats-Unis

« Quoi que les Etats-Unis puissent faire pour apporter leur aide à Londres et au Royaume-Uni, nous sommes là – NOUS SOMMES AVEC VOUS. QUE DIEU VOUS BENISSE ! »

Département d’Etat américain

« Des attaques lâches contre des civils innocents ». « Tous les Américains se tiennent solidaires avec le peuple du Royaume-Uni »

Canada

Justin Trudeau, Premier ministre canadien

« Terribles nouvelles de Londres »

France

Emmanuel Macron, président français

« Face à cette nouvelle tragédie, la France est plus que jamais aux côtés du Royaume-Uni. Mes pensées vont aux victimes et à leurs proches »

Union européenne

Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne

« Je suis avec horreur les derniers événements de Londres. Pensées et prières sont avec les victimes et leurs familles »

Autres

Ariana Grande

« Je prie pour Londres »

C’est à l’issue d’un concert d’Ariana Grande qu’a été commis le 22 mai l’attentat suicide jihadiste qui a fait 22 morts et plus de 100 blessés à Manchester, dans le nord-ouest de l’Angleterre.

La chanteuse doit participer dimanche soir à Manchester à un concert commémoratif.

Romandie.com avec(©AFP / 04 juin 2017 04h33)

Congo-Brazzaville: Le dictateur n’a plus beaucoup d’amis

avril 17, 2016

Sassou Nguesso avait mis les petits plats dans les grands, remuant ciel et terre, afin de sauver ce qui reste de sa (sinistre) dictature. Après ses 60,39% du premier tour (toute honte bue) arrachés au peuple congolais, il avait cherché à transformer l’essai : son novice ministre en diplomatie, Gakosso Jean-Claude, a passé, ses six dernières nuits, dans l’avion, à parcourir, Libreville, Yaoundé, Luanda, Abidjan, Lomé et Kinshasa. Du haut de ses 60 petites années, Gakosso n’a jamais été si éprouvé par d’aussi interminables voyages, les uns plus inutiles que les autres. Car au final, on savait, bien, qui pouvait venir à cette investiture pour y perdre son temps, surtout, qui allait (absolument) venir pour honorer les bienfaits du chéquier du dictateur, et qui ne viendrait pas. Mais, la réalité est que Sassou a perdu le sens du Nord. Aujourd’hui, il ne fait que naviguer à vue.

Au final, après avoir mobilisé deux grandes administrations de l’Etat, la présidence de la République et le ministère des Affaires étrangères, à quémander la présence (effective et physique) des chefs d’Etat pour marquer leur « fraternité » et leur « solidarité » à l’endroit du dictateur, le résultat est plus que lamentable. Par ordre d’importance vue par le protocole du dictateur, on a compté comme chefs d’Etat ayant participé à son investiture : l’Angolais, José Eduardo dos Santos et Madame, le Gabonais, Bongo Ondimba Ali, le Guinéen, Alpha Condé et Madame, le Sénégalais, Macky Sall, le Nigérien, Mahamadou Issoufou, le San Toméen, Manuel Pinto da Costa, et le Namibien, Hage Geingob et Madame.

Pour clouer le bec de ses détracteurs, le dictateur, dit-on, avait misé sur une vingtaine de chefs d’Etat et de gouvernement, au bas mot. Ce matin, Brazzaville revoyait sa liste à la baisse, ne parlant que de onze chefs d’Etat qui allaient être de la « fête ». Résultat, il a eu droit au tiers de ses espérances (sept présidents en tout et pour tout), ce qui situe, aussi, sa vraie côte de popularité et de crédibilité auprès de la communauté internationale.

En effet, son investiture a été boudée par les gouvernements européens et américain, représentés, uniquement, par leurs ambassadeurs en poste à Brazzaville. Aucun d’eux, d’ailleurs, n’a félicité le dictateur, l’Union européenne et Washington n’ayant pas reconnu Sassou comme « vainqueur » de cette élection.

Les organisations internationales, de leur coté, (Nations-Unies, Union africaine, Francophonie, et même la CEEAC), ont été représentées par des fonctionnaires de second rang.

Seule la Chine, a envoyé un ministre et la Russie, un vice-ministre, pour sauver l’honneur du dictateur.

Sassou avait les yeux rouges (comme le sang des Congolais qu’il aime faire couler) pendant toute la cérémonie, signe de plusieurs nuits sans sommeil, pendant lesquelles il donne des instructions pour bombarder le département du Pool.

Après ce fiasco cérémonial, ses ennuis vont, maintenant, commencer, bien qu’il soit, toujours, dans sa logique de fuite en avant : dans son discours d’investiture, il a fait de « grandes » annonces économiques et sociales qu’il compte réaliser, alors que le Congo est, profondément, politiquement, bloqué. En aucune fois, dans son discours d’une demie heure, il n’a évoqué l’opposition qui l’a battue, à plate couture, à cette élection et dont les résidences de trois de ses responsables sont, actuellement, cernées par ses chars. Le dictateur a, encore, moins tendu la main à cette opposition, dans le cadre d’un futur dialogue. Pour lui, le Congo se résume à son triste et unique individu.

Selon nos informations, il chercherait, plutôt, à composer un gouvernement en débauchant des personnalités de l’opposition. L’IDC-FROCAD coordonnée par Charles Zacharie Bowao doit veiller au grain car le dictateur est prêt à détruire tout le Congo pour sauver sa peau.

Ce n’est pas maintenant où il se trouve, clairement, sur un siège éjectable qu’il devrait convaincre les opposants qui comptent. Mais ne sait-on jamais ! Ce serait périlleux pour tout opposant qui se respecte, de laisser se faire embarquer par un tel individu dans un gouvernement sans lendemain. Qu’il tombe seul. Ce serait mieux ainsi.

Afriqueeducation.com

France: Attentats : le service de protection des personnalités « débordé »

janvier 30, 2016

Selon le « Huffington Post », le service de protection des personnalités est toujours surmené, un an après les attentats de « Charlie Hebdo ».

article-police
Un agent de police en patrouille à Strasbourg (Bas-Rhin), le 7 juillet 2015. © Hewlett-Packard Company/ PATRICK SEEGER

Des milliers de personnes politiquement exposées ont des comptes en Suisse

août 24, 2015

Berne – Des milliers de personnes politiquement exposées, appelées des PEP’s dans le jargon bancaire, ont des comptes ouverts auprès de banques suisses, a estimé lundi à Berne l’ambassadeur Valentin Zellweger, du ministère suisse des Affaires étrangères.

Interrogé sur le nombre de clients PEP’s auprès des banques suisses, M. Zellweger a répondu, lors d’une rencontre avec la presse étrangère, que les banques ont sûrement une liste de ces clients, et que les autorités estiment leur nombre à plusieurs milliers, plutôt que plusieurs centaines.

La Suisse a régulièrement maille à partir avec ces PEP’s, qui font les gros titres dans les journaux, lorsqu’un scandale de corruption éclate ou que leur gouvernement est subitement renversé et que leurs fonds sont bloqués.

D’ici la fin de l’année en cours, la Suisse aura finalisé une loi sur le traitement des fonds bloqués, un résumé de la pratique en cours depuis 1987, avec le blocage des fonds du leader philippin Ferdinand Marcos.

Les PEP’s sont soit des chefs d’Etat ou de très hauts fonctionnaires, et certains d’entre eux ont profité de leurs fonctions pour détourner de l’argent public et le placer sur des comptes off-shore notamment en Suisse.

La Suisse a rendu plus de 1,8 milliard de dollars bloqués sur ces comptes à leurs pays d’origine, ce qui est plus que n’importe quel autre centre financier au monde, selon les autorités.

Ainsi, en 2003, la Suisse a rendu 684 millions de dollars aux Philippines. Nos relations bilatérales avec ce pays se sont considérablement améliorées à partir de ce moment là a estimé l’ambassadeur Zellweger.

De même en 2005, 700 millions de dollars bloqués sur des comptes de l’ancien dictateur nigerian Sani Abacha, ont été rendus à Lagos.

En 2014, la Suisse a aussi accepté de rendre 5,7 millions de dollars des fonds Duvalier à Haïti, mais attend de recevoir un projet concret pour leur utilisation.

Ces fonds devraient servir à améliorer les conditions de vie du peuple haïtien, selon Berne.

Interrogé sur le cas Petrobras, cet énorme scandale financier qui secoue le Brésil depuis l’année dernière, et qui a des ramifications en Suisse, M. Zellweger a indiqé que son pays fait preuve de transparence, en communiquant très rapidement sur les montants bloqués, soit environ 400 millions de dollars.

En Suisse, l’enquête contre Petrobras a été ouverte en avril 2014. Le 18 mars 2015, le procureur général suisse avait indiqué que les investigations ont permis de découvrir plus de 300 relations d’affaires avec plus de 30 établissements bancaires en Suisse, par lesquelles les versements pour corruption examinés par le Brésil ont vraisemblablement transité.

Il avait par ailleurs annoncé que la Suisse avait libéré 120 millions de dollars bloqués en Suisse, sur les 400 millions de dollars bloqués dans le cadre de l’affaire Petrobras.

Ce scandale éclabousse particulièrement les établissements bancaires à Genève, d’après ce qui est ressorti dans les médias brésiliens des auditions d’un ex-directeur de Petrobras, Pedro Barusco. Et ce alors que la place financière helvétique assure depuis plusieurs années avoir renforcé ses critères déontologiques face à la corruption et au blanchiment d’argent.

Nous pouvons mieux faire, a reconnu lundi l’ambassadeur, tout en ajoutant savoir que d’autres places financières importantes abritent des fonds liés à Petrobras, beaucoup plus importants, mais ces places ne communiquent pas.

Romandie.com avec(©AFP / 24 août 2015 15h30)