Posts Tagged ‘Personnel’

RDC/Décès à la présidence : le personnel soumis aux tests de la covid-19 et d’empoisonnement

juin 3, 2020

 

Le conseiller spécial du chef de l’État chargé de la couverture santé universelle a révélé que les rumeurs autour des morts en cascade déplorés ces derniers temps à la présidence de la République devraient être analysées.

 

Les décès en série qui ont eu lieu ces derniers temps à la présidence de la République ont donné lieu à toute forme de spéculations. D’aucuns sont ceux qui ont attribué cette situation à l’empoisonnement collectif du personnel de la première institution du pays alors qu’aucune déclaration officielle dans ce sens n’a été faite pour confirmer ces allégations. Dans différents milieux, en effet, cette thèse a circulé jusqu’à forger des convictions autour de ce qui paraît, aux yeux de nombreux congolais, pour une évidence. Malgré les mises au point du porte-parole du chef de l’Etat tendant à écarter l’hypothèse d’empoisonnement, le doute persiste toujours.

Le fait que les membres de l’UDPS soient les principales victimes de ce qui ressemble à une série criminelle aura ravivé les suspicions jusqu’à indexer les délégués de l’UNC prestant au cabinet du chef de l’Etat. Et pourtant, ces derniers n’arrêtent de clamer leur innocence dans cette tragédie macabre dont les auteurs, argue-t-on, pourraient vraisemblablement être des agents extérieurs. « L’UNC et l’UDPS sont en alliance dans la conduite des affaires de l’Etat et il serait inadmissible que leurs délégués développent une méfiance réciproque qui ne ferait pas avancer la République », a réagi un analyste politique.

C’est aux fins d’en savoir un peu plus sur ces morts à la pèle que la Présidence de la République a résolu de soumettre son personnel aux tests d’empoisonnement et à la covid-19. En effet, depuis le lundi 1er juin, les agents et cadres œuvrant au cabinet du chef de l’Etat  se relaient au centre de santé situé sur le site présidentiel pour procéder aux tests volontaires. « Nous avons pris des précautions pour analyser les rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux faisant état des décès à répétition par empoisonnement à la Présidence », a indiqué le conseiller spécial du chef de l’État chargé de la couverture de santé universelle dans une récente intervention médiatique.

Pour le Dr Roger Kamba, la présidence de la République prend tout au sérieux et essaie de répondre à tous les questionnements liés aux décès enregistrés au cabinet du chef de l’Etat de manière objective. « Les résultats seront publiés afin d’éclairer les zones d’ombres (…) Il n’y a pas de secret. Le seul secret, c’est la méthode de travail. Après, la présidence de la République doit pouvoir communiquer et donner l’information à la population. Elle est inquiète et elle le manifeste de plusieurs manières », a-t-il ajouté.   A noter que face à la persistance de la rumeur autour de l’empoisonnement présumé du personnel de la Présidence, celle-ci a pris un train de mesures pour protéger ses travailleurs. Il s’agit, entre autres, de la réduction drastique du nombre des collaborateurs dans les différents services pour éviter les contaminations à la Covid-19 et l’adoption du télétravail comme nouveau mode de travail afin de parer à toute éventualité.

 

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

Une trentaine de plaintes d’abus sexuels en trois mois contre des personnels de l’ONU

novembre 3, 2017

Entre le 1er juillet et le 30 septembre, 31 plaintes d’abus sexuels présumés à l’encontre de personnels de l’ONU ont été recensées dans le monde, a affirmé vendredi le porte-parole des Nations unies, Stéphane Dujarric / © AFP/Archives / NICHOLAS ROBERTS

Entre le 1er juillet et le 30 septembre, 31 plaintes d’abus sexuels présumés à l’encontre de personnels de l’ONU ont été recensées dans le monde, a affirmé vendredi le porte-parole des Nations unies, Stéphane Dujarric.

Cette comptabilité entre dans la politique du secrétaire général Antonio Guterres d’une tolérance zéro en matière de violences sexuelles commises par des personnels civils et militaires de l’ONU et d’une volonté de transparence, a-t-il précisé lors de son point-presse quotidien.

Les faits relatifs à ces plaintes n’ont pas encore été tous confirmés et certaines d’entre elles n’en sont qu’à une phase d’enquête préliminaire, a ajouté le porte-parole.

Sur les 31 plaintes, 12 visent des personnels dans des opérations de maintien de la paix, 19 des employés d’agences ou de programmes de l’ONU. 10 sont liées à des abus sexuels, 19 à de l’exploitation sexuelle, et 2 sont de nature encore inconnue.

Parmi les organisations concernées, 15 plaintes visent des employés du Haut commissariat aux Réfugiés, 4 concernent la mission de paix Monusco en RDCongo, 3 celle au Liberia, 2 l’opération en Centrafrique et 1 plainte cible un membre de l’UNICEF (agence chargée de la protection des enfants).

Les faits présumés ont été commis pour 12 d’entre eux en 2017, 2 en 2016, 6 en 2015 ou lors d’années précédentes. La date de 11 faits dénoncés n’est pas connue, a indiqué Stéphane Dujarric.

Dans les 31 plaintes, 38 hommes sont soupçonnés et 72% des 36 victimes présumées sont des femmes, 19% des filles.

Au cours de la même période de trois mois, 14 enquêtes ont été déclenchées, a enfin déclaré le porte-parole.

En application de la nouvelle politique d’Antonio Guterres, l’ONU a développé un outil informatique pour recenser tous les personnels de l’ONU ayant été soupçonnés d’abus sérieux ou d’exploitation sexuelle. Un effort a aussi été entrepris dans la formation des personnels avant leur déploiement et la sensibilisation des pays contributeurs de troupes.

Depuis une douzaine d’années, une pléiade d’affaires d’abus sexuels ont terni plusieurs opérations de paix dans le monde. Parmi les pays concernés, figurent la Centrafrique, la RDCongo, la Côte d’Ivoire, la Somalie, le Soudan, l’Afghanistan ou Haïti.

Romandie.com avec(©AFP / 03 novembre 2017 21h23)                

L’ONU évacue son personnel étranger au Yémen

mars 28, 2015

Les Nations unies ont entrepris d’évacuer leur personnel étranger de Sanaa, la capitale du Yémen, en raison de l’aggravation des conditions de sécurité, a-t-on appris samedi de source onusienne. Plus de 100 employés sont en route vers l’aéroport.

Ils vont être déplacés dans plusieurs pays, dont la Jordanie. L’offensive aérienne lancée par l’Arabie saoudite avec le soutien d’alliés sunnites contre les miliciens chiites Houthis est entrée dans son troisième jour.

Après s’être assurés en septembre le contrôle de Sanaa, les Houthis, soutenus par l’Iran, menaçaient de prendre Aden où s’est réfugié le mois dernier le président Abd-Rabbou Mansour Hadi.

La question yéménite va dominer le sommet annuel de la Ligue arabe qui vient de commencer à Charm el-Cheikh, en Egypte. Outre le président Hadi, arrivé vendredi dans la station balnéaire sur la mer Rouge, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon y est attendu.

Romandie.com