Posts Tagged ‘Peter Mutharika’

Malawi: le président sortant Mutharika fait appel de l’annulation de sa réélection

février 4, 2020

 

Le président sortant du Malawi Peter Mutharika va faire appel de l’annulation lundi de sa victoire à l’élection présidentielle de 2019 par la Cour constitutionnelle, qui l’a jugée frauduleuse, a annoncé mercredi son porte-parole.

«Je peux confirmer que le professeur (…) Mutharika va faire appel du jugement de la Cour constitutionnelle annulant l’élection générale du 21 mai» 2019, a indiqué son porte-parole Mgeme Kalilani dans un SMS à l’AFP.

Par Le Figaro avec AFP

Accusé de corruption, le président du Malawi dans la tourmente

juillet 2, 2018

Blantyre (Malawi) – Le président du Malawi, Peter Mutharika, était lundi la cible de vives critiques de l’opposition et de la société civile qui exigent sa démission après la révélation d’une enquête officielle l’accusant de corruption à un an des élections générales.

Ce rapport confidentiel du Bureau anticorruption (ACB) soupçonne M. Mutharika et son Parti démocratique progressiste (DPP) d’avoir touché l’équivalent de 195.000 dollars de pots-de-vin d’une entreprise qui avait remporté un contrat pour la fourniture de rations alimentaires à la police.

Interrogé par l’AFP, le directeur de l’ACB Reyneck Matemba a confirmé l’authenticité du rapport.

« Je peux confirmer que l’ACB a (…) ouvert une enquête et que nous sommes près de la conclure ».

Le porte-parole du chef de l’Etat, Mgeme Kalilani, a démenti catégoriquement toute irrégularité de sa part, affirmant que l’argent qu’il avait perçu était un don fait à son parti. « Le président Peter Mutharika n’a jamais reçu le moindre argent de (l’entreprise contractante) Pioneer Investments », a-t-il assuré à l’AFP. « Tout ce qu’il a fait c’est de signer un chèque au profit de la municipalité de Blantyre en paiement d’un logement offert par la municipalité au parti ».

Ces explications n’ont pas suffi au chef du principal parti d’opposition, qui a exigé lundi la démission du chef de l’Etat.

« Il a échoué à prouver qu’il était un homme d’Etat et qu’il était exemplaire (…) il doit démissionner immédiatement », a plaidé lors d’une conférence de presse Lazarus Chakwera, le patron du Parti du congrès du Malawi (MCP).

« Nous avons perdu toute confiance en lui », a renchéri le responsable d’un groupe d’ONG de la société civile, Gift Trapence, « s’il n’a pas quitté ses fonctions dans deux semaines, nos descendrons dans les rues pour l’y contraindre ».

Elu en 2014, M. Mutharika a été investi lundi par son parti pour briguer un nouveau mandat à la présidentielle de mai 2019.

Mais il est de plus en plus contesté. Des milliers de personnes ont défilé en avril dans plusieurs villes de ce petit pays pauvre d’Afrique australe pour protester contre la corruption, les premières manifestations antirégime depuis 2011.

Elle aussi impliquée dans un scandale financier, la prédécesseure de M. Mutharika, Joyce Banda, a annoncé qu’elle briguerait l’investiture de son parti pour la présidentielle.

Elle est rentrée en mai au Malawi après quatre ans d’exil.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juillet 2018 13h57)                                                        

Le président renonce à un sommet régional pour faire des économies

août 16, 2015

Le président du Malawi Peter Mutharika a annulé son voyage pour le sommet des Etats d’Afrique Australe au Botswana. Il entend ainsi « faire des économies », a annoncé dimanche un ministre, alors que le pays subit encore les conséquences d’un scandale de corruption.

« Le président a décidé que nous avions besoin de faire des économies en allégeant notre délégation. Le Malawi doit se relever du Cashgate, des inondations et du manque d’aide internationale. Nous sommes seuls », a déclaré le chef de la diplomatie malawite George Chaponda dans un communiqué.

L’affaire Cashgate concerne quelque 30 millions de dollars détournés des fonds publics. Elle a entraîné le retrait de l’aide au Malawi de nombreux pays étrangers, pour un montant de l’ordre de 150 millions de dollars, alors qu’on estime que le budget du Malawi dépend à 40% de l’aide étrangère.

L’affaire avait poussé à la défaite l’ex-présidente du pays Joyce Banda lors des élections de mai 2014, au profit de son adversaire Peter Mutharika.

« Période difficile »
Selon M. Chaponda, le Malawi, l’un des pays les plus pauvres du monde, « traverse une période difficile » après le retrait de l’aide internationale. Le ministre dirigera une délégation de quatre personnes lors du sommet de la Communauté de Développement des Etats d’Afrique Australe (SADC), qui débute lundi au Botswana.

Connu pour emmener d’importantes délégations dans ses voyages, M. Mutharika avait prévu au départ de se rendre au Botswana avec une trentaine de personnes. En décembre, il avait « remis à plus tard » la forte hausse de son salaire mais avait maintenu une augmentation de 168% pour ses 20 ministres et multiplié par cinq le salaire des parlementaires.

Inondations
Affecté par le retrait de l’aide internationale, le pays a aussi été confronté en début d’année à d’importantes inondations qui avaient fait 176 morts et 200’000 sinistrés. Devant la Banque Mondiale, le chef de l’Etat avait alors affirmé que son pays avait « désespérément besoin du retour de l’aide internationale ».

Les bailleurs internationaux conditionnent le retour de l’aide à des mesures fortes de la part du gouvernement malawite pour empêcher un détournement massif d’argent public de se reproduire.

Romandie.com

Peter Mutharika investi à la présidence du Malawi

mai 31, 2014

L’ancien ministre des Affaires étrangères Peter Mutharika a été investi samedi à la présidence du Malawi. Défaite, la présidente Joyce Banda a félicité son adversaire et appelé ses compatriotes à respecter le verdict des urnes, malgré de graves irrégularités.

« Ca a été un long voyage, mais grâce à l’aide de Dieu, nous voici ici. (…) Je me sens très honoré », a dit l’ancien ministre des Affaires étrangères Peter Mutharika lors d’une brève cérémonie à la Haute Cour de la capitale économique Blantyre, appelant ses onze adversaires à le « rejoindre pour reconstruire le pays ».

« Il est clair que nous sommes confrontés à de sérieux problèmes dans ce pays. Ensemble, reconstruisons ce pays qui est presque sur le point de s’effondrer », a-t-il déclaré, faisant allusion aux graves problèmes économiques auxquels est confronté le Malawi, pays pauvre d’Afrique australe.

Félicitations présidentielles

Quant à la présidente sortante Joyce Banda, troisième avec 20,2% des suffrages, elle a dit dans une déclaration radiodiffusée « féliciter sincèrement le président élu, le professeur Arthur Peter Mutharika (…) pour (sa) victoire dans une élection qui a été très serrée ».

Elle a obtenu 20,2% des voix ce qui la place en troisième position derrière le candidat du parti de l’ancien dictateur Kamazu Banda, Lazarus Chakwera qui obtient 27,8% des voix, pour un taux de participation de 70,8%.

Graves problèmes

La Haute Cour du Malawi avait exigé vendredi que la commission électorale proclame les résultats de la présidentielle avant minuit. Dans un jugement alambiqué rendu après 22h00, elle avait autorisé la commission à recompter les bulletins, rappelant que la loi exigeait que les résultats soient publiés dans les huit jours après la fin des opérations de vote.

Le scrutin du 20 mai s’était poursuivi dans certains endroits jusqu’au 22, en raison de graves problèmes d’organisation. Les huit jours légaux se sont donc achevés vendredi soir. « La loi est claire, il n’y a pas de prolongation » possible du délai pour recompter les résultats, a déclaré le juge Kenyatta Nyirenda.

Romandie.com

La présidente du Malawi reconnaÎt sa défaite et appelle au respect

mai 31, 2014

La présidente Joyce Banda a reconnu samedi sa défaite à la présidentielle du 20 mai. Elle a félicité l’ancien ministre des Affaires étrangères Peter Mutharika, qui a gagné par 36,4% des voix, pour sa victoire dans une élection « serrée » et appelé ses compatriotes à respecter le verdict des urnes, malgré de graves irrégularités.

« Hier soir (vendredi) 30 mai 2014, la Commission électorale du Malawi a annoncé le résultat de la présidentielle. (…) Je saisis cette occasion pour féliciter sincèrement le président élu, le professeur Arthur Peter Mutharika (…) pour (sa) victoire dans une élection qui a été très serrée », a annoncé Joyce Banda, troisième avec 20,2% des suffrages, dans une déclaration radiodiffusée.

Les résultats donnent Peter Mutharika, frère de l’ancien président Bingu wa Mutharika décédé en 2012, gagnant devant le candidat du parti de l’ancien dictateur Kamazu Banda, Lazarus Chakwera qui obtient 27,8% des voix. Quant au taux de participation, il a atteint 70,8%.

Graves problèmes

La Haute Cour du Malawi avait exigé vendredi que la commission électorale proclame les résultats de la présidentielle avant minuit. Dans un jugement alambiqué rendu après 22h00, elle avait autorisé la commission à recompter les bulletins, rappelant que la loi exigeait que les résultats soient publiés dans les huit jours après la fin des opérations de vote.

Le scrutin du 20 mai s’était poursuivi dans certains endroits jusqu’au 22, en raison de graves problèmes d’organisation. Les huit jours légaux se sont donc achevés vendredi soir. « La loi est claire, il n’y a pas de prolongation » possible du délai pour recompter les résultats, a déclaré le juge Kenyatta Nyirenda.

La commission électorale avait annoncé qu’elle se donnerait un mois pour recompter les bulletins et se pencher sur les nombreuses réclamations. Cette décision avait fait suite à l’appel de la présidente Joyce Banda pour tenter d’annuler – en vain – un scrutin qu’elle jugeait entaché de fraudes massives, ainsi que du Parti du Congrès du Malawi de l’ancien dictateur Kamazu Banda.

Romandie.com

Présidentielle au Malawi: des heurts éclatent dans l’attente des résultats

mai 30, 2014
Présidentielle au Malawi: des heurts éclatent dans l'attente des résultats © AFP

Présidentielle au Malawi: des heurts éclatent dans l’attente des résultats © AFP

La tension est encore montée d’un cran vendredi au Malawi, des heurts éclatant à Mangochi (sud), dans l’attente des résultats de la présidentielle du 20 mai qui pourrait confier le pouvoir à l’adversaire de l’actuelle chef de l’État.

Joyce Banda, la présidente depuis 2012, a tenté de faire annuler le scrutin, dénonçant des fraudes, que l’ancien ministre des Affaires étrangères Peter Mutharika devrait remporter avec 36% des voix, selon des résultats officieux.

Dans la petite ville de Mangochi, plusieurs dizaines de manifestants criant à la fraude ont érigé des barricades de pneus enflammés dans le township voisin, a indiqué la police. « Nous les avons dispersé avec des gaz lacrymogènes », a affirmé le porte-parole Rodrick Maida à l’AFP.

Selon le journaliste local Ayamba Kandodo, la police a aussi tiré des balles en caoutchouc. Des manifestants lui ont ensuite indiqué que l’un d’entre eux était mort, tué par la police. Le chef de la police municipale a démenti tout décès.

A Blantyre, la capitale économique, des policiers en tenue anti-émeute avaient été déployés sur plusieurs artères stratégiques dès l’aube.

L’entrée de la Haute Cour du Malawi était gardée par des policiers soumettant les visiteurs à un strict contrôle d’identité, a constaté un journaliste de l’AFP.

Un juge doit dire avant la fin de la journée si les résultats du scrutin du 20 mai peuvent être annoncés immédiatement, malgré des irrégularités constatées dans une soixantaine de bureaux.

« C’est simple, nous respecterons l’ordre de la justice, quel qu’il soit », a annoncé jeudi soir le président de la commission électorale Maxon Mbendera.

Dans un spectaculaire revirement, il a aussi indiqué qu’il ne voyait pas d’objections à publier dès ce vendredi les résultats.

« Je peux aisément dire que cette élection a été libre et juste. Elle a été transparente, mais aussi crédible selon ma propre évaluation », a-t-il dit. « Est-ce que les gens ont exprimé leur volonté? Oui.  »

Il a répété que la commission avait « trouvé des anomalies » mais pas de nature à altérer le résultat, « les incidents » concernant « seulement 1,03% » du scrutin.

Le même Maxon Mbendera avait annoncé lundi que la commission électorale prendrait un mois s’il le fallait pour rouvrir toutes les urnes et recompter tous les bulletins, donnant gain de cause à Mme Banda qui dénonce des fraudes depuis une semaine.

Le camp Mutharika a en revanche hâte de voir sa victoire confirmée.

Mme Banda et M. Mutharika sont de vieux adversaires. Il est soupçonné d’avoir intrigué en 2012 au décès de son frère, le président Bingu wa Mutharika, pour prendre le pouvoir, qui devait revenir selon la Constitution à Mme Banda, alors vice-présidente. Il avait été inculpé de haute trahison.

Le scrutin présidentiel connaît depuis le début d’énormes ratés dans l’organisation et le dépouillement. La situation évolue rapidement, au rythme des recours, ordres et contre-ordres.

Jeuneafrique.com avec AFP

La présidente du Malawi, au bord de la défaite, annule les élections

mai 24, 2014

Blantyre (Malawi) – La présidente du Malawi, Joyce Banda, a annulé samedi l’élection présidentielle, en passe d’être gagnée par son principal rival Peter Mutharika, en invoquant de graves irrégularités dans le scrutin du 20 mai.

Au pouvoir depuis 2012, Mme Banda a déclaré à la radio que le scrutin de cette semaine était nul et non avenu et a annoncé un nouveau vote dans ce petit pays d’Afrique australe, désormais en pleine crise politique.

En tant que présidente, j’ai utilisé les pouvoirs que me confère la Constitution pour déclarer les élections nulles et non avenues, a-t-elle lancé.

Elle a affirmé qu’un nouveau scrutin devrait se tenir dans les 90 jours mais qu’elle ne serait cette fois pas candidate, afin de donner aux Malawites (une élection) libre et juste.

Elle a invoqué de graves irrégularités, affirmant notamment que des électeurs avaient voté plusieurs fois, que des urnes avaient été bourrées et que le système informatique de comptage des voix avait dysfonctionné.

Selon les partisans de la présidente, son principal rival Peter Mutharika serait derrière les irrégularités de ce scrutin, à l’organisation notoirement chaotique.

Ce coup de théâtre intervient quelques heures après l’annonce par la commission électorale que Mme Banda était sérieusement distancée, selon des résultats partiels portant sur plus de 30% des suffrages, avec 23% des voix pour elle contre 42% à M. Mutharika, frère du président Bingu wa Mutharika au pouvoir de 2004 à 2012.

Mais sa formation, le Parti du peuple (PP), avait assuré dans la foulée qu’elle n’avait pas l’intention de reconnaître sa défaite.

Pourquoi reconnaître une défaite quand les anomalies n’ont pas été corrigées’, a déclaré à l’AFP Kenneth Msonda, un porte-parole du parti. Nous avons gagné l’élection, a-t-il assuré, réclamant que les opérations de la commission électorale soient arrêtées jusqu’à ce que toutes les anomalies soient corrigées.

Cependant, le président de la commission électorale, Maxon Mbendera, a affirmé que malgré des problèmes dans le comptage électronique des votes, l’élection était valide et que le comptage se poursuivait manuellement. Pour lui, l’attitude de Mme Banda s’explique par le désespoir.

Vice-présidente en titre bien que brouillée avec Bingu wa Mutharika, Joyce Banda avait hérité en 2012, à la mort de celui-ci, du fauteuil présidentiel sans élection, conformément à la Constitution.

Frère du président défunt, l’ancien ministre des Affaires étrangères Peter Mutharika avait alors tenté de l’écarter pour confisquer le pouvoir à son profit. Une enquête ordonnée par Mme Banda a conclu à des manœuvres passibles d’une condamnation pour haute trahison.

La Haute Cour du Malawi avait autorisé jeudi la publication des résultats partiels des élections présidentielle et législatives de mardi, rejetant une requête du parti de Mme Banda qui estimait que les chiffres qui remontent des centres régionaux ne correspondent pas au nombre d’électeurs des différents bureaux de vote parce le système a été piraté.

Romandie.com avec(©AFP / 24 mai 2014 14h35)