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« Charlie Hebdo » : « Horrible », « tragique », « odieux »… Ce que les dirigeants africains ont déclaré

janvier 8, 2015

Images des hommes armées ayant attaqué le journal Charlie Hebdo le 7 janvier 2015.
Images des hommes armées ayant attaqué le journal Charlie Hebdo le 7 janvier 2015. © DR

Après l’attaque contre le journal « Charlie Hebdo » à Paris mercredi, qui a fait douze morts, les soutiens internationaux se sont multipliés, notamment depuis l’Afrique. Les chefs d’État du continent, en première ligne dans la lutte contre l’extrémisme et l’islamisme radical, ont assuré le peuple français de leur soutien.

Ce sont des messages de solidarité qui sont parvenus, au fil de la journée et de la soirée du 7 janvier, au président et au peuple français depuis l’Afrique.

Beaucoup de chefs d’État ont ainsi réaffirmé leur engagement, aux côtés de la France, dans la lutte contre le terrorisme et l’islamisme. Des paroles de soutien et de condoléances provenant de pays qui sont ou ont été touchés par la barbarie terroriste.

  • « Le gouvernement du Mali a appris avec consternation l’attentat terroriste perpétré contre le journal Charlie Hebdo (…) qui a causé la mort de 12 personnes et blessé plusieurs autres. (Il) condamne fermement cette attaque contre la démocratie et la liberté », a fait savoir le président Ibrahim Boubacar Keïta, dans un communiqué.

« Au nom du président malien Ibrahim Boubacar Keïta et en son nom, il adresse « aux familles des disparus, au président et au gouvernement français, ainsi qu’à l’ensemble de la Nation française ses condoléances les plus attristées et (forme) des voeux pour les blessés », précise le document. Celui-ci ajoute que le Mali « réaffirme sa solidarité et son engagement résolu aux côtés de la France et de l’ensemble des Nations démocrates qui luttent contre le terrorisme, pour la liberté et le respect des droits de l’Homme ».

  • Idriss Déby Itno, chef de l’État tchadien, a également fait part de sa profonde « consternation ». « En cette circonstance particulièrement douloureuse pour vous-même, pour le gouvernement français, ainsi que pour les familles des victimes, voudrais-je vous adresser au nom du peuple tchadien, du gouvernement et en mon nom propre, mes condoléances les plus attristées », écrit le président tchadien.
  • Le chef de l’État sénégalais Macky Sall a quant à lui « condamné cet acte criminel ayant occasionné des pertes en vies humaines et des blessés graves », selon un communiqué diffusé par la présidence sénégalaise mercredi soir. Le président, qui s’exprimait lors du conseil des ministres hebdomadaire à Dakar, « a présenté ses sincères condoléances au président François Hollande, au gouvernement français, aux familles des victimes ».

Il a aussi « exprimé la solidarité du gouvernement sénégalais au peuple français, tout en réaffirmant l’engagement du Sénégal dans la lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme sous toutes ses formes ».

  • « C’est avec une profonde consternation et une réelle affliction que j’ai appris l’horrible attentat injustifié contre le siège du journal « Charlie Hebdo », occasionnant d’importantes pertes en vie humaine et de nombreux blessés », écrit de son côté le président ivoirien Alassane Ouattara dans un télégramme officiel adressé à François Hollande.

« En cette douloureuse circonstance », ajoute-t-il, « le peuple et le gouvernement ivoirien se joignent à moi pour condamner avec la plus grande fermeté cet acte odieux et adresser à votre excellence et aux familles éplorées nos sincères condoléances ainsi que nos vœux de prompt rétablissement aux blessés ».

  • Le chef de l’État  togolais, Faure Gnassingbé, n’a pas caché sa « vive indignation » et sa « profonde consternation ». « Le tragique attentat de ce jour touche à un symbole de la liberté d’expression dont la défense a toujours été au cœur de l’humanisme et des valeurs universelles chères à la France. Il rappelle combien notre commune adhésion à une lutte sans merci contre l’hydre du terrorisme doit être sans cesse renouvelé et renforcé pour le triomphe d’un monde paix, de liberté et de tolérance », souligne le message.
  • Pour le président gabonais Ali Bongo Ondimba, les auteurs de l’attentat « ont trahi l’islam ». « Ceux qui ont commis cet attentat ont trahi l’Islam, déshonoré le prophète Mohamed et tourné le dos à Dieu. Tout le contraire de ce qu’ils prétendent défendre », estime-t-il, parlant « d’acte odieux que rien ne peut justifier ».
  • « C’est dans l’effroi et la consternation que j’ai appris l’attentat criminel qui a visé le journal français », déclare le président djiboutien Ismaël Omar Guelleh, dans un communiqué. « Le Peuple et le Gouvernement de Djibouti se joignent naturellement à moi pour témoigner aussi leur solidarité et compassion à la nation amie française », continue-t-il. Et d’ajouter : « Cette attaque menée avec des armes contre des civils sur leur lieu de travail constitue ce qu’il y a de plus inadmissible et leurs auteurs sont à nos yeux au service d’idéaux exécrables ».
  • Le président algérien Abdelaziz Bouteflika condamne l’attentat contre Charlie Hebdo, dans un message de condoléances adressé à son homologue français. Le peuple algérien « a souffert pendant deux longues années des effets du terrorisme pour mesurer à sa juste valeur la douleur du peuple français ami », a-t-il dit, exprimant « sa solidarité avec lui ».

« L’acte terroriste perpétré aujourd’hui contre le siège parisien d’un organe de la presse écrite française est condamnable quelles que soient les motivations de ses auteurs », a dit le ministère algérien des Affaires étrangères dans un communiqué.

  • La Primature tunisienne a vigoureusement condamné l’attentat qu’il a qualifié de « terroriste, lâche », exprimant sa « solidarité avec le peuple français ». Le gouvernement tunisien a quant à lui renouvelé l’appel à la communauté internationale pour davantage de coordination et de coopération pour faire face au terrorisme qui vise la sécurité et la stabilité dans le monde.
  • Le souverain marocain Mohamed VI affirme quant à lui avoir appris avec « une profonde émotion la triste nouvelle du lâche attentat terroriste perpétré contre le siège de l’hebdomadaire ». Il a aussi condamné « fermement cet acte haineux ». Le roi a ainsi adressé au président français, ainsi qu’aux familles des victimes et au peuple français ami, « ses condoléances les plus attristées et ses souhaits de prompt rétablissement aux blessés ».
  • De son côté, le gouvernement égyptien a condamné cette « attaque terroriste » par la voix du ministre des Affaires étrangères, Sameh Choukri, ajoutant que « l’Égypte est aux côtés de la France face au terrorisme qui nécessite un effort international conjoint pour y mettre fin ».
  • « Fidèle à son engagement dans la lutte contre le terrorisme et son attachement aux valeurs  humaines, la Mauritanie condamne fermement l’attentat terroriste perpétré aujourd’hui à Paris provoquant des morts et des blessés », a fait savoir le gouvernement mauritanien. « En cette douloureuse occasion, le gouvernement présente ses condoléances aux autorités et au peuple français, ainsi qu’aux familles des victimes », souligne la déclaration.

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Jeuneafrique.com par Mathieu OLIVIER

Pays et institutions arabes condamnent l’attaque contre Charlie Hebdo

janvier 7, 2015

Le Caire – La Ligue arabe et nombre de ses pays membres ainsi qu’Al-Azhar, principale autorité de l’islam sunnite, ont tous condamné mercredi avec force l’attentat terroriste contre le journal satirique français Charlie Hebdo.

Al-Azhar a déploré une attaque criminelle, soulignant que l’islam dénonce toute violence, tandis que la Ligue arabe, également basée au Caire, a condamné avec force cette attaque terroriste qui a fait 12 morts.

De son côté, l’Arabie saoudite a condamné cet acte lâche, qui est rejeté par l’islam comme il est rejeté par les autres religions, et exprimé ses condoléances.

Pour le Qatar, régulièrement accusé de soutenir des factions islamistes extrémistes dans des pays comme la Syrie et la Libye, de tels actes visant des civils non armés contredisent tous les principes et toutes les valeurs morales et humaines.

Les Emirats arabes unis, Bahreïn, l’Irak, la Libye et la Jordanie ont également condamné l’attentat tandis que l’Egypte a affirmé être aux côtés de la France face au terrorisme qui nécessite un effort international conjoint pour y mettre fin.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a évoqué un acte horrible qui va à l’encontre des principes de la religion et de la morale.

Dans un message de condoléances à son homologue français François Hollande, le président algérien Abdelaziz Bouteflika a souligné que le peuple algérien, qui a souffert pendant de longues années des affres du terrorisme, mesure l’émotion du peuple français ami. Dans un autre communiqué, le ministère des Affaires étrangères, tout en exprimant sa solidarité met en garde contre les amalgames et la stigmatisation des communautés musulmanes d’Europe qui sont les premières à pâtir des déviations de certains individus ou groupes marginaux.

En Tunisie, le président du parti islamiste Ennahda, Rached Ghannouchi, s’est dit horrifié et indigné par l’acte lâche et criminel ayant visé les journalistes et le personnel de Charlie Hebdo. Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces actes terroristes, leurs auteurs, leurs instigateurs et tous ceux qui les soutiennent, a-t-il ajouté dans un communiqué en français.

Au Maroc, le roi Mohammed VI affirme avoir appris avec une profonde émotion la triste nouvelle du lâche attentat terroriste et condamné fermement cet acte haineux.

L’Union internationale des oulémas musulmans, basée à Doha, a qualifié l’attaque de pêché, quel qu’en soient les coupables et ceux qui les soutiennent. Cet organisme dirigé par l’influent prédicateur islamiste Youssef al-Qaradaoui, considéré comme l’éminence grise des Frères musulmans, appelle les autorités et le peuple français à s’unir contre l’extrémisme.

Cet attentat sans précédent, le plus meurtrier en France depuis des décennies, fait penser à une vengeance des islamistes radicaux qui avaient promis de punir le journal pour avoir publié en 2006 des caricatures du prophète Mahomet.

Romandie.com avec(©AFP / 07 janvier 2015 19h59)

Congo: Denis Sassou N’Guesso réitère son point de vue sur la question de la constitution

décembre 6, 2014

CONGO BRAZZAVILLE, (CONGOSITE) – Le chef de l’Etat congolais a déclaré le 6 décembre que «ce sera toujours le peuple congolais qui décidera» du changement ou non de la constitution du 20 janvier 2002. Le premier citoyen congolais s’est exprimé devant la presse à l’aéroport Maya-Maya à Brazzaville, en provenance de La Havane (Cuba) où il a effectué une visite d’Etat.


Le couple présidentiel de retour de Cuba

Le couple présidentiel de retour de Cuba
«Constitution comme on le dit à souhait, sur cette question, vous connaissez le point de vue du président qui estime que s’agissant des institutions du Congo, surtout la constitution, la loi fondamentale, ce sera toujours le peuple congolais qui décidera. Ce sera toujours cela, le peuple congolais qui décidera en toute souveraineté», a-t-il dit.

Le président Sassou N’Guesso a précisé que «d’ailleurs, cela n’a pas échappé aux autres peuples. On peut prendre quelques exemples. Lorsque le général De Gaulle a décidé de changer la constitution de la quatrième République, il a soumis les termes de la cinquième République au choix du peuple français, c’est le peuple français qui s’est prononcé. Et, même plus tard, lorsqu’il a demandé ou souhaité que le président de la République soit élu au suffrage universel direct, c’est le peuple français qui a ainsi décidé».

«Je crois que c’est une règle qui ne pourra être remise en cause. Dans tous les cas, il y a quand même de longues années que notre peuple a lutté ici et au prix de beaucoup de sacrifices pour ne plus accepter qu’il soit régi par des règles qui viendraient d’ailleurs», a-t-il ajouté.

Répondant à une question sur les propos tenus par le président François Hollande à Dakar au Sénégal lors du sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le chef de l’Etat congolais a indiqué que «l’OIF ne s’est pas quand même substituée aux Nations Unies et n’a pas balayé d’un revers de la main, les notions fondamentales qui régissent les relations internationales. C’est-à-dire, la non-ingérence dans les affaires des autres Etats et aussi le respect mutuel. Je crois que l’OIF dit que les Etats au sein de cette organisation se vouent un respect mutuel».

Il a salué l’élection de Michaelle Jean au secrétariat général de la Francophonie et promis d’apporter son soutien au mandat de cette derrière à la tête de cette organisation regroupant les pays ayant le français en partage.

«L’Afrique restera toujours le cœur de la Francophonie (…). Je l’ai dit, ce n’est pas un secret, alors que le sommet se tenait à Dakar dans la patrie de Léopold Sédar Senghor, j’étais le seul de ceux qui se sont battus pour que le secrétaire général de la Francophonie soit Africain. Qu’on n’est pas obtenu ce consensus, on ne peut pas ignorer qu’un candidat comme Henri Lopes était le candidat même de l’Afrique. Déjà, il y a 12 ans à Beyrouth, je n’ai pas manqué de le faire savoir. L’Afrique n’a pas pu réaliser ce consensus, la terre tourne encore, nous allons accompagner le mandat de Mme Michaelle Jean du Canada. Et, nous ne pouvons que lui souhaiter succès dans sa mission», a-t-il fait remarquer.

La visite du président Sassou N’Guesso à La Havane s’inscrit dans le cadre de la célébration du cinquantenaire de l’établissement des relations diplomatiques entre Cuba et la République du Congo.

S’adressant à la presse, le chef de l’Etat congolais qui a eu des entretiens avec son homologue Raul Castro, a dit que «c’était 50 années de lutte, de coopération dans tous les domaines. Vous l’avez suivi aussi dans le domaine de la santé, de l’éducation, de la politique, la diplomatie et l’économie aussi (…). Mais, au total, une coopération fructueuse. Nous avons fait le tour d’horizon de tout cela et avons décidé d’aller de l’avant et de renforcer cette coopération».

Dans le cadre de cette coopération, des équipes de médecins cubains évoluent dans certains hôpitaux du Congo. Aussi, ces deux dernières années, le Congo a envoyé quelque 1200 étudiants à Cuba pour étudier dans les métiers de la médecine.

Congo-site.com par