Posts Tagged ‘Peuple’

Le parfum de l’immolation

février 1, 2011

Mon courage de l’immolation
Victoire majeure de la révolution
D’un acte du prix de la liberté
Est une clé vitale de la cherté

La fumée de mon corps brûlant
A traversé la frontière au vent
Comme un jasmin de contagion
Dans la peau de chaque nation

Fier de mon sacrifice humain
Baume du droit d’exister demain
Pour tous les enfants du pays
Savourant la liberté et la joie

Peuple de nos chers continents
Ma mort est un fort et bel exemple
Pour les dictatures de chiendent
Qui rongent la mie du peuple

Bernard NKOUNKOU

L’orgueil du pouvoir

octobre 9, 2010

Il était l’insolence de l’État,
il avait le pouvoir
et régnait sur la république
se donnant le luxe des
femmes.

Il avait l’argent,
des coffres-forts et des comptes
partout
se promettant d’acheter des
voitures et des châteaux
dans une république
sans routes,
sans eau et électricité,
ni hôpitaux, ni écoles.

Il était le destin du peuple
et aucun souci du peuple,
le malheur du peuple
et le fossoyeur du peuple.

Il était le vice de la nation,
la honte criarde de la nation,
la bêtise démocratique de la nation,
le dernier garant respectueux de la nation.

Il était tout,
un fourre-tout,
nul partout,
un surtout.

Bernard NKOUNKOU

Tristesse d’Afrique

septembre 30, 2010

Pourquoi diantre veux-tu me corrompre
Avec la manie de ton vieux père
Moi, fils d’Afrique qui savoure la liberté
Depuis l’aube brillante de la souveraineté
Cassant les chaînes de la colonisation
De mes maîtres dans la furie de la tension
Et toi héritier de ma chère et tendre république
Tu veux te comporter en nouveaux colons d’Afrique
Après la mort de ton père au fauteuil présidentiel
Réduisant la gestion du pays à l’odeur pestilentielle
Où les enfants ne peuvent partir à l’école
Les malades en difficulté de couverture médicale
Ne peuvent se soigner dans les hôpitaux
Où toilettes et salles de bains manquent d’eau
Les routes du pays dans un grave piteux état
Le citoyen actuel est devenu comme un rat
Se débrouillant pour manger à sa faim
Alors que ta famille mange sans fin
A l’indifférence de la misère du peuple
Qui croupit avec ses plaies sur la paille.

Bernard NKOUNKOU