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Pour Noël, François Hollande reçoit une femelle labrador du Canada

décembre 26, 2014

Le président François Hollande a désormais un chien à l’Élysée. Arrivée par avion en provenance de Montréal, Philae, une jeune femelle labrador noire âgée de près de trois mois, a fait son apparition le jour de Noël au palais présidentiel.

C’est la fédération des Anciens combattants français de Montréal qui a proposé ce cadeau au président il y a quelques jours, a indiqué l’entourage de celui-ci, confirmant une information du quotidien « Le Parisien ». François Hollande les avait rencontrés lors d’un déplacement au Canada début novembre.

Une référence à Rosetta
Après consultation de son entourage, le président a décidé d’appeler la petite chienne Philae en référence au robot européen qui s’est posé sur la comète Tchouri le 12 novembre. « Un nom à la fois joli et symbolique, souvenir positif d’une prouesse française et européenne qui a marqué 2014 », souligne un conseiller du président.

L’atterrissage de Philae à l’Élysée s’est en tout cas fait dans les meilleures conditions: la petite chienne, née le 5 octobre 2014 de ses parents Simba et Nicky, fait déjà l’unanimité parmi le personnel de l’Élysée, « très joyeux » de cette arrivée surprise.

Dans la continuité
Installée pour l’heure au rez-de-chaussée du Palais près de l’office, Philae a déjà découvert le jardin de l’Élysée, où elle a gambadé. François Hollande, qui n’a jamais eu de chien hormis dans son enfance, s’inscrit en adoptant Philae dans « la tradition et la continuité présidentielle », s’amuse un conseiller.

Ses prédécesseurs Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand et Nicolas Sarkozy ont ainsi tous eu des labradors durant leur séjour à l’Élysée. Jacques Chirac également, mais celui-ci avait terminé son deuxième mandat avec un bichon maltais prénommé Sumo.

Ces « compagnons » de président ont parfois acquis une certaine notoriété. Ainsi « Baltique », qui accompagna François Mitterrand jusqu’à ses obsèques en 1996.

Romandie.com

Philae travaille et n’a peut-être plus que quelques heures à vivre

novembre 14, 2014

Paris – Le petit robot Philae travaille à plein temps sur la comète Tchouri alors qu’il n’a plus que quelques heures à vivre avec sa pile et que le fonctionnement de ses batteries solaires est affecté par sa position à l’ombre, a indiqué vendredi le CNES, l’agence spatiale française.

Sa moisson de données scientifiques est déjà riche, selon le CNES qui souligne qu’il faudra du temps pour les analyser.

Bonjour la Terre! J’ai eu une nuit très active sur la comète. Je suis à nouveau en contact avec mon équipe, a dit de son côté Philae, sur son compte Tweeter, animé par l’Agence spatiale européenne.

L’existence du robot, posé sur le noyau de la comète Tchourioumov-Guérassimenko à plus de 500 millions de kilomètres de la Terre, est peut-être comptée.

Il n’a plus que quelques heures à vivre avec sa pile. Ensuite ce sont des batteries solaires qui doivent prendre le relais mais le robot est à l’ombre, a déclaré à l’AFP Philippe Gaudon, chef du projet Rosetta au CNES (Centre national d’études spatiales) à Toulouse.

La durée de vie initiale de la pile étant de 60 heures, elle ne peut lui fournir encore qu’une dizaine d’heures d’énergie.

Les batteries solaires sont censées prendre le relais pour lui permettre de vivre au ralenti pendant encore quelques mois mais elles reçoivent beaucoup moins de lumière que prévu car le robot est coincé entre des rochers.

En dépit d’une position inconfortable, une patte en l’air, Philae est en contact par intermittence avec la sonde européenne Rosetta.

Grâce à ses instruments, il s’est mis à radiographier l’intérieur de la comète, à étudier son magnétisme, à faire des images du sol, à analyser les molécules complexes dégagées par la surface.

Le robot est chargé notamment de trouver sur le noyau de la comète des molécules organiques qui ont pu jouer un rôle dans l’apparition de la vie sur Terre, les comètes étant les objets les plus primitifs du système solaire.

Dans sa feuille de route, il est censé aussi effectuer un forage du sol pour prélever un échantillon afin de l’analyser. Mais pour le moment, les scientifiques de l’ESA ne lui en ont pas donné l’ordre car ils craignent que cette opération ne le déséquilibre. En effet, le robot n’est pas arrimé, ses harpons n’ayant pas fonctionné.

Si le forage ne se fait pas, nous pensons récolter au moins 70% à 80% des données scientifiques attendues pour la première séquence de vie sur pile du robot, a indiqué M. Gaudon.

Il est possible que l’ESA décide de faire un forage dans les derniers moments de vie de la pile, tentant le tout pour le tout.

Romandie.com avec(©AFP / 14 novembre 2014 12h33)

Philae fonctionne bien mais il se trouve sans doute sur une pente fortement inclinée

novembre 13, 2014

Paris – Le robot Philae, qui s’est posé mercredi sur la comète Tchouri, fonctionne bien mais il se trouve sans doute sur une pente fortement inclinée, a indiqué jeudi à l’AFP Philippe Gaudon, chef du projet Rosetta au Centre national d’Etudes spatiales (CNES) à Toulouse.

Philae fonctionne bien. Sa pile fonctionne bien et lui fournit de l’énergie, a-t-il dit. Nous pouvons lui envoyer des commandes et il nous envoie des données, a déclaré M. Gaudon interrogé par téléphone depuis Toulouse (sud) où se trouve l’un des centres impliqués dans la mission de la sonde européenne Rosetta.

Tous les instruments scientifiques à qui on avait donné l’ordre de travailler cette nuit ont fonctionné correctement, a-t-il ajouté.

Mais au vu des photos qu’il envoie, Philae se trouve sans doute sur une pente fortement inclinée, a-t-il expliqué.

Il semble entouré de falaises et donc assez bloqué, a-t-il noté.

Philae est doté de six caméras et prend des photos dans plusieurs directions. Sur l’une, on voit le ciel, sur une autre le sol, sur une autre encore une falaise.

Après son atterrissage mercredi sur le site prévu sur la comète Tchouri, le robot a effectué deux rebonds car les harpons n’ont pas fonctionné.

Philae s’est donc peut-être éloigné d’un kilomètre de l’endroit de son point de chute initial.

Notre priorité est de continuer à faire des analyses scientifiques sans rien bouger, a dit M. Gaudon.

La mission Rosetta, de l’agence spatiale européenne ESA, implique plusieurs centres à Darmstadt et Cologne, en Allemagne, et Toulouse, en France.

Romandie.com avec(©AFP / 13 novembre 2014 12h26)