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France/Attaque à Nice : un homme en garde à vue pour la diffusion de la photo d’une des victimes

octobre 30, 2020

ll est soupçonné d’avoir posté sur un forum du site internet Jeuxvideo.com une photo du corps de l’une des victimes âgée 60 ans.

Un homme a été placé en garde à vue vendredi 30 octobre pour avoir mis en ligne la photo d’une des trois victimes de l’attaque mortelle dans la basilique de Nice, a indiqué le parquet de Paris, qui a ouvert une enquête. Il est soupçonné d’être à l’origine de la publication de la photo sur un forum du site internet Jeuxvideo.com, selon une source proche du dossier.

Le suspect est interrogé depuis vendredi en fin d’après-midi dans les locaux de la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), a précisé le parquet, sans donner de détails sur son profil. Une enquête a été ouverte pour «diffusion de message à caractère violent», a ajouté le parquet.

La photo de la femme âgée de 60 ans, qui a subi un profond égorgement, proche de la décapitation, a été diffusée sur les réseaux sociaux et sur plusieurs sites internet. La plateforme Pharos, chargée de détecter les contenus en ligne illicites, a signalé plusieurs diffusions de ce cliché macabre.

Outre cette femme, l’assaillant a aussi égorgé le sacristain de la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption de Nice, Vincent Loquès, père de deux filles, qui aurait eu 55 ans vendredi. La troisième victime, une Brésilienne mère de trois enfants, Simone Barreto Silva, 44 ans, touchée à plusieurs reprises, est décédée dans un restaurant où elle s’était réfugiée.

L’auteur des faits, un Tunisien de 21 ans, Brahim Issaoui, a été stoppé par les policiers qui lui ont tiré dessus à plusieurs reprises. Blessé grièvement, il était toujours hospitalisé vendredi avec un pronostic vital engagé.

Par Le Figaro avec AFP

Rarissime photo d’un lion de mer tombant dans la gueule d’une baleine

juillet 31, 2019

Sea lion captured falling in mouth of whale in rare photo

Un lion de mer tombant accidentellement dans la gueule grande ouverte d’une baleine à bosse. Chase Dekker / AFP

Chase Dekker, qui est également biologiste marin, a pris cette photo le 22 juillet depuis un bateau pendant une expédition d’observation des baleines dans le Pacifique, au large de la baie de Monterey, en Californie.

Un lion de mer tombant accidentellement dans la gueule grande ouverte d’une baleine à bosse: telle est la spectaculaire image prise par un photographe animalier qui a évoqué un moment «unique dans une vie». Chase Dekker, qui est également biologiste marin, a pris cette photo le 22 juillet depuis un bateau pendant une expédition d’observation des baleines dans le Pacifique, au large de la baie de Monterey, en Californie. «J’ai vu beaucoup de choses complètement folles, mais jamais rien de tel», a commenté l’homme de 27 ans, qui photographie la vie sauvage depuis une dizaine d’années.

Il a expliqué sur Instagram et dans des interviews qu’il avait aperçu un groupe de baleines à bosse en train de chasser frénétiquement les anchois. A un moment, un lion de mer malchanceux qui passait par là n’a pu s’écarter à temps et a fini à l’intérieur de la gueule du cétacé. Saisissant un appareil photo, Chase Dekker a immortalisé cette scène improbable. «J’étais en extase. Je venais de capturer un moment que je ne reverrai probablement jamais», a-t-il raconté.

La baleine à bosse, qui ne se nourrit que de krill et de petits poissons, n’a toutefois jamais refermé ses mâchoires sur l’imposant lion de mer, qui a pu s’échapper et en aura été quitte pour une belle frayeur. «Ce lion de mer aura vécu une vraie expérience à la Jonas», a commenté Chase Dekker sur Instagram

Par LeFigaro.fr avec AFP

Trump face à Merkel: la photo « iconique » du G7 fait débat

juin 11, 2018

/ © Bundesregierung/AFP / Jesco DENZEL

Une photographie pour l’histoire? Le cliché viral diffusé au G7, où Donald Trump semble tenir tête au reste du monde, résume à lui seul les nouvelles fractures occidentales mais donne lieu à des interprétations assez diverses.

« L’Occident ébranlé », titre lundi le quotidien allemand Tagesspiegel, à côté de l’image désormais célèbre, prise par un photographe officiel travaillant pour le gouvernement allemand et diffusée sur les réseaux sociaux par le porte-parole de la chancelière Angela Merkel.

Cette photo, dont la composition rappelle celle d’un tableau, a été l’une des plus partagées, commentées ou détournées sur les réseaux sociaux, tant elle paraît résumer, mieux que tous les discours, l’état du monde après le fiasco du sommet des pays industrialisés au Canada.

Elle a été prise par un photographe allemand primé par le World Press Photo, Jesco Denzel, spécialisé dans les photos et portraits officiels.

Le porte-parole d’Angela Merkel, Steffen Seibert, a expliqué lundi que sa diffusion visait à donner aux internautes « un aperçu du travail de la chancelière et de l’atmosphère de travail intense d’un G7 ».

Elle paraît répondre à un objectif de communication encore plus précis: mettre en lumière la fermeté d’Angela Merkel, qu’on voit entourée d’autres dirigeants du G7. Appuyée en avant, les mains sur une table, elle semble tenir tête à Donald Trump, voire réprimander le chef d’Etat américain assis en face d’elle.

Que lui dit-elle? personne ne le sait. Dimanche soir à la télévision, Angela Merkel a juste prévenu qu’elle n’entendait pas « se faire avoir » au cas où les Etats-Unis relèveraient leurs droits de douane sur les importations d’automobiles, et que l’Europe répliquerait.

Pour l’hebdomadaire Der Spiegel, la photo constitue « une victoire sans appel de relations publiques pour l’Allemagne ». « En politique, il n’y a pas que les contenus qui sont importants, les images le sont aussi », souligne-t-il.

– ‘1-0 pour le président américain’ –

Toutefois, les interprétations de la scène divergent et beaucoup voient plutôt Donald Trump sortir vainqueur de ce cliché.

« 1-0 pour le président américain », estime sur Twitter Elisabeth Wehling, spécialiste de sciences politiques et de langage à l’université de Berkeley en Californie. Donald Trump « reste assis pendant que les autres personnes présentes sont debout », souligne-t-elle, une manière pour lui d' »affirmer sa propre autorité avec une diffusion mondiale ».

Du reste, sur la photo, Donald Trump paraît ignorer Angela Merkel qui s’adresse à lui, semblant plutôt écouter le président français Emmanuel Macron ou la Première ministre britannique Theresa May situés à la droite de la chancelière.

Pour l’entourage du milliardaire américain, l’image de Donald Trump impassible face aux Européens, traduit surtout la fermeté du héraut de « l’Amérique d’abord ».

« Encore un de ces #G7 où les autre pays attendent que les Etats-Unis soient éternellement leur banquier. Le président leur dit clairement que c’est fini », a commenté sur twitter John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche.

Le sentiment qui prédomine en Allemagne, après ce G7 en forme de psychodrame, est celui de la fin d’une époque, d’une césure dans la relation transatlantique, paradigme sur lequel le pays s’était largement reconstruit après 1945.

Le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas, a estimé que Donald Trump, en retirant son soutien au communiqué final du sommet, a détruit « très rapidement une quantité incroyable de confiance » mutuelle.

Traditionnellement très atlantiste, Angela Merkel a parlé elle dimanche soir d' »un pas décisif » franchi par le président américain. L’Allemagne est tout particulièrement dans le collimateur de l’administration américaine, à la fois pour ses excédents commerciaux et pour ses dépenses militaires jugées trop faibles au sein de l’Otan. Et la nouvelle donne oblige le pays à repenser son orientation stratégique.

La chancelière se rallie désormais de plus en plus à la vision macronnienne d’une Europe puissance et souveraine. Elle vient d’accepter l’idée d’une force d’intervention commune européenne et a appelé dimanche soir l’Europe à mieux défendre ses intérêts « au risque sinon de se faire écraser dans un monde où dominent des pôles très forts ».

Romandie.com avec (©AFP / 11 juin 2018 15h25)

Facebook va utiliser davantage la reconnaissance faciale

décembre 19, 2017

San Francisco – Grâce à la reconnaissance faciale, Facebook va informer ses utilisateurs lorsqu’une photo d’eux est publiée sur le réseau social, même lorsqu’ils n’ont pas été identifiés par leur nom (« tags »), a annoncé le groupe mardi.

« Nous faisons cela pour empêcher les gens de prendre la place d’autres sur Facebook » en utilisant par exemple la photo de quelqu’un d’autre comme photo de profil, écrit le groupe.

L’entreprise utilise déjà la reconnaissance des visages pour proposer à un utilisateur publiant une photo d’identifier un « ami » présent sur celle-ci, une fonction optionnelle qui a pour effet d’informer automatiquement l’intéressé qu’un cliché de lui a été posté sur Facebook.

Désormais, « si vous êtes sur une photo (…), nous vous le dirons, même si vous n’avez pas été identifié » nommément, explique sur son blog officiel le réseau social qui revendique plus de deux milliards d’utilisateurs actifs.

Cette fonctionnalité sera mise en place « bientôt » et permettra aux intéressés de s’identifier sur la photo s’ils le souhaitent, ou bien d’exprimer des inquiétudes ou des réserves à la personne qui a publié les clichés, fait valoir le réseau social.

Les fonctions utilisant la reconnaissance faciale ne sont pas proposées au Canada et dans l’Union européenne, précise Facebook, des zones où les régulations en matière de protection des données et de la vie privée sont souvent plus strictes.

Romandie.com avec (©AFP / 19 décembre 2017 21h27)                                            

Une photo de Theresa May à Bruxelles suscite la risée des internautes

octobre 20, 2017

La Première ministre britannique Theresa May avant une rencontre bilatérale avec le président du Conseil européen Donald Tusk, le 20 octobre 2017 à Bruxelles / © POOL/AFP / Geert Vanden Wijngaert

Les réseaux sociaux, et une partie de la presse britannique, se gaussaient vendredi de la Première ministre Theresa May apparaissant sur une photo, seule à une table vide, au sommet européen de Bruxelles, « métaphore » pour certains des négociations sur le Brexit.

Sur ce cliché, devenu viral, la dirigeante est assise, regard baissé, devant une grande table décorée de quatre pots de fleurs, et semble perdue dans ses pensées. Elle attend en fait le président du Conseil européen Donald Tusk, avec qui elle doit s’entretenir.

Moqueurs, les internautes ont rapidement fait le rapprochement avec la situation politique de Theresa May, contestée depuis son revers aux législatives de juin dernier, mais aussi en raison du risque d’enlisement des négociations sur le Brexit avec les 27 autres pays de l’UE.

« Je pensais franchement qu’il s’agissait d’une image d’illustration représentant la solitude absolue. Mais non. C’est bien notre Première ministre à Bruxelles aujourd’hui », a tweeté Nooruddean.

« Voici une photo de Theresa May avec tous ses amis proches », raillait de son côté l’utilisateur « Nasmamu ».

« On pourrait penser que Theresa May aurait l’air plus joyeuse devant l’énorme cercueil de Boris Johnson », son ministre des Affaires étrangères et rival potentiel, a dit Beaubodor, sur Twitter.

D’autres en profitaient pour tourner en dérision les prétentions du gouvernement britannique à vouloir signer des accords commerciaux facilement avec le reste du monde une fois le pays sorti de l’UE.

« Theresa May entourée de tous les accords commerciaux que nous allons rapidement signer après le Brexit », a écrit Marcus Johns.

Le journal conservateur The Daily Telegraph a fait lui dans l’ironie avec une légende « Theresa contemplant ses options », soit quatre… pots de fleurs.

« Pauvre Theresa May », résumait l’édition britannique du Huffington Post, selon qui l’image est « perçue comme une métaphore brutale de l’isolement du Royaume-Uni lors des négociations sur le Brexit ».

Romandie.com avec(©AFP / 20 octobre 2017 22h08)                

A mon cher collègue disparu

février 23, 2017

 

 

Je regardais encore sa photo

De ce cher collègue et bon ami

Avec qui je partageais le gâteau

À l’université et même chez lui

 

Je ne savais pas qu’il était mort

Dans ce pays où l’on tue à tort

Les bons cadres travaillant avec équité

Sacrifiant leur vie pour la liberté

 

Pensant à lui durant mon sommeil

Je le revoyais avec son sourire vermeil

Jovial et candide comme un beau bébé

Agneau innocent de procureur en majesté.

 

Bernard NKOUNKOU

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France/Lisieux : une lycéenne se serait suicidée après la diffusion de photos intimes

mars 5, 2016

Depuis le suicide de l'adolescente l'émotion est très vive à la cité scolaire Marcel-Gambier de Lisieux.

Depuis le suicide de l’adolescente l’émotion est très vive à la cité scolaire Marcel-Gambier de Lisieux. Google Street View
Une lycéenne de 15 ans s’est suicidée jeudi matin en se jetant sous un train à Lisieux (Calvados), car elle n’aurait pas supporté la diffusion par smartphones d’images intimes, rapporte le journal Ouest France.
Cette hypothèse serait accréditée par les premiers éléments de l’enquête de police, confiée au commissariat de Lisieux : «On a de quoi expliquer son geste par une diffusion d’images à caractère personnel voire intime de la victime, par téléphones portables», a déclaré à Ouest-France le commandant Dominique Garcia.

Depuis jeudi, les policiers ont multiplié les auditions pour comprendre le geste de la jeune fille. Une quinzaine d’élèves, le proviseur et son adjoint, le conseiller d’éducation ou encore l’infirmière de son Lycée ont été entendus afin de déterminer les circonstances d’un drame que rien ne laissait présager. Cette jeune fille était en effet décrite comme «équilibrée et bonne élève en seconde européenne», rapporte France Bleu Normandie. Les policiers cherchent notamment qui est à l’origine de l’échange des clichés par téléphone et s’il y a eu chantage ou tentative de chantage dans cette affaire.

Une aide psychologique pour accompagner les élèves

Depuis le suicide de l’adolescente, l’émotion est très vive à la cité scolaire Marcel-Gambier de Lisieux, indique le journal Le Pays d’Auge. Une minute de silence a été observée au lendemain du drame en présence de près de 400 élèves. Une cellule psychologique a également été mise en place par le rectorat au sein de l’établissement scolaire. Cette cellule pourrait être maintenue lundi, comme l’explique auprès de Ouest France le proviseur de l’établissement, Bruno Girouard, pour notamment accompagner «les élèves les plus proches» de cette jeune fille, qui sont «très affectés».

Le drame s’est produit jeudi en début de matinée vers 8 h 30 sur la ligne entre Deauville-Trouville et Lisieux (Calvados). Le train n’a pas réussi à stopper alors que la jeune fille se trouvait au milieu des voies.

Leparisien.fr par V.F.

Dans le vaste monde d’éternité

septembre 15, 2015

Ne viens pas pleurer sur ma tombe

Car je ne veux pas que tu tombes

La face planquée contre ma photo

Incrustée comme un ci-gît d’escargot

Car sous le feuillage du saule-pleureur

Où mon âme n’a plus besoin de candeur

Dans cet étroit et vaste monde d’éternité

Où chacun porte le fardeau de ses péchés

Plus jamais, je ne reviendrai sous le toit

Prépare-toi à refaire ta vie sans moi

Sois aussi heureuse dans ta nouvelle vie

Tout en profitant de tous ces instants de joie.

Bernard NKOUNKOU

Kate et William : les premières photos offi­cielles trop craquantes de George et Char­lotte !

juin 7, 2015
George et sa sœur Charlotte

George et sa sœur Charlotte!

So cute !

Ils ont des visages d’anges et pour­tant ce sont bien ces deux-là qui, tour à tour, troublent les nuits de leurs parents, Kate et William. On a dû mal à le croire quand on regarde les premières photos dévoi­lées par le palais de Kensing­ton sur les réseaux sociaux. C’est vrai, complè­te­ment gaga devant ces clichés, on aurait tendance à oublier qu’un bébé, ça pleure.

Un mois après sa nais­sance et sa première séance photo devant la Lindo Wing de l’hôpi­tal St Mary, c’est au tour de George de vous présen­ter sa petite soeur, Char­lotte. Sur quatre photos, on peut voir le prince tenir fière­ment son adorable soeur. A bien­tôt 2 ans, il joue le rôle du grand frère à merveille.

George, vêtu d’une chemise blanche à liseré bleu, d’une culotte courte et de chaus­settes hautes de couleur bleue, serre dans ses bras la petite Char­lotte qui porte un ensemble blanc. Entre les deux enfants, une belle compli­cité s’est déjà nouée. Le prince de Cambridge regarde sa petite soeur avec des yeux pleins de tendresse et pose même déli­ca­te­ment un petit bisou sur son front. Les yeux grands ouverts, Char­lotte a l’air sage et paisible dans les bras de son frère. On vous l’avait dit, c’est la mimi­tude abso­lue. Nous, on craque tota­le­ment.

Comme la première photo offi­cielle de la famille au complet après la nais­sance de George, cette séance est une produc­tion maison. Le palais de Kensing­ton a précisé sur Twit­ter: « Les photos ont été prises par la Duchesse de Cambridge à la mi-mai ». C’est donc Maman, Kate Midd­le­ton, qui a joué les photo­graphes pour ses deux enfants. Par contre, l’histoire ne nous dit pas si William a dû faire le pitre ou jouer les gendarmes pour capter l’atten­tion de George, si parfait sur chaque cliché, ni combien de prises il a fallu.

Voici.fr  par L. B.

États-Unis : la photo de policiers posant avec un homme noir déguisé en trophée de chasse fait scandale

mai 29, 2015

Des policiers posent avec un homme déguisé en trophée de chasse.
Des policiers posent avec un homme déguisé en trophée de chasse. © Publiée par le Chicago Sun Times

Une photo montrant deux policiers tout sourire posant avec un Africain-Américain déguisé en trophée de chasse soulève l’indignation aux États-Unis, dans un contexte miné par les tensions raciales et les nombreuses bavures policières.

Une image vaut mille mots. Celle de deux policiers blancs posant fièrement, armes de chasse à la main, avec un Noir portant des bois de cerf sur la tête fait scandale à Chicago, aux États-Unis. Cette photo, rendue publique le 26 mai par le juge du comté de Cook, a été publiée par le Chicago Sun Times. Il n’en fallait pas plus pour attiser les tensions déjà vives entre policiers blancs et citoyens noirs.

Cette image choquante montre les policiers Timothy McDermott (à droite sur la photo) et Jerome Finnigan (à gauche) accompagné d’un Africain-Américain dont l’identité est inconnue, selon le département de police de Chicago. La photo n’est pas récente : elle aurait été prise entre1999 et 2003 mais transmise seulement aux autorités fédérales en 2013.

Traiter un Africain-Américain comme « un animal chassé »

Cette photo a coûté l’emploi au policier McDermott l’an dernier. Le conseil de police, dans un vote à 5 contre 4, a choisi de le licencier : « traiter un Africain-Américain pas comme un être humain mais comme un animal chassé est honteux et choque la conscience ».

Pour défendre le policier Timothy McDermott, son avocat a mis l’emphase sur le caractère flou des circonstances de cette photo. « Qu’est-ce qui nous dit que cet individu n’était pas déguisé en renne pour un spectacle de Noël et qu’il n’avait pas enlevé son costume ? », a plaidé Daniel Herbert. Interrogé par les autorités fédérales, le policier a admis qu’il s’agissait d’une « erreur de jeunesse ». Selon ses dires, il n’aurait fait qu’obtempérer à la demande de son collègue qui souhaitait immortaliser le moment.

Quant à l’agent Finnigan, il avait déjà été licencié cinq ans plus tôt après avoir été condamné à douze ans de prison pour, entre autres, vol et invasion de domicile.

Scandales à répétition

Le chef de la police, Garry McCarthy, a qualifé la photo de « dégoûtante » avant d’ajouter que les « comportements de ces deux policiers n’ont ni leur place au sein du département de police ni dans notre société ».

Cette photo n’a rien pour redorer le blason d’un département de police aux prises avec de nombreux scandales. En février dernier,  The Guardian a révélé l’existence d’une prison secrète de la police de Chicago où les détenus étaient interrogés illégalement, maltraités et violés. Cette prison aurait vu défiler de nombreux citoyens américains, « le plus souvent pauvres, noirs ou basanés », écrit le quotidien.

Jeuneafrique.com par Sabrina Myre