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France: Pierre Moscovici s’est lui aussi fait offrir des costumes de luxe, mais par un « vrai ami »

mars 22, 2017

« Le Canard enchaîné », qui révèle cette information, précise que les faits sont antérieurs à 2012, quand les parlementaires n’avaient pas à déclarer de tels dons.

Le commissaire européen français Pierre Moscovici, lors d’une rencontre avec Alexis Tsipras, le premier ministre de la Grèce, à Athènes, le 28 novembre 2016.

Le commissaire européen français Pierre Moscovici, lors d’une rencontre avec Alexis Tsipras, le premier ministre de la Grèce, à Athènes, le 28 novembre 2016. © Michalis Karagiannis / Reuter / REUTERS
François Fillon et Pierre Moscovici partagent le même goût pour les costumes de luxe. Comme l’a révélé Le Canard enchaîné paru mercredi 22 mars, l’actuel commissaire européen français, Pierre Moscovici, s’est, par le passé, fait offrir des costumes, par un ami d’enfance, chez le tailleur parisien de luxe qui habille François Fillon.

Ce même tailleur chez qui Robert Bourgi, l’homme de la Françafrique, a réglé une note de 13 000 euros, en février, au profit du candidat de la droite et du centre à l’élection présidentielle, pour deux costumes sur mesure.

Cette découverte inattendue a été faite par les enquêteurs, lors de perquisitions effectuées les 15 et 16 mars, dans les locaux de la maison Arnys, à Paris, dans le cadre de l’enquête visant François Fillon. D’abord ouverte sur des soupçons d’emplois fictifs, celle-ci a élargie, le 16 mars, à un possible « trafic d’influence ».

« C’est un vrai cadeau »

Le Canard Enchaîné précise que les cadeaux dont a bénéficié M. Moscovici, qui fut député et ministre, lui ont été faits par Laurent Max, négociant en vins et « fournisseur de l’Elysée, de Matignon et du Quai d’Orsay », avant le début du quinquennat de François Hollande, en 2012. A une époque, donc, « où les parlementaires n’avaient pas à déclarer de tels dons aux autorités ».

Interrogé par Le Monde, l’ancien ministre de l’économie socialiste évoque une coïncidence, et récuse tout parallèle avec l’affaire Fillon. « C’est un vrai cadeau, effectué dans un cadre strictement privé, par un vrai ami, que je connais depuis plus de quarante-cinq ans et dont j’ai été le témoin de mariage, déclare-t-il. Il m’a offert des cadeaux comme je lui en ai offert, par amitié, et cela n’a rien à voir ni de près ni de loin avec mon engagement et mes fonctions parlementaires ou ministérielles. »

« Il n’y a entre nous aucun lien d’intérêt », se défend-t-il, affirmant n’être en rien concerné par la conclusion des contrats de Laurent Max avec l’Elysée, Matignon et le Quai d’Orsay.

Les cadeaux remonteraient aux années 1990 ou 2000. « Je connaissais la maison Arnys et ses patrons, avant qu’elle soit rachetée par Berluti. J’ai cessé de la fréquenter depuis. »

« Pas du tout embarrassé »

Quant au fait d’offrir des costumes à un homme politique, qui pourrait dès lors passer pour une pratique courante, Pierre Moscovici s’en tient à dire que « l’apparence compte », quand on exerce une fonction publique.

Interrogé un peu auparavant au sujet de l’article du Canard enchaîné, lors d’un point de presse à la Commission européenne, à Bruxelles, Pierre Moscovici avait déjà affirmé ne pas être gêné par ces informations :

« Ce n’est pas tout à fait le lieu pour parler de cette affaire, mais je ne suis pas du tout embarrassé par cela, dès lors que ce sont de vrais cadeaux par de vrais amis, dans un vrai cadre privé. »

A la question de savoir si ces dons étaient sans contrepartie, il avait répondu : « Cela va de soi. »

Lemonde.fr par Anne Michel, Journaliste au Monde

Paradis fiscaux: Montebourg veut les noms des Français ayant un compte

avril 9, 2013

PARIS – Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg veut durcir les règles bancaires liées aux paradis fiscaux et faire pression pour obtenir les noms de titulaires français de comptes offshore en Suisse ou ailleurs, déclare-t-il dans un entretien au Monde publié mardi.

Ce que nous visons à présent à travers l’échange automatique de renseignements, ce sont des noms. Les noms des dizaines de milliers de ressortissants français et d’entreprises logés dans les paradis fiscaux que la France doit obtenir, explique M. Montebourg.

Pour convaincre des pays comme la Suisse ou le Luxembourg, il sera nécessaire d’utiliser des moyens de pression diplomatiques. Il n’est pas acceptable que la Suisse profite du marché de l’Union européenne et de ses avantages mais refuse de donner les noms de nos ressortissants, plaide-t-il.

D’autant, souligne le ministre du Redressement productif, que les Etats-Unis ont eux déjà obtenu 52.000 noms d’Américains ayant des comptes non déclarés, dans l’affaire de la banque suisse UBS.

En plein scandale Cahuzac et sur les paradis fiscaux (Offshoreleaks), M. Montebourg défend un tour de vis.

Interrogé sur un possible durcissement de la loi bancaire en cours d’examen au Parlement, le ministre français se dit personnellement favorable à ce qu’on aille beaucoup plus loin dans la réglementation des activités, alors que son collègue des Finances Pierre Moscovici, auteur du texte, s’est vu reprocher à gauche d’être trop timoré.

Les banques ont provoqué la crise en obligeant les Etats à se porter à leur secours. Et voilà qu’elles ralentissent les efforts de rétablissement des comptes publics en favorisant les paradis fiscaux, souligne-t-il.

Il faut prendre des sanctions contre les établissements financiers qui organisent le blanchiment de fraude fiscale et la dissimulation des avoirs, comme le retrait de licence ou l’embargo sur leurs activités de filiales dans les paradis fiscaux, insiste M. Montebourg, coauteur d’un rapport sur le blanchiment en 2002.

Romandie.com avec (©AFP / 09 avril 2013 12h06)

Décès d’Edouard Leclerc, pionnier des grandes surfaces

septembre 17, 2012

Edouard Leclerc, « l’épicier de Landerneau » devenu pionnier de la grande distribution en France, est mort lundi à 85 ans dans son manoir de Saint-Divy, dans le Finistère, laissant derrière lui une enseigne incontournable dans le paysage commercial français.

Le fondateur des centres E. Leclerc -leader de la distribution alimentaire et diffuseur de produits culturels- est mort aux alentours de 15H00, a indiqué la préfecture du Finistère. Selon une source proche de la famille, Edouard Leclerc « était très très fatigué » ces derniers temps.

Son fils Michel-Edouard Leclerc, qui lui a succédé en 2005 à la présidence du groupe, a confirmé dans un SMS envoyé à l’AFP le décès de son père, qu’il avait décrit comme « têtu, débordant d’énergie » dans son livre « Du bruit dans le Landerneau ».

Les hommages du monde économique et politique se sont multipliés, comme celui de la présidente du Medef Laurence Parisot qui a salué l' »esprit entrepreneurial hors du commun » d’Edouard Leclerc, ou encore la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) qui regrette la perte d' »un des acteurs majeurs de la grande distribution ».

Le PDG de Carrefour, Georges Plassat, a salué « un grand pionnier et précurseur qui a marqué l’histoire de la distribution ». Serge Papin, président de Système U, a rendu hommage à « l’inventeur du discount à la française », selon le site du magazine LSA spécialisé dans la distribution.

Le président de la République François Hollande a salué celui « qui a rénové la grande distribution française, tout en faisant de la défense des consommateurs et d’une certaine éthique commerciale un combat incessant ».

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a rendu hommage à « une réussite économique incontestable » et le ministre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici, a salué le « visionnaire », « initiateur de la distribution à bas prix ».

Patrick Leclerc, maire de Landerneau et neveu d’Edouard Leclerc, a salué sur France 2 « la passion, l’esprit de construire » qui animait son oncle.

Capital de départ: 5.000 francs

Né en 1926 à Landerneau, au sein d’une famille nombreuse très catholique, Edouard Leclerc y crée en 1949, avec un capital de 5.000 francs, une petite épicerie où il se fournit directement chez les producteurs, court-circuitant les fournisseurs et faisant baisser les prix en pleine période d’inflation.

L’épicerie -devenue ensuite une coopérative de patrons propriétaires sous l’enseigne E. Leclerc- a donné naissance à un groupement dont les ventes ont atteint 40,66 milliards d’euros en 2011. Outre la France, le groupe est implanté en Espagne, Italie, Pologne, Portugal, Andorre et Slovénie.

Edouard Leclerc avait été décoré de la Légion d’honneur par Nicolas Sarkozy en 2009. A la suite de cet épisode, le journaliste rennais Bertrand Gobin avait publié sur son site internet des articles relatant la protestation de la famille d’un résistant breton fusillé par les Allemands et revenant sur le comportement du jeune Edouard Leclerc sous l’Occupation.

Le journaliste a été mis en examen en avril dernier pour diffamation après avoir publié un document tendant à démontrer, selon lui, qu’Edouard Leclerc, incarcéré six mois à la Libération, avait été libéré grâce à un certificat de complaisance.

Edouard Leclerc avait dénoncé une « pseudo-révélation », affirmant avoir été « lavé » par la justice en 1945.

Le journaliste devait comparaître les 31 janvier et 1er février 2013 devant les magistrats de la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

Edouard Leclerc était marié et père de trois enfants, dont Michel-Edouard Leclerc qui dirige le groupe.

AFP par Anne Meyer

L’euro au plus bas avant l’Eurogroupe

juillet 9, 2012
 

 

Europe Financial Crisis ECB

La monnaie unique se traite 1,2251 dollar, son plus niveau en 2 ans. Crédit Photo : Michael Probst/ASSOCIATED PRESS

La monnaie unique est tombée à son niveau de juillet 2010 alors que les marchés craignent que la réunion des ministres des Finances ne débouche sur aucune nouvelle avancée.

L’euro est au plus bas avant une nouvelle rencontre des ministres des Finances. La monnaie unique se traite ainsi contre 1,2251 dollar, son plus bas niveau depuis juillet 2010 alors qu’une nouvelle réunion de l’Eurogroupe est prévue aujourd’hui à Bruxelles.

Les grands argentiers de la zone euro doivent discuter de la mise en place des mesures adoptées à l’occasion du dernier sommet européen le mois dernier. La France et l’Italie ont pressé hier la zone euro de traduire «vite» en actes les avancées décidées fin juin. Pierre Moscovici, ministre de l’Économie et des Finances, a ainsi affirmé qu’il «est très important que nous donnions des signaux tangibles que ce que nous avons dit au Conseil européen sera vraiment traduit en actes. Je n’ai pas de doutes là-dessus». De son côté, le président du Conseil italien, Mario Monti a souhaité que l’arsenal de mesures destiné à aider à sortir la zone euro de la crise chronique dans laquelle elle est plongée depuis près de trois ans soient «traduites en termes opérationnels par l’Eurogroupe rapidement».

Les ministres de la zone euro doivent notamment passer au crible les finances de la Grèce, préciser les contours de leur aide à Chypre et surtout s’entendre «au niveau politique» sur le plan de sauvetage des banques espagnoles décidé fin juin. La réunion devrait également porter sur les nominations et notamment celle de Jean-Claude Juncker qui pourrait être reconduit à la tête de l’Eurogroupe.

Mais les marchés craignent que le sommet ne parvienne pas à concrétiser les mesures décidées fin juin. «Le risque est que la rencontre laisse apparaître plus de divisions entre dirigeants de la zone euro et peut être des reports dans l’application des mesures de l’accord européen. Des craintes qui pèsent sur la monnaie unique ce matin», confie à l’agence Bloomberg Mike Jones, analyste à la Bank of New Zealand.

Lefigaro.fr par Mathilde Golla