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Émoi en Allemagne après des scènes d’émeutes et de pillage à Stuttgart

juin 21, 2020
Des policiers sont postés devant des boutiques vandalisées le 21 juin 2020 à Stuttgart, après une nuit d'échauffourées
© Christoph Schmidt Des policiers sont postés devant des boutiques vandalisées le 21 juin 2020 à Stuttgart, après une nuit d’échauffourées
« Scènes de guerre civile », « violence sans précédent »: les condamnations politiques pleuvent en Allemagne après des pillages de magasins et des échauffourées entre plusieurs centaines de jeunes et la police à Stuttgart dans la nuit de samedi à dimanche.

Plus d’une dizaine de policiers ont été légèrement blessés et une vingtaine de personnes ont été interpellées lors de ces violences urbaines qui ont éclaté d’après les autorités locales à la suite d’un contrôle de police vers minuit pour une affaire de stupéfiant qui a dégénéré.

Plusieurs centaines de jeunes gens, jusqu’à 500, se sont alors dirigés en petits groupes vers le centre-ville pour y semer le chaos pendant plusieurs heures.

Portant souvent des cagoules pour éviter d’être identifiés ils ont alors « fortement endommagé des voitures de police garées dans la rue en brisant leurs vitres à coups de barres de fer, de poteaux », ont indiqué les forces de l’ordre dans un communiqué.

Ils ont « lancé des pierres et des pavés retirés de la voie publique ou de chantiers de construction vers d’autres véhicules des forces de l’ordre qui circulaient », et agressé des membres des forces de l’ordre.

Au total « plus d’une dizaine de policiers » ont été légèrement blessés à cette occasion, a-t-elle ajouté.

– Pillages –

Sur leur passage, les émeutiers ont brisé aussi plusieurs vitrines de commerces, tandis que des devantures de magasins ont été pillées, notamment sur une des grandes artères commerçantes de la métropole, comme le montrent diverses vidéos amateurs circulant sur les réseaux sociaux.

La chaîne de télévision publique locale SWR parle notamment d’une bijouterie, d’un établissement de restauration rapide ou encore d’un magasin de téléphones portables.

Au total, neuf magasins ont été pillés et 14 endommagés.

Le calme n’est revenu que vers 03H00 du matin (01H00 GMT) après l’arrivée de renforts de police. Jusqu’à 280 membres des forces de l’ordre ont été mobilisées.

Contrairement à d’autres pays en Europe, ou aux États-Unis, ce type de violences urbaines est rare en Allemagne. Le choc parmi les responsables politiques a été d’autant plus grand.

« Ces scènes incroyables m’ont laissé sans voix », a déclaré le chef de la police de la ville, Frank Thomas Berger. « Je n’avais jamais rien vu de tel, en 46 ans de carrière dans la police ».

Un responsable politique local du parti social-démocrate à Stuttgart, Sascha Binder, a parlé de « scènes dignes d’une guerre civile » et de « combats de rue », demandant que toute la lumière soit faite sur la « nuit horrible qu’a connue Stuttgart ».

Le chef du gouvernement de la région, le Bade-Wurtemberg, dans le Sud-Ouest du pays, Winfried Kretschmann, a dénoncé « l’éruption brutale de violence » et « des actes criminels ».

Son ministre de l’Intérieur, Thomas Strobl, a promis de lourdes sanctions. « Les violences que nous avons connues dans la nuit à Stuttgart sont d’une ampleur sans précédent » dans la région, a-t-il dit au quotidien Die Welt.

Des incidents similaires s’étaient déjà produits les weekends précédents dans la ville mais ils étaient d’une ampleur bien moindre.

La police a exclu toute motivation politique de la part des émeutiers et penchait plutôt pour des fêtards, réunis dans le centre ville par une nuit chaude, parce que les clubs et les discothèques sont toujours fermés.

Sur les douze non-allemands interpellés, le chef de la police a indiqué qu’ils étaient de pays comme la Croatie, le Portugal, mais aussi la Somalie ou l’Afghanistan.

MSN-Québec avec AFP

Mondial-2018: à Paris, des casseurs pillent une galerie marchande des Champs-Élysées

juillet 15, 2018

Paris – Une trentaine de jeunes ont cassé et pillé dimanche soir le Drugstore Publicis, un complexe commercial en haut des Champs-Élysées, à Paris, où des centaines de milliers de personnes fêtaient la victoire française à la Coupe du monde de football, a constaté un journaliste de l’AFP.

Ces jeunes, pour quelques-uns encagoulés, ont fait irruption dans le magasin de la célèbre avenue parisienne par une entrée située non sur les Champs-Élysées, mais avenue Marceau.

Ils en ressortaient rieurs, des bouteilles de vin ou de champagne sous le bras et se filmant avec des téléphones portables, tandis que les forces de l’ordre ripostaient à des jets de projectiles avec des gaz lacrymogène, selon le journaliste de l’AFP.

Au bout de 15 à 20 minutes, ils ont été dispersés du côté de l’avenue Marceau par de fortes doses de gaz lacrymogène tirées par les forces de l’ordre, qui se sont ensuite employées à protéger l’entrée du magasin. Peu après, une vingtaine de jeunes sont rentrés dans le café du Drugstore côté Champs-Elysées cette fois, suscitant une nouvelle salve de gaz lacrymogène.

A proximité, un supporteur des Bleus vêtu du maillot tricolore répétait « C’est pas ça la fête, c’est pas ça la fête », en pleurs.

Quelque 4.000 policiers et gendarmes ont été mobilisés à Paris pour la finale et un large périmètre d’interdiction de la circulation des véhicules est en place jusqu’à 4H00 (02H00 GMT) lundi dans l’ouest et le centre de la capitale.

Romandie.com avec(©AFP / 15 juillet 2018 21h24)                                                        

Haïti: nouveaux pillages dans la capitale avant une grève de deux jours

juillet 8, 2018

Scènes de pillages à Port-au-Prince, le 7 juillet 2018 / © AFP / HECTOR RETAMAL

De nouveaux pillages se sont produits dimanche à Port-au-Prince, où les habitants tentaient de reprendre leurs activités après deux jours de violences déclenchées par l’annonce – depuis suspendue – d’une hausse importante des prix des carburants.

Les contestataires ont par ailleurs annoncé une grève générale de deux jours à compter de lundi, en exigeant le départ immédiat du président Jovenel Moïse.

Les pillages ont eu lieu au cœur de la capitale haïtienne, dans la commune de Delmas, ont rapporté des journalistes de l’AFP. En périphérie de Port-au-Prince, quelques groupes s’attelaient à construire de nouvelles barricades.

Près d’un des nombreux commerces pillés et incendiés, Alphonse Charles prend quelques photos de ce qui reste de sa voiture.

« J’accuse le coup mais c’est la réalité du pays: dès lors qu’on vit en Haïti on est fâché, frustré face à la façon dont les choses sont gérées par les politiciens », dit-il calmement devant la carcasse brûlée de son véhicule. « Je dois continuer à vivre, on ne va pas se laisser emporter pour ça seulement ».

Plusieurs compagnies aériennes comme American Airlines et Air France ont annulé leurs vols samedi et dimanche matin, avec possibilité de prolongation pour l’après-midi faute de personnel pouvant se déplacer pour assurer leurs services à l’aéroport Toussaint Louverture.

Malgré tout, les habitants essayaient de revenir à une vie normale.

Beaucoup de marchandes de fruits et légumes ont repris leur place sur les trottoirs et les taxis-motos étaient de retour à leurs carrefours habituels, même si les clients se faisaient rares. Quelques voitures tentaient de se frayer un passage au milieu des rues encore chargées de barricades.

Vendredi, les autorités avaient annoncé une augmentation des prix de l’essence de 38%, de celui du diesel de 47% et celui du kérosène de 51%, à compter du samedi 7 juillet à minuit.

Le nouveau cadre de référence entre le Fonds monétaire international (FMI) et Haïti, signé en février, impliquait la cessation de la subvention publique des produits pétroliers, source conséquente du déficit budgétaire de l’État.

L’annonce a déclenché des violences meurtrières et samedi après-midi, le Premier ministre Jack Guy Lafontant a annoncé la suspension de la mesure « jusqu’à nouvel ordre ».

Romandie.com avec(©AFP / 08 juillet 2018 17h28)

La dette publique du Congo: pillage à huis-clos!

août 14, 2017

1 euro = 656 francs CFA

Avoirs extérieurs du Congo (en milliards de francs)

2009 = 1740,4 milliards CFA ; 2010 = 2199,7 milliards CFA ; 2011= 2874,7 milliards CFA ; 2012 = 2773,9 milliards CFA ; 2013 = 2509,1 milliards CFA ;

2014 = 2698 milliards CFA ; 2015 = 1380 milliards CFA ;

et mai 2016 = 1130 milliards CFA .

Avoirs extérieurs du Congo au trésor français ( milliards CFA )

2009 = 1369 milliards CFA ; 2010 = 1591 milliards CFA ; 2011 = 2252 milliards CFA ; 2012= 2164 milliards CFA ; 2013 = 1400 milliards CFA ; 2014 = 1185 milliards CFA ; et 2015 = 671 milliards CFA .

Avoirs extérieurs du Cameroun au trésor français

2009 = 1369 milliards CFA ; 2010 = 1317 milliards CFA ; 2011 = 1290 milliards CFA ; 2012 = 1334 milliards CFA ; 2013 = 940 milliards CFA ; 2014 = 768 milliards CFA ; 2015 = 1117 milliards CFA

Avoirs extérieurs de la Guinée équatoriale au trésor français

2009 = 1306 milliards CFA ; 2010 = 845 milliards CFA ; 2011 = 1213 millards CFA ; 2012 = 1722 milliards CFA ; 2013 = 1232 milliards CFA ; 2014 = 699 milliards CFA ; et 2015 = 356 milliards CFA

Avoirs extérieurs du Gabon au trésor français

2009 = 710 milliards CFA ; 2010 = 554 milliards CFA ; 2011 = 790 milliards CFA ; 2012 = 802 milliards CFA ; 2013 = 759 milliards CFA ; 2014 = 546 milliards CFA ; et 2015 = 527 milliards CFA.

La Chine construisait les infrastructures à crédit, le budget était exécuté à hauteur de 30% selon le FMI et la Banque mondiale, où sont passés les 70% des budgets des différentes années non exécutés? Notons que depuis 2003, chaque année le budget du Congo était d’au moins 3000 milliards de CFA . Donc chaque année, au moins 2100 milliards CFA du budget n’étaient pas dépensés. Multiplier ce chiffre par au moins 10 années et nous obtenons 21.000 milliards CFA qui ont disparus des caisses de l’état.

Retenez, c’est la Banque mondiale et le FMI qui disent que chaque année seulement 30% du budget congolais est exécuté. Cette bombe a été lâchée en 2015 sans que l’opposition demande des comptes à ces kleptocrates.

Pire la Chine construit tout à crédit quand le Congo croule sous des excédents budgétaires. Comment comprendre cette absurdité économique? Pire encore, 3 kilomètres de bitume coûtent 10 milliards CFA, soit 3 milliards cfa le kilomètre au lieu d’un milliard. Cette surfacturation est à crédit auprès des entreprises étrangères et au bénéfice des donneurs d’ordre congolais.

Quand la Chine construit à crédit, les avoirs extérieurs du Congo fondent comme neige au soleil. De 2874,7 milliards CFA en 2011, les avoirs extérieurs du Congo sont passés à 1130 milliards CFA en mai 2016, soit une division par plus de 2. Quant aux avoirs extérieurs au trésor public français, ils sont passés de 2252 milliards CFA en 2011 671 milliards CFA en 2015. Où est tout ce pognon?

Comment expliquer cette saignée au moment même où la dette congolaise explose pour atteindre 120% du PIB. On ne peut exécuter le budget qu’à hauteur de 30%, construire à crédit, réaliser des excédents budgétaires, sécher les avoirs extérieurs du pays et endetter le pays à hauteur de 120% du PIB. C’est illogique économiquement. Mais ils l’ont fait!

Qu’ont-ils fait de tout cet argent? Ohh, ils avaient un plan national de développement à hauteur de 21.000 milliards CFA. Où sont les résultats de ce plan? Zéro tant c’est la paupérisation totale des congolais qui manquent de tout: emploi, nourriture, soins de santé, eau, électricité, habitat, transport, etc. Les salaires et les retraites sont impayés depuis des mois. Les jeunes sont au chômage. L’activité économique est en panne. La croissance de la production est en net recul. Le tissu social est disloqué. Le budget de l’état est déficitaire. L’état, principal employeur et principal client des entreprises et des banques, n’arrive plus à honorer ses engagements vu son insolvabilité. Bref, le Congo est en faillite totale, voir en banqueroute.

Que faire face à un tel diagnostic? Bien malin qui répondra à cette question. À très court terme, il faut arrêter l’hémorragie. Le dialogue doit être amorcée impérativement avec le FMI contrairement à ce que pense mr Maleka. Le Congo n’a pas de marge de manœuvre pour se permettre une alternative au FMI. L’Islande, la Malaisie et l’argentine qu’il nous donne pour exemple ne souffraient pas d’une crise ayant les mêmes origines que celle qui sévit au Congo. Ces pays avaient étaient frappés par une crise monétaire avec une chute de leurs devises (Malaisie et Argentine) et financière pour l’Islande qui a été victime de mauvais placements de l’épargne des déposants.

La crise du Congo est due à la kleptomanie. Ils ont tout volé; tout volé et endetté le pays au même moment. Les chiffres sont là et parlent d’eux mêmes. La solution consisterait donc à remettre dans les coffres de l’état l’argent volé. Cet argent existe.

Les chinois savent où est caché une partie de cet argent. Idem pour la France et le FMI. Ces pays et cette institution sont capables de tordre le coup à ces kleptocrates qui ont tout siphonné. C’est une question de volonté. Pour preuve, le Nigeria vient une grande partie des biens mal acquis de son ancienne ministre du pétrole Alison-Madueke.

La récupération de l’argent volé doit être une condition avant toute aide au Congo. Deuxième piste de solution déjà évoquée, les audits de toutes les sources d’enrichissement illégitime. Il faut tarir toutes ces sources en prenant le contrôle des entrées et sorties d’argent. Les audits ne serviront à rien si ces kleptocrates peuvent toujours contrôler les points d’entrée et de sortie d’argent.

Troisième piste de solution, en plus des audits, il faut mener des revues stratégiques de tous les programmes financés à même le budget de l’état, et ce en questionnant leur pertinence et leur rendement au regard des objectifs escomptés à leur création et par rapport aux besoins continus des congolais. Tous les programmes qui ne répondent pas à un besoin des population doivent être abandonnés; d’autres reformulés ou maintenus tout en tenant compte du contexte budgétaire.

Des cibles doivent fixés pour chaque examen stratégique de programme de façon à rétablir les équilibres macroéconomiques à moyen terme. Un exemple de revue stratégique pourrait être le transfert des puits de pétrole aux individus en lieu et place de l’état congolais. Quelle est la pertinence et le rendement d’une telle politique quand les caisses de l’état sont vides? Qu’est-ce que l’état gagne à offrir des millions à des individus alors qu’il peut bien être le propriétaire de ces puits. Il en va de même du bien-fondé d’avoir une garde républicaine ou un sénat dans un pays où le président a les attributs d’un roi?

Avec Zenga-mambu.com

 

Côte d’Ivoire: un préfet pris à parti par des habitants

mai 4, 2017

Bouaké (Côte d’Ivoire) – Le préfet de Ouangolodogou (nord), Coulibaly Sihindou, a été la cible de violences de la part de jeunes habitants jeudi, ont rapporté à l’AFP plusieurs sources locales à Ouangolodogou.

Des manifestants ont d’abord encerclé le centre culturel dans lequel se trouvait le préfet. « Les cailloux ont commencé à pleuvoir », a affirmé Traoré Amadou, habitant de Ouangolodougou.

M. Amadou estime qu' »on a frôlé le pire », relevant « l’intervention des forces de l’ordre, qui ont exfiltré toute la délégation de la salle ».

La résidence du préfet Sihindou a ensuite été prise à parti et pillée. Des coups de feu ont été entendus.

Un différend foncier entre les autorités locales et les habitants de Ouangolodogou serait à l’origine de ces troubles. « Un lotissement [a été construit] et nous ne sommes pas d’accord avec les autorités qui ont pris cette décision », a indiqué au téléphone Soro Daouda, un habitant de la localité, à l’AFP.

« Nous avons déjà exprimé notre mécontentement il y a quelques jours mais personne ne nous a pris au sérieux », a ajouté Soro Daouda.

Selon un responsable à la préfecture de Ouangolodogou, le préfet s’est réfugié à Korhogo, quatrième ville du pays située à une centaine de kilomètres de Ouangolodogou.

Romandie.com avec(©AFP / 04 mai 2017 20h53)                                            

« Rendez au Bénin les trésors pillés pendant la colonisation ! »

mars 23, 2017

Un collectif de députés français et béninois, ralliés par les rois du Bénin, s’insurge contre la fin de non-recevoir opposée par Jean-Marc Ayrault à leur demande de restitution.

Statue royale représentant le roi Béhanzin, dernier roi du Dahomey (1890-1894). Crédits : Musée du quai Branly-Jacques Chirac
Le 26 août 2016, le président de la République du Bénin, Patrice Talon, a pris une décision importante en demandant à la France de bien vouloir restituer les biens culturels qui ont été enlevés pendant la colonisation du Dahomey, l’actuel Bénin. Ces trésors se trouvent dans plusieurs musées, et notamment au Quai Branly, où figurent plusieurs trônes royaux, des récades (sceptres royaux), les portes sacrées du palais d’Abomey, des statues anthropomorphes, etc. Ces objets ont pour le peuple béninois une valeur patrimoniale et spirituelle exceptionnelle.

A notre grande stupéfaction, le ministre des affaires étrangères a répondu par la négative. Dans une lettre datée du 12 décembre 2016, Jean-Marc Ayrault a adressé à son homologue béninois le courrier suivant à propos de ces biens culturels : « Conformément à la législation en vigueur, ils sont soumis aux principes d’inaliénabilité, d’imprescriptibilité et d’insaisissabilité. En conséquence, leur restitution n’est pas possible. » Dans cette missive, le ministre des affaires étrangères propose au Bénin une coopération culturelle plus ou moins renforcée, mais refuse catégoriquement toute restitution.

Ces biens peuvent être déclassés

Certes, ces objets sont classés au patrimoine de la France. Mais il existe en France une Commission scientifique nationale des collections, dont la mission est justement de déclasser les objets soumis à son examen, en vue d’une éventuelle restitution. Le principal critère est le mode d’acquisition. Quand des objets du patrimoine ont été volés, la Commission statue en conséquence, et peut alors les déclasser en vue d’une restitution intégrale. Par conséquent, ces biens qui ont été emportés par les armées coloniales – il n’y a évidemment aucun débat sur leur origine – peuvent être déclassés et restitués.

Le ministère des affaires étrangères ne pouvait guère ignorer l’existence de cette Commission, qui est sous l’autorité du ministère de la culture, avec lequel il a travaillé avant de formuler cette réponse. Par ailleurs, le Conseil représentatif des associations noires (CRAN), qui est à l’origine de la campagne pour la restitution, a longuement discuté avec le cabinet de M. Ayrault et a évoqué avec ses conseillers le principe et le fonctionnement de cette Commission, qui rend la restitution tout à fait possible, sans aucune difficulté.

Dans ces conditions, Français, Béninois, Européens ou Africains, citoyens du monde, tout simplement, nous interpellons le président de la République française. Ce que la France a fait au Dahomey, à l’époque, c’est le passé. La France d’aujourd’hui n’en est pas responsable. Mais si elle refuse aujourd’hui toute restitution de ces biens très mal acquis, elle se rend de fait solidaire et même complice des spoliations du passé. Le dialogue interculturel ne saurait se fonder sur le pillage interculturel.

L’héritage des générations futures

Le Bénin, pays ami de la France, a le droit de jouir de son propre patrimoine. Les enfants du Bénin ont le droit de voir et de connaître l’héritage laissé par leurs ancêtres. Le gouvernement béninois a même entrepris de créer un musée pour accueillir ces biens, et le président du Bénin a décidé de développer le tourisme mémoriel dans son pays. Mais comment faire si les pièces principales du patrimoine sont à l’étranger ? Conscients de tous ces enjeux, nous nous associons à la démarche du président Patrice Talon pour demander à la France de procéder à la restitution de ce patrimoine, symbole de l’histoire d’un peuple soucieux de l’héritage qu’il pourra (ou non) laisser aux générations futures.

Il reste au président Hollande encore quelques semaines. C’est assez pour saisir la Commission, et pour acter la restitution de manière officielle et irréversible, au moins pour les objets royaux, qui ont été clairement acquis à la fin du XIXe siècle. Le Bénin ne demande pas de repentance, le Bénin demande restitution. Si le président Hollande refuse, c’est l’image de la France dans le monde entier qui sera ternie, et ce sera un signe de mépris terrible pour les Français d’origine africaine vivant en France.

En revanche, si le président de la République française accepte cette requête, à l’heure où il quitte le pouvoir, il accomplira ainsi un geste pour l’Histoire, un geste pour l’avenir, un geste pour l’amitié entre les peuples. C’est ce à quoi nous l’exhortons maintenant, par cette pétion en ligne.

LISTE DES PREMIERS SIGNATAIRES (PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE) Benjamin Abtan, président d’EGAM (European Grassroots Antiracist Movement) ; Sa Majesté Adjagnon Honfin II, roi d’Adjahonmè ; Justin Adjovi, député béninois ; Blaise Ahan Hanzo Glèlè, maire d’Abomey ; Norbert Ahivohozin, député béninois ; Marcellin Ahonoukoun, député béninois ; Jean-Roger Ahoyo, ancien ministre du Bénin ; Noël Akissoe, député béninois ; Sa Majesté Akpaki Gobi Yesse Some, roi de Parakou ; Jean-Marie Alagbé, député béninois ; Orden Alladatin, député béninois ; Pouria Amirshahi, député français ; Sa Majesté Athanase, roi de Lokossa ; Maurice Chabi, député béninois ; Sa Majesté Chabi Yataou Tamou, roi de Bouè ; Sergio Coronado, député français ; Sa Majesté Daagbo Hounon To Madje Houna II, pontife du Vaudou ; Sa Majesté Dedjalagni Agoli-Agbo, roi d’Abomey ; Sa Majesté Djagou Agba Kotan II, roi de Dassa-Zoume ; Janvier Donhouahoue, député béninois ; Sa Majesté Gandjegni Awoyo Gbaguidi, roi de Savalou ; Serge Guézo, prince d’Abomey et de Savé ; Razzy Hammadi, député français ; Parfait Houangni, député béninois ; Octave Houdégbé, député béninois ; Amadou Issifou, député béninois ; Sa Majesté Kpodegbe Toyi Djigla, roi d’Allada ; Noël Mamère, député français ; Sa Majesté Oba Adetutu, roi de Savé ; Son Altesse impériale Sabi Naïna III, empereur de Nikki ; Pierre Tartakowsky, président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme ; Louis-Georges Tin, président du CRAN-France ; Cyprien Togni, député béninois ; Laurent Tonegnikes, président du CRAN-Bénin ; Michel Tubiana, président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme ; Amel Yacef, présidente d’ENAR (European Network Against Racism) ; Sa Majesté Yeto Kandji, roi d’Agonlin ; Edmond Zinsou, député béninois.

Sierra Leone: 250 tombes pillées en deux mois à Freetown

février 7, 2016

Freetown – La mairie de Freetown, la capitale sierra-léonaise, a annoncé ce week-end avoir pris des mesures contre des pilleurs de tombes qui ont vandalisé en deux mois 250 sépultures à travers la ville.

Deux cent cinquante tombes ont été vandalisées par des inconnus dans trois cimetières de la capitale au cours des deux derniers mois, a affirmé le Conseil municipal dans un communiqué diffusé samedi.

Selon des témoignages recueillis dimanche, les pilleurs ont notamment emporté des cercueils et bijoux.

Avec plus de trois millions des quelque 6,5 millions d’habitants du pays, Freetown compte sept cimetières, dont le plus grand, celui de Kingtom, dans le quartier des affaires, comprend plus de 6.000 tombes où reposent environ 60% des victimes de la récente épidémie d’Ebola.

Selon des responsables municipaux, les pilleurs ont sévi dans les cimetières de Kingtom, Ascension Town (ouest) et Kissy Road (est), commettant des dégâts dont le montant n’a pas encore été évalué. On ignore également le nombre des malfaiteurs et s’ils agissaient en bande ou seuls.

Ces pillages constituent une honte pour le pays, a déclaré un responsable du Conseil municipal, Sulaiman Zainu-Parker, cité par la radio nationale.

Pour endiguer ces actes infâmes, a-t-il dit, la mairie a maintenant mis en place un dispositif de surveillance des sept cimetières de la ville qui fonctionne 24 heures sur 24 et comprend des policiers armés.

Auparavant, les lieux étaient surveillés par des gardiens ne disposant que d’une matraque, a expliqué l’un d’eux à la radio nationale, Abdul Rahman, affecté à Kingtom

Selon lui, les pilleurs agissaient généralement au milieu de la nuit quand les cimetières sont fermés.

A Kingtom, les vandales et les mécréants ont utilisé des pioches, des marteaux, des pelles et d’autres sortes d’outils pour éventrer des stèles et caveaux, volant des cercueils, bijoux et même des vêtements des morts, a-t-il raconté, estimant que les coffres funéraires dérobés étaient revendus à des entrepreneurs de pompes funèbres peu scrupuleux.

Des habitants ont raconté dimanche à l’AFP comment des tombes de leurs proches avaient été pillées.

L’un d’eux, Raymond Taylor, a rapporté que le caveau familial à Kingtom a été ouvert par des inconnus, qui l’ont délesté du cercueil de son père, en bois d’acajou, ayant coûté environ 1.000 dollars.

Fatu Sheriff a de son côté a indiqué que la tombe de sa tante enterrée à Ascension Town a été ouverte et ses bijoux, y compris son alliance, emportés. Il est temps que cela s’arrête, a-t-elle dit.

Romandie.com avec(©AFP / 07 février 2016 20h35)

Centrafrique: l’Union africaine tire la sonnette d’alarme

septembre 20, 2013

L’Union africaine (UA) a exhorté vendredi la communauté internationale à s’impliquer plus activement en République centrafricaine, où elle décrit la situation comme « désastreuse », et au renforcement rapide de la Force de consolidation de la paix.

« La République centrafricaine a besoin de beaucoup d’aide, la situation humanitaire y est désastreuse, nous devons tous faire plus, et tout ce qui peut être fait en ce sens est bienvenu », a déclaré à l’AFP El Ghassim Wane, le commissaire adjoint à la Paix et la Sécurité de l’UA.

Une coalition d’ex-rebelles, le Séléka, a pris le pouvoir le 24 mars, renversant le président François Bozizé au pouvoir depuis 10 ans.

Le Séléka, qui a été officiellement dissout ces derniers jours, était composé de rebelles opérant depuis 2003 dans le nord du pays, échappant alors au pouvoir central.

Les rebelles ont été accusés de pillage et de massacres, provoquant également le déplacement de 180. 000 personnes, durant leur prise de pouvoir et l’installation de leur chef Michel Djotodia comme chef de l’Etat.

Sur le terrain, une force panafricaine essentiellement policière et militaire, la Mission internationale de soutien en Centrafrique (Misca), composée pour le moment de 1. 100 hommes, doit à terme passer à 3. 652 hommes venant de pays voisins, mais leur déploiement traîne en longueur.

Une réunion sur le renforcement de la Misca est prévue mercredi à New York, en marge de l’assemblée générale des Nations unies, mais « les 3. 600 hommes qui sont prévus ne sont pas fournis, il n’y a pas de soutien logistique, pas de fonds », avait souligné mardi une source diplomatique française.

« Nous devons nous assurer de mobiliser les troupes supplémentaires aussi vite que possible et d’envoyer la mission sur place », a plaidé vendredi M. Wane.

L’UA cherche de nouveaux soutiens dans cette mission, financée en partie par l’Union européenne (UE).

« Nous travaillons déjà avec l’UE, qui contribue financièrement », a-t-il dit. « Pour mettre en place une mission, il faut toujours un soutien international en matière de logistique et aussi de financement, c’est ce à quoi nous travaillons », a ajouté M. Wane.

Jeudi, le président français François Hollande a discuté à Bamako avec les présidents du Gabon, du Tchad et du Cameroun du renforcement de la mission de maintien de la paix en RCA.

Ancienne colonie française, la Centrafrique est un des pays les plus pauvres de la planète malgré ses ressources naturelles, qui restent inexploitées, et a connu une instabilité quasi chronique ces deux dernières décennies.

Jeuneafrique.com

Libye: le fils de Kadhafi comparaît devant un tribunal

septembre 19, 2013

Saïf al-Islam Kadhafi, l’un des fils du dirigeant déchu libyen Mouammar Kadhafi, a comparu jeudi devant un tribunal de Zenten, dans l’ouest de la Libye, dans le cadre de son procès pour « atteinte à la sécurité nationale ». Le procès a été ajourné au 12 décembre.

Il s’agit de la troisième audience depuis l’ouverture en janvier du procès de Saïf al-Islam. Depuis son arrestation dans le sud du pays en novembre 2011, environ un mois après la capture et la mort de son père, il est détenu à Zenten par des ex-rebelles.

Le fils de l’ancien dictateur était également appelé à comparaître jeudi à Tripoli aux côtés d’une vingtaine de responsables de l’ancien régime, dont Abdallah al-Senoussi, l’ex-chef des services de renseignements. Ces derniers ont comparu devant une chambre d’accusation de la capitale dans le cadre d’une autre affaire liée à la répression de la révolte de 2011.

Assassinats, pillage et sabotage

Au moins 11 chefs d’accusation ont été retenus contre ces responsables, dont assassinats, pillage et sabotage, actes portant atteinte à l’union nationale, trafic de drogue, complicité dans l’incitation au viol, d’enlèvement et dilapidation de fonds publics.

« Tous les accusés ont rejeté en bloc les charges retenues contre eux », a déclaré un de leurs avocats sous couvert de l’anonymat. L’audience a été ajournée au 3 octobre à la demande de la défense qui souhaite prendre connaissance du dossier, a-t-il indiqué à sa sortie du tribunal.

Crimes contre l’humanité

Selon un membre de la brigade qui détient Saïf al-Islam, les conditions de sécurité n’ont pas permis son transfert à Tripoli réclamé par le procureur général.

Saïf al-Islam et l’ex-chef des services de renseignements Abdallah al-Senoussi font l’objet de mandats d’arrêt internationaux de la Cour pénale internationale (CPI) qui les soupçonne de crimes contre l’humanité lors de la répression de la révolte il y a deux ans.

Tripoli et la CPI se disputent le droit de juger le fils de Mouammar Kadhafi.

Romandie.com

Côte d’Ivoire: D’ex chefs de guerre ivoiriens accusés par l’ONU de piller les ressources nationales

avril 28, 2013
 
Lutte
© Ministères par Gendarmerie nationale
Lutte contre la fraude: Importante saisie de cacao par la gendarmerie nationale
Dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 juillet dernier, par un coup de fil anonyme, le préfet d’Aboisso est informé de la présence de deux camions chargés de fèves de cacao en direction du Ghana

NEW YORK (Nations unies) – Des chefs de guerre de l’ancienne rébellion ivoirienne ralliée au président Alassane Ouattara se livrent à un pillage du cacao et autres ressources du pays qui leur rapporte des centaines de millions de dollars, dénonce dimanche un rapport d’experts des Nations unies.

Les chefs des milices des Forces nouvelles qui ont choisi le camp de M. Ouattarra contre son rival l’ex président Laurent Gbagbo dans l’affrontement post-électoral de 2010-11 forment « un réseau militaro-économique » tirant profit de la contrebande et d’un système de taxation parallèle, selon le rapport au Conseil de sécurité des experts chargés de vérifier l’application de l’embargo sur les armes à destination de la Côte d’Ivoire. Ces chefs militaires ont été intégrés dans l’armée régulière « sans que les commandants aient abandonné leur activités économiques prédatrices sur le mode de seigneurs de la guerre, qu’ils ont aujourd’hui étendues à l’ensemble du territoire ivoirien », selon le texte.

La Côte d’Ivoire est le premier exportateur mondial de cacao mais, pendant la saison 2011-2012, la contrebande a concerné 153.000 tonnes sur un total de 1,47 million de tonnes, essentiellement via le Ghana, précise le rapport citant des chiffres gouvernementaux. La perte a été estimée à 400 millions de dollars, ajoutent les experts.

Autre exemple cité: un tiers de la production nationale de 450.000 tonnes de noix de cajou a également été victime de la contrebande. Le document chiffre le manque à gagner à quelque 130 millions de dollars pour le deuxième producteur mondial de noix de cajou.

Les experts dont le mandat a été renouvelé par le Conseil de sécurité la semaine dernière font également part de leurs soupçons concernant le commerce de l’or, des diamants, du coton, du bois et d’autres ressources.

Abidjan. net avec AFP