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La Russie poursuit son pilonnage de Marioupol, qui refuse de céder

mars 21, 2022

À Kiev, un raid a dévasté un centre commercial, faisant au moins 8 morts et laissant une mer de décombres. Il s’agit de l’une des attaques les plus importantes dans la capitale même, depuis le début de la guerre.

Un prête prie dans les ruines du centre commercial Retroville, où les secouristes continuent de chercher des victimes parmi les décombres, le 21 mars 2022. Photo : AP/Efrem Lukatsky

L’Ukraine a rejeté lundi l’ultimatum du Kremlin exigeant la capitulation de la ville assiégée de Marioupol alors que l’armée russe a intensifié ses bombardements à travers le pays, sans toutefois faire d’avancées majeures.

Les responsables ukrainiens ont rejeté avec défi la demande des Russes en échange d’un passage sûr hors de la ville pour les citoyens qui y sont pris au piège.

Il n’est pas question de parler de reddition ou de déposer les armes. Nous en avons déjà informé la partie russe, a déclaré Iryna Verechtchouk au journal Ukrayinskaya PravdaC’est une manipulation délibérée et une véritable prise d’otages, a-t-elle ajouté à propos de cette sommation.

Le ministère de la Défense russe avait exigé une réponse écrite à son ultimatum avant lundi 5 h au nom de la sauvegarde des habitants et des infrastructures de la ville de Marioupol.

Déposez les armes, avait lancé Mikhaïl Mizintsev, directeur du Centre national russe de gestion de la défense, dans un breffage diffusé par le ministère de la Défense de la Russie. Une terrible catastrophe humanitaire se produit […]. Tous ceux qui déposeront leurs armes auront la garantie de pouvoir quitter Marioupol en toute sécurité.

M. Mizintsev avait proposé deux couloirs humanitaires – l’un vers l’est vers la Russie et l’autre vers l’ouest vers d’autres parties de l’Ukraine. Il n’a pas dit ce que la Russie prévoyait faire si l’offre était rejetée par l’Ukraine.

Les bombes et les missiles pleuvent sur Marioupol depuis le tout début de l’invasion russe. Photo : Reuters/Alexander Ermochenko

Selon la vice-première ministre Iryna Verechtchouk, un accord a été conclu pour la création de huit couloirs humanitaires, mais la ville de Marioupol n’est pas concernée.

Les occupants continuent de se comporter comme des terroristes, a répliqué Mme Verechtchouk sur Telegram. Ils disent qu’ils sont d’accord [pour instaurer un] corridor humanitaire et, le matin, ils bombardent le lieu d’évacuation.

Les efforts destinés à acheminer une aide humanitaire aux quelque 300 000 habitants toujours coincés dans la ville restent eux aussi infructueux, a-t-elle ajouté.

Les Nations unies ont qualifié la situation humanitaire d’extrêmement grave, avec une pénurie critique et potentiellement mortelle de nourriture, d’eau et de médicaments.

Le président ukrainien a par ailleurs indiqué lundi dans une allocution vidéo qu’environ 400 personnes s’étaient mises à l’abri dans l’école de Marioupol qui a été visée par une frappe aérienne russe dimanche. Ils sont sous les décombres, et nous ne savons pas combien d’entre eux ont survécu, a-t-il déclaré.

Les résidents de Marioupol creusent des tombes pour ensevelir leurs concitoyens morts depuis le depuis de l’invasion russe. Photo : Reuters/Alexander Ermochenko

Marioupol, un port stratégique majoritairement russophone du sud-est, a été une des principales cibles des attaques de Moscou. Selon l’administration militaire de la région de Donetsk, où se trouve Marioupol, plus de 80 % des infrastructures de la ville sont endommagées ou détruites. Sur ces 80 %, environ 40 % ne sont pas récupérables.

La chute de Marioupol permettrait aux forces russes du sud et de l’est de l’Ukraine de s’unir. Mais les analystes militaires occidentaux disent que même si la ville est prise, les troupes qui combattent un coin de rue à la fois pour la contrôler pourraient être trop épuisées pour aider à sécuriser les percées russes sur d’autres fronts.

Un premier bombardement à Odessa

À Odessa, ville portuaire du sud-ouest où les habitants se préparent à un assaut depuis des jours, les premières bombes de l’armée russe sont finalement tombées lundi en banlieue de la ville. Ce raid a endommagé des immeubles d’habitation et a causé un incendie sans toutefois faire de victimes, selon les autorités municipales.

Un haut responsable du Pentagone a indiqué lundi, sous couvert de l’anonymat, avoir constaté une hausse de l’activité navale russe dans le nord de la mer Noire.

Les Russes ont un peu plus d’une douzaine de navires de guerre dans cette zone, notamment des navires amphibies, des bâtiments de combat, des démineurs et des patrouilleurs, et nous pensons qu’au moins un des bombardements d’Odessa provient de cette zone, a-t-il expliqué.

Nous pensons qu’il serait faux de conclure que c’est un signe qui montrerait qu’Odessa est sous la menace imminente d’un assaut amphibie, a-t-il cependant précisé.

Tirs de missiles hypersoniques?

Le Pentagone estime que la Russie a lancé plus de 1100 missiles depuis le début de son invasion en Ukraine, mais il n’est pas en mesure de confirmer si elle a bel et bien tiré des missiles hypersoniques. Le Pentagone estime qu’utiliser de tels missiles pour des cibles aussi proches n’a pas beaucoup d’intérêt d’un point de vue militaire.

Un haut responsable suppose que la Russie a peut-être épuisé ses stocks de missiles guidés de précision et doit recourir à cette ressource, ou encore qu’elle cherche à se créer un avantage à la table des négociations. Mais globalement, ce que nous voyons, c’est une tentative désespérée des Russes de reprendre de l’élan, a conclu ce haut responsable.

Manifestation dispersée par des tirs à Kherson

À kherson, l’armée russe a ouvert le feu lors d’une manifestation pour dénoncer l’occupation de la ville.

Des vidéos de médias locaux, Souspilné Novini et Most Kherson, ont fait surface sur les réseaux sociaux montrant des manifestants en train de courir sur la place publique qui fait face à la mairie, tandis qu’on peut entendre des tirs nourris d’arme automatique.

Une autre vidéo montre également l’explosion de ce qui semble être une grenade assourdissante au milieu de la foule.

Cette attaque de l’armée russe aurait fait plusieurs blessés, mais les autorités locales n’ont pas encore confirmé les détails entourant l’incident.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, a cependant dénoncé sur Twitter les criminels de guerre russes (qui) ont ouvert le feu sur des gens sans armes qui manifestaient pacifiquement contre les envahisseurs.

Depuis que l’armée russe a pris le contrôle de Kherson, au début du mois de mars, des habitants sont sortis à plusieurs reprises pour dénoncer l’occupation.

C’est la première fois qu’ils sont la cible des troupes russes, qui encadrent généralement ces manifestations en demeurant en retrait. Un vaste rassemblement le 13 mars avait fait l’objet de ce qui semblait être des tirs de sommation.

Un centre commercial de Kiev anéanti

Les forces russes n’ont pas réalisé d’avancées majeures dimanche, selon l’Institute for the study of war, un groupe de réflexion américain. Elles consolident leurs positions défensives et se préparent à déployer davantage de capacités d’artillerie autour de la capitale ukrainienne.

Dans la nuit de dimanche à lundi, l’armée russe y a bombardé un centre commercial, provoquant la mort d’au moins huit personnes, selon un bilan provisoire des autorités.

Quelques heures après l’attaque, des corps de victimes étaient étendus devant le centre commercial Retroville, dans le nord-ouest de Kiev, a constaté un journaliste de l’Agence France-PresseAFP, tandis que les pompiers et les militaires s’affairaient dans les décombres pour rechercher d’autres victimes.

L’attaque sur un centre commercial de Kiev a fait au moins huit morts. Photo : AFP via Getty Images/Aris Messinis

Très puissante, cette frappe a pulvérisé des véhicules et laissé sur le stationnement un cratère béant de plusieurs mètres de large devant un immeuble de dix étages carbonisé et encore fumant. Des débris, des véhicules anéantis et de la ferraille tordue jonchaient les lieux sur des centaines de mètres.

Selon le maire Vitali Klitschko, six immeubles résidentiels, deux écoles et deux garderies à proximité du centre commercial ont également été endommagés.

Cette frappe est l’une des attaques les plus importantes dans Kiev même, depuis le début de la guerre. L’armée russe a déclaré lundi avoir visé ce centre commercial parce qu’il était vacant et qu’il servait de dépôt d’armements et de munitions.

Une batterie de lance-roquettes multiples ukrainiens et une base de stockage de leurs munitions ont été détruites avec des armes de précision à longue portée dans la nuit du 21 mars dans un centre commercial inopérant, a indiqué le ministère russe de la Défense dans son breffage régulier sur l’offensive en Ukraine.

Cette affirmation n’est pas vérifiable de source indépendante.

Le centre commercial Retroville avait été inauguré en 2020, tout juste avant la pandémie de COVID-19. Photo: Reuters/Marko Djurica

M. Klitschko a annoncé un nouveau couvre-feu de lundi soir à mercredi matin, pendant lequel les magasins, les pharmacies et les stations-service resteront fermés.

Il a aussi appelé les habitants à porter des masques et ne pas ouvrir les fenêtres, car à cause des incendies, après des frappes aériennes dans la capitale et la région, une pollution de l’air est observée.

Kiev s’est vidée d’au moins la moitié de ses 3,5 millions d’habitants depuis le début de l’invasion.

Kharkiv, deuxième ville du pays, est quant à elle entourée par les Russes sur ses grands axes et sur plusieurs fronts, mais elle n’est pas encerclée. Les bombardements s’y poursuivent.

Fuite d’ammoniac à Soumy

Dans le nord du pays, le gouverneur régional de Soumy, Dmytro Zhyvytsky, a signalé une fuite d’ammoniac dans les installations de l’entreprise Sumykhimprom, affectant une zone de 2,5 kilomètres autour de l’usine, qui produit des engrais.

L’étendue et la cause de l’incident ne sont pas clairement établies, mais les habitants ont été priés de chercher refuge dans des caves ou des immeubles de faible hauteur pour éviter toute exposition.

Très tôt lundi matin, les secours ukrainiens ont tweeté que l’accident, causé par un bombardement d’origine non précisée, était terminé.

Par ailleurs, à Tchernobyl, une partie du personnel de la centrale nucléaire a enfin pu être remplacée dimanche. L’équipe qui travaillait au moment de l’attaque militaire russe le 24 février était restée en fonction depuis lors sans pouvoir effectuer de rotation.

Ils étaient là depuis beaucoup trop longtemps. J’espère sincèrement que le personnel restant de cette équipe pourra également être remplacé rapidement, a déclaré le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Grossi, dans un communiqué.

Radio-Canada avec les informations de Agence France-Presse, Reuters et BBC

Congo: La garde républicaine continue à pilonner les villages et…

avril 10, 2016
Auteur: Ghys Fortuné DOMBE BEMBA


Les bombardements de la Garde république (GR) dans le département du Pool se poursuivent. Après le pilonnage des villages Soumouna, Nkampa dans le district de Kinkala et Vindza, hier des obus ont été largués sur la bourgade de Mbouaboudi (Goma tsé tsé), Nsouelé, Kibouendé et loumou. Ces bombardements causent la mort à de dizaines de personnes dont les femmes et les enfants.

Contrairement aux déclarations du colonel Monkala Tsoumou, porte-parole de la police nationale, qu’il s’agit d’une opération policière et non militaire. Selon des sources militaires sûres et des témoignages recueillis sur le terrain, il s’agit bel et bien des opérations militaires menées par la garde républicaine.

Les Forces armées congolaises (FAC) sous la direction du général Guy Blanchard Okoï, auraient trouvé inopportune une telle opération.

Ce qui est étonnant c’est qu’au lieu que la Garde républicaine justifie cette opération, c’est la police qui prend la paternité des bombardements à travers des hélicoptères de combat. Monkala Tsoumou se bat bec et ongle à défendre l’opération qu’il qualifie d’une simple opération de police, menée dans le cadre d’une enquête, afin d’anéantir les assaillants des attaques de Brazzaville.

Dans les Etat sérieux et non voyou, on attendrait l’aboutissement de l’enquête avant des frappes.
Les bombardements dans le Pool font des victimes humaines importantes. A Vindza, par exemple, 40 obus ont été largués, dans la sous-préfecture et dans une école.

Si les bastions des ex-ninjas étaient connus, pourquoi ne pas les cibler et les capturer sans victimes collatérales ? La GR ne sait pas ce qu’elle fait et ce qu’elle attend.

« On peut tromper le peuple une fois mais on ne peut pas le tromper tous les temps », disait feu président Marien N’Gouabi. Le colonel Monkala Tsoumou ignore-t-il que tous les Congolais savent que c’est Nianga Mbouala, commandant de la GR et ses troupes qui sont partis tirer à la résidence de Ntumi au barrage et dans les environs, tuant au passage un jeune garçon de 22 ans et brulant des maisons et véhicules des particuliers ?

Le colonel Monkala Tsoumou ignore-t-il que ses collègues descendent très bas en voulant créer des impacts de cartouches à l’aide des burins dans les murs des commissariats incendiés et la commune de Makelekelé dont une partie du mur s’est écroulé à force de « damer » ?

Le colonel Monkala Tsoumou ignore-t-il que Hydevert Mouagny a une milice qui fait des dégâts à Brazzaville ?

Le colonel Monkala Tsoumou ignore-t-il que plusieurs pseudos ninjas ont débarqué chez Chris Walembaut pour qu’il donne leur perdiem après le sale boulot ?

Qui ne sait pas que le Judas de Ntumi, Chris Walembaut, avait passé plusieurs séjours en prison à Libreville pour divers coups ?

Le colonel Monkala Tsoumou ignore-t-il que le pseudo ninja qu’ils ont présenté à la télévision n’est qu’un malade mental (fou) connu des populations sud de Brazzaville ?

En dépit des dégâts humains et matériels, l’opinion nationale et internationale doivent encore ajouter ces nouveaux crimes sur la longue liste des crimes économiques, crimes contre l’humanité et de guerre perpétrés par ce régime depuis 1997. L’affaire des disparus du beach, les bombardements des départements du sud Congo entre 1998 et 2003. Un peu plus loin, l’attaque d’Ikonongo dans l’affaire Pierre Anga et les tueries massives d’Owando en 1997. Sans compter de nombreux assassinats et autres tueries par empoisonnements.

Par Ghys Fortuné DOMBE BEMBA avec Zenga-mambu.com

Congo : l’opposition condamne l’action de l’armée au sud de Brazzaville

avril 10, 2016

 

L’Union panafricaine pour la démocratie et le progrès sociale (UPADS), principal parti de l’opposition au Congo, a condamné le pilonnage par les forces armées nationales de plusieurs localités du département du pool situé au sud de Brazzaville, la capitale.
 »Le Congo Brazzaville traverse à nouveau une période d’incertitudes qui sape les efforts de paix consentis par les congolais dans l’objectif de garantir le vivre ensemble », souligne le communiqué rendu public samedi à Brazzaville.

Le communiqué s’interroge en outre sur la justification que peut donner le gouvernement ‘’à ce déploiement d’armes lourdes et d’hélicoptères de combat qui ,sans cesse, pilonnent les localités de Soumouna, Mayama,Vindza, Kibouendé, Goma Tsé-Tsé (…),dans le département du pool au sud de Brazzaville ».

‘’Outre le climat paralysant et traumatisant ayant précédé l’élection présidentielle, les Congolais sont désagréablement surpris de constater la vague de terreur et de violence armées à Brazzaville à l’aube du 4 avril 2016, cette vague de terreur se poursuit encore à ce jour dans le département du pool », note le communiqué avant de ‘’s’étonner du silence de la communauté internationale face à ces crimes qui sont perpétrés tous les jours à huis clos dans une partie du Congo ».

Ce faisant, l’UPADS demande l’ouverture d »’une enquête impartiale » en vue ‘’d’établir les responsabilités ».

Des sources concordantes renseignent que l’armée est à pied d’œuvre pour traquer l’ex-rebelle le Pasteur Ntumi et les éléments de sa milice ‘’Ninjas Nsiloulou » qui seraient, de l’avis du gouvernement, les auteurs des violences au sud de Brazzaville.

Apanews.net