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Procès Pistorius: le procureur va demander une lourde peine

octobre 15, 2014

Le procureur au procès Pistorius a clairement dévoilé mercredi son intention de réclamer une lourde peine. Il a démonté tous les arguments de la défense, qui soutient que la prison serait un milieu trop hostile pour un handicapé amputé des deux jambes.

« Si la sentence de cette cour est trop légère, la société va perdre le respect de la Justice », a lancé le procureur Gerrie Nel. Il a ainsi souligné un des enjeux de ce procès très médiatisé, transmis en direct à la télévision, et objet d’innombrables commentaires en Afrique du Sud.

Les audiences peuvent durer encore jusqu’à la fin de la semaine. La juge prendra ensuite probablement un temps de réflexion avant de prononcer la sentence.

La famille de Reeva Steenkamp a par ailleurs refusé une compensation financière proposée par l’athlète. Elle ne le poursuivra pas au civil pour obtenir des dommages et intérêts, a indiqué l’avocat des parents dans un communiqué publié mercredi.

Le communiqué fait référence à un incident survenu la veille à l’audience. Le procureur avait brutalement affirmé que « la mère de la défunte (a dit) qu’elle ne voulait pas de l’argent du sang », soit 375’000 rands (32’600 francs) offerts par le champion paralympique.

Romandie.com

Procès Pistorius : « Reeva Steenkamp s’est vue mourir »

mars 19, 2014

Selon en expert balistique, la petite amie d’Oscar Pistorius aurait d’abord été touchée à la hanche, avant d’être tuée d’une balle dans la tête.

Reeva Steenkamp s’est-elle vue mourir ? Oui, selon un expert balistique de la police sud-africaine qui a reconstitué les derniers instants de la petite amie d’Oscar Pistorius, touchée d’abord à la hanche, selon lui, avant d’être tuée d’une balle dans la tête. Dans ce scénario, la victime aurait eu le temps de crier et de signaler sa présence, contrairement à ce qu’a toujours affirmé l’accusé. Le procès de l’athlète âgé de 27 ans, qui aurait dû s’achever jeudi, a été ajourné jusqu’à lundi, laissant un jour au parquet pour consulter les « quatre à cinq » derniers témoins qu’il compte appeler.

Au treizième jour d’audience, le capitaine Chris Mangena a exposé comment, selon toute probabilité, la jeune mannequin était debout dans les WC quand elle a été touchée à la hanche par un premier coup de feu, avant de tomber à la renverse et de se protéger la tête des mains et des bras. Le premier des trous relevés dans la porte est situé à 93,5 cm du sol et sa hanche estimée à 93 cm. « Très probablement, la blessure à la hanche a été faite quand elle était debout (…) face à la porte », a-t-il décrit. « Ça lui a brisé la hanche, l’a fait tomber en arrière dans le porte-revues. »

C’est dans cette seconde position qu’elle a été touchée une deuxième et une troisième fois. Pistorius a tiré quatre fois, mais l’une des balles n’a pas atteint la jeune femme. Pistorius soutient qu’il était terrorisé après avoir entendu un bruit suspect et a fait feu en croyant tirer sur un cambrioleur. Même si la légitime défense est difficile à plaider, le champion ayant dégainé sans voir sa cible ni vérifier s’il était réellement menacé, il veut convaincre la juge qu’il a n’a pas voulu tuer Reeva et éviter la peine maximum de 25 ans de réclusion.

Une deuxième balle a ricoché

Parmi les éléments-clés : l’emplacement d’où il a tiré. La rapidité avec laquelle il a tiré (« bang – bang, bang, bang » selon l’accusation, « tac-tac » puis « tac-tac » selon la défense). Ou encore la possibilité que sa victime ait hurlé ou non, signalant sa présence. Après le premier coup de feu qui l’a fait tomber, Reeva « était très probablement assise dans une position défensive », a poursuivi le capitaine Mangena, mimant à la barre les derniers gestes de la jeune femme, les bras croisés devant son visage.

Une deuxième balle a ricoché, mais la troisième lui a perforé le bras gauche au-dessus du coude par l’arrière, faisant exploser la chair et lui causant un bleu à la poitrine : « Les bras étaient levés en l’air au niveau de la poitrine. » La dernière balle l’a atteinte au côté droit du crâne alors qu’elle avait « les deux mains sur la tête » avec pour conséquence « immédiate » qu’elle s’effondre « le buste entre les WC et le porte-revues ».

Pistorius était devant la porte quand il a tiré, « probablement sans ses prothèses aux jambes », et posté « entre 60 centimètres de la porte et le mur », a indiqué l’expert. Depuis la première audience le 3 mars, les témoins cités par l’accusation font apparaître, comme les pièces d’un puzzle, ce qui ressemble au mensonge de Pistorius : des voisins ont entendu la jeune femme crier, une autre le couple se disputer.

« Pas naturel »

Le médecin légiste a trouvé à l’autopsie les reliefs d’un repas avalé vers 1 heure du matin environ alors qu’elle était censée dormir, et il a aussi souligné qu’il ne serait « pas naturel » pour quiconque de ne pas crier après une blessure par balle à la hanche. Inlassablement, la défense tente de démolir ces preuves. Mercredi, lors d’un contre-interrogatoire inhabituellement bref, l’avocat Barry Roux a suggéré que son client était loin de la porte quand il a tiré, près de l’interrupteur mural. Une hypothèse utile pour étayer la version d’un homme terrorisé tirant à distance.

C’est plausible, mais seulement pour le premier coup de feu, a répondu le capitaine Mangena, que Pistorius a préféré ne pas écouter, se bouchant ostensiblement les oreilles. Juste avant la pause de quatre jours dans le procès, le colonel Mike Sale, expert en téléphonie, a rendu compte des deux iPad trouvés chez Pistorius. L’un utilisé pour cliquer sur un site de pornographie gratuit vers 18 h 30 (16 h 30 GMT) et rechercher une Ford Ranger et une Aston Martin Rapide R sur des sites automobiles en ligne. L’historique de consultation avant le 13 février avait été effacé.

Lepoint.fr

Sang et nausée au 9e jour du procès Pistorius

mars 13, 2014

Au 9e jour du procès d’Oscar Pistorius, la cour sud-africaine a examiné jeudi des photos sanglantes de la scène du crime. Ces clichés ont provoqué de nouvelles nausées de la part de l’accusé dont la version des faits a encore été contestée par un expert.

Au total, 119 photos, très exactement, ont défilé sur les écrans installés devant les acteurs de ce procès-fleuve, avocats de la défense, procureur, témoin, juge et assesseurs. Selon le parquet, il est possible que les débats soient prolongés de plusieurs jours au-delà du 20 mars, date initialement annoncée.
Seul Pistorius ne les a pas vues

Lorsqu’une photo du corps de sa victime Reeva Steenkamp a été projetée un court instant par erreur, en fin de matinée, le visage de l’ancien athlète est devenu cramoisi et il a été pris de vomissements, comme lors du rapport du médecin légiste lundi.

Son écran a alors été éteint. Pistorius s’est pris la tête entre les mains et s’est recroquevillé dans son box, visiblement touché.

C’est à l’ex-colonel Giliam van Rensburg, premier officier de police arrivé sur les lieux, que le procureur Gerrie Nel a demandé de décrire une à une les photos prises par ses hommes après le meurtre de la jeune femme, abattue de quatre balles par le champion paralympique dans la nuit de la Saint-Valentin 2013.
Du sang partout

On y voit le cabinet de toilette couvert de sang, où la victime a été tuée. Puis du sang dans la salle de bains, sur des murs, dans l’escalier que Pistorius a descendu avec Mme Steenkamp dans les bras.

Interrogé sur son tout premier contact avec l’accusé, le policier a affirmé lui avoir demandé ce qui s’était passé: « Il était en larmes, il ne m’a pas répondu », a affirmé M. van Rensburg. Mais Pistorius, quelques minutes plus tôt, avait déjà déclaré aux premières personnes arrivées sur place: « J’ai cru que c’était un cambrioleur, je l’ai tuée. »

Romandie.com

Affaire Pistorius: la famille se désolidarise des propos du père sur les armes

mars 5, 2013
Affaire Pistorius: la famille se désolidarise des propos du père sur les armes Affaire Pistorius: la famille se désolidarise des propos du père sur les armes © AFP

La famille d’Oscar Pistorius, le champion handisport sud-africain accusé d’avoir tué sa petite amie le jour de la Saint-Valentin, s’est désolidarisée mardi de propos tenus par le père de l’athlète, qui expliquait leur amour des armes à feu par un besoin d’auto-défense.

Henke Pistorius avait expliqué dans une interview au quotidien britannique The Daily Telegraph de lundi que sa famille était armée pour se protéger, accusant le gouvernement sud-africain de ne pas protéger les habitants contre les criminels.

Oscar et le reste de la famille Pistorius prennent leurs distances vis-à-vis de ces commentaires, a souligné mardi Arnold Pistorius, l’oncle d’Oscar et porte-parole de la famille: « L’interview d’Henke au journal n’avait pas été approuvée par notre équipe de relations avec les médias. (. . . ) Ces commentaires ne sont pas représentatifs des opinions d’Oscar ou du reste de la famille Pistorius ».

« La famille Pistorius ne possède des armes que pour le sport et la chasse », a-t-il précisé dans un communiqué.

« Il y a des armes pour la chasse et d’autres pour se protéger, les armes de poing », avait déclaré Henke Pistorius au Telegraph, après que le quotidien Beeld eut révélé que la famille d’Oscar – son père, ses oncles et son grand-père – possédait un total de 55 armes à feu.

« Vous ne pouvez pas compter sur la police, non pas parce qu’ils sont toujours inefficaces, mais parce que la criminalité est très importante », avait-il noté, expliquant que les forts taux de criminalité sont « de la faute du gouvernement ANC », le parti au pouvoir en Afrique du Sud depuis la fin de l’apartheid.

« Regardez les taux de criminalité frappant les Blancs. . . c’est un aspect de notre société », avait encore regretté Henke Pistorius, faisant référence aux 1. 600 fermiers blancs tués dans le pays depuis 1990.

L’ANC a vivement fustigé mardi ces propos qui laissent penser, selon le parti, que « le gouvernement ANC n’est pas disposé à protéger les Sud-Africains blancs ».

« Non seulement cette déclaration est dénuée de vérité, mais elle est également raciste », a écrit le parti dominant dans un communiqué.

Le gouvernement lui a emboîté le pas quelques heures plus tard, qualifiant les propos d’Henke Pistorius d' »infondés et malhonnêtes ».

« Le gouvernement assure la sécurité de tous les Sud-Africains quels que soient leur race, leur sexe, leur orientation sexuelle et leur croyance religieuse », a déclaré mardi dans un communiqué une porte-parole du gouvernement, Phumla Williams, notant que des progrès avaient été accomplis ces dernières années en la matière.

« Le gouvernement appelle tous les citoyens à ne pas faire de remarques irresponsables, mais à travailler ensemble pour promouvoir la paix et l’harmonie, et assurer la cohésion sociale dans notre pays », a-t-elle ajouté.

Oscar Pistorius a tué sa petite amie Reeva Steenkamp le 14 février, chez lui au sein d’un lotissement fortifié de la banlieue de Pretoria.

Alors que le Parquet pense qu’il y a eu un meurtre prémédité, l’athlète plaide la thèse de l’accident et explique qu’il a tiré sur son amie, croyant qu’il s’agissait d’un cambrioleur.

Oscar Pistorius, qui avait déjà fait part du besoin de se défendre dans plusieurs interviews, avait demandé des licences pour plusieurs armes à feu.

Jeuneafrique.com avec AFP