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Covid-19 : une plainte contre l’UE pour violation des droits de l’homme

novembre 30, 2021

Les syndicats d’infirmières de vingt-huit pays et territoires, représentant plus de 2,5 millions d’agents de santé, ont déposé une plainte auprès du Haut-Commissariat aux droits de l’homme, accusant certains pays à revenu élevé opposés à une dérogation temporaire aux Adpic à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), d’une violation des droits.

Dans une lettre soumise par Global Nurses united et Progressive International, au nom des syndicats d’infirmières au rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à la santé, Tlaleng Mofokeng, ce dernier est exhorté à entreprendre une mission pour enquêter et déterminer comment les actions de l’Union européenne (UE) et de ses États membres, du Royaume-Uni, de la Norvège, de la Suisse et de Singapour en refusant de soutenir une dérogation à l’Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (Adpic), à l’OMC, « constituent une violation continue de leurs obligations de garantir le droit à la santé physique et mentale de chacun ». Selon la lettre, « ces pays ont violé nos droits et les droits de nos patients – et ont causé la perte d’innombrables vies – d’infirmières et d’autres soignants et de ceux dont nous avons pris soin ».

Une dérogation temporaire aux Adpic permettrait aux pays de fabriquer des produits covid-19 (vaccins et traitements), pendant la pandémie sans solliciter le consentement d’un titulaire de brevet. Pour les partisans, cela aiderait à stimuler la production de technologies covid-19 et à résoudre les problèmes et les inégalités d’approvisionnement en vaccins. Mais certains pays à revenu élevé et sociétés pharmaceutiques se sont opposés à la dérogation, affirmant que les brevets ne sont pas le problème, mais que la capacité de fabrication est limitée à l’échelle mondiale. Certains ont également déclaré que la levée des brevets ne suffirait pas, compte tenu du fait que la fabrication de produits covid-19 nécessitera également des transferts de technologie de la part des sociétés d’origine.

Un appel a été lancé pour les réunions ministérielles de l’OMC cette semaine, qui a été reportée, après la détection d’une nouvelle variante de covid-19 nommée Omicron. Pour le directeur de la communication de Progressive International, James Schneider, le report de la réunion et la détection d’une nouvelle variante de covid-19 ne font que renforcer le dossier des infirmières. Il y a plus d’un an que l’Inde et l’Afrique du Sud ont soumis une proposition à l’OMC visant à  renoncer temporairement aux protections de la propriété intellectuelle pour les produits covid-19.

Malgré le soutien de plus de cent pays, dont les États-Unis, la proposition n’a pas encore été adoptée. Certains experts affirment que des investissements supplémentaires (main-d’œuvre) seraient toujours nécessaires en plus de la propriété intellectuelle. Mais d’autres soutiennent qu’il existe des moyens d’y remédier, car il existe des usines de fabrication potentielles qui peuvent être modernisées pour produire des vaccins covid-19, et  un corps d’ingénieurs à la retraite dans le monde qui pourrait fournir une expertise dans l’intervalle, a rapporté le directeur technique de Racing Point, Andrew Green.  

Avec Adiac-Congo par Noël Ndong

Maroc : pourquoi l’éditeur Abdelkader Retnani porte plainte contre Éric Zemmour

novembre 22, 2021
Abdelkader Retnani, directeur des éditions La Croisée des chemins au Salon du livre de Paris, en mars 2017 © Jean-Marc ZAORSKI/Gamma-Rapho via Getty Images

Le patron de la maison d’édition marocaine La Croisée des chemins accuse Éric Zemmour d’ « utilisation frauduleuse d’une marque » et assure avoir porté plainte contre le polémiste français.

« J’étais malade et révolté, parce que tout ce que [Éric Zemmour] fait est contre mes principes et ma ligne éditoriale : le vivre-ensemble. » Assis dans un coin de sa librairie, Le Carrefour des livres, en plein Casablanca, Abdelkader Retnani n’en démord pas. Il continue sa bataille contre le polémiste qui ne fait plus mystère de ses ambitions présidentielles en France. Quarante ans après avoir créé la maison d’édition La Croisée des chemins, il assure avoir porté plainte début octobre contre Zemmour pour « contrefaçon » après que celui-ci a lancé un site du même nom.

« Pas d’amalgame »

En septembre dernier, lâché par son éditeur Albin Michel, Éric Zemmour s’est rabattu sur l’autoédition, à travers sa société Rubempré, pour publier son dernier essai La France n’a pas dit son dernier mot. La création de la plateforme Croisée des chemins a suivi pour le promouvoir. Véritable succès commercial, l’ouvrage s’est vendu à plus de 170 000 exemplaires. Mais pour Abdelkader Retnani, « il ne faut pas qu’il y ait un amalgame ».

L’éditeur marocain ne souhaite qu’une chose : que Zemmour change le nom de sa plateforme. Fin septembre, il lui a adressé un courriel par le truchement de son avocat Hubert Seillan, qui a dénoncé au Figaro « l’utilisation frauduleuse d’une marque ». Comme il fallait s’y attendre, le polémiste n’a pas daigné répondre. « Il y a une période d’attente, qui a expiré. J’ai confiance dans la justice française. Quarante ans d’espoir, il est en train de les détruire », ajoute Abdelkader Retnani, à qui des internautes reprochent de vouloir « se faire de la pub gratuite ».

ZEMMOUR AGITE LE CHIFFON ROUGE DU GRAND REMPLACEMENT, ET EST CONTRE TOUT CE QUI EST MUSULMAN

Si on peut lui opposer que plusieurs entreprises portent déjà le nom de « Croisée des chemins » en France, Me Hubert Seillan objecte dans son courrier que « l’ancienneté de la maison d’édition, la qualité de milliers d’ouvrages diffusés en Europe, en Afrique et dans la francophonie lui confèrent une notoriété suffisante pour que des confusions s’établissent dans l’esprit du public ».

« Zemmourisation d’un pays ami »

Au-delà de la bataille judiciaire qu’il compte mener, Abdelkader Retnani entend se dresser surtout contre ce qu’il appelle une « zemmourisation du domaine politique en France ». « Il agite le chiffon rouge du grand remplacement et est contre tout ce qui est musulman. Il veut que les gens soient obligés de changer leur prénom », dénonce-t-il.

Celui qui est également officier de la Légion d’honneur adresse un rappel aux Français : « Ils ont oublié qu’en 1943, le régime de Vichy a demandé à Mohammed V de mettre une étoile jaune à tous les juifs. Le roi lui a répondu qu’il avait des citoyens marocains et non des juifs. Il ne faut pas oublier non plus la bataille de Monte Cassino [en 1944], où des tirailleurs marocains sont allés au casse-pipe pour hisser le drapeau français. »

En janvier 2021, paraitra aux éditions La Croisée des chemins un livre sur Zemmour pour, insiste Retnani – qui a déjà publié plus de 2000 titres dont 1 800 en français –, rappeler qu’il « attise la haine, divise et [représente] un danger ». Intitulé provisoirement La Zemmourisation d’un pays ami, le livre est signé par le journaliste et sociologue spécialiste de l’immigration Driss Ajbali, qui vit à Strasbourg.

« La France de 2021 est horrible. Il faut qu’il y ait un pilote dans l’avion après Macron », estime Retnani, qui déplore la situation des artistes marocains victimes de la récente décision prise par les autorités françaises de réduire le nombre de visas accordés au Maroc, à l’Algérie et à la Tunisie.

Le porte-parole du gouvernement français, Gabriel Attal, avait expliqué sur les ondes d’Europe 1 fin septembre que c’était « une décision rendue nécessaire par le fait que ces pays n’acceptent pas de reprendre des ressortissants que nous ne souhaitons pas et ne pouvons pas garder en France ». « Des artistes de renommée internationale qui ont reçu leur contrat pour faire leur tournée ont tous reçu un refus catégorique. C’est inadmissible », déplore l’éditeur.

Avec jeune Afrique par Bokar Sangaré

Côte d’Ivoire : ce que l’on sait de la plainte pour viol contre le ministre KKB

septembre 29, 2021
Kouadio Konan Bertin, en novembre 2019 à Paris. © Vincent Fournier/JA

Une enquête a été ouverte après des accusations de viol émanant d’une chanteuse ivoiro-camerounaise contre Kouadio Konan Bertin, dit « KKB », le ministre de la Réconciliation nationale.

L’enquête ouverte à Abidjan contre le ministre ivoirien de la Réconciliation nationale, Kouadio Konan Bertin, dit « KKB », fait suite à une plainte pour viol déposée en début de semaine à la gendarmerie par S.D., une artiste ivoiro-camerounaise. Cette dernière, ainsi que son conjoint, ont été entendus mardi 28 septembre par les enquêteurs. Elle accuse l’ancien candidat à la présidentielle de l’avoir agressée lors d’un déplacement en province en avril dernier.

Invité par la télévision nationale, la RTI, à une l’émission politique « RTI1 reçoit », KKB dit n’avoir « rien à (se) reprocher » : « Je vais rassurer les Ivoiriens, pour leur dire que je n’ai rien à me reprocher, sauf que c’est un dossier pénal qui est aujourd’hui entre les mains de la justice. Il appartient à mes avocats de l’évoquer. Dans les prochains jours, [ils] donneront des éléments pour rassurer ».

Son entourage affirme qu’il a lui-même déposé une plainte au Parquet contre son accusatrice pour « escroquerie » et « diffamation ».  Le ministère de la Justice a confirmé mercredi 29 septembre le dépôt de ces deux plaintes, sans fournir plus de détails, précisant que « les faits seront qualifiés au terme des enquêtes ».

Candidat à la présidentielle

Dans un communiqué, l’association « La Ligue ivoirienne des droits des femmes » précise avoir été saisie ce mercredi, dans la matinée, par « Madame S.D, relativement à une accusation de viol contre le ministre KKB ». L’association « demande aux autorités judiciaires d’enquêter sur cette affaire afin que la lumière soit faite » et assure qu’elle accompagnera la victime présumée dans sa procédure.

Enfin, « la Ligue rappelle qu’elle se tient aux côtés de toutes les victimes de violences afin qu’elles ne soient plus jamais seules ».

Seul candidat à avoir affronté Alassane Ouattara dans les urnes lors de la présidentielle de 2020, Kouadio Konan Bertin, 53 ans, ancien cadre du PDCI et ancien député de Port-Bouët (de 2011 à 2016) a été nommé ministre de la Réconciliation nationale le 15 décembre.

Il avait refusé de rallier le reste de l’opposition qui avait appelé au « boycott actif » du scrutin. Sa décision d’aller à l’élection avait alors charrié son lot de suspicions, l’opposition l’accusant de faire le jeu du pouvoir. Il avait récolté 1,99% des suffrages exprimés.

Avec Jeune Afrique par Florence Richard

France-Pulvar attaquée par Darmanin : une plainte déposée devant la CJR

mai 24, 2021

Le ministre a porté plainte contre la candidate aux régionales en Île-de-France pour des propos sur la police. Les avocats de sa liste contre-attaquent.

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin a annoncé, dans la soirée du dimanche 23 mai sur Twitter, qu’il portait plainte contre Audrey Pulvar, candidate aux élections régionales en Île-de-Francequi avait jugé « assez glaçante » la manifestation des policiers mercredi devant l’Assemblée nationale. Dès le lendemain, les avocats de la liste socialiste ont contre-attaqué en annonçant le dépôt d’une plainte devant la Cour de justice de la République pour dénonciation calomnieuse, ainsi qu’une plainte au civil pour diffamation et des recours administratifs. 

« Vous avez un ministre de l’Intérieur qui porte plainte en diffamation contre une candidate à des élections dont il a la charge » et tente ainsi de l’« assigner au silence », s’est insurgé l’avocat Patrick Klugman, qui a dénoncé une « grossière manœuvre d’intimidation » sur BFMTV. « Gérald Darmanin a une seule responsabilité comme ministre de l’Intérieur, en charge entre autres de l’organisation des élections, c’est de garantir le pluralisme démocratique (…) et donc de garantir la liberté d’expression d’Audrey Pulvar au lieu de tenter de l’assigner au silence », a aussi cinglé l’avocat.

Des propos qui « viennent profondément diffamer la police »

« Les propos de Madame Pulvar dépassent le simple cadre d’une campagne électorale et viennent profondément diffamer la police de la République. Je porte plainte au nom du ministère de l’Intérieur », avait tweeté le ministre, vivement critiqué par l’opposition pour avoir salué les policiers au début du rassemblement. Il s’agit d’une plainte pour « diffamation » qui vise « une succession de propos », a précisé à l’Agence France-Presse l’entourage de Gérald Darmanin, lui-même candidat aux régionales dans les Hauts-de-France et aux départementales dans le Nord.

Une manifestation « soutenue par l’extrême droite, à laquelle participe un ministre de l’Intérieur, qui marche sur l’Assemblée nationale pour faire pression sur les députés en train d’examiner un texte de loi concernant la justice, c’est une image qui, pour moi, était assez glaçante », avait expliqué l’ancienne journaliste samedi sur France Info.

« Tentative d’intimidation »

La plainte vise également une vidéo de juin 2020, exhumée samedi sur Twitter par Pierre Liscia, porte-parole de Libres !, le mouvement de Valérie Pécresse, candidate à sa réélection en Île-de-France, a précisé l’entourage du ministre. Audrey Pulvar y dénonce « le racisme dans la police » en France, lors d’une manifestation à Paris en hommage à George Floyd, cet Afro-Américain tué par un policier à Minneapolis.

Interrogé par l’Agence France-Presse sur la prescription frappant ces propos – le délai est de trois mois en matière de diffamation –, l’entourage de Gérald Darmanin a répondu qu’ils pouvaient « être versés en accompagnement de la plainte pour l’étayer ».

La liste d’Audrey Pulvar, Île-de-France en commun, avait déjà réagi en fustigeant « une atteinte à la liberté d’expression d’une extrême gravité ». « Cette tentative d’intimidation d’une candidate d’opposition, par un ministre de l’Intérieur, par ailleurs en charge de l’organisation des élections (…) est sans précédent sous la Ve République », écrit la liste dans un communiqué. « Jusqu’ici, dans une démocratie, on pouvait encore exprimer une opinion sans que le ministre chargé des élections ne se sente autorisé à intimider une adversaire politique. Total soutien à Audrey Pulvar », a tweeté de son côté le Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure dans la nuit de dimanche à lundi.

Des responsables politiques de tous bords présents à la manifestation

Plusieurs responsables politiques de gauche, dont la maire de Paris Anne Hidalgo, le patron des députés PS Olivier Faure et l’écologiste Yannick Jadot, se sont joints à ce rassemblement organisé par les syndicats de policiers, ainsi que des élus de tous bords politiques, du Rassemblement national au Parti communiste. Seuls les responsables de La France insoumise se sont abstenus d’y participer. 

« Pleine solidarité avec Audrey Pulvar », a tweeté dans la soirée le dirigeant Insoumis Jean-Luc Mélenchon : « Darmanin joue les gros bras. Il veut intimider. Sa plainte montre sa faiblesse et sa peur des organisations policières qui font la loi dans son ministère. »

Par Le Point avec AFP

La Commission européenne poursuit AstraZeneca pour non-respect de son contrat

avril 26, 2021

BRUXELLES — La Commission européenne a lancé une action en justice contre le fabricant de vaccins AstraZeneca pour non-respect des termes de son contrat avec l’Union européenne.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le porte-parole Stefan De Keersmaecker a déclaré que «la Commission a entamé vendredi dernier une action en justice contre la société AstraZeneca sur la base de violations de l’accord d’achat anticipé».

Il a déclaré lundi que la poursuite avait été déposée parce que «certaines conditions du contrat n’ont pas été respectées» et que «la société n’est pas en mesure de proposer une stratégie fiable pour assurer une livraison des doses dans les délais».

Le contrat d’AstraZeneca avec l’Union européenne prévoyait une distribution initiale de 300 millions de doses entre les 27 pays membres, avec une option pour 100 millions supplémentaires.

Mais seulement 30 millions de doses ont été livrées au premier trimestre de 2021, et la société affirme qu’elle ne pourra en fournir que 70 millions au deuxième trimestre, au lieu des 180 millions qu’elle avait promises.

— Par The Associated Press avec La Presse Canadienne

France/Seine-Saint-Denis : altercation entre le maire du Bourget et la police qui porte plainte

avril 5, 2021

Sur Facebook, le syndicat de police Alliance 93 a dénoncé «un comportement inadmissible pour des élus de la République».

«Un comportement de voyou» : c’est en ces termes que deux syndicats de police sont montés au créneau vendredi 2 avril, dénonçant sur les réseaux sociaux l’attitude de plusieurs élus du Bourget (93) contre des agents de police lors d’une intervention vendredi 2 avril sur une résidence de la commune.

Aux alentours de 13h30, des agents de police du commissariat de La Courneuve interviennent à la demande du bailleur de la résidence du Gai Logis, au Bourget, pour procéder à l’enlèvement de véhicules ventouses sur le parking extérieur. « C’était une opération prévue, a rappellé David Goudenhooft, du syndicat Unité SGP Police 93 à nos confrères du Parisien. L’ambiance était un peu tendue avec les jeunes qui étaient là. Et elle a dégénéré lorsque nos collègues ont enlevé le troisième véhicule qui appartenait à un jeune de la cité. »

C’est à ce moment-là que Karima Miloudi, maire adjointe du Bourget, serait intervenue pour empêcher l’enlèvement du véhicule. « Elle est descendue d’un immeuble en disant aux policiers qu’ils n’avaient pas à prendre cette voiture, qu’elle était maire adjointe… Comme si sa fonction allait changer quelque chose, a rapporté au Parisien Stéphane Finance d’Alliance 93. La situation s’est très vite tendue, les policiers se sont fait insulter. »

«C’est moi qui donne les ordres ici !»

Des renforts policiers auraient par la suite été appelés tandis que Jean Baptiste Borsali, le maire DVD du Bourget, se rendait sur place. « La police a voulu procéder à l’arrestation d’un individu, mais le maire s’y est opposé. Il a saisi un collègue par le col, a invectivé un autre front contre front en disant «c’est moi qui donne les ordres ici !» Il y a eu un attroupement, tout le monde s’en est mêlé, les collègues ont dû utiliser du gaz lacrymogène », a poursuivi Stéphane Finance.

Selon une information du parquet de Créteil communiquée au Parisien, cinq individus ont été interpellés pour outrages sur personnes dépositaires de l’autorité publique, rébellion et violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique. Et le secrétaire régionale d’Alliance 93 de préciser qu’« au moins deux collègues ont déposé une plainte contre l’édile pour violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique».

Sur Facebook, Alliance PN 93 a dénoncé «un comportement inadmissible pour des élus de la République. C’est un comportement de voyou». Dans le même temps, le maire du Bourget a réagi sur Facebook dans un communiqué, indiquant avoir saisi l’Inspection générale de la police nationale, la police des polices, «compte tenu des circonstances». L’édile a aussi assuré ne pas avoir touché un policier. « Je regrette d’ailleurs qu’en tant que premier magistrat de la ville la police ne m’ait pas prévenu directement pour me dire qu’il se passait quelque chose. Quand je suis arrivé, les voitures avaient déjà été enlevées, la situation était figée. J’ai voulu constater une interpellation, mais les forces de l’ordre m’ont dit que je n’avais rien à faire ici, alors que c’est justement mon rôle de venir constater ce qui se passe… », a-t-il indiqué au quotidien régional, espérant que l’enquête de l’IGPN « fera toute la lumière » sur cet incident.

«Les élus doivent agir dans le respect de la loi et ne pas entraver la Police qui agit dans le cadre de procédures. Ni tenter de bloquer un policier qui mène à bien sa mission ou le mettre en cause verbalement. Une enquête est nécessaire pour y voir clair», a pointé sur Twitter Vincent Capo-Canellas, sénateur (UDI) du Bourget et conseiller municipal d’opposition.

Avec Le Figaro

France: Plaintes pour «harcèlement moral» contre la base aérienne de Nancy-Ochey

décembre 26, 2020

Les victimes dénoncent de multiples brimades, des reproches injustifiés, des insultes, des privations de missions, des dénigrements ou de l’ostracisme.

Des plaintes pour «harcèlement moral» ont été déposées au parquet de Metz par cinq militaires ou anciens militaires visant la base aérienne 133 de Nancy-Ochey, a-t-on appris ce samedi 26 décembre auprès de leur avocat, Me Frédéric Berna.

Les victimes et leur conseil vont demander un rendez-vous avec la ministre des Armées Florence Parly pour aborder «le côté institutionnalisé des pratiques de harcèlement et insister sur la nécessité de lutter contre les comportements de harcèlement et de discrimination dans cette base», a précisé leur avocat, confirmant une information du quotidien l’Est Républicain.

Sur les cinq plaignants, deux ont quitté l’armée il y a une dizaine de jours, tandis que les trois autres sont soit en arrêt maladie soit placardisés, selon Me Berna. Il s’agit de deux femmes et trois hommes, de tous les grades et parmi lesquels figure un pilote.

Les victimes dénoncent de multiples brimades, des reproches injustifiés, des insultes, des privations de missions, des dénigrements ou de l’ostracisme, a souligné leur défenseur.

Les plaintes font également part de propos inappropriés aux femmes, notamment lorsque celles-ci tombent enceintes. Il y a également des cas de participations forcées à des réunions au milieu de photos de femmes dénudées.

L’avocat a encore relevé «des bizutages appelés ‘bahutages’», qui ont le même objet, à savoir «humilier les gens», ou encore «des reproches quand les victimes ne participaient pas aux beuveries organisées dans la caserne pour la cohésion du groupe». Il a ainsi donné l’exemple d’un militaire qui s’était vu reprocher son absence à une soirée alors que c’était un sportif.

Interrogé par l’Est Républicain, le colonel Alexandre Rochard a affirmé n’être «pas au courant de plainte». «Je le serai si c’était le cas», a-t-il ajouté, admettant que s’il y a des procédures judiciaires, il n’a pas le droit de les commenter.

La plainte a été déposée au parquet de Metz, compétent dans ce genre d’affaires. «Notre plainte vise à faire ouvrir une enquête et à déterminer les responsabilités», a souligné Me Berna, précisant qu’elle doit permettre aussi de vérifier si certains actes sont seulement sexistes et «ne s’inscrivent pas en agressions sexuelles».

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis: L’équipe de Donald Trump retire sa plainte dans le Michigan

novembre 19, 2020

L'ÉQUIPE DE DONALD TRUMP RETIRE SA PLAINTE DANS LE MICHIGAN© Reuters/EMILY ELCONIN L’ÉQUIPE DE DONALD TRUMP RETIRE SA PLAINTE DANS LE MICHIGAN

WASHINGTON (Reuters) – L’équipe de campagne du président sortant américain, Donald Trump, a annoncé jeudi avoir mis fin au recours engagé devant la justice de l’Etat de Michigan pour contester la certification des résultats de l’élection présidentielle du 3 novembre, remportée par Joe Biden.

Dans une plainte déposée le 11 novembre, l’équipe de Donald Trump souhaitait que les résultats ne soient pas certifiés tant que la légalité des votes ne serait pas vérifiée.

« Ce matin, nous retirons notre action en justice dans le Michigan, résultat direct de la réparation que nous souhaitions: empêcher que les élections dans le comté de Wayne ne soient prématurément certifiées avant que les habitants puissent être assurés que tout vote légal a été pris en compte et que tout vote illégal n’a pas été comptabilisé », a déclaré l’avocat de Donald Trump, Rudy Giuliani, cité dans un communiqué.

Une conférence de presse des avocats de l’actuel locataire de la Maison blanche est prévue à 17h00 GMT.

Le refus de Donald Trump d’admettre la victoire de Joe Biden empêche la mise en oeuvre d’une transition en douceur vers une nouvelle administration.

Avec Reuters par (Doina Chiacu; version française Claude Chendjou, édité par Jean-Michel Bélot)

France/Pesticide dans l’eau d’un village catalan: plainte pour «empoisonnement»

août 5, 2020

Deux plaintes ont été déposées mercredi 5 août à Perpignan, une pour «empoisonnement», l’autre pour «négligence», à la suite de la découverte de pesticide dans l’eau alimentant un village des Pyrénées-Orientales, a indiqué à l’AFP l’avocat des plaignants.

A la suite de la pollution d’une rivière, les quelque 900 habitants de Tautavel sont privés d’eau potable depuis deux mois. L’avocat des plaignants Me Jean Codognès précise que deux plaintes ont été déposées: une contre X pour «empoisonnement» afin qu’une enquête puisse déterminer l’origine, la seconde pour «négligence» vise Perpignan Méditerranée Métropole, gestionnaire du réseau d’au potable.

«Négligence des pouvoirs publics»

L’avocat pointe «une conjonction de plusieurs problématiques: d’abord, les installations de pompage ne sont pas aux normes, classées fragiles et vulnérables, la zone de captage doit être modifiée depuis 2012, mais rien n’a été fait. Il y a une négligence des pouvoirs publics». «Ensuite, ajoute-t-il, on suspecte un ou des viticulteurs soit d’avoir utilisé ces produits chimiques interdits, soit d’avoir vidangé des cuves contenant ces produits dans des zones inadaptées», qui auraient terminé dans la rivière qui traverse le village, le Verdouble.

«Les analyses révèlent la présence de plusieurs molécules de pesticides, soit du fluxapyroxad, un fongicide, le thiamétoxame, un insecticide substance active de la famille néonicotinoides, de l’atrazine et therbuthylazine dont l’utilisation est interdite par décret N°2018-675 du 30 juillet 2018», soulignent dans leur plainte les trois associations.

Appel à ne plus consommer l’eau du robinet

Pour le président LR de Perpignan Méditerranée Métropole, Robert Vila, un retour à la normale est prévu pour le 10 août. «L’agence régionale de santé a effectué des analyses qui ont montré que l’eau n’était pas consommable. Aujourd’hui, dit-il, les analyses sont de plus en plus rassurantes, on se rapproche de quelque chose de normal. (…) On espère qu’aux alentours du 10 août la situation sera à nouveau normale». Depuis le 10 juin et l’appel à ne plus consommer l’eau du robinet, Perpignan Méditerranée Métropole distribue gratuitement des bouteilles d’eau aux habitants de Tautavel.

C’est «une analyse de routine (qui) a révélé la présence importante de pesticides, généralement utilisés dans le monde agricole. On avait alerté à plusieurs reprises de la fragilité de la station de traitement», a précisé à l’AFP Giselle Santana, de la délégation Pyrénées-Orientales de l’Agence régionale de santé (ARS). Cette semaine, dans l’urgence, «une station de traitement mobile a été installée, avec un filtre à charbon actif, qui permet de retenir les molécules présentes dans l’eau, mais le problème n’est pas réglé à long terme. La solution pérenne, c’est un investissement de plusieurs millions d’euros», ajoute l’experte de l’ARS.

Produits «cancérigènes»

«On ne peut pas suspecter un geste volontaire, il faut identifier le fautif pour faire cesser ces pratiques. Ce sont des produits hyper dangereux, cancérigènes», alerte Patrick Marcotte, porte-parole local d’EELV et du collectif Alternative aux pesticides 66, une des associations plaignantes. Les deux autres associations à avoir porté plainte sont l’Association des usagers de l’eau des Pyrénées-Orientales et l’Association Tautavelloise pour l’information et la sauvegarde.

«On regrette le laisser-faire de l’ancienne municipalité alors que la rénovation du captage était subventionnée à 80%. Il faut relancer le débat sur le développement de la viticulture bio, 20% du vignoble est en bio dans le département, c’est un terroir exceptionnel, il faut protéger cette AOC magnifique (AOC Côtes du Roussillon Villages-Tautavel)», plaide l’écologiste.

Par Le Figaro avec AFP

L’ancien président français Valéry Giscard d’Estaing visé par une enquête après une plainte pour agression sexuelle

mai 11, 2020

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Une journaliste allemande a porté plainte contre l’ancien président de la République, qu’elle accuse de lui avoir touché les fesses fin 2018.

L’ancien président de la République Valéry Giscard d’Estaing est visé par une enquête ouverte lundi pour examiner la plainte d’une journaliste allemande qui l’accuse de lui avoir touché les fesses fin 2018, a annoncé le parquet de Paris à l’AFP.

Ann-Kathrin Stracke, journaliste de 37 ans à la télévision publique allemande WDR, a déposé une plainte le 10 mars contre l’actuel membre du Conseil Constitutionnel âgé de 94 ans, l’accusant de lui avoir posé la main sur les fesses à trois reprises lors d’une interview réalisée dans son bureau parisien.

L’enquête a été confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), a précisé le parquet. Contacté par l’AFP, l’avocat de l’ancien chef d’Etat n’a pas souhaité faire de commentaire dans l’immédiat.

«Les gens doivent savoir»

«Je suis heureuse d’apprendre que le ministère public a enregistré ma plainte pénale et a décidé d’ouvrir une enquête», a réagi Mme Stracke auprès de l’AFP. «Je suis, bien entendu, à la disposition de la justice française dans le cadre de cette enquête», a-t-elle ajouté. «J’ai décidé de raconter mon histoire parce que je pense que les gens doivent savoir qu’un ancien président français a harcelé sexuellement une journaliste, en l’occurrence moi, après une interview», avait-elle expliqué jeudi à l’AFP, confirmant l’information de cette plainte dévoilée la veille par Le Monde et le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung.

Les faits se seraient produits le 18 décembre 2018 pendant une interview avec M. d’Estaing, à l’occasion du 100e anniversaire de la naissance d’Helmut Schmidt, ex-chancelier allemand qu’il a côtoyé au cours de son mandat à l’Elysée (1974-1981).

«Après l’interview, j’ai demandé à pouvoir faire une photo avec M. d’Estaing et mes collègues. Cette photo a été prise par son assistante qui était dans la pièce. J’étais debout à gauche de  »VGE » et, pendant la photo, il a mis sa main sur ma taille gauche, qui a ensuite glissé plus loin vers mes fesses et est restée là», a déclaré Mme Stracke à l’AFP. Une situation qui se serait répétée à deux autres reprises juste après: lors d’une nouvelle photo et alors que l’ancien président lui montrait des anciennes images de lui aux côtés d’autres chefs d’Etats ou de sa famille. «J’ai encore essayé de le repousser, mais je n’ai pas réussi», a-t-elle précisé.

Pour se libérer de cette situation qu’elle qualifie de «très dégradante», elle affirme avoir obtenu l’aide de son cameraman qui, renversant un abat-jour et plaçant une chaise entre l’ancien président et elle, a cherché à faire diversion.

Par Le Figaro avec AFP