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France/Pesticide dans l’eau d’un village catalan: plainte pour «empoisonnement»

août 5, 2020

Deux plaintes ont été déposées mercredi 5 août à Perpignan, une pour «empoisonnement», l’autre pour «négligence», à la suite de la découverte de pesticide dans l’eau alimentant un village des Pyrénées-Orientales, a indiqué à l’AFP l’avocat des plaignants.

A la suite de la pollution d’une rivière, les quelque 900 habitants de Tautavel sont privés d’eau potable depuis deux mois. L’avocat des plaignants Me Jean Codognès précise que deux plaintes ont été déposées: une contre X pour «empoisonnement» afin qu’une enquête puisse déterminer l’origine, la seconde pour «négligence» vise Perpignan Méditerranée Métropole, gestionnaire du réseau d’au potable.

«Négligence des pouvoirs publics»

L’avocat pointe «une conjonction de plusieurs problématiques: d’abord, les installations de pompage ne sont pas aux normes, classées fragiles et vulnérables, la zone de captage doit être modifiée depuis 2012, mais rien n’a été fait. Il y a une négligence des pouvoirs publics». «Ensuite, ajoute-t-il, on suspecte un ou des viticulteurs soit d’avoir utilisé ces produits chimiques interdits, soit d’avoir vidangé des cuves contenant ces produits dans des zones inadaptées», qui auraient terminé dans la rivière qui traverse le village, le Verdouble.

«Les analyses révèlent la présence de plusieurs molécules de pesticides, soit du fluxapyroxad, un fongicide, le thiamétoxame, un insecticide substance active de la famille néonicotinoides, de l’atrazine et therbuthylazine dont l’utilisation est interdite par décret N°2018-675 du 30 juillet 2018», soulignent dans leur plainte les trois associations.

Appel à ne plus consommer l’eau du robinet

Pour le président LR de Perpignan Méditerranée Métropole, Robert Vila, un retour à la normale est prévu pour le 10 août. «L’agence régionale de santé a effectué des analyses qui ont montré que l’eau n’était pas consommable. Aujourd’hui, dit-il, les analyses sont de plus en plus rassurantes, on se rapproche de quelque chose de normal. (…) On espère qu’aux alentours du 10 août la situation sera à nouveau normale». Depuis le 10 juin et l’appel à ne plus consommer l’eau du robinet, Perpignan Méditerranée Métropole distribue gratuitement des bouteilles d’eau aux habitants de Tautavel.

C’est «une analyse de routine (qui) a révélé la présence importante de pesticides, généralement utilisés dans le monde agricole. On avait alerté à plusieurs reprises de la fragilité de la station de traitement», a précisé à l’AFP Giselle Santana, de la délégation Pyrénées-Orientales de l’Agence régionale de santé (ARS). Cette semaine, dans l’urgence, «une station de traitement mobile a été installée, avec un filtre à charbon actif, qui permet de retenir les molécules présentes dans l’eau, mais le problème n’est pas réglé à long terme. La solution pérenne, c’est un investissement de plusieurs millions d’euros», ajoute l’experte de l’ARS.

Produits «cancérigènes»

«On ne peut pas suspecter un geste volontaire, il faut identifier le fautif pour faire cesser ces pratiques. Ce sont des produits hyper dangereux, cancérigènes», alerte Patrick Marcotte, porte-parole local d’EELV et du collectif Alternative aux pesticides 66, une des associations plaignantes. Les deux autres associations à avoir porté plainte sont l’Association des usagers de l’eau des Pyrénées-Orientales et l’Association Tautavelloise pour l’information et la sauvegarde.

«On regrette le laisser-faire de l’ancienne municipalité alors que la rénovation du captage était subventionnée à 80%. Il faut relancer le débat sur le développement de la viticulture bio, 20% du vignoble est en bio dans le département, c’est un terroir exceptionnel, il faut protéger cette AOC magnifique (AOC Côtes du Roussillon Villages-Tautavel)», plaide l’écologiste.

Par Le Figaro avec AFP

L’ancien président français Valéry Giscard d’Estaing visé par une enquête après une plainte pour agression sexuelle

mai 11, 2020

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Une journaliste allemande a porté plainte contre l’ancien président de la République, qu’elle accuse de lui avoir touché les fesses fin 2018.

L’ancien président de la République Valéry Giscard d’Estaing est visé par une enquête ouverte lundi pour examiner la plainte d’une journaliste allemande qui l’accuse de lui avoir touché les fesses fin 2018, a annoncé le parquet de Paris à l’AFP.

Ann-Kathrin Stracke, journaliste de 37 ans à la télévision publique allemande WDR, a déposé une plainte le 10 mars contre l’actuel membre du Conseil Constitutionnel âgé de 94 ans, l’accusant de lui avoir posé la main sur les fesses à trois reprises lors d’une interview réalisée dans son bureau parisien.

L’enquête a été confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), a précisé le parquet. Contacté par l’AFP, l’avocat de l’ancien chef d’Etat n’a pas souhaité faire de commentaire dans l’immédiat.

«Les gens doivent savoir»

«Je suis heureuse d’apprendre que le ministère public a enregistré ma plainte pénale et a décidé d’ouvrir une enquête», a réagi Mme Stracke auprès de l’AFP. «Je suis, bien entendu, à la disposition de la justice française dans le cadre de cette enquête», a-t-elle ajouté. «J’ai décidé de raconter mon histoire parce que je pense que les gens doivent savoir qu’un ancien président français a harcelé sexuellement une journaliste, en l’occurrence moi, après une interview», avait-elle expliqué jeudi à l’AFP, confirmant l’information de cette plainte dévoilée la veille par Le Monde et le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung.

Les faits se seraient produits le 18 décembre 2018 pendant une interview avec M. d’Estaing, à l’occasion du 100e anniversaire de la naissance d’Helmut Schmidt, ex-chancelier allemand qu’il a côtoyé au cours de son mandat à l’Elysée (1974-1981).

«Après l’interview, j’ai demandé à pouvoir faire une photo avec M. d’Estaing et mes collègues. Cette photo a été prise par son assistante qui était dans la pièce. J’étais debout à gauche de  »VGE » et, pendant la photo, il a mis sa main sur ma taille gauche, qui a ensuite glissé plus loin vers mes fesses et est restée là», a déclaré Mme Stracke à l’AFP. Une situation qui se serait répétée à deux autres reprises juste après: lors d’une nouvelle photo et alors que l’ancien président lui montrait des anciennes images de lui aux côtés d’autres chefs d’Etats ou de sa famille. «J’ai encore essayé de le repousser, mais je n’ai pas réussi», a-t-elle précisé.

Pour se libérer de cette situation qu’elle qualifie de «très dégradante», elle affirme avoir obtenu l’aide de son cameraman qui, renversant un abat-jour et plaçant une chaise entre l’ancien président et elle, a cherché à faire diversion.

Par Le Figaro avec AFP

Côte d’Ivoire : Guillaume Soro visé par une plainte en France pour « crimes de guerre »

mai 8, 2020

Guillaume Soro, le 25 mars 2015 à Abidjan.

Guillaume Soro, le 25 mars 2015 à Abidjan. © Photo Olivier pour JA

 

L’ex-Premier ministre ivoirien Guillaume Soro est visé par une plainte déposée à Paris, pour « torture », « assassinat » et « crimes de guerre ».

Cette plainte, déposée jeudi avec constitution de partie civile, permet aux demandeurs dénonçant des faits pouvant être qualifiés de crimes de réclamer la désignation d’un juge d’instruction pour mener des investigations, sans passer par une enquête préliminaire du parquet.

Dans cette plainte, Guillaume Soro, qui conteste les accusations, est notamment présenté comme le commanditaire de l’enlèvement, suivi de torture et d’assassinat, d’Ibrahima Coulibaly, un ex-chef rebelle ivoirien, le 27 avril 2011.

Les plaignants demandent également des poursuites pour des morts causées lors de combats entre factions rivales dans la nuit du 20 au 21 juin 2004 à Bouaké et Korhogo, qu’ils attribuent aux Forces nouvelles de Guillaume Soro, aujourd’hui âgé de 47 ans.

« Après de longues années d’impunité, cette plainte avec constitution de partie civile tend à ce que les responsabilités des auteurs, complices et autres donneurs d’ordres soient enfin exposées », relèvent les avocats Noémie Saidi-Cottier, Laurence Greig et Joseph Breham dans un communiqué.

« Dénonciation calomnieuse »

Ils la justifient notamment par le fait que Guillaume Soro réside depuis fin 2019 en France, un des éléments qui permet la saisine de la justice française.

« Les faits dénoncés dans cette plainte sont faux et j’ai donné instruction à mes avocats de déposer une plainte en dénonciation calomnieuse », a réagi Guillaume Soro par l’intermédiaire d’un de ses conseils, Me Jean-Marc Fédida.

Guillaume Soro, candidat déclaré à la prochaine élection présidentielle ivoirienne prévue en octobre, a par ailleurs été condamné fin avril par la justice de son pays à 20 ans de prison pour « recel de détournement de deniers publics » et « blanchiment de capitaux » lors de l’achat de sa résidence d’Abidjan en 2007.

Longtemps allié du président Alassane Ouattara, qu’il a aidé, en tant que chef de la rébellion, à accéder au pouvoir pendant la crise post-électorale de 2010-2011, il était devenu Premier ministre, puis président de l’Assemblée nationale, avant de rompre avec le chef de l’État début 2019

Par Jeune Afrique avec AFP

Congo-USA/Décès de César GANAO : Pourquoi ses ayants droit doivent porter plainte contre l’hôpital militaire et le CHU de Brazzaville pour responsabilité pour faute

avril 20, 2020

 

 

Photo de BrazzaNews.

César GANAO

César GANAO, possédant la double nationalité – congolaise et américaine (USA) – est décédé le jeudi 9 avril 2020, à 15 heures, au Centre Hospitalier Universitaire de Brazzaville (CHU-B).

Tout d’abord, César GANAO a souffert d’un cancer de l’estomac diagnostiqué en 2019 aux États-Unis, et rapidement pris en charge par le service d’oncologie de l’Hôpital Henri Mondor de Créteil, en France. Il était en voie de guérison depuis plus de six mois et était soumis à un contrôle médical tous les trois mois. Ensuite, le patient souffrait d’un diabète de type 2 qui était contrôlé et suivi par son médecin traitant et par une prise régulière des médicaments.

Chef mécanicien durant plusieurs années au sein des compagnies aériennes américaines United Airlines et NetJets, César GANAO est en séjour à Brazzaville lorsque, dans l’après-midi du lundi 06 avril 2020, il est conduit en urgence à l’Hôpital Militaire de Brazzaville à la suite d’une crise de diabète. Mais là, il n’a malheureusement bénéficié d’aucun soin. Le personnel soignant a été subitement pris de peur et de panique, sur la base d’une simple suspicion au Covid-19 quand le patient a présenté son passeport américain revêtu d’un visa délivré par l’autorité consulaire de l’ambassade du Congo à Paris.

César GANAO n’a donc pas été soigné pendant cette journée du 06 avril alors qu’il était en urgence hypoglycémique, nécessitant une intervention médicale d’urgence dont le défaut pouvait provoquer des conséquences d’une extrême gravité pouvant entrainer un état comatique ou la mort.

Ce lundi 06 avril 2020, à 11 heures, un agent du Laboratoire National de Santé Publique de Brazzaville se rend au chevet du malade pour faire un prélèvement en vue d’un test au Covid-19, dont les résultats étaient attendus le jeudi 09 avril. Ne bénéficiant toujours pas de soins, César GANAO est transféré le mardi 07 mars, vers 14 heures, au Pavillon Covid-19 du CHU de Brazzaville. Un transfert qui sème le trouble, et qui est contestable pour deux raisons.

-D’abord, sans l’administration des soins appropriés depuis plus de 24 heures, abandonné dans un état d’extrême fatigue, César GANAO est transféré dans une ambulance vers le CHU-B avant les résultats de deux tests permettant de savoir s’il a été touché par le coronavirus. Cette impasse est d’autant plus incompréhensible que la famille avait remis le dossier médical du patient au service hospitalier attestant que ce dernier souffrait d’un diabète de type 2.
Il était donc victime d’une crise d’hypoglycémie qui nécessitait l’administration des médicaments hypoglycémiants injectables pour stabiliser le taux de glycémie.

-Ensuite, le patient, en situation de détresse vitale, prélude à un état comateux, est transféré vers le pavillon Covid-19 du CHU sans que l’Hôpital Militaire n’obtienne le consentement obligatoire du patient ni celui de sa famille, dont deux membres étaient présents sur les lieux. L’Hôpital Militaire a par conséquent failli à son devoir d’information qu’exige la déontologie médicale pour n’avoir pris aucune mesure utile pour informer du transfert la famille du patient hospitalisé.

Le mercredi soir, n’ayant toujours reçu aucun soin depuis plus de 48 heures, César GANAO s’est retrouvé dans un état comateux à la suite d’une complication aigue de diabète qui est visiblement l’hypoglycémie. Le jeudi 09 avril 2020, dans la matinée, le Laboratoire National transmet à l’hôpital Militaire et au CHU les résultats d’un deuxième test au Covid-19 qui se révèle également négatif. Mais, il est trop tard. Resté depuis trois jours sans soin particulier, César GANAO décède le même jour, vers 15 heures, au CHU de Brazzaville.

Et, comme si cette souffrance ne suffisait point, les services compétents du CHU refusent de transférer le corps de César GANAO à la morgue, et tentent avec une farouche volonté de l’enterrer le même jour, au motif non fondé de suspicion du Covid-19. Rappelons que ces services avaient pourtant en leur possession les résultats des deux tests sérologiques négatifs. De 15 heures à 1 heure du matin, le corps sans vie de César GANAO s’est vu infliger un cruel traitement tant il a été abandonnné dans le pavillon du Covid-19 du CHU. Il s’agit là d’un acte illicite attentatoire à l’intégrité d’un mort et à celle de sa famille.

De 15 heures à 1heure du matin, les parents du défunt ont sollicité du CHU de prendre toutes mesures utiles pour ne pas procéder à l’inhumation précipitée du corps. Depuis les Etats-Unis, Madame Yvette GANAO, l’épouse du défunt, a été contrainte de saisir en urgence l’ambassade des Etats-Unis à Brazzaville. C’est dire que la défaillance, suscitée par les dysfonctionnements des services du CHU, a porté une grave atteinte à l’intégrité du corps de César GANAO, et entrainé pour son épouse et ses enfants un grave choc traumatique.

A la lumière de ce qui précède, Mme Yvette GANAO doit constituer Avocat aux fins de déposer deux plaintes devant le tribunal compétent à Brazzaville, respectivement contre le l’Hôpital Militaire et le CHU-B.

-Premièrement, elle est fondée à invoquer la responsabilité pour faute de l’Hôpital Militaire de Brazzaville pour obtenir réparation au titre du préjudice subi. Elle doit invoquer en ce sens le principe de la responsabilité pour faute pour défaut de diligences pour les actes de diagnostics et de soins pour traiter le patient. Elle doit aussi soulever la faute dans l’organisation et le fonctionnement de l’Hôpital Militaire, notamment le défaut de coordination dans les services et le manque d’information et de surveillance du malade. D’autant que l’Hôpital Militaire n’avait visiblement pas pris toutes les dispositions sanitaires et médicales utiles et nécessaires pour équiper son personnel soignant contre toute contamination au coronavirus.

-Deuxièmement, la Veuve GANAO doit déposer une deuxième plainte contre le CHU de Brazzaville pour atteinte à l’intégrité d’un mort ainsi qu’à celle de sa famille pour abandon du corps du défunt le jeudi 09 avril 2020, entre 15 heures et 1 heure du matin, avant qu’il ne soit déposé à la morgue après d’âpres négociations. En effet, en droit médical, le corps doit être protégé aussitôt après la mort.

Cela dit, les plaintes de Madame GANAO doivent inciter plusieurs autres familles à multiplier les procédures judiciaires contre les établissements hospitaliers publics et privés congolais afin de modeler une nouvelle culture marquée du sceau de la judiciarisation des actes médicaux. Ce qui aura l’avantage de susciter une prise de conscience des hôpitaux et des cliniques, mais aussi des autorités publiques, quant au caractère sacré de la protection de l’être humain et des droits des malades fortement en péril au Congo-Brazzaville.

Les procédures engagées par la Veuve Yvette GANAO viendront rappeler que dans un contexte de déprime nationale, marqué par la pandémie du Covid-19, l’accès aux soins médicaux au Congo-Brazzaville est un droit fondamental pour tous. En ce sens, la bataille des droits fondamentaux est l’un des axes d’exercice de la citoyenneté. Droits de la personne, droits de la communauté. Les deux étant indissociables dans les conditions d’extrême instabilité juridique faisant prévaloir la Loi du plus fort suscitée par l’arbitraire. Cette impasse doit être corrigée dans l’intérêt des malades.

Avec Brazzanews par Roger MVOULA MAYAMBA
Juriste

France: Benjamin Griveaux a déposé plainte

février 15, 2020

L’ex-candidat à la mairie de Paris a déposé plainte du chef d’«atteinte à l’intimité de la vie privée» après la diffusion de vidéos et messages à caractère sexuel.

Benjamin Griveaux le 14 février 2020 à Paris
Benjamin Griveaux le 14 février 2020 à Paris Lionel Bonaventure /AFP

Selon le parquet de Paris, Benjamin Griveaux, qui a renoncé à sa candidature à la mairie de Paris après la diffusion de vidéos et messages à caractère sexuel, a déposé plainte ce samedi 15 février après-midi du chef d’«atteinte à l’intimité de la vie privée».

Sur LCI, le conseil de l’homme politique, Me Richard Malka, a affirmé qu’il s’agissait d’une plainte contre X. «Nous sommes respectueux de la présomption d’innocence. Il ne nous appartient pas de désigner des coupables. A la justice de le faire» a déclaré l’avocat.

Une enquête ouverte

A la suite de cette plainte, déposée dans les locaux de la direction régionale de la police judiciaire, le parquet de Paris a saisi d’une enquête la brigade de répression de la délinquance contre la personne.

Ce samedi, Piotr Pavlenski, qui revendique la diffusion des vidéos, a par ailleurs été interpellé à Paris dans le cadre d’une autre affaire – des violences qui auraient été commises le soir du 31 décembre. Il est actuellement en garde à vue au commissariat des 5e et 6 arrondissements.

Avec Le Figaro par Aude Bariéty

Côte d’Ivoire : Guillaume Soro lance sa contre-attaque judiciaire à Paris

janvier 23, 2020

L'ancien président de l'Assemblée nationale Guillaume Soro.

L’ancien président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro. © DR/Guillaume Soro (Twitter)

 

L’ancien président de l’Assemblée nationale a déposé plainte en France contre le procureur de la République, Richard Adou, et contre trois personnes concernées par l’enregistrement sonore qui lui vaut d’être accusé d’atteinte à la sûreté de l’État.

Accusé d’atteinte à la sûreté de l’État, de recel de détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux par la justice ivoirienne, l’ancien président de l’Assemblée nationale a déposé plainte en France.

Déposée par les avocats de Guillaume Soro, le 21 janvier à Paris, devant le Procureur de la République, cette plainte vise quatre personnes : Jean-Pierre Perez, Olivier Bazin, Akim Laacher et Richard Adou. Les trois premiers pour « captation illicite de la vie privée », « transmission d’une captation illicite » et « diffusion d’un montage illicite ». Richard Adou, le procureur de la République de Côte d’Ivoire, est lui visé « diffusion d’un montage illicite » et « tentative d’escroquerie au jugement ».

Patron du groupe Pefaco, qui possède plusieurs casinos et hôtels en Afrique de l’Ouest, Perez est une figure des réseaux corses sur le continent. Il a été présenté à Soro en 2012, lorsque ce dernier était Premier ministre, par le chef de gouvernement burkinabè Tertius Zongo. Olivier Bazin est lui un proche de Robert Montoya, ancien gendarme reconverti dans la vente d’armes en Afrique.

Enregistrement audio

Les deux hommes sont au cœur de l’enregistrement rendu public par Richard Adou, lors d’une conférence de presse le 26 décembre, pour justifier les accusations d’atteinte à la sûreté de l’État qui visent l’ancien président de l’Assemblée nationale.

L’enregistrement en question a eu lieu quelques semaines après les mutineries de mai 2017 au domicile abidjanais de Soro, à Marcory Résidentiel. Perez et Bazin sont présents. On l’entend discuter de ses soutiens au sein de l’armée, et notamment de celui des « comzones », qui dirigeaient la rébellion des Forces nouvelles à ses côtés après 2002.

Soro y dit aussi être « positionné un peu partout » et avoir la « télécommande » pour passer à l’action. La conversation fut enregistrée par Bazin et l’ancien président de l’Assemblée nationale, qui soupçonnaient un coup monté, assurent ses proches.

Akim Laacher aurait lui aussi enregistré certaines de ses conversations privées avec Soro, assure l’entourage de ce dernier. Franco-Algérien de 27 ans, il avait rencontré l’ancien Premier ministre en 2017 à Paris. Proche de l’UMP, il fut un temps en couple avec l’une des filles de Dominique de Villepin.

Jeuneafrique.com par Vincent Duhem – à Abidjan

Une journaliste porte plainte après qu’un homme lui a claqué les fesses en direct

décembre 14, 2019

«À l’homme qui m’a claqué les fesses en direct à la télévision ce matin : vous m’avez violée, utilisée comme un objet et embarrassée. Aucune femme ne devrait avoir à subir ça, ni au travail ni ailleurs !!» Samedi 7 décembre, la journaliste américaine Alex Bozarjian tweetait sa colère envers le coureur qui, durant l’un de ses directs, lui a claqué les fesses face caméra.

Avec plus de 200.000 retweets et 735.000 mentions j’aime, l’histoire s’est rapidement propagée, suscitant colère et réactions outrées. Le numéro de dossard de l’homme a été noté, ses profils sur les réseaux sociaux identifiés- il a d’ailleurs très rapidement supprimé son compte Facebook.

Du Chili au Mexique, mobilisation des femmes contre la violence de genre

Ce vendredi 13 décembre, la journaliste a annoncé avoir déposé plainte pour «violences sexuelles».

Publié par Le Figaro.fr

WhatsApp poursuit en justice une entreprise israélienne d’espionnage numérique

octobre 30, 2019

 

L’application de messagerie accuse NSO d’avoir ciblé «100 défenseurs des droits humains, journalistes et autres membres de la société civile dans le monde

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L’application de messagerie Whatsapp accuse NSO d’avoir ciblé «100 défenseurs des droits humains, journalistes et autres membres de la société civile dans le mondeSTAN HONDA / AFP

WhatsApp a annoncé mardi 29 octobre avoir déposé plainte contre NSO group, une société israélienne à la réputation sulfureuse, spécialisée dans les logiciels d’espionnage et accusée d’aider des plusieurs gouvernements à épier des militants et des journalistes.

L’application de messagerie cryptée, rachetée en 2014 par Facebook, avait admis en mai avoir été infectée par un logiciel espion donnant accès au contenu des smartphones. En tout, 1.400 appareils ont été concernés dans différents pays dont le royaume de Bahreïn, les Emirats arabes unis et le Mexique.

Les pirates avaient exploité une faille de sécurité en insérant un logiciel malveillant dans des téléphones, simplement en appelant les usagers de l’application, utilisée par 1,5 milliard de personnes dans le monde. Ils avaient ainsi pu activer le micro et la caméra des appareils Apple ou Android ciblés pour écouter ou visualiser l’environnement des propriétaires à leur insu.

«Après des mois d’enquête, nous pouvons dire qui a mené cette attaque», a déclaré Will Cathcart, le patron de WhatsApp, dans un éditorial publié dans un quotidien américain. Il accuse alors NSO d’avoir ciblé une centaine personne dans le monde, dont des journalistes et des défenseurs des droits humains.

«Nous avons découvert que les attaquants avaient utilisé des serveurs et des hébergeurs internet dont les liens avec NSO ont déjà été établis dans le passé», explique-t-il. «Et nous avons pu relier certains comptes WhatsApp utilisés pendant cette opération malveillante à NSO. Leur attaque était ultra sophistiquée, mais ils n’ont pas entièrement réussi à effacer leurs traces.»

NSO, société basée à Herzliya, dans la «Silicon Valley» israélienne située au nord de Tel-Aviv, avait pourtant affirmé en mai que sa technologie était «commercialisée par l’intermédiaire de licences à des gouvernements dans le seul objectif de combattre la criminalité et le terrorisme».

Une «alerte» pour les Etats, les utilisateurs et les entreprises

Pour Will Cathcart, loin d’être une simple plainte, il s’agit aussi pour Whatsapp d’alerter les entreprises technologiques, mais aussi les gouvernements et les utilisateurs. «Les outils qui permettent d’espionner nos vies privées sont exploités à mauvais escient. Quand cette technologie se retrouve dans les mains d’entreprises et gouvernements irresponsables, elle nous met tous en danger», ajoute-t-il ainsi dans son éditorial.

Dans le viseur, Facebook, qui est sous le coup de plusieurs enquêtes aux Etats-Unis, notamment sur sa gestion des données personnelles et la protection de la vie privée. Le réseau social, qui possède aussi Instagram, est notamment très critiqué depuis un scandale de fuites de données et de tentative de manipulation d’électeurs à grande échelle en 2016, pendant les campagnes politiques aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.

«Les démocraties sont fondées sur une presse et une société civile fortes et indépendantes. Fragiliser la sécurité des outils qu’elles utilisent les met en danger. Or nous voulons protéger nos informations personnelles et nos conversations privées», a poursuivi Will Cathcart dans son éditorial.

Facebook tente depuis de restaurer la confiance avec ses utilisateurs et les autorités, en luttant notamment contre la désinformation, les faux comptes, les opérations étrangères de propagande, et en protégeant mieux ses infrastructures numériques.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Patrick Bruel accusé d’agression sexuelle : la plaignante détaille ses comportements « très déplacés »

octobre 12, 2019

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Patrick Bruel

Les ennuis continuent pour Patrick Bruel. Ce vendredi 11 octobre, on a appris que le chanteur de 60 ans était désormais visé par une plainte pour agression sexuelle. La plaignante s’est exprimée dans les colonnes du Parisien.

C’est une affaire qui a fait grand bruit. Le mois dernier, Patrick Bruel se retrouvait accusé de harcèlement sexuel par une jeune femme en Corse. Cette esthéticienne âgée d’une vingtaine d’années affirmait que le chanteur de 60 ans aurait eu un comportement déplacé alors qu’elle se rendait dans sa loge pour un massage. « Au cours de cette séance, la star aurait tenu des propos laissant entendre clairement qu’il attendait une prestation à caractère sexuel. Ce qu’elle aurait refusé catégoriquement malgré l’insistance de l’artiste », rapportait le 9 septembre Le Parisien, ajoutant que l’artiste avait également refusé de « se vêtir d’un sous-vêtement jetable » car celui-ci préférait rester « nu ».

Une enquête a été ouverte par le parquet d’Ajaccio et le récit de la jeune femme a donné l’envie à d’autres de prendre la parole. Deux jours après la révélation de cette sombre histoire, une esthéticienne de Perpignan a poussé la porte d’un commissariat pour cette fois-ci déposer plainte pour « agression sexuelle » contre l’interprète de Casser la voix. Une information révélée un mois plus tard par L’Indépendant. Selon le procureur de la République de Perpignan, les faits se seraient déroulés au début du mois de juillet, en marge du festival des Déferlantes à Argelès-sur-Mer auquel Patrick Bruel participait.

La jeune esthéticienne choquée par l’attitude de Patrick Bruel

Contactée par Le Parisien, la plaignante âgée d’une trentaine d’années a accepté de livrer son témoignage – sous couvert d’anonymat. « Quelques heures avant son spectacle, il m’a offert un pass VIP en me proposant de passer dans sa loge pour boire une coupe de champagne, a-t-elle expliqué. Mais je n’ai pas voulu y aller. Je préférais assister aux autres concerts. » Le lendemain matin, elle retrouve le célèbre comédien qui lui reproche alors de ne pas être venue le voir et la séance de massage prend immédiatement une autre tournure. Ce dernier aurait en effet mal réagi quand la jeune masseuse a voulu fermer la porte de la salle de massage.

L’esthéticienne qui a déjà « massé des stars » est alors très surprise par l’attitude de son client. « C’était la première fois que je massais Patrick Bruel. Il a eu des comportements très déplacés à mon égard, a-t-elle raconté. À un moment, alors qu’il était allongé sur le dos et que je lui massais les cuisses, il a voulu me prendre par les hanches pour me ramener vers lui. Il m’a aussi frôlé les fesses. À ce moment, je lui ai demandé d’arrêter et je lui ai dit que le massage était terminé. » Elle précise par la suite que Patrick Bruel n’aurait pas voulu porter de serviette autour de la taille avant d’ajouter : « ce qui l’intéressait le plus, c’était le massage de ses fesses ». Également joint par téléphone, Me Hervé Termine, l’avocat de l’artiste, n’a pas souhaité réagir sur ces nouvelles accusations.

Avec Voici.fr par Laura Buys

Un Russe porte plainte contre Apple pour l’avoir «rendu gay»

octobre 3, 2019

 

Un Russe, accusant Apple de l’avoir rendu homosexuel par le biais d’une application téléchargée sur sa plateforme, a porté plainte pour «préjudice moral», selon une copie de la plainte.

L’homme, qui souhaite garder l’anonymat, réclame un million de roubles (14.000 euros) de dommages et intérêts à la firme à la pomme. Selon le site des tribunaux de Moscou, une audience pour cette affaire est prévue le 17 octobre. Le plaignant affirme avoir téléchargé une application de cryptomonnaies sur l’Apple Store et avoir reçu un virement de 69 «GayCoins» au lieu des bitcoins qu’il avait commandés. Le virement était accompagné d’un message en anglais disant «Ne juge pas avant d’avoir essayé». «J’ai pensé qu’en effet, comment juger quelque chose sans essayer», déclare t-il dans sa plainte. «Et j’ai décidé d’essayer les relations homosexuelles. Deux mois plus tard, je suis plongé dans une relation intime avec une personne de mon sexe et je ne peux pas revenir en arrière». «J’ai un petit copain stable et je ne sais pas comment expliquer tout cela à mes parents. Ma vie a changé pour le pire et ne redeviendra jamais normale», ajoute-t-il.

«Apple, en me manipulant, m’a poussé à l’homosexualité», affirme l’homme dans une plainte consultée par et transmise par son avocate, indiquant subir «des souffrances morales et des dommages psychologiques». Sapijat Gousnieva, l’avocate du plaignant, a assuré que cette plainte est «sérieuse», précisant que son client est «effrayé» et «souffre». «Apple est responsable de ses programmes, de ce qu’ils offrent», a-t-elle ajouté, indiquant que son client «était auparavant dans une relation stable avec une femme». La représentation d’Apple en Russie n’a pas donné suite dans l’immédiat aux sollicitations de l’AFP. En 2016, cette avocate s’était déjà attaquée à un géant américain, en défendant un étudiant qui avait déposé une plainte contre McDonald’s après avoir eu la joue transpercée par une arête de poisson en mangeant un plat acheté dans le fast-food.

Par Le Figaro.fr avec AFP