Posts Tagged ‘Pluies diluviennes’

Japon: au moins 16 morts, 20 autres décès présumés après des pluies diluviennes

juillet 5, 2020

 

Au moins 16 personnes sont mortes et le bilan pourrait s’élever avec une vingtaine de décès présumés dans l’ouest du Japon où des pluies diluviennes ont entraîné des inondations et des glissements de terrain, ont rapporté dimanche les médias japonais.

Les inondations dans la région de Kumamoto, située sur l’île de Kyushu, au sud-ouest du pays, ont détruit des maisons, emporté des véhicules et provoqué l’effondrement de ponts, laissant de nombreuses villes sous les flots et certains habitants coupés du monde. Outre les seize personnes décédées, la chaîne de télévision publique NHK a fait état d’une vingtaine de personnes en «arrêt cardio-respiratoire», un terme généralement utilisé au Japon pour annoncer la mort d’une personne, avant qu’elle ne soit confirmée par les médecins. Parmi elles figurent 14 résidents d’une maison de retraite inondée ce samedi par une rivière toute proche qui est sortie de son lit.

Les responsables de la région et des municipalités affectées par la catastrophe naturelle n’étaient pas en mesure dimanche matin de confirmer les décès rapportés par les médias.

Une dizaine de personnes sont également portées disparues à la suite de ces intempéries alors que plus de 200.000 personnes ont reçu l’ordre d’évacuer. «Nous ferons tout notre possible pour empêcher la propagation du coronavirus et rendre la vie aussi confortable que possible à ceux qui ont été contraints de quitter leur domicile», a déclaré à la presse Ryota Takeda, le ministre de la Gestion des catastrophes après s’être rendu dans un gymnase de la ville de Hitoyoshi où 600 habitants sont hébergés.

Dimanche matin, les précipitations avaient baissé en intensité à Kumamoto mais de nombreux habitants de la région demeuraient coupés du monde en raison des importants dégâts provoqués par ces intempéries.

Des équipes de secours et des soldats de Forces d’autodéfense ont déployé des hélicoptères et des bateaux pour retrouver des personnes disparues et venir au secours d’habitants bloqués dans leurs maisons. Dimanche soir, de nouvelles précipitations sont attendues dans la région. Un immense signe «SOS» a été créé sur le terrain d’une école élémentaire désaffectée de la ville de Yatsushiro, où une dizaine de personnes faisaient de grands signes en direction des hélicoptères des médias et des secours, à l’aide de serviettes blanches et de parapluies.

Par Le Figaro avec AFP

Pluies diluviennes et inondations au Pérou: 75 morts

mars 19, 2017

 

Des habitants dans une rue inondée de Trujillo, à 570 km au nord de Lima, le 18 mars 2017 / © AFP / CELSO ROLDAN, STR

Les pluies diluviennes causées par El Niño qui s’abattent depuis plusieurs jours sur le Pérou ont continué dimanche et provoqué inondations, avalanches et coulées de boue, dont le bilan s’établissait à 75 morts.

Selon l’Institut national de défense civile du Pérou (INDECI), 75 personnes ont été tuées et plus de 625.000 autres affectées par ces intempéries, dont 70.000 qui ont perdu leur domicile.

La Croix-Rouge du Pérou a déployé des équipes de secours d’urgence dans les zones les plus touchées pour fournir des abris, de l’eau, des équipements sanitaires et de la nourriture, a indiqué la Croix-Rouge internationale dans un communiqué.

« Les premières évaluations de la Croix-Rouge sur le terrain montrent des dégâts extrêmement importants. Beaucoup de personnes ont tout perdu. Elles auront besoin d’aide pour reconstruire leur vie », a estimé Walter Cotte, directeur régional de la Croix-Rouge internationale pour les Amériques, cité par le communiqué.

« Le nord du Pérou n’a pas connu une telle situation depuis la fin des années 1990 », a-t-il ajouté.

Pérou: les pluies diluviennes d’El Niño font au moins 72 morts / © AFP / Nicolas Garcia, Ponce Ramirez, Frédéric Jeammes

La capitale péruvienne Lima, dont les dix millions d’habitants subissent les effets du phénomène météorologique El Niño depuis janvier, a été particulièrement touchée, avec des milliers de sinistrés et la perspective d’une rupture d’approvisionnement en eau potable.

Le gouvernement a débloqué vendredi une aide d’urgence de 760 millions de dollars face à ces fortes pluies, provoquées par le réchauffement des eaux de l’océan Pacifique au nord du Pérou et l’absence de vents depuis l’Equateur.

Les pluies qui ont frappé ce pays ces dernières semaines sont similaires à celles qu’avaient connues le Pérou au cours du dramatique El Niño de 1998, lors duquel 500 personnes avaient trouvé la mort.

Le pire phénomène El Niño au Pérou a été celui de l’hiver 1982-1983, pendant lequel 9.000 personnes avaient péri, victimes notamment des épidémies, avec une chute de 11,6% du PIB.

Romandie.com avec(©AFP / 19 mars 2017 21h39)

Guinée : Conakry dévastée par des pluies diluviennes

juillet 30, 2015
  Une voiture emportée par les eaux dans le quartier Minière (commune de Dixinn), à Conakry, lundi 27 juillet. © DR/Facebook


Une voiture emportée par les eaux dans le quartier Minière (commune de Dixinn), à Conakry, lundi 27 juillet. © DR/Facebook

Conakry est frappée depuis le 24 juillet par des pluies torrentielles qui ont provoqué la mort d’au moins quatre personnes. Les populations se plaignent du manque de réaction des autorités, et la saison des pluie n’est pas terminée.

Le ciel de Conakry n’était toujours pas dégagé, ce mercredi 29 juillet, mais les pluies diluviennes qui ont fait quatre morts ces derniers jours, selon un bilan provisoire, semblaient en voie de s’estomper – au moins provisoirement. Au secteur Tombo 1 dans la presqu’île de Kaloum, souvent inondée, les concessions ont été totalement envahies par les eaux. Partout, les populations profitaient de l’accalmie pour sécher leur linge, mais aussi réitérer leurs cris de détresse.

« Nous souffrons beaucoup. Nous appelons les autorités à nous venir en aide », lance Mme Keita et la plupart de ses voisins. Le chef de secteur, Ansoumane Bangoura, se repose sous un hangar autour d’un thé avec ses amis. « Depuis plus de six ans, à chaque saison des pluies, il y a des inondations. Chaque fois, la presse passe, mais il n’y a pas de réactions des autorités… Les congélateurs, les postes téléviseurs, tous sont imbibés d’eau. Nous passons la nuit débout. »

Ironie du sort, Tombo abrite justement la direction nationale de la protection civile, dont l’action est jugée insuffisante par les populations. Le colonel Cécé Haba, directeur régional de ce service public se défend : « Tous les canaux d’évacuation des eaux de ruissellement sont bouchés par les populations qui y déversent des ordures. (.. .) Kaloum est entourée par la mer. Les caniveaux servent à évacuer les eaux. Les populations en ont fait des dépotoirs et voilà les conséquences. »

Manque de moyens

De fait, la protection civile intervient quand il y a sinistre. « S’il y a des blessés nous sommes obligés d’intervenir, poursuit Cécé Haba. C’est le cas à Kobayah, où un véhicule a été emporté par les eaux. Les corps des trois personnes qui étaient à son bord ont été déposés à la morgue de l’hôpital Donka. Un troisième corps en décomposition a été retrouvé avant-hier à Coléah. Mais en cette période d’Ebola, on hésite à intervenir quand nous ne sommes pas avec la Croix rouge, habilitée à gérer les corps ». Et si l’enceinte de la direction nationale de la protection civile est remplie de véhicules, l’essentiel manque. « On a besoin de motopompes et de vide-caves pour évacuer les eaux dans les concessions », déplore le colonel.

« Conakry est l’une des capitales les plus pluvieuses du monde et fait partie des foyers orageux les plus intenses », rappelle le directeur national de la météorologie, Mamadou Lamine Bah. « Au total, il a été recueilli en 72h à la station météorologique de l’aéroport de Conakry 450 mm (450 litres par mètres carrés), selon le bulletin météo publié lundi. Soit la quantité de pluie habituellement enregistrée les 11 derniers jours du mois de juillet. »

Des habitants constatent les ravages des inondations dans les rues de Conakry, mercredi 29 juillet. © Diawo Barry pour J.A.

Des habitants constatent les ravages des inondations dans les rues de Conakry, mercredi 29 juillet. © Diawo Barry pour J.A.

« Ce n’est pas fini »

En dépit des dégâts provoqués par ces pluies torrentielles, le record de 471,8 mm, enregistré en 24 h le 16 juillet 1991, n’a pas été battu, selon la direction nationale de la météorologie, qui annonce des journées ensoleillées pour la fin de semaine. « Mais ce n’est pas fini, prévient Mamadou Lamine Bah. Les perturbations se succèdent à des intervalles de 24h. » La saison des pluies en cours a été marquée pas des phénomènes particulièrement violents à Conakry. Outre les inondations, la capitale a été secouée, entre fin mai et début juin, par le passage de tornades. Les installations de quatre radios privées et une partie de la toiture du deuxième stade de la ville (non encore inauguré) ont également été détruites par la foudre.

« À cause du changement climatique, notre continent est surchauffé. L’air monte facilement et la vapeur d’eau avec », reprend Mamadou Lamine Bah, non sans dénoncer les constructions anarchiques qui pullulent parfois jusque dans le lit des cours d’eau, comme à Kakimbo (commune de Ratoma). De son côté, Lousény Camara, ministre de la Ville et de l’Aménagement du territoire, dit attendre le rapport de ses agents sur le terrain pour aviser.

Comme l’action des autorités, la fiabilité de la météo guinéenne est critiquée par les populations. Ce qu’admet Mamadou Lamine Bah, qui répond que cela n’est pas un problème propre qu’à la Guinée. « Les phénomènes naturels sont difficiles à saisir », dit-il, rappelant que son service manque aussi de moyens, d’équipements et de personnel qualifié. « Notre budget est secret, car si je vous dit qu’il est égal à zéro, vous ne me croiriez pas… ».

Jeuneafrique.com par Barry Diawo