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Syrie: Des combattants d’Al-Qaïda ont pris une ville du nord

septembre 18, 2013

BEYROUTH – Un groupe de combattants d’Al-Qaïda s’est emparé mercredi de la ville syrienne d’Azaz, près de la frontière turque, après de violents combats contre des rebelles, ont déclaré des militants à l’AFP.

L’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) a pris le contrôle total d’Azaz. Il tiennent les entrées de la ville, a expliqué Abou Ahmad, un militant présent dans Azaz.

Un autre militant, qui habite Azaz, a confirmé cette information. L’EIIL contrôle complètement (la ville). Ils arrêtent des gens dans leurs maisons et ils contrôlent tous les checkpoints, a-t-il dit à l’AFP, via internet, sous le couvert de l’anonymat.

Des affrontements se poursuivaient par ailleurs sur les hauteurs d’Azaz.

Abou Ahmad a indiqué qu’après s’être emparés de la ville, les combattants de l’EIIL se rendaient vers le point de passage avec la Turquie de Bab al-Salameh, qui est depuis des mois sous le contrôle de rebelles.

Signe de la complexité du conflit en Syrie, si les combats entre l’EIIL et des rebelles non-jihadistes se multiplient ces dernières semaines dans certaines régions, dans d’autres ils combattent ensemble contre les troupes du régime.

Romandie.com avec (©AFP / 18 septembre 2013 22h08)

Une femme tuée au Rwanda par un obus: Kigali accuse la RDC de viser sa population

août 29, 2013

GISENYI (Rwanda) – Le Rwanda a dénoncé jeudi le bombardement inacceptable de son territoire, accusant la République démocratique du Congo (RDC) voisine, dont l’armée combat des rebelles près de leur frontière, de viser les civils, après la mort d’une Rwandaise tuée par un obus.

Le bombardement incessant du territoire rwandais est inacceptable, comme il le serait pour quelque nation souveraine que ce soit. Les civils rwandais sont visés par les forces de RDC, a affirmé la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, citée dans un communiqué officiel.

Nous avons exercé de la retenue aussi longtemps que possible mais cette provocation ne peut plus être tolérée, a-t-elle averti, nous n’hésiterons pas à défendre notre territoire. Le Rwanda a la responsabilité de défendre sa population.

Une Rwandaise a été tuée et son bébé de deux mois grièvement blessé jeudi par un obus tombé dans la localité rwandaise de Gisenyi, ville jumelle de la ville congolaise de Goma, de l’autre côté de la frontière entre les deux pays, selon les autorités rwandaises.

Un obus est tombé en ville et a tué une femme et gravement blessé son enfant (…) entre 09H00 et 09H30 locales (07H00 et 7H30 GMT) non loin du centre-ville, avait déclaré jeudi matin à l’AFP le vice-maire de Gisenyi, Ezechiel Nsengiyumva Buntu.

Les autorités de Kigali accusent l’armée de RDC (FARDC), qui affronte depuis une semaine les rebelles congolais du M23 à une quinzaine de kilomètres au nord de Goma, d’avoir tiré volontairement sur Gisenyi. Elles ajoutent que moins de deux heures après, un autre obus a frappé Gisenyi, près du point de passage avec Goma, blessant une personne, et que huit autres obus sont tombés jeudi dans le village frontalier de Busasamana, à une vingtaine de kilomètres au nord de Gisenyi.

Un total de 34 obus ont été tirés sur le Rwanda au cours du mois écoulé par les forces de RDC, affirme Kigali dans ce communiqué.

Aucun bombardement côté congolais de la frontière n’était entendu en début de soirée à Gisenyi, qui était calme, selon une journaliste de l’AFP. Des cratères étaient visibles aux endroits où sont tombés les obus jeudi.

Depuis mercredi, les troupes de l’ONU en RDC pilonnent les positions des rebelles au nord de Goma. Quatre obus, d’origine indéterminée, sont tombés mercredi soir sur la ville, capitale de la province minière orientale du Nord-Kivu, destabilisée depuis deux décennies par les actions de nombreux groupes armés.

Des véhicules militaires rwandais, dont des blindés, ont été vus jeudi soir dans la région de Gisenyi, se dirigeant vers la frontière avec la RDC, selon des journalistes.

Le Rwanda accuse régulièrement l’armée de RDC de bombarder volontairement le côté rwandais de la frontière, lors des combats contre les rebelles dans l’est de son territoire.

Il y a une semaine exactement, alors que les combats reprenaient au nord de Goma, Kigali avait déjà accusé l’armée congolaise d’avoir délibérement bombardé le Rwanda et l’armée rwandaise avait prévenu qu’elle ne resterait pas indéfiniment sans réagir.

Le 15 juillet, lors d’une précédente vague de combats entre FARDC et M23, l’armée rwandaise avait lancé des accusations similaires, dénonçant une provocation délibérée et une agression contre le Rwanda.

Le Mouvement du 23 mars (M23) est actif depuis mai 2012 dans le Nord-Kivu. Kinshasa et l’ONU ont accusé le Rwanda et l’Ouganda de soutenir ce mouvement rebelle congolais, ce que les deux pays ont toujours démenti.

Romandie.com avec (©AFP / 29 août 2013 18h39)

La Côte d’Ivoire rouvre ses frontières terrestres et maritimes avec le Ghana

octobre 8, 2012
Alassane Ouattara en conférence de presse, le 5 octobre 2012 à Paris. Alassane Ouattara en conférence de presse, le 5 octobre 2012 à Paris. © Eric Piermont

Fermées depuis le 21 septembre, les frontières entre le Ghana et la Côte d’Ivoire rouvrent à partir de lundi 8 octobre. La décision d’Abidjan fait suite à un bras de fer sécuritaire entre les deux pays.

La Côte d’Ivoire a annoncé, dimanche 7 octobre, que ses frontières maritimes et terrestres avec le Ghana seraient rouvertes lundi. Les liaisons aériennes avaient déjà été rétablies le 24 septembre, trois jours après la décision d’Abidjan de fermer tout point de passage entre les deux pays suite à une attaque de ses forces de sécurités ivoiriennes à Noé (170 km à l’Est de d’Abidjan) par des éléments venus du Ghana.

Le ministre ivoirien de la Défense, Paul Koffi Koffi, qui a annoncé la décision en lisant un communiqué sur la télévision publique RTI, précise que « les deux pays frères ont renforcé leur dispositif de sécurité le long de la frontière commune en vue d’empêcher toute incursion ».

Selon le ministre, le président ivoirien, Alassane Ouattara, et son homologue ghanéen, John Dramani Mahama, « sont restés en contact permanent ». Outre la sécurisation de leur frontière, le bras de fer entre les deux pays portait sur le cas de Justin Koné Katinan, le porte-parole en exil de l’ex-président Laurent Gbagbo, lui-même détenu à la prison de la Cour pénale internationale, à La Haye.

L’extradition de Koné Katinan

Lancé par la justice ivoirienne, un mandat d’arrêt international pèse sur Koné Katinan dont Abidjan réclame depuis des mois l’extradition. Arrêté une première fois le 24 août, celui-ci possède le statut de réfugié et n’était pas extradable pour une inculpation de crimes économiques. Entre temps, il a en outre été inculpé pour le meurtre de deux hommes pendant la crise postélectorale, arrêté une nouvelle fois, et son dossier a été confié par la justice ghanéenne à Interpol Ghana, qui réclame des précisions sur le dossier.

Le processus d’extradition est donc lent et n’est pas sûr d’aboutir, même si Accra souhaite vraisemblablement se débarrasser de ce dossier encombrant avant les élections générales prévues en décembre prochain.

Lors d’une visite à Abidjan, le 5 septembre, John Dramani Mahama a promis qu’il ne permettrait pas que son pays serve de « base arrière » pour déstabiliser son voisin ivoirien. Dans les combats autour du poste-frontière de Noé, cinq assaillants ont été tués et cinq arrêtés dans, selon les autorité ivoiriennes, qui ont fait état d’un blessé parmi leurs militaires.

Jeuneafrique.com avec AFP