Posts Tagged ‘Pointe-Noire’

Congo-Genre : les femmes plaident pour leur représentativité dans le secteur maritime et portuaire

mai 24, 2022

Célébrée sur le thème « La place de la femme congolaise dans le secteur maritime », la première édition de la Journée internationale des femmes du secteur maritime a eu lieu à Pointe-Noire sous le patronage de Jean-Marc Thystère-Tchicaya, ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande.

Le ministre Jean-Marc Thystère-Tchicaya entouré de plusieurs femmes/Adiac

En plus du thème principal, quelques autres sous-thèmes ont été développés par différentes oratrices, notamment « Challenges et retour d’expériences » ; « L’implication des femmes en faveur d’une pêche et d’une aquaculture durables » ; « L’atelier de sensibilisation des jeunes filles aux métiers de la mer ».

Au terme des exposés, des recommandations ont été  formulées, à savoir la représentativité de la femme du secteur maritime et portuaire dans les sphères de décisions, la promotion de la prospérité professionnelle et l’autonomisation dans le secteur maritime pour permettre un avenir meilleur, la sensibilisation et la facilitation à la formation des métiers de la mer.

Après avoir rappelé le rôle de l’Organisation maritime internationale en faveur des femmes, le ministre Jean-Marc Thystère-Tchicaya a signifié l’intérêt de la célébration de cette journée pour permettre à la femme de créer un cercle de concertation et de réflexion, sur la visibilité efficiente de la femme évoluant dans le secteur maritime et portuaire du Congo. S’appuyant sur le thème national de cette journée, il a rappelé que l’égalité des sexes joue un rôle fondamental dans les progrès en matière de développement et de nombreux efforts doivent être fournis pour atteindre les objectifs souhaités.

« Le secteur maritime figure encore parmi les secteurs d’activités où les femmes sont sous-représentées, avec très peu de modèle référentiel permettant aux jeunes filles d’aspirer à devenir dirigeantes dans le secteur des transports. Cette journée doit nous amener à prendre conscience de l’engagement de l’Organisation maritime internationale à l’égard des objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies, particulièrement l’ODD n°5, visant l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et filles par rapport au secteur maritime. Le président de la République a toujours placé la représentativité des femmes aux postes de décisions et leurs formations au métier de la mer au centre de ses préoccupations », a-t-il déclaré.

Précisons que la Journée internationale des femmes du secteur maritime est célébrée le 18 mai de chaque année. Le thème choisi pour cette édition a été « Formation-Visibilité-Reconnaissance : soutenir la mise en place d’un environnement de travail exempt d’obstacles ».

Avec Adiac-Congo par Séverin Ibara

Congo-Commémoration : Pointe-Noire fête ses cent ans

mai 12, 2022

Pour marquer le début de la célébration du centenaire de la capitale économique du Congo, un colloque scientifique international, placé sur le thème «Pointe-Noire, des origines à aujourd’hui», a été ouvert par le Premier ministre,  Anatole Collinet Makosso, le 11 mai dans la salle de conférence de la direction générale du Port autonome de Pointe-Noire (PAPN). Les assisses qui réunissent des experts et universitaires nationaux et internationaux prendront fin le 13 mai.

-Vue de la mairie de l’hôtel de ville de Pointe-Noire

Membres du gouvernement, autorités locales, élèves et étudiants ont pris part à la grande cérémonie, après avoir été reçus à l’esplanade de la direction du PAPN par des sons de musique et des chants des groupes locaux qui ont donné une couleur festive au colloque qui annonce le début de la célébration du centenaire de Pointe-Noire. Le colloque permet de scruter « Pointe-Noire, des origines à aujourd’hui», comme l’indique son thème. Plusieurs détails sur l’historique de la ville sont ressortis dans les interventions d’Anatole Collinet Makosso; Jean François Kando, député maire, président du Conseil départemental et municipal de Pointe-Noire; Jean Luc Mouthoud, président du comité d’organisation; et Yolande Borton Ofouémé, présidente du comité scientifique du colloque.

Surnommée «Ponton la belle», Pointe-Noire (encore appelée Ndji-Ndji), ancien village des pêcheurs vilis, et encore simple district en 1921, fut créée le 11 mai 1922 par un décret marqué du sceau de Victor Augagneur, gouverneur général de l’Afrique équatoriale française. Ancien chef lieu de la région du Kouilou, la ville doit son développement à la construction du port et de la voie ferrée la reliant Brazzaville, sur la rive droite du fleuve Congo. Au fil du temps, la capitale économique du Congo a connu un essor économique et industriel mais,son extension s’est faite sans maîtrise de la gestion foncière. Ce qui fait qu’aujourd’hui la ville est confrontée à diverses difficultés, entre autres, en matière de gestion urbaine, foncière et environnementale, de préservation des ressources de la mer, de pollution liée à l‘exploitation des hydrocarbures, a souligné Jean Luc Mouthoud. Beaucoup d’enjeux et de défis à relever  

D’où l’organisation de ce colloque scientifique international par le groupe interdisciplinaire de recherches et d’études urbaines en collaboration avec le laboratoire de géographie, environnement et aménagement de la Faculté des lettres, arts et des sciences humaines et l‘Université Marien-Ngouabi. L’événement, a indiqué Jean François Kando, sera «une grande messe à travers laquelle Pointe-Noire va revisiter son histoire et se projeter sur son avenir à court-moyen et long terme».

Le colloque permettra donc d’envisager la nouvelle ville de Pointe-Noire. «La nouvelle ville de demain ne consistera pas à l’abandon de la ville actuelle mais plutôt à sa restructuration en profondeur pour aboutir vers l’éradication de toutes les poches de pauvreté urbaines identifiées», a expliqué Jean François Kando. Pour  Yolande Borton Ofouemé : «La ville de Pointe-Noire de demain est celle de la décentralisation qui lui donnera, grâce à son double statut de département et de commune, toutes les chances de se développer de façon durable. Le président de la République Denis Sassou N’Guesso s’engage à donner plus de moyens pour propulser les actions de la décentralisation sur tout le territoire national. C’est un espoir pour Pointe-Noire».

L’espoir de Pointe-Noire, c’est aussi la municipalisation accélérée additionnelle, évoquée par le Premier ministre Anatole Collinet Makosso, que la ville bénéficie et qui sera lancée dans les jours qui viennent. Une municipalisation qui contribuera à l’arrimer à la modernité et à lui doter de nouvelles infrastructures de qualité pour l’amélioration des conditions de vie de la population.  

Le Premier ministre, après avoir a rendu un hommage aux hommes qui ont forgé l’histoire de Pointe-Noire, a vanté la beauté et les qualités de cette ville, en la personnifiant à travers des mots d’amour et de reconnaissance très ovationnés. «Pointe-Noire, nous allons te rendre encore plus belle à l’occasion de ton centenaire, nous allons te revêtir de ta plus belle robe et de tes plus belles parures pour que tu sois aussi belle que tu l’as été», a promis Anatole Collinet Makosso.

Notons que les festivités du centenaire s’étendront jusqu’à la fin de l’année. Par ailleurs, rendant un hommage à ses prédécesseurs, Jean François Kando a remercié le président de la République et son gouvernement pour avoir créé les conditions de la grande commémoration du centenaire de Pointe-Noire, malgré la dureté des temps.

Avec Adiac-Congo par Lucie Prisca Condhet N’Zinga

Congo/Pointe-Noire: Souvent moqué, un jeune Beembé fait manger le chat à ses amis lors de son anniversaire

mai 9, 2022
 Souvent moqué, un jeune Beembé fait manger le chat à ses amis lors de son anniversaire

C’était pour lui une occasion de mettre fin à toutes les moqueries dont il était victime de ses amis. Il a fait tuer deux chats pour son anniversaire que ses sœurs ont cuisiné en sauce et braisé pour le bien de ses amis lesquels malgré la colère ont reconnu les bonnes vertus délicieuses. C’est après la fête qu’il a sorti les deux têtes des chats !

Ce n’est plus un secret pour personne que les Beembés adorent la viande de chat et d’ailleurs ne s’en cachent plus. Mais il y a toujours d’autres ethnies qui ont font un sujet de moquerie alors que chaque dimanche à Voungou ou Loussala on retrouve les consommateurs de toutes les ethnies du Congo.

Bredel Mpika, un jeune lycéen qui a longtemps souffert des invectives de ses amis sur cette question du chat a décidé d’y mettre fin de la manière la plus culinaire possible. Pour son anniversaire, il a fait tuer deux chats que ses invités ont mangé avec beaucoup d’appétit croyant être en face d’une viande de brousse.

Le jeune Béembé a pris la peine de garder jalousement les deux têtes des chats qu’il a présenté à la fin de la fête à ses amis pour couper court aux moqueries. Fâchés dans un début, ses amis se sont résignés et ont même apprécié la saveur du chat.

A l’instar du Ngul’Mu Mako, la consommation de la viande du chat s’est vulgarisée et chaque dimanche les consommateurs affluent dans les restaurants Béembés pour la déguster avec une bonne bière fraîche.

Avec Lecongolais.fr

Congo : Pointe-Noire, la cité océane qui tourne le dos à la mer

mai 7, 2022

À l’occasion des cent ans de la capitale économique congolaise, le 11 mai, Jeune Afrique revient sur l’une de ses particularités : elle semble vouloir ignorer l’Atlantique, qui est pourtant à l’origine de sa naissance et de presque toutes ses ressources. Paradoxal ?

© DOM pour JA

Le vieux phare de Pointe-Noire ne voit plus l’océan depuis longtemps. Construit en 1927, les pieds dans l’eau trouble de la baie, il a été relégué quelques années plus tard loin de la mer, à cause de la construction du port, inauguré en 1939. Aujourd’hui, il est davantage une vigie pour les norias de poids-lourds faisant la navette entre les parcs à conteneurs, qu’un guide pour les navires qui croisent au large.

Depuis l’installation des premiers portiques de Congo Terminal, en 2012, le phare et les 30 mètres de hauteur de sa tour octogonale en béton zébrée de noir ne dominent même plus l’horizon. Encore moins depuis l’inauguration, en janvier, du siège du port autonome de Pointe-Noire, le PAPN : nouveau phare de verre et de métal qui, avec ses quinze étages, permet à la capitale économique de prendre un peu de hauteur… tout en rapprochant la ville de son port.

Porte de l’Afrique équatoriale française

Si Pointe-Noire doit beaucoup à la mer et à ses bassins portuaires, elle leur a longtemps tourné le dos. Peut-être parce que le port devait à l’origine être construit plus au nord, près de Loango… Mais, en 1922, le gouverneur général Victor Augagneur lui préfère la baie de Pointe-Noire, qui devient la porte océane de l’Afrique équatoriale française, grâce à son port raccordé à l’hinterland par la ligne Congo-Océan, mise en service en 1934. Au passage, la construction du wharf entraîne la disparition de l’éperon noirâtre de grès qui donna son nom à la cité : la fameuse Punta Negra, identifiée sur la côte du royaume vili et mentionnée sur les cartes des navigateurs portugais dès 1484.

C’EST DEPUIS L’OCÉAN QUE DÉBARQUENT LES DIFFÉRENTES COMMUNAUTÉS QUI FONT DE POINTE-NOIRE UNE VILLE À PART

C’est de sa façade maritime que « Ponton » tire sa richesse. Grâce à son port, unique en son genre dans la région, grâce aussi à la découverte des premiers gisements d’hydrocarbures offshore à partir des années 1940. Et c’est depuis l’océan que débarquent les différentes communautés qui font de Pointe-Noire une ville à part, où souffle – selon ses habitants – un vent de libre entreprise apporté par les embruns du grand large.

Crainte des flots indomptés

Pourtant, Pointe-Noire ne regarde pas la mer. Les Ponténégrins n’ont commencé à goûter aux plaisirs de la Côte Mondaine que dans les années 1980. Ils ont suivi l’exemple des Français expatriés, amateurs de plage, mais aussi des Grecs et des Portugais, qui ont longtemps tenu les commerces de la ville avant de laisser la place aux Libanais (spécialisés dans la vente de véhicules d’occasion) et aux Indiens (experts en informatique). Sans oublier « les Sénégalais », les Ouest-Africains, présents, eux, depuis le début du XXe siècle : les pêcheurs béninois, les commerçants sénégalais et maliens, à la tête de la plupart des échoppes de la vieille ville, toujours appelée « cité indigène » par les locaux.

LA TRADITION IMPOSE DE FAIRE DES OFFRANDES POUR CALMER LA SUSCEPTIBILITÉ DES ESPRITS MARINS

Les Ponténégrins de souche ont appris à vivre avec l’océan sans trop s’en approcher. Sans doute parce qu’ils craignaient ses flots indomptés (quand la digue n’existait pas), et redoutent cette sirène vili qui, selon la légende, vient s’emparer des noyés. Mystère et mysticisme, comme la tradition qui impose de faire des offrandes aux esprits marins pour calmer leur susceptibilité – même Total n’oublie jamais de respecter le rituel lors de l’inauguration d’un nouveau puits.

L’océan, les Ponténégrins préfèrent s’en tenir à l’écart. Ils se contentent d’y mettre les pieds et d’en apprécier les poissons, qu’ils vont déguster braisés chez Gaspard. Et ce n’est pas parce que leur cité célèbre son centenaire qu’ils vont changer leurs habitudes.

Avec Jeune Afrique par Olvier Caslin

Spécialiste des transports et des questions économiques multilatérales. Il suit également l’actualité du Burundi, de Djibouti et de Maurice.

Congo : Pointe-Noire, 100 ans et l’espoir d’un nouveau printemps

mai 6, 2022

Le 11 mai 2022, la capitale économique congolaise célèbre le premier siècle de sa fondation. L’occasion de (re)découvrir la cosmopolite et atypique métropole.

La gare centrale de Pointe-Noire, terminus de la célèbre ligne du Chemin de fer Congo-Océan (CFCO). © Antonin Borgeaud pour JA.

Il y a tout juste cent ans, le 11 mai 1922, le gouverneur général Victor Augagneur signait le décret portant création de la ville de Pointe-Noire, dans la baie du même nom. Ce mois de mai 2022 est l’occasion pour les autorités municipales et départementales de fêter dignement le centenaire de leur cité océane. Peut-être les Ponténégrins regrettent-ils les aléas du destin et du calendrier, qui imposent d’organiser ces cérémonies au moment où Pointe-Noire traverse l’une des périodes les plus délicates de son histoire.

Florissante dès les années 1930 grâce à la combinaison de son port et de la célèbre ligne du Chemin de fer Congo-Océan (CFCO), qui en fait dès sa naissance un point de passage obligé pour toute l’économie sous-régionale, la ville devient flamboyante quelques décennies plus tard, quand les premiers gisements de pétrole découverts au large de la Pointe-Indienne entrent en phase de production. Les crises et la guerre civile qui ont secoué le Congo de 1992 à 1999 ont, elles aussi, provoqué la migration de nombreux Congolais vers Pointe-Noire, épargnée par les turbulences.

50 000 emplois perdus depuis 2015

Pourtant, depuis 2014, la deuxième ville du pays et son million d’habitants ont souffert, subissant coup sur coup les effets de la chute des cours des hydrocarbures et, six ans plus tard, ceux de la pandémie de Covid-19. Une succession de crises financières et sociales qui a encrassé le poumon économique congolais.

LES EXPATRIÉS SONT BIEN MOINS NOMBREUX QUE DURANT LES FASTES DÉCENNIES 1970 ET 1980

Selon les chiffres de la chambre de commerce et de l’industrie (CCI) de Pointe-Noire, la ville aurait perdu 50 000 emplois depuis 2015 : aux employés des compagnies pétrolières et à leurs sous-traitants locaux – qui n’ont plus guère de perspective de redéploiement depuis l’entrée en production du gisement de Moho Nord, en 2017 —, se sont ajoutés les personnels de maison des expatriés, lesquels sont désormais bien moins nombreux que durant les fastes décennies 1970 et 1980 de la ville. Le mois et demi de confinement, au début de 2020, n’a rien arrangé, « à un moment où l’économie de Pointe-Noire connaissait un début de reprise », se souvient Sylvestre Didier Mavouenzela, le président de la CCI.

Deux ans plus tard, la cité océane semble sortir de sa torpeur. « Pointe-Noire est entrée dans une phase de stabilité économique en retrouvant une partie de son activité, mais à un rythme très lent », constate le représentant consulaire d’un secteur privé local en difficulté. Dans cette morosité ambiante, seul le Port autonome de Pointe-Noire (PAPN) – qui, lui, a fêté ses 83 ans le 2 avril —, n’a pas ralenti la cadence. Il a conservé ses tonnages et les a même améliorés, grâce notamment aux extensions et équipements réceptionnés en février 2020, quelques semaines seulement avant le début de la pandémie.

Vaisseau amiral esseulé

Comme un symbole de cette bonne santé conservée, les autorités portuaires ont inauguré, en janvier, le nouveau siège du PAPN et la salle de conférence de 600 places qui l’accompagne. Unique bâtiment d’envergure réalisé à Pointe-Noire ces dix dernières années, son installation a tout de même été l’occasion d’aménager quelques kilomètres de voirie, qui le relie désormais aux routes fatiguées desservant les quartiers environnants.

Aujourd’hui un peu esseulé, ce vaisseau amiral de verre et de métal domine la ville de ses quinze étages. À ses pieds, il est prévu de construire un nouveau quartier — à demi d’affaires, à demi résidentiel — autour du nouveau port de pêche et d’une marina. Une perspective réjouissante mais lointaine pour la ville et ses autorités, qui scrutent avec attention et une pointe d’espoir retrouvé l’actuelle flambée des cours du pétrole. Si le cours du brut se maintient à plus de 100 dollars le baril, quelques projets jugés trop coûteux pourraient devenir rentables et ressortir des cartons dans lesquels les avaient soigneusement rangés les opérateurs.

Le siège du Port autonome de Pointe-Noire. © PAPN.
Le siège du Port autonome de Pointe-Noire. © PAPN.

« Certains forages reprendront dès cette année », parie Sylvestre Didier Mavouenzela. À commencer, peut-être, par l’énorme projet gazier que ENI Congo envisage de démarrer au large de Pointe-Noire dans les prochains mois, pour une mise en production attendue dès 2023. Un investissement de trois milliards de dollars qui, s’il se concrétise, devrait aider la ville de retrouver un peu de sa superbe.

Célébrations en deux temps

Au-delà des célébrations, ce centenaire permettra enfin à Pointe-Noire de disposer de sa propre université, ainsi que d’un marché central rénové. Les chantiers doivent en effet être lancés à l’occasion du jour anniversaire de la ville par le président Denis Sassou Nguesso, avec à ses côtés, le « régional de l’étape » : son Premier ministre, Anatole Collinet Makosso. Comme beaucoup de Ponténégrins, celui-ci voit dans sa nomination à la primature, en mai 2021, un alignement des planètes, dont sa ville natale se doit de profiter pour se réinventer. « Il faut la dépoussiérer, la redessiner, pour retrouver “la belle Pointe-Noire” », souligne le chef du gouvernement. « Nous devons aussi diversifier notre économie locale et ne plus dépendre d’un modèle reposant sur l’activité pétrolière, qui ne redeviendra jamais ce qu’elle a été », ajoute Sylvestre Didier Mavouenzela.

Les habitants de « Ponton » auront l’occasion de réfléchir à leur avenir, sans forcément devoir tourner le dos à ce passé ouvert aux vents du grand large qui continue de faire de Pointe-Noire une ville à part. C’est ce patrimoine qu’ont décidé de mettre en avant la municipalité ainsi que les instances départementales et nationales impliquées, réunies autour du maire, Jean-François Kando. Législatives en juillet obligent, les célébrations se dérouleront en deux temps. Si le programme de septembre reste à définir, celui du mois de mai est bien rempli, avec cinq jours de festivités prévus, du 11 au 15. Au menu : des évènements sportifs et gastronomiques, l’embellissement de quartiers, un hommage à cent personnalités marquantes de la ville, des colloques (dont l’un organisé par le ministre en charge de l’Éducation et de l’Alphabétisation, Jean-Luc Mouthou). Le tout enrubanné de soirées culturelles ou dansantes.

LE LONG DE TUBES EN BÉTON FIBRÉ, LES PONTÉNÉGRINS POURRONT, À TERME, VOIR LES GRANDES ÉTAPES DE L’ÉVOLUTION DE LA VILLE

Le 11 mai, la cité océane lèvera aussi le voile sur son projet de construction d’une colonne de près de quinze mètres de haut, qu’elle souhaite faire construire au bout de la longue avenue Charles-de-Gaulle, au centre de ce qui deviendra la place du Centenaire. Le long du tube en béton fibré, les Ponténégrins pourront voir les grandes étapes de l’évolution de la ville durant son premier siècle d’existence. Et, en contemplant en arrière-plan l’iconique gare centrale abandonnée à elle-même, mesurer le chemin à (re)parcourir pour que Pointe-Noire retrouve l’éclat de sa jeunesse.

Avec Jeune Afrique par Olivier Caslin – Envoyé spécial à Pointe-Noire

Congo/Pointe-Noire : décédé dans un hôtel sur sa maîtresse, le cadavre d’un homme fouetté

avril 28, 2022
 Pointe-Noire :  décédé dans un hôtel sur sa maîtresse, le cadavre d’un homme fouetté

Sa famille a vivement protesté contre cet incivisme et manque d’humanisme des jeunes de cette zone du quartier Makayabou de Pointe-Noire. Un homme pourtant connu du secteur n’a pas hésité à se faufiler dans un hôtel de passe avec l’une de ses maîtresses venue de Loandjili. Emporté par le goût et les coups de reins de la fille, l’homme a été achevé par un AVC qui a paniqué et laissé traumatisée sa maîtresse qui a alerté la réception.

Avant l’arrivée de la police pour faire le constat et levée du cadavre, les jeunes du quartiers alertés sont venus en masse s’enquérir des faits. Ils ont facilement reconnu leur grand dont la vie de débauche n’était plus un secret pour personne. Un jeune a affirmé l’avoir vu le matin au téléphone avec une fille avant de lui balancer «  que ce sont les fesses des femmes qui vont l’emporter ou l’appauvrir». Il aurait tout juste souri.

« Vieux Paul ! Béto zaba ke kaka mataku ké nata ngé na Vindoulou ! » pouvait-on entendre des jeunes du quartier, très affecté par cette perte mais qui ont agi de façon inhumaine. Chacun d’eux a eu le courage de fouetter le cadavre de leur grand Paul pour selon eux une dernière correction avant de rejoindre le paradis ou l’enfer.

Polygame officiel, Paul Matondo, marin de son état dans une société de sous traitance de Pointe-Noire était selon les témoignages un obsédé sexuel. Il avait des maîtresses dans toute la ville et ses deux propres femmes n’en pouvaient plus avec lui.

Comme Papa Wemba, il est mort sur scène pratiquant son métier favori, mais malheureusement sur l’une de ses maîtresses et non son épouse. Aucune de ses deux épouses et ses 4 enfants n’ont eu le courage de venir voir son cadavre dans cet hôtel.

C’est sa famille une fois au courant s’est plaint auprès du chef du quartier du traitement affligé à son cadavre. Pour les jeunes du quartier, cette réaction était comme leur ras-le-bol à ce qui est arrivé à leur grand Paul, un têtu sexuel notoire.

Avec Lecongolais.fr

Congo/Pointe-Noire: P/N: 230 casiers de bière, 40 dames-jeannes de vin rouge dans la liste de dot à l’OCH

avril 13, 2022
 P/N: 230 casiers de bière, 40  dames-jeannes de vin rouge dans la liste de dot à l’OCH

La famille de Jean Réné Missamou a dénoncé de vive voix le comportement arnaqueur de la belle-famille de leur fils en lisant la liste de dot qui leur était parvenue. En dehors des choses habituelles, on a constaté dans la liste la présence d’une demande de 230 casiers de bière et 40 dames-jeannes de vin rouge. Ce que la famille du fiancé a dénoncé d’immédiat opposant aussi leur refus d’accéder à cette demande.

Après cinq ans de vie commune, Jean Réné Missamou, enseignant de son état a enfin pris la décision d’honorer le mère de ses deux filles devant sa famille et l’État. Mais malgré toutes les aides multiformes qu’il apporte à sa belle-famille, il a été surpris par la liste de dot.

« J’ai l’impression que ta famille veut ouvrir un bar en profitant de moi » a fait savoir le fiancé à sa conjointe Francia. La pauvre qui n’approuve pas le comportement de sa famille a tenté en vain de les convaincre de renoncer à leur abus, les rappelons de passage de toutes les aides de son fiancé.

Le père de la mariée s’est dit contraint par ses frères et sœurs de faire respecter les vœux de la famille au risque de nuire à la vie de sa fille dans son foyer.

Au Congo, plusieurs familles profitent désormais de a dot de leurs filles pour exagérer dans les demandes. Une sorte de vente qui parfois termine mal. La famille Missamou s’est opposée catégoriquement à la requête de la famille de Francia, menaçant de tout annuler en cas d’insistance.

Le mariage a été reporté aux dernières nouvelles à cause d’un manque d’entente entre les deux familles sur la dot.

Avec Lecongolais.fr

Congo-P/Noire : Il paie les braqueurs afin qu’ils l’obligent à coucher avec sa cousine lors d’un faux braquage

avril 9, 2022

Un jeune homme de 24 ans a payé deux délinquants pour qu’ils simulent un braquage au cours duquel ces derniers lui obligeraient à maintenir des rapports sexuels avec sa cousine qu’il aimait en silence. Depuis, cousin et cousine sont devenus des amants à l’insu de la famille.

Tous les moyens dit-on valent pour arriver à ses fins. C’est ce qu’un jeune homme de 24 ans a estimé dans la ville de Pointe-Noire au Congo. Amoureux en silence de sa propre cousine, il s’est rapproché des délinquants du quartier voisin pour réaliser son rêve de faire d’elle sa petite amie.

Conseillé par un ami qui a employé la même stratégie avec sa cousine aussi, le jeune homme répondant au nom de Taty a tout misé. Il s’est rendu dans le quartier voisin à la rencontre de deux jeunes voyous connus de tous. Les deux voyous lors du braquage devraient à défaut de violer sa cousine, obliger le cousin à le faire devant eux.

Le braquage simulé devrait s’opérer en l’absence des autres membres de la famille, juste quand les deux cousins restent seuls à la maison. Pour ce faire, les deux délinquants ont exigé la somme de 20000 frs et un casier de bière que le cousin a honoré sans protester.

C’est un peu vers 22 heures que les deux faux braqueurs ont fait irruption dans la maison, profitant de l’absence du chef de la famille et de son épouse. Après avoir menacé les deux cousins présents sur les lieux, l’un des bandits a exigé à la cousine de coucher avec son cousin devant eux pour éviter que ce dernier soit assassiné.

Dans l’espoir de sauver la vie de son cousin Taty, la cousine s’est exécutée au grand plaisir de ce dernier. Les deux faux braqueurs se sont évaporés dans la nature alors que les choses devenaient sérieuses entre les deux cousins.

Malgré le départ des braqueurs, le cousin ne s’est plus arrêté et a convaincu sa cousine de poursuivre l’acte toute la nuit. Pour lui, c’était le destin de Dieu et qu’il pouvait désormais entretenir une relation sentimentale en cachette.

Enceinte de quatre mois, la cousine s’est vu obliger de tout expliquer aux parents, qui ont décidé de renvoyer le cousin au village et de faire avorter leur fille.

Avec Lecongolais.fr

Congo-Musique : le festival « Rumba un jour, rumba toujours » organisé à Pointe-Noire

avril 8, 2022

L’Institut français du Congo (IFC) donne la possibilité aux Ponténégrins de vibrer, depuis le 5 avril, au rythme de l’histoire et des sons de la rumba congolaise à travers son festival « Rumba un jour, rumba toujours » qui réunit des grands noms de cette musique tels Sam Mangwana, Théo Blaise Nkounkou, Cosmos Mutuari, Maïka Munan, Ballou Canta, Kevin Mbouandé, Fredy Massamba, Sean Milano, Lize Babindamana ainsi que Les Bantous de la capitale qui livrent un concert ce 8 avril à Canal Olympia.

Depuis son inscription par l’Unesco au patrimoine immatériel de l’humanité, la rumba congolaise fait de plus en plus parler d’elle. Le festival « Rumba un jour, rumba toujours », qui prendra fin le 16 avril prochain, se veut un vecteur d’un message à la fois culturel et festif en s’appuyant sur la diversité, l’échange et la mixité. Par cet événement, l’IFC entend aussi faire rayonner le centenaire de la ville de Pointe-Noire dont les festivités débuteront le 11 mai prochain. Il propose ainsi une belle occasion d’annoncer ces festivités et aussi de célébrer cette belle musique qu’est la rumba.

C’est par une grande conférence de presse qui a réuni tous les participants à l’IFC que « Rumba un jour, rumba toujours » a été lancé. Plusieurs activités ont été retenues, entre autres, des ateliers (Likembé, piano, voix et guitare à l’espace Yaro, Renatura et autres) avec des références comme Maïka Muna et Ballou Canta ainsi que Pototo et Yohan Babindamana ; des projections de films « Rumba congolaise : histoire et économie », réalisé par Patrick Ndandu Mulassa, et «Rumba» d’Olivier Lichen ; des conférences et tables rondes avec d’éminents intervenants chargés de développer les différentes thématiques. Il s’agit notamment de « Les Bantous de la capitale et moi » par Théophile Obenga (Egyptologue, linguiste et historien) et Ida Ngamporo (maire de Djiri à Brazzaville) ; « Panorama de la vie musicale à Pointe-Noire, des années 1960 à 1980 » par Charles Bouetoumoussa (membre du Comité scientifique de la rumba).

Le programme du 7 avril prévoyait une conférence de presse et un showcase de Kevin Mbouadé au lycée Charlemagne (les mêmes activités auront aussi lieu le 12 avril à l’école Crayola) et une conférence sur « Les attentes consécutives à l’inscription de la rumba congolaise au patrimoine de l’humanité » par le Pr Yoka Liye Mudaba et Joachim Goma Thethet à l’IFC. Autres thèmes qui seront développés au cours du festival, «La rumba comme herméneutique de la littérature orale et de la religion traditionnelle Kongo (comité Bantou & Meno Nkumbi Nzila chez les Bantous de la capitale », le 13 avril à l’IFC par Kovo N’sondé ; « Les figures légendaires de la rumba», le 14 avril au lycée Français-Charlemagne par le journaliste Clément Ossinondé ; « Rumba congolaise patrimoine immatériel de l’humanité: quel impact économique pour les pays concernés ? » par Didier Mumengi avec le réalisateur Patrick Ndandu Mulassa.

Le 16 avril, le public débattra avec Maxime Foutou, Dominique Olessongo, Maika Munan, Clément Ossinondé et José Wasenberg sur les droits d’auteurs, les grands auteurs/compositeurs spoliés des grands morceaux de rumba qui ont marqué l’histoire, la professionnalisation- de la création de l’œuvre à sa diffusion, le statut du musicien.

Les Bantous de la capitale, premiers à monter sur la scène du festival

Très attendus du public depuis le lancement de l’événement, en raison de la carrure des artistes et groupes retenus,  les concerts de musique ont démarré le 7 mars à Canal Olympia (arrondissement 1, Emery-Patrice-Lumumba, à Mpita). Et ce sont les légendaires Bantous de la capitale qui ont eu l’honneur de monter en premier sur la scène de « Rumba un jour, rumba toujours ». Ils seront suivis du géant Sam Mangwana qui se produira le 9 avril. Le 16 avril ce sera le tour de l’exceptionnel Maïka Munan de monter sur scène avec ses célèbres invités, notamment Théo-Blaise Nkounkou, Ballou Canta, Fredy Massamba, Liz Babindamana et Sean Milano. Une belle fusion de l’ancienne et de la jeune génération de la rumba congolaise qui promet d’être très colorée. Le festival « Rumba un jour, rumba toujours »  sera clôturé par le concert du talentueux Kevin Mbouandé, à Canal Olympia.

Lucie Prisca Condhet N’Zinga

Congo: Un faux prophète pris dans les filets de la Gendarmerie de Pointe Noire

avril 6, 2022

Décidément les serviteurs de Dieu courent ces derniers temps les rues au Congo Brazzaville. Tenez, après avoir exploité une plainte contre l’inconnu, la section recherches judiciaires de la Région de Gendarmerie de Pointe Noire vient de mettre la main sur un présumé escroc répondant au nom de Okana Richi, congolais de 30 ans.

Ce dernier s’illustre comme un prophète nanti de plusieurs révélations. Son mode opératoire assez exceptionnel consiste à se présenter devant les tenancières des kiosques Mobile money ou Airtel money. Les faisant persuader qu’il venait de recevoir de l’être suprême des messages importants pour elles.

Alors, pendant la prière qu’il impose à ses victimes les yeux fermés, il procède à soustraire les téléphones et l’argent qui se trouvent dans le kiosque. Et bonjour les dégâts. Autres personnes cibles, les élèves à qui il arrache les sacs dans l’espoir de trouver bonheur. Des sources proches, ce pseudo prophète est un habitué de la chose. Il opère en alternance entre Brazzaville et Pointe Noire.

Avec Sacer-infos par Stany Frank