Posts Tagged ‘Pointe-Noire’

Congo-P/Noire : un avocat escroque ces clients pour s’acheter des parcelles et des voitures

avril 9, 2021

La justice au Congo-Brazzaville, souffre de graves dysfonctionnements depuis plusieurs décennies. On ne peut quasiment plus parler, de justice, tant le droit n’est plus appliqué, dans la plupart des cas. Celui qui paiera le plus, aura gain de cause. Ainsi dans les bureaux des juges et des procureurs, on parle argent et non pas de droit. Tous, veulent construire, de grosses villas, sur le dos des justiciables. On peut ainsi entendre, dans les diverses chambres du parquet: «j’ai besoin de sable pour mon chantier», «j’ai besoin d’un écran plat pour ma maison»; «j’ai besoin de ciment» etc. Nous n’avons plus affaire à des professionnels du droit, mais à des ingénieurs en bâtiments. Et si l’on rajoute, à cela toutes les maîtresses, qu’ils entretiennent, on pourra parler d’infatigables géniteurs.

Pour illustrer, ce propos, on peut prendre l’un des symboles, de la décadence, de la justice au Congo-Brazzaville: Doctrové Nzikou. Un nom qui revient souvent, lorsque l’on parle de la corruption et de l’absence totale de moralité, dans la justice.

L’une des affaires qui a rendu célèbre, cet individu, et qui lui a valu, le surnom : d’avocat des chinois, un jeune ouvrier, ayant perdu son bras, sur un chantier, tenu, par une entreprise chinoise. Le malheureux ouvrier, a fait l’erreur de sa vie, en s’adressant à Nzikou pour le paiement des indemnités, suite à la perte de son bras. En effet, l’entreprise chinoise, qui avait embauché , ce jeune homme, était responsable , de l’accident de travail , dont ce pauvre ouvrier ,avait été victime. Vous ne serez pas surpris, d’apprendre que le dossier, est « perdu » ou « en attente au parquet ». Le jeune n’a vu que du feu, et n’a à ce jour, rien perçu, même pas cinq francs. Nzikou lui, c’est fait construire, une somptueuse villa et aurait perçu la coquette somme de 200 millions de francs CFA des chinois. Il ne reste plus à ce jeune, que son seul et unique bras pour essuyer, ces larmes. Un grand ingénieur en bâtiment, ce Nzikou…

Affaire suivante, qui est déjà connue, de tous quasiment, ce jeune bailleur qui avait loué, une villa à des mafieux chinois à ex-trésor et qui c’est retrouvé en prison, tabassé, avec ces biens saisies, après avoir fait appel à Nzikou.

Bref rappel des faits : Le bailleur découvre que ces locataires chinois, en plus de ne payer : ni l’ eau, ni l’électricité, ni le loyer, sont des proxénètes, et des trafiquants de drogue. Lorsque ce bailleur, lui aussi fait l’erreur, de demander à Nzikou, de l’assister dans l’expulsion de ces derniers, et dans le recouvrement des sommes dues : Vous ne serez pas surpris, d’apprendre que le dossier, est « perdu » ou « en attente au parquet ». Il faut rajouter, que peu de temps après, on a vu Nzikou, rouler dans un Toyota Prado tout neuf…

Le même bailleur, par la suite s’est retrouvé, en prison, tabassé par la garde républicaine, et une saisie totalement illégale, a été prononcée contre lui par le président du Tribunal de commerce Venceslas Bossouba. Venceslas Bossouba, est un nom, qui a fait couler, beaucoup d’encre, pour ces jugements scandaleux. Bossouba, s’est fait construire une luxueuse villa à Kintélé, avec tout le confort moderne. Un grand ingénieur, en bâtiment, ce Venceslas Bossouba.

Affaire suivante, moins connu, mais toute aussi illustrative du comportement de Nzikou, un ouest africain, ayant été chassé, de son local par son bailleur, sans que le montant des travaux qu’il avait effectué dans ce même local, ne lui aient été remboursé. Notre wara, va également, faire l’erreur de s’adresser à Nzikou, pour l’assister au parquet. Vous connaissez déjà la suite : Vous ne serez pas surpris, d’apprendre que le dossier, est « perdu » ou « en attente au parquet ». Sans surprise, le dossier a été traité, par le plus grand ingénieur en bâtiment, du tribunal de commerce, j’ai nommé : Venceslas Bossouba.

Tous ceci, au nez et à la barbe, du très peu autoritaire, procureur général près la cour d’appel : Michel Oniangue. Aux dernières nouvelles, lui aussi serait, en train, de construire une villa. Un grand ingénieur en bâtiment, ce Michel Oniangue.

Et Christian Eric Locko, dans tout cela, notre très cher et tendre bâtonnier des avocats, que va-t-il en penser? La réponse est déjà connue : «Nzikou, Il n’a fait que son travail d’avocat », bien sûr. Christian Eric Locko serait il, également, un grand ingénieur en bâtiment ? Grande question existentielle de notre époque. Comme disait Shakespeare, « that is the question ».

Je vous laisse méditer, sur les agissements, de ces grands ingénieurs en bâtiments, ces infatigables bâtisseurs, et géniteurs que sont devenus, nos professionnels du droit au Congo Brazzaville. Je vous parie, qu’ils connaissent : mieux le dosage du ciment, et le cycle de la femme, que le droit… Le niveau des immeubles, qu’ils construisent est de plus en plus haut, mais le niveau de la justice de plus en plus bas… Il fut un temps ,où les magistrats, vivaient dans des maisons de plain-pied, et la justice était bien rendue ; aujourd’hui, ils vivent dans des immeubles, de plusieurs étages, et nous avons, une justice de merde !!!!

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Diplomatie: la République de Saint-Marin a désormais une représentation au Congo

avril 5, 2021

L’installation de Marcello Della Corte, consul honoraire de la République de Saint-Marin en République du Congo, a été faite le 1er avril par Alexandre Honoré Paka, préfet du département de Pointe-Noire, en présence de Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou, ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique.

Le préfet de Pointe-Noire remettant le drapeau de Saint-Marin à Marcello Della Corte Crédit photo »Adiac »

Depuis près de cinq ans, le Congo et la République de Saint-Marin se sont engagés à travailler ensemble dans divers domaines. Une collaboration ponctuée par les accords diplomatiques signés le 28 septembre 2018 au Palais des Nations unies à New York scellant la coopération Congo et Saint-Marin.

L’intronisation du consul honoraire de la République de Saint-Marin en République du Congo de Marcello Della Corte traduit la cordialité des relations entre les deux pays renforcée par cette représentation diplomatique qui a pour siège Pointe-Noire. Une collaboration qui sera étroite avec toutes les institutions de la République a rassuré le préfet de Pointe-Noire en remettant les attributs de pouvoir au nouveau Consul.

Saint-Marin est l’un des plus petits Etats du monde mais aussi une ancienne République créée en l’an 300 après Jésus Christ, a dit le consul honoraire avant de réaffirmer son engagement à œuvrer auprès du Congo dans la recherche scientifique appliquée à la protection de l’environnement et à l’agriculture biologique dont l’expertise en la matière ne se dément plus. «  En collaboration avec le ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, cette coopération s’est traduite par l’implantation dans le district de Tchiamba Nzassi du premier centre  biologique pour le traitement des déchets pétroliers, le premier de la sous-région certifié Iso 9001. La recherche scientifique et l’innovation technologique sont à la base des intérêts réciproques de nos deux Etats. La mise en place de ces relations diplomatiques ne fait que renforcer les échanges », a-t-il ajouté.

Avec Adiac-Congo par Hervé Brice Mampouya

Le Port de Pointe-Noire, l’invention de l’application de Rose Goyeli et la Tunisie avec son premier satellite

mars 26, 2021

Avec France24

Congo/Pointe-Noire: Meeting du candidat Guy Brice Parfait Kolelas à l’Institut Thomas Sankara

mars 12, 2021

Peuple de Pointe -Noire, le meeting de votre candidat – initialement prévu au rond-point Lumumba, se tiendra finalement à l’institut THOMAS SANKARA ce samedi 13 Mars a 10 h .

Venez massivement écouter le candidat du changement GUY BRICE PARFAIT KOLELAS!

La peur a changé de camps .

Avec Brazzanews Large diffusion !!!

Election présidentielle: Mabio Mavoungou-Zinga renonce à se présenter au scrutin de mars 2021

février 8, 2021

Le président du  parti Alliance,  Mabio Mavoungou-Zinga, ne sera  pas candidat à l’élection présidentielle de 2021. L’annonce a été faite le 7 février à Pointe-Noire par son directeur de campagne, Godefroy Dibakissa.

Photo: Mabio Mavoungou-Zinga crédit photo »DR »

Le bureau politique de l’Alliance s’est réuni le week-end dernier  en session extraordinaire sous la direction de Godefroy Dibakissa.  Un seul point était à l’ordre du jour, l’annonce de la non-participation de Mabio Mavoungou-Zinga à l’élection présidentielle de 2021.

Alors qu’il y a près d’un mois, plus précisément le 16 janvier, les cadres et les militants de ce parti étaient réunis en conférence militante, décidant ainsi à l’unanimité de la participation de l’Alliance au processus électoral de mars prochain.

Tous les conférenciers avaient, à cet effet, souligné que la règle, la norme, le principe, le désir, la vocation, le souci impérieux de tout un parti politique est de participer régulièrement et assidument à tous les processus électoraux. Ces derniers avaient également  souligné que  c’est en participant aux élections qu’un parti politique se forge, se  fait une place dans le microcosme et se positionne comme une force politique réelle.

En vue de cela, Mabio Mavoungou-Zinga  a été désigné à l’unanimité candidat de l’Alliance à l’élection présidentielle de mars 2021. Il avait également pris acte et accepté spontanément avec humilité et responsabilité d’être candidat à cette élection.

Malheureusement, à quelques jours de la clôture des dépôts de candidature, le président de l’Alliance a levé la certitude sur sa candidature au scrutin de 2021 au terme d’une allocution solennelle prononcée par son suppléant, qu’il ne se représenterait pas à l’élection présidentielle.  « Aucune consigne de vote ne sera donnée aux militants et sympathisants de l’Alliance », a dit  Godefroy Dibakissa.

Notons que Alliance est un nouveau parti politique qui a fait sa sortie officielle il y a quelques mois dans la ville de Pointe-Noire.

Avec Adiac-Congo par Hugues Prosper Mabonzo

Congo/Pointe-Noire: la Perlkili initie les enfants à la BD

janvier 13, 2021

 Le coin de lecture du Village Kali, La Perlkili, espace culturel situé dans le 4e arrondissement Loandjili, a organisé récemment un atelier d’initiation à la bande dessinée (BD) intitulé Leki Bulles.

1-Jussie Nsana et les enfants pendant l’atelier d’initiation à la BD

L’atelier d’initiation à la bande dessinée (BD) intitulé Leki Bulles destiné aux enfants de 5 à 12 ans a été animé par l’artiste peintre et bédéiste congolaise Jussie Nsana. Il entre dans le cadre des activités de LaPerlkili, lieu d’échange culturel du Village Kati dédié aux enfants. Conscient du manque d’engouement des Congolais en général et des enfants en particulier pour la lecture, qui pourtant revêt une importance capitale dans leur éducation, Ce coin de lecture a profité de la semaine supplémentaire de vacances pour occuper les enfants du 4 au 8 janvier avec l’atelier de BD. Un moyen pour cette structure de les conduire à s’intéresser et à aimer la lecture. D’ailleurs, c’est l’objectif que s’est fixé Huguette Nganga Massanga, responsable du village Kati en créant La Perlkili. «Nous demandons souvent aux enfants de lire mais, nous-mêmes, nous devons donner l’exemple en tant qu’adultes», a-t-elle lancé. Ce coin de lecture aménagé et équipé par la créatrice reçoit des enfants du quartier âgés de 6 à 12 ans.

Pendant cinq jours, les enfants ont acquis plusieurs notions portant notamment sur la manière de réaliser une BD ainsi qu’un scénario à l’image, les différentes étapes de la réalisation et le langage de la BD, la réalisation d’une planche. Jussie Nsana explique avoir insisté pour sortir les enfants des univers étrangers auxquels ils sont attachés et les conduire à travailler sur leur environnement. «Il faut un grand travail pour que les enfants arrivent à se dessiner, qu’ils puissent avoir un graphisme congolais et africain pour pouvoir partager leur monde aux autres», a-t-elle dit. Au cours de cet atelier les enfants ont appris à être en même temps scénariste et dessinateur. Ce qui fait qu’ils ont pu réaliser chacun une planche avec chacune une histoire imaginée à l’exception d’Alex Djembi qui a réalisé une histoire en trois planches. On comprend que la BD, considéré comme le 9e art,  joue un rôle important dans l’éducation de l’enfant.

Interrogés sur la question, des parents ont loué l’initiale du village Kati et reconnu avoir eu le goût de la lecture à travers des bandes dessinées comme Kouakou, des magazines pour enfants et jeunes avec des histoires illustrées comme Ngouvou ou Planète jeunes. Melanie, mère de famille, témoigne : «J’ai commencé par ces livres, attirée d’abord par les dessins, les histoires et les personnages et intéressée par les mots et expressions que je découvrais. Puis, chemin faisant, hormis les livres au programme scolaire, j’ai voulu explorer d’autres univers, d’autres styles, connaître les genres littéraires. J’ai découvert beaucoup de classiques et de grands écrivains. La lecture a beaucoup contribué à ma réussite scolaire». Cette dernière a conseillé aux parents de veiller sur la qualité des livres que les enfants lisent et aussi de leur faire découvrir ce qui est fait par les Congolais.

2-La photo de famille lors de la clôture de l’atelier

L’atelier d’initiation à la BD a eu un véritable succès. Jussie Nsana a confié avoir été vraiment surprise par l’esprit de créativité des enfants. «Je ne m’y attendais pas. Il y a des enfants vraiment doués comme le petit Noah qui a su bien traduire son histoire en dessin», a-t-elle signifié. De leur côté, les enfants ont souhaité la poursuite de l’atelier ainsi que l’organisation par LaPerlkili d’autres activités en leur faveur. Des bons souhaits qui ne sont malheureusement pas faciles à réaliser, le Village Kati ne bénéficiant pour l’instant d’aucun soutien ni de subvention. «L’atelier BD a énormément plu aux enfants. Notre but c’est de multiplier ce genre d’activités. Nous faisons avec nos propres moyens. Pour pouvoir organiser l’atelier de BD par exemple, on a dû faire preuve de créativité. Nous avons fabriqué des kits de décoration et des accessoires que nous avons vendus sur place. C’est grâce à cela que nous avons pu financer cette activité», a expliqué Huguette Nganga Massanga. D’où son appel lancé à l’endroit des personnes de bonne foi pour soutenir le Village Kali

Avec Adiac-Congo par Lucie Prisca Condhet N’Zinga

Congo/Littérature : Yvon Wilfrid Lewa-let Mandah atteint le quart de siècle de sa carrière

janvier 5, 2021

Le poète, écrivain, comédien et metteur en scène,  Yvon Wilfrid Lewa-Let Mandah, s’apprête à fêter en mai prochain les 25 ans de sa carrière littéraire et artistique.

1996 – 2021, cela fait 25 ans que l’écrivain est présent sur le marché du livre et sur les tréteaux à travers ses différentes œuvres littéraires et ses représentations théâtrales. C’est un artiste comblé et accompli qui veut partager avec les amoureux des lettres et de la scène sa passion pour l’art et la culture qui lui a permis de sillonner de nombreuses villes du monde telles que Paris et Casablanca.

Les témoignages des amis, collègues et parents sur son œuvre, les conférences ainsi que les représentations théâtrales vont meubler les différentes activités dans les trois villes, notamment Pointe-Noire, Brazzaville et Dolisie. Jeune étudiant à l’université Marien N’Gouabi, Yvon Wilfrid Lewa-Let Mandah a  participé régulièrement à l’amission littéraire Autopsie animée par le regretté Léopold Pindy Mamonsono à Télé Congo, avant de devenir le correspondant à Dolisie de la même émission à la demande de son animateur. Une responsabilité qui a marqué sa carrière puisqu’il a créé la troupe théâtrale Autopsie qui s’est produite dans plusieurs festivals et évènements culturels dans le pays avec les pièces comme « Mon patron n’est pourtant pas un blanc », « Tout ou Rien », « Apocalypse » écrites et mises en scène par lui-même.

Récipiendaire du Prix international Tchicaya U’tamsi et du  Prix Tchikounda récompensant le meilleur écrivain du Kouilou, Lewa-Let a aussi publié les recueils de poèmes : « Les jalons, l’envol des pleurs », « L’ailleurs ». Il a présenté récemment le tableau apocalyptique de la planète dans son septième ouvrage intitulé « Le diagnostic du monde ».

Face au ravage de la pandémie du coronavirus, l’écrivain a réuni près d’une soixantaine d’écrivains dans « L’anthologie des écrivains du Congo : Du chaos du coronavirus à l’éclosion d’un nouveau monde » parue aux Editions LMI en 2020.Une manière pour les écrivains d’apporter leur contribution à la lutte contre  la covid-19. Avide de connaissances nouvelles et attiré par l’échange et le partage d’expériences dans le domaine théâtral,  Yvon Wilfrid Lewa-Let Mandah, président national du Centre Congo Brazza de l’Institut international du théâtre (CRC-IIT), a aussi participé au salon du livre de Paris en 2016. ll a également réprésenté le Congo au 35e congrès mondial de l’IIT tenu du 17 au 22 juillet 2017 à Ségovie en Espagne, la plus grande organisation mondiale dans les arts de la scène ou arts du spectacle qui a vu le jour en 1948 à Paris en France et a pour partenaire officiel l’Unesco.

Avec Adiac-Congo par Hervé Brice Mampouya

Congo/Pointe-Noire : inondations répétées au cimetière de Vindoulou

décembre 10, 2020

Les eaux de pluie inondent une partie du cimetière

Après la pluie, le mauvais temps au cimetière municipal de Pointe-Noire. Le quartier Vindoulou où est érigé le site d’inhumation manque de canalisation. Les eaux de pluie convergent alors vers le cimetière qui se trouve inondé par endroit. La légère pente qui le sépare de la route nationale n°1, sans conducteur d’eau, facilite le ruissellement des eaux en direction du cimetière et accentue les inondations. Difficile d’y accéder toutes les fois qu’il pleut.

Pour éviter que certaines tombes, proches des parties inondées, ne s’effondrent et ne disparaissent, le problème de canalisation devrait être résolu de sorte à mieux orienter les eaux de pluies et protéger le site. En dehors des tombes menacées de disparition, il y a aussi le fait que les eaux qui prennent de la hauteur le long de la devanture de ce cimetière vont progressivement ronger la fondation du mur de clôture qui pourrait s’écrouler puisque ces inondations dans ce cimetière ne datent pas d’aujourd’hui.  

En rappel, le cimetière de Vindoulou a été mis en service, depuis quelques années déjà, après la fermeture de celui de Mont-Kamba dans lequel les jardins poussent sur les tombes qui parfois sert de repos aux passants ou commençants exerçant à proximité.

Avec Adiac-Congo par Rominique Makaya

Bande dessinée : Jussie Nsana veut faire rayonner les langues congolaises

décembre 3, 2020

M. Kopa et son ami Kihuari, deux retraités, viennent de percevoir leur pension. Ils décident d’aller boire un verre dans un bar. Là-bas, ils sont pris au piège par Jojo et sa bande de copines qui leur soutirent leurs pensions. Voilà en quelques mots le récit de M’tekolo, (de Jussie Nsana, peintre bédéiste) BD de 24 pages en lari, format A5, publiée en février 2020 sous le label « Nsana’Arts Butsiêle » et a été présentée au public, le 24 février, lors de la Journée internationale de la langue maternelle à l’école Les Bourgeons à Pointe-Noire.

Couverture de la bande dessinée

Les Dépêches du Bassin du Congo (LDBC) : Votre BD (bande dessinée) se nomme « M’tekolo », pourquoi l’avoir ainsi intitulée ?

Jussie Nsana : M’tekolo signifie « petit-fils ou petite-fille » dans ma langue maternelle. Pourquoi ce choix, tout simplement parce que je voulais mettre en valeur nos langues qu’on nomme vulgairement « patois » et qui, à mon humble avis, sont reléguées au second plan car considérées comme sans importance. Conséquence, de plus en plus d’enfants ne connaissent pas leurs langues maternelles et éprouvent de la honte pour en parler. Victime en outre dans les années 90 du « symbole » en classe de CE1, cela m’avait totalement marquée. Alors devenue artiste, j’ai pris ma petite « revenge ». Ecrire donc en lari a été non seulement un vrai bonheur mais aussi un devoir puisque je valorise cette langue via des expressions et proverbes. Et puis au quotidien, j’ai souvent recours à nos langues dans la mesure où tous mes travaux portent que ce soit en peinture comme en photographie ou encore dans toute autre forme d’expression artistique des titres dans nos différentes langues.     

LDBC : La couverture est peu expressive, une femme inclinée avec un regard flottant. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

Jussie Nsana : Sans pour autant être moralisatrice, je parle dans la BD d’un phénomène nommé « La mourincia » qui a eu une certaine ampleur dans la société congolaise et tant à disparaître. Il s’agit ici d’une bande de filles, à la recherche d’hommes naïfs à qui elles peuvent soutirer des sous en usant de leurs charmes. C’est en fait une suite de mes premières planches de BD publiée dans la Revue congolaise de BD « Mbongui Bulles » à Brazzaville en juillet 2005, seule nouveauté l’arrivée dans le carré des personnages principaux de « Monsieur Kopa et son ami Monsieur Kihuari » deux retraités.

LDBC : Qu’est-ce que cette BD apporte de plus dans le paysage de la BD congolaise ?

Jussie Nsana : J’avoue que c’est une question assez pertinente. La particularité de cette BD, c’est qu’elle est mon premier jet en individuel et M’tekolo est entièrement dans une langue de chez nous. Cela pourrait sûrement booster les lecteurs à s’intéresser un plus à nos langues, en apprendre l’écriture, ou tout simplement à vouloir les apprendre et non à les dénigrer en les réduisant en des simples patois. Mon message ici est que l’on doit être fiers de nos langues, c’est notre patrimoine et elles regorgent de tant de richesses.  

LDBC : On connaît votre passion pour la BD, pourquoi avoir attendu autant d’années pour sortir cette BD ?

Jussie Nsana : Il est vrai que ce projet date de très longtemps, pour être précis c’est en 2005 que j’ai commencé à y travaillé à Brazzaville, puis développé plus tard à Pointe-Noire… S’agissant de la sortie, rappelons qu’au Congo nous n’avons pas de maisons d’édition adapter au 9e art, et le coup des factures à l’imprimerie est aussi très élevé. Heureusement plusieurs associations et collectifs se battent pour faire vivre la BD Congolaise à travers des BD publiées, je parle ici de l’association congolaise pour la promotion de la BD, de Graphyk Noir, et aujourd’hui Nsana’Arts Butsiêle par le biais de son projet «Dikouala Bulle ». Nous espérons que ce dynamisme incitera les Congolais à s’intéresser à nos publications et à donner une chance à cet art de se déployer dans nos maisons, écoles et commerces.  

Avec Adiac-Congo propos recueillis par Berna Marty 

Congo/Disparition : Hervé Ntsakala Mankoussou a tiré sa révérence

décembre 2, 2020

Ancien chef de service des sports à Télé Congo Pointe-Noire, le journaliste Hervé Ntsakala Mankoussou s’est éteint, le 1er décembre, à Pointe-Noire des suites d’une maladie.

Le regretté Hervé Ntsakala Mankoussou Crédit photo »DR »

Ntsakala Mankousou était un passionné de sport. De sa voix tonique et ses envolées oratoires, il se distingua dans les années 1980 à Dolisie comme correspondant de la Voix de la Révolution congolaise dans le département du Niari à l’époque devenue après Radio Congo.  Ce fut un régal pour les auditeurs de suivre sa voix lors des reportages et retransmissions en direct des grands matchs qui se déroulaient au stade Pont de Dolisie.

A la fin des années 90,  Hervé Ntsakala Mankoussou évolua au service des sports de Radio Congo Pointe-Noire comme journaliste sportif avant d’intégrer Télé Congo Pointe-Noire à la création de la chaîne départementale en 1998.

Animant les émissions et chroniques sportives, il fut longtemps apprécié du public pour sa connaissance du sport dans les départements de Pointe-Noire et du Kouilou.  Journaliste talentueux, il fut aussi membre du cabinet de Jean-Claude Mouanda, ancien maire de Dolisie et membre de l’équipe de communication du ministre Pierre Mabiala.

Adieu Hervé Ntsakala Mankoussou.

Avec Adiac-Congo par Hervé Brice Mampouya