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Le choix de la Croatie pour l’effigie de son euro crée la polémique

août 25, 2021

Le visage de Nikola Tesla pourrait figurer sur les pièces du nouvel euro croate, ce qui ne plaît pas à la Serbie, rapporte le « Wall Street Journal ».

En Croatie, Nikola Tesla est considere comme un heros national. Une statue de lui trone notamment au centre de la place centrale de Zagreb.
En Croatie, Nikola Tesla est considéré comme un héros national. Une statue de lui trône notamment au centre de la place centrale de Zagreb.© DENIS LOVROVIC / AFP

La monnaie européenne se retrouve, bien malgré elle, au cœur d’une polémique serbo-croate. À partir de 2023, l’euro circulera en Croatie. D’ici là, le pays devra choisir quelle personnalité historique apparaîtra sur ses pièces. En juillet, les Croates ont pu répondre à une consultation et ont choisi Nikola Tesla, célèbre pour ses travaux sur le courant alternatif au XIXe siècle, pour être l’effigie de leur euro. Le hic, c’est que l’ingénieur est d’origine serbe et que la Serbie refuse catégoriquement que son visage soit frappé sur les pièces de monnaie croates, rapporte le Wall Street Journal.

La Banque nationale serbe (NBS) entend tout faire pour éviter que Nikola Tesla se retrouve sur les pièces croates. Jorgovanka Tabaković, la gouverneure de la NBS, s’est rapprochée de la Commission européenne pour faire barrage à l’initiative de la Croatie. Elle estime qu’un tel acte « constituerait une appropriation du patrimoine culturel et scientifique du peuple serbe ». Autre argument avancé par les autorités serbes : Nikola Tesla est déjà l’effigie d’une monnaie européenne, puisqu’il figure sur les billets de 100 dinars serbes.

Nikola Tesla était plus Serbe que Croate ?

Nina Obuljen Koržinek, ministre de la Culture croate, estime de son côté que Jorgovanka Tabaković a créé une polémique pour rien et que Nikola Tesla fait autant partie du patrimoine culturel croate que serbe, puisqu’il est né à Smiljan, village croate.

La Serbie et la Croatie se disputent l’héritage de Nikola Tesla depuis des décennies. Le scientifique est né en 1856 de parents serbes, mais dans une partie de l’empire d’Autriche qui appartient aujourd’hui à la Croatie. Il est ensuite décédé en janvier 1943 à New York, après avoir émigré aux États-Unis en 1884.

Par Le point avec AFP

Coronavirus en RDC : quand Félix Tshisekedi met du plomb dans l’aile de la campagne vaccinale

juillet 6, 2021
Kash

Les propos du président congolais, qui a assumé lors d’un entretien son refus de recourir pour lui-même au vaccin AstraZeneca, a provoqué la polémique, alors que le pays peine à atteindre les objectifs qu’il s’est fixé.

« J’ai bien fait de ne pas me faire vacciner à l’AstraZeneca. D’ailleurs je n’étais pas convaincu ». Cette petite phrase de Félix Tshisekedi, glissée au détour d’un entretien accordé le 1er juillet à la radio Top Congo FM et à la RTNC, la télévision nationale, n’a pas manqué de provoquer de vives réactions sur les réseaux sociaux.

Dans le viseur du chef de l’État, les doutes quant à l’efficacité du vaccin AstraZeneca, qui ont conduit plusieurs pays, notamment en Europe, à suspendre son utilisation. « A partir du moment où ces pays ont pris les mesures de précaution vis-à-vis d’AstraZeneca, eux qui en connaissent les propriétés et qui l’ont fabriqué, nous aussi a fortiori, nous étions dans l’obligation de suspendre cela », a argué le président congolais.

Devant le tollé provoqué par ces propos, certains reprochant au président congolais d’entretenir la défiance d’une partie de l’opinion publique vis-à-vis des vaccins, la présidence a partiellement rétropédalé dans les jours qui ont suivi, insistant sur le fait que Félix Tshisekedi avait aussi, au cours de la même interview, promis de très bientôt se faire vacciner à son tour, mais avec un autre vaccin.

Le jour même de cette fameuse déclaration présidentielle, le ministre de la Santé, Jean-Jacques Mbungani, tenait un discours aux antipodes. Lors d’une visite dans une clinique de Kinshasa, où il s’est prêté au jeu de l’injection d’une dose d’AstraZeneca, il a rappelé l’objectif que les autorités se sont fixé : « Atteindre 25% de la population congolaise vaccinée pour atteindre l’immunité collective ». Pas sûr, cependant, que sa voix porte autant que celle du président.

Par  Kash

Caricaturiste, bédéiste et peintre congolais installé à Kinshasa.

Tunisie: polémique autour de l’incarcération de l’ex-opposant Taoufik Ben Brik

juillet 28, 2020

 

Déjà emprisonné sous Ben Ali, Taoufik Ben Brik vient d’être condamné à un an de prison ferme pour «diffamation» des magistrats.

Le journaliste tunisien Taoufik Ben Brik, connu pour s’être opposé au régime de Ben Ali, a été incarcéré en Tunisie pour des appels aux armes en faveur d’un politicien, déclenchant une polémique, dix ans après la révolution. Des poursuites avaient été lancées contre M. Ben Brik durant la campagne électorale de l’automne 2019, après qu’il a protesté à la télévision contre l’incarcération du candidat à la présidentielle Nabil Karoui. Il avait notamment lancé: «dans d’autres pays, on prend les armes et les gens descendent se battre pour ceux qu’ils soutiennent» et critiqué à l’époque les juges l’ayant incarcéré.

Sur la chaîne Nessma appartenant à M. Karoui, Ben Brik avait vivement soutenu cet «ami et frère», un homme d’affaires poursuivi pour blanchiment d’argent et en campagne contre le parti d’inspiration islamiste Ennahdha. M. Karoui avait été placé en détention préventive durant la quasi-totalité de la campagne dans le cadre d’une affaire remontant à plusieurs années, ce qui avait poussé nombre d’observateurs à déplorer une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

Après cette émission, la Haica, instance de contrôle de l’audiovisuel tunisien, avait condamné une énième fois la chaîne, qui émet sans licence. M. Ben Brik, condamné pour ces propos à deux ans de prison par contumace en avril, a demandé à être rejugé lorsqu’il s’est rendu en Tunisie en juillet à l’occasion des funérailles de son frère.

À l’issue de ce nouveau procès, il a été condamné la semaine passée à un an de prison ferme pour «diffamation» des magistrats, et incarcéré sur le champ, bien qu’ayant fait appel, ont indiqué ses avocats, déplorant une arrestation «arbitraire». Selon l’Association des magistrats tunisiens, il est également condamné pour «incitation à la violence». La décision rendue par le tribunal n’a pas encore été transmise aux parties.

Harcelé par la police de l’ancien régime

Ses avocats ont dénoncé cette nouvelle incarcération du pamphlétaire, qui avait déjà fait de la prison en 2010 après avoir critiqué le régime de Zine el-Abidine Ben Ali. «Cette arrestation constitue un très mauvais signal», ont souligné dans un communiqué Me William Bourdon et Me Nabil Akrimi. «Dans une démocratie, si des propos excessifs peuvent être poursuivis (…), ils ne (…) doivent jamais faire l’objet d’une procédure expéditive, ni conduire à un placement en détention», ont ils fait valoir.

«L’histoire retiendra que mon mari a été emprisonné sous Ben Ali, puis de nouveau dix ans après sa chute», a déploré son épouse Azza Zarrad, jointe par l’AFP, soulignant que la prison pourrait lui être fatale en raison des dysfonctionnements de son système immunitaire.

Taoufik Ben Brik, 59 ans, connu pour ses écrits souvent satiriques ou ironiques dénonçant la dictature de Ben Ali, a été censuré en Tunisie et régulièrement harcelé par la police de l’ancien régime.

Par Le Figaro avec AFP

Côte d’Ivoire – « Ils sont allés chercher tous les Maliens » : Henri Konan Bédié crée à nouveau la polémique

novembre 19, 2019

Henri Konan Bédié à son domicile parisien le 10 septembre 2019.

Henri Konan Bédié à son domicile parisien le 10 septembre 2019. © Vincent Fournier/JA

 

Le président du PDCI, Henri Konan Bédié, a accusé le RHDP d’avoir recruté des « Maliens » pour grossir les rangs d’un meeting organisé à Paris. Des propos qui provoquent la polémique, jusqu’au sein de son propre parti.

Il s’agit de sa seconde sortie controversée du patron du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) en l’espace de cinq mois. Cette fois, c’est aux responsables du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) que le Sphinx de Daoukro a décidé de s’attaquer.

« Aujourd’hui, nous pouvons affirmer que leur désillusion est grande. Et leur enthousiasme s’éteint progressivement à chacune de leurs timides sorties où ils ne cessent de convoyer de vrais faux militants pour espérer tromper l’opinion tant nationale qu’internationale, comme ce fut le cas récemment à Paris et à Sinfra », a lancé Bédié, le 14 novembre dernier, lors du Bureau politique de son parti.

Face à un public acquis à sa cause, le président du PDCI a alors mis de côté son discours écrit pour se lancer dans une saillie improvisée. « À Paris, il s’agissait effectivement d’une réunion pour laquelle ils sont allés chercher tous les Maliens à la sortie ! »

Propos confus

Et le vieux dirigeant, galvanisé par les ovations, de poursuivre son propos. « Mais laissez-moi terminer, d’ailleurs. Ils sont allés, un vendredi, à la sortie de la messe de 13 heures, en donnant 100 euros à tous les militants de cette mosquée. Il s’agit de la mosquée de Toits-Rouges à Paris… »

Un responsable, assis à ses côtés, lui glisse alors quelques mots à l’oreille. Bédié se corrige, il ne s’agit pas de la mosquée de Toits-Rouges – un quartier d’Abdidjan – « il s’agit de la mosquée de Château Rouge ». Au passage, Henri Konan Bédié omet un « détail » important : la réunion du RHDP n’a pas eu lieu un vendredi – jour de la grande prière hebdomadaire pour les musulmans – mais un samedi…

Pour confus qu’ils soient, ces propos ont été aussitôt été abondamment relayés sur les réseaux sociaux. Les uns dénonçant une sortie « xénophobe », les autres saluant « l’audace » du président du PDCI.

« Pourquoi le président Bédié voit-il des étrangers partout ? Pis, pourquoi ne voit-il que des étrangers ? Cette manière de faire la politique rend cette dernière nauséabonde et donne au PDCI l’image d’un parti politique ayant une offre politique moribonde. Le parti mérite mieux », s’inquiète l’analyste politique Sylvain N’Guessan.

Début mai, sa sortie contre des « étrangers » avait soulevé la polémique, au point que le gouvernement l’avait menacé de poursuites judiciaires. Mais cette fois, ses propos sur la supposée présence de Maliens à une réunion du RHDP à Paris est dénoncée jusque dans ses rangs. Selon nos informations, une délégation d’élus et de jeunes du PDCI compte le rencontrer pour lui demander d’être plus mesuré dans ses propos.

Jeuneafrique.com par André Silver Konan

USA: polémique autour de rencontres entre l’ex-ministre Kerry et l’Iranien Zarif

septembre 14, 2018

Washington – Rencontres « illégales », « sans précédent » qui « sapent » la politique étrangère des Etats-Unis: l’ex-secrétaire d’Etat américain John Kerry, qui a admis cette semaine avoir continué à rencontrer l’actuel chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif, a suscité la colère de Donald Trump et du camp conservateur.

« John Kerry a eu des rencontres illégales avec le très hostile régime iranien, cela ne peut servir qu’à saper notre bon travail au détriment du peuple américain », s’est plaint sur Twitter, dans la nuit de jeudi à vendredi, le président américain. « Il leur a dit d’attendre la fin de l’administration Trump! », « C’EST MAL! », a-t-il protesté, laissant entendre que ces entretiens avaient eu lieu sans être portés à la connaissance de la diplomatie américaine.

Sans se prononcer sur la légalité de ces réunions, l’actuel chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a vivement accusé vendredi son prédécesseur démocrate de « saper activement la politique des Etats-Unis ».

« Ce qu’a fait le secrétaire Kerry est inconvenant et sans précédent », « c’est littéralement du jamais vu » et « bien plus qu’inapproprié », a protesté le ministre républicain. « On parle d’un ancien secrétaire d’Etat qui discute avec le principal Etat soutien du terrorisme au monde, et, d’après lui-même », « il leur disait de patienter jusqu’à la fin de cette administration », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse.

En campagne de promotion de ses mémoires, l’ancien ministre des Affaires étrangères du président démocrate Barack Obama, qui avait négocié l’accord sur le nucléaire iranien de 2015 et avait tissé une relation personnelle avec son homologue iranien, a reconnu l’avoir « vu à trois ou quatre reprises » depuis son départ du gouvernement et l’arrivée du milliardaire républicain à la Maison Blanche.

Prié de dire par l’animateur radio conservateur Hugh Hewitt s’il tentait de donner des conseils à Mohammad Javad Zarif pour faire face à la décision de l’administration Trump de se retirer de cet accord nucléaire, John Kerry a répondu mercredi: « Non, ce n’est pas mon travail ».

« J’ai seulement tenté de comprendre ce que l’Iran serait prêt à faire pour améliorer la situation au Moyen-Orient », a-t-il plaidé.

Il a assuré avoir dit au ministre iranien: « Vous devez reconnaître que le monde n’apprécie pas ce qui se passe avec vos missiles, avec le Hezbollah, avec le Yémen », en écho au discours de l’actuel gouvernement américain qui dénonce le comportement « malveillant » de Téhéran dans la région.

Les commentateurs conservateurs ont aussitôt dénoncé un acte de « trahison », certains allant jusqu’à estimer qu’il méritait « la prison ».

La porte-parole du département d’Etat, Heather Nauert, avait déjà ironisé jeudi sur John Kerry qui fait la tournée des médias pour « se vanter d’avoir eu des réunions avec le gouvernement iranien ».

« J’ai aussi vu des informations selon lesquelles il fournirait des conseils au gouvernement iranien. Le meilleur conseil qu’il devrait lui donner c’est d’arrêter de soutenir les groupes terroristes à travers le monde! », avait-elle ajouté devant la presse.

En 2015, pendant que John Kerry négociait avec l’Iran dans le but affiché de l’empêcher de se doter de la bombe atomique, une lettre ouverte aux dirigeants de la République islamique, signée par la plupart des sénateurs républicains, avait provoqué un tollé similaire. Ces 47 sénateurs y soulignaient que le président Obama allait quitter son poste en janvier 2017 et qu’ils n’étaient donc pas tenus par ses engagements non ratifiés par le Congrès.

Les démocrates les avaient aussitôt accusés de saper la diplomatie des Etats-Unis.

Romandie.com avec(©AFP / 14 septembre 2018 20h26)                                                        

Polémique après des propos de Trump sur le Monténégro, « petit pays très agressif »

juillet 18, 2018

Washington – Donald Trump faisait face mercredi à une nouvelle polémique pour avoir qualifié le Monténégro de « tout petit pays », dont les habitants sont « très agressifs », et pour avoir semblé remettre en cause le principe de défense mutuelle au sein de l’Otan.

« Si, par exemple, le Monténégro est attaqué, pourquoi mon fils devrait-il aller au Monténégro pour les défendre? », lui a demandé un journaliste de la chaîne américaine Fox News, dans un entretien diffusé mardi soir.

« Je comprends ce que vous dites, j’ai posé la même question », a répondu le président des Etats-Unis. « Le Monténégro est un tout petit pays avec des gens très forts, très agressifs », a-t-il ajouté, allant jusqu’à laisser entendre que cette agressivité pourrait déclencher « la Troisième Guerre mondiale » si les autres membres de l’Alliance atlantique devaient venir prendre sa défense.

Invité à réagir mercredi soir devant le Parlement, à Podgorica, le Premier ministre monténégrin Dusko Markovic a estimé que les déclarations de M. Trump n’intervenaient « pas dans le contexte de justification de l’existence de l’Otan, mais dans celui du financement de l’Otan ».

« Il a répondu à la question et dit que les Monténégrins étaient courageux et qu’il ne voulait pas que des citoyens américains combattent et soient tués pour d’autres membres de l’Otan », a ajouté M. Markovic.

Les propos de M. Trump ont alimenté le tollé suscité jusque dans son propre camp républicain par sa conférence de presse de lundi à Helsinki avec Vladimir Poutine, au cours de laquelle il a été accusé de s’être totalement aligné sur son homologue russe.

« En attaquant le Monténégro et en mettant en doute nos obligations au sein de l’Otan, le président fait exactement le jeu de Poutine », a déploré sur Twitter le sénateur républicain John McCain. « Le peuple du Monténégro a courageusement résisté à la pression de la Russie de Poutine pour adhérer à la démocratie » et « le Sénat a voté à 97 contre 2 en soutien à son entrée dans l’Otan », a rappelé cet élu respecté, après avoir déjà vivement critiqué l’attitude de Donald Trump à Helsinki.

Les relations de Washington avec les alliés de l’Otan viennent d’être mises à rude épreuve lors d’un sommet extrêmement tendu à Bruxelles. Et le président américain est régulièrement soupçonné de vouloir remettre en cause l’article 5 de la charte de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan), sa pierre angulaire, qui stipule que toute attaque contre un pays membre est considérée comme une attaque contre tous.

Cet article n’a été invoqué qu’une fois: après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.

« Trump laisse à nouveau planer le doute sur le fait que les Etats-Unis, sous sa présidence, viendraient au secours de nos alliés. Un autre cadeau à Poutine », a commenté sur Twitter l’ex-diplomate Nicholas Burns, qui était ambassadeur américain à l’Otan lors du 11-Septembre.

« J’aime dire que Trump est prévisible, mais je n’aurais jamais imaginé qu’il puisse présenter le Monténégro comme une menace majeure pour la paix dans le monde », a ironisé pour sa part l’expert Thomas Wright, du think tank Brookings.

La porte-parole du département d’Etat américain Heather Nauert n’a pas souhaité commenter directement les propos de Donald Trump, mais elle a rappelé que le président avait « réitéré la semaine dernière notre engagement à toute épreuve en faveur de la défense collective au sein de l’Otan ».

La déclaration publiée à l’issue du sommet de Bruxelles « affirme clairement que toute attaque contre un allié serait considérée comme une attaque contre tous », a-t-elle insisté.

Romandie.com avec(©AFP / 18 juillet 2018 23h39)                                                        

France: Macron annonce la suppression de l' »exit tax » et suscite la polémique

mai 2, 2018

Emmanuel Macron donne un discours lors de la visite de la Art gallery of New South Wales, à Sydney, le 2 mai 2018 / © POOL/AFP / LUDOVIC MARIN

Le président français Emmanuel Macron a annoncé vouloir supprimer l' »exit tax » payée par les contribuables partant à l’étranger, suscitant une nouvelle salve de critiques sur la politique fiscale du gouvernement, déjà accusé de favoriser les « très riches ».

Un symbole « négatif » pour l’attractivité de l’économie française: voilà comment le chef de l’Etat a justifié, dans un entretien au magazine américain Forbes, la fin de cet impôt mis en place sous Nicolas Sarkozy pour dissuader les patrons d’aller s’installer à l’étranger.

Cette taxe « envoie un message négatif aux entrepreneurs en France, plus qu’aux investisseurs. Pourquoi? Parce qu’elle implique qu’au-delà d’un certain seuil, vous allez être pénalisé si vous quittez le pays », assure M. Macron dans cette interview, accordée en anglais.

« C’est une grave erreur pour nos start-up parce que nombre d’entre elles, considérant la France moins attractive, ont décidé de lancer leurs projets en partant de zéro à l’étranger afin d’éviter cet impôt », ajoute-t-il.

Le chef de l’Etat, qui fait la une du magazine américain sous le titre de « Chef du libre échange », précise vouloir supprimer cet impôt dès l' »an prochain », ajoutant qu' »il n’a pas de sens ».

« Si vous voulez vous marier, vous ne devriez pas avoir à expliquer à votre partenaire: +si tu te maries avec moi, tu ne seras pas libre de divorcer+ », argumente M. Macron, se disant « favorable à l’idée de pouvoir se marier librement et de divorcer librement ».

– « pas intéressant » –

L' »exit tax », instaurée en 2011, impose les plus-values sur des participations détenues par les contribuables qui quittent la France, afin de dissuader le transfert de domicile fiscal à l’étranger.

Cette mesure, qui s’applique aux contribuables ayant passé au moins six ans en France, concerne les personnes détenant un patrimoine en actions et obligations supérieur à 800.000 euros ou au moins 50% du capital d’une entreprise.

« Le message que je veux envoyer aux investisseurs étrangers est que nous baissons l’impôt sur les sociétés », que « nous simplifions tout », assure dans son entretien Emmanuel Macron, qui justifie également son choix par le faible rendement de l' »exit tax ».

Cet impôt n’est « pas particulièrement intéressant pour les finances publiques, il est très petit », estime le président.

Selon les données transmises par Bercy à l’Assemblée nationale, ce prélèvement a rapporté quelque 70 millions d’euros en 2017 à l’Etat. Un chiffre un légère hausse par rapport aux années précédentes, mais inférieur aux 200 millions d’euros attendus lors de sa création.

L’annonce d’Emmanuel Macron n’a toutefois pas manqué d’alimenter la polémique, dans un contexte compliqué pour le gouvernement, accusé depuis la suppression de l’impôt sur la fortune (ISF) de favoriser « les riches » et les « très riches ».

– un choix « affligeant » –

« En décembre la fin de l’ISF et la +flat tax+ devaient servir l’investissement en France. Qui croira encore à cette fable? Même l’évasion fiscale n’est plus découragée », a dénoncé sur Twitter le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure.

« Avec Emmanuel Macron, c’est encore et toujours +exit la taxe+ pour les plus fortunés (…) qui pourront désormais s’exiler fiscalement en toute impunité », a abondé le député PS Boris Vallaud, Alexis Corbière (LFI) dénonçant de son côté un choix « affligeant… et ô combien significatif ».

Même son de cloche à droite, notamment chez les souverainistes. « Macron a définitivement choisi son camp: celui des plus privilégiés », a jugé dans un communiqué Florian Philippot, président du mouvement Les Patriotes.

« Encore une taxe en moins pour les exilés fiscaux, les travailleurs peuvent toujours attendre qu’on défiscalise leurs heures supplémentaires », a ajouté le président de Debout La France, Nicolas Dupont-Aignan.

Contacté par l’AFP, l’ex-secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert s’est dit pour sa part « choqué » par le choix d’Emmanuel Macron, s’interrogeant également sur le calendrier de cette annonce, « effectuée le 1er mai », « soit le jour de la fête du Travail ».

« L’argument selon lequel cette taxe rapporterait peu d’argent ne tient pas », assure l’ancien député socialiste, qui attribue le faible rendement de l' »exit tax » à son effet « dissuasif ». « Au moment où tout le monde parle de lutter contre l’évasion fiscale, il semble incompréhensible de la supprimer », ajoute M. Eckert, pour qui le dispositif bénéficiait d’un « relatif consensus politique ».

Romandie.com avec (©AFP / 02 mai 2018 14h57)                  

Côte d’Ivoire: un enregistrement clandestin de Guillaume Soro fait polémique

mars 31, 2018

 

Kandia Camara et Guillaume Soro, à son arrivée au siège du RDR à Abidjan le 29 mars 2018 © RDR

Réalisé lors d’une réunion du parti présidentiel, cet enregistrement révèle les réserves de Guillaume Soro sur le parti unifié, avivant encore les tensions au sein de la coalition au pouvoir.

Les images de concorde et d’unité retrouvée au sein du parti présidentiel n’auront fait illusion que durant quelques heures. La participation de Guillaume Soro à un comité de direction du Rassemblement des républicains (RDR), jeudi 29 mars, avait pourtant été minutieusement médiatisée.

Guillaume Soro tout sourire avec Henriette Dagri-Diabaté, la présidente du RDR ; Guillaume Soro riant avec Kandia Camara, la secrétaire générale ; Guillaume Soro avec Amadou Gon Coulibaly, premier vice-président du RDR et premier ministre : photos et vidéos ont été abondamment diffusées. Car malgré son titre de vice-président, Guillaume Soro est peu présent aux réunions de son parti : cela faisait près de trois mois qu’il n’avait participé à aucune d’entre elles.

Relations dégradées

À Abidjan, le malaise entre l’ancien chef rebelle et une partie des cadres du RDR est un secret de polichinelle. Depuis les mutineries de janvier et mai 2017, les relations se sont fortement dégradées, sur fond de rivalités pour la présidentielle de 2020.

Au-delà des belles images, les divergences ont été révélées par la diffusion d’un enregistrement clandestin de la réunion des caciques du RDR. On y entend Guillaume Soro émettre des réserves vis-à-vis du parti unifié. « L’actualité politique ces dernières semaines a bien montré le trouble qu’il y a sur la question du RHDP, du parti unifié. Je pense qu’il faut que nous ayons un cadre formel pour examiner cette question de façon approfondie. Parce que telles que les choses se présentent, il y a le sentiment bien réel que le RDR court, coûte que coûte, derrière le parti unifié et les autres temporisent. Or ce sont les autres qui, normalement, devraient courir derrière le RDR pour un parti unifié », déclare notamment le président de l’Assemblée nationale ivoirienne.

Guillaume Soro se distingue ainsi de la position du reste de la direction du RDR sur ce sujet sensible. Celui-ci est au cœur des tensions actuelles entre le RDR et son allié du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Le RDR prône en effet l’instauration rapide d’un parti unifié, avec une proclamation dans l’année et l’instauration d’une période transitoire n’excédant pas un an et demi. Une déclaration en ce sens doit être faite à l’issue du prochain bureau politique du parti, prévu le 5 avril.

Pour le PDCI, l’alternance avant l’union

Mais pour l’heure, il ne parvient pas à convaincre son allié. Le PDCI, lui, ne veut pas entendre parler de parti unifié avant le scrutin présidentiel de 2020 et exige auparavant « l’alternance », c’est-à-dire l’élection à la magistrature suprême d’un candidat issu de ses rangs.

Guillaume Soro serait-il plus proche du PDCI que du RDR ? Alors que le président de l’Assemblée nationale s’est affiché à plusieurs reprises aux côtés d’Henri Konan Bédié ces derniers mois, il se plait en tout cas à le laisser penser.

« Han! Donc les réunions aussi importantes du RDR on enregistre les gens! La politique est vraiment politique ! » Si dans un tweet, il a bien pourfendu la fuite de son discours devant la cadres du RDR, ses soutiens se sont empressés de le relayer et de le partager à des journalistes.

Acte d’indiscipline

Quant à l’auteur de l’enregistrement clandestin, il a été rapidement identifié par le parti. Il s’agit d’Adama Diomandé, selon un communiqué publié samedi. Le RDR a condamné un « acte d’indiscipline ». Face aux nouvelles tensions que fait surgir cette diffusion, certains militants ont appelé à la démission d’Adama Diomandé. Celui-ci a présenté des excuses.

Jeuneafrique.com par et

Un bébé nommé Donald Trump fait polémique en Afghanistan

mars 18, 2018

Donald a vu le jour quelques mois avant... (PHOTO WAKIL KOHSAR, AGENCE FRANCE-PRESSE)

PHOTO WAKIL KOHSAR, AGENCE FRANCE-PRESSE

Donald a vu le jour quelques mois avant l’élection qui a propulsé son célèbre homonyme au pouvoir.

Quand Donald Trump agrippe sa marchette rose et blanc et se met à arpenter le modeste logis de ses parents à Kaboul, il ignore le scandale que provoque son nom « infidèle » en Afghanistan, pays musulman conservateur.

 

Le petit garçon aux joues roses âgé d’un an et demi, nommé en hommage au milliardaire américain, est au centre d’une vive polémique sur les réseaux sociaux depuis qu’une photo de ses papiers d’identité afghans y a été publiée. Prénom : Donald. Nom : Trump.

Son père Sayed Assadullah Pooya, un admirateur assumé de l’homme d’affaires américain devenu président des États-Unis, et son épouse sont depuis submergés de commentaires « vulgaires et insultants » quant au choix du nom de leur troisième enfant, dit-il.

Certains usagers de Facebook sont allés jusqu’à leur envoyer des menaces de mort pour lui avoir donné un « nom infidèle », tandis que d’autres les accusent de mettre en danger la vie de leurs fils.

Des internautes accusent même le couple d’avoir choisi ce patronyme dans l’espoir d’obtenir l’asile aux États-Unis, ce que dément vivement le père, un enseignant de 28 ans.

« Je ne savais pas au début que des Afghans se montreraient aussi sensibles envers un nom. Je ne m’attendais pas à cela », déclare-t-il à l’AFP tandis que le petit Donald s’amuse avec une application musicale sur le téléphone paternel.

Selon M. Sayed, ce sont les fonctionnaires de l’État civil qui ont publié la photo de ses papiers, initiant une polémique qui l’a contraint à fermer son compte Facebook.

Même les voisins des Sayed, dans le quartier chiite où ils résident à Kaboul, ont proféré des menaces à l’égard de la famille, leur intimant de s’en aller.

« Quand je quitte la maison, je me sens intimidé », avoue M. Sayed, agenouillé sur des coussins, vêtu d’un costume sombre.

Comment devenir Trump

Donald a vu le jour dans la province afghane de Daikundi quelques mois avant l’élection qui a propulsé son célèbre homonyme au pouvoir aux États-Unis.

À l’époque, les Sayed vivaient avec leurs parents et grands-parents dans la ferme familiale où ils cultivaient amandes, blé et maïs.

M. Sayed, selon lui le seul de sa famille à avoir fréquenté l’université, explique avoir été inspiré après avoir lu des traductions en persan de plusieurs des livres du milliardaire américain, dont How to get rich, emprunté dans une bibliothèque locale.

« J’ai fait beaucoup de recherches sur lui et cela m’a motivé pour choisir son nom pour mon fils », souligne-t-il.

Le jeune homme dit espérer que son enfant sera « aussi couronné de succès que le président Donald Trump ». Et même s’il est encore trop jeune pour comprendre la portée de son nom, son père jure qu’il est « heureux » lorsqu’on lui montre des photos de son illustre aîné.

Papiers authentiques

Mais M. Sayed et son épouse ont payé cher leur choix.

Les grands-parents, d’abord amusés, se sont mis en colère lorsqu’ils ont compris que le couple entendait réellement appeler leur fils ainsi. Le couple a depuis coupé les ponts avec eux et s’est installé dans la capitale.

Leur austère mode de vie pourrait difficilement être plus diamétralement opposé de celui du président, qui partage son temps entre la Maison-Blanche et sa luxueuse résidence de Mar-a-Lago en Floride.

Les Sayed s’entassent à cinq dans une seule pièce donnant sur une petite cour, avec les commodités à l’extérieur. Le loyer est de 2000 afghanis (environ 40 dollars canadiens) par mois.

Le porche en métal s’ouvre sur un entrelacs d’étroites routes de terre bordées de maisons en briques, avec des égouts à ciel ouvert. Quelques rues plus loin, des toxicomanes occupent un pan de gazon sur un carrefour animé, dormant et s’injectant de la drogue au vu de tous.

Le couple a deux autres enfants, Fatima, 9 ans, et Karim, 8 ans, sur lesquels l’épouse de M. Sayed, Jamila, veille tandis qu’elle lave du linge à l’extérieur.

Controverse ou pas, la famille n’a pas enfreint la loi en choisissant de donner un nom non islamique à leur fils, souligne Rohullah Ahmadzai, un haut responsable de l’État civil à Kaboul.

Les papiers du garçon sont « authentiques », a confirmé M. Ahmadzai à l’AFP et ses parents ont le droit de « donner le nom de leur choix à leurs enfants ».

M. Sayed, quoique inquiet pour la sécurité de sa famille et de Donald en particulier, n’est pas prêt à faire marche arrière.

« Il y a des chances qu’il soit harcelé ou battu par ses camarades d’école », admet-il. Mais, dit-il, « je ne changerai pas d’avis. Que les gens aillent au diable ! »

Lapresse.ca avec Agence France-Presse

Génocide des Tutsis au Rwanda: un  » Que sais-je » très polémique

octobre 11, 2017

Mémorial du Génocide à Kigali, au Rwanda, le 5 avril 2014 © Ben Curtis/AP/SIPA

Un petit ouvrage de vulgarisation consacré au génocide des Tutsis en 1994 au Rwanda, paru en France et destiné notamment aux jeunes, a provoqué la controverse.

1. Les faits

« Ce génocide n’appartient pas qu’à l’histoire : il reste un enjeu politique contemporain (…). Les débats restent intenses, les oppositions, souvent violentes. » La quatrième de couverture du livre Le Génocide des Tutsi au Rwanda, de Filip Reyntjens mettait en garde. Et ça n’a pas manqué : l’ouvrage de 126 pages de ce constitutionnaliste belge, publié en avril 2017, a suscité la polémique.

Un collectif d’historiens, de militants et de journalistes a publié dans Le Monde du 26 septembre une tribune très critique intitulée « Rwanda : le « Que sais-je ? » qui fait basculer l’Histoire ».

D’autres militants et associations se sont fendus de publications et deux chercheurs, Claudine Vidal et Marc Le Pape sont venus soutenir Reyntjens sur un blog après parution de la tribune. Reyntjens, lui, a rédigé en réponse une tribune soumise au journal Le Monde et dont il ne sait pas encore si elle sera publiée.

2. C’est un livre à thèse

La collection Que sais-je ? dans laquelle il a été publié se donne pour mission la vulgarisation, ce qui sous-entend a priori l’objectivité scientifique la plus totale. Cette collection est particulièrement prisée par les jeunes étudiants et lycéens.

Pourtant, de longue date, Reyntjens a une lecture particulière du génocide. Selon ses détracteurs, il le banalise en le replaçant dans le cadre du conflit armé qui a opposé, d’octobre 1990 à juillet 1994, le Front patriotique rwandais (FPR, aujourd’hui au pouvoir au Rwanda), et le régime génocidaire, renvoyant dos à dos les organisateurs (hutus) du génocide et la rébellion (tutsie) qui les a combattus : « Il s’agit (…) de ne pas tomber dans l’autre travers, écrit-il : celui de considérer le génocide et les massacres au Rwanda comme une histoire de bons et de méchants. La réalité est qu’il s’est agi d’une histoire de méchants, (…) l’un recourant à la violence de masse pour sauvegarder le pouvoir [le régime extrémiste hutu], l’autre pour le conquérir [le FPR]. »

Or, cette thèse – qui tend à expliquer le génocide comme le fruit d’une guerre entre deux belligérants avides de pouvoir – est très critiquée. Pour les auteurs de la tribune, Reyntjens escamote ainsi la singularité du processus génocidaire. Et ces derniers d’énumérer diverses omissions de l’auteur : « la propagande antitutsi depuis 1959, la politique de discrimination, les pogroms, et même le rôle central de la Radiotélévision des Mille Collines, sont à peine évoqués. »

Pour eux, se dégage de la lecture du Que sais-je ? une vision tronquée du génocide, au final présenté comme le « fruit d’une intention sans généalogie et sans planification préalable… »

3. Son auteur est connu

Filip Reyntjens n’en est pas à son premier ouvrage sur le Rwanda. Il a longtemps fréquenté ce pays au temps du régime de Juvénal Habyarimana, où il avait ses entrées aussi bien dans les sphères gouvernementales que dans l’opposition intérieure de l’époque. À Kigali, une rumeur tenace fait même de lui le rédacteur occulte de la Constitution adoptée suite au coup d’État de l’ancien président hutu.

Filip Reyntjens n’a jamais caché, dans ses écrits comme dans ses nombreuses interventions publiques, son aversion pour le FPR, coupable selon lui – entre autres méfaits – d’avoir allumé une guerre civile en lançant une offensive sur le pays, depuis l’Ouganda, en octobre 1990. C’est notamment pour cela qu’il n’a plus remis les pieds au Rwanda depuis fin 1994.

Dans son « Que sais-je ? », Reyntjens expose sans détours cette animosité envers le FPR. Pour les auteurs de la tribune du Monde, d’ailleurs, « la thèse principale du livre » est celle-ci : « attribuer au FPR une responsabilité » – dans l’attentat du 6 avril 1994 contre Habyarimana, dans les massacres commis au Rwanda en 1994 puis en République démocratique du Congo à partir de fin 1996…

4. La polémique n’est pas nouvelle

Si Filip Reyntjens est connu des spécialistes du sujet, ses contradicteurs le sont aussi. C’est le cas notamment de Patrick de Saint-Exupéry, cofondateur de la revue XXI, signataire la tribune parue dans Le Monde, est un bon connaisseur du Rwanda, où il a effectué plusieurs reportages, pour Le Figaro, entre 1990 et 1994.

Son livre Complices de l’inavouable : La France au Rwanda, qui pointe du doigt les errements français durant le génocide, lui a notamment valu des poursuites en justice pour diffamation de la part d’officiers français ayant servi au Rwanda. Et ses articles très informés ont en partie été à l’origine de la création, en 1998, d’une Mission parlementaire d’information chargée d’enquêter sur le rôle de la France au Rwanda entre 1990 et 1994.

Du côté des signataires de la tribune, le livre de Filip Reyntjens est donc décrit comme le symptôme « de la confusion entretenue dans notre pays autour du génocide des Tutsis, au carrefour de représentations éculées des réalités africaines et d’une volonté de faire diversion pour éviter d’examiner les responsabilités des autorités françaises de l’époque dans ce crime. »

La controverse sur le mécanisme même de la machine génocidaire oppose deux écoles antagonistes depuis des années maintenant

Quant à Reyntjens, il évoque dans son livre les « relais à l’étranger » du FPR, semblant viser sans les nommer les auteurs de la tribune. Un joker maintes fois utilisé par l’intéressé à l’égard de ses détracteurs qui, selon lui, « qualifient souvent de « négationnistes », même s’ils ont toujours affirmé la réalité du génocide des Tutsis, ceux qui critiquent le régime de Kigali… »

La controverse sur le mécanisme même de la machine génocidaire oppose deux écoles antagonistes depuis des années maintenant. Pour l’une, un lien de causalité s’établit entre l’attentat du 6 avril 1994 et le génocide. Pour l’autre, le génocide a été planifié et pensé, en dehors de l’attaque. C’est aussi cette question qui traverse la polémique autour du Que sais-je ? Une polémique qui touche aux domaines politique, universitaire et juridique et qui n’est pas près de s’éteindre.

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