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Porté dans un hamac, l’ambassadeur du Vatican en Côte d’Ivoire crée la polémique

mai 17, 2016

Le nonce apostolique en Côte d’Ivoire, Joseph Spiteri, en visite à Fresco, dans le sud-ouest du pays, le 14 mai 2016.

Le nonce apostolique en Côte d’Ivoire, Joseph Spiteri, en visite à Fresco, dans le sud-ouest du pays, le 14 mai 2016. Crédits : DR
En déplacement à Fresco (sud-ouest), lors du week-end de la Pentecôte, l’ambassadeur du Vatican en Côte d’Ivoire, Joseph Spiteri, a été porté dans un hamac (sorte de chaise à porteur) à son arrivée, samedi 14 mai. L’image, vite comparée aux pratiques coloniales, a immédiatement provoqué un tollé.

« Le nonce apostolique est descendu de son véhicule à la demande des paroissiens pour être porté. Aucun acte colonial ici » ; « Je répète que chez nous, à Fresco, on peut porter en hamac celui que nous estimons » : depuis quarante-huit heures, l’ancien ministre ivoirien des sports et maire de Fresco, Alain Lobognon, tente de justifier la scène. En vain, la polémique ne cesse d’enfler autour de cette image qui a déjà fait le tour de la Toile, mais a été retirée du premier compte Facebook où elle avait été diffusée.

« Il ne restait plus que le fameux casque blanc au nonce pour que nous soyons à nouveau les pieds joints dans l’époque coloniale », ironise Séraphin Blé, enseignant d’histoire-géographie dans un établissement scolaire d’Attécoubé (centre d’Abidjan). « Qu’un roi soit porté, c’est bien une tradition de chez nous et nous comprenons cela. Mais porter un prêtre blanc dans un hamac à cette époque-ci, c’est à croire que nous sommes encore nostalgiques de cet humiliant passé », soutient-il. Comme d’autres observateurs, il se dit scandalisé.

« Ramer à contre-courant »

« Pour ma part, je ne suis pas seulement choqué, je suis aussi dégoûté. Je trouve l’acte posé indigne », a écrit, mardi, dans une tribune intitulée « Honte à Monseigneur Spiteri et à ses porteurs ! », le prêtre ivoirien démissionnaire Jean-Claude Djéréké, qui vit au Canada. « Jésus naquit et vécut pauvrement, parce qu’il était contre le culte de la personnalité, parce qu’il abhorrait le carriérisme, les premières places, titres et privilèges », relate-t-il, inspiré des écrits bibliques. Jean-Claude Déjéréké s’en est surtout pris aux porteurs du nonce : « Ils font honte à l’Afrique qui se bat pour rester digne et debout. En d’autres termes, ils rament à contre-courant de cette Afrique qui veut en finir avec le faux complexe d’infériorité. »

Dans la capitale économique ivoirienne, le hamac du nonce apostolique, n’est pas si mal vu que cela. Pour certains Ivoiriens, il faut relativiser. « Tout le monde sait que, en Afrique, quand on reçoit un hôte de marque, on lui montre qu’on est enchanté de le recevoir. Le nonce est un peu comme le pape et, quand il rend visite à une communauté, cette dernière veut marquer cela d’une pierre blanche », explique l’Abidjanais Honoré Kouamé.

« Il n’y a eu ni culte de la personnalité, ni un quelconque culte du Błanc. C’est juste un grand honneur exprimé par nos frères catholiques d’accueillir ce haut dirigeant religieux. Il ne faut pas interpréter cet instant de reconnaissance autrement », suggère Odette Yéo, paroissienne de l’église Saint-Ambroise d’Angré, à Abidjan.

Contacté par Le Monde Afrique, le chancelier de la nonciature apostolique du Vatican à Abidjan entendait s’entretenir avec le nonce avant toute réaction publique.

Lemonde.fr par Alexis Adélé, contributeur Le Monde Afrique, Abidjan

France: Les « Visi­teurs 3 », Pascal N’Zonzi au coeur d’une polé­mique

avril 5, 2016

 

 

Les « Visi­teurs 3 », Pascal N'Zonzi au coeur d'une polé­mique
9 acteurs au casting, mais seule­ment 8 noms sur l’affiche. Les visi­teurs 3 créent la polé­mique, deux jours avant la sortie en salles des nouvelles aven­tures de Jacquouille la fripouille, ce mercredi. Le nom manquant est celui de Pascal N’Zonzi, l’acteur franco-congo­lais, pour­tant bien présent sur la photo. Une gros­sière erreur qui passe bien sûr pour de la discri­mi­na­tion raciale.

L’affiche du troi­sième volet de la saga Les visi­teurs, en salles ce mercredi 6 avril, ne laisse pas tout le monde indif­fé­rent. Tous les acteurs impor­tants du film de Jean-Marie Poiré, Jean Reno et Chris­tian Clavier en tête, figurent sur l’affiche. Gode­froy de Mont­mi­rail et Jacquouille la fripouille sont accom­pa­gnés pour ce nouvel épisode de Karin Viard, et aussi de Franck Dubosc. Si leurs noms appa­raissent en haut de l’affiche, nombreux sont ceux à remarquer que sur les 9 visages présents, seuls 8 noms appa­raissent. Le nom manquant est celui de l’acteur noir Pascal N’Zonzi, l’acteur franco-congo­lais, âgé de 65 ans, que l’on a pu voir dans Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu?

Dans la bande-annonce du film, rebe­lote. L’acteur appa­raît, mais son nom, lui, n’est jamais visible. Une absence rele­vée, et critiquée par de nombreux inter­nautes. Certains y voient même un lien entre sa couleur de peau et l’absence de mise en valeur de son nom, et ils posent clai­re­ment la ques­tion, comme Diane Audrey Ngako, jour­na­liste du Monde Afrique.  Après avoir écrit «9 acteurs, 8 noms. Où est le 9eme nom? Celui de l’acteur Pascal N’Zonzi? Vous savez, l’acteur noir sur l’affi­che…» sur les réseaux sociaux, la jour­na­liste ajoute.

Gaumont avait déjà été inter­pellé en février à ce sujet. La société de produc­tion avait alors justi­fié cette absence par une raison contrac­tuelle. Si Chris­tian Clavier, Sylvie Testud et les autres acteurs présents sur l’affiche avaient imposé la présence de leurs noms au géné­rique, Pascal N’Zonzi ne l’avait pas fait. Ce qui explique cette absence. Gaumont s’était égale­ment défendu de tout racisme, arguant qu’ils avaient produit Choco­lat, de Roschdy Zem, avec Omar Sy dans le rôle titre.  Une preuve, selon eux, que l’absence du patro­nyme de Pascal N’Zonzi « n’a rien à voir avec sa couleur de peau ».

Pour défendre la société de produc­tion, il faut noter que le nom de Pacal N’Zonzi est bel et bien présent sur l’affiche. En tout petit, tout en bas, dans les crédits, sous la date de sortie du film. Par la meilleure place s’il souhai­tait se faire un nom!

Gala.fr par Martin Choteau

Polémique : les voyages de François Hollande en Afrique sont-ils si courts que ça ?

juillet 3, 2015

Au Cameroun, la visite de François Hollande prévue vendredi fait beaucoup parler. Notamment en raison de sa courte durée. Mais la visite du chef de l’État français est-elle vraiment une exception en la matière ? Vérification.

Le président français ne passera que quelques heures à Yaoundé, vendredi 3 juillet. En provenance de Luanda, la capitale angolaise, d’où il est censé décoller à 14h30, heure locale, il atterrira à Yaoundé en milieu d’après-midi et ira rencontrer le président Paul Biya au Palais de l’Unité, à Etoudi.

Suivra ensuite une courte réception protocolaire en l’honneur de la communauté française et en présence de la Première dame, Chantal Biya, récemment faite ambassadrice de l’ONU. Le décollage de l’avion présidentiel vers la France est ensuite prévu pour 23h.

François Hollande ne passera donc qu’une toute petite demi-journée dans la capitale camerounaise. Une durée de séjour trop courte aux yeux de beaucoup de Camerounais. Cette visite éclair n’est pourtant pas une exception.

Au même rythme que Nicolas Sarkozy

Lors de cette même mini-tournée africaine, François Hollande n’a passé en réalité qu’une demi-journée au Bénin, où aucun président français ne s’était rendu depuis Jacques Chirac, en 1995. S’il a certes atterri à 23h30 heure locale à Cotonou, son entretien avec le président Boni Yayi s’est déroulé le lendemain à 8h30, pour un décollage vers l’Angola à 14h30. Une durée réduite sévèrement critiquée par la presse béninoise, qui est allée jusqu’à parler d’ »humiliation ».

Le 19 juillet 2014, dans sa tenue de chef de guerre, Hollande n’avait passé que quelques heures au Tchad.

Pourtant, cette tournée au pas de charge n’est pas exceptionnelle. Le chef de l’État français est même un habitué du genre. Le 19 juillet 2014, dans sa tenue de chef de guerre, il n’avait passé que quelques heures au Tchad, contre un jour et une nuit au Niger comme en Côte d’Ivoire. Il avait en revanche, en février 2014, passé deux jours complets au Nigeria. Mais il était alors invité d’honneur du centenaire de la création du pays.

D’ailleurs, François Hollande ne reste pas moins longtemps que son prédécesseur en terre africaine lors de ses voyages officiels. Nicolas Sarkozy, qui n’a d’ailleurs jamais mis les pieds au Cameroun en tant que chef de l’État, n’avait accordé, au lendemain de son élection, le 28 juillet 2007, que quelques heures au Gabon, pourtant historiquement proche de la France. Il n’avait, la veille, passé qu’une seule journée au Sénégal. Bis repetitae l’année suivante : Nicolas Sarkozy s’était offert une demi-journée seulement à N’Djamena, au Tchad, le 27 février, après avoir longuement hésité en raison du contexte humanitaire. Il avait ensuite passé deux jours – davantage tournés vers l’économie – en Afrique du Sud.

Hollande, plus africain que Chirac ?

Il faut remonter un peu plus loin pour trouver un rythme protocolaire un peu plus souple. Et encore. Jacques Chirac, le dernier chef de l’État français à avoir foulé le sol camerounais, avait passé quatre jours, du 17 au 20 janvier 2001, entre Yaoundé et Garoua, mais à l’occasion du sommet Afrique-France. Un séjour un peu plus long qu’une visite d’État, donc.

Jacques Chirac aura visité 39 pays africains en douze ans de présence à l’Élysée.

Même chose en 2005, avec trois jours au Mali du 2 au 4 décembre, pour le 23e sommet Afrique-France, mais également deux jours en Égypte les 19 et 20 avril 2006, à l’occasion de sa septième visite dans ce pays.

Jacques Chirac aura visité 39 pays africains en douze ans de présence à l’Élysée. François Hollande en est à un peu moins de la moitié, en seulement trois ans de pouvoir (Bénin, Cameroun, Angola, Algérie, Sénégal, Guinée, Tchad, Niger, Côte d’Ivoire, Afrique du Sud, Tunisie, Maroc, Mali, Centrafrique, RDC, Nigeria). Une multiplication des visites, mais qui sont aussi plus courtes. Signe des temps, peut-être… mais pas forcément de son désintérêt pour le continent.

Jeuneafrique.com par Mathieu Olivier

Polémique : pourquoi le cas Adebayor divise les Togolais

mai 13, 2015

Emmanuel Adebayor célèbre un but sous les couleurs de Tottenham.
Emmanuel Adebayor célèbre un but sous les couleurs de Tottenham. © AFP

Adulé par une majorité de ses compatriotes, le footballeur international togolais Emmanuel Adebayor se retrouve depuis fin avril en pleine polémique. Il a rendu public tour à tour son soutien à Faure Gnassingbé pour la présidentielle et son conflit qui l’oppose aux membres de sa famille. Une démarche diversement appréciée.

Tout commence en avril 2011 lorsque, suite à une plainte déposée par Emmanuel Adebayor à Lomé, la justice ordonne l’expulsion de l’un de ses frères aînés d’une de ses propriétés. Ce dernier, Peter (décédé en juillet 2013), aurait selon des témoins menacé à l’arme blanche le footballeur, le forçant à abandonner l’une de ses somptueuses résidences pour se réfugier dans un hôtel de Lomé. « Dans cette brouille entre frères, la mère a choisi le camp de Peter, ce qui a profondément blessé Emmanuel », explique Alex, qui connaît la famille Adebayor depuis une vingtaine d’années.

Le décès de Peter Adebayor

Peter Adebayor est un ancien footballeur qui n’a pas réussi à faire une grande carrière comme son jeune frère. Très proches à un moment donné, les deux hommes qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau se brouillent en 2011. « Un jour, quand j’étais à Monaco où il est venu me visiter, alors que j’étais dans mon canapé, il m’a pris en otage un couteau pointé sur moi. Ensuite, à Lomé, à l’occasion d’une dispute entre nous, il a cassé une bouteille et m’a blessé. (…) On pourrait régler plus tard le problème, mais pour le moment, qu’il quitte ma maison et aille louer et il comprendra que la vie n’est pas facile », déclarait l’international togolais en avril 2011 pour justifier l’expulsion de son frère.

La situation a perduré jusqu’au décès de Peter, en juillet 2013, « suite à une courte maladie ». De nombreuses rumeurs alimentés par certains membres de la famille ont attribué sans preuves la responsabilité de cette mort à l’actuel sociétaire du club londonien de Tottenham. Et là encore, ses détracteurs s’en sont donné à coeur joie. Mais ce n’est pas fini.

À cette époque, des médias diffusent l’information selon laquelle, délaissée et malade, la mère du joueur serait obligée de s’adonner à de petits commerces pour survivre. Suffisant pour déchaîner à nouveau les critiques à l’encontre du capitaine des Éperviers du Togo qui finira, en novembre 2014, par accuser sa mère et ses soeurs de pratiquer de « la magie noire » sur lui.

La vidéo de soutien à Faure Gnassingbé

Retour en 2015. Très peu utilisé durant cette saison par son club, Sheyi Emmanuel Adebayor multiplie les déplacements à Lomé pour, dit-on dans son entourage, superviser certains projets en cours de réalisation dans le cadre de sa fondation SEA (ses initiales). Le 21 avril, à quelques jours de la présidentielle togolaise, la star publie une vidéo dans laquelle il affiche clairement son soutien pour la réélection du président sortant, Faure Gnassingbé. Dans un pays où le débat politique suscite énormément de passions, la position tranchée du footballeur, idole d’une grande partie de la jeunesse, divise et suscite des commentaires parfois violents. Et c’est dans ce contexte déjà tendu qu’Emmanuel Adebayor choisit peu après de livrer des détails sur la crise que traverse sa famille dans plusieurs messages publiés il y a quelques jours sur Facebook.

Les révélations sur les réseaux sociaux

Nombreux se demandent encore ce qui a poussé le joueur à se livrer à ce déballage (toujours en cours) sur sa page Facebook officielle. Certains vont jusqu’à se poser des questions sur son état mental… Pour ses proches, « Emmanuel n’en pouvait plus de subir des attaques répétées de personnes pour lesquelles il a tout donné ».

Dans les messages publiés les 6 et 10 mai, la star cible tour à tour sa mère, sa sœur et ses frères. Chacun d’entre eux en prend pour son compte, surtout Rotimi, l’un de ses jeunes frères. Ce dernier a, le 11 mai, choisi de faire amende honorable en reconnaissant ses torts dans une interview accordée à la BBC.

Pour un journaliste togolais bien au fait des « affaires Adebayor », le joueur a fini par « exploser » suite à la pression subie de part et d’autre. N’aurait-il pas été préférable de recourir aux services d’un communiquant expérimenté pour régler ses comptes ? Le joueur est, il faut le reconnaître, connu pour son franc-parler – au demeurant souvent maladroit. Différents émissaires de personnalités officielles se seraient succédées dans la capitale anglaise pour le raisonner, sans succès jusqu’à présent. La suite au prochain épisode ?

Jeuneafrique.com  par Edmond d’Almeida

Italie/Naufrage de Lampedusa: la polémique enfle

octobre 5, 2013

La polémique faisait rage samedi en Italie 48 heures après le naufrage qui a emporté environ 300 migrants au large de l’île de Lampedusa. Les autorités italiennes et européennes sont montrées du doigt pour leur inaction, alors que les recherches de nouveaux corps ont été suspendues en raison du mauvais temps.

Les autorités italiennes envisageaient samedi de renflouer le bateau de migrants qui a fait naufrage jeudi à Lampedusa avec un bilan toujours estimé de 300 morts et disparus, alors que les recherches de survivants ont été suspendues en raison d’une météo défavorable.

Une mer agitée par des vents de force 4 empêchait en effet les plongeurs de poursuivre la récupération des cadavres, dont seulement 111 ont été repêchés tandis que 155 personnes ont été sauvées.

Une hypothèse serait de « remonter l’épave », a indiqué Leonardo Ricci, porte-parole de la police douanière sur l’île. L’épave gît à 550 mètres de la côte et par 40 mètres de fond. « C’est une horreur en bas, des dizaines de corps, peut-être des centaines. Ils sont empilés les uns sur les autres », a témoigné un plongeur.

La polémique enfle

Des accusations de personnes qui ont sauvé des naufragés estimaient pour leur part que les secours envoyés par les autorités avaient mis trop longtemps à arriver, suscitant la polémique en Italie.

Un pêcheur a déclaré qu’il avait fallu environ 45 minutes aux garde-côtes pour arriver sur place, alors que le naufrage avait eu lieu à environ cinq cents mètres de la côte de Lampedusa. Les garde-côtes ont rejeté l’accusation, affirmant au contraire être arrivée sur les lieux 20 minutes après un premier appel de détresse.

Un autre aspect de la polémique actuelle est la mise en cause par le gouverneur de Sicile, Rosario Crocetta, de l’agence européenne Frontex, chargée de coordonner la surveillance des frontières extérieures de l’Union européenne. « Où était Frontex jeudi matin ? N’ont-ils pas de radar ? Est-il plausible que personne n’ait vu ce bateau ? », a demandé le gouverneur.

Romandie.com avec

Sénégal : la maison de Senghor va devenir un musée

novembre 15, 2011

Le gouvernement sénégalais a annoncé dimanche 13 novembre que la maison du premier président sénégalais Léopold Sédar Senghor serait reconvertie en musée. L’annonce de l’ajout de pièces d’un grand collectionneur sénégalais dans la demeure du poète décédé suscite par contre la polémique.

La maison de l’ancien président sénégalais Léopold Sédar Senghor va devenir un musée. C’est ce qu’à annoncé le conseil des ministres via un communiqué publié dimanche 13 novembre. « Le président de la République a indiqué que l’État avait racheté cette maison pour en faire un musée qui portera le nom de Léopold Sédar Senghor », est-il précisé.

L’actuel chef de l’État sénégalais et ancien opposant à Léopold Sédar Senghor Abdoulaye Wade, avait exprimé la volonté de créer un « musée présidentiel » dans la maison Senghor, accueillant des objets offerts à tous les présidents sénégalais, dès le mois de juin dernier. Le projet avait soulevé la polémique. Alors qu’il visitait la demeure de l’ancien président mardi 8 novembre, Abdoulaye Wade a cette fois-ci tranché pour la création d’un « musée Senghor ».

« Ce musée viendra enrichir le patrimoine culturel sénégalais et contribuer à préserver un pan important de l’histoire de notre pays par la sauvegarde d’objets d’intérêt national pour les Sénégalais et les Africains », précise le communiqué, sans préciser toutefois le coût et à la date de l’achat. Aucune autre information n’a par ailleurs été rapportée par le conseil de ministres.

Pourtant, les possibles transformations qui seront apposées aux « Dents de la mer » (nom donné à sa résidence par l’ancien président), n’enchantent pas tous les acteurs culturels. Estimant que l’ouverture de la demeure de Senghor au public est une « très bonne chose », le critique d’art Abou Sylla, cité par le site sénégalais Walfadjri estime qu’elle doit être laissée « en état, sans aucun changement ».

« Nous faussons l’esprit de ce musée »

« J’ai vu qu’il y avait en projet d’embellir la maison en y ajoutant des œuvres d’art de Mourtala Diop qui est un grand collectionneur sénégalais et je voudrais demander respectueusement au président de la République de surseoir à cette installation d’œuvres nouvelles dans la maison de Senghor. Si nous y ajoutons d’autres objets que Senghor n’a pas choisis, quelque part nous faussons l’esprit de ce musée Senghor pour ceux qui savent combien il était exigeant dans le choix des œuvres qui devaient cohabiter dans sa maison », estime pour sa part le poète Amadou Lamine Sall, cité par RFI.

« Cette maison doit rester ce que Senghor en a fait et permettre aux Sénégalais, aux Africains, aux étrangers de par le monde de venir la visiter telle quelle, avec la chambre du poète, son bureau, son salon, ses jardins, sa piscine, sa bibliothèque, ses collections d’art, bref trouver là, la vraie âme de Senghor et ses propres biens culturels », poursuit-il.

Autre point qui prête à la polémique, le droit de l’État sénégalais d’initier ce projet de musée. « Dans le contrat d’achat avec l’État du Sénégal, la maison de Senghor est sous usufruit. Ce qui veut dire que tant que Madame Colette Senghor, la femme de Senghor, est en vie, elle jouit de cette maison laissée à sa disposition en l’état. C’est à sa mort seulement que les autorités pourraient totalement faire de cette demeure ce qu’elles voudront bien en faire », explique Amadou

Lamine Sall, cité par Walfadjri.

Située sur la corniche ouest de Dakar, dans le quartier aisé de Fann, la demeure abrite de nombreux objets d’art et de livres ayant appartenu au poète et chantre de la négritude Léopold Sédar Senghor.

La résidence du héro de l’indépendance sénégalaise, décédé le 20 décembre 2001 à Verson (France), est restée inoccupée depuis de nombreuses années et est gardée par des forces de sécurité. Léopold Sédar Senghor avait l’habitude de s’y rendre, dans les années qui ont suivi son départ du pouvoir, en 1980.

Jeuneafrique.com par Camille Dubruelh

Rama Yade a-t-elle plagié un prof de philo ?

novembre 12, 2011

POLÉMIQUE – Jean-Pierre Muglioni estime que l’ancienne secrétaire d’Etat a repris des passages entiers de ses textes dans son livre…
Rama Yade est-elle une lectrice assidue des blogs de philo? C’est la question que l’on peut lire, ce vendredi, sur l’un d’entre eux. Question qui en appelle une autre: L’ancienne secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme a-t-elle plagié l’un des auteurs de mezetulle.net?

Rama Yade a «recopié mot pour mot des phrases entières»

Jean-Pierre Muglioni, vice-président de la Société Française de Philosophie, et donc blogueur à ses heures perdues, estime que Rama Yade a «recopié mot pour mot des phrases entières» de ses textes dans son livre Plaidoyer pour une instruction publique. Le professeur a même pris soin d’alerter le magazine Marianne, qui en avait publié les bonnes feuilles, parmi lesquelles des passages que l’auteur estime plagié.

Le blog, comme le site de Marianne, publie des extraits des textes de Jean-Pierre Muglioni et du livre de Rama Yade, identiques en tous points. L’ancienne secrétaire d’Etat refuse de son côté de parler de plagiat. Cette dernière s’est justifiée auprès de Marianne en expliquant avoir cité le livre de l’auteur principal du blog, pensant que les emprunts en provenaient.

«On peut reprendre à son compte une idée, une tournure de phrase ou une expression»

Une erreur doublée d’une maladresse, puisque Rama Yade a par ailleurs oublié les guillemets qui permettent d’identifier les citations d’autres auteurs. Mais cette dernière estime qu’il n’est pas possible de citer tous les textes trouvés sur Internet et «est persuadée que l’on peut reprendre à son compte une idée, une tournure de phrase ou une expression», selon le site.

Une justification que ne renierait pas Michel Houellebecq, lui aussi accusé de plagiat. En attendant d’en débattre avec l’ancienne secrétaire d’Etat, Jean-Pierre Muglioni aux éditions Grasset, qui publient le Plaidoyer pour une instruction publique de Rama Yade, pour en demander le retrait.

20minutes.fr par Julien Ménielle

La mort d’Amy Winehouse exploitée par l’extrême-droite

août 9, 2011

Une affiche de mauvais goût

La mort d’Amy Winehouse exploitée par l’extrême-droite Les jeunes de l’Union Démocratique du Centre, un parti d’extrême-droite suisse, ont utilisé une photo d’Amy Winehouse pour lutter contre la dépénalisation de la drogue. Jugez plutôt.

Les raisons qui entourent la mort d’Amy Winehouse à 27 ans sont encore floues puisque les résultats des expertises toxicologiques ne seront connus que dans plusieurs semaines. Pour le père de la chanteuse britannique, il s’agit d’ un sevrage d’alcool trop brutal. D’autres avancent l’idée d’une overdose. C’est de cette hypothèse que sont partis les jeunes de l’Union Démocratique du Centre (UDC) pour créer leur affiche anti drogue : une photo d’Amy Winehouse dans un état déplorable avec pour slogan, un jeu de mot de mauvais goût : « Une voix sans issue ».

Pour Gregory Logean, le président des jeunes UDC du Valais romand, il n’y a rien de choquant à utiliser l’image d’une personne décédée il y a quelques jours à peine : « De toute façon, tout le monde avait déjà vu ce genre d’image avant la mort d’Amy. Elle se montrait dans cet état souvent. C’est juste la réalité que l’on montre. Le plus choquant, ce n’est pas l’affiche, ce sont les ravages de la drogue », affirme-t-il au site Le Nouvelliste. Dans les commentaires, de nombreux internautes ont d’ailleurs réagi pour afficher leur dégoût face à cette affiche. « Suis écoeuré », note Gilles Favre, quand Amy se contente d’un « Juste à gerber » et Rikette corrige : « C’est absolument abject d’utiliser la photo d’une personne décédée. Cette artiste n’était pas une droguée ». Un point de vue que partage Daniel Rossellat, patron du Paléo Festival, sur 24heures.ch : « Cette affiche est de mauvais goût. Et il faudrait juste expliquer à Gregory Logean, le président des jeunes UDC valaisans, que la principale addiction d’Amy Winehouse était l’alcool. Le genre de produit qu’on trouve beaucoup en Valais ». Tout est dit…

Voici.fr par M-A.K.

Ce que vraiment écrit Tristane Banon sur DSK

juillet 1, 2011

La version actualisée du livre de Michel Taubmann sur DSK, dans laquelle le journaliste revient sur le cas de Tristane Banon, sort ce jeudi en librairie. De quoi attiser la polémique.

L’affaire du Sofitel et les déboires judiciaires de DSK ont chamboulé le calendrier des éditeurs. Si certains livres ont été reportés sine die, d’autres ressortent en version « actualisée », comme ce matin le Roman vrai de Dominique Strauss-Kahn (Editions du Moment), la biographie autorisée de Michel Taubmann et l’ultime ouvrage avant le coup de tonnerre du Sofitel décrivant le futur présidentiable sous un jour favorable. Ses dernières pages revenaient sur ce que les amis socialistes de DSK ont longtemps appelé son « insoutenable légèreté », pour dessiner le portrait d’un « séducteur invétéré », victime de son sex-appeal, qui aimait les femmes et que les femmes aimaient. Le Roman vrai de Dominique Strauss-Kahn bis, dont LEXPRESS.fr publie ici des extraits, rallonge l’argumentation en défense du dragueur impénitent, l’auteur attestant, pour cela, avoir « rencontré plusieurs femmes ayant connu DSK dans un cadre professionnel, politique, voire intime », certaines parlementaires, d’autres collaboratrices, d’autres encore opposantes politiques. « L’une d’elles, députée socialiste réputée pour sa franchise, son intégrité morale et son intransigeance à l’égard des droits des femmes, clôt le débat, écrit-il:  » Dominique, violent? C’est totalement impossible ».

Lire l’intégralité du chapitre d’Erreurs avouées de Tristane Banon consacré à DSK. Reste le cas épineux de Tristane Banon, la seule femme pour l’heure nommément connue en France qui dit avoir été victime des assauts sexuels de DSK. Dans Le Roman vrai , Michel Taubmann passait au hachoir la version de cette jeune romancière, bombardée sur la scène médiatique en février 2007 à la faveur d’une émission de divertissement, chez Thierry Ardisson, entre bulles de champagne et commentaires légers. « A un moment où dans la presse, personne n’avait encore fait d’enquête sérieuse sur cette affaire – pour une raison que l’on peut comprendre, à savoir que Tristane Banon n’a jamais porté plainte -, j’ai enquêté et en suis arrivé à mettre en doute, dans la première version de mon livre, la crédibilité de ses propos », dit-il à LEXPRESS.fr.

La jeune femme avait rencontré DSK deux fois à la faveur d’un livre, Erreurs avouées (Anne Carrière), publié en 2003, pour lequel elle avait demandé à une dizaine de personnalités de confesser leur plus grande erreur. C’est au cours de cette deuxième rencontre, dans un appartement à peine meublé du VIIe arrondissement de Paris, que DSK lui aurait sauté dessus « comme un chimpanzé en rut ».

Dans son livre, elle consacre donc un chapitre à DSK, lequel finit au panier, car un conseiller de l’ex patron du FMI intervient à temps pour demander à l’éditeur Alain Carrière de le retirer. Pourquoi? « L’entourage de DSK estimait que ce chapitre le ridiculisait », explique Michel Taubmann.

Aujourd’hui, dans la nouvelle version de son livre, Taubmann livre des extraits de ce fameux chapitre jamais publié qui soulignent encore selon lui les contradictions de Tristane Banon, puisqu’en réalité, ce texte ne décrit qu’une longue interview vide, certes nimbée de séduction et de travaux d’approche, mais sans plus. « A aucun moment, Tristane Banon n’évoque la moindre violence ni même un geste déplacé de la part de Dominique Strauss-Kahn », écrit l’auteur. Conclusion tacite: DSK n’a pas violé Banon.

Existait-il une version initiale du chapitre évoquant l’agression que Banon dit avoir subie? « Michel Taubmann écrit que Tristane Banon a dit lors d’une interview à AgoraVox en 2008 que la maison d’édition Anne Carrière aurait supprimé le chapitre parce qu’y évait évoquée une telle agression, déclare l’avocat de la jeune femme, Me David Koubbi. C’est archifaux! Dans cette interview, elle ne le dit tout simplement pas. Et je déplore, compte tenu des événements de New-York, que le livre de Michel Taubmann qui était un livre de déminage en vue de la présidentielle se soit commué en prospectus publicitaire, en un livre de sauvetage de DSK au détriment de ma cliente. » Le cas Banon promet encore de sérieux accrochages.

L’Express.fr par Delphine Saubaber