Posts Tagged ‘police militaire’

Le chef de la police militaire libyenne abattu à Benghazi

octobre 18, 2013

Le chef de la police militaire libyenne a été tué vendredi par balles à Benghazi, dans l’est de la Libye, a indiqué à l’AFP un porte-parole des services de sécurité. Mustapha al-Barghathi avait été le premier officier de l’armée de l’ancien régime à former un groupe de combattants contre les forces du dictateur déchu Mouammar Kadhafi.

« Le chef de la police militaire, qui dépend du chef d’état-major de l’armée, le colonel Mustapha al-Barghathi a été tué devant chez lui par des balles tirées par des inconnus », a déclaré le colonel Abdallah al-Zaidi.

Le colonel al-Barghathi « a succombé à ses blessures à l’hôpital al-Jala », a ajouté M. Zaidi, précisant que l’officier avait été touché à la tête et à la poitrine.

Benghazi, bastion de la révolution libyenne, est le théâtre quotidien d’attaques et d’assassinats contre l’armée et la police. Des représentations diplomatiques et des intérêts occidentaux ont été également visés par des attentats ces deux dernières années. Ces attaques, souvent attribuées à des islamistes extrémistes, n’ont jamais été revendiquées.

Sécurité quasi inexistante

La dernière en date a été perpétrée le 11 octobre contre le consulat de Suède, une des rares représentations diplomatiques encore ouvertes à Benghazi. La multiplication des attaques visant des diplomates, dont celle qui a coûté la vie à l’ambassadeur américain Chris Stevens le 11 septembre 2012, a en effet poussé la plupart d’entre eux à quitter Benghazi, bastion de la révolution de 2011.

Deux ans après le renversement du colonel Mouammar Kadhafi, les autorités de transition peinent à mettre sur pied des forces de sécurité efficaces et sont engagées dans un bras de fer avec des milices armées qu’elles n’arrivent pas à contrôler.

Romandie.com

Egypte: le Guide suprême des Frères musulmans arrêté

juillet 4, 2013

LE CAIRE – La police militaire égyptienne a arrêté Mohamed Badie, le Guide suprême des Frères musulmans égyptiens, mouvement dont est issu le président Mohamed Morsi renversé mercredi par l’armée, a annoncé jeudi une source au sein des services de sécurité.

M. Badie a été arrêté à Marsa Matrouh (nord-ouest) à la demande du parquet pour incitation au meurtre de manifestants, a précisé cette source.

Peu auparavant, les autorités avaient lancé des mandats d’arrêt contre le Guide et son adjoint Khairat al-Chater pour avoir incité à tuer des manifestants qui protestaient dimanche devant le siège des Frères musulmans au Moqattam, un quartier dans le sud du Caire.

Mercredi soir, six partisans du président déchu avaient été tués dans des affrontements avec militaires et policiers à Marsa Matrouh, où ils avaient attaqué un siège des services de sécurité, selon les services de sécurité.

Par ailleurs, une source judiciaire a indiqué à l’AFP que le parquet entamerait lundi les auditions de plusieurs dirigeants du mouvement islamiste, dont M. Morsi, pour insultes à l’institution judiciaire, alors que l’ex-dirigeant, retenu, est également sous le coup d’une interdiction de quitter le territoire pour son évasion de prison au moment de la révolte qui avait renversé son prédécesseur Hosni Moubarak début 2011.

Outre l’ex-chef d’Etat, huit autres personnes, en majorité des dirigeants des Frères musulmans, seront entendues, dont Saad al-Katatni, le chef du Parti de la justice et de la liberté, vitrine politique de la confrérie, arrêté mercredi soir.

L’arrestation de l’influent dirigeant de la confrérie est la dernière étape en date d’une série de mesures des autorités qui ont resserré leur étau sur les Frères musulmans dès le renversement du président Mohamed Morsi par l’armée mercredi soir.

Tôt jeudi, un haut responsable militaire a indiqué à l’AFP que l’armée détenait M. Morsi de façon préventive, laissant entendre que l’ex-chef d’Etat pourrait être poursuivi.

Gehad al-Haddad, responsable au sein des Frères musulmans, avait indiqué plus tôt à l’AFP qu’après son éviction, M. Morsi et toute l’équipe présidentielle (avaient été placés) en résidence surveillée au club de la Garde républicaine de la présidence, avant que le président déchu ne soit séparé de son équipe et emmené au ministère de la Défense.

En outre, des sources de sécurité ont affirmé que l’adjoint du Guide suprême, Rached Bayoumi, avait été arrêté, tandis que le journal gouvernemental Al-Ahram faisait état de 300 mandats d’arrêt lancés contre des membres du mouvement islamiste.

Romandie.com avec (©AFP / 04 juillet 2013 16h45)

Présidentielle égyptienne : rebondissements pour la clôture des candidatures

avril 8, 2012

Le dépôt des candidatures pour la présidentielle égyptienne  s’est  terminé dimanche avec des rebondissements de dernière minute qui   bouleversent la course à la magistrature suprême, à près de six semaines  du  premier tour.

Une vingtaine de personnes ambitionnant de diriger le pays le plus peuplé du  monde arabe après la chute en février 2011 du régime de Hosni Moubarak se sont  officiellement portées candidates.

Parmi elles figurent l’ancien patron de la Ligue arabe Amr Moussa, le  prédicateur salafiste Hazem Abou Ismaïl, le richissime homme d’affaires et  membre des Frères musulmans Khairat al-Chater, l’ancien membre de la confrérie  islamiste

Abdelmoneim Aboul Foutouh ainsi que le dernier chef de gouvernement de M.  Moubarak, Ahmad Chafiq.

L’ancien chef du Renseignement Omar Souleimane, un pilier de l’ère Moubarak, a déposé son  dossier de candidature moins d’une demi-heure avant la clôture à 14H00  locales (12H00 GMT).

La police militaire gardait l’entrée de la commission électorale située en  banlieue du Caire, de crainte de violences entre partisans et opposants aux  candidats.

Le Conseil suprême des forces armées, à qui M. Moubarak a remis le pouvoir en  démissionnant sous la pression d’une révolte le 11 février 2011, s’est engagé à  passer les rênes du pays aux civils en juin, une fois un président élu.

« Le peuple veut Omar Souleimane! »

Le processus électoral a permis à des membres de l’ancien régime de revenir  sur le devant de la scène, alors qu’ils faisaient jusqu’à récemment profil bas  par peur de représailles.

« Le peuple veut Omar Souleimane! » criait la foule de partisans de l’ancien  vice-président devant la commission électorale. « Il ramènera la stabilité et  rétablira notre dignité », disait l’un d’entre eux.

L’avocat de gauche Khaled Ali et Abdallah al-Achaal du parti salafiste  al-Assala se sont également enregistrés dimanche. Bothaina Kamel, seule  personnalité publique féminine à se porter candidate, n’a pas pu rassembler les  30.000 signatures d’électeurs nécessaires pour se qualifier.

Cette présentatrice de télévision et militante pro-démocratie a toutefois  indiqué à la presse qu’elle continuerait « d’oeuvrer à développer la conscience  politique du peuple égyptien ».

Le processus de candidature a été émaillé de coups de théâtres, devenant  source de stupeur ou d’hilarité en Egypte.

Le salafiste Hazem Abou Ismaïl, connu pour ses positions anti-américaines, va  ainsi probablement être disqualifié après l’annonce que sa mère a été  naturalisée Américaine en 2006. Selon la loi électorale, tout candidat à la  magistrature suprême doit être uniquement égyptien, de même que ses parents et  son épouse.

Candidat « alternatif »

Les Frères musulmans, qui s’étaient engagés à ne pas participer à la  présidentielle, ont créé la surprise en présentant Khairat al-Chater.

Mais ce dernier pourrait lui-même être disqualifié car il est sorti de prison  en mars 2011 après avoir été condamné par un tribunal militaire à sept ans de  réclusion pour des accusations de terrorisme et de blanchiment d’argent.

Or la loi stipule que toute personne ayant été condamnée à de la prison doit  attendre six ans à partir de la fin de sa peine ou de la date de sa grâce avant  de pouvoir retrouver ses droits politiques.

Samedi, la justice administrative a d’ailleurs interdit à l’opposant Ayman  Nour de se présenter en vertu de cette loi, bien que le pouvoir militaire ait  décidé quelques jours auparavant de lui rendre ses droits politiques.

Pour être sûrs de rester dans la course au cas où leur candidat serait  disqualifié, les Frères musulmans ont présenté en dernière minute un candidat  « alternatif », le président de leur Parti de la liberté et de la justice  (PLJ), Mohammed Morsi.

Quant à Safwat Hegazy, le candidat de la Gamaa islamiya, groupe ultra  conservateur auteur de nombreuses attaques dans les années 1990 avant de  renoncer à la violence, il a finalement décidé de se retirer de la course.

Le premier tour de la présidentielle est prévu les 23 et 24 mai et la  commission doit examiner les candidatures du 13 au 15 avril. Les candidats  rejetés auront 48 heures pour présenter un recours.

Jeuneafrique.com avec AFP