Posts Tagged ‘Police’

France/Paris: un cycliste décède après avoir été percuté par un automobiliste fuyant la police

août 12, 2020

Le chauffard a percuté le cycliste mercredi, en début de soirée, après avoir pris la fuite lors d’un contrôle de police.

Le chauffard a été arrêté et placé en garde à vue. (Photo d'illustration)
Le chauffard a été arrêté et placé en garde à vue. (Photo d’illustration) LOIC VENANCE / AFP

Un cycliste est décédé mercredi soir à Paris après avoir été percuté par un automobiliste qui fuyait la police, a-t-on appris de source policière. Vers 18h30, des policiers en voiture ont voulu contrôler un automobiliste. Au moment où les policiers descendaient de leur véhicule, l’automobiliste a pris la fuite, selon cette source policière.

Poursuivie par les policiers, la voiture du fuyard a alors percuté un cycliste au croisement du boulevard Raspail et du boulevard Montparnasse dans le 14e arrondissement de Paris. Le cycliste est décédé. L’automobiliste a été interpellé et placé en garde à vue.

Par Le Figaro avec AFP

France: Darmanin «s’étouffe» quand il entend le terme de «violences policières»

juillet 28, 2020

«La police exerce une violence certes mais une violence légitime. (…) Elle doit le faire de manière proportionnelle, elle doit le faire de manière encadrée», a précisé le ministre.

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a réfuté mardi 28 juillet, comme ses prédécesseurs, le terme de «violences policières», estimant devant la commission des lois de l’Assemblée nationale que la police exerce «une violence légitime». «Quand j’entends le mot « violences policières » personnellement je m’étouffe», a maladroitement déclaré le ministre de l’Intérieur.

«La police exerce une violence certes mais une violence légitime. (…) Elle doit le faire de manière proportionnelle, elle doit le faire de manière encadrée. Que quelques personnes le fassent en dehors des règles déontologique, la sanction doit être immédiate», a-t-il ajouté. «Mais il est normal que les policiers et gendarmes soient armés, interviennent par la force, pour que la force reste à la loi de la République et pas celle des bandes ou des communautés», selon lui.

Pour le ministre, le terme «violences policières» est «antinomique». «Il peut y avoir des dérives, qu’on doit sanctionner et je pense que le gouvernement les sanctionne et s’il ne le fait pas, la presse, les syndicats, les parlementaires rappellent à la hiérarchie policière, au ministre de l’Intérieur, ce qu’il doit faire et c’est bien légitime», a-t-il estimé.

La solution dans l’éducation

Jugeant que «la crise de l’autorité vient de loin», Gérald Darmanin pense que «les clés de la solution, (…) c’est le trousseau du ministre de l’Éducation nationale». «Quand on s’occupe des enfants de maternelle, je suis sûr qu’à la fin la police a un peu moins de travail. Je ne suis pas angélique, il y aura toujours des gens qui, malgré une bonne éducation, seront violents, seront trafiquants et il faudra les sanctionner. Mais il est évident que quand on a peu de mots de vocabulaire, quand on n’a pas connu l’autorité quand on était enfant, qu’on est excusé sur tout et à tout moment, on a une crise de l’autorité quand on a 15, 20, 25 ans», selon lui.

«Le ministre de l’Éducation nationale et les crédits très importants qu’on lui octroie et la politique que l’on mène permettra au ministre de l’Intérieur dans 15 ou dans 20 ans d’avoir un petit peu moins de travail».

Les violences policières au cœur de plusieurs polémiques

Les «violences policières» ont régulièrement été dénoncées lors des manifestations de «gilets jaunes» et plus récemment lors de marches en hommage à Adama Traoré ou Cédric Chouviat, décédés lors d’interventions des forces de l’ordre.

La mort de ce dernier, survenue le 5 janvier des suites d’une asphyxie «avec fracture du larynx», après s’être fait plaquer au sol par des policiers, a créé une vive polémique. Selon une expertise datée du 21 avril, révélée par Le Monde et Mediapart, la victime aurait crié «arrête», «Je m’arrête», puis «j’étouffe» à sept reprises durant les faits.

Sous le feu des critiques, Christophe Castaner, le prédécesseur de Gérald Darmanin à l’Intérieur, avait annoncé en juin dernier la fin de l’utilisation de la technique d’immobilisation dites de la «clé d’étranglement» par les forces de l’ordre. Jugée «dangereuse», elle devrait finalement être abandonnée dès l’adoption d’une technique de «substitution».

Par Le Figaro et AFP agence

Guinée: reprise des manifestations anti-Condé, heurts avec la police

juillet 20, 2020

Suspendue depuis des mois en raison de la pandémie de coronavirus, la contestation contre un éventuel troisième mandat du président guinéen Alpha Condé a repris, ce lundi 20 juillet, à Conakry et a été marquée par des heurts entre manifestants et forces de l’ordre. Le gouvernement guinéen a assuré que l’appel à manifester des opposants au chef de l’État n’avait «pratiquement pas été suivi».

En revanche, le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), qui mène la contestation, a «félicité» et «salué le courage des populations de Conakry et de ses alentours qui, malgré» la pluie «et une forte militarisation des villes, ont répondu à l’appel».

«Les forces de défense et de sécurité ont, à nouveau, réprimé les citoyens en faisant usage des armes de guerre», assure le FNDC, qui fait état d’un bilan «d’au moins 20 personnes blessées, dont cinq par balles et deux dans un état très critique».

Un jeune homme de 22 ans a été blessé par balle au visage dans le quartier de Hamdallaye à Conakry, ont affirmé à l’AFP un de ses proches et une source médicale. «Plusieurs dizaines d’arrestations ont également été enregistrées, dont un groupe de femmes à Lansanaya» près de la capitale, selon le FNDC.

Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile a de son côté dénoncé «quelques groupes de loubards» qui se sont «livrés à des actes d’incivisme». Selon le ministère, un adjudant de police a été «grièvement blessé par jets de pierres». Mais «aucun cas de blessé civil en lien avec les échauffourées n’a été constaté», a-t-il indiqué dans un communiqué. Une forte pluie a contribué à l’arrêt des manifestations, selon un correspondant de l’AFP.

Une répression sanglante

Avec l’apparition de la pandémie de Covid-19, le FNDC, collectif de partis, syndicats et représentants de la société civile, avait suspendu les manifestations. L’organisation avait régulièrement appelé à manifester depuis octobre pour faire barrage à une nouvelle candidature du président Condé à la présidentielle prévue en octobre. Cette trêve a été levée lundi, bien que les rassemblements restent interdits en raison de l’état d’urgence sanitaire. Ce pays pauvre, régulièrement en proie à des manifestations et une répression sanglante, a officiellement enregistré quelque 6.500 cas de Covid-19 et 39 décès.

Le second mandat de M. Condé, 82 ans, arrive à échéance à la fin de l’année. L’opposition est convaincue qu’il briguera sa propre succession. Celle-ci a vainement tenté de s’opposer à une nouvelle Constitution soumise le 22 mars à référendum, et dénonce un subterfuge de M. Condé pour se représenter. Ancien opposant historique, devenu premier président démocratiquement élu après des décennies de régimes autoritaires, Alpha Condé entretient l’ambiguïté sur ses ambitions.

Par Le Figaro avec AFP

France/Police: la clé d’«étranglement» conservée jusqu’à son remplacement

juin 15, 2020

 

Christophe Castaner avait annoncé son abandon la semaine dernière.

La technique controversée dite de «l’étranglement», dont l’abandon annoncé par Christophe Castaner a suscité la colère des policiers, «continuera d’être mise en oeuvre» jusqu’à ce qu’une nouvelle technique d’interpellation soit définie, a indiqué lundi le chef de la police nationale.

«Dans l’attente de la définition d’un nouveau cadre et dans la mesure où les circonstances l’exigent, la technique dite de l’étranglement continuera d’être mise en oeuvre avec mesure et discernement et sera remplacée au fur et à mesure de la formation individuelle dispensée (…)», écrit le directeur général de la police nationale (DGPN), dans une note de service consultée par l’AFP.

Le patron de la police nationale, Frédéric Veaux, précise qu’un groupe de travail sera installé mercredi prochain «pour définir une technique de substitution». Il rendra ses conclusions «avant le 1er septembre». Frédéric Veaux rappelle par ailleurs que «la ‘prise arrière’ pour immobiliser la personne debout ou l’entraîner au sol afin de la menotter est toujours enseignée et appliquée».

L’annonce de l’abandon de la clé d’«étranglement» par Christophe Castaner, le 8 juin, avait provoqué la colère des syndicats de police et des agents sur le terrain. «La méthode de la prise par le cou, dite de l’étranglement sera abandonnée et ne sera plus enseignée dans les écoles de police et de gendarmerie. C’était une méthode qui comportait des dangers», avait affirmé Christophe Castaner, lors d’une conférence de presse.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis: Le conseil municipal de Minneapolis veut démanteler le service de police

juin 7, 2020

 

© Fournis par La Presse canadienne
MINNEAPOLIS — La majorité des membres du conseil municipal de Minneapolis ont déclaré dimanche qu’ils soutenaient la dissolution du service de police de la ville, une position agressive qui arrive au moment où l’État a lancé une enquête après la mort de George Floyd.

Neuf des 12 membres du conseil sont apparus avec des militants lors d’un rassemblement dans un parc de la ville dimanche après-midi et ont promis de mettre fin au service de police comme on le connait actuellement. Le conseiller Jeremiah Ellison, a promis que le conseil «démantelerait» le département.

«Il est clair que notre système de police ne protège pas nos communautés», a déclaré Lisa Bender, présidente du conseil. «Nos efforts pour une réforme progressive ont échoué, point final.»

Lisa Bender a poursuivi en disant qu’elle et les huit autres membres du conseil qui ont rejoint le rassemblement se sont engagés à mettre fin aux relations entre la ville et les forces de police et à «mettre fin aux services de police tels que nous les connaissons et recréer des systèmes qui nous assurent réellement la sécurité».

Cette déclaration commune survient après la vague d’indignation soulevée par les images de l’arrestation de George Floyd, cet Afro-Américain mort avec le genou d’un policier pressé contre son cou pendant près de neuf minutes, la semaine dernière, à Minneapolis.

Des militants communautaires critiquent le service de police de Minneapolis depuis des années pour ce qu’ils disent être une culture raciste et brutale qui résiste au changement. L’État du Minnesota a lancé une enquête sur le service de police la semaine dernière.

La dissolution d’un service de police en entier s’est déjà produite. En 2012, alors que la criminalité sévissait à Camden, dans le New Jersey, la ville a dissous son service de police et l’a remplacé par une nouvelle force qui couvrait le comté de Camden. Compton, en Californie, a fait la même chose en 2000, déplaçant ses services de police dans le comté de Los Angeles.

Par La Presse canadienne avec The Associated Press

Canada-Québec: La police de Lévis réfute des allégations de discrimination raciale

juin 2, 2020

 

La police de Lévis réfute des allégations de discrimination raciale entourant une vidéo montrant l’arrestation d’un jeune Noir qui a été maîtrisé par la force, alors que des internautes font le parallèle avec la mort de George Floyd à Minneapolis, aux États-Unis.

Lundi, en fin après-midi, le Service de police de Lévis (SPVL) a publié un communiqué pour défendre le travail de ses policiers lors d’une intervention qui a eu lieu le samedi 23 mai, vers 20h10, au parc de la rivière Etchemin.

Dans son communiqué, le SPVL précise que les policiers sont intervenus pour un rassemblement illégal dans le contexte de la COVID-19 et pour la consommation interdite d’alcool dans un parc. Ils ont fait face à un «groupe hostile» d’environ 35 personnes et les patrouilleurs ont arrêté deux individus, dont celui qui a été filmé, selon le SPVL.

«Certaines personnes semblent faire des liens avec les événements qui se sont déroulés à Minneapolis, aux États-Unis, indique le communiqué. Les valeurs du Service de police de la Ville de Lévis vont à l’encontre de ces agissements».

L’homme arrêté, un Noir âgé de 19 ans, refusait de s’identifier, a résisté à son arrestation et a fait des menaces de mort aux policiers, précise Christian Cantin, porte-parole du SPVL. La vidéo ne montre pas que les policiers ont tenté d’obtenir sa collaboration avant de devoir le maîtriser par la force, ajoute M. Cantin.

Les commentaires sur les réseaux sociaux qui accusent les policiers de discrimination raciale et font un rapprochement avec la mort de George Floyd ne sont pas fondés, souligne Christian Cantin. «Il y en a qui essaient de se faire du capital là-dessus, en lien avec ce qui se passe aux États-Unis. On n’est pas là du tout».

Intitulée «Boire de la bière à Lévis et être noir», la vidéo a été diffusée dimanche soir sur la page Facebook «Spotted Policiers Zélés». Elle montre deux policiers qui maîtrisent un jeune Noir par la force jusqu’au sol, alors que ses amis protestent plusieurs fois en disant qu’«il n’a rien fait».

Sur la page Spotted Policiers Zélés, la vidéo est accompagnée d’un commentaire qui dit : «Eh oui, même à Lévis il y a de la discrimination raciale» — une référence à George Floyd, un Noir qui est mort asphyxié lors de son arrestation par un policier blanc, lundi dernier, à Minneapolis.

Lors de l’intervention au parc de la rivière Etchemin, la police de Lévis a aussi procédé à l’arrestation d’un jeune homme de 17 ans.

Plusieurs infractions sont reprochées aux deux hommes arrêtés, notamment d’avoir d’avoir injurié un agent de la paix, d’avoir refusé de s’identifier, d’avoir commis voies de fait sur un agent de la paix et d’avoir proféré des menaces.

Au moment d’écrire ces lignes, Le Soleil n’avait pas été en mesure de parler avec le jeune homme filmé lors de l’arrestation à Lévis.

Avec Marc Allard – Le Soleil

RDC/Dossier Ne Muanda Nsemi : le MISS exige la démission de l’inspecteur provincial de la police/ville de Kinshasa

avril 28, 2020

 

Déplorant le pillage de la résidence du gourou de la secte BDM par des éléments de la police commis à cette opération, ces Congolais réunis au sein du MISS-RDC fustigent le manque de professionnalisme de ces unités de la police et appellent, par ailleurs, à la neutralisation de tous les gourous qui insécurisent les Congolais.

 

Dans une réaction du 27 avril en rapport avec l’arrestation, la semaine dernière, du leader de la secte Bundu dia Mayala (BDM), Zacharie Badiengila, alias Ne Muanda Nsemi, le Mouvement des indignés de la situation sécuritaire  en RDC (MISS-RDC) note que la réduction à l’impuissance de ce gourou et de ses adeptes par les éléments de la Police nationale congolaise « démontre sans incertitude qu’il ne suffit que d’une faible volonté de la part des gouvernants pour éradiquer les poches qui insécurisent et endeuillent la République ».

Le MISS-RDC attend, en effet, des autorités du pays des sanctions pour les policiers auteurs des pillages et tueries lors de ces opérations qui ont conduit à la reddition de Né Muanda Nsemi et ses adeptes. Dans son monitoring, ce mouvement indique que ces opérations ont occasionné un total de vingt et un  adeptes du BDM tués dont huit à Kinshasa et treize au Kongo central. Soulignant que toutes ces personnes n’étaient pas armées, le MISS-RDC regrette que cette reddition du gourou et de ses adeptes soit suivie d’un pillage généralisé de la résidence de Né Muanda Nsemi à Ma Campagne, où des policiers étaient incontestablement aperçus transportant des biens volés. « Ces actes prouvent sans doute le manque de professionnalisation des équipes de la police dépêchées pour la matérialisation de cette opération et poussent à l’interpellation de l’inspecteur provincial de la police qui doit déposer sa démission »,  a insisté le MISS-RDC.

Neutraliser tous les fossoyeurs de la République

Le Mouvement des indignés invite les autorités congolaises à déployer les expéditions de même envergure pour neutraliser les différents responsables des sectes et groupes armés qui écument les régions de la RDC. Le MISS-RDC pense notamment à Gédéon Kyungu, des Bakatakatanga ; les milices Codeco, en Ituri, Gumino, à Minembwe, les ADF, à Beni, les Yakutumba, à Fizi Baraka, les Nyatura, à Rutshuru, les Maï-Maï dans tout l’est du pays, etc. qui forment un ensemble de plus de cent trente-deux mouvements armés très actifs dans le pays.

Mais les indignés font aussi constater que les offensives déclenchées dans les différents fronts dans l’est du pays n’arrivent malheureusement pas à bout de l’insécurité qui perdure. Le vendredi 24 avril, note ce mouvement qui cite des sources locales, les miliciens de la Codeco ont tué vingt-trois personnes et blessé par la même occasion sept autres, dont un militaire des Fardc, au village de Ngurai en chefferie de Djukot, vers l’enclave de Berunda, dans le territoire de Mahagi en Ituri. A en croire le MISS-RDC, le même jour, dix-huit autres personnes dont treize écogardes ont été pulvérisés par des roquettes dans une embuscade leur tendue dans le parc de Virunga, au niveau de Rumangabo. Au Sud Kivu, à dix kilomètres de Minembwe centre, des violents combats ont opposé, depuis le même vendredi, les Maï-Maï Yakutumba aux Fardc, dans les hauts plateaux de Fizi avec un bilan provisoire de douze morts dans les deux camps.

Le MISS-RDC relève également que, dans la nuit du dimanche au lundi 27 avril, au moins six personnes ont été tuées par des présumés ADF, dans le village Vwerere, en secteur de Ruwenzori, territoire de Beni. « Il s’agit de plus de sept attaques des présumés rebelles ADF autour des agglomérations de Halungupa, en dépit de la forte présence militaire sur le lieu », a regretté le mouvement qui, tout en adoptant l’option de l’évaluation des opérations militaires dans les différents fronts proposée par la Convention pour le respect des droits de l’homme, rappelle qu’aussi longtemps que la purge ne sera pas opérée au sein de l’armée pour éjecter les affairistes et les infiltrés étrangers, toute offensive engagée ne produira pas des résultats attendus.

 

Avec Adiac-Congo par Lucien Dianzenza

Congo/Confinement : la police déchire les autorisations de circulation des sénateurs

avril 28, 2020

 

Réunis en plénière le 27 avril à Brazzaville, pour approuver deux projets de loi à l’ordre du jour de leur session, les membres de la chambre haute se sont indignés du fait que leurs autorisations de circulation dûment signées par le président du Sénat, Pierre Ngolo, ont été saisies et parfois même déchirées par des agents de police.

 

Cet état de fait n’a pas laissé indifférent Pierre Ngolo, qui parlé d’un manque de considération du Sénat par les éléments de la police.

Peu avant le début de la séance, le sénateur Kaya Magane a demandé la parole pour un point d’information. Selon lui, il s’est vu retirer l’autorisation de circulation en venant à la chambre haute.

Kaya Magane n’est pas le seul à dénoncer cette situation, car d’autres sénateurs se sont également plaint. L’un d’eux a, d’ailleurs, affirmé que son autorisation de circulation a été déchirée par un officier supérieur de la police.

« La force publique est républicaine comment alors peut-elle se permettre de déchirer une note du président de l’Assemblée nationale ou du président du Sénat ? », s’est interrogé le président du Sénat.

Pierre Ngolo a ensuite informé les sénateurs de l’indignation du président de l’Assemblée nationale Isidore Mvouba face à cette attitude des policiers. « J’ai dit au président de l’Assemblée nationale qu’il est hors de question que les papiers signés des présidents des chambres soient déchirés par les officiers de la force publique. C’est tout de même la République. S’ils ont constaté des défaillances ou s’il y a des erreurs et bien c’est le gouvernement qui vient vers le parlement … et on décide de faire autrement », a-t-il déploré.

Et d’ajouter : « Ils ne peuvent pas de façon unilatérale décider de changer sans prendre la précaution de nous informer et se mettre à déchirer les papiers signés par les présidents des chambres par les officiers dans la rue. C’est quel message qu’on envoie ».

Pendant que la question est en débat, le ministre en charge des Relations avec le Parlement, Pierre Mabila, s’est rendu chez le Premier ministre Clément Mouamba qui lui a chargé de présenter aux membres du Parlement les excuses du gouvernement.

D’autres agents des services jugés essentiels en cette période de confinement –le personnel médical, les journalistes, et autres- sont souvent victimes de cette attitude regrettable de la force de l’ordre au niveau des points de contrôle.

 

Avec Adiac-Congo par Jean Jacques Koubemba

Canada/Québec: L’état d’urgence se prépare à Montréal avec la police pour contrôler les déplacements

mars 27, 2020

 

Les autorités se préparent à appliquer des règles plus strictes pour l’île de Montréal en raison du nombre élevé de cas de COVID-19 et de la contamination communautaire dans la métropole. Radio-Canada a obtenu des détails.

La direction de la Santé publique de Montréal a demandé au gouvernement Legault de déclarer l’état d’urgence dans la métropole. Québec n’a pas encore pris sa décision, mais la sécurité civile se prépare.

Des entreprises ont été contactées afin qu’elles fournissent « rapidement » des listes du « personnel critique aux opérations ».

Selon nos informations, les autorités envisagent d’interdire les déplacements non essentiels, de même que les déplacements en groupe. Par exemple, une seule personne à la fois par famille pourra aller faire des courses.

Cette règle était déjà appliquée depuis plusieurs jours par des supermarchés, épiceries, quincailleries ou boulangeries, mais il s’agissait d’initiatives individuelles et non d’une règle officielle.

Le Service de police de la Ville de Montréal serait mis à contribution pour s’assurer du respect de ces mesures renforcées, inspirées de ce qui se fait dans certaines villes européennes.

Les policiers pourraient ainsi effectuer des contrôles sur la voie publique pour vérifier la raison du déplacement.

Selon nos sources, les autorités préparent aussi un système pour vérifier les entrées et sorties de l’île, mais il ne serait pas question de le mettre en place, pour le moment.

Le directeur national de la santé publique, Dr Horacio Arruda, a déclaré jeudi que Montréal est devenu une zone sensible (hot spot) pour la transmission de la maladie, et que toutes sortes de scénarios doivent être envisagés.

Le scénario se préparait

En entrevue à l’émission Tout un matin, vendredi matin, la mairesse Valérie Plante n’a pas écarté la possibilité de limiter l’accès à l’île pour contribuer à endiguer la propagation du coronavirus.

«Je ne veux pas trop m’avancer. Tout est évalué en ce moment, avec nos services, avec le centre des services des mesures d’urgence, on regarde tous les scénarios», a-t-elle déclaré.

Mme Plante estime que les mesures de distanciation sociale réclamées depuis deux semaines par les gouvernements portent leurs fruits, et espère que la fermeture des commerces non essentiels jusqu’au 13 avril contribuera encore davantage à améliorer la situation.

«Ce qu’on espère surtout, c’est de ne pas devoir aller trop loin, ajoute-t-elle, en évoquant par exemple l’imposition d’un hypothétique couvre-feu, voire la fermeture de l’île. C’est ce qu’on veut éviter, mais on se prépare à tout.»

Fermer des rues au profit des marcheurs?

Dans la même veine, la mairesse a dit ne pas écarter la possibilité de fermer des rues afin de permettre aux Montréalais d’y déambuler dans le plus strict respect des mesures de distanciation sociale.

«En fait, on y réfléchit. En même temps, il faut trouver un équilibre, parce que le Dr Arruda et le premier ministre ont bien dit : « d’ici le 13 avril, c’est un moment de pause ». Idéalement, il faut rester à la maison.»

La mairesse Plante invite d’ici là ses concitoyens à ne pas tous se précipiter au mont Royal, devenu un endroit de prédilection pour de nombreux marcheurs cherchant à prendre un bol d’air.

«S’il y a déjà beaucoup de monde, n’y allez pas, il y a d’autres endroits pour aller marcher», indique-t-elle, en invitant les citoyens à se responsabiliser individuellement et à faire des choix éclairés.

Sur un plan personnel, la mairesse dit constater en se rendant à l’hôtel de ville que les mesures prises par les gouvernements donnent des airs d’apocalypse tant l’activité est réduite dans la métropole, et que le tout lui apparaît parfois surréel.

Elle souligne par ailleurs qu’il n’est pas question pour le moment de repousser davantage la date d’échéance du dernier versement d’impôt foncier de l’année. La Ville le réclame toujours pour le 2 juillet plutôt que le 1er juin comme c’est le cas habituellement.

«Je ne veux pas fermer la porte, mais pour l’instant ce n’est pas dans les cartons de repousser encore davantage le paiement du compte de taxes à Montréal», indique la mairesse. La Ville regarde quand même d’autres façons d’aider les Montréalais.

Avec Radio-Canada par Thomas Gerbet, François Messier, Romain Schué

Prague envoie à Rome 110.000 masques pour remplacer un contingent saisi par la police

mars 23, 2020

Les autorités tchèques ont annoncé ce lundi avoir envoyé 110.000 masques en Italie, pour compenser un contingent saisi récemment par la police auprès de trafiquants présumés, qui s’est avéré faire partie d’un don de la Chine à l’Italie.

Les autorités tchèques ont saisi le 17 mars 680.000 masques et des appareils respiratoires dans un entrepôt d’une entreprise privée de Lovosice, au nord de Prague, présentant l’opération comme un grand succès contre le trafic de cette marchandise. Mais le gouvernement a dû concéder ultérieurement que « malheureusement, après des investigations plus poussées, il s’est avéré qu’une plus petite partie de cette saisie était un don chinois pour l’Italie« . Décrite comme un « vol » par des médias, la saisie a provoqué la colère en Italie, actuellement l’épicentre mondial de la pandémie de Covid-19 avec près de 5500 morts et des hôpitaux au point de rupture des stocks.

Par Le Figaro avec AFP