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RDC : tensions à Kinshasa après la mort d’un étudiant lors d’une bavure policière

juillet 26, 2021
Des policiers déployés dans les rues de Kinshasa en janvier 2019 (illustration).

Honoré Shama Kwete, un étudiant de l’Université de Kinshasa, a été tué samedi par un policier à la suite d’un contrôle qui a mal tourné. Deux jours après le drame, la tension est montée d’un cran ce lundi à Kinshasa.

La tension était forte ce lundi au sein du campus de l’Université de Kinshasa (Unikin), où plusieurs étudiants se sont rassemblés pour protester contre la mort de leur camarade Honoré Shama Kwete, tué le 24 juillet après une bavure policière. Des affrontements avec les forces de l’ordre, qui ont usé de gaz lacrymogènes pour repousser les manifestants, ont eu lieu dans la matinée du 26 juillet sur le site de l’Unikin.

Le jour du drame, Honoré Shama Kwete, qui suivait un cursus à la faculté des lettres à l’Université de Kinshasa, était, avec un groupe d’étudiants, en train de réaliser un film dans le cadre de travaux pratiques en comédie. « Nous étions en plein tournage quand un policier est arrivé et a demandé de l’argent. Nous lui avons donné 3 000 francs congolais et il est parti », explique Rachel Malonda, l’une des camarades de classe de la victime, dans un enregistrement audio que Jeune Afrique s’est procuré.

« Quinze minutes après, le même policier est revenu avec ses collègues et, cette fois-ci, ils ont commencé à récupérer notre matériel avant d’arrêter l’assistant qui surveillait le tournage. Nous nous sommes décidés à aller aider notre camarade. Arrivée sur place, la police nous a sommé de quitter l’endroit en nous disant que, sinon, ils allaient tirer sur nous. Face à notre résistance, ils ont tiré une balle au sol et deux autres sur notre camarade, qui est décédé sur place », poursuit l’étudiante.

Policier en fuite

Dans un communiqué rendu public le 25 juillet, la police congolaise écarte de son côté l’hypothèse d’une tentative de corruption de la part des agents impliqués dans le contrôle. « Les éléments de la police ont exigé du groupe de brandir un document légal autorisant le tournage. Ne l’ayant pas, l’assistant ou l’enseignant qui encadrait les étudiants dans ce travail a été emmené par les policiers, ce qui a provoqué la colère des étudiants qui, en exigeant la libération de leur encadreur, se sont mis à lancer des projectiles sur les policiers », explique le communiqué signé du chef de la police de Kinshasa, le général Sylvano Kasongo.

Selon ce dernier, la mort du jeune étudiant aurait été accidentel. « C’est alors en voulant tirer une balle de sommation par terre, par imprudence selon les collègues du policier, que l’étudiant Honoré Shama Kwete sera atteint au ventre et mourra sur place », poursuit le communiqué de la police. Une version que conteste donc les étudiants.

Toujours selon la police, l’agent à l’origine de la bavure, employé dans un sous-commissariat de quartier, serait actuellement en fuite. Plusieurs de ses collègues présents au moment du contrôle ont été arrêtés.

Avec Jeune Afrique

Brésil : Jair Bolsonaro condamné pour non-port du masque

juin 13, 2021

Samedi, le président brésilien a participé à une manifestation de motards et il ne portait pas le masque. La police lui a infligé une amende.

Cent huit dollars, c’est le montant de l’amende qui a été infligée à Jair Bolsonaro pour non-port du masque. Le président brésilien a participé samedi à une manifestation de motards – baptisée « Accélérons pour le Christ » – dans l’État de Sao Paulo et n’a respecté aucune mesure sanitaire. Il a même pris la tête du cortège, le casque ouvert et, donc, sans masque.

Les autorités de l’État de São Paulo ont indiqué qu’elles avaient infligé une amende de 552 reais (environ 108 dollars) à Jair Bolsonaro, à son fils Eduardo, membre du Congrès, et au ministre des Infrastructures, Tarcisio Gomes, pour ne pas avoir porté de masque et ne pas avoir respecté les mesures de distanciation sociale lors du rassemblement. La présidence brésilienne n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.

Le Covid-19 a tué près de 485 000 personnes au Brésil

Jair Bolsonaro, qui a appelé à des rassemblements dans tout le Brésil en vue de l’élection présidentielle de l’année prochaine, n’a pas tenu compte des avertissements du gouverneur de São Paulo, João Doria, un rival politique, qui avait déclaré que le président serait condamné à une amende s’il ne respectait pas les lois de l’État.

Jair Bolsonaro s’est opposé à plusieurs reprises à João Doria et à d’autres gouverneurs au sujet des mesures imposées pour lutter contre la pandémie du Covid-19, qui a fait près de 485 000 morts au Brésil.

Le président critique régulièrement les mesures de confinement et le port du masque, et fait la promotion de médicaments tels que la chloroquine, alors que des études montrent qu’ils sont inefficaces. S’adressant à une foule de partisans brandissant des drapeaux, Jair Bolsonaro s’est à nouveau élevé contre le port du masque.

Le président a estimé que les personnes vaccinées ne devraient pas avoir à porter le masque. « Il est impossible pour une personne vaccinée de transmettre le virus », a-t-il déclaré. Il n’y a pas de consensus scientifique sur la question de savoir si les personnes vaccinées peuvent être contagieuses.

Par Le Point avec AFP

Jérusalem : la police israélienne fait 175 blessés sur l’Esplanade des mosquées

mai 8, 2021
Des agents de la police des frontières israélienne détiennent un manifestant palestinien lors d’affrontements avec des manifestants palestiniens, à Jérusalem-Est, vendredi 7 mai. 2021.

Les États-Unis ont appelé vendredi à la « désescalade » des tensions après les plus importants heurts des dernières années à Jérusalem-Est.

Plus de 175 Palestiniens et six policiers israéliens ont été blessés vendredi, la plupart sur l’Esplanade des Mosquées, dans les plus importants heurts des dernières années à Jérusalem-Est occupé, théâtre d’un regain de tension qui inquiète jusqu’à Washington.

Des dizaines de milliers de fidèles étaient réunis dans l’enceinte de l’Esplanade des Mosquées – appelée Mont du Temple par les Juifs – pour la dernière grande prière du vendredi avant la fin du mois de ramadan.

Mais des heurts ont éclaté entre Palestiniens, qui ont lancé des projectiles, et la police israélienne ayant fait usage de grenades assourdissantes et tiré sur des manifestants avec des balles en caoutchouc, a constaté un photographe de l’AFP. Celui-ci a aussi vu une dizaine de manifestants blessés au visage.

« Troubles violents »

Des « centaines d’émeutiers ont lancé des pierres, des bouteilles et d’autres objets en direction des officiers qui ont riposté », a indiqué la police israélienne, dont le porte-parole, Wassem Badr, a évoqué des « troubles violents ».

Des accrochages ont également eu lieu dans le quartier voisin de Cheikh Jarrah, où des manifestations nocturnes quotidiennes contre la possible éviction de familles palestiniennes au profit de colons israéliens ont dégénéré ces derniers jours en heurts avec la police. Le Croissant rouge y a fait état d’au moins quatre Palestiniens blessés vendredi.

Un calme fragile semble être revenu dans la nuit à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville occupée par Israël depuis 1967 puis annexée, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, au moins 178 Palestiniens ont été blessés vendredi soir, dont la plupart sur l’Esplanade des Mosquées. La police israélienne a fait, elle, état de six blessés dans ses rangs.

« Désescalade »

Ces manifestations sont les plus violentes à Jérusalem depuis les heurts ayant fait 125 blessés fin avril, mais aussi depuis des échauffourées liées au transfert en 2018 de l’ambassade des États-Unis dans la ville disputée, voire à celles de l’été 2017 liées à la mise en place par Israël de détecteurs de métaux à l’entrée de l’Esplanade, troisième lieu saint de l’Islam.

Alliés clé d’Israël, les États-Unis ont appelé vendredi à la « désescalade » des tensions et à « éviter » l’éviction de familles palestiniennes. Le porte-parole du Département d’État américain Ned Price a averti vendredi qu’il était « essentiel » d’éviter toute action susceptible d’aggraver la situation, comme les « expulsions à Jérusalem-Est, les activités de colonisation, les démolitions de maisons et les actes de terrorisme ».

NOUS TENONS ISRAËL POUR RESPONSABLE DES DANGEREUX DÉVELOPPEMENTS DANS LA VIEILLE VILLE

Le coordinateur de l’ONU pour le Proche-Orient, Tor Wennesland, s’est dit « profondément préoccupé » par la situation et appelé à la « responsabilité » et au « calme ». « Nous tenons Israël pour responsable des dangereux développements dans la Vieille Ville », a affirmé de son côté Mahmoud Abbas, le président palestinien, qualifiant les Palestiniens rassemblés sur l’Esplanade des Mosquées de « peuple héroïque ».

L’Union européenne a de son côté appelé samedi les autorités israéliennes à agir de « toute urgence » pour une « désescalade » des tensions à Jérusalem.

Le mouvement islamiste palestinien armé Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a appelé les Palestiniens à rester sur l’esplanade de samedi soir à jeudi matin, date à laquelle pourrait prendre fin le ramadan. « L’occupation israélienne doit réaliser que la résistance est prête à défendre (la mosquée) Al-Aqsa à tout prix », a affirmé le Hamas, tandis que des partis arabes israéliens ont appelé à des manifestations dans les villes à majorité arabe d’Israël.

La Jordanie, pays qui est officiellement le gardien des lieux saints musulmans à Jérusalem-Est, a dénoncé une « agression sauvage » des forces de sécurité israéliennes.

« Journée de Jérusalem »

Les nouvelles violences surviennent dans un contexte de vives tensions à Jérusalem-Est mais aussi en Cisjordanie, autre territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.

Plus tôt dans la journée, les forces israéliennes ont tué deux Palestiniens et blessé un troisième, qui avaient ouvert le feu sur des gardes-frontières dans le nord de la Cisjordanie, sans faire de victimes israéliennes.

Fin avril, des centaines de personnes avaient déjà été blessés lors de plusieurs nuits d’échauffourées entre Palestiniens et Israéliens aux abords de la Vieille ville de Jérusalem.

Les violences de vendredi ont coïncidé avec la « Journée d’Al-Qods (Jérusalem en arabe) » célébrée annuellement dans des pays de la région et principalement en Iran, ennemi juré d’Israël, en soutien aux Palestiniens.

À Téhéran, l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique d’Iran, a prôné le combat contre Israël, qualifié de « base terroriste ». Pour lui, la « chute du régime sioniste ennemi » est inéluctable.

Par Jeune Afrique avec AFP

France/Seine-Saint-Denis : altercation entre le maire du Bourget et la police qui porte plainte

avril 5, 2021

Sur Facebook, le syndicat de police Alliance 93 a dénoncé «un comportement inadmissible pour des élus de la République».

«Un comportement de voyou» : c’est en ces termes que deux syndicats de police sont montés au créneau vendredi 2 avril, dénonçant sur les réseaux sociaux l’attitude de plusieurs élus du Bourget (93) contre des agents de police lors d’une intervention vendredi 2 avril sur une résidence de la commune.

Aux alentours de 13h30, des agents de police du commissariat de La Courneuve interviennent à la demande du bailleur de la résidence du Gai Logis, au Bourget, pour procéder à l’enlèvement de véhicules ventouses sur le parking extérieur. « C’était une opération prévue, a rappellé David Goudenhooft, du syndicat Unité SGP Police 93 à nos confrères du Parisien. L’ambiance était un peu tendue avec les jeunes qui étaient là. Et elle a dégénéré lorsque nos collègues ont enlevé le troisième véhicule qui appartenait à un jeune de la cité. »

C’est à ce moment-là que Karima Miloudi, maire adjointe du Bourget, serait intervenue pour empêcher l’enlèvement du véhicule. « Elle est descendue d’un immeuble en disant aux policiers qu’ils n’avaient pas à prendre cette voiture, qu’elle était maire adjointe… Comme si sa fonction allait changer quelque chose, a rapporté au Parisien Stéphane Finance d’Alliance 93. La situation s’est très vite tendue, les policiers se sont fait insulter. »

«C’est moi qui donne les ordres ici !»

Des renforts policiers auraient par la suite été appelés tandis que Jean Baptiste Borsali, le maire DVD du Bourget, se rendait sur place. « La police a voulu procéder à l’arrestation d’un individu, mais le maire s’y est opposé. Il a saisi un collègue par le col, a invectivé un autre front contre front en disant «c’est moi qui donne les ordres ici !» Il y a eu un attroupement, tout le monde s’en est mêlé, les collègues ont dû utiliser du gaz lacrymogène », a poursuivi Stéphane Finance.

Selon une information du parquet de Créteil communiquée au Parisien, cinq individus ont été interpellés pour outrages sur personnes dépositaires de l’autorité publique, rébellion et violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique. Et le secrétaire régionale d’Alliance 93 de préciser qu’« au moins deux collègues ont déposé une plainte contre l’édile pour violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique».

Sur Facebook, Alliance PN 93 a dénoncé «un comportement inadmissible pour des élus de la République. C’est un comportement de voyou». Dans le même temps, le maire du Bourget a réagi sur Facebook dans un communiqué, indiquant avoir saisi l’Inspection générale de la police nationale, la police des polices, «compte tenu des circonstances». L’édile a aussi assuré ne pas avoir touché un policier. « Je regrette d’ailleurs qu’en tant que premier magistrat de la ville la police ne m’ait pas prévenu directement pour me dire qu’il se passait quelque chose. Quand je suis arrivé, les voitures avaient déjà été enlevées, la situation était figée. J’ai voulu constater une interpellation, mais les forces de l’ordre m’ont dit que je n’avais rien à faire ici, alors que c’est justement mon rôle de venir constater ce qui se passe… », a-t-il indiqué au quotidien régional, espérant que l’enquête de l’IGPN « fera toute la lumière » sur cet incident.

«Les élus doivent agir dans le respect de la loi et ne pas entraver la Police qui agit dans le cadre de procédures. Ni tenter de bloquer un policier qui mène à bien sa mission ou le mettre en cause verbalement. Une enquête est nécessaire pour y voir clair», a pointé sur Twitter Vincent Capo-Canellas, sénateur (UDI) du Bourget et conseiller municipal d’opposition.

Avec Le Figaro

Mauricie-Shawinigan/Long congé de Pâques: déjà trois interventions de la SQ pour des rassemblements

avril 3, 2021

MONTRÉAL — Après le rassemblement d’une trentaine de personnes vendredi matin à Sainte-Béatrix, dans la région de Lanaudière, la Sûreté du Québec (SQ) est intervenue sur les lieux d’un autre rassemblement privé en soirée à Shawinigan, en Mauricie, à un endroit qui avait pourtant reçu la visite des policiers la veille.

© Fournis par La Presse Canadienne

Les agents de la SQ ont été appelés sur les lieux d’une résidence située sur la rue Thibodeau, à Shawinigan, vendredi soir, pour un rassemblement impliquant une vingtaine de personnes, ce qui contrevient à la Loi sur la santé publique qui interdit les rassemblements dans les maisons pour limiter la propagation de la COVID-19.

Les policiers s’étaient pourtant rendus au même endroit jeudi soir pour la même raison. Ils avaient alors distribué 17 constats d’infraction, d’un montant de 1550$ chacun, aux personnes qui se trouvaient à l’intérieur.

Les 17 contraventions n’ont toutefois pas découragé les fêtards puisque les mêmes personnes étaient rassemblées, au même endroit, lors de la deuxième visite des policiers. Trois autres individus s’étaient même joints à eux.

Tout comme à Sainte-Béatrix, les contrevenants à Shawinigan provenaient non seulement d’adresses différentes du Québec, mais aussi de l’Ontario.

Appel à des célébrations plus sobres 

Le premier ministre François Legault a lancé un appel aux Québécois pour que ces derniers restent dans leur bulle familiale respective, donc par adresse, durant le long congé de Pâques. Son gouvernement souhaite ainsi éviter une flambée de nouveaux cas de coronavirus, dont les variants sont plus contagieux.

C’est d’ailleurs pour cette raison que des mesures de confinement d’urgence ont été imposées aux citoyens des villes de Québec, Lévis et Gatineau pour dix jours, soit jusqu’au 12 avril.

Afin de s’assurer que les Québécois respectent les consignes sanitaires durant le long congé pascal, les divers corps policiers de la province ont été appelés par le  ministère de la  Sécurité publique à lancer l’opération provinciale « RAPPEL», dont l’acronyme signifie «Respectons Attentivement les Prescriptions pour Ensemble Lutter contre la propagation du coronavirus en prévision du congé de Pâques», selon la Sûreté du Québec qui participe à cette opération d’envergure du 1er au 5 avril.

«C’est certain que, sans être plus sévère, on sait que les gens sont au courant qu’ils doivent faire attention, qu’ils doivent respecter les mesures», a rappelé en entrevue samedi matin l’agente Anik Lamirande, porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ).

D’autres services policiers, comme ceux de Québec, Trois-Rivières et Châteaugay ont aussi fait savoir aux populations qu’elles desservent que leurs policiers allaient être plus présents sur le terrain jusqu’à lundi, notamment dans les parcs et à divers endroits ciblés dans les quartiers résidentiels ou ailleurs.

«C’est certain qu’il va y avoir des contrôles routiers aux endroits stratégiques afin de s’assurer du respect du couvre-feu. Les quartiers résidentiels aussi vont être patrouillés afin de faire de la détection et de l’intervention au niveau des rassemblements privés», a pour sa part indiqué l’agente Lamirande.  

Elle a précisé que les bars et restaurants sont aussi dans la mire des policiers afin de s’assurer du respect des consignes sanitaires.

«Plus répressif que préventif? Je crois que ça s’applique, selon chaque situation», soutient l’agente Lamirande qui assure que l’objectif n’est pas de remettre des contraventions puisque les policiers réagissent selon la situation qui se présente devant eux.

À cela s’ajoutent les dénonciations à la police de citoyens qui n’en peuvent plus de voir que certaines personnes ne respectent tout simplement pas les règles, notamment lors de fêtes privées. 

Des amendes salées 

Les récalcitrants s’exposent donc à des amendes.

«C’est une amende d’environ 1500$ avec les frais. Donc chaque infraction constatée par les policiers ou par des témoins peut être passible de ce constat», précise l’agente Lamirande.

À Québec, où un effort collectif est demandé pour briser la vague de transmission des variants, le SPVQ rappelle que les amendes peuvent même se rendre jusqu’à 6000$.

Dans la grande région de Québec, la SQ portera aussi une attention particulière dans les MRC de l’île d’Orléans, de La Côte-de-Beaupré et de La Jacques-Cartier durant le long congé de Pâques.

Avec Helen Moka, La Presse Canadienne

Québec/Disparition de Solange Bergeron : enquête indépendante sur la police de Trois-Rivières

avril 2, 2021

Le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) passe au crible le travail de la police de Trois-Rivières dans le dossier de la disparition de Solange Bergeron, une femme de Victoriaville disparue depuis le 25 mars dernier.

Des recherches ont eu lieu sur terre et dans les airs dans le secteur où la voiture de Solange Bergeron a été trouvée. (Archives)

© Daniel Ricard/Radio-Canada Des recherches ont eu lieu sur terre et dans les airs dans le secteur où la voiture de Solange Bergeron a été trouvée. (Archives)

Dans un communiqué, le BEI indique que la même journée où la Sûreté du Québec a reçu le signalement de disparition, «une citoyenne de Trois-Rivières, qui aurait été dans le parc Laviolette, aurait remarqué au loin ce qui lui apparaissait comme une personne dans les eaux du fleuve Saint-Laurent. Après quelques minutes, elle aurait perdu de vue cette personne.»

La femme aurait plus tard contacté le Service de police de Trois-Rivières pour lui rapporter ce qu’elle a vu. «Après avoir discuté avec différents intervenants du Service de police de Trois-Rivières, on aurait répondu à la dame qu’il n’y avait pas motif à déplacer des intervenants d’urgence», poursuit le BEI.

Solange Bergeron mesure 1,64 mètre (5,4 pieds) pèse environ 54 kilogrammes (119 livres). Elle a les cheveux blonds et les yeux bleus.

© Fournie par la Sûreté du Québec (SQ) Solange Bergeron mesure 1,64 mètre (5,4 pieds) pèse environ 54 kilogrammes (119 livres). Elle a les cheveux blonds et les yeux bleus.

«Le BEI fera donc enquête sur le traitement de l’appel fait le 25 mars dernier auprès du Service de police de Trois-Rivières.»

Quatre enquêteurs du BEI ont été appelés sur les lieux pour faire la lumière sur cet événement.

Mercredi, le véhicule appartenant à la femme portée disparue à Victoriaville a été retrouvé aux abords du parc Laviolette à Trois-Rivières.

«Préoccupant», selon la famille

«C’est un nouvel élément d’enquête qui inquiète un peu la famille. C’est sûr que c’est préoccupant, mais de notre côté, on laisse la police faire, on laisse la police avancer», dit sa nièce, Marie-Pier Bergeron.

«On est déçu d’entendre ça, c’est certain. Est-ce qu’il a eu négligence ou pas? Ça, ce sera à déterminer par le Bureau des enquêtes indépendantes», poursuit-elle.

Elle affirme que la famille «se concentre plus sur les recherches du corps» pour le moment.

À la recherche de témoins

Par ailleurs, la Sûreté du Québec (SQ) est à la recherche de témoins potentiels permettant de faire avancer l’enquête sur cette disparition.

Le corps policier souhaite identifier «deux adolescentes ou jeunes adultes» assises sur un banc de parc près du fleuve le 25 mars dernier, vers 14 h 40.

«L’une d’entre elles portait des espadrilles sport de marque Under Armour dans les teintes de gris avec des accents blanc et rose», indique la SQ.

Toute personne qui détiendrait des informations concernant la disparition de Solange Bergeron ou des témoins potentiels peut communiquer, confidentiellement, à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264.

Avec Radio-Canada par Sébastien St-Onge

Québec/Trois-Rivières: Présence policière accrue pendant le congé pascal

avril 2, 2021

Les corps policiers de la région indiquent qu’ils seront particulièrement présents et vigilants pendant le long congé de Pâques.

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La police de Trois-Rivières annonce qu’elle se montrera particulièrement vigilante quant au respect des mesures sanitaires pendant le congé pascal.

Comme elle l’avait fait pendant la semaine de relâche, des effectifs additionnels seront mobilisés du 1er au 5 avril. Les policiers auront comme mandat de mettre en place des contrôles routiers pour assurer le respect du couvre-feu, entre 21h30 et 5 h. Ils feront également des patrouilles ciblées pour repérer et intervenir lors de rassemblements privés. Des interventions ciblées auront également lieu dans les restaurants et les commerces pour s’assurer qu’ils respectent les mesures sanitaires qui les concernent. Enfin, les sites d’activités extérieures seront sous surveillance et des interventions auront lieu en cas de rassemblements publics. Dans un communiqué annonçant ces mesures, la police de Trois-Rivières indique qu’en raison de la recrudescence de cas de variants observée dans certaines régions du Québec, elle souhaite que la population trifluvienne respecte les mesures sanitaires applicables en zone orange.

De son côté, la Sûreté du Québec (SQ) indique qu’elle intensifiera ses interventions visant à faire respecter le Code de la sécurité routière pendant le long congé de Pâques, en prévision d’un fort achalandage anticipé sur les routes.

Le corps policier prévoit faire de nombreuses opérations en sécurité routière visant principalement les infractions relatives à la vitesse, au port de la ceinture de sécurité, à l’utilisation du téléphone cellulaire au volant, ainsi qu’à la capacité de conduire affaiblie par l’alcool et la drogue.

La SQ invite par ailleurs les automobilistes à conduire avec courtoisie, à accroître leur vigilance et à respecter la signalisation et les lois en vigueur. Avec l’arrivée du temps doux, elle demande aussi aux motocyclistes, cyclistes et piétons d’agir avec prudence et respect dans leurs déplacements et les invite à adopter des comportements favorisant leur sécurité.

Avec Matthieu Max-Gessler – Le Nouvelliste 

Canada: Le traitement que réserve la police aux Noirs serait différent, selon un récent sondage

février 14, 2021

La perception des Torontois envers la relation entre la police et la communauté noire de la ville évolue.

De plus en plus de résidents affirment que le traitement que réserve la police aux Noirs est différent vis-à-vis les autres Torontois, selon un sondage. (archives)

© Rozenn Nicolle/Radio-Canada De plus en plus de résidents affirment que le traitement que réserve la police aux Noirs est différent vis-à-vis les autres Torontois, selon un sondage. (archives)

De plus en plus de Torontois affirment que le traitement que réserve la police aux Noirs est différent de celui généralement reçu par le reste de la communauté. C’est ce que conclut une étude de l’Association des avocats noirs du Canada (CABL) et récemment publiée par l’Université Ryerson.

L’étude compare trois sondages. Le premier a été mené en 1994, le second en 2007, puis le troisième en 2019. Dans les trois cas, ils ont été menés auprès de trois groupes démographiques : les Noirs (450 répondants), les Asiatiques (450 répondants) et les Blancs (550 répondants).

Les résultats de la plus récente enquête ont démontré que de plus en plus de personnes estiment que les Noirs sont moins bien traités par la police. Les Blancs sont désormais 62 % à le penser, contre 51 % il y a 25 ans.

Selon le sondage, les trois groupes ethniques estiment que les Noirs sont moins bien traités que les Blancs par la police.

© Camile Gauthier/Radio-Canada Selon le sondage, les trois groupes ethniques estiment que les Noirs sont moins bien traités que les Blancs par la police.

La perception du biais racial est également en augmentation concernant les tribunaux. La part de répondants Blancs estimant qu’un Noir aura une sentence plus dure qu’un Blanc pour le même crime a presque doublé en 25 ans, passant de 28 % en 1994 à 49 % en 2019.

Ce chiffre est passé de 48 % à 79 % pour les répondants Noirs.

Le dernier sondage a été réalisé avant les événements qui ont suivi la mort de George Floyd aux États-Unis, prévient l’auteur principal de l’étude, Scot Wortley.

Scot Wortley, professeur au Centre de criminologie de l'Université de Toronto, étudie et compile depuis des années les données raciales dans le système de justice de différentes jurisdiction du Canada.

© /Radio-Canada Scot Wortley, professeur au Centre de criminologie de l’Université de Toronto, étudie et compile depuis des années les données raciales dans le système de justice de différentes jurisdiction du Canada.

«Nous pouvons relier ces perceptions de l’injustice à des expériences personnelles réelles», ajoute par ailleurs le chercheur.

Les personnes racisées plus souvent interceptées

Les résultats montrent que plus d’un quart des répondants Noirs disent avoir été interceptés et questionnés par la police au moins deux fois au cours des deux dernières années.

Ce chiffre est deux fois et demi plus élevé que pour les répondants Blancs, et près de deux fois plus que pour les répondants asiatiques.

Une plus grande part des répondants Noirs rapportent avoir été interceptés à deux reprises ou plus par la police au cours des deux dernières années.

© Camile Gauthier/Radio-Canada Une plus grande part des répondants Noirs rapportent avoir été interceptés à deux reprises ou plus par la police au cours des deux dernières années.

Un rapport de la Commission ontarienne des droits de la personne (CODP) rendu public l’été dernier confirmait cette perception. Selon le document, à Toronto, les Noirs sont disproportionnellement arrêtés et inculpés.

Pas surprenant, selon la CABL

Rien de ce rapport surprend Jacqueline Beckles, la secrétaire de la CABL, qui a commandité l’étude.

«Ça fait très longtemps que la communauté noire à Toronto et ailleurs partout au Canada, on essaye de s’exprimer et d’expliquer aux gens qui ne sont pas de la même ethnicité qu’il y a des problèmes», raconte-t-elle.

Elle ajoute toutefois que la prise de conscience de la population générale est une bonne avancée, et qu’elle a été remarquée davantage lors des dernières manifestations antiracistes.

Jacqueline Beckles, secrétaire de l’Association des avocats noirs du Canada

© /Radio-Canada Jacqueline Beckles, secrétaire de l’Association des avocats noirs du Canada

«La plupart du monde qui sont dans les manifestations ne sont pas de race noire. Donc on voit les alliés, ils prennent la parole un peu plus, et ils nous soutiennent», a déclaré Mme Beckles.

Changement culturel

Contactée par Radio-Canada, la police Toronto a déclaré que ses «efforts pour évoluer en tant qu’organisation ont commencé il y a plusieurs années et se poursuivent aujourd’hui».

Au courant de l’été, la Commission des services de police de Toronto a adopté à l’unanimité plus de 80 recommandations sur les façons de réformer la police, rappelle la porte-parole Connie Osbourne.

Elle ajoute que le Comité d’examen de l’engagement de la police et de la communauté a été remis sur pied pour s’assurer que le Service de police de Toronto est tenu responsable de la mise en place de ces changements.

Pour l’avocate et activiste Saron Gebresselassi, les événements de 2020 ont entraîné un changement culturel majeur.

L'avocate Saron Gebresellassi.

© /Radio-Canada L’avocate Saron Gebresellassi.

«C’est un changement intégral, et on ne peut pas le faire sans la coopération de toute la société», explique l’avocate.

Selon Scot Wortley, si le problème existe toujours depuis 25 ans, c’est en partie parce que les initiatives antiracistes mises en place ne sont souvent pas évaluées. «Nous devons commencer à mesurer nos efforts», dit-il.

Avec Radio-Canada par Rozenn Nicolle

Canada/Plus de 100 personnes dans une église : le sermon interrompu par la police

décembre 28, 2020

Un sermon donné dans une église en présence de plus de 100 personnes qui ne portaient pas de masque a été interrompu par la police, samedi matin vers 11 h.Le rassemblement avait lieu dans une église de Wheatley, en Ontario. (Photo d'archives)

© /iStock Le rassemblement avait lieu dans une église de Wheatley, en Ontario. (Photo d’archives)

Un homme, qui a pris responsabilité pour le rassemblement, fait face à des accusations liées aux règlements sanitaires présentement en place.

Le sermon avait lieu dans une église mennonite de Wheatley, en Ontario, près de Leamington.

«La réglementation actuelle pour les services religieux ne permet que 10 personnes à l’intérieur. Le règlement municipal stipule également que les masques sont obligatoires pendant le culte», peut-on lire dans le communiqué émis par la police de Chatham-Kent.

Selon le communiqué, «tout le monde s’est conformé aux demandes des officiers de mettre fin tôt au service religieux et de quitter la propriété».

Un homme de 50 ans de Merlin, en Ontario, a été accusé de ne pas s’être «conformé à une ordonnance prorogée en vertu de l’article 7.0.2, contrairement à l’alinéa 10 (1) a) de la Loi de 2020 sur la réouverture de l’Ontario».

L’Ontario est en confinement panprovincial depuis samedi à minuit.

Avec CBC/Radio-Canada

La Ville de Montréal tente d’évacuer les campeurs de la rue Notre-Dame

décembre 6, 2020

La Ville de Montréal tente de convaincre les dizaines d’itinérants qui ont installé leur campement depuis l’été sur la rue Notre-Dame à l’est du centre-ville de quitter les lieux.

Campement d’itinérants sur la rue Notre-Dame à Montréal.   NOUVELLES PHOTOS RUE NOTRE DAME MONTREAL CAMPEMENT

© Jean-Claude Taliana/Radio-Canada Campement d’itinérants sur la rue Notre-Dame à Montréal. NOUVELLES PHOTOS RUE NOTRE DAME MONTREAL CAMPEMENT

Munis de l’avis d’éviction, des représentants de la Ville, appuyés par des membres du Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) et des agents du Service de police de Montréal (SPVM), qui sont déjà en relation d’aide avec les campeurs, se sont déplacés dimanche matin.

Des agents du SPVM se tiennent prêts avant le début de l’opération.

© Mathieu Wagner/Radio-Canada Des agents du SPVM se tiennent prêts avant le début de l’opération.

Plusieurs véhicules du SPVM ont d’ailleurs pris position non loin du site depuis quelques heures.

Les autorités disent vouloir prendre le temps nécessaire pour convaincre les campeurs de se diriger vers les refuges appropriés.

Elles semblent avoir opté pour une approche «douce», mais intransigeante, notamment après l’incendie qui s’est déclaré samedi dans une des tentes.

S’il l’on ne déplore aucun blessé, cela a sonné l’alerte. On compte faire preuve de plus de fermeté pour assurer la sécurité de ces itinérants.

L’opération pourrait prendre plusieurs heures.

CBC/Radio-Canada