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Police et censure en Chine au lendemain de manifestations historiques

novembre 28, 2022
Manifestation à Pékin.

Protestataires et policiers lors d’un rassemblement contre les mesures chinoises strictes de « zéro COVID », lundi à Pékin. Photo : Getty Images/Kevin Frayer

Dans les rues, une présence policière soutenue. En ligne, la censure : les autorités chinoises tentaient lundi de freiner le mouvement de colère d’une ampleur historique de Chinois exaspérés par les restrictions sanitaires et réclamant plus de libertés.

Dimanche, une foule de manifestants, répondant à des appels sur les réseaux sociaux, est descendue dans la rue notamment à Pékin, Shanghai et Wuhan, prenant les forces de l’ordre au dépourvu.

Parmi les slogans scandés à l’unisson : Pas de tests COVID, on a faim!Xi Jinping démissionne ! PCC [Parti communiste chinois, NDLR], retire-toi ! ou Non aux confinements, nous voulons la liberté.

Par son étendue sur le territoire, la mobilisation semble la plus importante depuis les émeutes prodémocratie de 1989.

Elle est le point d’orgue d’une grogne populaire qui n’a cessé de monter ces derniers mois en Chine, l’un des seuls pays au monde à appliquer encore une stricte politique zéro COVID, avec confinements à répétition et tests PCR quasi quotidiens de la population.

L’incendie mortel survenu à Urumqi, capitale de la province du Xinjiang (nord-ouest), a catalysé la colère de nombre de Chinois, certains accusant les restrictions sanitaires d’avoir bloqué le travail des secours.

Un agent de santé effectue un test de COVID-19.

Un agent de santé effectue un test de COVID-19 sur une femme dans le quartier de Jing’an à Shanghai. Photo : Getty Images/Hector Retamal

Les restrictions ont été assouplies dans la capitale de 4 millions d’habitants : les habitants pourront dès mardi se déplacer en bus pour faire leurs courses et les livraisons de colis pourront reprendre. Des commerces de zones à faible risque peuvent également demander à reprendre partiellement leurs activités.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a accusé des forces aux motivations cachées d’établir un lien entre cet incendie et la réponse locale au COVID-19, selon son porte-parole Zhao Lijian.

Sous la direction du Parti communiste chinois et [avec] le soutien du peuple chinois, notre combat contre le COVID-19 sera une réussite, a-t-il assuré, en réponse à la vague de protestations du week-end.

Mais les manifestations ont fait également émerger des demandes pour plus de libertés politiques, voire pour le départ du président Xi Jinping, tout juste reconduit pour un troisième mandat inédit à la tête du pays.

Lundi matin, une présence policière était visible à Pékin et à Shanghai, près des lieux de rassemblements de la veille, ont constaté des journalistes de l’AFP.

À Shanghai, deux personnes ont été arrêtées près de la rue Urumqi, à l’endroit même où avait eu lieu une manifestation dimanche. L’une des deux personnes n’avait pas obéi à nos dispositions, a expliqué un policier à l’AFP.

Les agents écartaient également d’autres personnes présentes sur place et leur ordonnaient d’effacer des images de leurs téléphones, selon un journaliste de l’AFP.

La police de Shanghai, interrogée à plusieurs reprises, n’avait toujours pas répondu lundi sur le nombre de détentions durant le week-end.

Un journaliste de la BBC en Chine, qui couvrait à Shanghai, a été arrêté et frappé par la police, selon le média britannique. Le ministre britannique des Entreprises, Grant Shapps, a jugé inacceptables et préoccupantes ces violences.

Wuhan a été le théâtre de manifestations contre les restrictions drastiques imposées à la population chinoise dans le cadre de la politique de « zéro COVID-19 » imposée par les autorités. Un mouvement de protestation qui s’est étendu en Chine et dans d’autres pays, comme l’explique Samuel Rancourt.

À Shanghai, une des rues occupées par la foule durant la nuit était désormais entourée de palissades pour empêcher tout nouveau rassemblement.

Dimanche, des heurts avaient opposé forces de l’ordre et manifestants, certains portant des fleurs ou des feuilles blanches comme symboles de la censure. Plusieurs d’entre eux ont été arrêtés.

Près de la rivière Liangma à Pékin, où plus de 400 jeunes Chinois s’étaient réunis dimanche soir pendant plusieurs heures aux cris notamment de Nous sommes tous des habitants du Xinjiang!, des voitures de police étaient garées et des agents patrouillaient le long du canal.

Cette manifestation, c’était une bonne chose, confie à l’AFP une femme d’une vingtaine d’années qui faisait son jogging dans le quartier, disant l’avoir suivie via les réseaux sociaux.

Cela a envoyé le signal que les gens en ont marre de ces restrictions excessives, ajoute la jeune femme, sous couvert de l’anonymat.

Je crois que le gouvernement a compris le message et qu’ils vont alléger leur politique, pour pouvoir s’en sortir, estime-t-elle.

La censure n’a pas pu suivre le rythme, selon elle, quand les manifestations ont éclaté en divers endroits du territoire.

Mais la censure s’est depuis rattrapée : sur les réseaux sociaux chinois, toute information concernant ces manifestations semblait avoir été effacée lundi.

Sur la plateforme Weibo, sorte de Twitter chinois, les recherches Rivière Liangma et rue Urumqi ne donnaient aucun résultat lié à la mobilisation.

Contrôle de l’information et restrictions sanitaires

Le contrôle strict des autorités chinoises sur l’information et les restrictions sanitaires sur les voyages à l’intérieur du pays compliquent la vérification du nombre total de manifestants durant le week-end.

Mais un soulèvement aussi étendu est rarissime en Chine, compte tenu de la répression contre toute forme d’opposition au gouvernement.

Des manifestations ont également eu lieu à Canton, Chengdu et Hong Kong, mais aussi à Wuhan, ville du centre du pays où avait été détecté le premier cas au monde de COVID-19 il y a bientôt trois ans.

Le Quotidien du peuple a publié lundi un texte mettant en garde contre la paralysie et la lassitude face à la politique zéro COVID, sans toutefois appeler à y mettre fin.

Les gens ont maintenant atteint un point d’ébullition, car il n’y a pas de direction claire sur la voie à suivre pour mettre fin à la politique du zéro COVID, explique à l’AFP Alfred Wu Muluan, expert en politique chinoise à l’Université nationale de Singapour.

Le parti a sous-estimé la colère de la population, ajoute-t-il.

Les manifestations ont inquiété les investisseurs. Et les bourses asiatiques ont ouvert en nette baisse lundi.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

L’Iran vent debout après la mort d’une femme arrêtée par la police des mœurs

septembre 18, 2022

Arrêtée à Téhéran par la police chargée de contrôler les tenues vestimentaires, Mahsa Amini, 22 ans, est décédée trois jours plus tard à l’hôpital.

Un vent de protestation souffle sur l’Iran après la mort d’une jeune femme de 22 ans, Mahsa Amini, trois jours après son arrestation par la police des mœurs à Téhéran. « Chère Mahsa, ton nom va devenir un symbole », proclame dimanche 18 septembre, sous la photo de sa tombe, la une du journal économique Asia à l’unisson d’une grande partie de la presse iranienne.

Cette unité, chargée de veiller à l’application du voile musulman obligatoire dans le pays, a été critiquée à plusieurs reprises ces derniers mois pour ses interventions violentes à l’égard des femmes soupçonnées d’enfreindre le code vestimentaire en vigueur dans le pays depuis la révolution islamique en 1979. Originaire du Kurdistan, dans le nord-ouest de l’Iran, Mahsa Amini, âgé de 22 ans, était en visite dans la capitale avec sa famille quand elle a été arrêtée mardi par la police chargée d’appliquer les règles vestimentaires strictes pour les femmes.

Vendredi dans l’après-midi, une foule s’était réunie devant l’hôpital Kasra au centre de Téhéran où la jeune fille était décédée après trois jours dans le coma. À Saghez, sa ville natale où elle a été inhumée samedi, des habitants ont jeté des pierres contre le siège du gouverneur et crié des slogans hostiles.

Mahsa Amini à la une de tous les journaux

Dimanche, la quasi-totalité de la presse de la capitale consacrait leur une et des pages entières à ce drame. « Le public est bouleversé et en colère par ce qui est arrivé à Mahsa Amini », note le journal réformateur Etemad, indiquant que la nation a constaté « à plusieurs reprises la violence de la police des mœurs ». Le journal modéré Jomhouri Eslami met en garde contre la « fracture sociale » provoquée par le « comportement violent » des officiers de la police.

Le quotidien Iran, publication gouvernementale, a accusé les réformateurs « d’exploiter les émotions du peuple en utilisant un incident malheureux pour monter la nation contre le gouvernement et le président ». Le journal ultraconservateur Kayhan a noté que « le volume de rumeurs et de mensonges soulevés après la mort de Mahsa a considérablement augmenté ». « Toutefois, la publication des images de cet incident par la police a dérouté les opportunistes qui voulaient utiliser cet incident », indique le journal.

Il fait allusion à une courte vidéo de surveillance diffusée par la télévision officielle montrant une femme présentée comme Mahsa s’effondrer dans les locaux de la police après une discussion avec une policière. La police de Téhéran a affirmé « qu’il n’y avait pas eu de contact physique » entre les agents de police et la jeune femme. Le président iranien Ebrahim Raïssi a demandé l’ouverture d’une enquête. « La nation a exprimé son chagrin après la mort triste de Mahsa », a écrit le journal ultraconservateur Javan.

Top 1 des tendances sur Twitter

De nombreux cinéastes, artistes, personnalités sportives, politiques et religieuses ont exprimé leur colère sur les réseaux sociaux. L’ancien président et chef de file du courant réformateur Mohammad Khatami a appelé les autorités à « mettre fin aux actions contraires à la loi, à la logique et à la charia » et à « traduire devant la justice les auteurs de l’incident ».

Le grand ayatollah Assadollah Bayat Zanjani a dénoncé comme « illégitime » et « illégal » l’ensemble des « comportements et événements » à l’origine de « cet incident malheureux et regrettable ». « Le Coran empêche clairement les fidèles d’utiliser la force pour imposer les valeurs qu’ils considèrent comme religieuses et morales », a-t-il estimé.

Le cinéaste Asghar Farhadi, lauréat de deux oscars du meilleur film étranger, a observé que « Mahsa est aujourd’hui plus vivante que nous », car « nous sommes endormis, sans réaction face à cette cruauté sans fin, nous sommes complices de ce crime ». « Les cheveux de nos filles sont recouverts d’un linceul », ont écrit plusieurs joueurs de l’équipe nationale de football dans une story commune sur Instagram.

« Si ce sont des musulmans, que Dieu fasse de moi un infidèle », a lancé Sardar Azmoun, l’attaquant du Bayer Leverkusen. Sur Twitter, le hashtag #Mahsa_Amini en persan était dimanche midi en première position des tendances avec près de 1,5 million de tweets.

Congo: Des armes de guerre cachées par Ndenguet saisies à Obouya et Diata par la Garde Républicaine

août 25, 2022
 Des armes de guerre cachées par Ndenguet saisies à Obouya et Diata par la Garde Républicaine

«Tala bango na bango bakomi ko swana ! Eyi mabé ! » Les éléments de la Garde républicaine appuyés par ceux de la Sécurité présidentielle auraient découvert des caches d’armes appartenant au directeur général de la police nationale, le général Jean François Ndenguet à Obouya dans son village de la Cuvette et dans deux de ses propriétés à Brazzaville. Mais les proches de Ndenguet parlent d’un montage grossier de ses adversaires dans la logique de la cabale orchestrée contre lui.

Une entente secrète regroupant plusieurs membres du clan Sassou dirigée contre le général Jean François Ndenguet serait à la manette d’un grossier montage qui aurait abouti à la saisie des armes de guerre dans ses propriétés dans la Cuvette et à Brazzaville. On parle de deux villas situées dans les quartiers Diata et Poto-Poto.

Qui veut noyer son chien l’accuse de rage dit-on ! C’est la logique adoptée par les ennemis internes de Jean François Ndenguet qui auraient décidé de mettre fin à son règne à la tête de la police. Le pouvoir étant ingrat, on ne reconnaît plus au fils d’Obouya tous ses sacrifices pour la conservation du règne du clan de l’Alima. Il est devenu l’homme à abattre qui pourrait empêcher une succession familiale à la tête du Congo.

On rapporte que Jean François Ndenguet gardait des armes de guerre dans son village d’Obouya dans la Cuvette qui serviraient au moment venu à déstabiliser les institutions de la république. Qui se souvient encore des déclarations de Jean Dominique Okemba à Oyo affirmant avoir des hommes et des armes? Le patron des services secrets est le bras droit de Ndenguet.

Les dernières mises en place au sein des forces de l’ordre visaient notamment à pousser à a retraite le général Jean François Ndenguet qui aurait opposé son refus en s’appuyant bien entendu sur son acolyte JDO.

Les proches de Ndenguet s’étonnent aussi qu’on lui attribue des villas à Diata et Poto-Poto dans lesquelles des armes auraient été trouvées. Pour l’heure, on attend le retour des vacances de Denis Sassou Nguesso pour donner suite à cette cabale contre Jean François Ndenguet.

Avec Le Congolais. fr

Congo: Acculé, le général Jean François Ndenguet capitule et signe la fin de son règne

août 25, 2022

Les derniers événements au sein de la police avec le démantèlement de la racaille au service du Général Jean François Ndenguet ont précipité sa mise au garage. Son adjoint King Obami Itou a mis fin au règne du commissaire Morgan, Choupet Moubenda du GRB, un bataillon fidèle à Ndenguet.

Toute chose à une fin et l’actuel directeur général de la police a touché le fond en précipitant lui-même sa chute en protégeant la racaille au sein des forces de l’ordre. Des hors la loi qui qui se servaient de leur fonction pour s’adonner aux braquages des civils. Le démanchement de cette fraction de la police par le général King Obami Itou est un revers pour son supérieur qui vient d’être démasqué au grand jour comme le parrain du banditisme dans les forces de l’ordre.

Tout est parti du braquage d’une congolaise par les hommes du commissaire Morgan, un protégé de Ndenguet. La pression populaire a poussé King Obami Itou à ne plus fermer les yeux sur les agissements de ces bandits de la police. Un nettoyage à sec a été opéré au grand plaisir des populations qui subissaient impuissantes les brimades de ce gang.

Mais c’est l’interpellation de Choupet Moubenda du GRB qui a plus inquiété le général Ndenguet qui a fait de cette unité de la police sa branche armée. Malgré les multiples tentatives de contrôler la situation, Jean François Ndenguet a essuyé un revers et a perdu le soutien du clan Sassou qui l’attendait au tournant depuis des années. Il paie cash les erreurs de son écurie des braqueurs en tenue.

Dans un échange musclé qu’il a eu avec son adjoint King Obami Itou, Jean François Ndenguet a compris avoir perdu le soutien d’en haut et son remplacement était imminent. Même l’intervention de son acolyte Jean Dominique Okemba n’a rien donné bien qu’il ait obtenu une capitulation diplomatique de Ndenguet.

Dans les semaines à venir tout va se clarifier et la police congolaise pourra enfin tourner la page Ndenguet à moins qu’on assiste à un revirement spectaculaire de la situation. Le boucher d’Okouya qui s’est fait beaucoup d’ennemis a pacté son départ avec le pouvoir et devrait en principe aller se reposer tranquillement dans son village.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Canada-Arrestation d’une diplomate sénégalaise : elle devait plus de 45 000 $ à son locateur

août 8, 2022
L'écusson du Service de police de la Ville de Gatineau sur l'uniforme d'un policier.

Le SPVG soutient que ses agents ont été appelés en renfort pour aider l’huissier à exécuter son ordonnance dans le conflit diplomatique impliquant une diplomate sénégalaise (archives). Photo : Radio-Canada

Une ordonnance du Tribunal administratif du logement, dont Radio-Canada a obtenu copie, explique la raison de la visite d’un huissier à la résidence d’une diplomate sénégalaise le 2 août. Cette visite a dégénéré et des policiers se sont rendus sur les lieux. Il s’en est suivi une intervention musclée, qui s’est transformée en incident diplomatique.

C’est après cette décision qu’un huissier s’est rendu chez la dame qui a été arrêtée, puis relâchée par le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG). Elle devait plus de 45 000 $ en dommage à son locateur, selon les documents judiciaires.

La décision a été rendue le 2 juin, mais la dame était absente lors de l’audience.

Dans le document, on y apprend que le locateur demande le recouvrement du loyer non payé au moment du départ du locataire, des dommages-intérêts pour dommages au logement, plus les intérêts et l’indemnité additionnelle prévue au Code civil du Québec et les frais.

La diplomate aurait occupé un bungalow à Gatineau pendant deux ans, soit de novembre 2018 à octobre 2020, et aurait laissé derrière elle des dégâts et dommages considérables.

De la moisissure sur les murs, des planchers imbibés et des infestations de coquerelles en font partie.

Des meubles auraient été endommagés et certains sont manquants, toujours selon le document rendu par la cour.

Le fil des événements, selon le gouvernement sénégalais

La République du Sénégal a affirmé, vendredi, qu’une de ses diplomates en service à Ottawa aurait été battue à son domicile par la police le 2 août.

L’ambassade du Sénégal avait publié un communiqué de presse du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur sur sa page Facebook au sujet de l’incident.

Au cours de cette opération, la police canadienne a exercé sur la diplomate une violence physique et morale humiliante devant témoins et en présence de ses enfants mineurs, selon le communiqué.

Malgré le rappel du statut de diplomate de la victime et de l’inviolabilité de son domicile, les éléments de la police canadienne l’ont menottée et sauvagement tabassée, au point qu’elle a eu du mal à respirer, ce qui a conduit à une évacuation par ambulance à l’hôpital, peut-on lire dans la version officielle du gouvernement sénégalais.

Une personne violente envers des policiers, soutient le SPVG

De son côté, le SPVG soutient plutôt que ses membres ont maîtrisé et arrêté une personne qui s’était montrée violente envers les agents.

La police raconte, par voie de communiqué, que ses agents ont été appelés en renfort pour aider l’huissier à exécuter son ordonnance.

Le corps policier maintient avoir fait face à une personne agressive [qui refusait] de collaborer et que les policiers sont intervenus afin d’expliquer la démarche et de s’assurer que tout se déroule dans le calme.

Une policière aurait reçu un coup de poing au visage pendant l’intervention, ce qui a incité ses collègues à arrêter cette personne pour la sécurité des personnes présentes.

La personne a résisté à son arrestation et blessé par morsure un deuxième policier. La personne a alors été amenée au sol pour être maîtrisée, a expliqué la police. La personne a été détenue à l’arrière du véhicule de patrouille, sous supervision d’une policière, le temps que l’huissier exécute son ordonnance et que la situation soit revenue au calme. En aucun temps la personne n’a mentionné avoir été blessée ou avoir des douleurs lorsque questionnée.

Les ambulanciers auraient ensuite appelé le SPVG en assistance plus tard dans la journée, peu après 15 h, pour intervenir auprès de cette personne.

Le statut diplomatique en cause

Le gouvernement sénégalais a qualifié l’incident de violation flagrante de la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques.

Il dit aussi avoir demandé qu’une enquête soit ouverte et que des poursuites soient menées contre les auteurs de cette agression inadmissible, qui constitue une atteinte grave à l’intégrité physique de la personne et à la dignité humaine.

Affaires mondiales Canada assure prendre très au sérieux ses obligations quant aux relations diplomatiques.

Nous sommes extrêmement préoccupés par le traitement allégué d’une diplomate sénégalaise par le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG). Ce qui s’est passé est tout simplement inacceptable, a déclaré le ministère samedi.

En raison de l’immunité diplomatique, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a fermé le dossier concernant la plainte des policiers, a indiqué le ministère de la Sécurité publique du Québec.

Le ministère a aussi confirmé que le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) a été mandaté pour enquêter sur les événements.

L’ambassade sénégalaise a refusé les demandes d’entrevue de Radio-Canada.

Avec Radio-Canada

Le Sénégal accuse la police canadienne d’avoir « sauvagement » battu une diplomate

août 6, 2022
Une voiture du Service de police de la Ville de Gatineau.

Les faits se seraient produits le 2 août dernier. Photo : Radio-Canada/Christian Milette

La République du Sénégal affirme qu’une de ses diplomates en service à Ottawa a été battue à son domicile par la police en début de semaine. Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) soutient plutôt que ses membres ont maîtrisé et arrêté une personne qui s’était montrée violente envers les agents.

Vendredi après-midi, l’ambassade du Sénégal a publié sur sa page Facebook un communiqué de presse en français du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur au sujet de l’incident survenu mardi. Le communiqué ne mentionne pas le nom du service de police impliqué.

Au cours de cette opération, la police canadienne a exercé sur la diplomate une violence physique et morale humiliante devant témoins et en présence de ses enfants mineurs, selon le communiqué.

Malgré le rappel du statut de diplomate de la victime et de l’inviolabilité de son domicile, les éléments de la police canadienne l’ont menottée et sauvagement tabassée, au point qu’elle a eu du mal à respirer, ce qui a conduit à une évacuation par ambulance à l’hôpital, selon la version officielle du gouvernement sénégalais.

Le communiqué du ministère n’a pas nommé la diplomate ni précisé l’emplacement de sa maison.

CBC a communiqué avec l’ambassade et avec le ministère pour obtenir des commentaires, mais sans résultat.

Une personne agressive, selon les policiers

Dans son propre communiqué de presse publié tard vendredi soir, le SPVG explique que ses membres aidaient un huissier à exécuter une ordonnance et qu’ils sont arrivés sur les lieux vers 13 h 30 HAE mardi.

Un porte-parole de la police a par la suite confirmé que l’incident s’était produit à Gatineau.

Sur les lieux, les policiers ont vérifié que le document judiciaire était bel et bien valide et que l’officier de justice ayant autorisé l’ordonnance judiciaire avait été informé que la personne avait un statut diplomatique, précise le communiqué. Faisant face à une personne agressive et refusant de collaborer, les policiers sont intervenus afin d’expliquer la démarche et de s’assurer que tout se déroule dans le calme.

Le service de police n’a pas précisé si cette personne était un diplomate de l’ambassade.

Selon le communiqué de la police, une policière a reçu un coup de poing au visage pendant l’intervention, ce qui a incité ses collègues à arrêter cette personne pour la sécurité des personnes présentes.

« La personne a résisté à son arrestation et blessé par morsure un deuxième policier. La personne a alors été amenée au sol pour être maîtrisée. La personne a été détenue à l’arrière du véhicule de patrouille, sous supervision d’une policière, le temps que le huissier exécute son ordonnance et que la situation soit revenue au calme. En aucun temps la personne n’a mentionné avoir été blessée ou avoir des douleurs lorsque questionnée. »

Plus tard en journée, peu après 15 h, les paramédicaux ont appelé le SPVG en assistance alors qu’ils intervenaient auprès de cette personne et qu’une dizaine de personnes étaient présentes, explique le communiqué.

Appel à enquête

Dans son communiqué, le gouvernement du Sénégal dit avoir demandé qu’une enquête soit ouverte sans délai et que des poursuites soient menées contre les auteurs de cette agression inadmissible, qui constitue une atteinte grave à l’intégrité physique de la personne et à la dignité humaine.

Le gouvernement sénégalais a également qualifié l’incident de violation flagrante de la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques.

Informé de ces faits inacceptables et injustifiables, [le gouvernement du Sénégal] a immédiatement convoqué la chargée d’affaires de l’ambassade du Canada à Dakar pour dénoncer vigoureusement et condamner fermement cet acte raciste et barbare, a déclaré le gouvernement dans son communiqué.

CBC News a soumis une demande d’entrevue à Affaires mondiales Canada, qui a accusé réception de la demande et promis une réponse dès que possible.

Conformément à la Loi sur la police de la province, le SPVG a demandé jeudi au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) du Québec de se prononcer au sujet de l’opportunité d’une enquête criminelle sur les actions des agents.

La direction du SPVG collaborera à toute démarche ou enquête subséquente en toute transparence, selon son communiqué.

Le SPVG a également demandé au DPCP de déterminer si des accusations de voies de fait contre un agent et d’obstruction à la police sont justifiées contre la personne impliquée.

Le ministère de la Sécurité publique du Québec a été alerté de l’incident, a indiqué le service de police.

Radio-Canada avec les informations de Guy Quenneville, CBC News

Congo: Ndenguet menace et conditionne son départ à la retraite à celui d’autres vieillards du pouvoir

juillet 7, 2022

De plus en plus poussé à faire valoir ses droits à la retraite, le directeur de la police, Jean François Ndenguet menace et pose ses conditions au clan Sassou. Le natif d’Obouya dans la Cuvette qui dit avoir risqué sa vie pour ce pouvoir n’entend pas être remercié en monnaie de singe par ceux qui n’ont pas combattu et qui veulent continuer à jouir des fruits de leur sacrifice. Pour Ndenguet son départ à la retraire doit s’accompagner avec celui de tous les vieillards au sein du pouvoir sinon, il ne s’en ira pas et advienne que pourra.

C’est au Congo que les gens n’aiment pas du tout entendre parler de la retraite et s’oppose à toute alternance professionnelle autant dans la politique. Pourtant après tant d’efforts fournis, tout homme devrait être heureux d’aller enfin se reposer et vivre ses derniers jours dans la tranquillité totale.

Administration civile comme militaire du Congo est rempli des retraités qui refusent de passer la main en usant de toutes les méthodes à leur portée. Si certains diminuent leurs âges, d’autres par contre ont confiance à leurs relations ou pouvoirs pour demeurer des fonctionnaires éternels.

C’est le cas du général de police et directeur général de la police Jean François Ndenguet dont l’âge de la retraite a déjà été dépassé et qui refuse de passer la main. Faisant partie des sécurocrates du régime, le natif d’Obouya estime qu’il a gagné ce droit de décider unilatéralement de son sort. Son cerveau réfléchi encore en terme du coup d’État du juin.

Jean François Ndenguet est l’un des puissants membres de ce clan du régime qui estime qu’ils ont encore beaucoup à donner et tant que Sassou reste président eux aussi doivent conserver leurs postes et statuts. Toutes les pressions et initiatives pour le déloger de la direction de la police ont échoué et le clan Sassou qui rêve de conserver familialement le pouvoir ne désespère pas.

Il se dit que son féticheur lui aurait conseillé de supporter contre vents et marrées les soubresauts de la famille Sassou Nguesso et que des bonnes choses se pointaient à l’horizon. C’est pourquoi Ndenguet qui est soutenu par Jean Dominique Okemba défie les enfants Sassou et les menace en posant des conditions très difficiles à respecter.

« Mon départ à la retraite doit être précédé par celui de tous les vieillards du régime dont j’ai la liste, sinon je reste à mon poste et le ciel ne va pas tomber ! » aurait fait savoir le général d’Obouya au clan Sassou. Jean François Ndenguet à la maîtrise au sein de la police de milliers d’éléments prêts à se sacrifier pour lui et cela fait peur.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Stade de France : les sénateurs chargent le préfet sur de faux éléments

juin 17, 2022

Toutes les images de vidéosurveillance n’ont pas été détruites. La préfecture de police a conservé les siennes et elles pourraient « parler ».

Vue du Stade de France lors du match Liverpool-Real Madrid.
Vue du Stade de France lors du match Liverpool-Real Madrid.© THOMAS COEX / AFP

Le sénateur François-Noël Buffet, président de la commission d’information sur les incidents survenus au Stade de France, le 28 mai, a dénoncé, jeudi lors d’une conférence de presse tenue dans les locaux du Stade de France, une « faute grave » : «  l’effacement des images de vidéosurveillance sur le parvis du Stade de France ». Or, la préfecture de police (PP) qui a installé ses caméras autour du Stade et sur la voie publique dispose toujours de ses images, filmées le soir de la finale de la Ligue des champions. C’est la Fédération française de football, comme ses représentants auditionnés au Sénat l’ont révélé, qui a écrasé les siennes : les caméras captaient les faits et gestes des supporteurs à l’intérieur de l’enceinte du stade, où il s’est finalement déroulé peu d’incidents.

L’effacement des images de l’intérieur du stade alimente depuis sa révélation toutes les théories du complot. Notamment sur les réseaux sociaux où un policier en disponibilité a raconté – à tort – que la PP était en train d’effacer les caméras-piétons que certains de ses collègues portaient ce soir-là. Une telle accusation trouve un auditoire. Ce jeudi, en faisant croire que la PP était responsable de la disparition des images, les sénateurs ont surfé sur cette vague.

Les images de la préfecture de police toujours disponibles

« Il y a deux sujets : la conservation et l’extraction d’images, d’une part ; les images utiles, d’autre part. Celles qui racontent ce qui s’est passé réellement sont celles de la préfecture de police. Cette dernière nous a confirmé qu’elles étaient parfaitement exploitables à ce jour. Celles du stade auraient pu permettre d’identifier les gars qui sont entrés par escalade dans le stade, mais ce n’est pas vraiment l’aspect le plus important de cette soirée », commente une source judiciaire. En outre, François-Noël Buffet ignorait qu’un magistrat du parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis) était présent le soir du match. Le parquetier a d’ailleurs été saisi dès la première interpellation réalisée par les forces de police.

Lors de la même conférence de presse tenue aux côtés du sénateur Laurent Lafon, président de la commission culture, les parlementaires de la chambre haute ont affirmé que « de 400 à 500 actes de délinquance ont été rapportés par la préfecture de police, dès midi. Or, l’aspect de la gestion de la délinquance a été mis sous le tapis ». Une façon d’accuser à mot couvert la préfecture de police d’inaction, face à l’insécurité, ce soir-là. « D’où sort ce chiffre ? Il est totalement inexact, indique une source à la préfecture de police. Le nombre d’interpellations est très largement inférieur à ces chiffres : près d’une centaine au total, dont un peu plus de 70 en Seine-Saint-Denis. Quant aux plaintes, nous ne les connaissons pas en temps réel. »

La FFF aux petits soins pour ses VIP

« Près de 300 à 400 jeunes locaux – des non-supporteurs – étaient bien présents, tempère un fonctionnaire de la préfecture de Seine-Saint-Denis. Ils sont d’abord restés positionnés en dehors de la zone du stade. À ce moment précis, et à cet endroit situé au nord du Stade de France, il n’y a pas d’impression de chaos si l’on en croit les images de la PP. Ensuite, ces jeunes se sont rendus sur le parvis lorsque le premier barrage de la PP a été levé [vers 19 h 30, NDLR] et se sont avancés au fur et à mesure que les forces de l’ordre se repliaient dans l’enceinte du stade. » On est loin des 400 à 500 actes de délinquance signalés à midi.

Les sénateurs ont également chargé Didier Lallement, le préfet de police, à la suite d’une décision qu’il aurait prise en contradiction avec celle de la FFF, qui tentait de faciliter la signalisation du trajet à la sortie du RER D, vers le stade. La signalétique avait, semble-t-il, été imaginée sans tenir compte de la grève de la RATP ce jour-là. Alors que la FFF tentait d’y remédier, le PP s’y serait opposé. Selon nos informations, c’est le 23 mai, lors d’une réunion à la préfecture de Seine-Saint-Denis, que la FFF a demandé de pouvoir dévier les flux de piétons aux sorties des RER. Pour une raison en réalité sans lien avec la sécurité : la FFF souhaitait être aux petits soins pour ses VIP. En déviant le flux de piétons, elle pouvait faire accéder les bus de ses invités privilégiés au plus près des marches du parvis, le long de l’avenue du Président-Wilson. « Le football, c’est d’abord un business, pas un service public », commente un haut fonctionnaire.

Le représentant de la DOPC (l’unité chargée du maintien de l’ordre pour la PP) a refusé la déviation. Une information confirmée au Point par une majorité de participants à cette réunion. D’autant que 48 heures avant le match, jour de déclaration du préavis de grève de la RATP, la régie assurait que 4 trains sur 5 circuleraient sur la ligne B du RER. Détourner les flux de supporteurs n’avait plus grand intérêt.

Haro sur Didier Lallement

Néanmoins, le jour du match, des usagers du RER B ont été déviés sur le RER D à l’initiative de la RATP. Les forces de l’ordre n’ont pas été prévenues : « En fait, cela n’aurait rien changé, affirme une source policière. Ce qui a rendu problématique cette déviation, c’est surtout l’afflux massif d’Anglais sans billet ou avec des billets non valides – au regard des scans de la FFF, pas forcément parce qu’ils ont triché ; cet afflux a paralysé le dispositif de contrôle de la FFF. Cela a conduit un peu avant 20 heures à avoir un trop grand nombre d’Anglais sur le barrage, qui a fini par être levé », indique la même source.

Cette mise en cause directe du préfet de police par les sénateurs est inspirée par le rapport de Michel Cadot, patron de la Dijop (la Délégation interministérielle aux Jeux olympiques et paralympiques) remis à Élisabeth Borne, la Première ministre. C’est son rédacteur, le commissaire Christophe Delaye, qui a orienté les sénateurs vers la responsabilité du préfet de police. Le commissaire Delaye est un ancien collaborateur du préfet Lallement. Il était en fonction à son cabinet. Le PP a fini par le remercier pour des raisons « personnelles », ce que le commissaire n’aurait pas digéré. Recasé auprès de la préfète de la zone de défense, Marie-Emmanuelle Assidon, il a dû la quitter quelques mois après pour rejoindre Michel Cadot à la Dijop. Contacté, le commissaire Delaye n’a pas répondu à nos sollicitations.

Si les sénateurs ont pointé du doigt les responsabilités du préfet de police, bien réelles – l’intéressé lui-même lors de son audition au Palais du Luxembourg a largement pris sa part –, personne ne semble encore avoir désigné le ou les vrais coupables de ce fiasco, même si aucun mort ni aucun blessé grave n’a été déploré.

Avec Le Point par Aziz Zemouri

France-« La police tue » : Mélenchon assume et scandalise ses opposants

juin 7, 2022

Dans deux tweets, samedi et dimanche, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé « une police [qui] tue », Élisabeth Borne dénonce des propos « très choquants ».

La passagere du vehicule est morte apres avoir ete touchee par balle.
La passagère du véhicule est morte après avoir été touchée par balle. © STAFF / AFP

Le contrôle au cours duquel un conducteur a été grièvement blessé et une passagère tuée par des tirs policiers samedi à Paris a viré à la querelle politique lundi entre Jean-Luc Mélenchon, ses adversaires et les syndicats de police, à une semaine du premier tour des législatives. Le chef de file des Insoumis, qui brigue le poste de Premier ministre en cas de victoire de la gauche réunie, n’a pas tardé à s’exprimer après le contrôle opéré dans le 18e arrondissement de la capitale.

Dans deux tweets samedi et dimanche, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé « une police (qui) tue », coupable d’appliquer « la peine de mort pour un refus d’obtempérer » et exerçant « un abus de pouvoir inacceptable ». « Le préfet approuve ? Le ministre félicite ? La honte, c’est quand ? » a-t-il ajouté, s’en prenant aussi au syndicat Alliance qui a pris la défense des fonctionnaires, qualifié de « groupe factieux ». « Les policiers, les gendarmes méritent le respect. Ils font un travail courageux, difficile et risquent leur vie à chaque instant », lui a répondu le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, « les insulter déshonore ceux qui veulent gouverner. Laissons les enquêtes se faire sans les utiliser comme des otages d’une campagne électorale ». Marine Le Pen a de son côté dénoncé les mots « d’une gravité inouïe » de Jean-Luc Mélenchon. Alliance a annoncé un dépôt de plainte « dès demain » (mardi) et le syndicat Synergie accusé le chef des Insoumis de « tapiner un peu plus auprès du caïdat », alors qu’il « ne connaît rien à l’affaire ».

Auprès de France Info, David Le Bars, secrétaire général du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), dénonce : « Comme d’habitude, c’est à la fois un manque de pudeur, un manque de respect, y compris pour les victimes. » Il estime que « montrer du doigt un coupable, si toutefois il y a un coupable, c’est suppléer la justice » et « regrette les postures totalement nauséabondes de Jean-Luc Mélenchon ». « Il y a une affaire pénale très grave, poursuit-il. Il y a trois policiers qui jouent leur carrière et leur avenir. Donc la pudeur serait le minimum qu’on pourrait attendre d’un leader politique. »

Mélenchon assume « évidemment », ses opposants s’insurgent

Invité ce mardi matin dans la matinale de France Inter, le chef de file de La France insoumise est revenu sur ses propos qui ont fait polémique. « Évidemment, c’est mon devoir », répond-il quand on lui demande s’il assume ces phrases. « Je dis que ce n’est pas normal qu’on tue quelqu’un parce qu’il refuse d’obtempérer ; il y a la loi, des punitions, des amendes mais pas la peine de mort. » Jean-Luc Mélenchon affirme se placer comme une voix importante de l’opposition, en particulier sur ce sujet. « J’ai monté le ton, et j’ai eu ce que je veux, déclare-t-il. Les gens savent qu’il y a un responsable politique qui n’accepte pas la doctrine d’usage de la force de police en place dans notre pays. Il est nécessaire d’arrêter cette escalade, sinon nous allons être les États-Unis d’Amérique. Je suis pour une police de maintien de la paix – une police de proximité –, beaucoup de police judiciaire pour démanteler les trafics ».

Presque simultanément, Bruno Retailleau (LR), Christian Estrosi (soutien de la majorité), Marine Le Pen (RN) et Xavier Bertrand (LR) se sont tous déclarés scandalisés par la teneur du discours de Jean-Luc Mélenchon. Sur France 2, Bruno Retailleau estime que « les propos de Jean-Luc Mélenchon sont intolérables et montrent qu’il est d’extrême gauche » et qu’il « doit des excuses aux policiers ». Même son de cloche sur RTL chez Xavier Bertrand, qui martèle : « C’est un scandale ce qu’il a dit, faire un fonds de commerce de la critique permanente des policiers, c’est un scandale. Et il voudrait être Premier ministre, mais jamais de la vie ! »

« Je trouve très choquant (sic) la façon qu’a Jean-Luc Mélenchon de s’en prendre systématiquement à la police avec des propos totalement outranciers », a déclaré la Première ministre, Élisabeth Borne, sur France Bleu mardi. « Les policiers exercent une mission difficile au service des Français. » Quelques heures plus tard, Éric Dupond-Moretti a réagi à son tour aux propos polémiques. « Bien sûr que Jean-Luc Mélenchon va trop loin. Il a dérapé et c’est un dérapage contrôlé », a déclaré le garde des Sceaux à l’antenne de BFMTV. « Ceux qui rendent la justice, ce ne sont pas Le Pen ou Mélenchon. Qu’on laisse la justice faire son travail », a-t-il ajouté.

Sur BFMTV, le maire de Nice, Christian Estrosi, se garde de juger l’affaire en cours. « On ne jugera pas ce matin, la justice se fait dans un tribunal, il y a présomption d’innocence », déclare-t-il tout en dénonçant à son tour le comportement de Jean-Luc Mélenchon. « Il faut mettre Jean-Luc Mélenchon hors d’état de nuire. S’attaquer à la police, c’est nuire à la République. » Enfin, l’ex-adversaire à la présidentielle de Jean-Luc Mélenchon Marine Le Pen (RN) s’insurge contre des propos qui, selon elle, sont « une véritable honte ». « Je crois qu’il s’éloigne totalement des valeurs républicaines, ajoute-t-elle, la vérité, c’est qu’il commet une diffamation extrêmement lourde à l’égard de la police. Jean-Luc Mélenchon est toujours du côté des voyous, des criminels, il n’est jamais du côté des forces de l’ordre […] ».

Par Le Point avec AFP

Canada: Le fugitif le plus recherché au pays arrêté

avril 28, 2022
Une image du suspect Abilaziz Mohamed

Abilaziz Mohamed était recherché pour le meurtre de Craig McDonald. Photo : Programme Bolo

Un homme trônant au sommet d’une nouvelle liste des fugitifs les plus recherchés au pays a été arrêté quelques heures à peine après que la liste eut été rendue publique.

Abilaziz Mohamed, qui était recherché pour meurtre au premier degré, a été arrêté mardi soir.

La police de Toronto l’avait identifié comme suspect dans le meurtre de Craig McDonald.

Le soir du 13 octobre 2021, Craig McDonald se serait disputé avec le suspect lorsqu’il regardait un match de hockey des Maple Leafs de Toronto, dans un restaurant Boston Pizza, à Scarborough.

Le suspect l’aurait attendu dans le stationnement du restaurant, où il l’aurait tué par balles.

Mardi matin, la police de Toronto, en coopération avec le Programme national Bolo, a établi Abilaziz Mohamed comme le premier des 25 fugitifs les plus recherchés au Canada.

L’avis de recherche promettait une récompense de 250 000 $ pour toute information permettant de mener à son arrestation.

En anglais, l’acronyme Bolo signifie be on the lookout, c’est-à-dire gardez l’œil ouvert ou soyez vigilant.

Dès mardi soir, des informations anonymes ont permis à la police d’arrêter Mohamed.

« Hier, Abilaziz Mohamed était le suspect le plus recherché au pays. Aujourd’hui, il est détenu sous la garde de la police de Toronto. »— Une citation de  James Ramer, chef de police de Toronto

Mohamed fait face à une accusation de meurtre au premier degré. Il a comparu devant le tribunal par visioconférence mercredi matin.

Le directeur du programme Bolo, Max Langlois, estime que cette arrestation rapide envoie un message clair aux autres fugitifs recherchés : Le pays tout entier est à votre recherche. Appelez un avocat. Appelez la police. Prenez les dispositions nécessaires pour vous rendre.

Dans une déclaration, la sœur de Craig McDonald, Derma McDonald, s’est dite soulagée en apprenant la nouvelle de l’arrestation.

Cette arrestation ne ramènera pas Craig, elle ne met pas fin à notre chagrin. La seule grâce qu’elle apporte est qu’elle nous permet de faire le prochain pas en avant dans ce voyage des plus malheureux, a-t-elle déclaré.

Avec Radio-Canada