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Bemba écarté en RDC: ses partisans mobilisés, la police déployée par « dissuasion »

août 25, 2018

Des partisans de l’opposant congolais Jean-Pierre Bemba, rassemblés devant son parti, le MLC, à Gemena, le 30 juillet 2018. © AFP/Junior D. KANNAH

Les partisans de l’opposant Jean-Pierre Bemba ont prévenu samedi qu’ils allaient se mobiliser contre le rejet de sa candidature pour la présidentielle en République démocratique du Congo, où la police était déployée par « dissuasion » dans la capitale Kinshasa.

« Nous allons utiliser toutes les voies de droit à notre disposition pour faire valoir la candidature de Jean-Pierre Bemba à la présidentielle », a déclaré à l’AFP la secrétaire générale de son parti Mouvement de libération du Congo (MLC), la députée Eve Bazaiba.

Le MLC va commencer par un recours devant la Cour constitutionnelle d’ici mardi matin, dans le délai légal de 48 heures (en jours ouvrables), a-t-elle ajouté.

Dans la nuit, la commission électorale nationale indépendante (Ceni) a jugé « irrecevable » la candidature de M. Bemba à la présidentielle prévue le 23 décembre 2018.

Motif : sa condamnation par la Cour pénale internationale (CPI) pour subornation de témoins.

M. Bemba passait pour l’un des favoris à la succession du président Joseph Kabila, qui ne peut pas se représenter et qui a désigné un « dauphin », l’ancien ministre de l’Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary.

« Le peuple va faire des actions, des marches », a ajouté Mme Bazaiba sans autre précision.

Dans la nuit, les responsables de l’opposition ont appelé à la « mobilisation générale du peuple congolais » en dénonçant des « injonctions » du pouvoir à la commission électorale pour « exclure plusieurs candidats de l’opposition ».

Une présence inhabituelle de la police anti-émeute était visible samedi matin près de la Radio télévision nationale congolaise (RTNC) à Kinshasa, où M. Bemba reste très populaire.

« C’est une opération de dissuasion, d’anticipation », a déclaré à l’AFP le colonel Pierrot-Rombaut Mwanamputu, porte-parole de la police.

Certains opposants « enflamment les réseaux sociaux, d’autres ont appelé à l’insurrection », a-t-il poursuivi. « Ceux qui chercheront à troubler l’ordre public trouveront la police bien présente ».

Les commerces et stations services ont ouvert normalement.

Au total, six candidats sur 25 ont été invalidés dont trois anciens Premiers ministres.

M. Bemba avait fait un retour triomphal à Kinshasa le 1er août après dix ans de prison et son acquittement en juin en appel par la CPI dans l’affaire principale portant sur des exactions commises par sa milice en Centrafrique en 2002-2003, pour laquelle il avait été condamné à 18 ans de prison en première instance.

Rival malheureux de M. Kabila à l’élection présidentielle de 2006, M. Bemba avait quitté la RDC sous escorte des Nations unies en avril 2007 après des combats entre sa milice et l’armée qui avaient fait entre 200 et 300 morts.

Jeuneafrique.com

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Turquie: une manifestation de mères de disparus réprimée par la police

août 25, 2018

Une manifestante est arrêtée par la police turque lors d’une manifestation à Istanbul le 25 août 2018 / © AFP / Hayri TUNC

La police turque a dispersé samedi une manifestation de mères à Istanbul à la mémoire de proches disparus dans les années 1980 et 1990 et interpellé près de 50 participants à ce 700e rassemblement hebdomadaire de protestation.

La police a eu recours à des canons a eau et à du gaz lacrymogène pour disperser la foule, selon un photographe de l’AFP.

Au moins 47 personnes ont été interpellées par la police et promptement acheminées vers des camionnettes à proximité, ont rapporté les médias locaux.

L’avocat turc Efkan Bolac a annoncé sur Twitter que ces personnes avaient été par la suite relâchées après avoir été interrogées par la police.

Des internautes ont noté sur les réseaux sociaux que l’une des dirigeantes du mouvement, une octagénaire nommée Emine Ocak, qui a été interpellée par la police, avait déjà été photographiée au cours d’une arrestation dans des circonstances similaires en 1997, deux ans après la disparition de son fils après qu’il eut été placé en garde à vue.

Chaque semaine depuis le 27 mai 1995, les « Mères du samedi » (Cumatesi Anneleri en turc) se rassemblent dans le centre-ville d’Istanbul à la mémoire de proches que le gouvernement aurait fait disparaître au cours de l’une des plus tumultueuses périodes de l’histoire de la Turquie.

Ces disparitions sont survenues à l’apogée de la rébellion des partisans du PKK réclamant l’autonomie des Kurdes dans le sud-est, une région majoritairement peuplée par cette minorité. Des dizaines de milliers de personnes sont mortes dans ce conflit qui a débuté en 1984 et se poursuit encore aujourd’hui.

La directrice de l’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch en Turquie, Emma Sinclair-Webb, a déploré un « traitement honteux et cruel de familles réclamant la justice pour des crimes commis par l’Etat ».

Selon la police, la manifestation a été promue sur les réseaux sociaux par des comptes liés au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), illégal en Turquie, et aucune autorisation n’a été demandée pour la manifestation, selon la police.

Les manifestations des « Mères du samedi » avaient été systématiquement dispersées par la police de 1999 à 2009 avant d’être tolérées sous haute surveillance. L’intervention policière de ce samedi est la première depuis plusieurs années.

Romandie.com avec(©AFP / (25 août 2018 19h22)

Coup de filet policier contre les Hells Angels au Portugal

juillet 11, 2018

Lisbonne – La police portugaise a arrêté mercredi 56 membres de la bande de motards Hells Angels dans le cadre d’une vaste opération visant à démanteler cette « association criminelle violente » avant un important rassemblement d’amateurs de moto dans le sud du pays.

Ils sont soupçonnés de tentative de meurtre, violences aggravées, extorsion, proxénétisme, trafic de drogue et d’armes, a détaillé la coordinatrice de l’unité de lutte contre le terrorisme de la police judiciaire, Manuela Santos.

Parmi les suspects interpellés, tous des hommes âgés de 30 à 50 ans, figurent quatre Allemands et un Finlandais, a-t-elle indiqué lors d’une conférence de presse.

Les autorités portugaises ont par ailleurs émis plusieurs mandats d’arrestation internationaux contre « des suspects résidant au Portugal mais qui se trouvent actuellement à l’étranger », a-t-elle ajouté.

L’opération a mobilisé plus de 400 inspecteurs qui ont en outre réalisé environ 80 perquisitions visant « les activités illicites pratiquées sur le territoire national par l’organisation Hells Angels Motorcycle Club », a indiqué la police dans un communiqué.

Cette enquête a pris de l’ampleur en mars dernier après une attaque violente perpétrée par près d’une centaine de Hells Angels contre un groupe rival dans la banlieue de Lisbonne.

La police a lancé son coup de filet cette semaine pour éviter « un nouvelle confrontation » lors du grand rassemblement annuel de motards de Faro, dans le sud du Portugal, qui aura lieu du 19 au 22 juillet, a expliqué la coordinatrice Manuela Santos.

Connus pour leurs motos Harley Davidson et leurs tenues de cuir, les Hells Angels ont été fondés aux États-Unis en 1948 et comptent des branches dans une cinquantaine de pays.

Romandie.com avec (©AFP / 11 juillet 2018 15h59)

Allemagne: la police tire sur un forcené dans la cathédrale de Berlin

juin 3, 2018

 

/ © dpa/AFP / Paul Zinken

La police a grièvement blessé par balle dimanche un forcené armé d’un couteau qui avait fait irruption en hurlant dans la cathédrale protestante de Berlin, lors d’un incident sans arrière-plan « terroriste » selon les autorités.

Un policier participant à l’intervention a lui aussi été atteint par un projectile tiré par l’un de ses collègue, mais n’a été que légèrement blessé.

Vers 16H00 (14H00 GMT) la police est intervenue après avoir été alertée d’un incident par le personnel de l’église, très fréquentée par les fidèles et les touristes.

Un homme de 53 ans, de nationalité autrichienne, s’y trouvait armé d’un couteau « en train de crier et de causer des dégâts », a indiqué la police dans un communiqué publié dans la soirée.

– Blessé aux jambes –

Les fidèles et touristes qui se trouvaient dans l’édifice ont été évacués.

Les forces de l’ordre ont tenté en vain de neutraliser l’agresseur avec du gaz irritant, l’exhortant à lâcher son couteau.

Finalement, ils lui ont fait face près de l’autel et lui ont tiré dessus. « L’homme a été blessé aux jambes par un tir d’un policier », a expliqué un porte-parole.

L’homme a été hospitalisé et opéré, selon la même source. Il n’a pas pu être immédiatement entendu.

Lors de la fusillade, l’un des policier présents a aussi été légèrement blessé par un tir d’un de ses collègues, qui a ricoché. Il a toutefois pu quitter l’hôpital dans la soirée.

Selon des témoins, cités par les médias allemands, le forcené donnait l’impression d’une grande « confusion ».

« Nous n’avons en l’état aucune indication montrant qu’il puisse s’agir de près ou de loin d’un acte à motivation terroriste ou islamiste de la part de cet homme », a souligné un porte-parole de la police.

La cathédrale luthérienne de Berlin (Berliner Dom), située dans le centre historique de la capitale allemande, est l’une des principales attractions touristiques de la ville. Elle fut construite entre 1894 et 1905 sous le règne de l’empereur Guillaume II, qui était aussi gouverneur suprême de l’Eglise protestante de Prusse.

Plusieurs milliers de personne visitent ou se recueillent chaque jour dans cet édifice, situé près des principaux musées berlinoise.

– Contexte tendu –

L’AFP a constaté sur place que plusieurs policiers munis d’armes automatiques patrouillaient les environs. L’entrée de l’édifice est restée pendant plusieurs heures bloquée par des cordons de police.

Plusieurs témoins de la scène ont reçu un soutien psychologique de la part des secours, selon les médias allemands.

Si la police a vite écarté la piste d’un attentat, l’incident intervient dans un contexte tendu en Allemagne.

Les autorités allemandes sont sur le qui-vive depuis un an et demi en raison de plusieurs attentats islamistes perpétrés ou envisagés dans le pays, notamment celui au camion-bélier revendiqué par le groupe Etat islamique qui a fait 12 morts en décembre 2016 sur un marché de Noël à Berlin.

Cet attentat s’était produit près d’une église.

Romandie.com avec(©AFP / 03 juin 2018 23h19)

La police allemande interpelle une « mamie nazie » en fuite

mai 7, 2018

Berlin – La police allemande a annoncé lundi avoir interpellé la figure du négationnisme allemand, Ursula Haverbeck, qui à 89 ans est surnommée la « mamie nazie » alors qu’elle ne s’était pas présentée pour purger une peine de prison ferme.

« Ursula Haverbeck-Wetzel ne s’est pas présentée à la prison pour entamer sa peine de détention à l’issue du délai légal », a indiqué la police dans un communiqué. « Sur la base d’un mandat d’arrêt, elle a été arrêtée lundi vers 13h30 à Vlotho », en Rhénanie du Nord-Westphalie.

Auparavant le Parquet de Verden avait annoncé qu’elle était en fuite.

Selon lui, Mme Haverbeck, condamnée à huit reprises pour des propos négationnistes, doit purger une peine totale de deux ans de prison. Elle aurait dû se présenter pour être écrouée le 23 avril.

Sa dernière condamnation en date, à six mois de prison ferme, a été prononcée en octobre dernier. Elle avait été sanctionnée pour avoir publiquement déclaré en janvier 2016 que le génocide des juifs par les nazis n’avait jamais existé et qu’il n’y avait jamais eu de chambres à gaz à Auschwitz. Ursula Haverbeck a aussi été condamnée en 2015 pour avoir déclaré que l’Holocauste était « le plus grande mensonge » de l’Histoire.

Jusqu’ici, elle n’a jamais été derrière les barreaux.

Sur son site internet, Ursula Haverbeck s’affiche en « représentante du révisionnisme historique » et se targue d’être une « combattante intrépide pour la vérité ».

Elle était l’épouse de Werner Georg Haverbeck, un militant d’extrême droite décédé en 1999, avec lequel elle avait fondé un prétendu établissement d’enseignement réputé pour être un nid de négationnistes. Il a été interdit en 2008.

Quelque 1,1 million de personnes, dont un million de juifs, ont péri entre 1940 et 1945 dans le seul camp d’Auschwitz-Birkenau. Au total, six millions de juifs ont été exterminés par les nazis.

Romandie.com avec (©AFP / 07 mai 2018 14h16)                                                        

Ouganda: deux morts lors de la découverte par la police d’un « centre de radicalisation »

avril 28, 2018

Kampala – La police ougandaise a abattu deux hommes, en a arrêté plusieurs dizaines et a libéré une centaine de femmes et d’enfants semblant venir de plusieurs pays africains lors de la découverte d’un « centre de radicalisation » dans une mosquée de Kampala, ont annoncé samedi des responsables de la sécurité.

Les policiers sont tombés par hasard sur ce centre vendredi en poursuivant un individu soupçonné d’être impliqué dans un enlèvement et un meurtre commis cette année, jusque dans la mosquée Usafi, située dans un quartier pauvre de Kampala.

Une fusillade a éclaté au cours de laquelle deux hommes ont été tués, 36 arrêtés, accusés d’avoir stocké des armes, et un policier a été blessé, a indiqué la police. Dix-huit femmes et 94 enfants étaient retenus à l’intérieur de la mosquée, selon la police.

« Un certain nombre d’enfants et de femmes, sans doute enlevés ou retenus en otages, ont été sauvés », a déclaré un porte-parole de la police, Emilian Kayima, au cours d’une conférence de presse.

« Deux des preneurs d’otages ont été abattus après avoir violemment attaqué et grièvement blessé l’un des agents de sécurité », a-t-il précisé.

L’homme que la police a pourchassé dans la mosquée a été arrêté et placé en détention.

Les liens éventuels entre ce suspect et ceux qui se trouvaient dans la mosquée continuent à faire l’objet d’investigations.

Selon un membre du conseil municipal, Hassan Kiberu, le dirigeant de la mosquée a été arrêté il y a un mois, après des plaintes de voisins qui le soupçonnaient de diffuser des messages extrémistes. « Je pense qu’ils formaient les enfants à quelque chose », a-t-il dit sans autre précision.

Selon la police, qui a bouclé les lieux, les hommes arrêtés vendredi en possession de 23 machettes, 60 balles, d’un arc et d’une flèche, sont soupçonnés d’être impliqués dans l’enlèvement et la détention illégale de femmes et d’enfants originaires de divers pays d’Afrique de l’Est.

En février, le corps d’une femme appartenant à une influente famille ougandaise, Susan Magara, avait été trouvé trois semaines après son enlèvement et une série de demandes de rançon.

Le crime avait choqué le pays et le président Yoweri Museveni avait confié la direction de l’enquête aux agences de renseignement.

Les forces de sécurité pensent qu’un des principaux suspects, qu’il surveillaient vendredi, s’est rendu compte qu’il était suivi et s’est réfugié dans la mosquée.

Les policiers ont poursuivi le suspect dans la mosquée et la découverte des armes, des femmes et des enfants n’était « ni planifiée ni intentionnelle », a assuré le ministre de l’Intérieur, Jeje Odong. « Si le suspect n’avait pas pénétré dans la mosquée, nous n’aurions eu aucune raison d’y entrer ».

Selon le ministre, les enfants « paraissaient effrayés et traumatisés » et semblaient provenir du Burundi, du Rwanda, du Kenya et d’Ouganda.

Romandie.com avec(©AFP / 28 avril 2018 18h07)                                            

États-Unis: funérailles sous tension en Californie après la mort d’un Noir tué par la police

mars 29, 2018

Des proches se consolent avant les obsèques de Stephon Clark, le 29 mars 2018, à Sacramento en Californie / © AFP / JOSH EDELSON

Des centaines de personnes ont assisté jeudi aux obsèques sous tension et chargées d’émotions de Stephon Clark, un jeune Noir tué par des policiers dans son jardin à Sacramento, en Californie, érigé en nouveau symbole des brutalités policières aux Etats-Unis.

« Ils tuent de jeunes Noirs à travers le pays », a accusé le révérend Al Sharpton, figure historique du mouvement des droits civiques aux Etats-Unis, lors du service œcuménique.

« Nous sommes ici pour dire que nous allons lutter avec Stephon Clark et les membres de sa famille », a-t-il proclamé devant les proches du jeune homme de 22 ans, abattu le 18 mars dans son jardin des quartiers pauvres du sud de Sacramento, par des agents qui le croyaient armé. En réalité, il tenait à la main un simple iPhone.

Les policiers, dont un est Noir, ont été suspendus. Mais cette énième bavure contre un Noir a enragé la communauté afro-américaine, qui multiplie depuis lors des manifestations dans la paisible capitale californienne.

A son arrivée aux obsèques, le frère bouleversé de la victime, Sevante Clark, s’est jeté sur le cercueil fermé, avant de prendre à plusieurs reprises le micro, de lever le poing en signe de protestation et d’appeler l’assistance à crier le nom de Stephon Clark.

Tenant dans ses bras ce jeune homme, Al Sharpton a également appelé l’assistance à reprendre son nom. Des proches ont entamé des chants gospel.

« Nous allons pousser Donald Trump et le monde entier à régler le problème des mauvaises conduites policières », a-t-il proclamé sous les acclamations de certains membres du public, en réponse à la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, qui a qualifié ces faits « terribles » de sujet « local ».

A ses côtés, un imam, un rabbin, et des représentants d’autres confessions ont pris la parole à tour de rôle, ainsi que plusieurs proches du jeune homme, qui l’ont décrit comme le père aimant de ses deux enfants, et dévoué à sa fiancée, Salena Manni.

« Nous en avons assez de voir les nôtres mourir », a martelé l’imam, Zaid Shakir, avant de lancer, à propos des violences policières par balle: « C’est un problème systémique (…) c’est un problème uniquement américain ». Puis d’énumérer une longue liste d’autres victimes noires de bavures.

– « Meurtriers » –

La vidéo de la mort de Stephon Clark, filmée par les caméras que portent les policiers, a particulièrement choqué. Les deux agents de la Sacramento Police Department (SPD) lui ont tiré dessus à 20 reprises, avant de lui intimer de montrer ses mains.

Ils étaient intervenus après un appel signalant qu’un homme brisait des vitres de voitures. Pensant que Stephon Clark était leur suspect, ils l’ont pris en chasse, épaulés par un hélicoptère de police.

Le jeune homme s’est alors réfugié dans le jardin, où il a été abattu.

« J’ai dit aux policiers: +Vous n’êtes que des meurtriers+ », a déclaré sa grand-mère, Sequita Thompson, qui vivait aussi sur les lieux, à la chaîne locale Fox 40.

– Il « devrait être vivant » –

Les rues du centre-ville, où se trouve le Capitole de l’Etat, sont depuis sa mort régulièrement bloquées par des manifestants. Jeudi encore, un rassemblement avait été convoqué devant le bureau du procureur du comté.

Une réunion du conseil municipal a plus tôt cette semaine été interrompue quand un rassemblement a viré à l’émeute, la foule exigeant la fin d’un « racisme endémique ». Ses membres ont été évacués par la police pendant que des manifestants en colère pénétraient dans l’hôtel de ville, malgré les appels au calme des dirigeants du mouvement de protestation.

L’entrée à deux matches de basket NBA a été perturbée: des milliers de spectateurs n’ont pas pu pénétrer dans la salle, forçant le propriétaire de l’équipe de NBA locale, les Kings, à délivrer un appel à la paix et l’unité à la mi-temps d’une rencontre.

Après un autre match, Vivek Ranadivé a assuré que sa franchise aiderait à « empêcher cette tragédie d’arriver à nouveau ». Ses joueurs, des stars millionnaires d’une ligue qui s’est longtemps voulue dépolitisée, se sont entraînées avec un T-shirt cinglé du nom de Stephon Clark.

Des dizaines d’activistes du mouvement de défense des Noirs, « Black Lives Matter », comptent demander à la procureure de Sacramento, Anne Marie Schubert, de poursuivre les deux agents.

La famille Clark, qui a déjà perdu un frère de Stephon dans une fusillade en 2006, envisage également des poursuites.

« Nous allons pousser le procureur à rendre justice au nom de Stephon Clark », a affirmé Al Sharpton durant les funérailles. « Nous sommes venus parce que ce garçon devrait être vivant aujourd’hui. »

Romandie.com avec(©AFP / 30 mars 2018 00h05)                

En Guinée équatoriale, des opposants affirment avoir été torturés par la police

mars 28, 2018

 

Les faits auraient eu lieu juste après que le régime eut annoncé avoir déjoué une tentative de coup d’Etat, fin 2017.

 

Le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema, en Bolivie, en novembre 2017. Crédits : David Mercado / REUTERS

Des militants d’un parti d’opposition dissous en février en Guinée équatoriale affirment avoir été « torturés », pratique confirmée par des défenseurs des droits humains mais fermement démentie par le pouvoir à Malabo. C’est à « Guantanamo », surnom du commissariat central de Malabo, que plusieurs des 38 militants du parti d’opposition Citoyens pour l’innovation (CI) disent avoir subi des mauvais traitements, du 28 décembre 2017 au 3 janvier, selon des témoignages recueillis par l’AFP.

Les faits auraient eu lieu juste après que le régime eut annoncé avoir déjoué, le 24 décembre 2017, une tentative de coup d’Etat dont les commanditaires étaient des Equato-Guinéens et les exécutants des étrangers, parmi lesquels des Français, selon Malabo. Des militants du parti CI avaient été arrêtés après une tentative de rassemblement début novembre.

« Nous avons été torturés pendant une semaine, affirme Ernesto Obama Ondo, 42 ans, militant de CI. Je recevais 150 coups de fouet chaque jour, mes fesses étaient en lambeaux. » Mireille Buila Euka, 24 ans, elle aussi membre de CI, a également reçu des coups de fouet après avoir été attachée par les mains et les pieds : « J’ai reçu 100 coups la première nuit » en détention.

Un opposant « mort sous la torture »

Ernesto Obama Ondo dit avoir été finalement emmené à l’hôpital La Paz de Malabo, comme d’autres victimes, information confirmée à l’AFP par des employés de l’hôpital. C’est là que Susana Esono, la trentaine, affirme avoir subi une tentative d’assassinat. Elle y avait été emmenée après avoir eu un bras cassé et une côte fracturée à coups de barre de fer lors de son arrestation le 28 décembre.

« Après deux jours à l’hôpital La Paz, un homme m’a fait une injection et je me suis évanouie », dit-elle. Alors qu’elle était encore sous perfusion, des « policiers » sont venus la chercher pour la conduire à « Guantanamo », où ils lui ont arraché la perfusion en disant que « les gens de CI doivent mourir et n’ont pas droit au traitement ».

Selon M. Obama Ondo et le parti CI, un autre opposant, Santiago Ebee Ela, « est mort sous la torture » en détention, mi-janvier. « Ce n’est pas vrai, je pense qu’il était malade », avait affirmé à l’époque le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema, promettant une enquête sur les circonstances de son décès qui n’a pas encore commencé, selon l’avocat Fabian Nsue et Amnesty International. « Les militants de CI ont été torturés, nous envisageons une action en justice », a déclaré Me Nsue à l’AFP, doutant qu’elle aboutisse, la justice étant selon lui liée au gouvernement, dont l’objectif est « d’en finir avec CI ».

Saisie, l’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) souhaiterait que l’ONU mène une enquête, a indiqué la chercheuse Sarah Saadoun. « Je suis en train de faire de plus amples recherches » pour une plainte devant l’ONU, déclare Tutu Alicante, Equato-Guinéen en exil et collaborateur de HRW.

Des militants comparés à « des paramilitaires »

Début février, l’Union européenne s’est inquiétée de la « forte détérioration de la situation des droits de l’homme » en Guinée équatoriale, tout comme Amnesty International. « Depuis les élections législatives et municipales de novembre 2017, nous avons constaté une augmentation du nombre de cas de torture de membres de l’opposition », déclare à l’AFP Marta Colmer, chercheuse à Amnesty. Mais le « refus de collaborer » des autorités équato-guinéennes rend difficile la vérification « des violations des droits de l’homme dans ce pays », explique-t-elle.

« Qui est torturé ? », se demande l’ambassadeur de Guinée équatoriale en France, Miguel Oyono Ndong Mifumu, interrogé par l’AFP. « Les gens qui ont été arrêtés ne l’ont pas été parce qu’ils étaient membres d’un parti politique », affirme-t-il. Ils l’ont été pour « sédition, désordre public, atteintes à l’autorité et blessures graves » suite à des échauffourées survenues le 5 novembre pendant la campagne pour le scrutin du 12 novembre à Aconibe, sur la partie continentale du pays. « Un groupe de 200 personnes » a « tabassé des policiers », a ajouté l’ambassadeur, comparant les militants de CI à « des paramilitaires ».

La police avait empêché la tenue d’un meeting de campagne du parti CI à Aconibe, ville natale du leader du parti, Gabriel Nse Obiang Obono. Trois policiers avaient été blessés et leurs armes de service arrachées.

Fin février, CI a été dissous et 147 de ses militants jugés sur la base des événements d’Aconibe, dont 21 condamnés à plus de trente ans de prison. Trente-et-un militants sont encore en détention, selon CI, dont son unique député, Jésus Mitogo. Le parti affirme que, lors de leur procès, mi-février, une trentaine d’accusés ne pouvaient pas se tenir debout « en raison de la torture subie » pendant leur détention « à Guantanamo ».

Le Monde.fr avec AFP

L’indépendantiste catalane Clara Ponsati, exilée en Écosse, s’est rendue à la police

mars 28, 2018

L’ancienne dirigeante catalane Clara Ponsati, visée par un mandat d’arrêt européen, arrive au commissariat Saint Leonard à Edimbourg pour se rendre à la police, le 28 mars 2018 / © AFP / SCOTT HEPPELL

L’ancienne dirigeante catalane Clara Ponsati, visée par un mandat d’arrêt européen pour avoir pris part à la déclaration unilatérale d’indépendance de la Catalogne, s’est rendue mercredi à la police en Écosse où elle s’est exilée, a constaté un journaliste de l’AFP.

L’ex-ministre catalane, arrivée peu avant 11H00 GMT au commissariat Saint Leonard d’Edimbourg, sera présentée à un tribunal de la capitale écossaise dans la journée, a indiqué son avocat, Aamer Anwar.

Elle demandera sa remise en liberté conditionnelle avant une audience sur son éventuelle extradition vers l’Espagne, où la justice l’accuse de « rébellion violente et de détournement de fonds publics en lien avec l’organisation du référendum » sur l’indépendance de la Catalogne, qui s’est tenu le 1er octobre 2017.

Clara Ponsati souhaite se « défendre vigoureusement » contre ces accusations qu’elle réfute et qui relèvent selon elle d’une « persécution politique », a ajouté son conseil. Elle soutient que les tribunaux espagnols ne peuvent garantir ses droits.

Une levée de fonds a été lancée mercredi sur internet pour soutenir sa défense, qui a déjà permis de récolter plus de 95.000 livres en quelques heures.

L’ex-dirigeante figure parmi les six indépendantistes catalans partis à l’étranger pour lesquels la Cour suprême espagnole a émis ou réactivé vendredi des mandats d’arrêt européens et internationaux.

L’ex-président indépendantiste catalan Carles Puigdemont, sous le coup lui aussi d’un mandat d’arrêt européen lancé par l’Espagne, a été arrêté dimanche par la police allemande près de la frontière avec le Danemark, après cinq mois d’exil.

Comme d’autres leaders catalans, Clara Ponsati s’était exilée en Belgique le 30 octobre 2017, après la destitution de leur exécutif et la mise sous tutelle de la Catalogne, décidées par Madrid pour punir la déclaration unilatérale d’indépendance du 27 octobre.

Elle s’est installée il y a peu en Ecosse où elle travaille pour l’université de St Andrews (côte est) en tant que professeur d’économie et où elle a reçu le soutien de membres du Parti nationaliste écossais (SNP), qui partage les aspirations des indépendantistes catalans.

Romandie.com avec(©AFP / 28 mars 2018 15h44)

Zimbabwe: la police enquête sur Grace Mugabe dans le cadre d’un trafic d’ivoire

mars 25, 2018

 

Grace Mugabe. © AFP

La police zimbabwéenne a confirmé dimanche enquêter sur l’ancienne et très controversée première dame du pays, Grace Mugabe, soupçonnée d’avoir empoché des millions de dollars en exportant illégalement de l’ivoire de contrebande.

« Un rapport a été fait et la police a une enquête, c’est tout ce que je peux dire pour l’instant », a déclaré à l’AFP une porte-parole de la police, Charity Charamba.

Le journal gouvernemental Sunday Mail a affirmé dimanche que les services de protection de la nature et de la faune avaient établi que Grace Mugabe avait « fait sortir de grandes quantités d’ivoire vers la Chine, les Émirats arabes unis et les États-Unis ».

Selon leur rapport cité par le Sunday Mail, elle aurait couvert son trafic en ordonnant à l’administration de son pays d’émettre des vrais-faux permis d’exportation de défenses d’éléphants pour des « cadeaux » à des dirigeants étrangers.

« Une fois hors du pays, ces  »cadeaux » étaient intégrés à d’autres chargements et livrés au marché noir », a précisé le journal.

« Un piège aux complices présumés »

Cité par le Sunday Mail, un haut responsable de l’actuelle présidence du pays, Christopher Mutsvangwa, a indiqué que le gouvernement avait été informé du trafic par un lanceur d’alerte qu’il n’a pas nommément cité.

« La police et le lanceur d’alerte ont tendu un piège aux complices présumés de Grace Mugabe », a expliqué Christopher Mutsvanga. « Ils ont été arrêtés (…) quand nous avons été confrontés à tant de preuves, nous ne pouvions plus rester sans rien faire ».

Le Sunday Times sud-africain de ce dimanche affirme que le lanceur d’alerte est un photojournaliste australien, Adrian Steirn.

L’ex-première dame doit être prochainement entendue par la police, selon le Sunday Mail.

Goûts de luxe et ambition

Longtemps connue pour ses seuls goûts de luxe, extravagances et coups de colère, Grace Mugabe, avait ses dernières années révélé son ambition de succéder à son mari.

C’est pour l’en empêcher que l’armée est intervenue en novembre, provoquant la démission de Robert Mugabe, au terme d’un règne sans partage de trente-sept ans sur le pays. Il a été remplacé à la tête du pays par son ex-vice-président Emmerson Mnangagwa.

Les autorités anticorruption du Zimbabwe enquêtent actuellement sur les conditions de délivrance d’un doctorat à Robert Mugabe en 2014. Le vice-chancelier de l’université du Zimbabwe a été arrêté le mois dernier dans le cadre de ce dossier.

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