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Stade de France : les sénateurs chargent le préfet sur de faux éléments

juin 17, 2022

Toutes les images de vidéosurveillance n’ont pas été détruites. La préfecture de police a conservé les siennes et elles pourraient « parler ».

Vue du Stade de France lors du match Liverpool-Real Madrid.
Vue du Stade de France lors du match Liverpool-Real Madrid.© THOMAS COEX / AFP

Le sénateur François-Noël Buffet, président de la commission d’information sur les incidents survenus au Stade de France, le 28 mai, a dénoncé, jeudi lors d’une conférence de presse tenue dans les locaux du Stade de France, une « faute grave » : «  l’effacement des images de vidéosurveillance sur le parvis du Stade de France ». Or, la préfecture de police (PP) qui a installé ses caméras autour du Stade et sur la voie publique dispose toujours de ses images, filmées le soir de la finale de la Ligue des champions. C’est la Fédération française de football, comme ses représentants auditionnés au Sénat l’ont révélé, qui a écrasé les siennes : les caméras captaient les faits et gestes des supporteurs à l’intérieur de l’enceinte du stade, où il s’est finalement déroulé peu d’incidents.

L’effacement des images de l’intérieur du stade alimente depuis sa révélation toutes les théories du complot. Notamment sur les réseaux sociaux où un policier en disponibilité a raconté – à tort – que la PP était en train d’effacer les caméras-piétons que certains de ses collègues portaient ce soir-là. Une telle accusation trouve un auditoire. Ce jeudi, en faisant croire que la PP était responsable de la disparition des images, les sénateurs ont surfé sur cette vague.

Les images de la préfecture de police toujours disponibles

« Il y a deux sujets : la conservation et l’extraction d’images, d’une part ; les images utiles, d’autre part. Celles qui racontent ce qui s’est passé réellement sont celles de la préfecture de police. Cette dernière nous a confirmé qu’elles étaient parfaitement exploitables à ce jour. Celles du stade auraient pu permettre d’identifier les gars qui sont entrés par escalade dans le stade, mais ce n’est pas vraiment l’aspect le plus important de cette soirée », commente une source judiciaire. En outre, François-Noël Buffet ignorait qu’un magistrat du parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis) était présent le soir du match. Le parquetier a d’ailleurs été saisi dès la première interpellation réalisée par les forces de police.

Lors de la même conférence de presse tenue aux côtés du sénateur Laurent Lafon, président de la commission culture, les parlementaires de la chambre haute ont affirmé que « de 400 à 500 actes de délinquance ont été rapportés par la préfecture de police, dès midi. Or, l’aspect de la gestion de la délinquance a été mis sous le tapis ». Une façon d’accuser à mot couvert la préfecture de police d’inaction, face à l’insécurité, ce soir-là. « D’où sort ce chiffre ? Il est totalement inexact, indique une source à la préfecture de police. Le nombre d’interpellations est très largement inférieur à ces chiffres : près d’une centaine au total, dont un peu plus de 70 en Seine-Saint-Denis. Quant aux plaintes, nous ne les connaissons pas en temps réel. »

La FFF aux petits soins pour ses VIP

« Près de 300 à 400 jeunes locaux – des non-supporteurs – étaient bien présents, tempère un fonctionnaire de la préfecture de Seine-Saint-Denis. Ils sont d’abord restés positionnés en dehors de la zone du stade. À ce moment précis, et à cet endroit situé au nord du Stade de France, il n’y a pas d’impression de chaos si l’on en croit les images de la PP. Ensuite, ces jeunes se sont rendus sur le parvis lorsque le premier barrage de la PP a été levé [vers 19 h 30, NDLR] et se sont avancés au fur et à mesure que les forces de l’ordre se repliaient dans l’enceinte du stade. » On est loin des 400 à 500 actes de délinquance signalés à midi.

Les sénateurs ont également chargé Didier Lallement, le préfet de police, à la suite d’une décision qu’il aurait prise en contradiction avec celle de la FFF, qui tentait de faciliter la signalisation du trajet à la sortie du RER D, vers le stade. La signalétique avait, semble-t-il, été imaginée sans tenir compte de la grève de la RATP ce jour-là. Alors que la FFF tentait d’y remédier, le PP s’y serait opposé. Selon nos informations, c’est le 23 mai, lors d’une réunion à la préfecture de Seine-Saint-Denis, que la FFF a demandé de pouvoir dévier les flux de piétons aux sorties des RER. Pour une raison en réalité sans lien avec la sécurité : la FFF souhaitait être aux petits soins pour ses VIP. En déviant le flux de piétons, elle pouvait faire accéder les bus de ses invités privilégiés au plus près des marches du parvis, le long de l’avenue du Président-Wilson. « Le football, c’est d’abord un business, pas un service public », commente un haut fonctionnaire.

Le représentant de la DOPC (l’unité chargée du maintien de l’ordre pour la PP) a refusé la déviation. Une information confirmée au Point par une majorité de participants à cette réunion. D’autant que 48 heures avant le match, jour de déclaration du préavis de grève de la RATP, la régie assurait que 4 trains sur 5 circuleraient sur la ligne B du RER. Détourner les flux de supporteurs n’avait plus grand intérêt.

Haro sur Didier Lallement

Néanmoins, le jour du match, des usagers du RER B ont été déviés sur le RER D à l’initiative de la RATP. Les forces de l’ordre n’ont pas été prévenues : « En fait, cela n’aurait rien changé, affirme une source policière. Ce qui a rendu problématique cette déviation, c’est surtout l’afflux massif d’Anglais sans billet ou avec des billets non valides – au regard des scans de la FFF, pas forcément parce qu’ils ont triché ; cet afflux a paralysé le dispositif de contrôle de la FFF. Cela a conduit un peu avant 20 heures à avoir un trop grand nombre d’Anglais sur le barrage, qui a fini par être levé », indique la même source.

Cette mise en cause directe du préfet de police par les sénateurs est inspirée par le rapport de Michel Cadot, patron de la Dijop (la Délégation interministérielle aux Jeux olympiques et paralympiques) remis à Élisabeth Borne, la Première ministre. C’est son rédacteur, le commissaire Christophe Delaye, qui a orienté les sénateurs vers la responsabilité du préfet de police. Le commissaire Delaye est un ancien collaborateur du préfet Lallement. Il était en fonction à son cabinet. Le PP a fini par le remercier pour des raisons « personnelles », ce que le commissaire n’aurait pas digéré. Recasé auprès de la préfète de la zone de défense, Marie-Emmanuelle Assidon, il a dû la quitter quelques mois après pour rejoindre Michel Cadot à la Dijop. Contacté, le commissaire Delaye n’a pas répondu à nos sollicitations.

Si les sénateurs ont pointé du doigt les responsabilités du préfet de police, bien réelles – l’intéressé lui-même lors de son audition au Palais du Luxembourg a largement pris sa part –, personne ne semble encore avoir désigné le ou les vrais coupables de ce fiasco, même si aucun mort ni aucun blessé grave n’a été déploré.

Avec Le Point par Aziz Zemouri

France-« La police tue » : Mélenchon assume et scandalise ses opposants

juin 7, 2022

Dans deux tweets, samedi et dimanche, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé « une police [qui] tue », Élisabeth Borne dénonce des propos « très choquants ».

La passagere du vehicule est morte apres avoir ete touchee par balle.
La passagère du véhicule est morte après avoir été touchée par balle. © STAFF / AFP

Le contrôle au cours duquel un conducteur a été grièvement blessé et une passagère tuée par des tirs policiers samedi à Paris a viré à la querelle politique lundi entre Jean-Luc Mélenchon, ses adversaires et les syndicats de police, à une semaine du premier tour des législatives. Le chef de file des Insoumis, qui brigue le poste de Premier ministre en cas de victoire de la gauche réunie, n’a pas tardé à s’exprimer après le contrôle opéré dans le 18e arrondissement de la capitale.

Dans deux tweets samedi et dimanche, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé « une police (qui) tue », coupable d’appliquer « la peine de mort pour un refus d’obtempérer » et exerçant « un abus de pouvoir inacceptable ». « Le préfet approuve ? Le ministre félicite ? La honte, c’est quand ? » a-t-il ajouté, s’en prenant aussi au syndicat Alliance qui a pris la défense des fonctionnaires, qualifié de « groupe factieux ». « Les policiers, les gendarmes méritent le respect. Ils font un travail courageux, difficile et risquent leur vie à chaque instant », lui a répondu le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, « les insulter déshonore ceux qui veulent gouverner. Laissons les enquêtes se faire sans les utiliser comme des otages d’une campagne électorale ». Marine Le Pen a de son côté dénoncé les mots « d’une gravité inouïe » de Jean-Luc Mélenchon. Alliance a annoncé un dépôt de plainte « dès demain » (mardi) et le syndicat Synergie accusé le chef des Insoumis de « tapiner un peu plus auprès du caïdat », alors qu’il « ne connaît rien à l’affaire ».

Auprès de France Info, David Le Bars, secrétaire général du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), dénonce : « Comme d’habitude, c’est à la fois un manque de pudeur, un manque de respect, y compris pour les victimes. » Il estime que « montrer du doigt un coupable, si toutefois il y a un coupable, c’est suppléer la justice » et « regrette les postures totalement nauséabondes de Jean-Luc Mélenchon ». « Il y a une affaire pénale très grave, poursuit-il. Il y a trois policiers qui jouent leur carrière et leur avenir. Donc la pudeur serait le minimum qu’on pourrait attendre d’un leader politique. »

Mélenchon assume « évidemment », ses opposants s’insurgent

Invité ce mardi matin dans la matinale de France Inter, le chef de file de La France insoumise est revenu sur ses propos qui ont fait polémique. « Évidemment, c’est mon devoir », répond-il quand on lui demande s’il assume ces phrases. « Je dis que ce n’est pas normal qu’on tue quelqu’un parce qu’il refuse d’obtempérer ; il y a la loi, des punitions, des amendes mais pas la peine de mort. » Jean-Luc Mélenchon affirme se placer comme une voix importante de l’opposition, en particulier sur ce sujet. « J’ai monté le ton, et j’ai eu ce que je veux, déclare-t-il. Les gens savent qu’il y a un responsable politique qui n’accepte pas la doctrine d’usage de la force de police en place dans notre pays. Il est nécessaire d’arrêter cette escalade, sinon nous allons être les États-Unis d’Amérique. Je suis pour une police de maintien de la paix – une police de proximité –, beaucoup de police judiciaire pour démanteler les trafics ».

Presque simultanément, Bruno Retailleau (LR), Christian Estrosi (soutien de la majorité), Marine Le Pen (RN) et Xavier Bertrand (LR) se sont tous déclarés scandalisés par la teneur du discours de Jean-Luc Mélenchon. Sur France 2, Bruno Retailleau estime que « les propos de Jean-Luc Mélenchon sont intolérables et montrent qu’il est d’extrême gauche » et qu’il « doit des excuses aux policiers ». Même son de cloche sur RTL chez Xavier Bertrand, qui martèle : « C’est un scandale ce qu’il a dit, faire un fonds de commerce de la critique permanente des policiers, c’est un scandale. Et il voudrait être Premier ministre, mais jamais de la vie ! »

« Je trouve très choquant (sic) la façon qu’a Jean-Luc Mélenchon de s’en prendre systématiquement à la police avec des propos totalement outranciers », a déclaré la Première ministre, Élisabeth Borne, sur France Bleu mardi. « Les policiers exercent une mission difficile au service des Français. » Quelques heures plus tard, Éric Dupond-Moretti a réagi à son tour aux propos polémiques. « Bien sûr que Jean-Luc Mélenchon va trop loin. Il a dérapé et c’est un dérapage contrôlé », a déclaré le garde des Sceaux à l’antenne de BFMTV. « Ceux qui rendent la justice, ce ne sont pas Le Pen ou Mélenchon. Qu’on laisse la justice faire son travail », a-t-il ajouté.

Sur BFMTV, le maire de Nice, Christian Estrosi, se garde de juger l’affaire en cours. « On ne jugera pas ce matin, la justice se fait dans un tribunal, il y a présomption d’innocence », déclare-t-il tout en dénonçant à son tour le comportement de Jean-Luc Mélenchon. « Il faut mettre Jean-Luc Mélenchon hors d’état de nuire. S’attaquer à la police, c’est nuire à la République. » Enfin, l’ex-adversaire à la présidentielle de Jean-Luc Mélenchon Marine Le Pen (RN) s’insurge contre des propos qui, selon elle, sont « une véritable honte ». « Je crois qu’il s’éloigne totalement des valeurs républicaines, ajoute-t-elle, la vérité, c’est qu’il commet une diffamation extrêmement lourde à l’égard de la police. Jean-Luc Mélenchon est toujours du côté des voyous, des criminels, il n’est jamais du côté des forces de l’ordre […] ».

Par Le Point avec AFP

Canada: Le fugitif le plus recherché au pays arrêté

avril 28, 2022
Une image du suspect Abilaziz Mohamed

Abilaziz Mohamed était recherché pour le meurtre de Craig McDonald. Photo : Programme Bolo

Un homme trônant au sommet d’une nouvelle liste des fugitifs les plus recherchés au pays a été arrêté quelques heures à peine après que la liste eut été rendue publique.

Abilaziz Mohamed, qui était recherché pour meurtre au premier degré, a été arrêté mardi soir.

La police de Toronto l’avait identifié comme suspect dans le meurtre de Craig McDonald.

Le soir du 13 octobre 2021, Craig McDonald se serait disputé avec le suspect lorsqu’il regardait un match de hockey des Maple Leafs de Toronto, dans un restaurant Boston Pizza, à Scarborough.

Le suspect l’aurait attendu dans le stationnement du restaurant, où il l’aurait tué par balles.

Mardi matin, la police de Toronto, en coopération avec le Programme national Bolo, a établi Abilaziz Mohamed comme le premier des 25 fugitifs les plus recherchés au Canada.

L’avis de recherche promettait une récompense de 250 000 $ pour toute information permettant de mener à son arrestation.

En anglais, l’acronyme Bolo signifie be on the lookout, c’est-à-dire gardez l’œil ouvert ou soyez vigilant.

Dès mardi soir, des informations anonymes ont permis à la police d’arrêter Mohamed.

« Hier, Abilaziz Mohamed était le suspect le plus recherché au pays. Aujourd’hui, il est détenu sous la garde de la police de Toronto. »— Une citation de  James Ramer, chef de police de Toronto

Mohamed fait face à une accusation de meurtre au premier degré. Il a comparu devant le tribunal par visioconférence mercredi matin.

Le directeur du programme Bolo, Max Langlois, estime que cette arrestation rapide envoie un message clair aux autres fugitifs recherchés : Le pays tout entier est à votre recherche. Appelez un avocat. Appelez la police. Prenez les dispositions nécessaires pour vous rendre.

Dans une déclaration, la sœur de Craig McDonald, Derma McDonald, s’est dite soulagée en apprenant la nouvelle de l’arrestation.

Cette arrestation ne ramènera pas Craig, elle ne met pas fin à notre chagrin. La seule grâce qu’elle apporte est qu’elle nous permet de faire le prochain pas en avant dans ce voyage des plus malheureux, a-t-elle déclaré.

Avec Radio-Canada

Canada: Une enquête est lancée sur la mort d’un homme noir tué par la police de Calgary

février 21, 2022
Des fleurs sont placées à l'endroit où la police a tiré sur un homme noir à Calgary pendat que des passants se font la conversation.

Des fleurs ont été déposées à l’endroit où la police a tiré sur un homme noir à Calgary. Photo : Radio-Canada/Helen Pike

La communauté soudanaise de Calgary est en deuil et une enquête a été lancée après que la police a tué par balle un homme noir à Calgary samedi.

Venus déposer des fleurs sur le lieu de l’incident au coin de la 45e Rue et la 17e Avenue S.E., des membres de la communauté soudanaise ont affirmé que l’homme se nommait Latjor Tuel et que la police aurait dû agir autrement.

« Nos coeurs sont brisés, a déclaré Khor Top, le président de la Communauté du Soudan du Sud à Calgary. Nous venons pleurer et montrer notre appui à Latjor et sa famille.  »

D’après la communauté, Latjor Tuel était un ancien enfant-soldat doux et gentil qui souffrait de stress post-traumatique et d’autres troubles de santé mentale.

La police s’est sentie menacée

La police de Calgary dit avoir reçu un appel à 15 h 40 samedi concernant un homme soupçonné d’être armé. D’après des témoins, affirme la police, le suspect aurait attaqué un passant et menaçé d’autres personnes.

Les policiers disent avoir tenté de négocier avec le suspect.

« Malgré nos efforts pour désamorcer la situation, l’homme a poussé nos policiers à utiliser leurs armes », affirme la police dans un communiqué. « Il a reçu des efforts pour être ranimé, mais il a été déclaré mort sur place. »

Par ailleurs, dit le communiqué, le suspect a grièvement blessé un chien policier, mais l’animal se trouve dans un état stable, dimanche.

Des policiers sous la loupe

L’Équipe d’intervention de l’Alberta en cas d’incident grave (ASIRT) a ouvert une enquête, mais aucun détail supplémentaire ne sera partagé avec le public au cours des investigations, affirme l’Équipe d’intervention de l’Alberta en cas d’incident graveASIRT

L’Équipe d’intervention de l’Alberta en cas d’incident grave ASIRT est composée d’agents de police, anciens et actuels, qui enquêtent sur des cas où des agents de police municipaux et de la Gendarmerie royale du Canada peuvent avoir causé des blessures graves ou la mort.

Avec Radio-Canada

Canada: Lutte contre la violence conjugale et les féminicides : Québec aide 11 corps policiers

février 21, 2022
Un ruban de scène de crime entoure un arbre près d'une maison.

Une femme de 59 ans a été tuée par son conjoint à Dunham vendredi soir. Photo: Alexis Tremblay

Le gouvernement du Québec va octroyer une aide financière à 11 corps de police municipaux pour l’ajout d’effectifs spécialisés en matière de lutte contre la violence conjugale et les féminicides, une annonce qui tombe au terme d’un week-end funeste où deux féminicides et une tentative de féminicide sont survenus.

Dans un communiqué publié lundi, la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, explique que les investissements visent notamment à améliorer la prise en charge et l’accompagnement des victimes par les policiers et à rehausser la surveillance des personnes reconnues coupables de violence conjugale à toutes les étapes du continuum d’intervention.

Les contributions financières du gouvernement totalisent plus de 3,114 millions de dollars sur trois ans. Elles sont octroyées aux corps de police de L’Assomption/Saint-Sulpice, Blainville, Bromont, Châteauguay, Mascouche, Mercier, Repentigny, Saint-Jean-sur-Richelieu, Thetford Mines, de même qu’à la Régie de police de Memphrémagog et celle du Lac des Deux-Montagnes.

La ministre Guilbault signale que ces investissements portent à plus de 509 millions de dollars les investissements du gouvernement actuel dans la lutte contre la violence faite aux femmes. Cela comprend la somme de 180 millions dédiée en décembre 2020 à un plan de prévention et de sécurisation des victimes et une enveloppe de 222,9 millions sur cinq ans pour la mise en place d’actions prioritaires.

Une somme de 41 millions a aussi été récemment affectée au déploiement d’ici la fin de 2023 de bracelets antirapprochements au Québec.

Des athlètes canadiens qui tiennent des drapeaux du Canada.

Entrevue avec Manon Monastesse, directrice générale de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes

Week-end funeste au Québec

Cette annonce de la ministre de la Sécurité publique survient au terme d’un week-end où deux femmes ont perdu la vie aux mains de leur conjoint, et où une autre a été séquestrée puis agressée avant de réussir à s’échapper.

Vendredi soir, à Dunham, les policiers ont été appelés dans un domicile pour prendre en charge un homme en crise. Ils ont retrouvé Patrizia Rao, 59 ans, et Frédéric-Lynn Blair, 62 ans, grièvement blessés. Leur mort a été confirmée plus tard en soirée, et les policiers affirment qu’il s’agit probablement d’un meurtre suivi d’un suicide.

Samedi, c’est le fils d’un couple de septuagénaires qui a alerté les policiers, après avoir découvert les corps inanimés de ses parents dans leur résidence du quartier Duvernay, à Laval. L’identité des victimes n’a pas été dévoilée, mais il s’agit d’une femme âgée de 71 ans et de son conjoint âgé de 75 ans. Là encore, la police privilégie la piste du meurtre suivi d’un suicide.

Dans la région de Québec, une femme de 28 ans a été séquestrée, violentée et menacée de mort vendredi. Elle a réussi à s’enfuir pour se réfugier dans un poste de police. Son conjoint, Nathan Kevin Nzonen, a été arrêté le lendemain et accusé de tentative de meurtre, d’agression armée, de séquestration, de voies de fait, de menaces, de vol et de non-respect des conditions.

Besoin d’aide pour vous ou un proche?

SOS Violence conjugale

1 800 363-9010

sosviolenceconjugale.ca(Nouvelle fenêtre)

Ligne québécoise de prévention du suicide

1 866 APPELLE

besoinaide.ca(Nouvelle fenêtre)

Réseau des Centres d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC)

1-866-532-2822

cavac.qc.ca(Nouvelle fenêtre)

Pour avoir accès à toutes les ressources disponibles au Québec, cliquez ici.

Avec les informations de La Presse canadienne

Canada-Manifestation à Ottawa : la police d’Ottawa passe à l’action

février 18, 2022

Les policiers ont entamé leur intervention vers 8h, vendredi, à Ottawa. Photo : Radio-Canada

Le Service de police d’Ottawa (SPO) a commencé son intervention peu après 8 h, vendredi, afin de déloger les manifestants à Ottawa.

Le Service de police d’OttawaSPO a commencé son opération sur la rue Nicholas, selon ce qu’ont constaté les journalistes de Radio-Canada présents sur place. Avant d’intervenir, ils avaient conseillé une nouvelle fois aux manifestants de partir immédiatement.Un camion se fait remorquer.

Les premiers remorquages ont commencé à Ottawa, vendredi. Photo : Radio-Canada

Selon la police, certains manifestants se rendent et sont arrêtés, alors que de premiers camions et véhicules commencent à être remorqués, selon les images captées sur place. La police demande aux manifestants de rester pacifiques et de respecter la loi.

Faut-il y voir des représailles? Les lignes du 9-1-1 sont de nouveau surchargées pour des signalements d’affaires policières non-urgentes, selon la police.Des policiers devant des camions

La police d’Ottawa devant les camions. Photo : Radio-Canada

L’intervention de la police touche plusieurs secteurs de la ville. Après la rue Nicholas, les policiers semblent se diriger vers Rideau/Sussex.

Ces derniers jours, le Service de police d’OttawaSPO a multiplié les appels aux manifestants leur demandant de partir.Début du widget . Passer le widget?

MANIFESTANTS: Vous devez partir. Vous devez cesser toute activité illégale et retirer immédiatement votre véhicule et/ou vos biens de tous les sites de protestation illégaux. Toute personne se trouvant sur le site d’une manifestation illégale peut être arrêtée. pic.twitter.com/UiGcg5hIFj— Ottawa Police (@OttawaPolice) February 18, 2022

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Mais sur le terrain, cela semble avoir peu d’effet, notamment près du parlement où on pouvait encore voir, selon les caméramans de Radio-Canada présents sur place, des gens rassemblés.Des manifestants rassemblés avec des drapeaux du Canada.

Des manifestants près du parlement, à Ottawa, vendredi 18 février, en maitnée. Photo : Radio-Canada

Sur la page FacebookFreedom Convoy 2022, un concert est même annoncé entre 11 h et 18 h, vendredi.

Deux organisateurs devant la cour vendredi

Un manifestant croisé vendredi matin répétait les raisons qui l’ont conduit à rejoindre le mouvement à Ottawa.

C’est le respect des droits et libertés. On est là pour se tenir debout. Il y a une différence entre être violent et être droit et debout. Moi, je suis droit et debout, là pour défendre les droits et libertés. […] On est là pour que les gens rendent des comptes.Des personnes donnent une entrevue, dehors, en hiver.

Des manifestants en entrevue vendredi matin Photo : Radio-Canada/Gabriel Le Marquand Perreault

Déjà deux organisateurs du convoi des camionneurs, Tamara Lich et Christopher John Barber, ont été arrêtés, jeudi, sur la colline du Parlement, tandis que des camions continuaient d’ignorer les appels à mettre fin au barrage.

Vendredi, le Service de police d’Ottawa (SPO) a précisé que M. Barber, 46 ans, paraîtra en cour vendredi. Le Saskatchewanais fait face à trois accusations, notamment d’avoir conseillé à d’autres personnes de commettre un méfait, d’entrave et d’avoir conseillé de commettre une entrave.

Mme Lich apparaîtra elle aussi en cour vendredi. L’Albertaine de 49 ans devra répondre à une accusation d’incitation à commettre un méfait.Une femme entourée de deux policiers.

Tamara Lich, une des organisatrices du convoi de camionneurs, parle avec des policiers le 17 février 2022.

PHOTO : REUTERS / PATRICK DOYLE

Outre Mme Lich et M. Barber, plusieurs personnes ont été arrêtées jeudi en fin de journée.

Des perturbations à prévoir

Le chef par intérim du Service de police d’Ottawa (SPO), Steve Bell, avait indiqué jeudi qu’une intervention était imminente.

Les forces de l’ordre ont établi un périmètre de sécurité au centre-ville d’Ottawa et bloqué plusieurs sorties de l’autoroute 417 permettant d’accéder au centre-ville, entre le boulevard Saint-Laurent et la rue Parkdale.Un barrage de police.

La police d’Ottawa bloque plusieurs accès au centre-ville depuis l’autoroute 417. Photo: Radio-Canada/Francis Ferland

Le périmètre de sécurité va de la rue Bronson à l’ouest jusqu’au canal Rideau à l’est et du parlement au nord jusqu’à l’autoroute 417 au sud. Des points de contrôle ont été établis à plusieurs endroits de la capitale nationale afin de contrôler l’accès au centre-ville.Une carte où se trouve dessiné un périmètre.

La carte du périmètre de sécurité de trois kilomètres carrés qui a été mis sur pied à Ottawa.

PHOTO : GRACIEUSETÉ VILLE D’OTTAWA

La circulation était très difficile vendredi matin, notamment pour les personnes venant de Gatineau.Un embouteillage en hiver.

La circulation est perturbée vendredi matin sur le pont Cartier-Macdonald en direction d’Ottawa. Photo : Radio-Canada/Jean-François Poudrier

La Ville a également annoncé la fermeture des stations du centre-ville de la ligne 1 de l’O-Train, de la station Pimisi à la station Hurdman, à compter du début du service du vendredi matin. Le service ferroviaire n’est assuré que de la station Tunney’s Pasture à la station Pimisi, à l’ouest, et de la station Blair à la station Hurdman, à l’est.

Le service complet sera rétabli dès que possible, a précisé OC Transpo dans une mise à jour, jeudi.

Du côté des écoles du centre-ville, le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) a indiqué, dans une note transmise aux parents, que ses écoles Francojeunesse, Louise-Arbour et De La Salle demeurent ouvertes, vendredi, mais que le transport scolaire est annulé pour les élèves résidant dans le périmètre de sécurité établi par la police d’Ottawa.

Le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) maintient lui aussi ses écoles ouvertes, même si le transport scolaire a été annulé en raison des conditions météorologiques. Du côté anglophone, toutes les écoles du Ottawa Carleton District School Board sont fermées pour une journée pédagogique qui était déjà prévue, précise le conseil scolaire, par courriel.

Les Farfadaas trouvent un nouveau site

Par ailleurs, du côté de Gatineau, les manifestants et membres du groupe les Farfadaas ont établi un nouveau campement dans le stationnement de l’église Notre-Dame-du-Très-Saint-Rosaire, a-t-on pu observer vendredi matin.Des roulottes et des camions stationnés en hiver avec de la neige.

Des camions et drapeaux du groupe les Farfadaas sont visibles près de l’église Notre-Dame-du-Très-Saint-Rosaire, à Gatineau. Photo : Radio-Canada/Jean-François Poudrier

La Cour supérieure avait accepté une demande d’injonction, jeudi, déposée par le propriétaire du stationnement de Zibi afin de les expulser de son terrain du secteur de Hull, où ils étaient installés depuis plus de deux semaines.

La Chambre ne siégera pas

Alors que devait se poursuivre le débat sur la Loi sur les mesures d’urgence à la Chambre des communes, vendredi, les députés fédéraux ne siégeront finalement pas.

La Loi sur les mesures d’urgence a été invoquée en raison de la manifestation au centre-ville d’Ottawa. C’est la première fois depuis qu’elle a été adoptée, en 1988.

Le Parlement canadien a entrepris ce débat jeudi matin et un vote était prévu lundi soir.

Du côté du Sénat, un message envoyé aux sénateurs et au personnel vendredi matin indique qu’une opération policière est prévue sur la rue Wellington et à d’autres endroits du centre-ville d’Ottawa et qu’il leur est donc demandé de rester à l’écart du centre-ville jusqu’à nouvel ordre et, pour les personnes déjà dans l’enceinte du Sénat, de demeurer à l’intérieur de l’édifice et d’attendre les instructions des agents du Service de protection parlementaire (SPP).

La manifestation des camionneurs contre les mesures liées à la COVID-19 à Ottawa en est à son 22e jour, vendredi. Radio-Canada avec les informations de Claudine Richard et de La Presse canadienne

Canada: L’étau se resserre, mais les manifestants d’Ottawa ne semblent pas vouloir céder

février 17, 2022

Des policiers devant les manifestants, à Ottawa, le 17 février 2022 Photo : Radio-Canada/Gabriel Le Marquand Perreault

Malgré les multiples signes d’une intervention policière imminente pour les déloger du centre-ville d’Ottawa, les manifestants ne semblent pas broncher pour l’instant. Une des organisatrices du mouvement appelle à ne pas céder.

Jeudi matin, des klaxons de camions ont de nouveau retenti au centre-ville d’Ottawa. Sur le terrain, Deidter Stadnyk, un des manifestants, reconnaît voir une différence au niveau de la présence policière et des mesures en place. Mais il ne s’en émeut pas outre mesure.

C’est différent. On voit que les choses bougent, mais je ne suis pas trop inquiet. Les policiers doivent bien faire quelque chose. On leur a dit de le faire, n’est-ce pas ? […] Mais [le site] reste accessible, assure-t-il.

Lui devra quitter Ottawa pour des raisons professionnelles, jeudi. Il se dit toutefois certain que d’autres manifestants viendront bientôt le remplacer.

C’est un long week-end. Je sais que de gros convois sont en chemin […] Aujourd’hui, on devrait voir beaucoup de gens arriver.Un homme en entrevue.

Deidter Stadnyk, un des manifestants à Ottawa Photo : Radio-Canada

Pour lui, la manifestation reste pacifique, et les manifestants n’ont donc rien à se reprocher.

On n’a rien fait de mal. […] On ne s’est jamais aussi bien comportés depuis le début de la manifestation [qu’en ce moment]. […] On a quitté les quartiers résidentiels et je pense que c’était la bonne chose à faire, c’était le plus respectueux.

Installé à Ottawa depuis plusieurs jours, Mike Wastle, de Toronto, assure que la manifestation est pacifique.

La raison pour laquelle ils érigent ce mur, c’est parce qu’ils essaient de transformer ça en bataille. Nous sommes ici avec nos enfants, nous ne sommes que des agneaux. On s’aime les uns les autres, on prend soin les uns des autres. Nous voulons juste que ces maudites lois retournent d’où elles viennent, c’est-à-dire de cet édifice. Les lois qu’ils essaient de mettre en place sont illégales, c’est de la tyrannie, lance-t-il.

Des signes d’une intervention prochaine?

Depuis jeudi matin, les signes d’une possible intervention policière à venir se multiplient. Au cours des dernières heures, les forces de l’ordre ont installé plusieurs nouveaux barrages autour du secteur de la manifestation afin d’en rendre l’accès difficile. Des clôtures sont également en cours d’installation autour des édifices gouvernementaux du centre-ville.Des personnes installent des clôtures autour d'un édifice.

Des clôtures sont en cours d’installation autour des édifices gouvernementaux du centre-ville, jeudi matin.

PHOTO : RADIO-CANADA / SÉBASTIEN ST-FRANCOIS

Autre indice que les choses bougent, la Sûreté du Québec a été appelée en renfort, selon les informations de Radio-Canada. Les agents québécois seront sous le commandement de la Police provinciale de l’Ontario (PPO).

Voilà maintenant 21 jours que le convoi de camionneurs s’est installé au centre-ville d’Ottawa en signe de protestation contre les mesures sanitaires liées à la COVID-19 et contre la vaccination obligatoire.Trois voitures, dont une voiture de police, bloquent une route.

Des véhicules de police bloquent davantage d’accès au centre-ville d’Ottawa, jeudi matin. Radio-Canada/Gabriel Le Marquand Perreault

Mercredi, le Service de police d’Ottawa (SPO) a intensifié la pression en distribuant aux manifestants des avertissements sur lesquels il leur était demandé de quitter les lieux maintenant en leur rappelant les risques de sanction encourus. Le Service de police d’OttawaSPO les a notamment avertis que la Loi sur les mesures d’urgence lui donne le pouvoir de saisir les véhicules qui participent à l’occupation depuis près de trois semaines et d’interdire aux gens de se déplacer au sein d’une certaine zone.

La pression s’accentue sur les manifestants à Ottawa

La pression s’accentue sur les manifestants à Ottawa. Un reportage de Christian Noël.

Jeudi, c’est le Service des règlements municipaux de la Ville d’Ottawa qui a adressé un message aux manifestants qui auraient des animaux.Début du widget . Passer le widget?

Attention aux propriétaires d’animaux

Si vous pouvez pas prendre soin de votre animal en raison d’application de loi, votre animal sera placé en soin de protection pendant 8 jours, à vos vrais. Si aucun arrangement n’est fait après 8 jour, votre animal sera considéré renoncer. pic.twitter.com/loD1ZsipBO— Règlements Municipaux Ottawa (@RegMunicip_Ott) February 17, 2022

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Autre signe potentiel d’une intervention imminente? L’Université d’Ottawa, dont les édifices se trouvent dans le quartier de la Côte-de-Sable, dans le centre-ville, a annoncé, mercredi, suspendre les activités en personne sur son campus principal compte tenu de l’évolution de la situation dans les environs du Parlement, et de les tenir plutôt en ligne jusqu’au 21 février en matinée.

Dès demain [jeudi], la sécurité sera renforcée, comme c’était déjà le cas ces dernières fins de semaine. Les patrouilles seront notamment augmentées autour des résidences et dans la section nord-ouest du campus. De plus, des aires de stationnement seront fermées et l’accès aux immeubles sera limité, indique l’Université d’Ottawa dans une note.

Une des organisatrices lance un appel

Certains manifestants souhaitent tenter le tout pour le tout et rester sur place malgré la Loi sur les mesures d’urgence.

Une des organisatrices du convoi, Tamara Lich, a publié une vidéo en direct sur la page Facebook Freedom Convoy 2022, mercredi soir, dans laquelle elle se dit fière de ce qui a été accompli et parle d’une expérience incroyable vécue au cours des trois dernières semaines.Tamara Lich devant un micro

Tamara Lich, qui a mis sur pied les campagnes de financement pour le convoi, lors d’une conférence de presse à Ottawa le 3 février 2022 (archives). Photo: Radio-Canada/Frédéric Pepin

Très émue, elle appelle les protestataires à rester forts et unisà répandre l’amour et à ne pas céder.

Elle leur demande également de rester pacifiques, notamment avec les journalistes et les policiers.

Mme Lich semble laisser entendre qu’elle est prête à se faire arrêter en cas d’intervention policière.

J’irai probablement quelque part demain où je prendrai trois repas par jour et ça me convient. Je veux que vous sachiez que je n’ai pas peur : je vais enfin pouvoir dormir un peu, dit-elle.

« Je veux que vous continuiez à vous battre pour cette bonne cause, que vous preniez soin les uns des autres et que vous vous souteniez mutuellement. »— Une citation de  Tamara Lich, une des organisatrices du convoi de camionneurs

Elle invite d’autres manifestants à rejoindre Ottawa.

Il est temps de se serrer les coudes. Si vous pouvez venir à Ottawa et vous joindre à nous, ce sera fantastique, et si vous ne pouvez pas, priez pour nous. […] Je ne peux pas vous dire à quel point les gens [ici] sont incroyables. Ils vont rester et se battre pour votre liberté aussi longtemps que possible.

Mme Lich termine en indiquant que demain est un autre jour et je suis prête. Je n’ai pas peur et nous n’allons pas céder.

Selon les données disponibles sur le réseau social, la vidéo a été visionnée plus de 245 000 fois.

Dans une autre vidéo en direct publiée jeudi matin sur le même réseau social, un autre organisateur du convoi, Pat King, demande aux manifestants de ne pas quitter leur camion en cas d’intervention.

Le chef intérimaire du Service de police d’Ottawa SPO promet de vider les rues

Le chef par intérim du Service de police d’OttawaSPO, Steve Bell, a affirmé que les policiers expulseront des rues de la capitale nationale les manifestants qui s’opposent au gouvernement et aux restrictions liées à la COVID-19 au cours des prochains jours. Il a demandé à ses troupes d’être prêtes à utiliser des méthodes que les gens ne sont pas habitués de voir à Ottawa.Steve Bell lors d'une conférence de presse en 2019.

Steve Bell, chef intérimaire du Service de police d’Ottawa (archives) Photo: La Presse Canadienne/Adrian Wyld

M. Bell a pris cet engagement devant le conseil municipal d’Ottawa lors d’une réunion virtuelle mercredi, au lendemain de la démission de l’ancien chef de police Peter Sloly.

De son côté, le ministre de la Sécurité publique, Marco Mendicino, a déposé la motion sur les mesures d’urgence à la Chambre des communes mercredi soir.

Cette motion doit faire l’objet d’un débat à la Chambre des communes jeudi et le Sénat doit aussi discuter vendredi des pouvoirs que confère cette loi.

Les élus conservateurs et bloquistes disent qu’ils n’appuieront pas la motion tandis que le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh, laisse planer le doute pour la suite des choses en qualifiant la situation de crise.

Le gouvernement libéral minoritaire de Justin Trudeau a indiqué que les blocages aux frontières et à Ottawa sont liés à une action criminelle coordonnée et ciblée contre des intérêts canadiens, partiellement financée par des intérêts canadiens.

Pra Radio-Canada avec les informations de Claudine Richard et de La Presse canadienne

Canada: Le chef de police d’Ottawa démissionne après 18 jours de manifestation

février 15, 2022
Le chef de police Peter Sloly devant une caméra.

Peter Sloly a démissionné de son poste de chef de police d’Ottawa. Photo : Radio-Canada/Guy Quenneville

Le chef de la police démissionne, emporté par le mouvement de protestation des camionneurs.

Peter Sloly a remis sa démission mardi matin. Le chef de la police d’Ottawa subissait d’intenses pressions en raison de l’enlisement du mouvement de protestation des camionneurs au centre-ville de la capitale. Le centre-ville d’Ottawa est occupé depuis maintenant 19 jours.

Peter Sloly réclamait du renfort depuis déjà plusieurs jours. Il affirmait ne pas pouvoir compter sur des ressources suffisantes au sein des forces policières de la capitale fédérale pour mettre un terme à l’occupation du centre-ville.

Le chef de la police d’Ottawa constatait qu’il était impossible pour ses agents de bloquer toutes les sources de ravitaillement. Peter Sloly affirmait avoir un plan pour mettre fin au mouvement de protestation, mais ce plan, disait-il, ne pourrait être mis en œuvre que lorsque le service de police d’Ottawa aurait reçu les ressources supplémentaires.

Il doit officiellement remettre sa démission plus tard mardi, après la réunion de la Commission des services policiers, selon des sources qui ont parlé à Canadian Broadcasting CorporationCBC.

Peter Sloly est entré en fonction dans ce poste en octobre 2019. Son contrat devait se terminer en 2024.

Avec Radio-Canada

Canada: Vol d’un camion rempli de 3400 armes à feu près de Toronto

février 13, 2022
Une voiture de police.

La police pense qu’il n’y avait pas de munitions à bord du véhicule volé. Photo : Radio-Canada/Yvon Theriault

Un poids lourd chargé d’armes à feu a été volé à Peterborough, à une centaine de km au nord-est de Toronto, selon la police.

Dans un communiqué, le Service de police de Peterborough (SPP) déclare avoir reçu un appel dimanche vers 7 h 30 à propos du vol d’un camion qui transportait une grosse quantité d’armes à feu et qui était stationné dans la cour d’une entreprise de camionnage située sur la route Parkhill East.

Selon nos informations, le camion contenait 3409 armes de calibre 22 et 6468 chargeurs. Il s’agit d’un Freightliner Cascadia 126, possiblement de couleur blanche.

« Nous pensons qu’il n’y avait pas de munitions dans le camion. »— Une citation de  Le Service de police de Peterborough, dans un communiqué.

Divers services policiers ont été prévenus, selon le Service de police de Peterborough SPP, qui croit qu’il s’agit d’incident isolé.

Avec Radio-Canada

Canada-Pont Ambassador à Windsor : la police procède à des arrestations

février 13, 2022
Des policiers font face aux manifestants derrière des barrières de béton.

Renfort dimanche matin des policiers à l’entrée du pont Ambassador. Photo: CBC/Thomas Daigle

Après avoir envoyé des renforts dimanche matin à Windsor, la police a commencé à arrêter des manifestants encore présents à l’entrée du pont Ambassador et à dégager le secteur.

Dans un message sur Twitter, la police de Windsor, qui a repoussé les médias loin du site de la manifestation, a confirmé que ses agents avaient commencé à arrêter des manifestants et à remorquer des véhicules.

Un peu plus tôt ce matin, d’importants renforts de différents corps policiers ont été mobilisés sur place.

La route principale menant au pont Ambassador a été dégagée par les policiers vers 9 h dimanche, selon CBC News, mais la circulation n’a toujours pas repris sur ce lien transfrontalier crucial pour les économies canadienne et américaine.

La police est toujours présente sur les lieux.

Il y aura une tolérance zéro pour les activités illégales. Le public doit éviter le secteur, ajoute la police de Windsor.

Les policiers étaient passés à l’offensive la veille pour évacuer ce lien transfrontalier névralgique entre les États-Unis et le Canada, fermé depuis lundi.Des voitures et des campements.

À Windsor, installation d’un petit campement par les manifestants sur la route menant au pont Ambassador. Photo: CBC/Thomas Daigle

Des barrières de béton ont été installées près de l’autoroute principale menant jusqu’au pont et le long de certaines rues secondaires. Les policiers s’étaient ensuite retirés derrière les barrières qui les séparaient des manifestants.

Au courant de la nuit de samedi à dimanche, la police a procédé à une seule arrestation, celle d’un homme de 27 ans qui aurait commis une infraction aux mesures sanitaires.

Avec Radio-Canada