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France/Seine-Saint-Denis : altercation entre le maire du Bourget et la police qui porte plainte

avril 5, 2021

Sur Facebook, le syndicat de police Alliance 93 a dénoncé «un comportement inadmissible pour des élus de la République».

«Un comportement de voyou» : c’est en ces termes que deux syndicats de police sont montés au créneau vendredi 2 avril, dénonçant sur les réseaux sociaux l’attitude de plusieurs élus du Bourget (93) contre des agents de police lors d’une intervention vendredi 2 avril sur une résidence de la commune.

Aux alentours de 13h30, des agents de police du commissariat de La Courneuve interviennent à la demande du bailleur de la résidence du Gai Logis, au Bourget, pour procéder à l’enlèvement de véhicules ventouses sur le parking extérieur. « C’était une opération prévue, a rappellé David Goudenhooft, du syndicat Unité SGP Police 93 à nos confrères du Parisien. L’ambiance était un peu tendue avec les jeunes qui étaient là. Et elle a dégénéré lorsque nos collègues ont enlevé le troisième véhicule qui appartenait à un jeune de la cité. »

C’est à ce moment-là que Karima Miloudi, maire adjointe du Bourget, serait intervenue pour empêcher l’enlèvement du véhicule. « Elle est descendue d’un immeuble en disant aux policiers qu’ils n’avaient pas à prendre cette voiture, qu’elle était maire adjointe… Comme si sa fonction allait changer quelque chose, a rapporté au Parisien Stéphane Finance d’Alliance 93. La situation s’est très vite tendue, les policiers se sont fait insulter. »

«C’est moi qui donne les ordres ici !»

Des renforts policiers auraient par la suite été appelés tandis que Jean Baptiste Borsali, le maire DVD du Bourget, se rendait sur place. « La police a voulu procéder à l’arrestation d’un individu, mais le maire s’y est opposé. Il a saisi un collègue par le col, a invectivé un autre front contre front en disant «c’est moi qui donne les ordres ici !» Il y a eu un attroupement, tout le monde s’en est mêlé, les collègues ont dû utiliser du gaz lacrymogène », a poursuivi Stéphane Finance.

Selon une information du parquet de Créteil communiquée au Parisien, cinq individus ont été interpellés pour outrages sur personnes dépositaires de l’autorité publique, rébellion et violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique. Et le secrétaire régionale d’Alliance 93 de préciser qu’« au moins deux collègues ont déposé une plainte contre l’édile pour violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique».

Sur Facebook, Alliance PN 93 a dénoncé «un comportement inadmissible pour des élus de la République. C’est un comportement de voyou». Dans le même temps, le maire du Bourget a réagi sur Facebook dans un communiqué, indiquant avoir saisi l’Inspection générale de la police nationale, la police des polices, «compte tenu des circonstances». L’édile a aussi assuré ne pas avoir touché un policier. « Je regrette d’ailleurs qu’en tant que premier magistrat de la ville la police ne m’ait pas prévenu directement pour me dire qu’il se passait quelque chose. Quand je suis arrivé, les voitures avaient déjà été enlevées, la situation était figée. J’ai voulu constater une interpellation, mais les forces de l’ordre m’ont dit que je n’avais rien à faire ici, alors que c’est justement mon rôle de venir constater ce qui se passe… », a-t-il indiqué au quotidien régional, espérant que l’enquête de l’IGPN « fera toute la lumière » sur cet incident.

«Les élus doivent agir dans le respect de la loi et ne pas entraver la Police qui agit dans le cadre de procédures. Ni tenter de bloquer un policier qui mène à bien sa mission ou le mettre en cause verbalement. Une enquête est nécessaire pour y voir clair», a pointé sur Twitter Vincent Capo-Canellas, sénateur (UDI) du Bourget et conseiller municipal d’opposition.

Avec Le Figaro

Mauricie-Shawinigan/Long congé de Pâques: déjà trois interventions de la SQ pour des rassemblements

avril 3, 2021

MONTRÉAL — Après le rassemblement d’une trentaine de personnes vendredi matin à Sainte-Béatrix, dans la région de Lanaudière, la Sûreté du Québec (SQ) est intervenue sur les lieux d’un autre rassemblement privé en soirée à Shawinigan, en Mauricie, à un endroit qui avait pourtant reçu la visite des policiers la veille.

© Fournis par La Presse Canadienne

Les agents de la SQ ont été appelés sur les lieux d’une résidence située sur la rue Thibodeau, à Shawinigan, vendredi soir, pour un rassemblement impliquant une vingtaine de personnes, ce qui contrevient à la Loi sur la santé publique qui interdit les rassemblements dans les maisons pour limiter la propagation de la COVID-19.

Les policiers s’étaient pourtant rendus au même endroit jeudi soir pour la même raison. Ils avaient alors distribué 17 constats d’infraction, d’un montant de 1550$ chacun, aux personnes qui se trouvaient à l’intérieur.

Les 17 contraventions n’ont toutefois pas découragé les fêtards puisque les mêmes personnes étaient rassemblées, au même endroit, lors de la deuxième visite des policiers. Trois autres individus s’étaient même joints à eux.

Tout comme à Sainte-Béatrix, les contrevenants à Shawinigan provenaient non seulement d’adresses différentes du Québec, mais aussi de l’Ontario.

Appel à des célébrations plus sobres 

Le premier ministre François Legault a lancé un appel aux Québécois pour que ces derniers restent dans leur bulle familiale respective, donc par adresse, durant le long congé de Pâques. Son gouvernement souhaite ainsi éviter une flambée de nouveaux cas de coronavirus, dont les variants sont plus contagieux.

C’est d’ailleurs pour cette raison que des mesures de confinement d’urgence ont été imposées aux citoyens des villes de Québec, Lévis et Gatineau pour dix jours, soit jusqu’au 12 avril.

Afin de s’assurer que les Québécois respectent les consignes sanitaires durant le long congé pascal, les divers corps policiers de la province ont été appelés par le  ministère de la  Sécurité publique à lancer l’opération provinciale « RAPPEL», dont l’acronyme signifie «Respectons Attentivement les Prescriptions pour Ensemble Lutter contre la propagation du coronavirus en prévision du congé de Pâques», selon la Sûreté du Québec qui participe à cette opération d’envergure du 1er au 5 avril.

«C’est certain que, sans être plus sévère, on sait que les gens sont au courant qu’ils doivent faire attention, qu’ils doivent respecter les mesures», a rappelé en entrevue samedi matin l’agente Anik Lamirande, porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ).

D’autres services policiers, comme ceux de Québec, Trois-Rivières et Châteaugay ont aussi fait savoir aux populations qu’elles desservent que leurs policiers allaient être plus présents sur le terrain jusqu’à lundi, notamment dans les parcs et à divers endroits ciblés dans les quartiers résidentiels ou ailleurs.

«C’est certain qu’il va y avoir des contrôles routiers aux endroits stratégiques afin de s’assurer du respect du couvre-feu. Les quartiers résidentiels aussi vont être patrouillés afin de faire de la détection et de l’intervention au niveau des rassemblements privés», a pour sa part indiqué l’agente Lamirande.  

Elle a précisé que les bars et restaurants sont aussi dans la mire des policiers afin de s’assurer du respect des consignes sanitaires.

«Plus répressif que préventif? Je crois que ça s’applique, selon chaque situation», soutient l’agente Lamirande qui assure que l’objectif n’est pas de remettre des contraventions puisque les policiers réagissent selon la situation qui se présente devant eux.

À cela s’ajoutent les dénonciations à la police de citoyens qui n’en peuvent plus de voir que certaines personnes ne respectent tout simplement pas les règles, notamment lors de fêtes privées. 

Des amendes salées 

Les récalcitrants s’exposent donc à des amendes.

«C’est une amende d’environ 1500$ avec les frais. Donc chaque infraction constatée par les policiers ou par des témoins peut être passible de ce constat», précise l’agente Lamirande.

À Québec, où un effort collectif est demandé pour briser la vague de transmission des variants, le SPVQ rappelle que les amendes peuvent même se rendre jusqu’à 6000$.

Dans la grande région de Québec, la SQ portera aussi une attention particulière dans les MRC de l’île d’Orléans, de La Côte-de-Beaupré et de La Jacques-Cartier durant le long congé de Pâques.

Avec Helen Moka, La Presse Canadienne

Québec/Disparition de Solange Bergeron : enquête indépendante sur la police de Trois-Rivières

avril 2, 2021

Le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) passe au crible le travail de la police de Trois-Rivières dans le dossier de la disparition de Solange Bergeron, une femme de Victoriaville disparue depuis le 25 mars dernier.

Des recherches ont eu lieu sur terre et dans les airs dans le secteur où la voiture de Solange Bergeron a été trouvée. (Archives)

© Daniel Ricard/Radio-Canada Des recherches ont eu lieu sur terre et dans les airs dans le secteur où la voiture de Solange Bergeron a été trouvée. (Archives)

Dans un communiqué, le BEI indique que la même journée où la Sûreté du Québec a reçu le signalement de disparition, «une citoyenne de Trois-Rivières, qui aurait été dans le parc Laviolette, aurait remarqué au loin ce qui lui apparaissait comme une personne dans les eaux du fleuve Saint-Laurent. Après quelques minutes, elle aurait perdu de vue cette personne.»

La femme aurait plus tard contacté le Service de police de Trois-Rivières pour lui rapporter ce qu’elle a vu. «Après avoir discuté avec différents intervenants du Service de police de Trois-Rivières, on aurait répondu à la dame qu’il n’y avait pas motif à déplacer des intervenants d’urgence», poursuit le BEI.

Solange Bergeron mesure 1,64 mètre (5,4 pieds) pèse environ 54 kilogrammes (119 livres). Elle a les cheveux blonds et les yeux bleus.

© Fournie par la Sûreté du Québec (SQ) Solange Bergeron mesure 1,64 mètre (5,4 pieds) pèse environ 54 kilogrammes (119 livres). Elle a les cheveux blonds et les yeux bleus.

«Le BEI fera donc enquête sur le traitement de l’appel fait le 25 mars dernier auprès du Service de police de Trois-Rivières.»

Quatre enquêteurs du BEI ont été appelés sur les lieux pour faire la lumière sur cet événement.

Mercredi, le véhicule appartenant à la femme portée disparue à Victoriaville a été retrouvé aux abords du parc Laviolette à Trois-Rivières.

«Préoccupant», selon la famille

«C’est un nouvel élément d’enquête qui inquiète un peu la famille. C’est sûr que c’est préoccupant, mais de notre côté, on laisse la police faire, on laisse la police avancer», dit sa nièce, Marie-Pier Bergeron.

«On est déçu d’entendre ça, c’est certain. Est-ce qu’il a eu négligence ou pas? Ça, ce sera à déterminer par le Bureau des enquêtes indépendantes», poursuit-elle.

Elle affirme que la famille «se concentre plus sur les recherches du corps» pour le moment.

À la recherche de témoins

Par ailleurs, la Sûreté du Québec (SQ) est à la recherche de témoins potentiels permettant de faire avancer l’enquête sur cette disparition.

Le corps policier souhaite identifier «deux adolescentes ou jeunes adultes» assises sur un banc de parc près du fleuve le 25 mars dernier, vers 14 h 40.

«L’une d’entre elles portait des espadrilles sport de marque Under Armour dans les teintes de gris avec des accents blanc et rose», indique la SQ.

Toute personne qui détiendrait des informations concernant la disparition de Solange Bergeron ou des témoins potentiels peut communiquer, confidentiellement, à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264.

Avec Radio-Canada par Sébastien St-Onge

Québec/Trois-Rivières: Présence policière accrue pendant le congé pascal

avril 2, 2021

Les corps policiers de la région indiquent qu’ils seront particulièrement présents et vigilants pendant le long congé de Pâques.

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La police de Trois-Rivières annonce qu’elle se montrera particulièrement vigilante quant au respect des mesures sanitaires pendant le congé pascal.

Comme elle l’avait fait pendant la semaine de relâche, des effectifs additionnels seront mobilisés du 1er au 5 avril. Les policiers auront comme mandat de mettre en place des contrôles routiers pour assurer le respect du couvre-feu, entre 21h30 et 5 h. Ils feront également des patrouilles ciblées pour repérer et intervenir lors de rassemblements privés. Des interventions ciblées auront également lieu dans les restaurants et les commerces pour s’assurer qu’ils respectent les mesures sanitaires qui les concernent. Enfin, les sites d’activités extérieures seront sous surveillance et des interventions auront lieu en cas de rassemblements publics. Dans un communiqué annonçant ces mesures, la police de Trois-Rivières indique qu’en raison de la recrudescence de cas de variants observée dans certaines régions du Québec, elle souhaite que la population trifluvienne respecte les mesures sanitaires applicables en zone orange.

De son côté, la Sûreté du Québec (SQ) indique qu’elle intensifiera ses interventions visant à faire respecter le Code de la sécurité routière pendant le long congé de Pâques, en prévision d’un fort achalandage anticipé sur les routes.

Le corps policier prévoit faire de nombreuses opérations en sécurité routière visant principalement les infractions relatives à la vitesse, au port de la ceinture de sécurité, à l’utilisation du téléphone cellulaire au volant, ainsi qu’à la capacité de conduire affaiblie par l’alcool et la drogue.

La SQ invite par ailleurs les automobilistes à conduire avec courtoisie, à accroître leur vigilance et à respecter la signalisation et les lois en vigueur. Avec l’arrivée du temps doux, elle demande aussi aux motocyclistes, cyclistes et piétons d’agir avec prudence et respect dans leurs déplacements et les invite à adopter des comportements favorisant leur sécurité.

Avec Matthieu Max-Gessler – Le Nouvelliste 

Canada: Le traitement que réserve la police aux Noirs serait différent, selon un récent sondage

février 14, 2021

La perception des Torontois envers la relation entre la police et la communauté noire de la ville évolue.

De plus en plus de résidents affirment que le traitement que réserve la police aux Noirs est différent vis-à-vis les autres Torontois, selon un sondage. (archives)

© Rozenn Nicolle/Radio-Canada De plus en plus de résidents affirment que le traitement que réserve la police aux Noirs est différent vis-à-vis les autres Torontois, selon un sondage. (archives)

De plus en plus de Torontois affirment que le traitement que réserve la police aux Noirs est différent de celui généralement reçu par le reste de la communauté. C’est ce que conclut une étude de l’Association des avocats noirs du Canada (CABL) et récemment publiée par l’Université Ryerson.

L’étude compare trois sondages. Le premier a été mené en 1994, le second en 2007, puis le troisième en 2019. Dans les trois cas, ils ont été menés auprès de trois groupes démographiques : les Noirs (450 répondants), les Asiatiques (450 répondants) et les Blancs (550 répondants).

Les résultats de la plus récente enquête ont démontré que de plus en plus de personnes estiment que les Noirs sont moins bien traités par la police. Les Blancs sont désormais 62 % à le penser, contre 51 % il y a 25 ans.

Selon le sondage, les trois groupes ethniques estiment que les Noirs sont moins bien traités que les Blancs par la police.

© Camile Gauthier/Radio-Canada Selon le sondage, les trois groupes ethniques estiment que les Noirs sont moins bien traités que les Blancs par la police.

La perception du biais racial est également en augmentation concernant les tribunaux. La part de répondants Blancs estimant qu’un Noir aura une sentence plus dure qu’un Blanc pour le même crime a presque doublé en 25 ans, passant de 28 % en 1994 à 49 % en 2019.

Ce chiffre est passé de 48 % à 79 % pour les répondants Noirs.

Le dernier sondage a été réalisé avant les événements qui ont suivi la mort de George Floyd aux États-Unis, prévient l’auteur principal de l’étude, Scot Wortley.

Scot Wortley, professeur au Centre de criminologie de l'Université de Toronto, étudie et compile depuis des années les données raciales dans le système de justice de différentes jurisdiction du Canada.

© /Radio-Canada Scot Wortley, professeur au Centre de criminologie de l’Université de Toronto, étudie et compile depuis des années les données raciales dans le système de justice de différentes jurisdiction du Canada.

«Nous pouvons relier ces perceptions de l’injustice à des expériences personnelles réelles», ajoute par ailleurs le chercheur.

Les personnes racisées plus souvent interceptées

Les résultats montrent que plus d’un quart des répondants Noirs disent avoir été interceptés et questionnés par la police au moins deux fois au cours des deux dernières années.

Ce chiffre est deux fois et demi plus élevé que pour les répondants Blancs, et près de deux fois plus que pour les répondants asiatiques.

Une plus grande part des répondants Noirs rapportent avoir été interceptés à deux reprises ou plus par la police au cours des deux dernières années.

© Camile Gauthier/Radio-Canada Une plus grande part des répondants Noirs rapportent avoir été interceptés à deux reprises ou plus par la police au cours des deux dernières années.

Un rapport de la Commission ontarienne des droits de la personne (CODP) rendu public l’été dernier confirmait cette perception. Selon le document, à Toronto, les Noirs sont disproportionnellement arrêtés et inculpés.

Pas surprenant, selon la CABL

Rien de ce rapport surprend Jacqueline Beckles, la secrétaire de la CABL, qui a commandité l’étude.

«Ça fait très longtemps que la communauté noire à Toronto et ailleurs partout au Canada, on essaye de s’exprimer et d’expliquer aux gens qui ne sont pas de la même ethnicité qu’il y a des problèmes», raconte-t-elle.

Elle ajoute toutefois que la prise de conscience de la population générale est une bonne avancée, et qu’elle a été remarquée davantage lors des dernières manifestations antiracistes.

Jacqueline Beckles, secrétaire de l’Association des avocats noirs du Canada

© /Radio-Canada Jacqueline Beckles, secrétaire de l’Association des avocats noirs du Canada

«La plupart du monde qui sont dans les manifestations ne sont pas de race noire. Donc on voit les alliés, ils prennent la parole un peu plus, et ils nous soutiennent», a déclaré Mme Beckles.

Changement culturel

Contactée par Radio-Canada, la police Toronto a déclaré que ses «efforts pour évoluer en tant qu’organisation ont commencé il y a plusieurs années et se poursuivent aujourd’hui».

Au courant de l’été, la Commission des services de police de Toronto a adopté à l’unanimité plus de 80 recommandations sur les façons de réformer la police, rappelle la porte-parole Connie Osbourne.

Elle ajoute que le Comité d’examen de l’engagement de la police et de la communauté a été remis sur pied pour s’assurer que le Service de police de Toronto est tenu responsable de la mise en place de ces changements.

Pour l’avocate et activiste Saron Gebresselassi, les événements de 2020 ont entraîné un changement culturel majeur.

L'avocate Saron Gebresellassi.

© /Radio-Canada L’avocate Saron Gebresellassi.

«C’est un changement intégral, et on ne peut pas le faire sans la coopération de toute la société», explique l’avocate.

Selon Scot Wortley, si le problème existe toujours depuis 25 ans, c’est en partie parce que les initiatives antiracistes mises en place ne sont souvent pas évaluées. «Nous devons commencer à mesurer nos efforts», dit-il.

Avec Radio-Canada par Rozenn Nicolle

Canada/Plus de 100 personnes dans une église : le sermon interrompu par la police

décembre 28, 2020

Un sermon donné dans une église en présence de plus de 100 personnes qui ne portaient pas de masque a été interrompu par la police, samedi matin vers 11 h.Le rassemblement avait lieu dans une église de Wheatley, en Ontario. (Photo d'archives)

© /iStock Le rassemblement avait lieu dans une église de Wheatley, en Ontario. (Photo d’archives)

Un homme, qui a pris responsabilité pour le rassemblement, fait face à des accusations liées aux règlements sanitaires présentement en place.

Le sermon avait lieu dans une église mennonite de Wheatley, en Ontario, près de Leamington.

«La réglementation actuelle pour les services religieux ne permet que 10 personnes à l’intérieur. Le règlement municipal stipule également que les masques sont obligatoires pendant le culte», peut-on lire dans le communiqué émis par la police de Chatham-Kent.

Selon le communiqué, «tout le monde s’est conformé aux demandes des officiers de mettre fin tôt au service religieux et de quitter la propriété».

Un homme de 50 ans de Merlin, en Ontario, a été accusé de ne pas s’être «conformé à une ordonnance prorogée en vertu de l’article 7.0.2, contrairement à l’alinéa 10 (1) a) de la Loi de 2020 sur la réouverture de l’Ontario».

L’Ontario est en confinement panprovincial depuis samedi à minuit.

Avec CBC/Radio-Canada

La Ville de Montréal tente d’évacuer les campeurs de la rue Notre-Dame

décembre 6, 2020

La Ville de Montréal tente de convaincre les dizaines d’itinérants qui ont installé leur campement depuis l’été sur la rue Notre-Dame à l’est du centre-ville de quitter les lieux.

Campement d’itinérants sur la rue Notre-Dame à Montréal.   NOUVELLES PHOTOS RUE NOTRE DAME MONTREAL CAMPEMENT

© Jean-Claude Taliana/Radio-Canada Campement d’itinérants sur la rue Notre-Dame à Montréal. NOUVELLES PHOTOS RUE NOTRE DAME MONTREAL CAMPEMENT

Munis de l’avis d’éviction, des représentants de la Ville, appuyés par des membres du Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) et des agents du Service de police de Montréal (SPVM), qui sont déjà en relation d’aide avec les campeurs, se sont déplacés dimanche matin.

Des agents du SPVM se tiennent prêts avant le début de l’opération.

© Mathieu Wagner/Radio-Canada Des agents du SPVM se tiennent prêts avant le début de l’opération.

Plusieurs véhicules du SPVM ont d’ailleurs pris position non loin du site depuis quelques heures.

Les autorités disent vouloir prendre le temps nécessaire pour convaincre les campeurs de se diriger vers les refuges appropriés.

Elles semblent avoir opté pour une approche «douce», mais intransigeante, notamment après l’incendie qui s’est déclaré samedi dans une des tentes.

S’il l’on ne déplore aucun blessé, cela a sonné l’alerte. On compte faire preuve de plus de fermeté pour assurer la sécurité de ces itinérants.

L’opération pourrait prendre plusieurs heures.

CBC/Radio-Canada

France/Paris: un cycliste décède après avoir été percuté par un automobiliste fuyant la police

août 12, 2020

Le chauffard a percuté le cycliste mercredi, en début de soirée, après avoir pris la fuite lors d’un contrôle de police.

Le chauffard a été arrêté et placé en garde à vue. (Photo d'illustration)
Le chauffard a été arrêté et placé en garde à vue. (Photo d’illustration) LOIC VENANCE / AFP

Un cycliste est décédé mercredi soir à Paris après avoir été percuté par un automobiliste qui fuyait la police, a-t-on appris de source policière. Vers 18h30, des policiers en voiture ont voulu contrôler un automobiliste. Au moment où les policiers descendaient de leur véhicule, l’automobiliste a pris la fuite, selon cette source policière.

Poursuivie par les policiers, la voiture du fuyard a alors percuté un cycliste au croisement du boulevard Raspail et du boulevard Montparnasse dans le 14e arrondissement de Paris. Le cycliste est décédé. L’automobiliste a été interpellé et placé en garde à vue.

Par Le Figaro avec AFP

France: Darmanin «s’étouffe» quand il entend le terme de «violences policières»

juillet 28, 2020

«La police exerce une violence certes mais une violence légitime. (…) Elle doit le faire de manière proportionnelle, elle doit le faire de manière encadrée», a précisé le ministre.

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a réfuté mardi 28 juillet, comme ses prédécesseurs, le terme de «violences policières», estimant devant la commission des lois de l’Assemblée nationale que la police exerce «une violence légitime». «Quand j’entends le mot « violences policières » personnellement je m’étouffe», a maladroitement déclaré le ministre de l’Intérieur.

«La police exerce une violence certes mais une violence légitime. (…) Elle doit le faire de manière proportionnelle, elle doit le faire de manière encadrée. Que quelques personnes le fassent en dehors des règles déontologique, la sanction doit être immédiate», a-t-il ajouté. «Mais il est normal que les policiers et gendarmes soient armés, interviennent par la force, pour que la force reste à la loi de la République et pas celle des bandes ou des communautés», selon lui.

Pour le ministre, le terme «violences policières» est «antinomique». «Il peut y avoir des dérives, qu’on doit sanctionner et je pense que le gouvernement les sanctionne et s’il ne le fait pas, la presse, les syndicats, les parlementaires rappellent à la hiérarchie policière, au ministre de l’Intérieur, ce qu’il doit faire et c’est bien légitime», a-t-il estimé.

La solution dans l’éducation

Jugeant que «la crise de l’autorité vient de loin», Gérald Darmanin pense que «les clés de la solution, (…) c’est le trousseau du ministre de l’Éducation nationale». «Quand on s’occupe des enfants de maternelle, je suis sûr qu’à la fin la police a un peu moins de travail. Je ne suis pas angélique, il y aura toujours des gens qui, malgré une bonne éducation, seront violents, seront trafiquants et il faudra les sanctionner. Mais il est évident que quand on a peu de mots de vocabulaire, quand on n’a pas connu l’autorité quand on était enfant, qu’on est excusé sur tout et à tout moment, on a une crise de l’autorité quand on a 15, 20, 25 ans», selon lui.

«Le ministre de l’Éducation nationale et les crédits très importants qu’on lui octroie et la politique que l’on mène permettra au ministre de l’Intérieur dans 15 ou dans 20 ans d’avoir un petit peu moins de travail».

Les violences policières au cœur de plusieurs polémiques

Les «violences policières» ont régulièrement été dénoncées lors des manifestations de «gilets jaunes» et plus récemment lors de marches en hommage à Adama Traoré ou Cédric Chouviat, décédés lors d’interventions des forces de l’ordre.

La mort de ce dernier, survenue le 5 janvier des suites d’une asphyxie «avec fracture du larynx», après s’être fait plaquer au sol par des policiers, a créé une vive polémique. Selon une expertise datée du 21 avril, révélée par Le Monde et Mediapart, la victime aurait crié «arrête», «Je m’arrête», puis «j’étouffe» à sept reprises durant les faits.

Sous le feu des critiques, Christophe Castaner, le prédécesseur de Gérald Darmanin à l’Intérieur, avait annoncé en juin dernier la fin de l’utilisation de la technique d’immobilisation dites de la «clé d’étranglement» par les forces de l’ordre. Jugée «dangereuse», elle devrait finalement être abandonnée dès l’adoption d’une technique de «substitution».

Par Le Figaro et AFP agence

Guinée: reprise des manifestations anti-Condé, heurts avec la police

juillet 20, 2020

Suspendue depuis des mois en raison de la pandémie de coronavirus, la contestation contre un éventuel troisième mandat du président guinéen Alpha Condé a repris, ce lundi 20 juillet, à Conakry et a été marquée par des heurts entre manifestants et forces de l’ordre. Le gouvernement guinéen a assuré que l’appel à manifester des opposants au chef de l’État n’avait «pratiquement pas été suivi».

En revanche, le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), qui mène la contestation, a «félicité» et «salué le courage des populations de Conakry et de ses alentours qui, malgré» la pluie «et une forte militarisation des villes, ont répondu à l’appel».

«Les forces de défense et de sécurité ont, à nouveau, réprimé les citoyens en faisant usage des armes de guerre», assure le FNDC, qui fait état d’un bilan «d’au moins 20 personnes blessées, dont cinq par balles et deux dans un état très critique».

Un jeune homme de 22 ans a été blessé par balle au visage dans le quartier de Hamdallaye à Conakry, ont affirmé à l’AFP un de ses proches et une source médicale. «Plusieurs dizaines d’arrestations ont également été enregistrées, dont un groupe de femmes à Lansanaya» près de la capitale, selon le FNDC.

Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile a de son côté dénoncé «quelques groupes de loubards» qui se sont «livrés à des actes d’incivisme». Selon le ministère, un adjudant de police a été «grièvement blessé par jets de pierres». Mais «aucun cas de blessé civil en lien avec les échauffourées n’a été constaté», a-t-il indiqué dans un communiqué. Une forte pluie a contribué à l’arrêt des manifestations, selon un correspondant de l’AFP.

Une répression sanglante

Avec l’apparition de la pandémie de Covid-19, le FNDC, collectif de partis, syndicats et représentants de la société civile, avait suspendu les manifestations. L’organisation avait régulièrement appelé à manifester depuis octobre pour faire barrage à une nouvelle candidature du président Condé à la présidentielle prévue en octobre. Cette trêve a été levée lundi, bien que les rassemblements restent interdits en raison de l’état d’urgence sanitaire. Ce pays pauvre, régulièrement en proie à des manifestations et une répression sanglante, a officiellement enregistré quelque 6.500 cas de Covid-19 et 39 décès.

Le second mandat de M. Condé, 82 ans, arrive à échéance à la fin de l’année. L’opposition est convaincue qu’il briguera sa propre succession. Celle-ci a vainement tenté de s’opposer à une nouvelle Constitution soumise le 22 mars à référendum, et dénonce un subterfuge de M. Condé pour se représenter. Ancien opposant historique, devenu premier président démocratiquement élu après des décennies de régimes autoritaires, Alpha Condé entretient l’ambiguïté sur ses ambitions.

Par Le Figaro avec AFP