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France/Attaque à la préfecture de police de Paris : l’auteur aurait adhéré à une «vision radicale de l’islam»

octobre 5, 2019

 

 

On en sait plus sur le profil de l’homme qui a tué 4 personnes jeudi 3 octobre.

L’auteur de l’attaque qui a tué jeudi 3 octobre quatre fonctionnaires de la préfecture de police de Paris, «aurait adhéré à une vision radicale de l’islam» et était en contact avec des individus de la «mouvance islamiste salafiste», a indiqué samedi Jean-François Ricard, procureur antiterroriste.

L’homme s’appelait Mickaël Harpon, était né en 1974 à Fort-de-France en Martinique. Il était marié, et père de deux enfants de 9 et 3 ans. Depuis 2003, il était affecté au service technique de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP).

Les premières investigations ont relevé son «approbation de certaines exactions commises au nom de cette religion», «son souhait de ne plus avoir certains contacts avec des femmes», «sa justification» des attentats de Charlie Hebdo en 2015, «son changement d’habitude vestimentaire depuis quelques mois», a déclaré le procureur antiterroriste lors d’une conférence de presse.

Il avait abandonnait «toute tenue occidentale au profit d’une tenue traditionnelle pour se rendre à la mosquée», a-t-il expliqué.

Les investigations ont aussi «permis de faire apparaître des contacts entre l’auteur des faits et plusieurs individus, susceptibles d’appartenir à la mouvance islamiste».

Cet homme au casier judiciaire vierge mais qui avait fait l’objet d’une procédure pour violences conjugales en 2009 s’était converti à l’islam il y a «une dizaine d’années», a précisé Jean-François Ricard. Il souffrait d’une surdité consécutive à une méningite.

Devant les enquêteurs, l’épouse de l’assaillant, d’origine marocaine, a évoqué un « comportement inhabituel et agité » de son mari, la veille de son passage à l’acte, selon une source proche du dossier.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Au Cameroun, arrestation musclée d’un prêtre lazariste par la police

octobre 4, 2019

Cam

Les faits

Mercredi 2 octobre, Jean Baptiste Noah Balla, prêtre lazariste, a vécu une altercation brutale avec la police camerounaise.

Recherché par les forces de l’ordre après une plainte déposée contre lui par Philippe Mbarga Mboa, ministre chargé des missions à la présidence de la République, le prêtre s’est retrouvé hospitalisé au centre des urgences de Yaoundé.

Mercredi 2 octobre, la presse, puis les réseaux sociaux au Cameroun rapportaient l’arrestation musclée d’un religieux lazariste, le père Jean Baptiste Noah Balla. Stock.adobe

Le père Jean Baptiste Noah Balla « est arrivé ici vraiment amoché. Il saignait abondamment de la tête et il présentait des traumatismes sur son corps », explique le docteur Louis Joss Bitang A Matock, directeur général du Centre des urgences de Yaoundé.

Mercredi 2 octobre, la presse, puis les réseaux sociaux au Cameroun rapportaient l’arrestation musclée d’un religieux lazariste, le père Jean Baptiste Noah Balla. Ce que confirme l’archevêque de Yaoundé, Mgr Jean Mbarga, à La Croix Africa. « J’ai rendu visite, ce 2 octobre 2019, dans la journée, au Centre des Urgences de Yaoundé, au père Jean Baptiste Noah Balla, qui est un prêtre catholique romain de la congrégation des lazaristes, lorsque j’ai appris son hospitalisation. Ce que j’ai appris est qu’il a eu une altercation brutale avec la police. Je ne sais pas dans quelles conditions. Il faut attendre les enquêtes pour savoir ce qui s’est exactement passé ».

Guerre et faim dans l’extrême nord du Cameroun

Selon le témoignage du cousin du religieux, Pierre Balla – qui dit avoir été présent au moment de l’altercation, le 1er octobre – les faits se sont déroulés au village Nkolfoulou, dans la banlieue de Yaoundé. Il indique que le père Jean Baptiste Noah était sur la route lorsque deux policiers en civil ont barré la voie à son véhicule et sont descendus pour lui présenter une convocation avant de lui demander de les suivre. Le prêtre a alors demandé à connaître le motif de sa convocation. Face au refus des policiers de lui donner une explication, il aurait alors refusé d’obtempérer. Les deux policiers ont alors appelé du renfort.

Version du père Balla

La version du père Jean Baptiste Noah Balla sur l’origine de ses ennuis avec la police est rapportée par le journaliste camerounais Jean Claude Biyo’o sur son blog. Selon lui, la genèse du problème remonte au mois de juillet. Le prêtre raconte au journaliste être allé dire la messe au domicile d’un membre du gouvernement camerounais. « Sur l’avis de recherche qui m’a été présenté par les policiers, je me suis reconnu, tel que j’étais habillé ce jour-là », avance-t-il.

Ce « membre de gouvernement », qu’accuse le prêtre, c’est Philippe Mbarga Mboa, ministre chargé des missions à la présidence de la République, catholique pratiquant et membre influent du Conseil pour les affaires économiques du diocèse de Yaoundé.

Version de Philippe Mbarga Mboa

Joint par La Croix Africa, il rectifie. « Il n’est pas exact de dire que j’ai demandé à la police camerounaise d’arrêter qui que ce soit. Cela n’est pas possible au Cameroun. Ce que je sais, c’est que ce monsieur, qui est effectivement un prêtre catholique romain, s’est immiscé dans ma famille. Il a amadoué mon épouse et ma fille et m’a publiquement accusé devant témoins d’être un sorcier. Une accusation grave, qui est en fait de la diffamation. Je suis chrétien catholique pratiquant connu de tous. J’ai régulièrement porté plainte et il a disparu. Et je viens d’apprendre que la police l’a interpellé. Et cette interpellation se serait mal passée pour lui. Voilà la vérité. »

Pour l’heure, les supérieurs camerounais de la congrégation des lazaristes dont est membre le père Jean Baptiste Noah Balla n’ont pas souhaité réagir, « par souci d’apaisement ».

La Croix-com par Jean François Channon Denwo (à Yaoundé),

France: Quatre morts dans une attaque au couteau à la préfecture de police de Paris

octobre 3, 2019

 

L’auteur des faits, qui serait un agent administratif de la préfecture, a lui aussi été abattu.

Un homme armé d’un couteau a attaqué cinq policiers à la préfecture de police de Paris, ce jeudi à 13h. L’agression a eu lieu dans les locaux de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DR-PP), indique une source policière au Figaro. L’assaillant, un agent administratif de la DR-PP, aurait manifestement perdu contrôle de lui-même et distribué des coups de couteau autour de lui. Sur les cinq personnes attaquées, quatre ont été tuées, indique cette source policière. L’assaillant, âgé de 45 ans, né à Fort-de-France et porteur d’un handicap, a lui aussi été abattu dans la Cour de la préfecture.

La préfecture de police reste extrêmement prudente sur la piste terroriste. Il pourrait s’agir d’un règlement de compte. Il n’y aurait pas d’autre assaillant.

Le ministre de l’Intérieur sur place

La station de métro «Cité» sur la ligne 4 est fermée. Le périmètre autour de la préfecture de police, située dans le centre historique de la capitale, était bouclé et les secours étaient sur place, ont constaté des journalistes de l’AFP. Une dizaine de voitures de pompiers étaient sur place.

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, qui devait se rendre en Turquie, a repoussé son déplacement et s’est rendu sur les lieux, a-t-on appris de sources concordantes. Le premier ministre Édouard Philippe est également sur place, indique l’AFP.

En plein procès dit des «bonbonnes», à la cour d’Assises spéciale de Paris, située non loin de la préfecture de police, un message spécial a été diffusé : «Message important : une agression s’est produite à la préfecture de police. La situation est maîtrisée. Le secteur Cité reste sous surveillance.»

Par Le Figaro.fr avec AFP

Canada: les recherches des deux fugitifs accusés de meurtres bientôt réduites

juillet 31, 2019

 

La police canadienne a annoncé mercredi qu’elle allait réduire ses recherches dans une région inhospitalière du Manitoba (centre) pour tenter de retrouver deux jeunes Canadiens soupçonnés de trois meurtres, introuvables après neuf jours de traque.

L’armée de l’air, qui participait aux opérations depuis le week-end dernier avec deux avions équipés de matériel de surveillance sophistiqué, va se retirer et le nombre de policiers maintenus dans la région de Gillam pour cette enquête va être diminué dans les prochains jours, a annoncé un porte-parole de la Gendarmerie royale du Canada (GRC, police fédérale), Jane MacLatchy. «Au cours de la prochaine semaine, la GRC commencera à réduire les opérations de recherche dans le nord du Manitoba», a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse. «Nous n’arrêterons pas tant que nous n’aurons pas trouvé les suspects», «ce n’est pas terminé», a-t-elle insisté. «Au cours de la dernière semaine, nos policiers ont tout mis en oeuvre pour trouver les suspects», Kam McLeod, 19 ans, et Bryer Schmegelsky, 18 ans, a rappelé la commissaire-adjoint.
Dans cette région «immense et impitoyable» couverte de forêts marécageuses peuplées d’ours et d’insectes piqueurs, la police a «ratissé environ 11.000 km2», fouillé plus de 500 habitations, exploré les pistes de plus de 250 renseignements, a-t-elle précisé. «Malgré ces efforts extraordinaires, il n’y a toutefois eu aucune observation confirmée des suspects» depuis la découverte de leur véhicule incendié, le 23 juillet à une quarantaine de kilomètres de Gillam (nord du Manitoba).

Les deux fugitifs ont abouti dans la région de Gillam, située à plus de 1000 km au nord de Winnipeg, la capitale du Manitoba, au terme d’une cavale en voiture de plus de 3.000 km à partir de la Colombie-Britannique. Ils sont formellement accusés du meurtre sans préméditation d’un professeur de botanique de 64 ans, Leonard Dyck. Ils sont également soupçonnés d’avoir tué un jeune Australien de 23 ans, Lucas Fowler, et son amie américaine Chynna Deese, 24 ans, dont les corps avaient été trouvés le 15 juillet le long d’une route dans le nord de la Colombie-Britannique (ouest).

Dimanche soir, suite à un renseignement jugé «crédible», la police canadienne avait concentré ses recherches sur une petite localité située à une centaine de km au sud-ouest de Gillam, York Landing. La zone a été passée au peigne fin, en vain. Interrogée par un journaliste, la porte-parole de la police fédérale n’a pas exclu mercredi que les deux fugitifs soient morts, ou qu’ils aient réussi à quitter la région de Gillam en déjouant l’important dispositif policier. Elle a appelé les Canadiens à signaler à la police tout suspect potentiel. Mercredi après-midi, la police de l’Ontario, province située au sud-est du Manitoba, a annoncé avoir reçu un signalement d’un véhicule suspect dont les deux occupants correspondent au profil des suspects. La voiture a été aperçue dans la petite bourgade de Kapuskasing, au centre de l’Ontario, à plus de 1.000 kilomètres de Gillam à vol d’oiseau.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Burkina : la directrice de la police judiciaire limogée après le décès de onze personnes

juillet 18, 2019

Des policiers burkinabè en août 2018 (photo d’illustration). © DR / Police nationale du Burkina Faso

 

À la suite de la mort de onze personnes dans les locaux de l’Unité antidrogue de la police à Ouagadougou, les autorités continuent la purge au sein de la police judiciaire. Cette fois, la directrice de cette entité stratégique a été limogée de ses fonctions.

Alors que les premiers résultats de l’enquête ouverte par la procureure du Faso, à la suite de la mort de onze personnes dans les locaux de l’Unité antidrogue de la police nationale à Ouagadougou, ne sont pas encore connus, les sanctions commencent à tomber.

Après la suspension du commissaire de l’Unité antidrogue, le commissaire Richard Bélem, les autorités continuent de faire le ménage au sein de la police judiciaire, avec le limogeage de la directrice de la police judiciaire Néné Ouedraogo, commissaire principal de police. « Je vous informe que vous êtes suspendue de vos fonctions de directrice de la police judiciaire à la Direction générale de la police à compter de ce jour, le 17 juillet 2019, l’a informé Ousséni Compaoré, le ministre de la Sécurité, dans un courrier confidentiel. En attendant la nomination de votre successeur, un intérimaire sera désigné par Monsieur le directeur général de la police nationale pour la gestion des affaires courantes ».

Dans la foulée de cette décision, neuf policiers de l’Unité antidrogue ont été mutés en attendant les résultats de l’enquête ouverte pour déterminer les causes de ces décès. Mardi, une source proche de l’enquête reconnaissait auprès de Jeune Afrique, sous couvert de l’anonymat, « la négligence et l’irresponsabilité des agents de la police judiciaire dans ce drame ».

Des conditions inadaptées ?

Cette affaire soulève néanmoins l’épineuse question des capacités d’accueil des services de police. « Tant que les politiques ne vont pas améliorer les conditions de détention dans nos cellules de garde à vue, c’est de la poudre aux yeux, a déploré sous couvert de l’anonymat un membre de l’Unapol, le syndicat de la police nationale burkinabè qui a dépêché une délégation sur place. Le bâtiment de l’Unité antidrogue est inadapté aux gardes à vue, et les conditions de détention y sont dégradantes pour les détenus ».

Les onze personnes décédées – principalement des Burkinabè – étaient en garde à vue avec une trentaine d’autres détenus dans les locaux de l’Unité, chargée de lutter contre la consommation et le trafic de stupéfiants. Officiellement, aucune information concernant les circonstances exactes de leur mort dans la nuit du dimanche à lundi n’a pour l’instant été confirmée. Selon les informations de Jeune Afrique, les conditions de leur détention pourraient être mises en cause dans le déclenchement des événements.

Selon une source proche du dossier, les victimes seraient probablement décédées à la suite d’asphyxie et de déshydratation. Une hypothèse que les autopsies en cours devraient permettre de confirmer ou infirmer. Signe que les conclusions de l’expertise médico-légale sont très attendues par les autorités et les familles des victimes, le syndicat des avocats a appelé à une enquête indépendante pour élucider l’affaire.

Pas de bavures policières, selon le syndicat de la police

Pour sa part, l’Unapol s’insurge dans une déclaration que de telles situations se produisent dans un État de droit. Affirmant avoir eu des entretiens avec les responsables de l’Unité antidrogue, les policiers de garde durant la nuit des événements et un groupe de détenus ayant survécu, le syndicat de police certifie qu’aucune bavure n’a été constatée, pointant du doigt des détériorations. « Les conditions de détention et de commodité du violon (notamment d’hygiène, d’exiguïté du violon, d’aération et d’absence de toilettes) ont été jugées très délétères par les gardés à vue et susceptibles de causer le décès de leur codétenus », fustige l’Unapol.

Par Nadoun Coulibaly – à Ouagadougou

RDC : la police reporte la convocation de l’opposant Martin Fayulu

mai 5, 2019

Martin Fayulu, lors d’une conférence de presse à Kinshasa, le 8 janvier 2019. © AP/SIPA/Jerome Delay

 

La police a annoncé samedi avoir reporté, pour des raisons de « sérénité », la convocation de l’opposant Martin Fayulu à la suite d’une plainte déposée contre lui. Aucune date n’a été fixée pour une nouvelle audition.

La police judiciaire avait « invité » jeudi 2 mai Martin Fayulu à se présenter à la police lundi. Objectif : fournir « des renseignements utiles » après le dépôt d’une plainte déposée contre lui auprès du procureur général près de la Cour de cassation de la RDC par un membre de la communauté luba (l’ethnie du président Tshisekedi), qui accuse l’opposant d’incitation à la haine tribale, de massacres des Balubas, et de pillage.

Les proches du candidat malheureux à la présidentielle du 30 décembre, qui revendique toujours la victoire, avaient affirmé le même jour que l’opposant répondrait lundi à cette convocation de la police.

Report à une « date ultérieure »

Sa convocation a finalement été reportée. « Pour éviter que la sérénité de la population ne soit rompue, des instructions précises viennent d’être données à la police judiciaire de décaler l’audition de M. Fayulu pour une date ultérieure », écrit dans un communiqué le colonel Pierrot Mwanamputu, porte-parole de la police congolaise.

La police dit regretter que certaines personnes aient donné à « cette invitation de la police un caractère politique », poursuit le texte.

Par Jeuneafrique.com avec AFP

Égypte: 19 jihadistes liés au dernier attentat anticoptes tués par la police (Intérieur)

novembre 4, 2018

Le Caire – Dix-neuf jihadistes présumés liés à l’attentat anticoptes qui a fait sept morts vendredi à Minya, dans le centre de l’Egypte, ont été tués lors d’un échange de « tirs » avec la police, a annoncé dimanche le ministère de l’Intérieur.

Les 19 jihadistes présumés ont été retrouvés « dans le cadre de la poursuite des éléments terroristes impliqués dans la mise en œuvre d’opérations hostiles dans le pays, dont la dernière attaque armée qui visait des citoyens lors de leur retour du monastère de Saint-Samuel », a précisé le ministère.

Au moins sept personnes ont été tuées et sept blessées vendredi dans un attentat revendiqué par le groupe État islamique (EI) contre un bus transportant des fidèles chrétiens coptes près du monastère de Saint-Samuel en plein désert, dans la province de Minya.

Des raids ont été menés dans les zones montagneuses du désert occidental de la province de Minya pour retrouver ces « éléments terroristes en fuite », a-t-on ajouté de même source.

« Les éléments terroristes ont ouvert le feu sur les forces (de sécurité), qui ont répliqué », a expliqué le ministère.

Les jihadistes de l’EI s’en prennent régulièrement aux coptes, qui représentent environ 10% de la population de près de 100 millions d’habitants. Plus d’une centaine de personnes sont mortes dans une série d’attaques anticoptes depuis fin 2016.

En mai 2017, 28 pèlerins coptes, dont de nombreux enfants, avaient été tués à Minya par des hommes armés, alors qu’ils voyageaient eux aussi à bord d’un bus dans le même secteur que l’attaque de vendredi.

L’Egypte avait alors répondu à cette attaque par des frappes aériennes contre des camps jihadistes en Libye voisine.

Romandie.com avec(©AFP / 04 novembre 2018 11h13)                                                        

Bemba écarté en RDC: ses partisans mobilisés, la police déployée par « dissuasion »

août 25, 2018

Des partisans de l’opposant congolais Jean-Pierre Bemba, rassemblés devant son parti, le MLC, à Gemena, le 30 juillet 2018. © AFP/Junior D. KANNAH

Les partisans de l’opposant Jean-Pierre Bemba ont prévenu samedi qu’ils allaient se mobiliser contre le rejet de sa candidature pour la présidentielle en République démocratique du Congo, où la police était déployée par « dissuasion » dans la capitale Kinshasa.

« Nous allons utiliser toutes les voies de droit à notre disposition pour faire valoir la candidature de Jean-Pierre Bemba à la présidentielle », a déclaré à l’AFP la secrétaire générale de son parti Mouvement de libération du Congo (MLC), la députée Eve Bazaiba.

Le MLC va commencer par un recours devant la Cour constitutionnelle d’ici mardi matin, dans le délai légal de 48 heures (en jours ouvrables), a-t-elle ajouté.

Dans la nuit, la commission électorale nationale indépendante (Ceni) a jugé « irrecevable » la candidature de M. Bemba à la présidentielle prévue le 23 décembre 2018.

Motif : sa condamnation par la Cour pénale internationale (CPI) pour subornation de témoins.

M. Bemba passait pour l’un des favoris à la succession du président Joseph Kabila, qui ne peut pas se représenter et qui a désigné un « dauphin », l’ancien ministre de l’Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary.

« Le peuple va faire des actions, des marches », a ajouté Mme Bazaiba sans autre précision.

Dans la nuit, les responsables de l’opposition ont appelé à la « mobilisation générale du peuple congolais » en dénonçant des « injonctions » du pouvoir à la commission électorale pour « exclure plusieurs candidats de l’opposition ».

Une présence inhabituelle de la police anti-émeute était visible samedi matin près de la Radio télévision nationale congolaise (RTNC) à Kinshasa, où M. Bemba reste très populaire.

« C’est une opération de dissuasion, d’anticipation », a déclaré à l’AFP le colonel Pierrot-Rombaut Mwanamputu, porte-parole de la police.

Certains opposants « enflamment les réseaux sociaux, d’autres ont appelé à l’insurrection », a-t-il poursuivi. « Ceux qui chercheront à troubler l’ordre public trouveront la police bien présente ».

Les commerces et stations services ont ouvert normalement.

Au total, six candidats sur 25 ont été invalidés dont trois anciens Premiers ministres.

M. Bemba avait fait un retour triomphal à Kinshasa le 1er août après dix ans de prison et son acquittement en juin en appel par la CPI dans l’affaire principale portant sur des exactions commises par sa milice en Centrafrique en 2002-2003, pour laquelle il avait été condamné à 18 ans de prison en première instance.

Rival malheureux de M. Kabila à l’élection présidentielle de 2006, M. Bemba avait quitté la RDC sous escorte des Nations unies en avril 2007 après des combats entre sa milice et l’armée qui avaient fait entre 200 et 300 morts.

Jeuneafrique.com

Turquie: une manifestation de mères de disparus réprimée par la police

août 25, 2018

Une manifestante est arrêtée par la police turque lors d’une manifestation à Istanbul le 25 août 2018 / © AFP / Hayri TUNC

La police turque a dispersé samedi une manifestation de mères à Istanbul à la mémoire de proches disparus dans les années 1980 et 1990 et interpellé près de 50 participants à ce 700e rassemblement hebdomadaire de protestation.

La police a eu recours à des canons a eau et à du gaz lacrymogène pour disperser la foule, selon un photographe de l’AFP.

Au moins 47 personnes ont été interpellées par la police et promptement acheminées vers des camionnettes à proximité, ont rapporté les médias locaux.

L’avocat turc Efkan Bolac a annoncé sur Twitter que ces personnes avaient été par la suite relâchées après avoir été interrogées par la police.

Des internautes ont noté sur les réseaux sociaux que l’une des dirigeantes du mouvement, une octagénaire nommée Emine Ocak, qui a été interpellée par la police, avait déjà été photographiée au cours d’une arrestation dans des circonstances similaires en 1997, deux ans après la disparition de son fils après qu’il eut été placé en garde à vue.

Chaque semaine depuis le 27 mai 1995, les « Mères du samedi » (Cumatesi Anneleri en turc) se rassemblent dans le centre-ville d’Istanbul à la mémoire de proches que le gouvernement aurait fait disparaître au cours de l’une des plus tumultueuses périodes de l’histoire de la Turquie.

Ces disparitions sont survenues à l’apogée de la rébellion des partisans du PKK réclamant l’autonomie des Kurdes dans le sud-est, une région majoritairement peuplée par cette minorité. Des dizaines de milliers de personnes sont mortes dans ce conflit qui a débuté en 1984 et se poursuit encore aujourd’hui.

La directrice de l’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch en Turquie, Emma Sinclair-Webb, a déploré un « traitement honteux et cruel de familles réclamant la justice pour des crimes commis par l’Etat ».

Selon la police, la manifestation a été promue sur les réseaux sociaux par des comptes liés au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), illégal en Turquie, et aucune autorisation n’a été demandée pour la manifestation, selon la police.

Les manifestations des « Mères du samedi » avaient été systématiquement dispersées par la police de 1999 à 2009 avant d’être tolérées sous haute surveillance. L’intervention policière de ce samedi est la première depuis plusieurs années.

Romandie.com avec(©AFP / (25 août 2018 19h22)

Coup de filet policier contre les Hells Angels au Portugal

juillet 11, 2018

Lisbonne – La police portugaise a arrêté mercredi 56 membres de la bande de motards Hells Angels dans le cadre d’une vaste opération visant à démanteler cette « association criminelle violente » avant un important rassemblement d’amateurs de moto dans le sud du pays.

Ils sont soupçonnés de tentative de meurtre, violences aggravées, extorsion, proxénétisme, trafic de drogue et d’armes, a détaillé la coordinatrice de l’unité de lutte contre le terrorisme de la police judiciaire, Manuela Santos.

Parmi les suspects interpellés, tous des hommes âgés de 30 à 50 ans, figurent quatre Allemands et un Finlandais, a-t-elle indiqué lors d’une conférence de presse.

Les autorités portugaises ont par ailleurs émis plusieurs mandats d’arrestation internationaux contre « des suspects résidant au Portugal mais qui se trouvent actuellement à l’étranger », a-t-elle ajouté.

L’opération a mobilisé plus de 400 inspecteurs qui ont en outre réalisé environ 80 perquisitions visant « les activités illicites pratiquées sur le territoire national par l’organisation Hells Angels Motorcycle Club », a indiqué la police dans un communiqué.

Cette enquête a pris de l’ampleur en mars dernier après une attaque violente perpétrée par près d’une centaine de Hells Angels contre un groupe rival dans la banlieue de Lisbonne.

La police a lancé son coup de filet cette semaine pour éviter « un nouvelle confrontation » lors du grand rassemblement annuel de motards de Faro, dans le sud du Portugal, qui aura lieu du 19 au 22 juillet, a expliqué la coordinatrice Manuela Santos.

Connus pour leurs motos Harley Davidson et leurs tenues de cuir, les Hells Angels ont été fondés aux États-Unis en 1948 et comptent des branches dans une cinquantaine de pays.

Romandie.com avec (©AFP / 11 juillet 2018 15h59)