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Canada: Un enfant de 6 ans disparu au Nouveau-Brunswick

janvier 25, 2022
Kenton Murphy.

Kenton Murphy a une silhouette élancée, pèse de 18 à 22 kg (45 à 50 lb). Il a les yeux bleus et les cheveux blonds. Photo: Gracieuseté/GRC

Les services policiers du Nouveau-Brunswick recherchent un garçon de 6 ans.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) au Nouveau-Brunswick dit avoir lancé l’alerte Amber au nom du Service de police de Miramichi afin de retrouver Kenton Murphy, qui a été vu pour la dernière fois tôt lundi matin, vers 2 h 30, dans une maison de la région de Douglastown, à Miramichi.

Le garçon, selon la Gendarmerie royale du CanadaGRC, aurait été enlevé de la maison par sa mère, Ashley Rose Munn, 33 ans, entre 2 h 30 et 6 h.

Ashley Munn n’a pas la garde de Kenton Murphy, précise la Gendarmerie royale du CanadaGRC, qui dit s’inquiéter pour le bien-être de l’enfant.Ashley Rose Munn.

Ashley Rose Munn, 33 ans Photo: Gracieuseté/GRC

Ashley Munn mesure environ 168 centimètres (5 pieds 6 pouces) et pèse environ 76 kilogrammes (168 livres). Elle a les cheveux bruns et les yeux bleus. Elle a été vue pour la dernière fois au volant d’un véhicule utilitaire sport Nissan Xterra 2008 noir, immatriculé JET 685 au Nouveau-Brunswick.

Kenton Murphy a une carrure mince, il pèse de 18 à 22 kilogrammes (45 à 50 livres). Le garçon a les yeux bleus et les cheveux blond foncé. Il a été vu pour la dernière fois portant un pyjama bleu à motif camouflage.

Les policiers demandent aux gens qui les apercevraient de ne pas s’approcher d’eux. Si vous voyez Ashley Munn ou Kenton Murphy, appelez le 911 immédiatement, recommande la Gendarmerie royale du Canada GRC.

Avec Radio-Canada

Tunisie : notre collaborateur Mathieu Galtier raconte son passage à tabac par la police

janvier 17, 2022
Des heurts et des arrestations ont marqué la manifestation contre la politique de Kaïs Saïed, le 14 janvier 2022, à Tunis. © YASSINE GAIDI/AFP

Alors qu’il couvrait la manifestation du 14 janvier, le correspondant de « Libération » et collaborateur de « Jeune Afrique » à Tunis a été violemment agressé par les forces de l’ordre. Il témoigne.

Le 14 janvier, Mathieu Galtier, collaborateur de Jeune Afrique à Tunis, couvrait avec d’autres confrères la manifestation marquant à la fois le 11e anniversaire de la chute de Ben Ali et l’opposition au projet politique du président Kaïs Saïed. Ce qui aurait dû être une journée ordinaire dans la vie d’un journaliste a viré au cauchemar pour Mathieu. Son tort ? Avoir voulu faire son travail et tourné des images.

« C’était assez irréel. Par rapport aux manifestations précédentes, celle du 14 janvier n’a pas vraiment drainé la foule des grands jours mais le dispositif policier était totalement disproportionné.

IL FALLAIT QUE JE ME PROTÈGE, JE NE CESSAIS DE HURLER QUE J’ÉTAIS JOURNALISTE

Un déploiement de forces qui se voulait dissuasif pour empêcher l’accès à l’avenue Bourguiba, là où, en 2011, aux abords du ministère de l’Intérieur, quelques milliers de protestataires avaient scellé la fin du régime Ben Ali et inscrit le fameux “dégage” au lexique de la révolution.

Nasse

Une brèche dans le cordon sécuritaire sur l’avenue Mohammed V a permis aux manifestants de se rapprocher de l’avenue Bourguiba, au cœur de Tunis. Les policiers ont ouvert le dispositif, attendu que les manifestants se rassemblent à la croisée des avenues, sur la place de l’Horloge, puis l’ont refermé comme une nasse.

La même technique du piège que celle mise en place lors des mouvements de protestation au quartier Ettadhamen, en janvier 2021, et ceux du 9 avril 2021, selon des témoins. Les camions à eau prennent immédiatement le relais, pendant que les manifestants sont dispersés à coups de matraques et de gaz lacrymogène.

Certains sont arrêtés. A posteriori, il est évident que ce jeu du chat et de la souris et que la bousculade étaient délibérés pour faire un maximum d’arrestations.

J’ai filmé, à ce moment là, l’interpellation musclée d’un homme que les policiers tentaient de mettre dans une fourgonnette. Un agent me demande de ne plus filmer, je lui réponds, en arabe et en français, que je suis journaliste et brandis ma carte de presse.

Ses collègues arrivent, me soulèvent, m’écartent de la manifestation, me mettent au sol entre deux fourgons et commencent à me passer à tabac.

Tout se passe très vite. Dès que j’ai été mis à l’écart, j’ai compris ce qui m’attendait. Je me suis remémoré les positions à adopter pour parer les coups enseignées lors de la formation sécurité de France Médias Monde.

Carte SD confisquée

Il fallait que je me protège, je ne cessais de hurler que j’étais journaliste. De toute évidence, ceux qui distribuaient des coups de brodequins n’en avaient cure. J’essayais d’esquiver en me mettant en position fœtale et en me protégeant la tête.

Ils savaient comment frapper pour faire assez mal sans occasionner de dégâts irréparables. Pour finir, ils m’ont maintenu par les bras, contraint à soulever la tête et l’un d’eux m’a aspergé de gaz lacrymogène à bout portant.

Cet acte délibéré avait pour objectif de me neutraliser pour récupérer mon téléphone. Il ne fallait pas que je sois trop amoché, mais les policiers avaient une certaine latitude pour m’infliger ce qu’ils doivent considérer comme une leçon pour m’ôter toute envie de recommencer.

Je récupérerai ma carte de presse et mon téléphone au commissariat, où je serai conduit après que les pompiers, auxquels je suis reconnaissant, m’ont administré les premiers soins. Mais ma carte SD avec les images de mon reportage a été confisquée, et je m’apercevrai plus tard qu’un cahier de notes a disparu de mon sac, probablement subtilisé pendant que j’étais ausculté par les pompiers. Un moyen de savoir qui sont mes contacts mais est-ce significatif de quoi que ce soit ?

CE PASSAGE À TABAC ME VAUT 15 JOURS D’ARRÊT DE TRAVAIL », RACONTE LE JOURNALISTE ENCORE SOUS LE CHOC

Au commissariat, j’aurai droit à une chaise, alors que des manifestants sont assis à même le sol, et un laconique « c’est bon » me signifiera que je peux quitter les locaux. À l’extérieur, des policiers tentent de minimiser les faits en expliquant, en riant, à des confrères qui m’attendent que “dans des manifs, il est normal de se prendre des lacrymogènes”. »

« Une manière de s’excuser qui n’empêche pas que ce passage à tabac me vaut 15 jours d’arrêt de travail », raconte avec sobriété Mathieu Galtier, encore sous le choc après cette mésaventure, mais bien décidé à continuer à travailler et à couvrir des événements.

Durant cette journée tendue, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a fait état de 20 journalistes empêchés de travailler ou arrêtés. « Pour une petite manif’, ça interpelle », remarque un cameraman, qui note qu’à l’inverse des mobilisations récentes, les manifestants n’étaient que 1200, selon le ministère de l’Intérieur. Mais, contrairement aux dernières manifestations contre Kaïs Saïed, celle du 14 janvier n’a pas été dominée par le parti islamiste Ennahdha.

Avec Jeuene Afrique par Frida Dahmani – à Tunis

Canada-Québec: De plus en plus de fraudes numériques à Trois-Rivières

décembre 13, 2021

Les cas de fraude numérique ont bondi un peu partout ces dernières années. À Trois-Rivières, la police a vu une hausse de 650 % des dossiers de ce type en cinq ans, selon des données obtenues grâce à la Loi d’accès à l’information.

Un Trifluvien a récemment évité de justesse une fraude numérique

© Martin Chabot/Radio-Canada Un Trifluvien a récemment évité de justesse une fraude numérique

En 2016, le corps de police a traité 26 dossiers de fraude numérique, alors qu’il en a reçu près de 200 en 2020.

Nombre de dossiers de fraude numérique

  • 2016 : 26
  • 2017 : 40
  • 2018 : 51
  • 2019 : 62
  • 2020 : 197

Source : Service de police de Trois-Rivières

Le Trifluvien Éric Deschesne a pu éviter une fraude numérique de justesse lorsqu’il a réalisé qu’un fraudeur ne lui transférait pas les fonds pour payer le colis qu’il lui envoyait.

Le paquet en question contenait du matériel de production vidéo d’une valeur de 2 000 $ et était destiné à être expédié vers la Californie. Le Trifluvien s’est toutefois rendu compte de l’arnaque le jour même et a pu freiner l’envoi.

Éric Deschesne a cependant dû signer une déposition auprès de la police de Trois-Rivières afin de récupérer le colis, seulement le lendemain.

Le citoyen se dit insatisfait de la réponse de Postes Canada.

© Martin Chabot/Radio-Canada Le citoyen se dit insatisfait de la réponse de Postes Canada.

S’il est soulagé d’avoir récupéré son bien, Éric Deschesne reste néanmoins amer face à la situation. Il n’a pas pu recouvrer les frais de service déboursés pour l’envoi du paquet auprès de Postes Canada, soit un montant d’environ 90 $.

Une situation déplorable, selon lui, étant donné que le service pour lequel il avait payé n’a finalement pas eu à être rendu.

Postes Canada n’a pas donné suite à notre demande d’entrevue et d’information à ce jour sur ces politiques de fraudes, prétextant vouloir approfondir son enquête auprès d’Éric Deschesne.

Par  CBC/Radio-Canada avec les informations de Marie-Ève Trudel

France-Guadeloupe: manifestants et forces de l’ordre bloquent et débloquent les routes

novembre 18, 2021
Guadeloupe: manifestants et forces de l'ordre bloquent et debloquent les routes
Guadeloupe: manifestants et forces de l’ordre bloquent et débloquent les routes© AFP/Carla BERNHARDT

La Guadeloupe s’est réveillée jeudi matin avec de très nombreux points de blocages sur les routes liés aux manifestations contre l’obligation vaccinale, selon plusieurs sources, alors que la nuit a été émaillée de plusieurs incidents comme des véhicules enflammés.

Peu avant 06H00 (11H00 à Paris), la route devant le CHU de Guadeloupe était bloquée dans les deux sens par des pneus érigés en barrière tenue par une « trentaine de manifestants, la plupart cagoulés », a constaté une vidéaste de l’AFP.

La barrière a été plusieurs fois démontée par les forces de l’ordre et remontée par les manifestants avant d’être enflammée sur l’un des deux axes. Le feu a ensuite été éteint, la route a été débloquée et la circulation a repris.

Sur les autres axes routiers, y compris dans les petites routes des Grands Fonds, dans la campagne guadeloupéenne, des barrages parfois vides de manifestants bloquent le passage. Certains sont démontés par les automobilistes eux-mêmes, selon des images qui circulent sur les réseaux sociaux.

Non loin du siège du SDIS (Service départemental d’incendie et de secours) qui concentre une partie des mécontentements du fait de l’obligation vaccinale des pompiers, un véhicule a été enflammé durant la nuit à côté de feux de pneus et de palettes. Certains ont tenté dans la matinée de passer en déplaçant les palettes mais les quelques personnes présentes sur le barrage les ont ensuite remises, a encore constaté la journaliste de l’AFP.

Des barricades étaient aussi dressées sur d’autres points connus dans l’île pour être régulièrement bloqués lors des manifestations.

Dans un communiqué, l’Union des Entreprises-Medef « condamne fermement les entraves à la liberté de circuler ». « Où allons-nous ? Quelle est la légitimité de ceux qui interdisent l’accès aux soins ? », a questionné l’organisation patronale.

« Après des mois de mesures restrictives pour notre population et pour l’économie du pays, il est inacceptable de laisser prospérer cette spirale de l’autodestruction », a-t-elle ajouté, en estimant que les entreprises, où la grève générale appelée par les syndicats n’est pas très suivie, sont tout de même paralysées par les blocages.

Par ailleurs, l’épidémie de Covid reprend légèrement en Guadeloupe, bien que « la situation reste stable au niveau hospitalier », selon un communiqué de la préfecture, avec un taux de positivité à 1,5 %. « Le respect des mesures de protection individuelle et collective est impératif », rappelle le communiqué.

APar Le Point avec AFP

États-Unis-Émeute du Capitole : inculpé, Steve Bannon s’est rendu à la police

novembre 15, 2021

Proche allié de Donald Trump, l’ex-conseiller est poursuivi pour avoir refusé de témoigner dans l’affaire de l’assaut des partisans de l’ancien président.

Steve Bannon, ex-conseiller proche de Donald Trump, est vise par la justice dans le cadre de l'affaire des emeutes au Capitole, ici en 2016.
Steve Bannon, ex-conseiller proche de Donald Trump, est visé par la justice dans le cadre de l’affaire des émeutes au Capitole, ici en 2016.© MANDEL NGAN / AFP

Steve Bannon, proche allié de Donald Trump, s’est rendu à la police de Washington, lundi 15 novembre dans la matinée. L’ex-conseiller de 67 ans a été inculpé « d’entrave aux prérogatives d’enquête du Congrès » sur l’attaque contre le Capitole, le 6 janvier 2021.

Pour l’heure, Steve Bannon est poursuivi pour avoir refusé de témoigner et de transmettre des documents à la commission spéciale de la Chambre des représentants qui enquête sur le rôle de l’ex-président républicain dans l’assaut de ses partisans. « Nous combattons le régime Biden tous les jours », a-t-il déclaré à la presse à son arrivée devant les locaux du FBI à Washington. « Je veux que vous restiez concentrés sur le message », a-t-il ajouté à l’adresse des partisans de l’ex-président, estimant que « tout ceci, c’est du bruit ».

Entre 30 jours et un an de prison

Steve Bannon devrait être présenté à un juge fédéral dans la journée. Il encourt entre 30 jours et un an de prison pour chaque chef d’inculpation. Malgré sa convocation à la mi-octobre, il ne s’était pas présenté devant les élus en invoquant le droit des présidents à garder certains documents et discussions confidentiels.

Conseiller discret, mais très influent, il avait joué un rôle crucial dans l’élection de Donald Trump en donnant un virage résolument populiste à la campagne du milliardaire républicain en 2016, avant d’être poussé vers la sortie l’année suivante. Il n’exerçait aucune fonction officielle le 6 janvier, mais semble avoir parlé de la manifestation avec le président au cours des jours précédents, selon la commission d’enquête.

Cette inculpation, « un message clair »

La commission, qui a déjà entendu plus de 150 témoins, a lancé la semaine dernière de nouvelles assignations contre des proches du milliardaire républicain, dont son ancienne porte-parole à la Maison-Blanche Kayleigh McEnany ou son conseiller Stephen Miller. L’inculpation de Steve Bannon est selon la commission « un message clair » sur les risques encourus pour tous ceux qui refuseraient de coopérer avec les élus.

Un autre proche de Donald Trump, son ancien chef de cabinet Mark Meadows, a également snobé vendredi une citation à comparaître devant la commission. Le 6 janvier, des milliers de partisans de Donald Trump s’étaient réunis à Washington au moment où le Congrès certifiait la victoire de Joe Biden. L’ancien magnat de l’immobilier s’était adressé à la foule, martelant, sans fondement, que l’élection lui avait été « volée ». Plusieurs centaines de manifestants s’étaient alors lancés à l’assaut du temple de la démocratie américaine, semant le chaos et la violence jusque dans l’hémicycle.

Par Le Point avec AFP

RDC: Marche du 15 septembre à Kinshasa avec arrestation brutale de Martin Fayulu

septembre 15, 2021

Avec Réaco News

Canada-Montréal: Retour à la normale sur le campus de McGill

septembre 14, 2021

 

De nombreux cours ont été annulés à McGill ce matin après qu’un colis suspect a été signalé sur le campus. L’incident s’est finalement révélé sans danger.

Après les vérifications effectuées par les membres du Groupe tactique d'intervention du SPVM, le colis s'est avéré sans danger.

© François Sauvé/Radio-Canada Après les vérifications effectuées par les membres du Groupe tactique d’intervention du SPVM, le colis s’est avéré sans danger.

Après les vérifications effectuées par les membres du Groupe tactique d’intervention du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), le colis s’est avéré inoffensif.

Il s’agit d’une valise qui ne contenait rien», a précisé Véronique Comtois, porte-parole du SPVM.

Le Groupe tactique d'intervention du SPVM a été dépêché sur les lieux.

© François Sauvé/Radio-Canada Le Groupe tactique d’intervention du SPVM a été dépêché sur les lieux.

Le SPVM a reçu vers 7 h 30 un appel pour un colis suspect.

En conséquence, trois bâtiments du campus ont été évacués, soit Dawson Hall, le McCall MacBain Arts Building et le Leacock Building.

Avec CBC/Radio-Canada 

500 fausses œuvres de Francis Bacon saisies en Italie

septembre 13, 2021

La police italienne a mis sous séquestre ces contrefaçons de tableaux du peintre britannique, évitant leur circulation sur le marché de l’art.

500 contrefacons du celebre artiste ont ete saisies par les forces de l'ordre transalpines, a Bologne, dans le nord-est de l'Italie, ainsi que de l'argent liquide et des biens dont la valeur est estimee a pres de 3 millions d'euros.
500 contrefaçons du célèbre artiste ont été saisies par les forces de l’ordre transalpines, à Bologne, dans le nord-est de l’Italie, ainsi que de l’argent liquide et des biens dont la valeur est estimée à près de 3 millions d’euros.© ULF ANDERSEN / Ulf Andersen / Aurimages via AFP

Il compte parmi les artistes les plus cotés du marché de l’art. Son triptyque Trois Études de Lucian Freud peint en 1968 était adjugé 142,4 millions de dollars chez Christie’s à New York en 2013, le classant parmi les dix tableaux les plus chers jamais vendus aux enchères. Aussi, le travail du peintre britannique Francis Bacon, mort en 1992, attire-t-il à lui faussaires et collectionneurs peu scrupuleux.

Cinq cents contrefaçons du célèbre artiste ont ainsi été saisies par les forces de l’ordre transalpines, à Bologne, dans le nord-est de l’Italie, ainsi que de l’argent liquide et des biens dont la valeur est estimée à près de 3 millions d’euros, ont annoncé, vendredi 10 septembre, les autorités italiennes. Cinq personnes ont été inculpées pour association de malfaiteurs ayant pour but « l’authentification et la mise en circulation de fausses œuvres d’art » et « la fraude et le blanchiment d’argent », précise leur communiqué.

Le principal suspect, un collectionneur bolognais, faisait déjà l’objet de deux enquêtes lancées en 2018, par la police et les autorités fiscales, ajoutent les médias italiens. Les carabiniers enquêtaient, en effet, sur le collectionneur, propriétaire de « nombreuses œuvres d’art contemporain, dont deux dessins signés par Francis Bacon ». Et le fisc, sur les « flux financiers [de l’intéressé, NDLR] avec l’étranger, incompatibles avec ses sources de revenus légales ».

« Revendre à des acheteurs peu méfiants »

« À partir d’une reconstitution minutieuse des flux de trésoreries issus de ventes frauduleuses, nous avons vu comment l’organisation […] a utilisé une société domiciliée au Royaume-Uni pour réunir les sommes obtenues qui, une fois blanchies, ont été redistribuées parmi les suspects, directement ou par l’intermédiaire de sociétés nationales et étrangères domiciliées en Espagne et en Pologne », précise le communiqué des autorités.

Le dessein du groupe criminel était ambitieux : « présenter les dessins sur le marché de l’art à travers des expositions nationales et internationales prestigieuses, des catalogues, des sites Internet, des fondations », précise le site d’informations swissinfo, pour augmenter leur prix et « les revendre à des acheteurs peu méfiants ».

Par Le Point avec Alice Pairo-Vasseur

La police italienne saisit une enveloppe contenant des balles envoyée au pape

août 9, 2021

LA POLICE ITALIENNE SAISIT UNE ENVELOPPE CONTENANT DES BALLES ENVOYÉE AU PAPE

© Reuters/REMO CASILLI 

ROME (Reuters) – La police italienne a annoncé lundi qu’une enveloppe adressée au pape François contenant trois balles de pistolet avait été saisie dans un centre de tri postal près de Milan.

Les postiers ont appelé la police après avoir intercepté l’enveloppe durant la nuit de dimanche à lundi dans la ville de Peschiera Borromeo.

La police a déclaré à Reuters que l’enveloppe, envoyée de France, était adressée au « Pape, Vatican, Place Saint-Pierre ».

Aucun commentaire n’a été obtenu dans l’immédiat auprès d’un porte-parole du Vatican.

Avec Reuters (Reportage Angelo Amante et Philip Pullella, version française Valentine Baldassari, édité par Marc Angrand)

RDC : tensions à Kinshasa après la mort d’un étudiant lors d’une bavure policière

juillet 26, 2021
Des policiers déployés dans les rues de Kinshasa en janvier 2019 (illustration).

Honoré Shama Kwete, un étudiant de l’Université de Kinshasa, a été tué samedi par un policier à la suite d’un contrôle qui a mal tourné. Deux jours après le drame, la tension est montée d’un cran ce lundi à Kinshasa.

La tension était forte ce lundi au sein du campus de l’Université de Kinshasa (Unikin), où plusieurs étudiants se sont rassemblés pour protester contre la mort de leur camarade Honoré Shama Kwete, tué le 24 juillet après une bavure policière. Des affrontements avec les forces de l’ordre, qui ont usé de gaz lacrymogènes pour repousser les manifestants, ont eu lieu dans la matinée du 26 juillet sur le site de l’Unikin.

Le jour du drame, Honoré Shama Kwete, qui suivait un cursus à la faculté des lettres à l’Université de Kinshasa, était, avec un groupe d’étudiants, en train de réaliser un film dans le cadre de travaux pratiques en comédie. « Nous étions en plein tournage quand un policier est arrivé et a demandé de l’argent. Nous lui avons donné 3 000 francs congolais et il est parti », explique Rachel Malonda, l’une des camarades de classe de la victime, dans un enregistrement audio que Jeune Afrique s’est procuré.

« Quinze minutes après, le même policier est revenu avec ses collègues et, cette fois-ci, ils ont commencé à récupérer notre matériel avant d’arrêter l’assistant qui surveillait le tournage. Nous nous sommes décidés à aller aider notre camarade. Arrivée sur place, la police nous a sommé de quitter l’endroit en nous disant que, sinon, ils allaient tirer sur nous. Face à notre résistance, ils ont tiré une balle au sol et deux autres sur notre camarade, qui est décédé sur place », poursuit l’étudiante.

Policier en fuite

Dans un communiqué rendu public le 25 juillet, la police congolaise écarte de son côté l’hypothèse d’une tentative de corruption de la part des agents impliqués dans le contrôle. « Les éléments de la police ont exigé du groupe de brandir un document légal autorisant le tournage. Ne l’ayant pas, l’assistant ou l’enseignant qui encadrait les étudiants dans ce travail a été emmené par les policiers, ce qui a provoqué la colère des étudiants qui, en exigeant la libération de leur encadreur, se sont mis à lancer des projectiles sur les policiers », explique le communiqué signé du chef de la police de Kinshasa, le général Sylvano Kasongo.

Selon ce dernier, la mort du jeune étudiant aurait été accidentel. « C’est alors en voulant tirer une balle de sommation par terre, par imprudence selon les collègues du policier, que l’étudiant Honoré Shama Kwete sera atteint au ventre et mourra sur place », poursuit le communiqué de la police. Une version que conteste donc les étudiants.

Toujours selon la police, l’agent à l’origine de la bavure, employé dans un sous-commissariat de quartier, serait actuellement en fuite. Plusieurs de ses collègues présents au moment du contrôle ont été arrêtés.

Avec Jeune Afrique