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Québec/Trois-Rivières: Présence policière accrue pendant le congé pascal

avril 2, 2021

Les corps policiers de la région indiquent qu’ils seront particulièrement présents et vigilants pendant le long congé de Pâques.

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La police de Trois-Rivières annonce qu’elle se montrera particulièrement vigilante quant au respect des mesures sanitaires pendant le congé pascal.

Comme elle l’avait fait pendant la semaine de relâche, des effectifs additionnels seront mobilisés du 1er au 5 avril. Les policiers auront comme mandat de mettre en place des contrôles routiers pour assurer le respect du couvre-feu, entre 21h30 et 5 h. Ils feront également des patrouilles ciblées pour repérer et intervenir lors de rassemblements privés. Des interventions ciblées auront également lieu dans les restaurants et les commerces pour s’assurer qu’ils respectent les mesures sanitaires qui les concernent. Enfin, les sites d’activités extérieures seront sous surveillance et des interventions auront lieu en cas de rassemblements publics. Dans un communiqué annonçant ces mesures, la police de Trois-Rivières indique qu’en raison de la recrudescence de cas de variants observée dans certaines régions du Québec, elle souhaite que la population trifluvienne respecte les mesures sanitaires applicables en zone orange.

De son côté, la Sûreté du Québec (SQ) indique qu’elle intensifiera ses interventions visant à faire respecter le Code de la sécurité routière pendant le long congé de Pâques, en prévision d’un fort achalandage anticipé sur les routes.

Le corps policier prévoit faire de nombreuses opérations en sécurité routière visant principalement les infractions relatives à la vitesse, au port de la ceinture de sécurité, à l’utilisation du téléphone cellulaire au volant, ainsi qu’à la capacité de conduire affaiblie par l’alcool et la drogue.

La SQ invite par ailleurs les automobilistes à conduire avec courtoisie, à accroître leur vigilance et à respecter la signalisation et les lois en vigueur. Avec l’arrivée du temps doux, elle demande aussi aux motocyclistes, cyclistes et piétons d’agir avec prudence et respect dans leurs déplacements et les invite à adopter des comportements favorisant leur sécurité.

Avec Matthieu Max-Gessler – Le Nouvelliste 

Canada: Le traitement que réserve la police aux Noirs serait différent, selon un récent sondage

février 14, 2021

La perception des Torontois envers la relation entre la police et la communauté noire de la ville évolue.

De plus en plus de résidents affirment que le traitement que réserve la police aux Noirs est différent vis-à-vis les autres Torontois, selon un sondage. (archives)

© Rozenn Nicolle/Radio-Canada De plus en plus de résidents affirment que le traitement que réserve la police aux Noirs est différent vis-à-vis les autres Torontois, selon un sondage. (archives)

De plus en plus de Torontois affirment que le traitement que réserve la police aux Noirs est différent de celui généralement reçu par le reste de la communauté. C’est ce que conclut une étude de l’Association des avocats noirs du Canada (CABL) et récemment publiée par l’Université Ryerson.

L’étude compare trois sondages. Le premier a été mené en 1994, le second en 2007, puis le troisième en 2019. Dans les trois cas, ils ont été menés auprès de trois groupes démographiques : les Noirs (450 répondants), les Asiatiques (450 répondants) et les Blancs (550 répondants).

Les résultats de la plus récente enquête ont démontré que de plus en plus de personnes estiment que les Noirs sont moins bien traités par la police. Les Blancs sont désormais 62 % à le penser, contre 51 % il y a 25 ans.

Selon le sondage, les trois groupes ethniques estiment que les Noirs sont moins bien traités que les Blancs par la police.

© Camile Gauthier/Radio-Canada Selon le sondage, les trois groupes ethniques estiment que les Noirs sont moins bien traités que les Blancs par la police.

La perception du biais racial est également en augmentation concernant les tribunaux. La part de répondants Blancs estimant qu’un Noir aura une sentence plus dure qu’un Blanc pour le même crime a presque doublé en 25 ans, passant de 28 % en 1994 à 49 % en 2019.

Ce chiffre est passé de 48 % à 79 % pour les répondants Noirs.

Le dernier sondage a été réalisé avant les événements qui ont suivi la mort de George Floyd aux États-Unis, prévient l’auteur principal de l’étude, Scot Wortley.

Scot Wortley, professeur au Centre de criminologie de l'Université de Toronto, étudie et compile depuis des années les données raciales dans le système de justice de différentes jurisdiction du Canada.

© /Radio-Canada Scot Wortley, professeur au Centre de criminologie de l’Université de Toronto, étudie et compile depuis des années les données raciales dans le système de justice de différentes jurisdiction du Canada.

«Nous pouvons relier ces perceptions de l’injustice à des expériences personnelles réelles», ajoute par ailleurs le chercheur.

Les personnes racisées plus souvent interceptées

Les résultats montrent que plus d’un quart des répondants Noirs disent avoir été interceptés et questionnés par la police au moins deux fois au cours des deux dernières années.

Ce chiffre est deux fois et demi plus élevé que pour les répondants Blancs, et près de deux fois plus que pour les répondants asiatiques.

Une plus grande part des répondants Noirs rapportent avoir été interceptés à deux reprises ou plus par la police au cours des deux dernières années.

© Camile Gauthier/Radio-Canada Une plus grande part des répondants Noirs rapportent avoir été interceptés à deux reprises ou plus par la police au cours des deux dernières années.

Un rapport de la Commission ontarienne des droits de la personne (CODP) rendu public l’été dernier confirmait cette perception. Selon le document, à Toronto, les Noirs sont disproportionnellement arrêtés et inculpés.

Pas surprenant, selon la CABL

Rien de ce rapport surprend Jacqueline Beckles, la secrétaire de la CABL, qui a commandité l’étude.

«Ça fait très longtemps que la communauté noire à Toronto et ailleurs partout au Canada, on essaye de s’exprimer et d’expliquer aux gens qui ne sont pas de la même ethnicité qu’il y a des problèmes», raconte-t-elle.

Elle ajoute toutefois que la prise de conscience de la population générale est une bonne avancée, et qu’elle a été remarquée davantage lors des dernières manifestations antiracistes.

Jacqueline Beckles, secrétaire de l’Association des avocats noirs du Canada

© /Radio-Canada Jacqueline Beckles, secrétaire de l’Association des avocats noirs du Canada

«La plupart du monde qui sont dans les manifestations ne sont pas de race noire. Donc on voit les alliés, ils prennent la parole un peu plus, et ils nous soutiennent», a déclaré Mme Beckles.

Changement culturel

Contactée par Radio-Canada, la police Toronto a déclaré que ses «efforts pour évoluer en tant qu’organisation ont commencé il y a plusieurs années et se poursuivent aujourd’hui».

Au courant de l’été, la Commission des services de police de Toronto a adopté à l’unanimité plus de 80 recommandations sur les façons de réformer la police, rappelle la porte-parole Connie Osbourne.

Elle ajoute que le Comité d’examen de l’engagement de la police et de la communauté a été remis sur pied pour s’assurer que le Service de police de Toronto est tenu responsable de la mise en place de ces changements.

Pour l’avocate et activiste Saron Gebresselassi, les événements de 2020 ont entraîné un changement culturel majeur.

L'avocate Saron Gebresellassi.

© /Radio-Canada L’avocate Saron Gebresellassi.

«C’est un changement intégral, et on ne peut pas le faire sans la coopération de toute la société», explique l’avocate.

Selon Scot Wortley, si le problème existe toujours depuis 25 ans, c’est en partie parce que les initiatives antiracistes mises en place ne sont souvent pas évaluées. «Nous devons commencer à mesurer nos efforts», dit-il.

Avec Radio-Canada par Rozenn Nicolle

Canada/Plus de 100 personnes dans une église : le sermon interrompu par la police

décembre 28, 2020

Un sermon donné dans une église en présence de plus de 100 personnes qui ne portaient pas de masque a été interrompu par la police, samedi matin vers 11 h.Le rassemblement avait lieu dans une église de Wheatley, en Ontario. (Photo d'archives)

© /iStock Le rassemblement avait lieu dans une église de Wheatley, en Ontario. (Photo d’archives)

Un homme, qui a pris responsabilité pour le rassemblement, fait face à des accusations liées aux règlements sanitaires présentement en place.

Le sermon avait lieu dans une église mennonite de Wheatley, en Ontario, près de Leamington.

«La réglementation actuelle pour les services religieux ne permet que 10 personnes à l’intérieur. Le règlement municipal stipule également que les masques sont obligatoires pendant le culte», peut-on lire dans le communiqué émis par la police de Chatham-Kent.

Selon le communiqué, «tout le monde s’est conformé aux demandes des officiers de mettre fin tôt au service religieux et de quitter la propriété».

Un homme de 50 ans de Merlin, en Ontario, a été accusé de ne pas s’être «conformé à une ordonnance prorogée en vertu de l’article 7.0.2, contrairement à l’alinéa 10 (1) a) de la Loi de 2020 sur la réouverture de l’Ontario».

L’Ontario est en confinement panprovincial depuis samedi à minuit.

Avec CBC/Radio-Canada

La Ville de Montréal tente d’évacuer les campeurs de la rue Notre-Dame

décembre 6, 2020

La Ville de Montréal tente de convaincre les dizaines d’itinérants qui ont installé leur campement depuis l’été sur la rue Notre-Dame à l’est du centre-ville de quitter les lieux.

Campement d’itinérants sur la rue Notre-Dame à Montréal.   NOUVELLES PHOTOS RUE NOTRE DAME MONTREAL CAMPEMENT

© Jean-Claude Taliana/Radio-Canada Campement d’itinérants sur la rue Notre-Dame à Montréal. NOUVELLES PHOTOS RUE NOTRE DAME MONTREAL CAMPEMENT

Munis de l’avis d’éviction, des représentants de la Ville, appuyés par des membres du Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) et des agents du Service de police de Montréal (SPVM), qui sont déjà en relation d’aide avec les campeurs, se sont déplacés dimanche matin.

Des agents du SPVM se tiennent prêts avant le début de l’opération.

© Mathieu Wagner/Radio-Canada Des agents du SPVM se tiennent prêts avant le début de l’opération.

Plusieurs véhicules du SPVM ont d’ailleurs pris position non loin du site depuis quelques heures.

Les autorités disent vouloir prendre le temps nécessaire pour convaincre les campeurs de se diriger vers les refuges appropriés.

Elles semblent avoir opté pour une approche «douce», mais intransigeante, notamment après l’incendie qui s’est déclaré samedi dans une des tentes.

S’il l’on ne déplore aucun blessé, cela a sonné l’alerte. On compte faire preuve de plus de fermeté pour assurer la sécurité de ces itinérants.

L’opération pourrait prendre plusieurs heures.

CBC/Radio-Canada

France/Paris: un cycliste décède après avoir été percuté par un automobiliste fuyant la police

août 12, 2020

Le chauffard a percuté le cycliste mercredi, en début de soirée, après avoir pris la fuite lors d’un contrôle de police.

Le chauffard a été arrêté et placé en garde à vue. (Photo d'illustration)
Le chauffard a été arrêté et placé en garde à vue. (Photo d’illustration) LOIC VENANCE / AFP

Un cycliste est décédé mercredi soir à Paris après avoir été percuté par un automobiliste qui fuyait la police, a-t-on appris de source policière. Vers 18h30, des policiers en voiture ont voulu contrôler un automobiliste. Au moment où les policiers descendaient de leur véhicule, l’automobiliste a pris la fuite, selon cette source policière.

Poursuivie par les policiers, la voiture du fuyard a alors percuté un cycliste au croisement du boulevard Raspail et du boulevard Montparnasse dans le 14e arrondissement de Paris. Le cycliste est décédé. L’automobiliste a été interpellé et placé en garde à vue.

Par Le Figaro avec AFP

France: Darmanin «s’étouffe» quand il entend le terme de «violences policières»

juillet 28, 2020

«La police exerce une violence certes mais une violence légitime. (…) Elle doit le faire de manière proportionnelle, elle doit le faire de manière encadrée», a précisé le ministre.

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a réfuté mardi 28 juillet, comme ses prédécesseurs, le terme de «violences policières», estimant devant la commission des lois de l’Assemblée nationale que la police exerce «une violence légitime». «Quand j’entends le mot « violences policières » personnellement je m’étouffe», a maladroitement déclaré le ministre de l’Intérieur.

«La police exerce une violence certes mais une violence légitime. (…) Elle doit le faire de manière proportionnelle, elle doit le faire de manière encadrée. Que quelques personnes le fassent en dehors des règles déontologique, la sanction doit être immédiate», a-t-il ajouté. «Mais il est normal que les policiers et gendarmes soient armés, interviennent par la force, pour que la force reste à la loi de la République et pas celle des bandes ou des communautés», selon lui.

Pour le ministre, le terme «violences policières» est «antinomique». «Il peut y avoir des dérives, qu’on doit sanctionner et je pense que le gouvernement les sanctionne et s’il ne le fait pas, la presse, les syndicats, les parlementaires rappellent à la hiérarchie policière, au ministre de l’Intérieur, ce qu’il doit faire et c’est bien légitime», a-t-il estimé.

La solution dans l’éducation

Jugeant que «la crise de l’autorité vient de loin», Gérald Darmanin pense que «les clés de la solution, (…) c’est le trousseau du ministre de l’Éducation nationale». «Quand on s’occupe des enfants de maternelle, je suis sûr qu’à la fin la police a un peu moins de travail. Je ne suis pas angélique, il y aura toujours des gens qui, malgré une bonne éducation, seront violents, seront trafiquants et il faudra les sanctionner. Mais il est évident que quand on a peu de mots de vocabulaire, quand on n’a pas connu l’autorité quand on était enfant, qu’on est excusé sur tout et à tout moment, on a une crise de l’autorité quand on a 15, 20, 25 ans», selon lui.

«Le ministre de l’Éducation nationale et les crédits très importants qu’on lui octroie et la politique que l’on mène permettra au ministre de l’Intérieur dans 15 ou dans 20 ans d’avoir un petit peu moins de travail».

Les violences policières au cœur de plusieurs polémiques

Les «violences policières» ont régulièrement été dénoncées lors des manifestations de «gilets jaunes» et plus récemment lors de marches en hommage à Adama Traoré ou Cédric Chouviat, décédés lors d’interventions des forces de l’ordre.

La mort de ce dernier, survenue le 5 janvier des suites d’une asphyxie «avec fracture du larynx», après s’être fait plaquer au sol par des policiers, a créé une vive polémique. Selon une expertise datée du 21 avril, révélée par Le Monde et Mediapart, la victime aurait crié «arrête», «Je m’arrête», puis «j’étouffe» à sept reprises durant les faits.

Sous le feu des critiques, Christophe Castaner, le prédécesseur de Gérald Darmanin à l’Intérieur, avait annoncé en juin dernier la fin de l’utilisation de la technique d’immobilisation dites de la «clé d’étranglement» par les forces de l’ordre. Jugée «dangereuse», elle devrait finalement être abandonnée dès l’adoption d’une technique de «substitution».

Par Le Figaro et AFP agence

Guinée: reprise des manifestations anti-Condé, heurts avec la police

juillet 20, 2020

Suspendue depuis des mois en raison de la pandémie de coronavirus, la contestation contre un éventuel troisième mandat du président guinéen Alpha Condé a repris, ce lundi 20 juillet, à Conakry et a été marquée par des heurts entre manifestants et forces de l’ordre. Le gouvernement guinéen a assuré que l’appel à manifester des opposants au chef de l’État n’avait «pratiquement pas été suivi».

En revanche, le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), qui mène la contestation, a «félicité» et «salué le courage des populations de Conakry et de ses alentours qui, malgré» la pluie «et une forte militarisation des villes, ont répondu à l’appel».

«Les forces de défense et de sécurité ont, à nouveau, réprimé les citoyens en faisant usage des armes de guerre», assure le FNDC, qui fait état d’un bilan «d’au moins 20 personnes blessées, dont cinq par balles et deux dans un état très critique».

Un jeune homme de 22 ans a été blessé par balle au visage dans le quartier de Hamdallaye à Conakry, ont affirmé à l’AFP un de ses proches et une source médicale. «Plusieurs dizaines d’arrestations ont également été enregistrées, dont un groupe de femmes à Lansanaya» près de la capitale, selon le FNDC.

Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile a de son côté dénoncé «quelques groupes de loubards» qui se sont «livrés à des actes d’incivisme». Selon le ministère, un adjudant de police a été «grièvement blessé par jets de pierres». Mais «aucun cas de blessé civil en lien avec les échauffourées n’a été constaté», a-t-il indiqué dans un communiqué. Une forte pluie a contribué à l’arrêt des manifestations, selon un correspondant de l’AFP.

Une répression sanglante

Avec l’apparition de la pandémie de Covid-19, le FNDC, collectif de partis, syndicats et représentants de la société civile, avait suspendu les manifestations. L’organisation avait régulièrement appelé à manifester depuis octobre pour faire barrage à une nouvelle candidature du président Condé à la présidentielle prévue en octobre. Cette trêve a été levée lundi, bien que les rassemblements restent interdits en raison de l’état d’urgence sanitaire. Ce pays pauvre, régulièrement en proie à des manifestations et une répression sanglante, a officiellement enregistré quelque 6.500 cas de Covid-19 et 39 décès.

Le second mandat de M. Condé, 82 ans, arrive à échéance à la fin de l’année. L’opposition est convaincue qu’il briguera sa propre succession. Celle-ci a vainement tenté de s’opposer à une nouvelle Constitution soumise le 22 mars à référendum, et dénonce un subterfuge de M. Condé pour se représenter. Ancien opposant historique, devenu premier président démocratiquement élu après des décennies de régimes autoritaires, Alpha Condé entretient l’ambiguïté sur ses ambitions.

Par Le Figaro avec AFP

France/Police: la clé d’«étranglement» conservée jusqu’à son remplacement

juin 15, 2020

 

Christophe Castaner avait annoncé son abandon la semaine dernière.

La technique controversée dite de «l’étranglement», dont l’abandon annoncé par Christophe Castaner a suscité la colère des policiers, «continuera d’être mise en oeuvre» jusqu’à ce qu’une nouvelle technique d’interpellation soit définie, a indiqué lundi le chef de la police nationale.

«Dans l’attente de la définition d’un nouveau cadre et dans la mesure où les circonstances l’exigent, la technique dite de l’étranglement continuera d’être mise en oeuvre avec mesure et discernement et sera remplacée au fur et à mesure de la formation individuelle dispensée (…)», écrit le directeur général de la police nationale (DGPN), dans une note de service consultée par l’AFP.

Le patron de la police nationale, Frédéric Veaux, précise qu’un groupe de travail sera installé mercredi prochain «pour définir une technique de substitution». Il rendra ses conclusions «avant le 1er septembre». Frédéric Veaux rappelle par ailleurs que «la ‘prise arrière’ pour immobiliser la personne debout ou l’entraîner au sol afin de la menotter est toujours enseignée et appliquée».

L’annonce de l’abandon de la clé d’«étranglement» par Christophe Castaner, le 8 juin, avait provoqué la colère des syndicats de police et des agents sur le terrain. «La méthode de la prise par le cou, dite de l’étranglement sera abandonnée et ne sera plus enseignée dans les écoles de police et de gendarmerie. C’était une méthode qui comportait des dangers», avait affirmé Christophe Castaner, lors d’une conférence de presse.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis: Le conseil municipal de Minneapolis veut démanteler le service de police

juin 7, 2020

 

© Fournis par La Presse canadienne
MINNEAPOLIS — La majorité des membres du conseil municipal de Minneapolis ont déclaré dimanche qu’ils soutenaient la dissolution du service de police de la ville, une position agressive qui arrive au moment où l’État a lancé une enquête après la mort de George Floyd.

Neuf des 12 membres du conseil sont apparus avec des militants lors d’un rassemblement dans un parc de la ville dimanche après-midi et ont promis de mettre fin au service de police comme on le connait actuellement. Le conseiller Jeremiah Ellison, a promis que le conseil «démantelerait» le département.

«Il est clair que notre système de police ne protège pas nos communautés», a déclaré Lisa Bender, présidente du conseil. «Nos efforts pour une réforme progressive ont échoué, point final.»

Lisa Bender a poursuivi en disant qu’elle et les huit autres membres du conseil qui ont rejoint le rassemblement se sont engagés à mettre fin aux relations entre la ville et les forces de police et à «mettre fin aux services de police tels que nous les connaissons et recréer des systèmes qui nous assurent réellement la sécurité».

Cette déclaration commune survient après la vague d’indignation soulevée par les images de l’arrestation de George Floyd, cet Afro-Américain mort avec le genou d’un policier pressé contre son cou pendant près de neuf minutes, la semaine dernière, à Minneapolis.

Des militants communautaires critiquent le service de police de Minneapolis depuis des années pour ce qu’ils disent être une culture raciste et brutale qui résiste au changement. L’État du Minnesota a lancé une enquête sur le service de police la semaine dernière.

La dissolution d’un service de police en entier s’est déjà produite. En 2012, alors que la criminalité sévissait à Camden, dans le New Jersey, la ville a dissous son service de police et l’a remplacé par une nouvelle force qui couvrait le comté de Camden. Compton, en Californie, a fait la même chose en 2000, déplaçant ses services de police dans le comté de Los Angeles.

Par La Presse canadienne avec The Associated Press

Canada-Québec: La police de Lévis réfute des allégations de discrimination raciale

juin 2, 2020

 

La police de Lévis réfute des allégations de discrimination raciale entourant une vidéo montrant l’arrestation d’un jeune Noir qui a été maîtrisé par la force, alors que des internautes font le parallèle avec la mort de George Floyd à Minneapolis, aux États-Unis.

Lundi, en fin après-midi, le Service de police de Lévis (SPVL) a publié un communiqué pour défendre le travail de ses policiers lors d’une intervention qui a eu lieu le samedi 23 mai, vers 20h10, au parc de la rivière Etchemin.

Dans son communiqué, le SPVL précise que les policiers sont intervenus pour un rassemblement illégal dans le contexte de la COVID-19 et pour la consommation interdite d’alcool dans un parc. Ils ont fait face à un «groupe hostile» d’environ 35 personnes et les patrouilleurs ont arrêté deux individus, dont celui qui a été filmé, selon le SPVL.

«Certaines personnes semblent faire des liens avec les événements qui se sont déroulés à Minneapolis, aux États-Unis, indique le communiqué. Les valeurs du Service de police de la Ville de Lévis vont à l’encontre de ces agissements».

L’homme arrêté, un Noir âgé de 19 ans, refusait de s’identifier, a résisté à son arrestation et a fait des menaces de mort aux policiers, précise Christian Cantin, porte-parole du SPVL. La vidéo ne montre pas que les policiers ont tenté d’obtenir sa collaboration avant de devoir le maîtriser par la force, ajoute M. Cantin.

Les commentaires sur les réseaux sociaux qui accusent les policiers de discrimination raciale et font un rapprochement avec la mort de George Floyd ne sont pas fondés, souligne Christian Cantin. «Il y en a qui essaient de se faire du capital là-dessus, en lien avec ce qui se passe aux États-Unis. On n’est pas là du tout».

Intitulée «Boire de la bière à Lévis et être noir», la vidéo a été diffusée dimanche soir sur la page Facebook «Spotted Policiers Zélés». Elle montre deux policiers qui maîtrisent un jeune Noir par la force jusqu’au sol, alors que ses amis protestent plusieurs fois en disant qu’«il n’a rien fait».

Sur la page Spotted Policiers Zélés, la vidéo est accompagnée d’un commentaire qui dit : «Eh oui, même à Lévis il y a de la discrimination raciale» — une référence à George Floyd, un Noir qui est mort asphyxié lors de son arrestation par un policier blanc, lundi dernier, à Minneapolis.

Lors de l’intervention au parc de la rivière Etchemin, la police de Lévis a aussi procédé à l’arrestation d’un jeune homme de 17 ans.

Plusieurs infractions sont reprochées aux deux hommes arrêtés, notamment d’avoir d’avoir injurié un agent de la paix, d’avoir refusé de s’identifier, d’avoir commis voies de fait sur un agent de la paix et d’avoir proféré des menaces.

Au moment d’écrire ces lignes, Le Soleil n’avait pas été en mesure de parler avec le jeune homme filmé lors de l’arrestation à Lévis.

Avec Marc Allard – Le Soleil