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Espagne : des poissons tués par la pollution des élevages porcins ?

octobre 13, 2021

Selon une récente enquête citée par le « Guardian », l’impact de l’industrie porcine espagnole, en termes de pollution, pourrait avoir été sous-estimé.

La faune d'un des plus grands lagons d'eau salee d'Europe pourrait courir un danger jusqu'a present sous-estime.
La faune d’un des plus grands lagons d’eau salée d’Europe pourrait courir un danger jusqu’à présent sous-estimé.© JOSE MIGUEL FERNANDEZ / AFP

La faune d’un des plus grands lagons d’eau salée d’Europe pourrait courir un danger jusqu’à présent sous-estimé. Dans un article publié mercredi 13 octobre, Le Guardian évoque une récente enquête, selon laquelle la pollution causée par l’industrie porcine espagnole pourrait être à l’origine du décès massif de poissons. Cette enquête, conjointement menée pendant quatre mois par le collectif de journalistes Lighthouse Reports, ainsi que des collaborateurs du média elDiario.es, est arrivée à la conclusion que l’élevage intensif aurait grandement contribué à créer l’une des pires catastrophes environnementales de ces dernières années.

Dès le mois d’août, des habitants de la région de Murcie, située dans le sud-est de l’Espagne, ont commencé à tirer la sonnette d’alarme après avoir vu des dizaines de poissons morts s’échouer sur les rives de la lagune de Mar Menor, relate le quotidien britannique.

Plus de cinq tonnes de carcasses en décomposition

En quelques jours seulement, le bilan s’est aggravé, atteignant les plus de cinq tonnes de carcasses en décomposition, qui jonchaient alors des plages autrefois très prisées par les touristes. Petit à petit, des images montrant les eaux troubles de la lagune et des témoignages de plaintes provenant des habitants, au sujet de l’odeur nauséabonde qui découlait du phénomène, ont commencé à inonder les médias espagnols, poursuit le Guardian. Dans le même temps, des scientifiques ont pointé du doigt plusieurs décennies de ruissellement d’eau chargée en nitrates. Selon eux, ce phénomène serait à l’origine d’importantes proliférations d’algues, qui ont épuisé l’eau en oxygène, provoquant ainsi la mort des poissons par suffocation.

Alors que des poissons sans vie continuaient à s’échouer tout au long de l’été, le gouvernement régional a interdit l’utilisation d’engrais à une distance inférieure de 1,5 kilomètre de la lagune, suggérant que la responsabilité de la crise était imputable à la vaste étendue de champs agricoles qui bordent la lagune, observe le site d’information. De son côté, le gouvernement central s’est montré plus direct, reprochant aux responsables locaux d’avoir eu un comportement laxiste en matière d’irrigation des champs. Mais ni l’un ni l’autre n’a jamais mentionné les élevages porcins. Pourtant, comme le précise le Guardian, ces derniers ont proliféré au cours de la dernière décennie, près de la lagune.

Droits humains: l’ONU alerte sur le triptyque climat- pollution-perte de biodiversité

septembre 13, 2021
Droits humains: l'ONU alerte sur le triptyque climat- pollution-perte de biodiversite
Droits humains: l’ONU alerte sur le triptyque climat- pollution-perte de biodiversité© AFP/Archives/Fabrice COFFRINI

Réchauffement climatique, pollution et perte de biodiversité: une triple crise environnementale provoquée par l’être humain est la principale menace pour le respect des droits humains, a averti lundi l’ONU.

A quelques semaines de la COP26 climat à Glasgow (EcosseRoyaume-Uni) début novembre, la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme Michelle Bachelet a réclamé une « action climatique plus ambitieuse ».

« Les crises interdépendantes liées à la pollution, au changement climatique et à la biodiversité multiplient les dangers – amplifiant les conflits, les tensions et les inégalités structurelles, et rendant les gens de plus en plus vulnérables », a-t-elle déclaré à l’ouverture de la 48e session du Conseil des droits de l’homme à Genève (Suisse).

« En s’intensifiant, ces menaces environnementales constitueront le plus important défi pour l’exercice des droits humains de notre ère », a-t-elle affirmé.

Cette « triple crise planétaire » a déjà, selon Mme Bachelet, un large et direct impact sur toute une série de droits humains, tels que « les droits à une alimentation adéquate, à l’eau, à l’éducation, au logement, à la santé, au développement et même à la vie ».

La pollution est à l’origine d’un décès prématuré sur six, a-t-elle averti, avant d’égrener un chapelet de catastrophes environnementales: famine à Madagascar, désertification au Sahel, submersion des côtes au Bangladesh, raréfaction des ressources en eau au Moyen-Orient, gigantesques incendies en Sibérie et en Californie, inondations en Chine et en Allemagne…

« S’attaquer à la triple crise environnementale mondiale est un impératif humanitaire, un impératif de droits pour les droits humains, un impératif de consolidation de la paix et un impératif de développement », a affirmé Mme Bachelet.

Xinjiang

La Haut-Commissaire a ensuite souligné que la crise environnementale n’était pas la seule à laquelle l’humanité est confrontée, dressant une autre longue liste de violations des droits humains dans le monde.

A cet égard, elle a dit regretter « ne pas être en mesure de faire état de progrès dans (ses) efforts pour obtenir un accès significatif » à la région chinoise du Xinjiang.

« Dans l’intervalle, mon bureau finalise son évaluation des informations disponibles sur les allégations de violations graves des droits humains dans cette région, en vue de les rendre publiques », a-t-elle pour la première fois annoncé.

Depuis son arrivée au Haut-Commissariat, Mme Bachelet n’a eu de cesse de réclamer un « accès total » à cette région. Fin février, elle avait réitéré son appel à une « évaluation complète et indépendante » de la situation des droits humains dans cette région.

Mais Pékin refuse toute enquête et estime que toute visite à la région doit être « amicale ».

Le Xinjiang a longtemps été frappé par des attentats attribués à des séparatistes ou des islamistes de l’ethnie musulmane ouïghoure. Les autorités y imposent depuis quelques années une surveillance policière draconienne.

Les Etats-Unis, sur la base d’études de chercheurs occidentaux, reprochent à la Chine d’avoir arbitrairement interné plus d’un million d’Ouïghours dans des « camps » du Xinjiang. Pékin dément ce chiffre et affirme qu’il s’agit de « centres de formation professionnelle ».

Palestiniens

Mme Bachelet a également attiré l’attention du Conseil sur « la poursuite et la multiplication des cas d’usage excessif de la force – ou totalement injustifié – contre des civils palestiniens par les forces de sécurité israéliennes ».

Depuis janvier, 54 Palestiniens, dont 12 enfants, ont été tués par les forces israéliennes en Cisjordanie – plus du double du chiffre pour toute l’année 2020, a-t-elle détaillé. Et plus de 1.000 personnes ont été blessées par des tirs à balles réelles.

Elle a également fait part de sa profonde préoccupation face « aux mesures de répression de la dissidence prises ces derniers mois » par les autorités palestiniennes, et indiqué craindre une aggravation de la situation.

L’ex-présidente chilienne a en particulier dénoncé « l’usage injustifié » de la force par les forces de sécurité palestiniennes pendant les manifestations qui ont suivi le décès de Nizar Banat, un militant critique de l’Autorité palestinienne décédé en juin peu après son arrestation.

« L’un des membres de mon équipe, qui surveillait les manifestations, figurait parmi les nombreux manifestants battus », a-t-elle dénoncé.

Par Le Point avec AFP

L’Afrique du Sud, premier pollueur du continent

mai 27, 2019

 

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a promulgué une loi imposant une taxe sur les émissions de carbone aux entreprises de son pays, le plus pollueur du continent, une mesure saluée lundi comme «une première étape» par les défenseurs de l’environnement. Le montant de cette taxe, qui entre en vigueur le 1er juin, a été fixé à 120 rands (7,4 euros) par tonne de dioxyde de carbone. «Le changement climatique représente l’un des plus grands défis auquel est confrontée l’espèce humaine et l’objectif premier de la taxe carbone est de réduire les émissions de gaz à effet de serre d’une façon viable», a expliqué le ministère du Trésor dans un communiqué dimanche soir.

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a «loué» M. Ramaphosa pour avoir promulgué cette loi qui «traînait depuis longtemps». «Quand elle a été la première fois évoquée en 2010, l’idée d’une taxe carbone a rencontré une forte résistance de la part des gros émetteurs» de CO2, a souligné l’ONG. «Même si beaucoup doit encore être fait pour que la taxe devienne plus efficace, nous reconnaissons qu’il s’agit là d’une première étape significative», a-t-elle ajouté, rappelant que son objectif était «d’améliorer la santé (…) et de rendre l’environnement et l’économie résilients». Greenpeace a estimé que la taxe «lançait un signal» aux entreprises polluantes, mais regretté que son montant ne soit pas à ses yeux suffisant pour les convaincre de réduire leurs émissions de dioxyde de carbone.

«Nous ne pensons pas que la taxe» en l’état actuel «aura un impact», a regretté Melissa Steele auprès de l’AFP. Jusqu’en 2022, la taxe doit être réévaluée chaque année du montant de l’inflation valorisé de deux points, puis à partir de 2023 réévaluée seulement du montant de l’inflation. L’Afrique du Sud, première puissance industrielle du continent, est extrêmement dépendante du charbon pour sa production d’électricité. Elle figure au 14e rang des pays pollueurs de la planète, selon Greenpeace. Elle a adopté des objectifs climatiques stricts en 2011 et figure parmi les signataires de l’accord de Paris sur le réchauffement de 2015, mais les mesures d’application traînent en longueur.

Par Le Figaro.fr avec AFP

A Bassora, l’eau salée et polluée détruit tout sur son passage

août 31, 2018

Des poissons pourrissent au soleil sur les bords des bassins de pisciculture à Bassora, dans le sud de l’Irak, le 29 août 2018 / © AFP / Haidar MOHAMMED ALI

Sur un lit aux urgences à Bassora, Younès Selim se tient le ventre. Intoxiqué par l’eau comme des milliers d’Irakiens dans la province méridionale côtière, il attend d’être traité par des médecins qui ne savent plus où donner de la tête.

En proie à des coliques, l’homme regarde ses compagnons d’infortune recevoir des perfusions, pour les réhydrater après de fortes diarrhées. Sa faute? Avoir bu l’eau du robinet, l’eau minérale étant trop chère.

« Nous ne donnons que de l’eau minérale à nos trois enfants, mais ma femme et moi devons souvent boire l’eau du robinet », chuchote-t-il à l’AFP.

Depuis le 12 août, « plus de 17.000 patients ont été admis pour des diarrhées, coliques et vomissements », dit à l’AFP Ryad Abdel Amir, à la tête de la Direction de la Santé de Bassora (sud), l’une des provinces les plus peuplées du pays et la seule à avoir accès à la mer.

En onze ans, il assure n’avoir jamais vu une telle crise, doublée d’une vétusté des services publics et d’une hausse des prix.

Certes les intoxications enregistrées jusqu’ici sont bénignes et la totalité des malades rentrent chez eux, mais la situation s’aggrave, prévient-il.

Oum Haydar, vendeuse sur le marché, peine à ravitailler en eau filtrée sa famille de 30 personnes. « Mille litres coûtent 20.000 dinars (17 dollars) et une fois qu’on a tous bu et lavé les enfants, en une demi-heure, il n’y a plus rien », se lamente cette grand-mère. Il y a peu, la même quantité d’eau se vendait à 5.000 dinars.

Des malades aux urgences de Bassora, dans le sud de l’Irak, intoxiqués par l’eau, le 29 août 2018 / © AFP / Haidar MOHAMMED ALI

– Estuaire « dépotoir » –

Si l’Irak manque généralement d’eau en raison de la sécheresse, Bassora concentre tous les maux: eau polluée et salée, services publics lamentables, coupures de courant et égouts à ciel ouvert, pollution atmosphérique en raison des torchères.

Confronté depuis deux mois à une contestation populaire à Bassora, le Premier ministre Haider al-Abadi explique que « depuis des décennies » le taux de salinité de l’eau grandit et la concentration en chlorine baisse. Et cette année il y a « une baisse des pluies ».

L’Irak partage avec l’Iran le Chatt Al-Arab, où se jettent le Tigre et l’Euphrate. Dans cet estuaire, l’eau salée de la mer et l’eau douce des deux fleuves emblématiques ont toujours cohabité.

Mais aujourd’hui, l’eau salée a pris le dessus et remonte désormais sur 40 km au nord de Bassora. Les guerres à répétition et désormais les barrages turcs et iraniens ont eu raison de la faune aquatique et des barrières naturelles.

Et au sel, s’ajoutent les déchets charriés par les deux fleuves qui emportent les eaux usées du pays de 38 millions d’habitants.

Des poissons pourrissent au soleil sur les bords des bassins de pisciculture à Bassora, dans le sud de l’Irak, le 29 août 2018 / © AFP / Haidar MOHAMMED ALI

A Bassora, les égouts se déversent dans des canaux à ciel ouvert qui finissent dans le Chatt al-Arab. A cela s’ajoute la pollution de l’industrie pétrolière, première pourvoyeuse de revenus et unique source de devises de l’Irak, et pétrochimique iranienne voisine.

« Le Chatt al-Arab est devenu un dépotoir et depuis 15 ans les stations d’épuration n’ont pas été rénovées », s’alarme Fayçal Abdallah, du Conseil gouvernemental des droits de l’Homme.

Son institution plaide pour déclarer la province « sinistrée » afin qu’elle puisse bénéficier de fonds spéciaux et de quotas d’eau douce qui lui reviennent depuis les barrages en amont.

– « Pire saison » –

« La province est censée recevoir 75 mètres cubes d’eau par seconde, mais seuls 59 m3/s y arrivent vraiment », car les provinces agricoles en amont prélèvent de l’eau, explique-t-il. Or, plus d’eau douce permettrait de repousser l’eau salée vers le Golfe.

Mais le mal est là, assure Jassem Mahmoud qui a perdu cette année l’intégralité de ses 50 millions d’alevins et est désormais criblé de dettes. « C’est la pire saison » en 25 ans. « Et sûrement la dernière année pour nous ».

A Bassora, l’eau salée et polluée détruit tout sur son passage / © AFP / Dawood al-Yaseen, Linda Abi Assi

Plus loin, sur les bords des bassins de pisciculture, des centaines de poissons pourrissent au soleil sur une terre craquelée. D’autres flottent sur l’eau puisée dans le Tigre passant à proximité.

Kazem al-Ghilani teste avec un appareil l’eau de son bassin: « la salinité atteint 12 mg par kg d’eau. En temps normal, elle varie entre 1 et 1,5 mg », explique cet ingénieur agricole.

Alors que chaque jour des manifestants se rassemblent devant la Direction de la Santé, le dr Abdel Amir dit « gérer les résultats de la crise », tout en soutenant que « les raisons sont à chercher » ailleurs.

« On ne peut faire porter l’entière responsabilité au gouvernement actuel », rétorque le Premier ministre Abadi. La prévention et l’entretien de l’eau « relève des provinces ».

Quoiqu’il en soit, le dr Abdel Amir est inquiet. L’eau salée ayant une très faible concentration en chlore et les températures plus clémentes attendues à l’automne constitueront le terreau idéal pour le développement du choléra.

Romandie.com avec(©AFP / (31 août 2018 12h22)

La canicule en Europe: incendies, pollution et horloge cassée

août 6, 2018

Baigneurs sur une plage de la ville espagnole de Benidorm (est), le 5 août 2018 / © AFP / JOSE JORDAN

Une partie de l’Europe continue lundi de suffoquer sous les effets de la canicule, qui s’accompagne de feux de forêt au Portugal et en Espagne, de pollution à l’ozone en France et a même eu raison des aiguilles du clocher de la majestueuse église Dom, dans le centre des Pays-Bas.

Voici un aperçu de la situation:

– Portugal: l’incendie de Monchique progresse toujours –

Le Portugal respire – un peu – mieux avec des températures repassées sous la barre des 45°C dimanche, selon l’Institut portugais de la mer et de l’atmosphère (IMPA).

Photo prise le 4 août 2018 du feu de forêt qui s’est déclenché dans la chaîne de montagne de Monchique dans le sud du Portugal. / © AFP / CARLOS COSTA

Mais à Monchique, le feu de forêt qui s’est déclenché vendredi dans la chaîne de montagnes du sud du pays ne faiblit pas: la ville s’est réveillée lundi matin sous un épais nuage de fumée, le sinistre s’approchant.

Un hôtel et des habitants avaient été évacués préventivement. L’incendie, qui mobilise près de 1.100 pompiers, 320 véhicules, huit bombardiers d’eau et hélicoptères, a fait 24 blessés dont un grave dans la nuit de dimanche à lundi, selon les services de secours.

– En Espagne, bilan total de 6 morts –

Deux femmes se protègent du soleil avec des ombrelles à Benidorm, le 5 août 2018 / © AFP / JOSE JORDAN

De l’autre côté de la frontière, les pompiers espagnols parvenaient à prendre contrôle d’un incendie qui s’est déclenché dimanche à Almonaster la Real, dans la province de Huelva, en Andalousie (sud-ouest), région de pins et d’eucalyptus.

La situation « a bien évolué » grâce à « l’absence de vent », ont annoncé les pompiers d’Andalousie qui ont mobilisé 12 avions bombardiers d’eau.

La vague de chaleur a fait six morts depuis la semaine dernière: deux sans-abri sont décédés samedi dans la province de Tarragone (nord-est), a annoncé lundi le département de la Santé de Catalogne, et un homme de 81 ans est décédé lundi en Estrémadure (sud-ouest), selon le gouvernement régional. La semaine dernière, un sans-abri est également mort à Barcelone (nord-est) et deux hommes à Murcie (sud-est).

Alertes canicule en Europe / © AFP /

Les températures restent élevées, surtout dans le sud-ouest où elles devraient tutoyer les 40-42°C. Et inutile de compter sur la fraicheur nocturne: le mercure a atteint les 35,1°C à minuit dans la ville de Zorita (sud-ouest), selon le bureau météorologique national.

– Pays-Bas: la chaleur arrête le temps à Utrecht –

Les aiguilles du clocher de la majestueuse église Dom à Utrecht (centre) ont cédé sous les températures et ne tournent plus depuis vendredi matin, 11H23.

Les Parisiens se rafraichissent sous les fontaines du parc André Citroën à Paris le 5 août 2018 / © AFP / Geoffroy VAN DER HASSELT

Les métaux à l’intérieur de l’horloge se sont distendus, bloquant les rouages issus de l’an 1857. L’horloge devait être réparée lundi matin sous une chaleur de nouveau tropicale pour les Pays-Bas: jusqu’à 34°C lundi.

Dans la région de Rotterdam, la baisse du niveau des rivières a entraîné une entrée trop importante d’eau salée. Aussi, l’Institut national pour la gestion des eaux (Rijkswaterstaat) a ouvert des barrages pour envoyer de l’eau douce depuis l’intérieur des terres en direction de la mer, obligeant les navires venus d’Allemagne à faire un détour pour rejoindre le plus grand port européen.

– Belgique: plus que la canicule de 1976 –

Des femmes prennent un selfie le 4 août 2018 près des étagères réfrigérées d’un supermarché à Helsinki, qui a autorisé ses clients à dormir dans ses locaux pour se protéger de la chaleur, durant le week-end. / © Lehtikuva/AFP / Heikki Saukkomaa

Les niveaux de la canicule de 1976 ont été dépassés dimanche, la 51e « journée d’été » durant laquelle la température maximale a atteint ou dépassé les 25°C. Le record remonte à l’été 1947 (66 journées d’été).

« Ce qui est le plus marquant dans le dérèglement climatique (…) est la longueur de ces épisodes de chaleur », relève le météorologue David Dehenauw, de l’Institut royal météorologique, cité dans le quotidien Le Soir.

Mardi, les maxima prévus étaient de 31°C ou 32°C sur le littoral et jusqu’à 36°C en Campine (nord-est), selon l’Institut.

Les feux de forêt font rage dans le sud de l’Europe / © Alexandre Carmo/AFP / -, Farid Addala

– France : pollution à l’ozone –

Les températures les plus élevées sont attendues lundi et mardi, avec 37°C à Bordeaux (sud-ouest), 36°C à Paris ou encore à Lyon (est).

Cette hausse de température s’accompagne d’une augmentation de la pollution à l’ozone notamment dans la région parisienne, le sud et l’est du pays, qui entraîne des restrictions de la circulation automobile.

– Finlande: dodo au supermarché –

Un supermarché d’Helsinki, K-Supermarket, a offert à ses clients l’asile climatique, en les autorisant à dormir dans ses locaux climatisés durant le week-end.

– Allemagne : excursion en forêt pour la rentrée scolaire –

Pour cause de chaleur, la rentrée des classes n’a eu lieu que durant la matinée de lundi avant une après-midi libre dans au moins trois écoles de Trier, en Rhénanie-Palatinat (ouest), où les températures sont attendues autour de 34°C, rapporte le quotidien Bild.

D’autres écoles devraient suivre l’exemple en ce jour de rentrée scolaire pour un million d’élèves dans trois Etats allemands. En cas de surchauffe dans les classes, l’autre option est une excursion en forêt.

Romandie.com avec(©AFP / (06 août 2018 16h16)

La Russie reconnaît être à l’origine d’une pollution radioactive

novembre 20, 2017

Moscou – L’agence russe de météorologie Rosguidromet a reconnu lundi qu’une concentration « extrêmement élevée » de ruthénium-106 avait été détectée fin septembre dans plusieurs régions de Russie, confirmant les rapports de plusieurs réseaux européens de surveillance de la radioactivité.

« Le radio-isotope Ru-106 a été détecté par les stations d’observation d’Arguaïach et de Novogorny » entre le 25 septembre et le 1er octobre, précise Rosguidromet dans un communiqué.

Selon la même source, le taux le plus élevé a été enregistré dans la station d’Arguaïach, un village proche de Tcheliabinsk, dans le sud de l’Oural, où « une concentration extrêmement élevée » de ruthénium-106 « excédant de 986 fois » les concentrations enregistrées le mois précédent a été détectée.

L’agence russe précise que le ruthénium-106 a ensuite été détecté au Tatarstan puis dans le sud de la Russie, avant qu’il ne se fixe à partir du 29 septembre « dans tous les pays européens, à partir de l’Italie et vers le nord de l’Europe ».

Rosguidromet ne donne pas d’indication sur la source potentielle de la pollution mais Arguaïach est située à 30 kilomètres du complexe nucléaire Maïak, touché par un des pires accidents nucléaires de l’histoire en 1957.

Maïak est aujourd’hui un site de retraitement de combustible nucléaire usé.

Fin septembre, plusieurs réseaux européens de surveillance de la radioactivité dans l’atmosphère avaient repéré du ruthénium-106 dans l’atmosphère.

L’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français avait indiqué après une enquête que « la zone de rejet la plus plausible se situe entre la Volga et l’Oural », sans être en mesure de préciser la localisation exacte du point de rejet.

L’IRSN précisait que la source de la pollution ne pouvait provenir d’un réacteur nucléaire, car d’autres éléments radioactifs auraient été détectés, et faisait « l’hypothèse d’un rejet issu d’une installation » liée au cycle du combustible nucléaire ou de fabrication de sources radioactives ».

Le ruthénium-106 est un produit de fission issu de l’industrie nucléaire, par ailleurs utilisé pour des traitements médicaux.

« Les niveaux de concentration dans l’air en ruthénium-106 qui ont été relevés en Europe et a fortiori en France sont sans conséquence tant pour la santé humaine que pour l’environnement », a noté l’IRSN.

Romandie.com avec(©AFP / 20 novembre 2017 18h51)                                            

Etat d’urgence en Amazonie pour pollution due au mercure

mai 23, 2016

Le Pérou a déclaré lundi l’état d’urgence dans 11 districts de la région de Madre de Dios (sud-est), en Amazonie. Le pays y a détecté des niveaux de mercure anormalement élevés, liés aux nombreuses mines illégales.

Selon un rapport des autorités environnementales, il a été détecté dans ces zones une « pollution par le mercure des eaux des rivières, des espèces marines et de la population à des niveaux supérieurs aux limites autorisées ».

Plusieurs ethnies de la région présentent ainsi des niveaux excessifs de mercure dans l’organisme. « Ce qui entraîne des problèmes de santé sérieux, chroniques et complexes, particulièrement chez les enfants et les femmes enceintes », explique le rapport.

Ces niveaux sont la conséquence de « pratiques inadéquates par l’activité minière clandestine, durant l’extraction d’or ». La pollution touche aussi les poissons, notamment le Mota Punteada (Calophysus macropterus), un poisson-chat prisé par les populations locales. « Il n’est pas recommandé de consommer cette espèce », a déclaré à la presse étrangère le ministre de l’Environnement Manuel Pulgar-Vidal.

« Nous allons devoir vivre les 80 prochaines années avec les conséquences de l’activité minière dans la région de Madre de Dios a-t-il indiqué. Et d’ajouter qu' »il faut combattre cela à la racine » en fermant ces mines illégales.

Le ministre a précisé que l’état d’urgence permettra de mettre en place « des actions dans le domaine de la santé, des hôpitaux de campagne », mais aussi de « faire parvenir des aliments comme des poissons non-pollués » aux populations affectées.

Romandie.com

Pékin plongé sous un brouillard polluant, après le déclenchement d’une 2e alerte rouge

décembre 19, 2015

Pékin – Pékin était plongé samedi dans un brouillard toxique après le déclenchement d’une seconde alerte rouge –de niveau maximal– à la pollution, sans toutefois revivre les pics des dernières semaines, tandis que les habitants s’interrogeaient sur l’efficacité des mesures drastiques mises en place.

L’alerte rouge décrétée par la municipalité est entrée en vigueur samedi à l’aube et persistera jusqu’à mardi. Le Bureau municipal en charge de l’environnement a ordonné des fermetures d’usines et la mise en place d’une circulation alternée pour les véhicules privés afin de limiter l’expansion du smog, et les écoles devront suspendre leurs cours.

De fait, dans les avenues du centre-ville, d’ordinaire bloquées par des embouteillages endémiques, le trafic automobile apparaissait singulièrement réduit samedi en journée, la moitié des 4,4 millions de véhicules de la métropole étant privés de sortie (selon le dernier chiffre pair ou impair de la plaque d’immatriculation).

Certes, un brouillard blanchâtre à l’odeur charbonnée réduisait la visibilité et estompait les contours des immeubles voisins –mais la concentration de microparticules toxiques était très loin des inquiétants sommets enregistrés ces dernières semaines.

La densité de particules de 2,5 microns de diamètre (PM 2,5), particulièrement dangereuses pour la santé car elles pénètrent profondément dans les poumons, a dépassé samedi matin 260 microgrammes par mètre cube, selon les niveaux de référence mesurés par l’ambassade américaine.

Ce qui n’a pas empêché des personnes âgées de braver la pollution pour faire leur gymnastique matinale sur plusieurs places et parcs, tandis que certains Pékinois disaient sur la plateforme de messagerie WeChat leur intention de rester ce week-end calfeutrés chez eux, pour ce troisième épisode d’airpocalypse en moins d’un mois.

Mais la concentration polluante était retombée en milieu d’après-midi à 140 microgrammes/m3.

Cela reste très au-dessus du plafond maximal recommandé par l’Organisation mondiale de la Santé (de seulement 25 microgrammes pour une exposition de vingt-quatre heures), mais on est encore bien en-deçà des pics de pollution à plus de 600 enregistrés début décembre… qui n’avaient alors entraîné aucune alerte rouge.

Dans ces conditions, et même si la situation devrait s’aggraver les jours prochains, certains Pékinois dénonçaient les restrictions à la circulation adoptées seulement par principe.

Que je conduise ou pas ma voiture à essence n’a pas grand chose à voir avec les principaux facteurs du smog, grinçait un internaute sur la plateforme de microblogs Weibo, assurant qu’il était prêt à payer l’amende prévue.

La pollution est exacerbée par l’utilisation accrue de charbon pour la production d’électricité durant l’hiver, et par les émissions nocives des régions industrielles entourant Pékin.

Si jamais la circulation alternée est efficace pour contrôler les accès de smog, pourquoi n’est-elle pas mise en place de façon permanente?, se demandait toutefois un autre internaute.

Les autorités pékinoises avaient annoncé pour la toute première fois le 7 décembre une alerte rouge inédite, couplée à une batterie de mesures — quelques jours après avoir été durement critiquées pour leur réponse jugée insuffisante face à un épisode de smog plus gravissime encore.

Cette alerte maximale très médiatisée avait fait l’effet d’un électrochoc dans la capitale, provoquant notamment des achats effrénés de masques ou encore d’appareils purificateurs d’air, rapidement en rupture de stock. Les hôpitaux avaient connu une ruée de parents inquiets pour la santé de leurs enfants.

La Chine, dont la production d’électricité vient à quelque 70% du charbon, est le premier pays pollueur de la planète mais s’est engagée à plafonner ses émissions de CO2 autour de 2030.

Romandie.com avec(©AFP / 19 décembre 2015 11h11)

Pollution: Pékin en alerte rouge pour la première fois

décembre 7, 2015

Pékin – Pékin est pour la première fois en alerte maximale rouge à la pollution atmosphérique, une mesure inédite décidée par les autorités lundi alors qu’un nouvel épisode d’air apocalypse doit toucher la capitale chinoise.

Cette annonce — qui intervient alors que la conférence sur le climat (COP21) aborde sa dernière ligne droite à Paris — doit entraîner à partir de mardi matin, et jusqu’à jeudi, des mesures exceptionnelles pour les quelque 20 millions de Pékinois, a annoncé le Bureau de la Protection environnementale de la municipalité. Le nord de la Chine suffoque ces derniers jours sous un épais brouillard polluant.

La circulation alternée, suivant le dernier numéro –pair ou impair– de la plaque d’immatriculation sera mise en place pour toutes les voitures particulières et officielles, à l’exception des véhicules électriques.

En compensation, 200 bus supplémentaires circuleront dans les rues de la ville, en priorité des véhicules électriques ou hybrides selon la compagnie des transports de Pékin, citée par le journal Beijing Daily.

Les chantiers en extérieur seront interrompus, et les camions destinés au transport de gravats et de déchets du BTP seront interdits de circulation, alors que les usines les plus polluantes devront cesser leurs opérations.

Les écoles maternelles, primaires ainsi que les collèges sont par ailleurs appelés à fermer leurs portes, une mesure conseillée, mais cependant non obligatoire.

Pékin avait déjà, la veille, enjoint les établissements scolaires à suspendre pour trois jours toutes leurs activités en extérieur.

La pollution de l’air dans les grandes villes chinoises est un phénomène récurrent devenu l’un des principaux sujets de mécontentement de la population.

La densité de particules de 2,5 microns de diamètre (PM 2,5), particulièrement dangereuses pour la santé, atteignait lundi soir plus de 224 microgrammes par mètre cube, selon les niveaux de référence mesurés par l’ambassade des Etats-Unis à Pékin.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande un plafond moyen de seulement 25 microgrammes par vingt-quatre heures.

Premier pollueur mondial, la Chine a annoncé la semaine dernière son intention de réduire de 60% les rejets des principaux polluants de ses centrales au charbon d’ici 2020, en modernisant leurs infrastructures.

Cette annonce du gouvernement vise surtout –de l’avis des analystes– à apaiser quelque peu l’exaspération populaire face au smog.

Romandie.com avec(©AFP / 07 décembre 2015 13h29)

Les écoles de Pékin suspendent leurs « activités en extérieur »

décembre 6, 2015

Les établissements scolaires de Pékin vont suspendre pour trois jours toutes leurs activités en extérieur, ont annoncé dimanche les médias officiels. Cette mesure a été prise suite à de nouveaux pics de pollution atmosphérique.

« Les jardins d’enfants, écoles primaires et établissements secondaires devront suspendre leurs activités conduites en extérieur de lundi à mercredi », en raison d’une nouvelle « alerte orange » émise par les autorités, a indiqué l’agence étatique Chine nouvelle, citant le bureau municipal de l’Education.

Avec des températures hivernales en dessous ou autour de zéro, Pékin a été noyé en début de semaine dans un dense brouillard polluant blanchâtre imprégné d’une acre odeur de charbon, qui limitait très fortement la visibilité.

La densité de particules de 2,5 microns de diamètre (PM 2,5), particulièrement dangereuses pour la santé, avait atteint lundi et mardi plus de 600 microgrammes par mètre cube, selon les niveaux de référence mesurés par l’ambassade américaine à Pékin. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande un plafond moyen de seulement 25 microgrammes par vingt-quatre heures.

Fréquentes alertes
Ces microparticules polluantes sont accusées d’être impliquées dans des centaines de milliers de décès prématurés en Chine. Les épisodes d' »airpocalypse » y sont fréquents et provoquent le vif mécontentement des populations citadines.

Pékin avait déjà déclenché le week-end dernier l' »alerte orange », son niveau d’alerte pollution le plus élevé cette année. Les autorités avaient enjoint les habitants à « éviter le plus possible de sortir ».

Dimanche, les relevés de l’ambassade américaine faisaient état d’une densité de particule PM 2,5 allant jusqu’à 287 microgrammes par m3 à Pékin, soit près de 12 fois supérieure au plafond recommandé par l’OMS.

Premier pollueur mondial, la Chine a annoncé mercredi son intention de réduire de 60% les rejets des « principaux polluants » de ses centrales au charbon d’ici 2020, en modernisant leurs infrastructures. Dévoilée alors que la conférence sur le climat (COP21) bat son plein à Paris, cette annonce du gouvernement vise surtout – de l’avis des analystes- à apaiser quelque peu l’exaspération populaire.

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