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La Banque africaine de développement accorde un prêt de 56 millions de dollars pour financer les accès routiers au pont entre les deux Congo.

décembre 18, 2019

Abidjan (Côte d’Ivoire), le 17 décembre 2019 – Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a accordé, ce lundi, un prêt de 56 millions de dollars américains du Fonds africain de développement destiné à financer les accès routiers permettant d’accéder au pont qui relie les capitales des deux Congo, Kinshasa et Brazzaville.

La mise en œuvre du projet d’aménagement de ces accès routiers prévoit des travaux de grande ampleur des deux côtés du fleuve. Du côté de la République démocratique du Congo (RDC), le projet comprend des raccordements routiers (construction et bitumage) de 6,8 km, des études des voies d’accès complémentaires (Maluku-jonction RN1) sur 25 km et des études portant sur d’autres infrastructures, notamment la voie de contournement de la ville de Kinshasa.

De l’autre côté du fleuve, au Congo Brazzaville, des études détaillées des voies d’accès entre les localités de Yié et Maloukou (23 km) sont prévues, y compris l’actualisation de l’étude d’impact environnemental et social et de son plan de gestion. Un plan d’indemnisation et de réinstallation couvrant la voie d’accès au pont route-rail (3,2 km) sera également élaboré.

« Ce pont route-rail contribuera à assurer la continuité du trafic routier sur le corridor Tripoli-Windhoek-Le Cap, dont la branche en Afrique centrale, constituée par la liaison Cameroun-Tchad-Congo-RDC vise à relier Yaoundé, Libreville, Brazzaville et Kinshasa », a détaillé Racine Kane, directeur général adjoint de la Banque africaine de développement pour l’Afrique centrale.

En outre, seront réalisés des forages à Maluku (RDC), qui compte près de 700 000 habitants. Le centre hospitalier de la ville bénéficiera, en outre, d’une ambulance et de la réhabilitation des centres d’accueil des malades du Sida et du choléra.

Compte tenu de son potentiel agricole et avicole, Maluku devrait profiter de la réalisation du projet pour accélérer son développement et abriter une zone économique spéciale. Sa commune voisine Maloukou, située au Congo, abrite déjà une zone industrielle appelée à devenir une zone économique spéciale dans la périphérie de Brazzaville qui s’étendra sur 200 000 hectares et permettra de créer près de 15 000 emplois.

« Le projet doit permettre de renforcer l’intégration régionale en Afrique centrale à travers l’accroissement des échanges commerciaux entre les deux Congo et du commerce intra-communautaire au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale », a conclu Racine Kane.

Ce projet entre Kinshasa et Brazzaville, mené sous l’approche Partenariat public-privé, sous la conduite d’Africa 50, montre le rôle central de la Banque et la synergie institutionnelle (Etat, Nepad, PIDA, Banque) pour la concrétisation de ce projet emblématique du Nepad. Il est également à inscrire dans le cadre du Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA) piloté par la Commission de l’Union Africaine, le Secrétariat du NEPAD et la Banque.

Contact médias : Alexis Adélé, Département de la communication et des relations extérieures : a.adele@afdb.org

Avec Congo-liberty.com

Côte d’Ivoire : destruction d’un quartier populaire d’Abidjan pour la construction du quatrième pont

décembre 1, 2019

Le pont Henri-Konan-Bédié, à Abidjan.

Le pont Henri-Konan-Bédié, à Abidjan. © Jacques Torregano pour JA

 

Les autorités ivoiriennes ont entamé samedi la destruction du grand quartier populaire de Boribana, en vue de la construction du quatrième pont d’Abidjan, donnant lieu à de vastes mouvements de foules.

Encadrés par un important dispositif policier, les bulldozers ont commencé à détruire le quartier de Boribana situé en bord de la lagune, et qui compte près de 60 000 habitants.

Des milliers de personnes faisaient des va-et-vient entre leurs maisons et la route pour sortir réfrigérateurs, casseroles, matelas, télévisions mais aussi toits en tôle, robinets ou câbles électriques …

« On n’a pas le choix. On sort ce qu’on peut », affirme Sanogo Salia, marié et père de deux enfants qui vit en filmant des cérémonies. « On n’a pas d’argent pour aller ailleurs », explique ce locataire qui assure n’avoir touché aucune indemnisation.

Les autorités avaient prévenu jeudi les habitants que l’opération de destruction annoncée en mai puis reportée allait avoir lieu ce samedi. Beaucoup n’ont pas été prévenus ou n’ont pas voulu y croire.

« Les bâtis détruits aujourd’hui sont ceux pour lesquels les propriétaires ont reçu effectivement leur indemnité d’éviction », promet Coulibaly Salimata Tiegbala, coordinateur adjoint du projet de transport urbain d’Abidjan

« Les études ont commencé en 2016. Les locataires ont été recensés Il peut y avoir des omissions. Il y a des bureaux qui sont ouverts pour qu’ils soient pris en charge », a-t-elle précisé.

Quelque 34 milliards de FCFA (51 millions d’euros) du projet sont destinés à indemniser ou reloger les populations de ces zones très denses, selon le gouvernement.

Quatrième pont

Les autorités ont lancé en juillet 2018 les travaux du quatrième pont d’Abidjan qui va relier le quartier populaire de Yopougon à celui du Plateau, la zone des affaires, soulageant un des principaux axes de la capitale économique.

Le pont au-dessus de la lagune Ebrié, autour de laquelle s’est constituée Abidjan, mesurera 1,4 km. Il s’inscrit dans un projet de 7,2 km d’autoroutes urbaines et d’échangeur d’un coût total de 142 milliards de francs CFA (216 millions d’euros), qui doit permettre de désengorger le nord d’Abidjan peuplée de 5 millions d’habitants, en proie à des embouteillages permanents.

Le pont à péage devrait être emprunté par 70 000 véhicules par jour et ainsi soulager l’autoroute, seul grand axe du nord d’Abidjan. Un train urbain, un cinquième pont ainsi que plusieurs échangeurs et grands axes doivent aussi voir le jour à l’avenir dans la capitale économique ivoirienne.

Un collectif de propriétaires s’est plaint du niveau des indemnisations alors qu’il y a eu plusieurs manifestations pour protester contre la destruction du quartier.

La construction du troisième pont sur la lagune, achevé en 2014, est une des grandes réalisations du premier quinquennat du président Alassane Ouattara.

Jeuneafrique.com avec AFP

Grande-Bretagne: Plusieurs blessés dans un incident sur le pont de Londres

novembre 29, 2019

 

LONDRES — La police britannique a évacué vendredi la zone entourant le pont de Londres, dans le centre de la capitale britannique, à la suite d’une attaque à coups de couteau ayant fait plusieurs blessés.

© (Dominic Lipinski/PA via AP)
 

La police a déclaré qu’un homme avait été arrêté, et des témoins ont rapporté avoir vu des agents armés tirer sur un homme.

La police métropolitaine a déclaré que les agents avaient été appelés juste avant 14 heures, vendredi, «sur les lieux d’une attaque au couteau près du pont de Londres».

© La Presse canadienne

Un homme a été arrêté et «plusieurs personnes ont été blessées», selon la police. Les services ambulanciers de Londres ont déclaré avoir envoyé des équipes sur les lieux.

Des témoins ont rapporté avoir vu une bagarre sur le pont et avoir entendu plusieurs coups de feu. Sky News a rapporté que la police avait tiré sur le présumé agresseur.

Amanda Hunter a raconté qu’elle se trouvait dans un autobus en train de traverser le pont lorsqu’elle a entendu des coups de feu.

«(L’autobus) s’est soudainement arrêté et il y a eu du chaos, j’ai regardé par la fenêtre et j’ai vu ces trois policiers se diriger vers un homme», a-t-elle raconté à la BBC.

«On aurait dit qu’il y avait quelque chose dans sa main, je ne suis pas tout à fait sûre, mais un des policiers a tiré sur lui.»

Le journaliste de la BBC, John McManus, était dans le secteur et a dit avoir vu des personnes se quereller sur le pont. Il a ajouté: «Je pensais au début que c’était une bagarre», mais des coups de feu ont ensuite retenti.

Des dizaines de policiers se sont rendus dans le secteur et ont emmené les gens loin du pont, qui relie le quartier des affaires de la ville à la rive sud de la Tamise.

Les voitures et les autobus sur la voie se sont arrêtés, et un camion blanc était immobile en diagonale sur les voies. Une vidéo montre des policiers pointant des armes à feu sur le camion avant de vérifier son conteneur.

La police britannique des transports a annoncé que la station London Bridge, l’une des plus fréquentées de la ville, était fermée et que les trains ne s’y arrêtaient pas.

La police de la ville de Londres, responsable du quartier des affaires, a exhorté la population à rester à l’écart de la zone.

Le pont de Londres a été le théâtre d’une attaque en juin 2017 lorsque des assaillants inspirés par Daech (groupe armé État islamique) ont abattu deux personnes sur le pont, avant d’en poignarder plusieurs autres dans le quartier de Borough Market.

En mars 2017, un attaquant avait tué quatre personnes avec une voiture sur le pont de Westminster, situé tout près, puis avait poignardé un policier avant que les forces de sécurité l’abattent dans une cour devant le Parlement.

The Associated Press

Le pont Kinshasa-Brazzaville fait des vagues sur les deux rives du fleuve Congo

mai 18, 2019

Un homme pêche sur la rive du fleuve Congo, à Brazzaville, (République du Congo) le 22 juillet 2015, avec vue, de l’autre côté du fleuve, sur Kinshasa, en RDC. © FEDERICO SCOPPA/AFP

 

L’annonce officielle du lancement des travaux du pont Kinshasa-Brazzaville, sur le fleuve Congo pour août 2020, suscite des débats dans les capitales de la RDC et de la République du Congo, séparées par quatre kilomètres.

Les travaux doivent commencer dans 15 mois pour un montant de 550 millions de dollars, a annoncé dimanche 12 mai le président de la Banque africaine de développement (BAD) lors d’une conférence de presse au Congo-Brazzaville.

« Ce projet est comme celui (du pont) entre le Sénégal et la Gambie, inauguré en janvier dernier. Nous allons le réaliser », a insisté le président de la BAD Akinwumi Adesina.

Les travaux seront cofinancés par la BAD à hauteur de 210 millions de dollars et par Africa50, une plateforme regroupant des États africains pour financer les infrastructures de développement, a-t-il précisé.

Des détails ont fait surface dans la presse congolaise : la passerelle devrait mesurer 1 575 mètres, avec un péage, une voie ferrée, une route et un trottoir, pour relier Kinshasa (au moins dix millions d’habitants) et Brazzaville (moins de deux millions).

Volonté politique affichée

« Nous allons droit vers la réalisation de ce projet pont route-rail. Il n’y a plus d’obstacles. La volonté politique est clairement affichée », glisse une source au ministère des Travaux publics à Brazzaville.

La possible échéance d’août 2020 réveille l’ambiguïté des liens entre les deux pays homonymes qui parlent les mêmes langues (français, lingala), dansent sur les même rumbas mais se regardent avec méfiance.

Avec 80 millions d’habitants, un revenu moyen annuel par habitant de 450 dollars, trois à quatre fois inférieur à celui du Congo-Brazzaville, et un manque criant d’infrastructures, la RDC redoute la concurrence avec son voisin, qui compte cinq millions d’habitants à peine.

Un responsable de la province du Kongo-central, à l’ouest de Kinshasa, Venant Wabelo, a déclaré sur radio Okapi qu’il refusait le pont car l’ouvrage menace selon lui le rôle stratégique de sa province en tant qu’unique débouché de la RDC vers l’océan Atlantique.

La construction du pont mettrait en effet en concurrence l’axe Kinshasa-Matadi avec l’axe Brazzaville-Pointe-Noire pour l’acheminement des importations et des exportations.

Les ports de Boma et de Matadi en RDC se retrouveraient en concurrence avec le port en eau profonde de Pointe-Noire au Congo-Brazzaville, géré par le Français Bolloré depuis 2008.

« La construction d’un pont reliant Brazzaville à Kinshasa aiderait à accroître le trafic passant par Pointe-Noire et à améliorer la viabilité globale de cette voie », relevait dès 2010 un rapport de la Banque mondiale.

« Il n’y a pas urgence à construire le pont Kinshasa-Brazzaville. Notre priorité doit être de construire des routes, autoroutes, chemins de fer, aéroports et ponts pour relier les 26 provinces de la RDC afin de favoriser l’intégration nationale et créer un marché intérieur », affirme l’économiste Noel Tshiani, économiste congolais (Kinshasa) travaillant à la Banque mondiale, consulté jeudi par l’AFP.

« Un projet vraiment rentable »

De l’autre côté du fleuve, un autre économiste, Léon Mayeko, enseignant-chercheur à l’Université publique de Brazzaville, se montre plus optimiste : « Le pont route-rail est un projet vraiment rentable. Si on peut y ériger un péage, le revenu serait très important pour les deux villes. Le projet va faciliter la libre circulation des personnes et des biens ».

Le long de la corniche piétonne avec vue sur les immeubles de Kinshasa, le projet réveille les préjugés envers les « Zaïrois » qui ont émigré par milliers vers Brazzaville, pour des raisons politiques ou économiques.

En 2014, les autorités de Brazzaville avaient expulsé des dizaines de milliers de ressortissants de la RDC dans une chasse aux délinquants et aux clandestins.

En attendant le pont, des canots à l’aspect souvent vétustes restent la seule voie de passage entre les deux capitales sur le fleuve. La traversée ne prend que 15 minutes. Mais il faut compter deux à trois heures d’attente et de tracasseries administratives au départ et à l’arrivée.

Par Jeuneafrique.com avec AFP

Pont effondré de Gênes: féroce controverse entre le gouvernement et le gestionnaire

août 17, 2018

Les secours continuent de fouiller les décombres du viaduc effondré à Gênes, le 17 août 2018 / © AFP / MARCO BERTORELLO

L’Italie s’apprête à enterrer ses dizaines de morts en pleine polémique alors que les sauveteurs continuaient vendredi inlassablement à chercher les disparus sous les décombres du pont autoroutier effondré à Gênes.

La féroce controverse entre le gouvernement italien et la société autoroutière gestionnaire de l’ouvrage, Autostrade per l’Italia, occupe tout le terrain médiatique avec une rhétorique de surenchère.

Le gouvernement a annoncé son intention de révoquer la concession d’Autostrada per l’Italia sur le tronçon d’autoroute où se trouve le pont effondré.

« On ne peut pas mourir en payant le péage en Italie », a ainsi lancé jeudi le vice-Premier ministre Luigi Di Maio, ministre du Développement économique et chef de file du populiste Mouvement 5 étoiles (M5S).

« Si j’avais été un dirigeant d’Autostrade per l’Italia, j’aurais suspendu quelques péages, mais dans l’heure qui a suivi » le drame, a déclaré l’autre vice-Premier ministre, Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur et chef de la Ligue (extrême droite).

« Nous ne pouvons pas attendre la justice pénale », a estimé le chef du gouvernement, Giuseppe Conte. « Autostrade avait le devoir et l’obligation, l’engagement, d’assurer l’entretien de ce viaduc et la sécurité de tous ceux qui voyageaient dessus. »

La société, qui appartient au groupe Atlantia, lui-même contrôlé à 30% par la famille Benetton, a assuré que ses contrôles de sécurité étaient sérieux.

La holding de Benetton, Edizione (actionnaire de référence), a exprimé sa proximité aux familles jeudi et indiqué qu’elle fera tout pour pointer du doigt les responsabilités dans ce drame.

Atlantia / © AFP / Jean Michel CORNU

Atlantia a de son côté déclaré qu’une reconstruction du pont pourrait « être achevée dans les cinq mois » une fois le site accessible après la fin des recherches et des relevés d’enquête.

Atlantia, dont le titre a plongé de 25% en Bourse la veille et qui repris 6% vendredi, a critiqué une annonce gouvernementale faite « en l’absence de toute certitude sur les causes effectives » du drame. Le groupe a prévenu que la révocation coûterait cher en indemnités à l’Etat. Selon des médias italiens, cela se chiffrerait en milliards d’euros.

– l’UE une cible –

Autre cible du gouvernement: l’Union européenne et sa politique d’austérité, accusée par le nouveau gouvernement populiste d’empêcher les investissements.

La Commission européenne a réagi en assurant avoir encouragé l’Italie à investir dans ses infrastructures et en rappelant que les Etats membres étaient « libres de fixer » leurs priorités.

Alors que le championnat de football doit reprendre ce week-end, les matches prévus dimanche de la Sampdoria et du Genoa, les deux équipes de Gênes, ont été reportés à une date ultérieure. Pour les autres rencontres, les joueurs observeront une minute de silence et porteront un brassard noir.

– des funérailles solennelles –

Gênes: les premiers habitants autorisés à rentrer chez eux / © AFP / Anahide Merayan, Remi Banet, Reinolf Reis

Des funérailles solennelles sont prévues samedi en fin de matinée dans un hall du centre d’exposition de Gênes, avec une messe célébrée par l’archevêque de Milan en présence de toutes les plus hautes autorités de l’Etat dont le président Sergio Mattarella.

Une cérémonie d’Etat qui s’annonce toutefois potentiellement embarrassante pour les institutions italiennes. Selon un décompte, noms à l’appui, de La Stampa, les familles de 17 des 38 victimes préfèrent s’abstenir et 7 familles n’ont pas encore pris de décision.

« C’est l’Etat qui a provoqué cela, qu’ils ne montrent pas leurs faces: le défilé des politiques a été honteux », réagit dans les colonnes du quotidien, Nunzia, la mère d’un des quatre jeunes italiens de Torre del Greco (commune de Naples) décédés sur la route des leurs vacances.

« Mon fils ne deviendra pas un numéro dans le catalogue des morts provoqués par les manquements italiens », a réagit pour sa part sur les réseaux sociaux Roberto, le père d’un autre des garçons. « Nous ne voulons pas une farce de funérailles, mais une cérémonie à la maison, dans notre église de Torre del Greco », a-t-il assené.

Les photos des quatre jeunes devraient néanmoins être présentes à la cérémonie d’Etat samedi.

Les secouristes cherchent encore 10 à 20 disparus, susceptibles d’être passées sur le pont et qui n’ont plus donné de nouvelles depuis l’effondrement, dont le bilan officiel provisoire est toujours de 38 morts et 15 blessés.

Selon la préfecture, un millier de personnes sont toujours engagées sur le site, dont près de 350 pompiers.

Romandie.com avec(©AFP / (17 août 2018 12h47)

Cameroun : L’évêque de Bafia se serait suicidé en se jetant du haut d’un pont

juin 2, 2017

Jean-Marie-Benoît-Bala-Africapostnews

Actualité Cameroun – La nouvelle a eu l’effet d’une bombe atomique au sein de la communauté catholique du Cameroun. Monseigneur Jean Marie Benoît Bala, l’évêque de Bafia, dans le centre du pays, se serait tué en se jetant du haut d’un pont. Pour l’instant et bien que l’enquête judiciaire ne soit qu’à ses débuts, tout laisse à croire que le responsable religieux s’est suicidé en effectuant un plongeon mortel depuis le pont d’Ebebda, à environ 80 km de Yaoundé.

Selon des sources concordantes, c’est la présence d’un véhicule vide garé sur le pont, qui a attiré l’attention des usagers qui empruntaient cette voie. La voiture de marque Toyota Prado, immatriculé au Cameroun CE 9503 V, était stationnée là, sans que l’on ne sache où se trouve son propriétaire. Le 4X4 japonais était garé dans le sens Yaoundé – Bafia.

En fouillant le véhicule, une correspondance pour le moins intrigante a été retrouvée dans le véhicule abandonné.  Le petit message portait la mention « je suis dans l’eau ». Toute chose qui a suscité moult interrogations et supputations. Rapidement, les découvreurs du mystérieux véhicule ont conclu que le propriétaire de ce dernier s’était jeté du pont…

Alerté aux environs de 13h, heure locale, notamment par un autre membre du clergé, le préfet du Mbam-et-Inoubou, région du Centre au Cameroun, Tchoffo Sa’a Maurice, s’est déporté sur les lieux de la curieuse disparition. Ce dernier a confirmé que le véhicule retrouvé était bel et bien celui de l’évêque de Bafia, Monseigneur Jean-Marie Balla.

Monseigneur-Jean-Marie-Benoît-Bala-voiture-Cameroun-Africapostnews2
Voiture de l’évêque sur le pont

De ce que l’on sait actuellement, aucune trace de violence n’a été constatée dans le véhicule et aux abords de celui-ci. Les collaborateurs de l’évêque disparu ont laissé entendre que Mgr Jean Marie Benoît Bala serait parti de Bafia pour une destination inconnue, aux alentours de 23 h.

Pour l’instant, le corps du prélat n’a toujours pas été retrouvé. Les autorités camerounaises ont décidé d’ouvrir une enquête judiciaire à la suite de cette curieuse disparition. Personne ne sait réellement ce qu’est advenu de Jean Marie Benoît Bala.

L’annonce de cette terrible nouvelle a suscité l’émoi dans tout le pays. Les catholiques du Cameroun ne peuvent qu’implorer le Bon Dieu, pour que le prélat soit retrouvé sain et sauf…

C’est le 3 mai 2003 que Mgr Jean Marie Benoît Bala avait pris les rênes de ce diocèse qui compte près de 200.000 catholiques. Décrit comme un homme sans histoire, il était très impliqué au sein de sa communauté. Avant sa nomination par le Pape Jean Paul II, Jean Marie Benoît Bala était supérieur du petit séminaire de Yaoundé. Né le 10 mai 1959 à Oweng, il a été ordonné prêtre le 20 juin 1987. Il a suivi des études en philosophie et en théologie. Par ailleurs est titulaire d’un diplôme en sciences sociales et en gestion.

Africapostnews.com

Canada/Québec: Labeaume plaide pour un 3e pont dans l’ouest

octobre 28, 2016

 

Labeaume plaide pour un 3e pont dans l'ouest
© Ville de Québec Labeaume plaide pour un 3e pont dans l’ouest
Après avoir analysé les déplacements des automobilistes entre Québec et Lévis, le maire Régis Labeaume conclut qu’il est nécessaire de construire un 3e lien entre les deux villes, mais que celui-ci devrait être situé à l’ouest, donc près des deux ponts actuels.

La Ville de Québec a présenté ce matin le portrait de la circulation routière à Québec et Lévis aux heures de pointe. Six heures d’images ont été captées les 28 et 29 septembre derniers dans des « conditions parfaites », donc sans entrave, ni accident. Mais la congestion est malgré tout importante sur plusieurs axes routiers.

Selon les chiffres avancés, 18 100 automobilistes font le trajet Lévis-Québec chaque matin, soit trois fois plus que ceux qui font le parcours inverse.

Les trois quarts de ces Lévisiens (76 %) qui viennent à Québec demeurent à l’ouest de Laurentienne. Une statistique sur laquelle le maire s’appuie pour démontrer qu’un éventuel 3e lien ne devrait pas être situé dans l’est de la ville.

De plus, la majeure partie des déplacements de la Rive-Sud vers Québec provient des deux arrondissements les plus près des ponts, selon les données de la Ville.

« Pour la Ville de Québec, il est évident que le 3e lien doit être dans l’ouest et peut-être idéalement à la hauteur des ponts », affirme le maire Labeaume.

Le maire soumet également l’idée d’un pont au lieu d’un tunnel, rappelant le coût estimé à au moins 4 milliards de dollars pour un lien sous-fluvial. « Serait-il possible que pour le prix d’un tunnel, le gouvernement puisse investir dans un SRB, un pont et plus pour le même prix? Je pose la question. »

Le maire a présenté plusieurs statistiques qui démontrent l’importante hausse du nombre d’automobilistes et de déplacements au cours des dernières années.

Selon les chiffres compilés par la Ville, il y a eu une augmentation de près de 22 % des véhicules sur les deux rives au cours des 10 dernières années, ce qui représente près de 100 000 voitures de plus sur le territoire.

Toutes ces données font dire à Régis Labeaume qu’il faut « accélérer » la réalisation des autres projets qui amélioreront la fluidité de la circulation, comme le SRB, l’élargissement de l’autoroute Laurentienne et la gestion artérielle des feux de circulation.

« Pour nous, il y a urgence de réaliser tous ces projets-là. Et on demande que tous ces projets soient accélérés », a lancé le maire Régis Labeaume.

Radio.ca

Congo-Brazzaville: Plusieurs projets d’infrastructures en vue pour 2016

février 6, 2016

 

En dehors de ceux actuellement en cours de réalisation qui devront être achevés, le ministère de l’Aménagement du territoire et de la Délégation générale aux Grands travaux va encore lancer pleins d’autres projets structurants cette année sur l’ensemble du territoire national. Ces infrastructures à construire concernent tous les secteurs d’activités, entre autres les routes, les barrages électriques, les hôpitaux.



Malgré la récession économique causée par la baisse des cours de pétrole sur le marché international, le gouvernement va maintenir la même dynamique dans la construction des infrastructures socioéconomiques. Pour cette année qui commence, les défis à relever selon le ministère de l’Aménagement du territoire sont encore de plus en plus nombreux. En ce qui concerne les nouveaux projets, il sera lancé cette année la construction du port minéralier de Pointe-Noire et le projet de planification de la zone économique spéciale pilote de la même ville.

La même dynamique se poursuivra avec la réhabilitation de la route de la vasière, dans le département de la Likouala, avec son prolongement vers le district de Bétou, après la finalisation des négociations avec les Brésiliens chargés du marché; la connexion du département de la Sangha avec le barrage de Liouesso, lequel barrage sera mis en exploitation cette année.

Courant cette année, le ministère de l’Aménagement du territoire va aussi finaliser les études techniques et mobiliser les bailleurs de fonds pour le financement du pont-route-rail sur le fleuve Congo ainsi que le lancement des études techniques pour la construction du barrage hydroélectrique de Sounda, avec la société financière internationale. En ce qui concerne l’intégration sous-régionale, seront lancés les travaux d’aménagement et de bitumage de la route Dolisie-Ngongo-Dousala-frontière du Gabon ainsi que la route Sembé-Ntam à la frontière du Cameroun.

La route Pointe-Noire-Brazzaville-Ouesso sera concédée à un opérateur privé

Facteur important dans le développement du système économique national, la route Pointe-Noire-Brazzaville dont les travaux sont presque achevés sera mise en service dans deux mois. Pour garantir sa pérennité et permettre sa rentabilité, le gouvernement prévoit de concéder cette route à un opérateur privé international dans sa dorsale Pointe-Noire-Brazzaville-Ouesso. La concession de ce corridor pour lequel un appel d’offres international sera lancé cette année se fera après avis à manifestation d’intérêt dans le cadre du partenariat public-privé.

« La concession de cette route à un opérateur privé international nous évitera de vivre des perpétuels recommencements au regard des actes d’incivisme déjà récurrents sur la route », a précisé Jean Jacques Bouya. Le ministère de l’Aménagement du territoire a aussi inscrit la municipalisation accélérée de la Bouenza dont la fête sera célébrée cette année à Madingou parmi les priorités en 2016. Il poursuivra les travaux de différents projets en cours de réalisation sur l’ensemble du territoire national.

Adiac-Congo.Com

Un pont se brise dans le nord de l’Ontario et coupe le Canada en deux

janvier 11, 2016

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Le pont de la rivière Nipigon, dans le nord de l’Ontario, a cédé.  Photo :  Gracieuseté : Ashley Littlefield

Le nouveau pont de la rivière Nipigon, en Ontario, qui lie l’est et l’ouest du pays, a cédé dans le froid, dimanche, et est maintenant fermé pour une durée indéterminée.

Selon la police provinciale, qui a été appelée sur les lieux en après-midi, le tablier a levé d’environ 60 centimètres du côté ouest du pont. Elle estime que la fermeture pourrait durer « plusieurs jours ». Un agent a mentionné à Radio-Canada qu’un joint de dilatation aurait lâché. Personne n’a été blessé.

Le pont, dont la construction a été achevée en novembre, fait partie de la route transcanadienne; il assure le lien entre les autoroutes 11 et 17, à l’est de Thunder Bay.

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Ryan Ray, qui a pris cette photo, raconte que certains utilisent des motoneiges pour passer d’un côté à l’autre.  Photo :  Ryan Ray

 

Selon le maire de la ville de Nipigon, Richard Harvey, des ingénieurs inspectent le pont pour évaluer les dommages. Il est donc encore trop tôt pour savoir quand il sera rouvert.

Entre-temps, les véhicules qui veulent poursuivre leur chemin vers l’est ou l’ouest de Nipigon doivent maintenant passer par les États-Unis, en traversant la frontière à Sault-Sainte-Marie.

Bien entendu, tous ceux qui veulent traverser la région et qui n’ont pas leur passeport en mains ne pourront pas emprunter le trajet suggéré par les autorités.

Les piétons peuvent cependant encore utiliser le pont. La municipalité de Nipigon tentera de trouver d’autres moyens pour permettre le passage de certains véhicules si la fermeture devait se prolonger.

L’aréna et le centre communautaire ont été ouverts pour accueillir les gens qui se retrouveraient pris au piège, a ajouté le maire Richard Harvey.

La municipalité de Greenstone a pour sa part déclaré l’état d’urgence.

Un casse-tête pour les camionneurs

Des camionneurs s’inquiètent déjà des conséquences de ce détour, puisque les limites de poids seraient plus basses aux États-Unis qu’au Canada. La Fédération des camionneurs du Canada avertit d’ailleurs ses membres de cet important problème.

Le nouveau pont de Nipigon – le premier pont à haubans de l’Ontario – a été inauguré en novembre dernier. Il fait partie d’un projet de 106 millions de dollars qui comprend l’élargissement à quatre voies de la route. Le tout devait être achevé en 2017.

Il est encore trop tôt pour évaluer l’ampleur des dommages et le retard qu’ils causeront au projet.

Radio-canada.ca avec La Presse Canadienne

Le troisième pont d’Abidjan, huitième merveille de Côte d’Ivoire

décembre 21, 2014

Le troisième pont d'Abidjan, huitième merveille de Côte d'Ivoire Le troisième pont d’Abidjan, huitième merveille de Côte d’Ivoire © AFP

La nuit est bien entamée mais ils sont des centaines à arpenter, infatigablement, le kilomètre et demi d’asphalte reliant le nord au sud d’Abidjan : le troisième pont, nécessité logistique et projet phare du président Ouattara, fait la fierté de son peuple.

Tous les âges sont représentés, les deux sexes sont de la partie. De rondes mamas en pagne marchent paisiblement tandis que des gaillards aux muscles saillants les croisent en footing. La jeunesse palabre à pas lents. La marmaille hurlante s’éparpille.

Les couples se prennent en photo un peu, beaucoup, passionnément. Les flashes crépitent dans la nuit, inlassablement.

Le troisième pont d’Abidjan, inauguré mardi en grande pompe par Alassane Ouattara, est considéré comme la réalisation marquante de son mandat. Après une journée portes ouvertes samedi, il entrera officiellement en fonction dimanche.

Censé fluidifier la circulation d’une ville invivable aux heures de pointe, l’ouvrage lui sert d’argument massue pour soutenir sa candidature à la présidentielle d’octobre 2015, dont il est le grand favori.

Le chantier colossal, d’un coût de 270 millions d’euros, a duré plus de deux ans et remodèle substantiellement « la perle des lagunes ». Ses habitants s’approprient déjà le pont « Henri Konan Bédié » – du nom de l’ex-président et principal allié de M. Ouattara -, qu’ils n’évoquent pas sans superlatif.

« C’est un bijou », s’enthousiasme Evra Besseko, un couturier de 27 ans après une séance de saut à la corde devant les guérites du péage pour l’instant fermé à la circulation. « Je suis venu admirer sa beauté.  »

« C’est la merveille d’Abidjan », affirme Alexis Kouakou, 34 ans, portant casque et gilet orange. Lui a passé plus d’un an à façonner le béton nécessaire à l’ouvrage, dont il vend aux chalands des photos aériennes, empruntées sur internet.

« C’est le plus grand projet de Côte d’Ivoire de tous les temps », assure-t-il.

Arsène Chala, 42 ans, et sa compagne Augusta Atta, 27, sont venus promener leur petit Dylan, 18 mois, qui gambade timidement, quand ils ne le portent pas, pour « immortaliser l’évènement ».

– Rejet du péage –

Le couple vit dans un quartier éloigné et ne possède pas de voiture. Il ne l’empruntera donc pas. « Mais il valait mieux venir le voir que de se le faire raconter par d’autres », sourit M. Chala.

« On est très agréablement surpris » par « le lien affectif » unissant la population à l’ouvrage, commente le ministre des Infrastructures Patrick Achi.

« Les gens veulent voir l’espoir dans quelque chose de palpable, de concret », analyse-t-il.

Le pont, prolongé par un kilomètre d’asphalte, que ponctue un échangeur vertigineux – « à l’américaine », selon Martin Bouygues, PDG de l’entreprise éponyme ayant réalisé les travaux -, incarne cet espoir.

Et le ministre de rappeler : « on est sorti il y a à peine trois ans d’une crise grave », en référence aux violences postélectorales ayant embrasé le pays, faisant plus de 3. 000 morts en cinq mois.

L’état de grâce du pont pourrait toutefois être bref. Depuis des semaines, la population dénonce son caractère payant, craignant qu’il ne soit réservé qu’aux « riches » en mesure de s’acquitter du péage.

La construction s’est faite via un partenariat public-privé, « avec un emprunt à rembourser », justifie Patrick Achi, pour qui une formule « intelligente » doit être trouvée.

Le péage devrait coûter entre 500 et 1. 000 francs CFA (entre 76 cts et 1,52 euros), estime le ministre. Un montant compensant selon lui largement le prix du carburant que consommerait un conducteur choisissant de ne pas utiliser le pont, pour s’enferrer dans des embouteillages.

Gratuite jusqu’au 1er janvier, sa traversée deviendra payante le 2.

Si un usager doit payer 1. 500 FCFA (2,3 euros) aller-retour par jour, cela fait 45. 000 FCFA (69 euros) à la fin du mois, calcule Evra Besseko.

« Et ça, ça ne rentre pas dans le budget de beaucoup de monde », lance le couturier. En Côte d’Ivoire, le salaire minimum est de 60. 000 FCFA (91 euros) mensuels.

Jeuneafrique.com avec AFP