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Congo/procès Dabira: la vérité sur un crime odieux vient de jaillir !

mai 18, 2018

 

INCROYABLE COMPLOT SATANIQUE CONTRE LES ORIGINAIRES DU POOL.

Détruire la bonne image de l’homme Kongo du Pool, la bonne image de l’homme vertueux, pieux, de bon gestionnaire respectueux de la chose publique comme l’ont décrit dans leurs livres les ethnologues français qui ont étudié les populations du Congo avant l’indépendance. Faire passer l’homme du Pool pour: Irascible, nerveux, inconscient, incontrôlable, violent, peu fiable, inconstant, fanatique, extrémiste, délinquant, voyou, terroriste à qui on ne peut pas faire confiance, à qui on ne peut pas donner de vraies responsabilités.

Dans le projet diabolique mis en place, l’homme du Pool devait passer comme celui à l’origine de tous les maux dont souffre le Congo afin qu’il soit rejeté par les originaires des autres départements, par les investisseurs étrangers, par la communauté internationale.

Il fallait absolument détruire toute possibilité de leur donner ou revenir au pouvoir.

Au niveau de l’Etat, leur confier uniquement des postes de responsabilité sans réel pouvoir, juste pour colorer…

Il fallait détruire leur fierté, les mettre à genoux, les humilier, faire violer leurs femmes par des soldats devant leurs hommes, obliger le garçon à faire l’amour avec sa mère en présence des soldats hilares qui braquent leurs armes sur lui, détruire leurs maisons, leurs champs, leurs outils de travail…

Il fallait détruire l’école dans le Pool où dans les quartiers où ils sont nombreux pour créer des générations d’enfants ignorants bons à être de simples ouvriers, garçons ou femmes de ménage. Faire de leurs filles, des prostituées pour détruire l’autorité du père c’est à dire de l’oncle chef de famille;

Prendre comme énième épouse une fille du Pool pour être toujours informé sur ce qui peut se passer de bon dans le milieu du Pool et aussitôt l’étouffer;

Priver de bourses d’études ou d’emplois de cadres aux jeunes du Pool qui réussissent malgré tout à s’en sortir…

Tant et tant de choses diaboliques contre les enfants du Pool pour les assujettir.

COMMENT CE PROJET DIABOLIQUE A-T-IL ÉTÉ MIS EN ŒUVRE ?

En s’appuyant sur le messianisme des hommes du Pool, il fallait créer un GOUROU, donc trouver un agent, un homme ayant comme profil de prieur, guérisseur, l’aider pour créer une sorte de secte dans un village du Pool; lui remettre de l’argent pour attirer des jeunes désœuvrés d’abord fumeurs de chanvre, aliénés mentaux, fous. Faire croire à ces jeunes qu’il les guérissait, ainsi ils devenaient des élus choisis par Dieu, des libérateurs pour libérer le Congo aux mains de mauvaises personnes. Élus et choisis par Dieu, ils ne pouvaient pas mourir. Un jeune adepte de la secte d’un guérisseur nommé «  papa Isaïe « qui travaillait vers l’église Sainte-Anne a été choisi. La secte se situait sur la gauche en partant du rond-point de la coupole vers l’église Sainte-Anne, en contre bas du pont. Cet adepte s’appelait Bitsamou Frederic aujourd’hui Ntumi. Il a été ensuite installé dans la partie sud de Brazzaville dans le quartier de kinsoundi vers le barrage du fleuve joué où il a commencé à soigner les fous. Installé au village, le contact était gardé, l’argent et les vivres lui étaient régulièrement donnés. Une fois Ntumi bien installé, la mise en œuvre du projet diabolique a commencé. Cela a commencé au départ par la livraison des armes que des officiers de l’armée enterraient à des endroits qu’ils indiquaient ensuite à Ntumi.

Celui-ci disait à ces adeptes que « l’esprit saint « m’a indiqué en rêve où nous allons avoir des armes pour aller délivrer le Congo. Les adeptes allaient naturellement trouver les armes là où les officiers les avaient cachées. Sur un signal des officiers à Brazzaville, Ntumi attaquait les quartiers sud de Brazzaville là où vivent en majorité les originaires du Pool. Le prétexte était tout trouvé pour les représailles, pour justifier la violence dans le Pool et dans les quartiers sud de Brazzaville où vivent les ressortissants du Pool, pour : LA MISE EN ŒUVRE DU COMPLOT SATANIQUE CONTRE LES ORIGINAIRES DU POOL.

Au procès de Dabira, le deuxième jour, le général Dabira, certainement par acquis de conscience, vient de révéler ce complot diabolique à la face du monde: «  c’est le général Nianga Mbouala, le chef de la garde présidentielle qui donnait les armes aux ninjas de Ntumi. J’en ai parlé dans une fiche à JDO, mais je n’ai jamais reçu de suite. « C’est capital ce que vient d’avouer le général Dabira.

IL FAUT QUE, AUJOURD’HUI, LA TERRE ENTIÈRE SACHE CE QUI S’EST PASSÉ DANS LE POOL.

Toi enfant du Pool, toi homme et femme justes aimant Dieu, faites connaître au monde, dans toutes les langues, ce crime diabolique, transférez cette vérité à tous vos amis à travers le pays, à travers le monde.

QUE LA VÉRITÉ SOIT CONNUE ! Ainsi nos parents morts seront soulagés là où ils sont, et pour que la machine satanique s’arrête.

Avec Congomfoa.com

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L’accord du Pool avec NTumi suspendu…

mai 15, 2018

L’accord du POOL suspendu en attendant l’issue du Procès par contumace du Révérend Pasteur NTUMI

L’application effective de l’Accord du Pool suspendue en attendant l’issue du procès, par contumace, du Révérend Pasteur Ntumi

D’aucuns pensaient que l’accord de ¨Cessez¨ le feu et de cessation des hostilités dans le département du Pool, signé entre le Gouvernement de la République du Congo et le Révérend Pasteur Ntumi, devrait permettre la levée ipso facto de toutes les charges qui pèsent sur ce dernier. Il n’en est, malheureusement, rien.

En effet, la session criminelle, actuellement en cours à Brazzaville, a inscrit, entre autres, au rôle, 60 dossiers, portant sur l’affaire Bintsamou Frédéric, alias Pasteur Ntumi, et autres, contre le ministère public, pour atteinte à la sureté intérieure de l’État. Il convient de dire que, dans son communiqué final du 20 janvier 2018, sanctionnant les travaux de la Commission Mixte-Paritaire sur la mise en œuvre de l’accord susmentionné, le ministre congolais de l’intérieur, Raymond Zéphirin Mboulou, déclarait pourtant ce qui suit : « Il a été également retenu que l’implication du Révérend Pasteur Ntumi est essentielle à la réussite de cette opération. A cette fin, la commission a proposé qu’il recouvre sa liberté de mouvement. (…) Elle a, pour terminer, sur ce point, fait remarquer que le Révérend Pasteur Ntumi, serait l’ambassadeur le plus efficace auprès des ex-combattants ».

« Je n’accepterai pas qu’un seul de mes hommes soit jugé »

Comment le Révérend Pasteur Ntumi peut-il réellement s’impliquer dans cette paix, quand le mandat d’arrêt, lancé contre lui et deux de ses proches, sur le plan national, court toujours et qu’il sera très bientôt jugé par contumace ? S’interroge-t-on à Brazzaville. Inutile de rappeler ce que, du reste, tout le monde sait, que la levée desdits mandats d’arrêt et l’abandon des poursuites sont une exigence et un préalable pour le Révérend Pasteur Ntumi et ses représentants. En cela, « je n’accepterai pas qu’un seul de mes hommes soit jugé », confiait, en privé, l’actuel Chef de la rébellion du Pool.

Une grâce présidentielle en perspective ?

Par ailleurs, une source, très proche du gouvernement, avec laquelle nous nous sommes entretenus, a soutenu : « le Congo n’est pas une République bananière. Des mandats d’arrêt ont été émis, il faut que la procédure soit bouclée, après quoi on trouvera des mécanismes pour relaxer le Pasteur Ntumi et ses hommes conformément à l’accord de Cessez-le-feu ». Une façon à peine voilée pour notre source de dire, que le Pasteur Ntumi et ses hommes seront jugés et condamnés par contumace, ensuite, ils bénéficieront d’une grâce présidentielle. Or, ladite grâce selon la loi congolaise, est soumise à des principes, entre autres, ne sont graciées que les personnes ayant déjà été condamnées et ayant purgé une partie de leurs peines.

L’emprisonnement actuel, à la Maison d’Arrêt de Brazzaville, de plus d’une centaine de partisans du Révérend Pasteur Ntumi, au-delà des délais de détention préventive, sera-t-il considéré, par le pouvoir, comme la purgation des peines qui seront infligées à ces derniers lors de la cession criminelle en cours ? Attendons de voir. S’agissant du Pasteur Ntumi lui-même et de ses représentants, ils ont simplement plaidé en faveur d’une loi d’amnistie.

Le Révérend Pasteur Ntumi respecterait sa part de l’Accord

Entretemps, « Ntumi et ses hommes respectent l’accord de cessez-le-feu, en ne créant aucune entrave à la libre circulation des personnes et des biens, au rétablissement de l’autorité de l’État, ainsi qu’au déploiement de la Force Publique dans les zones de conflit, déploiement jugé, par certains, excessif », argumente-t-on à Brazzaville. Et cette opinion d’ajouter : « Le Chef de la rébellion du Pool ne doit pas, non plus, faire de déclarations, conformément au communiqué final de la Commission Paritaire mise en place pour gérer l’application du cessez-le-feu, selon lequel, ¨Le Pasteur Ntumi s’engage à garantir le respect et l’application stricts de l’Accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités dans le département du Pool, du 23 décembre 2017, aussi bien dans ses communications que dans ses actes¨ ».

Le Révérend Pasteur Ntumi : un cavalier solitaire ?

Information très importante, toutes les sollicitudes du Pasteur Ntumi à obtenir un dialogue avec le gouvernement du Congo, sous l’égide de la communauté internationale, et la libération sans condition des prisonniers politiques, à l’instar de Jean Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, se seraient heurtées à une fin de non-recevoir des autorités de Brazzaville. Lesquelles auraient fait savoir poliment aux représentants du Pasteur Ntumi, de circonscrire les négociations uniquement au département du Pool et de ne pas se mêler des affaires qui ne les concernent pas au risque de tout compromettre. Autrement dit, des affaires Mokoko, Okombi et autres. Selon des informations recoupées, les représentants du Pasteur Ntumi n’ont pas également pu insérer dans leur liste de prisonniers que le pouvoir doit libérer à l’issue de la cession criminelle, le journaliste Ghys Fortuné Ndombé-Mbemba, pourtant incarcérer à la Maison d’Arrêt, pour complicité, avec le Révérend Pasteur Ntumi, d’atteinte à la sureté intérieure de l’État. L’évocation de son nom a simplement été interdite lors des travaux de la Commission Ad-hoc Mixte et Paritaire, de peur de voir le pouvoir faire machine arrière. « Dans de telles conditions, qui lui ont été imposées, le Révérend Pasteur Ntumi n’a donc pas eu le choix et, surtout, qu’il s’agit de mettre un terme aux souffrances du peuple du Pool, de poursuivre les négociations avec le gouvernement », affirme un des représentants de ce dernier, et non des moindres.

Épilogue, comment le pouvoir fera-t-il pour, d’une part, gracier le Révérend Pasteur Ntumi et ses hommes – pris en flagrant délit de rébellion armée contre les institutions de la République -, et d’autre part, condamner à de lourdes peines d’emprisonnement ferme, Jean Marie Michel Mokoko (déjà condamné), André Okombi Salissa, Norbert Dabira, Jean Martin Mbemba et autres, lesquels n’ont pas concrétisé leurs projets de coups d’États, des coups qui, du reste, s’ils sont tous avérés, n’ont été qu’une vue de l’esprit ? En des termes plus clairs, relaxer Ntumi et condamner les autres relèvent ni plu ni moins que d’une injustice au regard du principe judiciaire selon lequel « tous les citoyens sont égaux devant la loi ». Toutefois, condamner le Pasteur Ntumi, fut-il pour le gracier ensuite, c’est rendre les relations exécrables au sein même de la Commission Mixte et Paritaire chargée d’appliquer l’Accord du 23 décembre 2017, et prendre le risque de relancer les hostilités dans le département du Pool.

Guy Milex M’BONDZI

Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.

Crises au Congo: le bilan sévère et les propositions des évêques

mai 11, 2018

Des femmes congolaises déplacées, entourées de leurs enfants, travaillent sur un domaine agricole soutenu par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à Tshikapa (province de Kasai, centre), le 27 juillet 2017 / © AFP/Archives / Junior D. KANNAH

Dette publique, « corruption », conflit civil: les évêques du Congo-Brazzaville ont dressé un bilan sévère des maux qui frappent le pays, sans ménager le pouvoir, auquel ils demandent « un dialogue politique » et un « audit de la dette », ni ses partenaires extérieurs.

Petit pays pétrolier de cinq millions d’habitants, proche de la France et sous vigilance étroite du Fonds monétaire international (FMI), le Congo-Brazzaville porte le poids d’une dette supérieure à son PIB qui appauvrit sa population et tente de sortir d’un conflit civil dans la région du Pool, au sud de Brazzaville, qui a fait 138.000 déplacés.

« Toutes ces difficultés » viennent du changement contesté de Constitution par référendum en octobre 2015, qui a permis la réélection tout aussi contestée du président Sassou Nguesso en mars 2016, affirment les évêques après une réunion à Brazzaville les 8 et 9 mai.

« Comment comprendre qu’après des années fastes de boom pétrolier, le Congo soit en récession économique? Cette situation n’est-elle pas trop vite attribuée à la chute des prix du baril sur le marché international? », s’interrogent-ils dans un long message publié jeudi sur leur site.

Ils dénoncent la dette du Congo-Brazzaville à l’égard de la Chine -40% du total- et « l’éternelle pratique des préfinancements pétroliers avec les traders, qui a également contribué à alourdir le niveau d’endettement ».

Ils demandent aux gouvernements étrangers – la France est l’autre grand partenaire du Congo- « de surveiller les pratiques de corruption de leurs ressortissants qui ruinent tant » le pays.

Les évêques demandent au FMI, sur le point de conclure un accord de relance avec Brazzaville, de tout faire « pour que la lutte contre la corruption, la concussion et la promotion de la bonne gouvernance demeurent des critères intangibles pour la signature d’un programme éventuel ».

Ils réclament aussi un « corps indépendant » pour « réprimer la corruption » et demandent aux partenaires étrangers d’aider « les Congolais à recouvrer l’argent gardé impunément chez vous ».

Ils suggèrent de « faire un audit de la dette du Congo, de tous les projets réalisés particulièrement dans le cadre de l’accord de coopération avec la Chine et autres pays concernés ».

En conclusion de leur lettre, les évêques proposent au gouvernement d' »ouvrir un dialogue politique le plus large possible ».

Sans faire allusion à l’actuel procès de l’ex-chef d’état-major et candidat à l’élection présidentielle Jean-Marie Michel Mokoko, les évêques soulignent le besoin d' »une justice équitable et indépendante » et demandent de « libérer toutes les personnes en prison à la suite des contentieux politiques ».

Concernant l’accord de paix annoncé fin décembre dans la région du Pool, après 18 mois de conflit à huis clos entre l’armée et des rebelles, les évêques affirment: « Il faudra aller plus loin »: « Les morts et les destructions dans ce département appellent justice et réparation ».

Romandie.com avec (©AFP / 11 mai 2018 12h48)                

Congo/Pool: le satisfecit de la population après la réouverture des routes

mars 26, 2018

Fermé pendant près de deux ans, du fait de l’insécurité, le tronçon Kinkala-Mindouli-Kindamba a été ouvert officiellement à la circulation, la semaine dernière.

La Commission ad hoc mixte paritaire de l’accord du 23 décembre 2017 a amorcé, le week-end dernier, la réouverture des voies dans le département du Pool. Une action qui a redonné du sourire à la population locale qui tire son bénéfice de la vente des produits agricoles. L’acte fait partie des termes de cet accord entre le gouvernement et les représentants du pasteur Ntoumi, visant le retour définitif à la paix dans cette partie du pays.

Pour l’heure, seul le tronçon Kinkala-Mindouli-Kindamba a été ouvert officiellement à la circulation. Bassin de production non négligeable, la relance du trafic sur cette dorsale permettra aux riverains, meurtris depuis deux ans, de retrouver leurs équilibres économiques à travers la vente de divers produits agricoles.

« Vive la paix, nous sommes contents de la réouverture de cette voie. Cela nous permettra, comme d’habitude, de vendre facilement nos produits agricoles et de bien vivre. Si le gouvernement pouvait nous rouvrir également la voie ferrée dans les prochains jours, cela nous avantagerait », a souhaité maman Louise, une vieille dame rencontrée à Missafou, un village centre qui abrite également une gare ferroviaire.

« J’ai un grand verger, à pareil moment, je devais vendre beaucoup de filets de safous et d’autres fruits. La dernière fois, j’ai cultivé une importante bananeraie, hélas ! depuis que nous sommes en conflit, toute la production ne fait que pourrir. La guerre n’est pas bonne. Dieu merci que cette route soit rouverte à la circulation ! », a déclaré, pour sa part, le vieux André, en liesse totale à l’arrivée du cortège dans son village situé au sortir de la forêt de Bangou.

Il faut dire que le Pool fait partie des départements du Congo qui produisent en grande quantité et alimentent Brazzaville en produits agricoles. En temps de paix, la population située le long des routes et du chemin de fer vend un peu de tout. Elle commercialise de jour comme de nuit du foufou, du manioc, des légumes, des fruits et bien d’autres produits agricoles, mais aussi du charbon et du bois de chauffe, grâce auxquels elle vit au quotidien.

La route étant un facteur de développement, la réouverture des voies dans cette contrée est un signal fort mais aussi l’espérance d’une nouvelle vie.

Sacer-infos.com par Stany-Franck

Congo: le Japon casse sa tirelire pour aider les populations vulnérables du Pool à hauteur de 1,3 milliards de FCFA

février 13, 2018

 

Aide japonaise aux populations vulnérables du Pool
Le Japon a octroyé lundi 12 février au Congo, selon un accord de don, une aide de 2,75 millions de dollars (plus de 1,3 milliard de FCFA) destinée au financement d’un projet de promotion des moyens de subsistance durable dans le département du Pool (sud) en faveur de ses populations vulnérables qui sortent d’une latente crise.Cet appui financier qui arrive à point nommé, selon les autorités congolaises, sera géré par la Banque mondiale.

Cette aide va toucher également le volet DDR (Démobilisation, désarmement et réinsertion) qui est lui-même diversifié, selon les explications d’Euloge Landry Kolélas, Haut-Commissaire à la réinsertion des ex-combattants.

Les Echos du Congo Brazzaville par Edwige KISSINGER

Congo: la paix des belligérants dans le Pool

janvier 27, 2018

 

 

 

Les conclusions des travaux de la commission ad hoc paritaire rendues publiques le 20 janvier 2018 par le ministre de l’Intérieur Raymond Zéphirin Mboulou font hurler dans les chaumières, notamment la veuve et l’orphelin. Le landernau politique du Congo-Brazzaville est sans voix. Les leaders politiques ont perdu la langue. Le communiqué de Jean-Luc Malékat, organisateur du colloque de Nice « Nouveau Temps, Nouvelle vision », publié le 22 janvier 2018 est l’exception qui confirme la règle.

Des absences sans sens

Où sont passés les Mathias Dzon, Claudine Munari Mabondzo, Clément Miérassa, Guy Brice Parfait Kolelas, Guy Romain Kinfoussia, Jean Itadi, Serge Blanchard Oba, Christophe Moukouéké, Charles Zacharie Bowao, Tamba Tamba …

Que pensent-ils de cet accord paritaire qui consacre l’impunité et banalise les tueries dans le Pool ?

Quelle est la réaction du chef de l’opposition, Pascal Tsaty Mabiala ?

Claude Alphonse Nsilou et Joachim Banza, candidat à la députation dans la circonscription de Mbanza Ndounga, se murent dans le silence. Bernard Tchibambeléla et Théodorine Kolelas, députés du Pool sont aphones. Le député de Kindamba, Isidore Mvouba, a juste maugréé que le Pool était victime du messianisme politico-religieux oubliant d’indexer Sassou Nguesso comme le grand responsable du drame de la région du Pool. Aimé Emmanuel Yoka, député de Vinza, est aux abonnés absents. Il est surprenant que les émissaires triés sur le volet de l’ancien commissaire du gouvernement chargé de la réparation des séquelles de guerre n’aient pas posé sur la table des négociations la question de l’indemnisation des victimes et la construction des villages détruits par les miliciens cobras de Sassou Nguesso.

Echappée solitaire de Ntoumi

Comment expliquer cette omission ? Y avait-il des sujets tabous qu’il ne fallait pas aborder ? Dans un article prémonitoire, Patrick Césaire Miakassissa avait alerté sur le danger de l’échappée solitaire de Frédéric Bintsamou alias Pasteur Mtoumi. Les négociations étaient-elles circonscrites à certaines questions et pas à d’autres ? Quels sont les commentaires et les réactions de Massengo Tiassé et Gaston Nitou Samba qui étaient tombés à bras raccourci sur Gustave Ntondo qui n’avait pas soumis au Pasteur Mtoumi les conclusions avant leur publication ? Alors, cette fois-ci, le Pasteur Mtoumi a-t-il lu et corrigé les conclusions de la commission ad hoc avant qu’elles soient rendues publiques par Raymond Zéphirin Mboulou ? Pourquoi se terre-t-il dans le mutisme ? Franck Euloge Mpassi, Ané Philippe Bibi, Gustave Ntondo, Massengo Tiassé, Gaston Nitou Samba se satisfont-ils du rôle d’ambassadeur de Frédéric Bintsamou alias Pasteur Mtoumi de ces accords auprès des ninjas/nsiloulous et des populations du Pool ? Tout ça pour ça. Un nouveau job qui rappelle la fonction de commissaire du gouvernement chargé de la réparation des séquelles de guerre.

En dehors de la levée du mandat d’arrêt contre le Pasteur Mtoumi, qu’est-ce qu’il y a de nouveau sous le soleil? Le silence de Monseigneur Anatole Milandou, Monseigneur Portela Mbuyu, Monseigneur Mizonzo, président de la Conférence épiscopale du Congo-Brazzaville, de l’Eglise protestante, des Eglises de réveil, de l’Islam du Congo-Brazzaville, de la société civile et des ONG est assourdissant, une semaine après. La communauté internationale qui a bouché les oreilles et voilé la face au plus fort des bombardements des populations du Pool par les hélicoptères de combat pilotés par des mercenaires ukrainiens s’est manifestée par l’arrivée à Brazzaville de Claudia Boyer, experte de l’ONU en désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), au lendemain de la clôture des négociations entre les émissaires du Pasteur Ntoumi et le gouvernement représenté par Raymond Zéphirin Mboulou. Simple coïncidence du calendrier ? Décidément, Denis Sassou Nguesso est le maître des horloges au Congo-Brazzaville. Aussitôt, Claudia Boyer a eu une séance de travail avec le ministre de la Formation qualifiante et de l’emploi, Nicéphore Antoine Thomas Fylla Saint-Eudes.

Déjà, Sassou Nguesso assure la promotion des accords de Kinkala. Il en a parlé à Monrovia au Libéria à l’investiture de Georges Weah, nouveau président élu. En passant, Sassou a avalé des couleuvres à l’intronisation de Georges Weah où il était considéré comme un intrus.

Existe-t-il des chances d’apporter des améliorations à ce texte dont le khalife d’Oyo assure le service après-vente à l’international ?

Que Sassou ne se méprenne pas. Les crimes commis dans le Pool ne doivent pas rester impunis sur l’autel de la politique.

Les trois bandits

La résolution de la crise du Pool laissée et abandonnée aux seuls soins de Denis Sassou Nguesso et Frédéric Bintsamou alias Pasteur Mtoumi suscite l’impression d’une démission générale et d’une connivence généralisée. Entre Denis Sassou Nguesso et Frédéric Bintsamou alias Pasteur Mtoumi, c’est : «  je te tiens par la barbichette, tu me tiens par la barbichette.  » Sassou Nguesso et Frédéric Bintsamou, faiseurs de guerre et faiseurs de paix ? Avant de mourir, Willy Matsanga lâcha : « Au Congo-Brazzaville, il y a trois bandits : Denis Sassou Nguesso, Frédéric Bintsamou alias Pasteur Mtoumi et Anicet Pandzou alias Willy Mantsanga. » Un bandit est décédé. Deux sont encore en vie. Feu Matsanga, député de Kinsoundi, ancien chef de guerre, savait de quoi il parlait.

Les conclusions de la commission ad hoc ont été rédigées sous la dictée et les conditions de Denis Sassou Nguesso. Personne ne dit rien même si ces accords ne disent rien sur l’essentiel. Le deuxième bandit, Ntoumi, ne dit plus rien alors qu’il avait posé plusieurs conditions avant d’entériner l’accord. Le chef rebelle exige, entre autres revendications, la libération des prisonniers politiques et la levée de l’interdiction du CNR, son parti politique.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, lorsqu’il y a un bandit de trop, il y a guerre de chefs. Serge Armand Zanzala a prévenu : « le risque d’un troisième épisode existe  ». Pour notre plus grand malheur.

Zenga-mambu.com par Benjamin BILOMBOT BITADYS

Congo – Pool: le programme de démobilisation, désarmement et réinsertion s’affine déjà

janvier 24, 2018

 

Congo – Pool : Le programme de démobilisation, désarmement et réinsertion s’affine déjà
Le processus avait été évoqué avec Denis Sassou N’Guesso par le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique centrale, François Lounceny Fall, lors de son séjour à Brazzaville, du 12 au 14 janvier. Trois experts de l’ONU, en mission d’évaluation sur la démobilisation, le désarmement et la réinsertion, (DDR) sont arrivés à Brazzaville.

Composée du Grec Thomas Kontogeorgos, de l’Allemand Ntagahoraho Burihabwa, et de la Suisse Glaucia Marie Yoshiura Boyer, cette délégation, conduite par le représentant résident adjoint du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), Mohamed Abchir, a échangé le 23 janvier à Brazzaville avec le haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants, Euloge Landry Kolelas.

L’entretien entre les deux parties s’est focalisé sur le lancement du processus de démobilisation, désarmement et réinsertion ( DDR) en République du Congo, avec l’appui des Nations unies, en droite ligne avec l’accord de Kinkala.

Euloge Landry Lolelas a expliqué que « les discussions vont se poursuivre. Ils sont au Congo jusqu’au 2 février pour travailler là-dessus avant d’élaborer un programme DDR à la fin ».

Outre la réinsertion des ex-combattants, il a été également évoqué la question du relèvement communautaire qui prendra aussi en compte la population civile ayant beaucoup souffert, ainsi que des projets spécifiques pour les femmes.

« Nous avons aussi parlé du relèvement communautaire, notamment la réhabilitation des maisons, des centres de santé et des écoles, ainsi que la relance des activités économiques et agropastorales dans le département du Pool, parce que tout cela va de pair. On ne peut s’occuper des ex-combattants sans prendre en compte la population civile, sinon cela ne marchera jamais », a conclu le haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Rapport spécial: L’IRIN documente le bilan humanitaire d’un conflit de 20 mois méconnu

janvier 19, 2018

 

Les carcasses des véhicules calcinés rouillent sous la pluie et les maisons en ruines poussent à travers les broussailles envahies par la végétation. Le village de Soumouna dans la région du Pool au sud du Congo-Brazzaville est vide et gardé par des soldats, mais il y a des preuves indéniables de ce qui s’est passé ici il y a 20 mois.

Isma Nkodia, 25 ans, a déclaré qu’elle traversait le village à quatre heures de l’après-midi lorsque les hélicoptères du gouvernement l’ont mise à terre.

Au début, elle pensait que l’attaque serait vite terminée : dès que les pilotes avaient trouvé et détruit la résidence du chef rebelle qu’ils étaient en train de chasser.

Mais une heure plus tard, Nkodia était encore accroupie dans la forêt, craignant la mort alors que les bombes continuaient à tomber et que le village qu’elle connaissait depuis son enfance s’était transformé en poussière et en décombres.

« Ils voulaient tout détruire », a-t-elle dit.

C’est une scène de dévastation que l’on peut rencontrer village après village dans la région du Pool, où un conflit caché entre le gouvernement et une milice précédemment inactive appelée les Ninjas a laissé des dizaines de milliers de personnes déplacées et des districts entiers déserts.

Une crise négligée

IRIN a obtenu un accès rare à la région et a pu documenter le bilan du conflit de 20 mois. La violence ici a eu peu d’attention internationale, contrairement à la « méga-crise » humanitaire dans la République démocratique du Congo voisine.

Le conflit remonte aux élections présidentielles de mars 2016 remportées par Denis Sassou Nguesso, qui a gouverné le Congo-Brazzaville pendant presque toutes les cinq années depuis 1979.

Sa victoire, qui a été entachée d’allégations de fraude, a fait suite à un référendum constitutionnel fortement contesté un an plus tôt qui a éliminé les contraintes de durée et d’âge qui auraient empêché l’homme de 74 ans de se présenter aux élections.

Le matin des résultats des élections de 2016, avec des tensions élevées, une série d’attaques ont été menées dans la capitale, Brazzaville. Le gouvernement, la police et les bâtiments militaires ont été incendiés dans les bastions de l’opposition et 17 personnes ont été tuées, dont trois policiers.

Le gouvernement a blâmé les attaques contre un ancien groupe de miliciens appelé les Ninjas, qui avaient combattu Sassou Nguesso pendant les guerres civiles dans les années 1990 et 2000, mais qui avaient été largement démobilisés.

Le chef du groupe, Frédéric Bintsamou, plus connu sous le nom de pasteur Ntumi, a nié toute responsabilité. Mais le lendemain, le gouvernement commença des opérations militaires majeures contre Ntumi et les restes du groupe, dont les combattants avaient été basés dans les forêts de Pool, à l’ouest de Brazzaville.

Dissimulée par la presse et les organisations de défense des droits de l’homme, l’opération du Pool a été peu médiatisée. Mais en prévision d’un accord de cessez -le -feu entre Ntumi et le gouvernement – signé en décembre – IRIN a passé trois semaines dans le pays.

Les tactiques de la terre brûlée

La conséquence la plus visible de la crise du Pool est l’absence totale de personnes, dans une région considérée comme la corbeille à pain du Congo. Sur l’autoroute de 60 kilomètres reliant Brazzaville à Kinkala, la capitale régionale, IRIN n’a croisé que 10 véhicules civils. Village après village, vide, entravé par des checkpoints militaires.

Alors que les autorités affirment avoir mené une offensive « ciblée » contre les Ninjas, IRIN a trouvé des preuves claires de la tactique de la terre brûlée.

À Soumouna, le premier village à être bombardé, en avril 2016, des témoins ont déclaré que des hélicoptères du gouvernement ciblaient sans discernement la population civile.

Jidele Lounguissa, 25 ans, a déclaré que les hélicoptères avaient fait exploser le grand complexe de Ntumi avant de « bombarder tout le village ». Elle a dit qu’elle connaissait cinq civils tués lors de l’attaque, dont elle s’est échappée en se cachant dans la forêt avec son fils, né la veille.

« J’avais peur qu’il soit tué », a-t-elle dit.

Isma Nkodia a déclaré que son amie de 50 ans, Adele, avait été frappée par une bombe près de la maison de Ntumi, où elle était allée acheter des médicaments traditionnels.

« Beaucoup de gens sont morts dans leurs maisons« , a déclaré Nkodia. « Quand ce fut fini, j’ai vu des maisons et des voitures gravement brûlées, des écoles complètement détruites et des arbres qui s’étaient effondrés.

Tandis que les anciens combattants Ninja vivaient à Soumouna depuis de nombreuses années, Nkodia et Lounguissa ont tous deux déclaré que personne n’était présent lors du raid.

« Il n’y avait pas de Ninjas », a déclaré Nkodia. « Juste des civils ».

« Les gens mangent ce qu’ils peuvent trouver dans la forêt »

Plusieurs résidents ont dit à IRIN que les villages voisins qui avaient été épargnés par l’assaut aérien ont été pillés par les troupes au sol.

Augustin Loufoua, 51 ans, a fui le village de Vula en septembre 2016 lorsqu’il a entendu des hélicoptères tirer dans la forêt à plusieurs kilomètres de la route. Quand il est retourné au village quelques mois plus tard, il a déclaré : «Des maisons se sont effondrées, des briques ont été brisées, des portes ont été jetées, et tout a été pris dans nos maisons».

« Je ne comprends pas pourquoi les soldats ont fait ça », a-t-il dit dans un camp pour personnes déplacées situé à l’extérieur d’une église à Kinkala. « Avant nous avions des Ninjas, mais ils ont quitté le village il y a longtemps. »

Dans les quartiers nord du Pool, le long de la ligne de chemin de fer reliant Brazzaville au port de Pointe-Noire, les villes et villages ont été bouclés par des zones de tir militaire. Beaucoup de résidents n’ont pas été autorisés à quitter la zone – où les Ninjas sont soupçonnés de se cacher – depuis le début de la crise.

En septembre dernier, l’ONG Caritas a distribué de la nourriture à un village appelé Madzia par hélicoptère militaire, mais il n’y a pas eu « d’accès humanitaire» dans cette partie de la région, a déclaré Alain Moukouri, secrétaire général de Caritas en République du Congo.

« Les gens mangent ce qu’ils peuvent trouver dans la forêt », a-t-il dit.

Persécution

Pendant ce temps, dans les villages à travers Pool, de jeunes hommes ont été arrêtés et accusés d’être des Ninjas sur la base de l’apparence physique.

« Ce peut être des dreadlocks, des tatouages ​​sur les bras, une chemise déchirée, même un visage étrange », a déclaré Monica Ngalula, qui travaille pour l’Observatoire congolais des droits de l’homme.

Le fils de Thérèse Matounga, Francie Nkouka, est porté disparu depuis octobre 2016, date à laquelle il a été arrêté par des soldats dans le village de Loumou. Le chauffeur de camion âgé de 24 ans avait été visiter un ami dans un village voisin quand il est revenu pour trouver des hélicoptères militaires et des soldats au sol.

Il a couru à la maison de son frère à proximité, mais a attiré l’attention des soldats. Ils ont commencé à chercher dans la maison et ont trouvé une vieille écharpe pourpre – une couleur associée aux Ninjas.

Il appartenait à son frère, qui faisait partie du groupe mais avait été démobilisé en 1998. Nkouka a protesté de son innocence mais a été mis sur un hélicoptère militaire et n’a jamais été revu.

« Mon fils était un homme sérieux », a déclaré Matounga, âgé de 65 ans. « Il n’avait aucun lien avec les Ninjas. »

Entre avril et septembre 2017, le Fonds des Nations Unies pour la population a recensé 110 cas de viol commis par des « hommes en uniforme ». Cela pourrait être dû aux rebelles ou aux forces gouvernementales, mais IRIN comprend que la grande majorité a été perpétrée par des soldats.

« La violence contre les femmes est la partie cachée d’une crise cachée », a déclaré la représentante de l’UNFPA, Barbara Laurenceau. Le porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla, n’a pas répondu à plusieurs messages demandant des commentaires.

Retour des Ninjas

Les Ninjas ont émergé du bouleversement du début des années 1990 lorsque les premières élections multipartites du pays ont eu lieu après 13 ans de règne du Parti travailliste marxiste-léniniste de Sassou Nguesso. Malgré les tentatives de démobilisation, ils ne sont jamais vraiment partis, restant dans une opposition sans complexe à Sassou Nguesso.

On sait très peu de choses sur la façon dont ils sont structurés et fonctionnent, et quel contrôle réel Ntumi exerce au niveau local. Privé d’information, la communauté internationale les a appelés « éléments armés ». Pour le gouvernement, ils sont simplement des « terroristes ».

Ntumi a toujours nié toute responsabilité dans l’attentat de 2016 à Brazzaville et de nombreux diplomates congolais et étrangers le croient.

Avec les manifestations qui se sont déroulées en 2015 et 2016, de nombreux observateurs disent que le gouvernement a anticipé un soulèvement populaire et a cherché à écraser la dissidence par anticipation. Les Ninjas de Ntumi étaient le prétexte parfait ; le Pool était l’endroit parfait.

« Les gens croient que le gouvernement a perdu l’élection présidentielle et a dû créer une alerte de sécurité de masse pour empêcher la résistance », a indiqué à IRIN une source diplomatique qui a demandé à ne pas être nommée.

Que les Ninjas aient été ou non responsables de l’attaque de Brazzaville, après les premiers bombardements du Pool, une nouvelle insurrection a rapidement pris forme.

« Tout a commencé quand les soldats ont commencé à tuer une partie de la population », a déclaré un colonel Ninja du village de Yangi, qui a déclaré que son groupe de 20 Ninjas précédemment inactifs recevait les ordres de Ntumi. « C’est pourquoi nous avons commencé à nous battre. »

Les Ninjas ont depuis détruit des ponts sur la ligne de chemin de fer entre Brazzaville et Pointe-Noire, arrêtant le commerce dans la région; tué un nombre inconnu de soldats; et intensifié les attaques contre les civils en embuscade le long des routes principales menant à la capitale.

Anicet Oungoula, 29 ans, faisait partie d’un équipage d’ambulance récemment attaqué par Ninjas près de Kinkala. Le groupe tentait de sauver les passagers d’un bus qui avait été pris en embuscade par les Ninjas plus tôt dans la journée.

Quand ils sont arrivés sur les lieux, il a dit que les combattants ont commencé à tirer sur l’ambulance, blessant le conducteur et envoyant le véhicule dans un fossé. Un soldat à bord a rampé et a été exécuté sur place. Un blessé allongé sur une civière a été tué par un cocktail Molotov que les Ninjas ont jeté à l’intérieur.

« Je suis encore traumatisé », a déclaré Oungoula. « J’y pense tous les jours. »

Déplacé et oublié

Malgré d’énormes souffrances, le gouvernement a refusé pendant plus d’un an de reconnaître l’existence de la crise, laissant les organisations humanitaires isolées et incapables de faire appel publiquement à des fonds. Cela a finalement changé en juillet dernier lorsque le gouvernement a signé une lettre demandant l’aide internationale.

À ce stade, 80 000 personnes ont été contraintes de fuir leur foyer et 138 000 personnes dans un pays de 4,5 millions seulement ont besoin d’une aide humanitaire.

Selon une évaluation du Programme alimentaire mondial, plus de 15% des enfants du Pool souffrent de malnutrition aiguë. Trente enfants au bord de la mort ont été amenés à Brazzaville pour y être soignés, mais trois d’entre eux sont décédés.

« Les gens aiment parler des millions [de personnes qui souffrent] au Kasaï [une province déchirée par les conflits en RDC], mais si vous regardez la proportion ici, nous avions beaucoup plus de gens dans le besoin », a déclaré Anthony Ohemeng-Boamah, le coordonnateur résident de l’ONU en République du Congo.

Alors que les groupes d’aide ont maintenant atteint des dizaines de milliers de personnes, les conditions demeurent difficiles pour des milliers d’autres personnes déplacées vivant avec des familles d’accueil, dans les églises et dans les bâtiments des autorités locales.

Dans une église catholique délabrée de Loutété, une ville située juste à l’extérieur de Pool, les personnes déplacées se sont plaintes de la faim et de la maladie. Mme Ermeline Kouelolo, 52 ans, assise dans une pièce sombre et qui fuit, a déclaré que sa famille n’avait pas mangé depuis deux jours et demi. D’autres ont dit qu’ils n’avaient pas mangé trois fois.

Kouelolo a fui vers Loutété, qui accueille actuellement 4 000 personnes déplacées, en novembre 2016, lorsque des soldats dans des véhicules blindés sont arrivés dans son village, Loulombo. Depuis lors, sa famille de cinq personnes a dormi dans une petite tente sans matelas, sans électricité et sans source de lumière. Chaque jour, dit-elle, son plus jeune enfant, une fille de six ans, devient de plus en plus maigre.

Les donateurs étant préoccupés par les crises en République démocratique du Congo et en République centrafricaine, la collecte de fonds pour les personnes dans le besoin au Pool s’est révélée difficile.

« Vous entrez dans certaines des ambassades à Kinshasa [la capitale de la RDC] et ils ne savent même pas ce qui se passe », a déclaré une source humanitaire de haut rang à Brazzaville qui a demandé à ne pas être nommée. « Les donateurs au réseau humanitaire d’Afrique centrale sont débordés. »

« C’est une crise nationale et non locale »

La capacité du gouvernement à aider les gens dans le Pool a également été entravée par la crise économique du pays. Le Congo-Brazzaville est l’un des plus grands producteurs de pétrole de la région, mais la baisse des prix du brut mondial a drainé les fonds publics alors que la dette publique atteignait 110% du PIB.

La fermeture de la ligne de chemin de fer de Brazzaville à Pointe-Noire a encore aggravé la situation, les marchandises étant désormais transportées dans la capitale dans de longs convois encombrants sous escorte militaire.

Alors que l’annonce du cessez-le-feu a fait espérer que la situation économique et humanitaire pourrait s’améliorer dans le Pool, les causes profondes du conflit restent largement ignorées.

« Le conflit du Pool est une conséquence de la crise post-électorale au Congo », a déclaré Clement Mierassa, un des principaux dirigeants de l’opposition.

« C’est une crise nationale et non locale ».

De retour à Loutété, une forte averse transforme les terres de l’église en boue alors que Kouelolo se prépare pour une autre nuit à dormir sous une tente. C’est la deuxième fois qu’elle a été déplacée au cours des deux dernières décennies. Pour les autres, c’est la troisième ou la quatrième. Cette fois, elle dit qu’elle ne rentrera à la maison que si deux conditions sont réunies : « Les soldats doivent partir et les Ninjas doivent partir. »

Source : http://www.irinnews.org/ special-report/2018/01/18/ exclusive-congo-brazzaville-s- hidden-warr

Région du Pool: le Sécrétaire général salue l’accord de cesses-le-feu entre la République du Congo et le révérend pasteur Ntumi

décembre 26, 2017

 

La déclaration suivante a été communiquée aujourd’hui par le Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres:

Le Secrétaire général se félicite de la signature d’un accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités entre le Gouvernement de la République du Congo et le révérend pasteur Ntumi le 23 décembre.

Le Secrétaire général espère que l’accord aboutira à un règlement pacifique et durable du conflit dans la région du Pool et permettra d’améliorer la situation humanitaire dramatique dans laquelle se trouve la région.  Les Nations Unies sont prêtes à soutenir les parties dans la mise en œuvre de l’accord.

Un.org/SG/SM/18840/26 décembre 2017

Congo: Brazzaville, l’esclavage en Libye divise les Francs-maçons

décembre 3, 2017

Un document signé et publié par Alphonse Obambi-Itoua, grand-Maître de la de la Franc Maçonnerie au Congo, condamne la vente aux enchères des migrants en Libye comme l’a fait le Grand Orient de France. Mais d’autres franc-maçons désapprouvent cette morale élastique, à géométrie variable.

Charité bien ordonnée commence par soi-même. En publiant une lettre pour interpeller la communauté internationale sur l’esclavagisme en Libye, la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique d’Afrique (GLTSA), tranche sur le silence qui dut le sien lors des massacres perpétrés par le régime de Sassou dans la région du Pool. Beaucoup de “Frères” voient dans la démarche d’Alphonse Obambi-Itoua l’ombre d’une émotion . “Il doit aussi rompre le silence sur la détresse des populations du Pool, sur les prisonniers politiques et sur la privation des libertés au Congo”, martèle une franc-maçonne congolaise.

Une avalanche de critiques

“Comment ce Grand Maître maçon peut-il être sensible à ce qui se passe en libyeet fermer les yeux sur la situation du Pool qui brûle dans son propre pays ? La vision intellectuelle tronquée de ce frère et Grand Maître m’oblige à briser le silence”, fulmine un franc-maçon congolais sous couvert d’anonymat.  “Opportuniste”; “Grand farceur”, s’emportent d’autres francs-maçons congolais.

Alphonse Obambi-Itoua n’en finit plus de susciter les critiques chez ses frères congolais. S’exprimant au nom de ses frères, le grand-Maître de la GLTSA (Grande Loge Traditionnelle et Symbolique d’Afrique) s’est étonné, dans un communiqué, du ” silence assourdissant et incompréhensible de la Communauté Internationale sur cette traite des migrants subsahariens en passe de se banaliser dans cette partie instable de l’Afrique”. Et de préconiser “la mise en place, dans un délai très bref, d’une commission d’enquête internationale ouvrant la voie à des poursuites judiciaires à l’encontre des responsables et complices de ces pratiques anachroniques”.

 Guerre à huis-clos dans le Pool

Dans la région du Pool, en effet, alors que les violences des miliciens du pouvoir ont fait des centaines de milliers de déplacés, le Grand-Maître Alphonse Obambi-Itoua n’a jusqu’à présent pas émis la moindre réserve. Il s’est réfugié dans un silence assourdissant, comme lors les violences qui ont précédé le référendum sur le Changement de la Constitution de 20002. Cette attitude, de nombreux francs maçons la regrettent. “J’aimerais lui faire parvenir les Sentences de Phocylide de Milet ( VIe s. av. J.-C.) : “Accorde aux étrangers les mêmes égards qu’à tes concitoyens”, cite un Vénérable maître.

Mondafrique.com par Bedel Bouna