Posts Tagged ‘Pool’

Message d’un Congolais à BrazzaNews

mai 19, 2017

Les Familles des quartiers Nord de Brazzaville sont aussi dans le désarroi.

«Trop de mort dans nos familles, comment arrêter Sassou ? Il refuse de dialoguer, soit disant ce Sassou-là était médiateur dans la crise centrafricaine, là-bas c’était aussi des rebelles qui se battait. Pour le conflit centrafricain il avait trouvé la solution par le dialogue, et voici Ma tante a perdu deux enfants: UN LIEUTENANT ET UN SERGENT ».

Voici l’image qu’il nous a envoyée, dans une expression de colère et de désolation,  depuis la morgue de Brazzaville.

 

Photo de BrazzaNews.

Les militaires sous pressions : si tu veux ton salaire , il faut aller affronter les FALC dans le POOL.

Ndenguet, le chef d’Etat major et les PDG des banques se sont réuni pour ne pas laisser les militaires prendre leurs salaires par la banque car nombreux ont décidés de prendre le salaire et de prendre la fuite, de ne pas aller combattre. Le chef d’état-major a conclut une entente avec les banques et les militaires vont être payé à la main ce mois ci à l’état-major et de là ils vont être réquisitionnés.

Avec Brazzanews.fr

France2-Congo: Émission spéciale sur la guerre du Pool jeudi 25 mai

mai 18, 2017

Le jeudi 25 Mai 2017, le monde entier sera au courant du génocide à huis-clos que Denis Sassou Nguesso et ses hommes sont entrain de commettre dans le POOL.

Suivez l’émission reportage sur la crise du Pool , après envoyé spécial ! Le jeudi 25 Mai 2017 au soir sur France 2.

Brazzanews avait qu’ il y à GÉNOCIDE dans le POOL, aujourd’ hui on lui donne raison. Certains congolais n’ont pas encore compris jusqu’aujourd’hu que BrazzaNews est un prophète.

Regardez cette photo capturée par les experts de la CPI ( Cour pénale internationale) qui étaient discrètement dans le Pool pour enquêter .

 

Congo: Message de prudence des chancelleries à leurs ressortissants

mai 16, 2017

 

Les chancelleries présentent au Congo-Brazzaville appellent leurs ressortissants à la prudence.

L’on observe une détérioration de la situation sécuritaire dans le Pool où les opérations militaires et de Police se poursuivent qui est marquée par une recrudescence des incidents de sécurité.

Notamment, dans la nuit d’hier des accrochages entre les éléments de la force publique et les Ninjas, ont été rapportés dans la localité de Goma Tsé-tsé, située à une vingtaine de kilomètres de Brazzaville dans le Sud.

Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.
Soldats morts hier lors des accrochages

A cet effet, les forces de sécurité nationale ont renforcé les mesures de sécurité à Brazzaville à travers des patrouilles et des postes de contrôle notamment dans la nuit.

A cet égard, nous vous réitérons nos conseils de précaution et de vigilance comme suit :

· Évitez tout déplacement dans le Pool; même pour des visites privées. Si un membre du personnel, pour des raisons de famille urgentes, doit se rendre les localités de Kinkala, Mindouli, Vinza, Mayama et Kindamba, il doit observer une extrême précaution et informer la Sécurité.
· Ne pas entreprendre de voyage par la route vers Pointe Noire;
· S’abstenir ou au besoin réduire au strict nécessaire les sorties nocturnes.

 

Avec Brazzanews.fr

Congo: Pourquoi des militaires meurent-ils au Pool ?

mai 14, 2017

Il n’y a pas de crise dans le POOL << Israël du Congo >> selon de Denis Sassou Nguesso.

Ce militaire est mort pendant l’attaque de Vindza avant-hier dans le POOL, il était Sergent Chef et s’appelait BOSSOKA Sylvere, ancien cobra Alias Kangala machine de guerre. Il fut chauffeur de guerre de Nianga Mbouala.

La veillée se trouve dans la rue Bomitaba à Moungali, juste après l’avenue Marien Ngouabi non loin du marché de Moungali.

Quelle mort bête? Locataire, il laisse 9 enfants et 2 femmes. Il est mort pour Denis Sassou Nguesso. Pendant ce temps ce sont les Christel Sassou Nguesso, Rodrigue Nguesso, Edgard Nguesso, Claudia Sassou Nguesso qui jouissent paisiblement de ce pouvoir.

 

Photo de BrazzaNews.

 

Mort dans le Pool d’un autre militaire dont le lieu de la veillée se trouve : Rue Champs de Tir à Mikalou

 

Photo de BrazzaNews.
Pompouma Rex Roslain

Le capitaine Otsoma a été envoyé en sacrifice dans la gueule du Pool par Denis Sassou Nguesso. Il a été fauché par le petit Ntoba Mburi, au front de Vindza. Cette fois-ci, que Sassou envoie ses propres parents: le capitaine Wamba Sassou Nguesso, le colonel Edgar Nguesso, le Contre amiral Jean Dominique Okemba, le colonel Oboua… Vous qui allez au front du Pool comme des moutons de panurge, vous courrez le gros risque de voyager du front du Pool à Itatolo, via la morgue.

 

Photo de BrazzaNews.

Pool: « Il faudrait désormais enterrer les sous officiers dans la forêt ».

Jeudi dernier, après la débâcle de la milice de monsieur 8% dans la gueule du Pool, les injures de la pat des parents des victimes militaires ont fusé dans les quartiers nord.

Nombreux sont allés retirer les corps de leurs enfants, époux et conjoints à l’État Major. Le Commandement s’était réuni en urgence en fin d’après-midi et les instructions ont été claires: « Ne plus donner d’informations sur les blessés et les morts aux parents. « Quelle grosse erreur ! ».

En dehors des officiers, désormais les sous officiers seront enterrés dans les forêts et seront déclarés portés disparus comme la centaine d’éléments qu’on ne retrouve plus d’ailleurs.

Une équipe d’infirmiers sera affectée à Goma Tsé-tsé pour soigner les blessés. De cette façon, les congolais ne sauront plus trop ce qui se passe dans la gueule du Pool. C’est sans compter sur BrazzaNews qui a les yeux et les oreilles partout.!

 

Le village Loukouo (situé à environ 15km de Kindamba) a été attaqué hier. Les militaires ont pris la fuite en abandonnant tout armement !

Les officiers de la zone militaire Nord refusent d’aller travailler dans la zone militaire Sud comme Nganga Lingolo par crainte d’être envoyés dans le Pool.

Pour faire le sale boulot le haut commandement envoie donc les officiers sudistes. Ces derniers, contrairement à leurs camarades du Nord craignent de refuser les missions par crainte d’être traités de collabos des Ninjas. Voilà comment l’armée tribale de Sassou instrumentalise les origines des uns et des autres.

Qu’ils soient du Nord ou du Sud, un seul mot d’ordre à tous les militaires, officiers et sous officiers: DESERTION.

Avec Brazzanews.fr

Congo-Pool: Décès d’un capitaine au front

mai 12, 2017

Le Capitaine, milicien, Narcisse Koua  est tombé hier dans le Pool en partant tuer ses frères et parents congolais, afin de conserver le pouvoir agonisant  et sanguinaire de Denis Sassou Nguesso et ses enfants.

La veillée se trouve dans la rue Oboya entre l’avenue Okemba et l’avenue Mayassi.

 

Que son âme repose en paix après une mission maladroitement bien accomplie !

Photo de BrazzaNews.
Capitaine Narcisse Koua
Par ailleurs, hier soir au lieu de la veillé d’un des soldats tombés dans le Pool, il y a eu un sauve-qui-peut.

Des bombes lacrymogènes ont été lâchées dans la nuit d’hier dans la parcelle située dans la rue Okouessi-bis à Mikalou, parcelle qui abrite la veillée d’un des soldats tombé dans le Pool. C’était la débandade! Chacun a pu mettre ses jambes à son cou dans le désordre de la panique.

Il s’agit d’une manifestation de colère des frères d’armes du disparu.

Il est regrettable qu’ils s’en prennent à la famille endeuillée, au lieu de le faire envers leurs chefs hiérarchiques qui les envoient mourir en mission comme des chiens.

Avec Brazzanews.fr

Congo: BRAZZAVILLE respire un climat de guerre

mai 11, 2017
Le POOL << Israël du Congo >> n’est pas une poule mouillée: les choses s’accélèrent dans le POOL. Le village MATOUMBOU vient de tomber,aujourd’hui. Bilan: 12 militaires sont tombés et plusieurs blessés.

 

Dans les quartiers sud de BRAZZAVILLE la peur règne et il y a un climat de guerre, plusieurs véhicules se dirigent vers PK, MAYANGA, et actuellement les miliciens de Denis Sassou Nguesso sont entrain de remplir les sacs de farine avec du sable au rond point château- d’eau et à PK. Dispositif militaire renforcé à la Maison d’arrêt de Brazzaville.

Pourquoi le renforcement du dispositif policier et militaire dans Brazzaville. Après l’échec des miliciens de Sassou Nguesso dans le Pool où ils ont subi des pertes considérables en vies humaines et en matériels; les miliciens de Sassou Nguesso se replient sur Brazzaville pour but de terroriser la pauvre population.

Il faut donc noter des bouchons dans les quartiers Sud commençant par Mfilou Ngamaba, l’ancienne Téle-Congo, l’Orostom, Château d’eau, l’Abattoir, l’ancienne de Kinsoundi

Au même moment il y a eu une attaque au village NZINZI. Le CMG allait atterrir, l’armée était venue attendre, le cemg OKOY qui devrait atterrir en catimini avec 10 membres du haut commandement, ils ont subi une attaque.

Les FALC et leurs nouveaux alliés au courant, sont venus l’attendre pour ravir l’hélicoptère.

Les combats ont eu lieu avant l’atterrissage de l’hélicoptère, OKOY a eu la chance, l’hélicoptère s’est échappé. Le but des FALC étaient de ravir l’hélicoptère et prendre en otage OKOY.

Bilan de l’attaque : 4 morts et 28 blessés du côté des miliciens de Denis Sassou Nguesso et 1 mort du côté des FALC. OKOY a eu la chance, même l’armée renseigne les positions de OKOY au FALC .

Bilan de l’attaque de ce matin à NTARI : allez y chercher les corps de vos parents idiots qui meurent pour Denis Sassou Nguesso.

 

40 morts au total dans les affrontements entre ninjas et l’armée. 32 militaires, 3 ninjas et 5 civils dont deux femmes et un petit garçon.

L’armée a subi la perte de 378 PM; 90 lances roquette; 67caisses de munitions; 43 chilkas et plusieurs autres armements. Cet armement a été ravi par les ninjas et leurs alliés techniciens. Deux BJ de l’armée ont été brûlées et donc calcinées.

Quelques noms des miliciens de Denis Sassou Nguesso tombés ce matin. KOUA Narcisse est tombé ( décédé).

Bilan provisoire du côté des miliciens de Denis Sassou Nguesso : GDR: 10; 36BIM: 20; Policiers: 2

Avec Brazzanews.fr

Congo/Brazzaville: Meurtre au domicile d’Oba Apounou

mai 8, 2017

 

Un élève de terminale à l’école militaire préparatoire général Leclerc, au nom de EMOUENGUE, a trouvé la mort hier au domicile de Gabriel Oba Apounou. Une balle a été tirée sur sa tête. OBA Apounou le parent de Denis Sassou Nguesso dans les crimes, membre influent du PCT ( Parti Congolais du Travail).

Qu’est-ce qui se passé chez OBA Apounou ? Qui a exécuté ce jeune homme dans le salon de Mr OBA Apounou ? Pourquoi la ( famille Oba Apounou) cache l’information ?

Rappelons aussi aux Congolais que c’est le fils de OBA Apounou qui est directeur de la maison d’arrêt centrale de Brazzaville. Il est parmi la bande qui torture les prisonniers et qui a tué le Colonel Marcel NTSOUROU.

 

Photo de BrazzaNews.
Ref-Image : EMOUENGUE, assassiné au domicile de OBA Apounou
Avec Brazzanews.fr

Congo-Pool: Combats intenses à Missafou

mai 8, 2017
POOL : des bombardements intenses depuis 4h du matin à Missafou une localité de près de 7000 personnes. Les gens dormaient encore lorsqu’ils ont été réveillés par les détonations des obus. Excédés les FALC sont passés à l’attaque, actuellement combats dans le quartier Makoma de Missafou.

 

Les FALC (ninjas) ont pris d’assaut une base des miliciens de Denis Sassou Nguesso à Missafou dans le district de Mindouli. Toutes les armes ont été récupérées. C’était une réaction normale de légitime défense. A l’heure où nous vous passant l’information, les miliciens de Denis Sassou Nguesso sont venus en intervention à Missafou où ils pillent, tuent la population et incendient les villages 

Les FALC (ninjas) ont juste ciblé la base des miliciens. Mais les miliciens prennent pour cible la population et les maisons. A présent toute la population est en débandade ne sachant ou aller.

Nous ignorant d’abord le bilan et la suite de la journée, puisque les combats continuent jusqu’à présent. La base des miliciens de Denis Sassou Nguesso brûle actuellement. Le village est sous les bombardement aux armes lourdes et aux mortiers.

Guerre dans le Pool: plus personne à Missafou

Actuellement il y a des bombardements à Mindouli, Loukouni. MISSAFOU est tombé aujourd’hui, l’attaque s’est faite depuis  4 heures, il y a beaucoup de tombés du côté des militaires et civils. Les FALC (Ninjas) ont récupéré beaucoup des armes.

<< Nous pensons qu’ils sont rentrés dans une autre phase. Comme ils commencent maintenant à attaquer nos positions, chose qu’ils n’avaient jamais fait auparavent. Le gouvernement doit seulement négocier si non c’est la catastrophe >>. Les propos d’un haut gradé de l’armée qui se trouve actuellement dans le POOL.

<< L’attaque va se généraliser sur tous les fronts dans le Pool, dans les heures qui viennent . >> le porte parole des FALC ( Ninja )

En fuyant les bombardements de Missafou une femme, Madame Makololo habitante de Missafou est morte en route alors qu’elle courait pour se réfugier à Mindouli.

Mort d’un arrêt cardiaque dû, très certainement à l’épuisement et au stress du bruit assourdissant des obus largués par les hélicoptères. Son corps traîne donc entre Missafou et Mindouli. Avec les pluies du mardi 9 mai et le fort soleil, son corps est en décomposition. Mais dans tout ça on trouvera certains Congolais qui vivent dans la misère et autres collabos qui brillent par la sorcellerie dans la diaspora, applaudir Denis Sassou Nguesso, en recevant son argent par le biais des associations fictives. Vous êtes des monstres.

Avec Brazzanews.fr

Congo: Génocide du Pool

mai 7, 2017

Images de Mayama après Bombardements.

 

Photo de BrazzaNews.Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Monseigneur Anatole Milandou Archevêque de Brazzaville au micro de Rfi

mai 5, 2017

 Mgr Milandou s’est confié ce matin sur les ondes de Rfi concernant la situation très alarmante qui prévaut dans le Pool.

RFI: Vous êtes originaire du Pool. Quel regard aujourd’hui portez-vous sur la situation dans ce département du Congo ?

Monseigneur Anatole Milandou : Le regard ? Celui de tout le monde. C’est une région qui se détruit. Avant de partir de ce diocèse, j’avais dit à monseigneur Portella (Ndlr: Louis Portella Mbuyu) qui m’a remplacé, « malheureusement, je suis en train de te laisser des ruines » parce que la guerre continue.

C’est une guerre donc aujourd’hui ?

Je pense que c’est une guerre. Les gens sont déplacés, les gens souffrent. Tout dernièrement, on l’a même vu, il y a déjà des malnutris qui sont arrivés ici. C’est les conditions que nous ne connaissons pas très bien, dans quelles conditions les gens vivent puisque les gens sont déplacés de leur village. Cela pose beaucoup de problèmes.

Cela veut dire qu’il y a des difficultés à savoir ce qui se passe réellement dans le Pool, qu’il y a des zones aujourd’hui encore à huis-clos ?

Je suis allé voir monseigneur Portella qui est l’évêque de Kinkala. Le diocèse était fermé, jusque-là, c’était fermé. On n’y mettait pas pied. Moi, j’ai deux paroisses ici qui sont fermées. Personne ne peut y aller. Les prêtres n’y vont pas et n’y sont pas puisqu’on a forcé les populations à sortir de là. Donc c’est ce manque d’informations que nous n’avons pas, c’est difficile de savoir réellement ce qui se passe. C’est pourquoi parfois, on s’enferme dans le silence. Mais tout dernièrement, on a vu à l’hôpital, des cas de malnutritions.

Les autorités congolaises disent qu’il n’y a pas de crise dans le Pool aujourd’hui ?

Il y en a qui disent qu’il n’y a pas de crise ? Mais nous savons que c’est une crise. Les gens souffrent.

Que fuient les populations aujourd’hui qui quittent leur village dans le Pool ?

On fuit toujours les hommes en armes. Mais là, les gens sont forcés, les hommes en armes forcent les gens à partir, à quitter le village, à vider les villages. Je pense que c’est une technique, je ne peux pas en dire plus.

Les hommes en armes, vous voulez dire aussi bien les partisans du pasteur Ntumi, que les forces de sécurité congolaises ?

Oui, puisque l’armée dans sa méthode voudrait vider les populations des villages pour peut-être mieux cerner le problème de Ntumi. Je pense à ça.

L’Hotel de ville de Kinkala, chef lieu du département du Pool.DR

Dans ce contexte, est-ce que vous pensez que le Congo est prêt à tenir des élections législatives ?

Il y en a qui pensent qu’ils vont les tenir. Pour nous, franchement, je ne vois pas comment les gens peuvent aller battre campagne dans cette région. Déjà les gens ne sont pas sur place, ils ne sont pas dans les villages. Je ne sais pas comment ils iront battre campagne.

Que faudrait-il faire aujourd’hui pour sortir de cette situation ?

Sortir de cette situation ? On parle toujours de solutions politiques.

C’est un problème politique ?

Je pense. Nous essayons de faire quelque chose, mais on n’y arrive pas. Ces questions-là, il faut les poser à ceux qui se battent, à ceux qui sont sur le terrain, à l’armée et au pasteur Ntumi.

Est-ce que l’Eglise a tenté une médiation ou tente actuellement une médiation ?

L’Eglise a toujours proposé quelque chose, même en silence on essaie de faire quelque chose. Il y en a qui n’en veulent pas.

Qui n’en veut pas ?

Les choses qui nous parviennent, il y en a qui ne sont pas d’accord que l’Eglise aussi s’implique dans ce genre de choses.

Vos autorités vous ont parfois « rappelé à l’ordre » sur votre devoir de réserve ?

Non. Simplement, il y a des gens qui ne veulent pas que cette guerre cesse. C’est un fonds de commerce aussi.

Pour l’armée congolaise ?

Je ne sais pas. Mais ça profite à quelques-uns en tout cas. La première guerre, c’était comme ça. On a senti que c’était un fonds de commerce.

C’est pour cette raison que depuis un an, le pasteur Ntumi n’a toujours pas pu être arrêté ?

Mais ça, je ne peux pas le dire puisque nous sommes dans des hypothèses sur ce qui se passe, pourquoi le pasteur Ntumi n’est pas attrapé. Cela il faut le demander à l’armée qui a des stratégies sur place et qui n’arrivent pas à attraper le pasteur. On ne sait pas si le pasteur est vraiment conscient de ce qui se passe. Il vient dire ce qui se passe, réellement quel est le sens de son combat. Et quand on voit que les gens sont en train de souffrir, il peut dire « à cause de ça, je me rends, vous me donnez la liberté de m’exprimer, puis je me rends ». Aujourd’hui, je pense que si vraiment il y a de la bonne volonté de part et d’autre, cela peut se faire. Il a des lieutenants, il y a des gens sur qui il peut compter et qui peuvent négocier, ou pas, mais qui peuvent venir à Brazzaville, qui peuvent préparer son retour.

Donc il faut plus de bonne volonté de part et d’autre aujourd’hui, et du dialogue ?

De dialogue ? Depuis le temps qu’on en parle. Nous avons essayé depuis de faire quelque chose, mais rien n’a abouti. Donc, il faut poser les questions à ceux qui se battent sur le terrain. Je ne sais pas quelles sont les raisons de se battre.

Quel message voulez-vous adresser aux populations qui subissent cette crise ?

Les populations, les pauvres populations. Tout dernièrement, j’ai décidé de parler aux jeunes. Qu’est-ce qu’il faut leur dire ? Souvent ce sont des paroles de mensonges quand on sait que leur avenir est bouché.

On vous sent un peu exaspéré de voir l’histoire peut-être se répéter vingt ans après cette guerre à laquelle vous avez assisté ?

Bien sûr qu’on est désespérés et exaspérés aussi, puisque j’ai connu, j’étais évêque de Kinkala avant. Nous avons fait ce qu’on pouvait faire pour essayer de diminuer les souffrances. Et ça revient, un perpétuel recommencement. Finalement, cela ne nous réjouit pas.

Congomfoa avec rfi.fr