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En 2021, la diaspora du Pool a envoyé 2 milliards au Congo, les gens de la Cuvette ont caché à l’étranger 200 milliards

novembre 8, 2022

A la sortie de la pandémie de Covid en 2021, les ressortissants du Pool éparpillés à travers le monde ont envoyé au Congo quelques 2 milliards Cfa par transfert à leurs familles alors que des dirigeants politiques de la Cuvette ont caché dans des banques à l’étranger 200 milliards cfa détournés à l’État.

C’est un rapport accablant qui circule en interne établi par des financiers et qui démontre à quel point la fuite des capitaux est loin de stopper au Congo. Une aile du régime de Mpila aurait diligenté cette enquête pour montrer au chef de l’État la différence des priorités de ses collaborateurs de la Cuvette.

Toujours en comparaison avec le département du Pool qu’ils considèrent comme leur véritable contre poids, ces financiers de la Cuvette ont conclu que pour l’année 2021, la diaspora du Pool a transféré au pays 2 milliards Cfa alors que de leur côté, les membres du régime de la Cuvette ont pu mettre à l’abri hors du pays quelques 200 milliards Cfa volés dans les caisses de l’État.

Une réalité qui prouve le paradoxe que le sentiment patriotique de certains Congolais et surtout sur la situation socio-économique.

Alors que la Banque mondiale prédisait une baisse importante des transferts d’argent en 2021, les travailleurs expatriés ont continué à massivement envoyer des fonds vers le continent. Dans certains pays, les effets de la crise sont néanmoins durement ressentis.

Réduction des salaires, suppression des travailleurs étrangers… Les prédictions de la Banque mondiale sur les transferts de fonds de  la diaspora en 2020-21 – années marquées par la pandémie de Covid-19 – n’étaient pas optimistes. Pourtant, les Africains expatriés ont envoyé à destination du continent 83,3 milliards de dollars en 2020 contre 86,2 milliards de dollars en 2019, soit une baisse de -3,4 %.

Au Congo par exemple, la diaspora du Pool a battu le record des transferts avec plus de 2 milliards. « A cause de la crise aiguë au Congo, la diaspora se saigne pour continuer d’envoyer de l’argent à leur famille», témoigne un expert financier Gabonais en poste à la BEAC de Brazzaville

L’Europe et les Etats-Unis sont les premières régions depuis lesquels les migrants envoient de l’argent dans les pays à faible revenu. Or c’est aussi là que la pandémie flambe actuellement. Les migrants, en particulier africains, sont davantage exposés à la crise. Malgré tout, la Banque mondiale a révisé le 29 octobre dernier ses estimations sur les transferts d’argent. Lors de la première vague, l’institution basée à Washington craignait que ces transferts chutent de 20% cette année. Elle table désormais sur une baisse de 7% en 2020 et de 7,5% en 2021.

«Enorme pression familiale»

Une relative bonne nouvelle qui n’étonne cet expert. Selon ses recherches, la plupart des fonds servent à couvrir des besoins de première nécessité: nourriture, médicaments, scolarisation ou frais de téléphonie et d’internet… L’argent sert donc à parer au plus urgent, plutôt qu’à favoriser le développement à long terme des pays pauvres.

«La pression familiale sur les migrants est énorme. Après un versement, on trouve un peu de tranquillité psychologique. De très nombreux Africains que j’ai interrogés ont aussi cité des raisons religieuses. Les migrants se sentent redevables envers leur communauté qui a financé et prié pour leur voyage»

Selon la Banque mondiale, les banques sont le canal le plus coûteux pour l’envoi d’argent, avec des commissions de 10,9% en moyenne. Suivent les offices postaux (8,6%), les entreprises comme Western Union (8,6%) et enfin les opérateurs de téléphonie mobile (2,8%). C’est vers l’Afrique qu’il est le plus cher d’envoyer de l’argent.

Tournant numérique?

Mais la pandémie redistribue les cartes. Des entreprises offrant des services de transfert par téléphone portable ont connu un afflux d’utilisateurs. «Je pourrais probablement être d’accord avec la Banque mondiale qui dit que le volume total des transferts d’argent va baisser, estimait récemment Dare Okoudjou, fondateur de l’entreprise MFS Africa, interrogé par l’agence Reuters. Mais quiconque dans le digital dirait qu’il gagne en volume et en parts de marché.»

En 2019, les transferts de la diaspora dans le monde avaient atteint la somme record de 548 milliards de dollars, dont 44 milliards pour l’Afrique. C’était davantage que les investissements étrangers (534 milliards de dollars) et beaucoup plus que l’aide publique au développement (166 milliards de dollars). En plus de la crise économique dans les pays d’immigration, les fermetures des frontières à cause du covid compliquent les déplacements et des migrants sont forcés de rentrer chez eux après avoir perdu leur emploi.

«En plus des considérations humanitaires, il faut soutenir les migrants qui travaillent dans les pays d’accueil en première ligne, dans les hôpitaux, les laboratoires, les fermes ou les usines, plaide Michal Rutkowski, directeur de la protection sociale à la Banque mondiale.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Congo/Pool : Le Mcddi redynamise ses organes de base de Madzia

janvier 11, 2021

Dans la perspective de la présidentielle du 21 mars, le président du Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (Mcddi), Euloge Landry Kolelas a installé, le 10 janvier à Madzia dans le département du Pool, les organes de base de son parti.

Parti de la majorité présidentielle, tout comme d’autres formations politiques affiliées, le Mcddi, qui soutient la candidature du président Denis Sassou N’Guesso, entend œuvrer pour sa victoire au scrutin du 21 mars.

Le président du Mcddi, Euloge Landry Kolelas prenant un bain de foule à Madzia/D

Dans cette optique, Euloge Landry Kolelas, dont le parti tient à jouer sa partition, veut mobiliser les troupes à travers le renouvellement et la redynamisation des instances capables d’atteindre l’objectif que s’est assignée la majorité présidentielle, à savoir:  élire dès le premier tour leur candidat.

Pour mener à bien cette mission dans le district de Madzia, le président du Mcddi a installé dans leurs fonctions Sébastien Balembofoua, Louise Massolola et Hervé Lemvo Massamba, respectivement président local du parti, de l’organisation féminine (OFDI) et de la jeunesse (JMCDDI).

Par ailleurs, profitant de cette occasion, la population de Madzia a formulé  quelques doléances, à savoir:  redonner à ce district sa place d’antan, réhabiliter la route dégradée reliant Madzia à Kinkala,  la réhabilitation de la maternité et la  dotation de la  localité d’une ambulance.

Outre ces préoccupations, les filles et fils de Madzia ont plaidé pour la formation des jeunes aux divers métiers et au paiement des salaires des enseignants vacataires. Ces doléances ont été bien prises  en compte par Euloge Landry Kolelas qui s’est engagé à leur  payer un semestre des arriérés.

Au sujet de la route Madzia-Kinkala, il a promis rendre compte aux autorités en charge de ce secteur et suggéré que la population ainsi que lui-même s’investissent en y apportant une contribution financière pour faciliter sa réhabilitation.

De leur côté, mue  par la volonté de préserver la paix dans ce district et dans le département du Pool, la population de Madzia a pris l’engagement et fait le serment de refuser la violence d’où qu’elle vienne et de quelle que nature qu’elle soit.

Concernant la présidence du 21 mars, le président du Mcddi a invité les sympathisants et militants de son parti a adhéré massivement à l’opération de révision des listes électorales qui a débuté le 7 janvier.

Avec Adiac-Congo par Guy-Gervais Kitina 

Littérature : le festival Mukanda rend hommage à l’écrivain Sony Labou Tansi

décembre 31, 2020

Il s’est tenu dans la communauté urbaine de Boko, dans le département du Pool, la deuxième édition du festival Mukanda. Le thème retenu était «Lire et écrire pour promouvoir le vivre ensemble et l’amitié entre les hommes».

Les organisateurs et participants lors de la clôture de la 2e édition du festival Mukanda/Adiac

Mukanda est un festival qui permet de mettre en vedette un artiste par édition. Pour cette édition, le choix était porté sur l’énigmatique et humaniste Sony Labou Tansi.  Un concours littéraire, des conférences et un vernissage sur la vie et les œuvres de Sony Labou Tansi ont jalonné cette activité qui s’est étendue en deux jours.

Le premier jour de l’évènement a été consacré principalement au concours littéraire, qui s’est tenu dans la matinée au lycée de l’enseignement général de Boko. Les élèves du primaire, du collège et du lycée, venus de Mpika, Voka et Boko y ont participé avec passion. Cette journée a été clôturée par l’exposé et débat présenté par l’écrivaine Winner Dimixson Perfection sur le thème général de cette édition « Lire et écrire pour promouvoir le vivre ensemble et l’amitié entre les hommes ». Par son discours et ses réponses, elle a épaté et convaincu son auditoire très complexe composé des intellectuels, des élèves et des officiels.

Le deuxième jour consacré à la journée internationale de l’écrivain africain a commencé avec les discours protocolaire et d’ouverture du chef de cabinet de l’administratrice maire de la communauté urbaine de Boko, représentant l’administratrice maire de Boko qui a rejoint le festival séance tenante avec le sous-préfet de Boko. Ont suivi l’allocution du directeur général des Arts et des Lettres Marcel Ipari qui a encouragé la pérennisation de ce genre d’activités et le discours de remerciements du directeur départemental des Arts et des lettres du Pool. Juste après, venait l’exposé du poète Gaétan Ngoua sur le thème « Sony l’humaniste » et la critique littéraire Winner Dimixson Perfection a clôturé la série des exposés sur le thème « L’apport de l’écrivain africain face aux défis de l’Afrique, l’exemple de Sony Labou Tansi ». Une fois de plus, les deux écrivains ont été à la hauteur des attentes de l’auditoire venu encore plus nombreux que la veille. Une série des questions avait été posée respectivement aux deux exposants qui ont répondu jusqu’à satisfaction des deux parties. Une chose importante est à signaler ; c’est la participation effective et pertinente des élèves aux débats, à la grande stupéfaction de tous. 

Ensuite, se sont tenues l’émulation et la remise des prix aux lauréats du concours de la veille. Bernalie Maounga Kianguebeni, élève en seconde A au lycée de Boko, a été l’heureuse récipiendaire du premier prix de cette édition ; deux autres élèves de l’école primaire de Mpika ont été également comptés parmi les lauréats.

La remise des prix a servi de transition pour chuter à l’ultime partie du vernissage présenté par Nicolas Bissi, compagnon de l’illustre Sony. L’exposition a connu un engouement de la part des populations qui s’étaient alignées et tour à tour entraient dans la salle polyvalente de la Bibliothèque Butsiele pour voir et échanger avec Nicolas Bissi.  Da ns l’ensemble Mukanda 2e édition a connu un franc succès. Le directeur départemental des Arts et des Lettres du Pool, Shand Bemi, initiateur de ce festival, a donné rendez-vous au public pour l’année prochaine à Kintélé pour la 3e édition de l’événement.  

Avec Adiac-Congo par Aubin Banzouzi

Congo/Election présidentielle 2021 : François Louceny Fall veut s’enquérir de la situation dans le Pool

novembre 16, 2020

La situation sécuritaire dans le département du Pool et le statut de Frédéric Bintsamou « Pasteur Ntumi » ont été au cœur des échanges, le 16 novembre, entre le haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants, Euloge Landry Kolelas, et le représentant spécial des Nations unies pour l’Afrique centrale, François Louceny Fall.

Euloge Landry Kolelas s’entretenant avec la délégation conduite par François Louceny Fall/Adiac

Conscient du fait que les élections sont souvent sources de conflits dans plusieurs pays africains, le diplomate onusien a voulu se rassurer si la situation du Pool était définitivement réglée ou maîtrisée.

A quelques mois de la présidentielle de l’an prochain, Louceny Fall qui n’a pas fait de déclaration à la presse a également abordé, avec Landry Kolelas, le problème du statut de l’ancien chef rebelle, Frédéric Bintsamou, dont le parti politique, le Conseil national des républicains a été reconnu récemment conforme à la loi par les autorités.

Le haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants a, de son côté, rassuré son interlocuteur que la population du Pool vivait désormais dans la quiétude depuis la signature de l’accord de cessez-le-feu du 23 décembre 2017 à Kinkala, entre l’Etat et les ex-miliciens Ninjas Nsiloulous. Quant au statut du pasteur Ntumi, Euloge Landry Kolelas a indiqué que le processus suivait son cours et que les autorités habilitées se prononceront le moment venu.

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama

Congo/Kinkala : les militaires s’adonnent aux activités agropastorales

octobre 31, 2020

Sur instruction du colonel Basile Boka, commandant de la zone militaire de défense n° 8, les officiers, sous officiers et hommes de rang développent, depuis quelque temps, à Kinkala dans le département du Pool, des activités agropastorales visant à contribuer à la sécurité alimentaire de la population.

L’élevage des moutons Crédit photo »DR

Les activités agropastorales ont repris dans la Pool grâce à la paix retrouvée et aussi à la fertilité du sol. A Kinkala comme  dans plusieurs autres districts de ce département, les activités agricoles se développent pour le bien de la population. La force publique, en dehors de ses missions régaliennes de défense et de sécurité, accompagne ces initiatives en participant activement aux activités agropastorales.

Sous la houlette du colonel Basile Boka, commandant de la zone militaire de défense n° 8, les activités agropastorales sont conduites par les officiers, sous officiers et hommes de rang à Kinkala, chef lieu du département du Pool prouvant ainsi que le militaire n’est pas seulement un bon défenseur de la patrie mais aussi un bon agent économique. L’élevage des moutons et porcins ainsi que  les cultures maraîchères (tomates, choux, poivron, épinard, oseille…) figurent au nombre des activités menées. Ces réalisations ont suscité l’admiration et l’encouragement des responsables hiérarchiques des Forces armées congolaises (FAC).

Ces actions salutaires rappellent  le souvenir des CMRC, le magasin économat qui existait à l’époque où on vendait à un prix raisonnable à la  populations les denrées alimentaires. La relance des activités agropastorales au sein des FAC dont le porte-étendard est la zone militaire de défense n°1 intègre bien le mot d’ordre du président de la République, à savoir « Un peuple qui ne consomme pas ce qu’il produit n’est pas un peuple libre ».

Signalons que c’est en 1974, lors d’un colloque de l’armée, que l’activité économique avait été décidée comme l’une des missions intégrantes du haut commandement. Elle consistait à pourvoir les garnisons et collectivités militaires en denrées de première nécessité et à moindre coût. Cela permet l’augmentation qualitative et quantitative de la production et aide le pays à la préparation de l’économie de défense.

Avec Adiac-Congo par Hervé Brice Mampouya

Congo: des ossements humains découverts dans la région du Pool

septembre 6, 2019

Département du Pool : Des ossements humains retrouvés dans un champs à 200m de la route nationale 1 (Missafou) . D’après les témoignages, ce corps serait celui d’un sage du village disparu pendant les derniers événements du Pool (Congo). l’identification était effective grâce aux habits du défunt.

Combien de charniers sont dans le Pool et combien de corps ne sont pas identifiés ?

Images : Rufin . K

Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Congo/ »Génocide des Laris »: Le gouvernement réfute des « allégations sans fondements »

octobre 11, 2018

 

Congo – « Des populations Laris »
Dans un communiqué publié par le Ministère des Affaires étrangères et des congolais de l’étranger, le 10 octobre à Brazzaville, le gouvernement de la République du Congo réfute l’existence d’un prétendu « génocide lari» dans le département du Pool.
Voici le fac-similé dudit communiqué tel que parvenu à notre rédaction.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Congo/Pool: un militaire de la GR qui se vantait d’avoir violé 65 filles est devenu fou à Nkombo

octobre 11, 2018


C’est la consternation dans cette parcelle de Nkombo après la constatation du nouvel état psychique d’un locataire, de surcroît élément de la sécurité présidentielle. Il a disjoncté et est devenu fou. Son entourage, fait le lien avec ses crimes commis pendant le conflit du Pool, où il était au front. Lui-même, se vantait d’avoir violé 65 filles.

Est-ce une punition divine ou celle de ses victimes ? Un sergent-chef de la sécurité présidentielle, ayant participé dans les atrocités lors du conflit du Pool, est devenu subitement fou, alors qu’il prenait un pot, avec ses amis dans un bar de Nkombo, non loin de la maison blanche du général Olessongo.

A son retour du front du Pool, le sergent-chef F O , qui tout de même, ne croyait pas à la rébellion du pasteur Ntumi, se vantait d’avoir violé à volonté les filles dans les villages de ce département. Dans ses récits machiavéliques, il assurait avoir violé deux sœurs jumelles pendant toute la journée. Ses cibles étaient des jeunes filles ayant encore des seins bien débout et sans enfants.

Des actes, dont la plupart de ses amis condamnaient, malgré ses justifications tribales. « On mène une guerre contre l’ennemi et non contre les innocents civils, et le viol ne fait jamais partie du combat » lui avait une fois fait remarquer une vendeuse d’un bar où il racontait ses exploits sexuels.

Dans son secteur à Nkombo, tout le monde savait, avoir comme voisin un pervers sexuel, et certains parents conseillaient leurs filles de l’éviter. Aujourd’hui sa folie confirme les prophéties de ses proches. «  F… A kanisaki nini, ke Nzambé a lingaki ko limissa ye na mabé nionso asali na le Pool… A futa nde masumu na yé » (il croyait être invulnérable et impardonnable aux yeux de Dieu pour tout le mal commis au Pool) entend-on parmi le voisinage.

Le fait que F O a perpétré ses crimes dans le Pool ne justifiait en rien l’adhésion de son entourage qui le prenait pour un monstre. Une personne cohérente ne peut se vanter de telles atrocités.

De nombreux civils ont été victimes des actes inciviques des militaires et mercenaires pendant le conflit du Pool. En dehors des cas de viol, on a assisté à la destruction des villages entiers, des plantations et même de leurs animaux. La haine contre ses populations innocentes et otages reste encore inexplicable.

Les deux parties belligérantes ont signé un accord de paix sans mesurer tous les dégâts causés, et surtout ignorant totalement le statut des civils.

Sacer-infos.com by Stany Franck

Congo: environ 8007 armes et explosifs ramassés dans le Pool

octobre 7, 2018

 

Le président de la commission ad hoc mixte paritaire Séraphin Ondélé  a révélé le 5 octobre à Brazzaville que  l’opération ramassage des armes  dans le département du Pool avait  permis  la collecte de près de 8007 armes et explosifs  détenus par les ex-combattants Ninjas.

Faisant le  bilan à mi-parcours, Séraphin Ondélé a détaillé les types d’armes qui ont été ramassées après 57 jours de travail de la commission, chargée de la mise en œuvre de l’accord de cessation des hostilités signé le 23 décembre 2017 à Kinkala.

La commission a rassemblé au total 872 PMAK, 2358 fusils de chasse, 10 FM, 15 LRAC, 13 pistolets automatiques, 60 mortiers, 31 SKS, 3 uzi, 610 grenades de tout genre.

Autres archétypes d’armes réunies par la commission ad hoc,  18 lances grenades,  54 roquettes, 56 obus mortier,  61 poignards, 2 obus BM 21, 624 chargeurs garnis et 2314 munitions en vrac. Un lot de 701 chargeurs garnis équivaut à 100 armes.

Parmi les explosifs rassemblés par la commission se trouvent 2697 détonateurs,  93 pains de TNT, 949 allumeurs, 58 mèches et cordons.

Parallèlement à l’opération ramassage des armes, la commission a identifié  et recensé 5665 ex-combattants  dans les centres de collecte de Kinkala (1303), Goma tsé-tsé (810), Mbanza Ndounga (365), Mindouli  (446), Kindamba (644), et Mayama (156). Ceux de vindza, Matoumbou, Kibouendé et Madzia, ont été comptés, respectivement au nombre de 295, 313, 187, et 62. Dans la localité de  Loulombo 266  ex-combattants ont été identifiés. A Kinkembo 257 ont été recensés, à Kimbédi 68, à Kindamba-Ngouédi 194, et à Missafou 299.

Tous les ex-combattants déjà recensés n’attendent que leur intégration.

Zenga-mambu.com by Laurent avec Marna Julie MANKENE

Congo: l’Union européenne renouvelle son aide aux déplacés du Pool

juin 19, 2018

 

Une enveloppe supplémentaire de cinq cent mille euros, soit plus de trois cents millions FCFA, vient d’être décaissée par l’institution en faveur des personnes sinistrées du département du Pool.

Une mission humanitaire conduite par la ministre des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité, Antoinette Dinga-Dzondo, en compagnie de la cheffe de la délégation de l’Union européenne (UE) au Congo, Saskia De Lang, a séjourné le 18 juin à Mbandza-Ndounga et Nganga-Lingolo (sous-préfecture Goma Tsé-Tsé). Dans la sous-préfecture de Mbandza-Ndounga, la délégation a assisté à la distribution des vivres et à l’enregistrement des bénéficiaires sur la plate-forme numérique Scope, mise en œuvre par le Programme alimentaire mondial (PAM).

L’aide de l’UE s’inscrit dans le cadre du deuxième Plan de réponse et de relèvement des besoins humanitaires dans le département du Pool, en 2018, dont l’appel a été lancé le 16 mars, à Brazzaville.  Le montant recherché, estimé en dollars à 70,7 millions permettra de poursuivre l’action humanitaire et le relèvement de cent quatorze mille personnes.« L’UE est le premier partenaire du pays à réagir à cet appel avec une nouvelle contribution à hauteur de cinq cent mille euros. Nous sommes venus ici dans le Pool pour annoncer cela et pour dire que nous n’oublions donc pas la population. Nous connaissons sa souffrance et avons aussi voulu faire le déplacement pour voir dans quelle situation les villages et la population se trouvent pour mieux comprendre ce qui se passe », a expliqué Saskia De Lang, dont l’institution avait fait un premier geste en novembre 2017.

En effet, la cheffe de la délégation de l’UE au Congo, qui a parcouru quelque 51 km qui séparent Nganga-Lingolo de Mbandza-Ndounga, a pu se rendre compte de l’état de dégradation avancée de cette route en terre battue. Elle a constaté que beaucoup de déplacés sont déjà rentrés chez eux mais se trouvent encore  dans des situations extrêmement difficiles car, il y a des maisons délabrées ou bien détruites, des champs qui n’ont pas été cultivés, des points d’eau détruits. Selon Saskia De Lang, tout est donc à reconstruire. « L’aide que nous donnons va les aider pendant cette période où elles vont rebâtir et remettre en marche leur propre culture. Donc il faut qu’on les aide pendant qu’elles se réinstallent chez elles. L’UE appuie l’action de la société civile internationale et nationale qui est déployée dans le Pool. Il y a deux semaines, j’ai assisté au lancement d’un projet à hauteur de huit cent mille euros, financé par l’UE, visant l’élevage et l’agriculture, c’est donc également par ce biais que nous contribuerons au relèvement et nous essayons de venir en aide aux besoins », a-t-elle conclu.

Tous les secteurs sont à refaire 

S’exprimant au nom des bénéficiaires, le sous-préfet de Mbandza-Ndounga, Symphorien Banimba, qui a dépeint la situation alimentaire et sécuritaire critique des déplacés, a remercié les autorités nationales et leurs partenaires tels que l’UE et les organismes du système des Nations unies pour diverses assistances. « Ce que la population attend maintenant, c’est le relèvement pour lui permettre de redémarrer une vie normale et de se prendre elle-même en charge comme les autres habitants du Congo. Elle refuse la dépendance pérenne qui risque d’entraîner l’accoutumance », a-t-il déclaré.

À Nganga-Lingolo, la ministre et sa délégation ont assisté aux transferts monétaires via des cartes électroniques, à travers la plate-forme numérique Scope. Initiée par le PAM, cette opération offre l’opportunité aux ménages bénéficiaires de diversifier leur alimentation tout en choisissant les denrées correspondant à leurs habitudes alimentaires.


À l’issue de cette visite, la ministre en charge des questions humanitaires a reconnu que la situation dans le Pool restait encore préoccupante, surtout en ce qui concerne le relèvement des familles. « En effet, le relèvement prend du temps, parce qu’il faut faire des évaluations, trouver de l’argent. Au regard de l’état de la route, cela prendra du temps puisqu’il faut la mettre à niveau. Ce qui peut aller vite, c’est peut-être la réhabilitation des points d’eau où il manque des panneaux solaires, des robinets. Il nous faut discuter avec la population pour savoir ce qu’elle veut faire, parce que ce n’est pas tout le monde qui est agriculteur, pêcheur », a expliqué Antoinette Dinga-Dzondo, rappelant que tous les indices de relèvement seront pris en compte et tous les secteurs sont à refaire : eau, assainissement, éducation, santé.

 

Sacer-infos.com par Stany Franck