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RDC: La population fuit la ville Goma à cause du volcan Nyiragongo

mai 26, 2021

Avec TV5Monde

RDC – Éruption du Nyiragongo : les secousses sismiques à Goma inquiètent la population

mai 24, 2021
Des personnes se rassemblent sur une coulée de lave froide suite à l’éruption nocturne du Mont Nyiragongo à Goma, en RDC, le 23 mai 2021.

L’éruption volcanique dans la ville de Goma et ses environs, survenue samedi soir, a déjà fait au moins 15 morts, selon un bilan provisoire.

La ville de Goma, au pied du volcan Nyiragongo entré en éruption samedi dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), était toujours secouée lundi matin par de nombreuses et fortes secousses telluriques, suscitant la peur des populations locales. « Ça se multiplie et ça vient à tout moment », a déclaré à l’AFP un habitant, jugeant cela « très inquiétant ».

Déjà très nombreux dimanche, ces séismes se sont poursuivis toute la nuit et lundi matin, sur un rythme soutenu, parfois avec une forte intensité. Dans la ville de Goma, la population, en partie de retour après avoir fui en masse l’éruption samedi soir du Nyiragongo, était très angoissée de ces secousses, sortant parfois des immeubles à étages et des maisons à chaque séisme.

L’éruption a déjà fait au moins 15 morts, selon le bilan provisoire avancé par le les autorités congolaises, dimanche soir. Au total, 17 villages ont été touchés, la principale route de la région, reliant Goma au Nord de la province, et une ligne à haute tension ont été coupées, selon le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, qui déploré « beaucoup de pertes de biens et de marchandises ».

« Les sinistrés ont tout perdu »

Après avoir fui par milliers l’éruption dans la nuit, « la majorité des gens sont rentrés ou sont en train de rentrer chez eux », a raconté un habitant. « Mais il reste les sinistrés qui n’ont plus de maisons. Ils ont tout perdu, ils restent là, par familles, coincés devant les boutiques le long des routes, ils sont très nombreux, des centaines de personnes… », selon ce témoin.

À la tombée de la nuit, samedi, ils étaient des centaines à s’apprêter à passer la nuit dans la rue, sur des matelas emportés dans leur fuite, regroupés par endroits par famille, village ou affinités. Apparemment sans avoir reçu d’aide humanitaire. Le gouvernement provincial a également décidé de suspendre les cours jusqu’à nouvel ordre.

Après deux réunions d’urgence du gouvernement, qui « suit avec attention la situation », Patrick Muyaya a promis une « action plus énergique ». « L’urgence pour le moment est d’apporter l’assistance aux populations déplacées », a-t-il affirmé à la presse dimanche soir, annonçant au passage le retour à Kinshasa du président Félix Tshisekedi, qui a interrompu une tournée européenne.

Habitations englouties

Samedi soir, le volcan Nyiragongo, dont les sombres pentes majestueuses dominent Goma et le lac Kivu, est entré soudainement en éruption, provoquant la peur et la fuite des populations. Deux coulées de lave se sont échappées de ses flancs, dont une est arrivée jusqu’à la lisière de Goma, où elle s’est immobilisée dimanche.

De nombreuses habitations ont été englouties par cette langue de lave rocheuse et noirâtre s’étendant sur des centaines de mètres.

Par Jeune Afrique avec AFP

France/Covid-19 : Paris pourrait vacciner «30 à 40%» de la population «dès janvier»

novembre 20, 2020

La mairie de Paris se tient prêt à vacciner 30 à 40% de la population parisienne contre le Covid-19 à partir de janvier, en ciblant «les plus de 65 ans et les plus fragiles», a annoncé vendredi 20 novembre l’adjointe à la Santé Anne Souyris.

Le scénario étudié par la mairie de Paris est celui d’une «vaccination de 30 à 40% de la population», celle qui est considérée comme prioritaire, dès «début janvier» voire même en décembre si un vaccin est disponible. Suivra «une deuxième phase de vaccination» pour le reste des plus de deux millions de Parisiens, qui «se ferait en médecine de ville», a ajouté Anne Souyris lors d’une visioconférence avec la maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo, les maires d’arrondissement et le professeur Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, à laquelle l’AFP a pu participer. Pour mener cette campagne, cinq sites de la Ville seront réquisitionnés, a précisé Anne Souyris sans les détailler.

Une troisième vague en mars ?

Cette «campagne de vaccination, beaucoup plus rapide» que d’autres scenarii envisagés dans un premier temps par l’Hôtel de Ville et la préfecture de police, permettrait au public prioritaire d’être vacciné sur «convocation de la CPAM», a-t-elle indiqué. «Les personnels soignants seront également prioritaires mais ne seraient pas pris en charge dans les centres dédiés», a ajouté l’élue écologiste. Anne Hidalgo, qui doit présenter la semaine prochaine sa stratégie sanitaire, a évoqué ce scénario jeudi matin lors d’une rencontre avec le premier ministre Jean Castex.

Lors de la réunion vendredi, le professeur Jean-François Delfraissy a insisté sur l’impératif de «continuer les mesures de santé publique pour limiter la circulation du virus». «On va se retrouver début janvier, pas avant, autour de 5000 contaminations par jour» après «cette phase un peu complexe du deuxième confinement et probablement d’un couvre-feu», a-t-il ajouté. «Si on refait la même chose que nous avons fait au cours de l’été, il y aura une troisième vague au mois de mars», a-t-il averti, ajoutant qu’il fallait «optimiser la stratégie tester-tracer-isoler et repenser les questions de l’isolement» pour «mieux faire que ce que nous avons fait jusque maintenant».

Par Le Figaro avec AFP

Venezuela : Guaido appelle la population à accentuer sa pression sur l’armée

mai 3, 2019

 

L’opposant vénézuélien Juan Guaido a exhorté vendredi la population à marcher samedi «de manière pacifique» vers les bases militaires du pays pour demander à l’armée de lâcher le président socialiste Nicolas Maduro, trois jours après une tentative ratée de soulèvement.

«Nous savons que nous devons continuer à protester (…) nous devons continuer de manière pacifique et citoyenne, sans tomber dans le piège» du gouvernement, a déclaré Juan Guaido lors d’une conférence de presse. «Tout notre combat se déroule et va continuer à se dérouler dans le cadre de la Constitution», a fait valoir le député de centre droit de 35 ans, reconnu comme président par intérim du Venezuela par plus d’une cinquantaine de pays, dont les Etats-Unis. «On est unis et plus forts que jamais», a ajouté le président de l’Assemblée, seule institution vénézuélienne contrôlée par l’opposition. Ces déclaration interviennent dans un contexte de vive tension au Venezuela.

Le chef de l’Etat Nicolas Maduro a lancé une chasse aux «traîtres» dès mardi soir, lorsqu’il a affirmé avoir déjoué l’«escarmouche putschiste» entreprise par un groupe de militaires entrés en rébellion pour rejoindre Juan Guaido.

La tentative de soulèvement de mardi s’est dégonflée au cours de la journée. Quelque 25 militaires rebelles ont demandé l’asile à l’ambassade du Brésil à Caracas. Puis Leopoldo Lopez, une des figures de l’opposition qui était assigné à résidence depuis 2017 et était apparu aux côtés de Juan Guaido et des soldats insurgés, s’est réfugié dans l’ambassade d’Espagne. La tentative de soulèvement a été accompagnée dans tout le Venezuela mardi et mercredi de manifestations monstre des partisans de Juan Guaido, émaillées de violents heurts entre des manifestants et les forces de l’ordre.

Ces affrontements ont fait quatre morts parmi les manifestants, selon l’opposition et les familles. Selon Amnesty International, les troubles ont par ailleurs fait quelque 200 blessés et 205 personnes ont été arrêtées.

Le mécontentement populaire est alimenté par les conséquences de la pire crise de l’histoire récente du pays. L’hyperinflation pourrait atteindre 10.000.000%, selon le FMI, les coupures de courant se multiplient et les hôpitaux ne peuvent plus soigner les malades, faute de médicaments et d’équipement.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Afghanistan: 100 morts parmi les défenseurs de Ghazni, la population souffre

août 13, 2018

Des cercueils posés dans une mosquée à l’intérieur d’un hôpital, photographiés le 12 août 2018 dans la province de Ghazni, où des combats ont eu lieu avec les talibans / © AFP / Mohammad Anwar Danishyar

Les combats pour le contrôle de la ville de Ghazni (est) ont fait en quatre jours au moins 100 morts au sein des forces de sécurité, près du double chez les talibans, et l’ONU s’inquiète de risques humanitaires pour la population.

Dans le principal hôpital de la ville, les médicaments se raréfient à mesure que les blessés arrivent. Les cadavres s’amoncellent dans cet établissement « débordé », selon la Croix-Rouge.

« Environ 100 membres des forces de sécurité ont perdu la vie, ainsi que de 20 à 30 civils », a déclaré lundi le ministre de la Défense Tariq Shah Bahrami au cours d’un point de presse. Quelque 194 talibans ont été tués et 147 blessés, a-t-il ajouté.

Le gouvernement afghan affirme garder le contrôle des principaux bâtiments publics de Ghazni, située à environ deux heures de route de Kaboul. Mais des habitants décrivent des talibans déambulant dans les rues.

Neuf raids aériens ont été effectués au cours de la seule journée de lundi, coûtant la vie à environ 95 talibans, a affirmé le ministre Bahrami.

« L’opération de nettoyage de la ville a commencé dans quatre directions », a-t-il poursuivi, promettant « des changements considérables dans les prochaines 24 heures ».

La présidence avait auparavant annoncé l’envoi de renforts « aussi vite que possible » à Ghazni, prise d’assaut jeudi soir.

Les réseaux téléphoniques sont pour la plupart coupés, rendant les informations difficiles à vérifier.

Des habitants de la province de Ghazni à la recherche de proches dans un hôpital après les combats avec les talibans dans l’est de l’Afghanistan, le 12 août 2018 / © AFP / Mohammad Anwar Danishyar

Dimanche soir, les talibans faisaient du porte-à-porte, exigeant de l’eau, du thé ou encore des brouettes pour transporter leurs blessés, a constaté un correspondant de l’AFP dans la ville.

Leur porte-parole Zabiullah Mudjahid a qualifié de « sans fondement » les annonces des autorités afghanes. « Des discussions sont en cours pour la reddition » des forces afghanes, a-t-il affirmé sur Twitter.

D’autres habitants ont raconté à l’AFP dimanche soir que l’électricité restait coupée et la nourriture rare. Des cadavres de rebelles et de soldats étaient visibles dans les rues, tandis que les bâtiment publics étaient incendiés par les talibans.

– « Fuir » –

« Tout le monde cherchait un moyen de fuir la ville. La plupart des gens se cachent encore dans leurs caves, les combats se poursuivant d’une rue à l’autre », a déclaré une journaliste de Ghazni, Fayeza Fayez, arrivée dimanche soir à Kaboul.

Les Nations unies ont exprimé leur inquiétude quant à la détérioration des conditions de vie, appelant les deux parties à respecter les droits des civils pris dans les combats.

« Les médicaments dans le principal hôpital se raréfient et les gens ne peuvent y amener en sécurité des victimes pour qu’elles s’y fassent soigner », a fait savoir l’Ocha, le bureau de l’ONU chargé de la coordination des actions humanitaires.

Des membres des forces de sécurité afghanes et des miliciens sur une route de la province de Ghazni, où des combats se sont déroulés avec les talibans, le 12 août 2018. / © AFP / Mohammad Anwar Danishyar

« Nous avons un manque de personnel soignant », a déploré Mohammad Arif Omari, un médecin de cet hôpital, ajoutant que 166 blessés, dont des femmes et des enfants, avaient été soignés depuis le début des combats dans son établissement, « presque tous blessés par des balles ou par des éclats ».

De nombreux corps gisaient, parfois dans des cercueils en bois, parfois à même le sol.

La Croix-Rouge a fait parvenir près de 200 litres d’essence pour le générateur de l’hôpital ainsi que des médicaments pour 100 personnes, selon sa porte-parole Andrea Catta Preta.

Les talibans ont lancé l’assaut sur Ghazni à un moment où la pression s’accentue pour qu’ils négocient avec le gouvernement afghan afin de trouver une issue à une guerre vieille de près de 17 ans.

Ghazni se trouve sur l’axe majeur Kaboul-Kandahar, qui relie la capitale aux provinces du Sud, en grande partie sous le contrôle des talibans. Lundi, des rumeurs faisait état d’un blocage de cette route par les talibans, ce que l’AFP n’a pu vérifier.

Un des porte-parole du contingent américain en Afghanistan a de son côté apporté un démenti, affirmant que les forces afghanes « occupent les points de contrôle clés pour maintenir la sécurité ».

« La ville de Ghazni reste sous le contrôle du gouvernement afghan et les forces talibanes disparates qui demeurent dans la ville ne créent pas une menace d’effondrement », a-t-il ajouté.

Des médias locaux faisaient par ailleurs état de la disparition d’une centaine de membres des forces spéciales afghanes qui se rendaient à Ghazni. Un cadre du ministère de la Défense, sous le couvert de l’anonymat, a infirmé ces informations.

Romandie.com avec(©AFP / (13 août 2018 17h06)

Au Zimbabwe, les électeurs se sont mobilisés pour les premières élections post-Mugabe

juillet 30, 2018

Début du dépouillement des voix à Mbare, une banlieue de Harare, le 30 juillet 2018 / © AFP / Luis TATO

Les Zimbabwéens se sont déplacés en nombre et dans le calme lundi lors des premières élections générales depuis la chute du président Robert Mugabe en novembre après trente-sept ans de pouvoir, des scrutins historiques organisés dans un climat de suspicion de fraude.

Un total de 23 candidats – un record – étaient en lice pour la présidentielle, organisée en même temps que les législatives et les municipales.

La course pour la fonction suprême se joue entre l’actuel chef de l’Etat Emmerson Mnangagwa, patron de la Zanu-PF, le parti au pouvoir depuis l’indépendance du Zimbabwe en 1980, et l’opposant Nelson Chamisa, leader du Mouvement pour le changement démocratique (MDC).

M. Mnangagwa, qui a succédé en novembre à son ancien mentor, M. Mugabe, à la suite d’un coup de force de l’armée et de son parti, cherche à obtenir par les urnes la légitimé du pouvoir.

Les bureaux de vote ont fermé, comme prévu, lundi à 19H00 (17H00 GMT) et le dépouillement a débuté, parfois à la lumière de bougies ou de lampes à gaz. Les résultats sont attendus d’ici le 4 août.

Des électeurs font la queue devant un bureau de vote à Harare, le 30 juillet 2018 / © AFP / Luis TATO

Pour ces élections historiques, « il y a eu une forte participation, en particulier des jeunes », a déclaré à l’AFP le chef des observateurs de l’Union européenne (UE), Elmar Brok, qui n’a pas signalé, en fin de journée, de cas de violence, alors que les scrutins de l’ère Mugabe avaient été régulièrement entachés de fraudes et violences.

Dès l’aube lundi, de longues files d’attente se sont formées devant de nombreux bureaux de vote à Harare, où l’affluence n’a pas faibli dans la journée.

« J’espère un nouveau Zimbabwe », qui « offre des opportunités égales pour tous », a expliqué Lalita Mtetwa, une diplômée de 30 ans au chômage. « On a des millions de personnes éduquées sans emploi et vivant dans la pauvreté, seuls les riches sont dans une meilleure position », a-t-elle fulminé.

« J’ai voté pour Mnangagwa », a dit pour sa part Robina Mayobongwe, 80 ans, à bord d’une charrette tirée par un âne. « On ne peut pas faire confiance aux jeunots », a-t-elle estimé.

Dans une banlieue d’Harare, le 27 juillet 2018, un jeune homme attend devant une affiche représentant le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa, patron de la Zanu-PF, le parti au pouvoir / © AFP / Luis TATO

– ‘Tentatives de censure’ –

M. Mnangagwa, 75 ans, est un habitué des arcanes du pouvoir. Ancien ministre de M. Mugabe, il a aussi été son vice-président jusqu’à son limogeage en novembre, qui a précipité l’intervention de l’armée et le départ humiliant du camarade « Bob ».

Pendant la campagne électorale, le président Mnangagwa a cependant affirmé avoir tiré un trait sur son passé de cacique du régime Mugabe, et promis de rétablir la démocratie et de remettre sur les rails une économie aux abois.

Lundi, il s’est félicité que « la campagne ait été pacifique, tout comme le vote ». Un élément clé pour qu’il se démarque de son prédécesseur et obtienne la confiance de la communauté internationale et des investisseurs, dont le pays a cruellement besoin.

Le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa vote dans une école primaire, le 30 juillet 2018 / © AFP / Jekesai NJIKIZANA

Preuve de sa volonté de changement, il avait invité, pour la première fois en seize ans, des observateurs occidentaux à surveiller le vote.

L’UE a noté lundi « des défauts » pendant les opérations électorales, notamment « la totale désorganisation » du vote dans deux quartiers pauvres d’Harare, alors que « tout s’est bien passé dans des quartiers plus favorisés ».

« Il convient maintenant de vérifier s’il s’agit d’une tendance » ou de cas isolés, a ajouté M. Brok.

M. Chamisa a lui dénoncé des « tentatives délibérées de censurer » les votes en zone urbaine, fief traditionnel du MDC.

L’ancien président Robert Mugabe, suivi de sa fille Bona et de sa femme Grace, vote lors des élections générales au Zimbabwe, le 30 juillet 2018, à Harare. / © AFP / Zinyange AUNTONY

Mais il s’est déclaré confiant sur l’issue du vote. « Je n’ai aucun doute que d’ici la fin de la journée, nous devrions avoir une voix catégorique pour le changement », a lancé le quadragénaire.

– Mugabe a voté –

M. Mnangagwa est donné favori de la présidentielle, mais l’écart entre les deux hommes s’est récemment réduit dans les sondages. Le premier est crédité de 40% des suffrages, contre 37% pour le second, selon un sondage publié il y a dix jours par le groupe Afrobarometer.

Si aucun candidat n’obtient la majorité absolue lundi, un second tour sera organisé le 8 septembre.

Forte participation au Zimbabwe pour les élections / © AFP / Maryke Vermaak, Farid Addala

L’ancien président Mugabe a voté sous les flashs des photographes dans une école d’Harare, où se pressait une foule d’admirateurs, de curieux et détracteurs.

Il s’est refusé à tout commentaire. Mais la veille, il avait, lors d’une conférence de presse surprise, appelé les électeurs à faire chuter son ancien parti, la Zanu-PF.

« J’espère que le vote de demain (lundi) va faire tomber la forme militaire de gouvernement » actuel, avait-il lancé. « Je ne peux pas voter pour ceux qui m’ont mal traité », avait-il poursuivi, avant de sous-entendre qu’il donnerait sa voix à M. Chamisa, dont il a toujours combattu la formation.

Tout au long de la campagne, le président Mnangagwa a promis l’apogée d’une « nouvelle démocratie » et des milliards de dollars d’investissement pour remettre sur pied une économie ruinée par les réformes catastrophiques de son prédécesseur.

Le pays manque cruellement de liquidités, obligeant la population à faire la queue des heures devant les banques pour obtenir quelques dizaines de dollars en liquide, tandis qu’une écrasante majorité de la population est au chômage.

Romandie.com avec(©AFP / 30 juillet 2018 22h54)

Centrafrique: à Bangassou, la population replonge dans la terreur

mai 29, 2017

Un hôpital de Médecins sans frontières à Bangassou, le 26 mai 2017 / © AFP / SABER JENDOUBI

Cible d’une des attaques les plus meurtrières en Centrafrique ces derniers mois, Bangassou, dans l’est du pays, a replongé dans la terreur des tueries menées par des bandes armées malgré la présence de Casques bleus.

Les assaillants « nous lançaient des mains et des pieds découpés », se remémore Djamil, réfugié dans un camp proche de la cathédrale, en évoquant l’attaque lancée le 13 mai par des centaines d’assaillants contre le quartier musulman de Bangassou, ville d’environ 35.000 habitants à majorité chrétienne, sur la rivière Mbomou, frontière avec la République démocratique du Congo.

Un bilan provisoire de la Croix-Rouge centrafricaine et du Bureau des Affaires humanitaires des Nations unies en Centrafrique (Ocha) a fait état de 108 morts et de 76 blessés.

Selon la force de l’ONU (Minusca, 12.500 hommes), les coupables sont des miliciens anti-balaka, se revendiquant défenseurs des chrétiens face aux ex-rebelles séléka, majoritairement musulmans.

Plusieurs centaines de personnes avaient trouvé refuge dans la mosquée après l’assaut. « La Minusca nous a dit de nous réfugier dans la mosquée, et c’est ce qu’on a fait… Puis les Casques bleus nous ont abandonnés »,accuse Djamil.

« Devant le nombre d’assaillants, les Casques bleus ont dû reculer », se souvient une source proche de la Minusca.

– Machettes et fusils –

« Dès le départ des Casques bleus, une vague d’anti-balaka a accouru vers la mosquée en hurlant, brandissant machettes et fusils artisanaux », a raconté l’AFP l’évêque de Bangassou, Mgr Juan José Aguirre: « J’ai tenté le dialogue, mais ils ont fini par tirer sur un ami qui voulait me protéger ».

« Ils ont vu l’imam sortir. Ils lui ont tiré dessus », continue l’évêque. « Il est tombé à genoux, blessé à mort. Quand je suis revenu, je l’ai trouvé comme ça, puis l’ai porté pour l’allonger dignement. Les anti-balaka m’ont hurlé dessus pour que je n’y touche pas ».

« Ils étaient drogués, alcoolisés, incontrôlables », se souvient un humanitaire.

Terrorisés par cette nouvelle flambée de violences, les habitants de Bangassou se terrent ou fuient. Seules quelques boutiques du marché central sont désormais ouvertes et les rues sont désertes.

Selon Ocha, le nombre de déplacés de Bangassou s’élève à près de 15.000 depuis le 13 mai et les attaques sporadiques continuent.

Dimanche encore, « des éléments armés présumés anti-balaka, ont interdit aux humanitaires de mener une mission dans la localité. Par ailleurs, des éléments armés ont enlevé une femme et cinq enfants avant de les tuer en brousse », a indiqué lundi la force de l’ONU (Minusca).

– Enterrée vivante –

Mercredi, ces mêmes anti-balaka avaient « enlevé deux femmes soignées à l’hôpital. Une des femmes a été abattue sur place tandis que l’autre a été enterrée vivante », selon la Minusca.

Face à cette spirale de violences, les humanitaires redoutent désormais de nouveaux « assauts de grande ampleur » dans la ville, a indiqué l’un d’entre eux à l’AFP sous couvert d’anonymat.

Les affrontements entre séléka et anti-balaka ont dégénéré en tueries intercommunautaires de masse en 2013, plongeant la Centrafrique dans le chaos.

L’intervention militaire française Sangaris, puis le déploiement de Casques bleus ont réduit le niveau des exactions, mais des bandes armées sévissent toujours dans plusieurs régions du pays.

« Cette chasse aux musulmans, les pillages de leurs boutiques, de leurs maisons, c’est une vengeance contre la séléka », selon l’évêque: « Dans la tête des gens, les musulmans de Bangassou sont alliés à l’ex-séléka ».

L’identité du groupe d’anti-balaka auteur de l’assaut reste floue. « Les gens qui nous ont massacrés sont des inconnus », assure Ali, un commerçant déplacé.

« Ils viennent de Bakouma, Niakari, Kitika et d’autres localités de la Mbomou », préfecture de l’est du pays, précise Mgr Aguirre, sans doute attirés par les richesses minières et forestières de la région de Bangassou.

Le contrôle de ces ressources (diamant, or, bois,…) provoque régulièrement des affrontements meurtriers entre bandes rivales dont les civils sont les premières victimes.

« Ces jeunes sont désoeuvrés (…) Je les ai rencontrés dès le mois de février, car c’est mon diocèse, pour leur demander de ne pas s’en prendre aux écoles, notamment », ajoute le prélat.

Au sein de l’évêché se trouve un autre camp de déplacés constitué, lui, de chrétiens. Entre les deux, un no man’s land, où sont assoupis quelques Casques bleus « épuisés », selon la Minusca, qui rappelle que six Casques bleus sont morts dans la région de Bangassou début mai.

Romandie.com avec(©AFP / 29 mai 2017 12h36)                

Grèce: 70.000 habitants de Thessalonique évacués pour neutraliser une bombe de la 2e Guerre mondiale

février 12, 2017

Thessalonique (Grèce) – L’armée grecque poursuivait dimanche sans incident une opération inédite dans le pays pour neutraliser une bombe de la 2e Guerre mondiale découverte dans une banlieue de Thessalonique (nord) d’où quelques 70.000 habitants ont été évacués.

« La première phase, de désamorçage de la bombe a été menée à bien, le transport de l’engin commence », comme prévu vers un champ de tir proche, a annoncé le préfet de région, Apostolos Tzitzikotas à la mi-journée, moins d’une heure après l’entrée en action des démineurs.

Il a précisé que l’ordre d’évacuation des quelque 70.000 résidents restait en vigueur jusqu’à la fin de toute l’opération, prévue en début de soirée.

Contenant quelque 250 kg d’explosif, la bombe avait été découverte la semaine dernière près d’une station service dans la proche banlieue populaire de Thessalonique, la grande métropole du nord de la Grèce.

Sa neutralisation est une opération inédite en Grèce, « où jamais une bombe d’une telle puissance n’a été retrouvée dans une zone aussi densément peuplée », avait relevé samedi M. Tzitzikostas.

Délimités par un cordon déployé par la police dans un rayon de 1,9 km autour de la bombe, les quartiers concernés offraient une image de ville morte, a constaté l’AFP.

Mais selon un commerçant de la zone, Stelios Orphanos, des habitants pourraient être restés cloîtrés chez eux: « beaucoup ont peur des voleurs », en dépit du déploiement d’un millier de policiers pour sécuriser la zone, a-t-il affirmé à l’AFP avant de quitter les lieux.

« Il n’y a pas de quoi avoir peur, si la bombe devait exploser elle l’aurait déjà fait », lançait une octogénaire, en montant dans l’un des cars affrétés par les autorités.

La plupart de ces véhicules sont restés vides, comme les locaux affectés à l’accueil des évacués, nombre de résidents s’étant éloignés par leurs propres moyens.

Quelque 400 réfugiés hébergés dans un camp proche du site ont également été évacués dans la matinée. Nombre d’entre eux en ont profité pour participer à une visite du musée archéologique de la ville, organisée à leur demande par le ministère à la Politique migratoire.

Selon des témoignages relayés par les médias grecs, la bombe aurait été larguée par l’aviation britannique en 1943, lors d’un bombardement censé viser la gare et le port proches de la ville et qui aurait tué des centaines de Saloniciens.

L’armée ne confirme pas cette thèse, affirmant ne pas disposer d’éléments sur l’origine de l’engin.

Le lancement du désamorçage, prévu à 08H00 GMT, avait été un peu retardé le temps que la police retire une caméra placée au dessus du site par un média grec en violation des consignes, selon la vice-préfète de la région, Voula Patoulidou.

Romandie.com avec(©AFP / 12 février 2017 12h42)             

Burundi : un quart de la population a besoin d’une aide humanitaire

janvier 27, 2017

Des électeurs burundais font la queue pour voter à Ngozi mardi 21 juillet 2015. © Berthier Mugiraneza/AP/SIPA

La crise humanitaire qui frappe le Burundi concerne trois millions d’habitants, selon le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP). Les politiques comme les activistes pointent du doigt la suspension de l’aide budgétaire de l’Union européenne ainsi que des conditions météorologiques défavorables et une démographie galopante.

Les chiffres sont alarmants : trois millions de Burundais, sur un total de 11,2 millions, ont besoin d’une assistance humanitaire, d’un accès à la nourriture, à de l’eau potable ainsi qu’à des services de santé de base, indiquait Suzanne Ngo Mandong, représentante du FNUAP au Burundi, jeudi 19 janvier à Bujumbura.

« 806 000 personnes souffrent déjà d’insécurité alimentaire sévère », alerte pour sa part le Bureau de la coordination des affaires humanitaires, l’OCHA, département rattaché au Secrétariat des Nations unies, dans son rapport du 19 janvier 2017 .

Déjà, on compte les premières victimes. À Bubanza, à l’ouest du pays, douze personnes seraient mortes de la famine, d’après l’administration locale. A Kirundo (nord) et Cibitoke (ouest), des sources locales affirment que, à cause des conditions de vie très précaires, des familles ont fui vers les pays voisins, le Rwanda et la République démocratique du Congo.

L’UE et la météo pointées du doigt

Si le FNUAP présente les conditions météorologiques défavorables comme étant l’une des causes de la situation, le ministre burundais des Affaires Etrangères, Alain Aimé Nyamitwe, lui, a un autre responsable en tête : « C’est la conséquence de la réduction de l’aide directe par les principaux partenaires occidentaux », clame-t-il.

Un avis que partage Gabriel Rufyiri, président de l’Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques (Olucome), qui ajoute à la longue liste des facteurs de la crise humanitaire « l’accroissement improportionnel de la démographie (plus de 3%, ndlr) par rapport à la production nationale (-0, 5%, ndlr) et la crise politique persistante ».

Dans un communiqué publié ce 25 janvier, Gabriel Rufyiri plaide par ailleurs pour un dialogue inter-burundais et inclusif.

La crise humanitaire survient consécutivement à la crise économique qui frappe le pays depuis des mois, elle-même conséquence directe de la crise politique qui a éclaté en avril 2015, après l’annonce du chef de l’État Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat.

Jeuneafrique.com par Armel Gilbert Bukeyeneza

« Le Sahel est une bombe démographique »

janvier 16, 2017

Pour Michel Garenne, la maîtrise de la surpopulation, négligée au profit du développement, doit devenir une priorité.

Entre 3 et 5 millions de personnes ont quitté le Sahel depuis les indépendances. Elles seront probablement autour de 40 millions d’ici à la fin du siècle. Crédits : WPF/ AFP
Contrairement au reste de l’Afrique, le Sahel, ainsi que quelques pays d’Afrique centrale, continue de voir sa population augmenter massivement. Le Niger détient même le record mondial de fécondité. A moyen terme, rien ne permet d’entrevoir un renversement de tendance. Cette région pauvre et déstabilisée par la poussée de mouvements djihadistes deviendra l’un des principaux moteurs de la croissance démographique mondiale à l’horizon de la fin du XXIe siècle, selon les projections de la division de la population des Nations unies.

Démographe rattaché à la Fondation pour les études et recherches sur le développement international (Ferdi), Michel Garenne a analysé en détail la situation des six pays francophones – Sénégal, Mauritanie, Burkina Faso, Mali, Niger, Tchad – qui se partagent cette étendue de plus de 5 millions de kilomètres carrés. Il pointe l’échec des politiques de population menées jusqu’à présent et met en garde contre une « situation insoutenable », dont l’une des conséquences sera la migration de plusieurs dizaines de millions de personnes. A l’heure où l’Union européenne entend répondre au problème migratoire par plus de développement, le chercheur exhorte à ne plus laisser la question démographique de côté.

Le ralentissement de la croissance démographique est à l’œuvre partout en Afrique, sauf au Sahel et dans quelques pays d’Afrique centrale. Pourquoi ?

Michel Garenne Les dirigeants de ces pays n’ont jamais considéré que maîtriser la croissance de la population était réellement important. Le développement devait permettre de régler tous les problèmes. Ce discours était, il est vrai, en vogue dans beaucoup de pays du Sud dans les années 1970. L’Algérie, au nom des pays non alignés, déclarait à la conférence mondiale sur la population de Bucarest en 1974 que « la meilleure pilule, c’est le développement ». Dix ans plus tard, les Algériens ont fait marche arrière et adopté un grand programme de planning familial. Pas les pays du Sahel, où tout ce qui a été entrepris a eu peu de portée. En particulier dans les zones rurales, où se concentre aujourd’hui l’explosion démographique, avec 6 à 8 enfants par femme en moyenne.

Les Américains, comme ils l’avaient fait vingt ans plus tôt avec succès en Amérique latine et en Asie, ont essayé, dans les années 1980, de promouvoir des politiques de contrôle des naissances. Mais la crise économique et les plans d’ajustement structurel ont conduit à abandonner les efforts.

Les projections des Nations unies, qui tablent sur une multiplication par six de la population du Sahel d’ici à 2100, vous paraissent-elles solides ?

Aucun de ces pays ne dispose de registre d’état civil. Toutes les données proviennent donc de recensements et d’enquêtes de terrain. Les Nations unies reconnaissent elles-mêmes la faiblesse de ces sources, en particulier pour les migrations. Quoi qu’il en soit, la tendance est là et, en matière de démographie, il faut cinquante ans pour changer de cap. Les six pays sahéliens sont sur une trajectoire qui va porter leur population de 89 millions en 2015 à 240 millions en 2050, puis à 540 millions en 2100. A cet horizon, le Niger à lui seul abriterait plus de 200 millions de personnes, contre une quinzaine aujourd’hui. Imagine-t-on que le Sahel sera à l’origine d’un tiers de la croissance de la population mondiale ? Le Sahel est une bombe démographique.

Le fait que le Sahel soit souvent perçu comme un espace sous-peuplé joue-t-il un rôle dans cette inertie ?

Certainement. Mais ce qui était vrai il y a cinquante ans ne l’est plus aujourd’hui. Les contraintes de l’environnement sont sévères, car le climat est aride ou semi-aride, les sols sont peu fertiles. De nombreux terroirs sont déjà arrivés à saturation. La rivalité entre les éleveurs et les agriculteurs s’est intensifiée, les conflits se multiplient, notamment au Burkina Faso et en Mauritanie. L’arrivée de grands investisseurs qui achètent des superficies importantes exacerbe ces tensions. Heureusement, au Niger, où la situation démographique est la plus critique, il reste encore des terres arables à conquérir. Il ne faut pas penser toutefois que cela suffira. Il n’y aura pas assez de place et de ressources pour tout le monde.

Aux XIXe et XXe siècles, 50 millions d’Européens migrèrent vers les Amériques

En 1975, l’Afrique du Sud avait calculé qu’au-delà de 80 millions d’habitants, elle devrait faire face à de sévères problèmes de ressources en eau. C’est pour cela qu’elle a adopté son programme de planning familial. Elle a anticipé sur les cent ans à venir et c’est ce qu’il fallait faire.

La situation du Sahel n’est pas comparable à celle de l’Afrique du Sud…

Seule la dispersion de la population sur de vastes territoires rend les choses plus difficiles. Mais nous savons comment faire : la technique la plus efficace et éprouvée partout dans le monde est de donner accès à la contraception aux femmes en leur rendant visite chaque trimestre dans leur village ou en les convaincant de se rendre au centre de santé le plus proche. En Afrique, le Kenya, le Ghana, le Zimbabwe ou Madagascar, pour ne citer que quelques pays, ont réussi à le faire. Même dans un pays en ruine, dès qu’on s’occupe des femmes, qu’on leur donne le choix, les résultats sont là.

Le faible degré d’éducation n’aide pas mais ce n’est pas un facteur insurmontable. Le Bangladesh est parvenu à faire chuter son taux de fécondité de femmes non éduquées, dominées par leur mari dans des structures patriarcales très dures et très islamisées. L’islam [tous les pays de la région sont majoritairement musulmans, à l’exception du Burkina Faso] n’est pas un handicap. Ainsi, en Iran, le régime des ayatollahs a fait mieux que celui du chah et a induit une transition démographique très rapide.

Faute d’agir, que se passera-t-il ?

Il suffit de regarder ce qui se passe déjà : les gens partent. Dans l’Histoire, la surpopulation a toujours été résolue de la même façon : départs, guerres, famines, épidémies. L’expérience européenne peut être ici rappelée. A la fin du XIXe siècle et au début du XXe, près de 50 millions de personnes migrèrent massivement vers les Amériques pour des raisons similaires aux migrations sahéliennes. Il faut se souvenir de la forte crise alimentaire en Irlande avec ce qu’on a appelé « la famine de la pomme de terre ». Mais la situation était différente : les Amériques avaient besoin de main-d’œuvre pour leur développement et ont donc favorisé les migrations de travail, sans parler du fait que les populations de départ et d’arrivée étaient de même culture européenne et de même religion chrétienne. Aujourd’hui, les frontières se referment partout. En Afrique du Sud, le pays le plus riche du continent, des mouvements anti-immigrés existent déjà. Où vont aller ces gens ?

Entre 3 et 5 millions de personnes ont quitté le Sahel depuis les indépendances. Elles seront probablement autour de 40 millions d’ici à la fin du siècle. Cela pose des problèmes d’une autre échelle qu’il va falloir gérer. Pourtant, les pays occidentaux et l’Europe en particulier, qui est susceptible d’en accueillir un grand nombre, font comme si le sujet n’existait pas. Mettre en place des politiques de planning familial devrait pourtant être l’une des priorités. Parler de développement durable en continuant à mettre de côté la question démographique est juste insensé.

 

Lemonde.fr propos recueillis par  Laurence Caramel