Posts Tagged ‘populations’

Mélodie et frénésie des pluies

janvier 9, 2020

 

Présentes sous tous les toits

Dans leur mélodie et leur frénésie

Les pluies qui ont pris rendez-vous

Infligent une sévère sanction debout

 

Emportant sans pitié une crue de boue

Dans les parcelles et maisons partout

De certains quartiers de la ville inondée

Où les populations sont désemparées

 

Les pluies de ces derniers jours

Sont au réveil de mauvais bonjours

Que reçoivent les habitants fatigués

Abandonnés par des dirigeants usés

 

Bernard NKOUNKOU

 

Le déclin des populations d’abeilles menace la sécurité alimentaire mondiale, selon la FAO

mai 20, 2019

Abeilles Apiculteur

Fotolia AFP

PARIS | Le déclin des populations d’abeilles représente une «menace sérieuse» pour les plantes, a averti lundi l’Agence des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), en demandant aux pays «de faire davantage» pour «protéger ces alliés indispensables dans la lutte contre la faim et la malnutrition».

«Les abeilles sont grandement menacées par les effets combinés du changement climatique, de l’agriculture intensive, de l’usage de pesticides, de la perte en biodiversité et de la pollution», a déclaré lundi M. José Graziano da Silva, directeur général de la FAO, dans un communiqué diffusé à l’occasion de la Journée mondiale des abeilles.

Selon lui, «l’absence d’abeilles et d’autres pollinisateurs» qui participent, avec la pollinisation, à la fécondation et donc à la reproduction des plantes, «reviendrait à anéantir les cultures de café, pommes, amandes, tomates ou cacao» notamment.

Si la tendance au déclin des insectes pollinisateurs comme les abeilles se poursuivait, «les fruits, les noix et autres légumes» pourraient se voir remplacer «par des cultures vivrières comme le riz, le maïs et les pommes de terre» qui sont moins liées à la pollinisation, «favorisant ainsi les régimes alimentaires déséquilibrés», souligne la FAO.

M. Graziano da Silva a appelé les pays membres à «s’orienter vers des politiques alimentaires et des systèmes durables en faveur des pollinisateurs».

«Le fait même de faire pousser des fleurs chez soi contribue à cet effort en donnant à manger aux abeilles», a-t-il expliqué.

La journée mondiale des abeilles, célébrée pour la deuxième fois, a été créée à l’initiative de la Slovénie, petit pays européen où l’apiculture est une activité agricole importante, et de la Fédération internationale de l’association des apiculteurs, dans une résolution de l’assemblée générale de l’ONU en 2017.

La date a été choisie en raison de la date de naissance de Anton Jansa, pionnier de l’apiculture moderne, né le 20 mai 1734 au sein d’une famille d’apiculteurs en Slovénie, et auteur en 1771 d’un livre, Discussion sur l’apiculture, en allemand.

Avec Le Journal de Montréal

Congo: l’Union européenne renouvelle son aide aux déplacés du Pool

juin 19, 2018

 

Une enveloppe supplémentaire de cinq cent mille euros, soit plus de trois cents millions FCFA, vient d’être décaissée par l’institution en faveur des personnes sinistrées du département du Pool.

Une mission humanitaire conduite par la ministre des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité, Antoinette Dinga-Dzondo, en compagnie de la cheffe de la délégation de l’Union européenne (UE) au Congo, Saskia De Lang, a séjourné le 18 juin à Mbandza-Ndounga et Nganga-Lingolo (sous-préfecture Goma Tsé-Tsé). Dans la sous-préfecture de Mbandza-Ndounga, la délégation a assisté à la distribution des vivres et à l’enregistrement des bénéficiaires sur la plate-forme numérique Scope, mise en œuvre par le Programme alimentaire mondial (PAM).

L’aide de l’UE s’inscrit dans le cadre du deuxième Plan de réponse et de relèvement des besoins humanitaires dans le département du Pool, en 2018, dont l’appel a été lancé le 16 mars, à Brazzaville.  Le montant recherché, estimé en dollars à 70,7 millions permettra de poursuivre l’action humanitaire et le relèvement de cent quatorze mille personnes.« L’UE est le premier partenaire du pays à réagir à cet appel avec une nouvelle contribution à hauteur de cinq cent mille euros. Nous sommes venus ici dans le Pool pour annoncer cela et pour dire que nous n’oublions donc pas la population. Nous connaissons sa souffrance et avons aussi voulu faire le déplacement pour voir dans quelle situation les villages et la population se trouvent pour mieux comprendre ce qui se passe », a expliqué Saskia De Lang, dont l’institution avait fait un premier geste en novembre 2017.

En effet, la cheffe de la délégation de l’UE au Congo, qui a parcouru quelque 51 km qui séparent Nganga-Lingolo de Mbandza-Ndounga, a pu se rendre compte de l’état de dégradation avancée de cette route en terre battue. Elle a constaté que beaucoup de déplacés sont déjà rentrés chez eux mais se trouvent encore  dans des situations extrêmement difficiles car, il y a des maisons délabrées ou bien détruites, des champs qui n’ont pas été cultivés, des points d’eau détruits. Selon Saskia De Lang, tout est donc à reconstruire. « L’aide que nous donnons va les aider pendant cette période où elles vont rebâtir et remettre en marche leur propre culture. Donc il faut qu’on les aide pendant qu’elles se réinstallent chez elles. L’UE appuie l’action de la société civile internationale et nationale qui est déployée dans le Pool. Il y a deux semaines, j’ai assisté au lancement d’un projet à hauteur de huit cent mille euros, financé par l’UE, visant l’élevage et l’agriculture, c’est donc également par ce biais que nous contribuerons au relèvement et nous essayons de venir en aide aux besoins », a-t-elle conclu.

Tous les secteurs sont à refaire 

S’exprimant au nom des bénéficiaires, le sous-préfet de Mbandza-Ndounga, Symphorien Banimba, qui a dépeint la situation alimentaire et sécuritaire critique des déplacés, a remercié les autorités nationales et leurs partenaires tels que l’UE et les organismes du système des Nations unies pour diverses assistances. « Ce que la population attend maintenant, c’est le relèvement pour lui permettre de redémarrer une vie normale et de se prendre elle-même en charge comme les autres habitants du Congo. Elle refuse la dépendance pérenne qui risque d’entraîner l’accoutumance », a-t-il déclaré.

À Nganga-Lingolo, la ministre et sa délégation ont assisté aux transferts monétaires via des cartes électroniques, à travers la plate-forme numérique Scope. Initiée par le PAM, cette opération offre l’opportunité aux ménages bénéficiaires de diversifier leur alimentation tout en choisissant les denrées correspondant à leurs habitudes alimentaires.


À l’issue de cette visite, la ministre en charge des questions humanitaires a reconnu que la situation dans le Pool restait encore préoccupante, surtout en ce qui concerne le relèvement des familles. « En effet, le relèvement prend du temps, parce qu’il faut faire des évaluations, trouver de l’argent. Au regard de l’état de la route, cela prendra du temps puisqu’il faut la mettre à niveau. Ce qui peut aller vite, c’est peut-être la réhabilitation des points d’eau où il manque des panneaux solaires, des robinets. Il nous faut discuter avec la population pour savoir ce qu’elle veut faire, parce que ce n’est pas tout le monde qui est agriculteur, pêcheur », a expliqué Antoinette Dinga-Dzondo, rappelant que tous les indices de relèvement seront pris en compte et tous les secteurs sont à refaire : eau, assainissement, éducation, santé.

 

Sacer-infos.com par Stany Franck

Congo: le Japon casse sa tirelire pour aider les populations vulnérables du Pool à hauteur de 1,3 milliards de FCFA

février 13, 2018

 

Aide japonaise aux populations vulnérables du Pool
Le Japon a octroyé lundi 12 février au Congo, selon un accord de don, une aide de 2,75 millions de dollars (plus de 1,3 milliard de FCFA) destinée au financement d’un projet de promotion des moyens de subsistance durable dans le département du Pool (sud) en faveur de ses populations vulnérables qui sortent d’une latente crise.Cet appui financier qui arrive à point nommé, selon les autorités congolaises, sera géré par la Banque mondiale.

Cette aide va toucher également le volet DDR (Démobilisation, désarmement et réinsertion) qui est lui-même diversifié, selon les explications d’Euloge Landry Kolélas, Haut-Commissaire à la réinsertion des ex-combattants.

Les Echos du Congo Brazzaville par Edwige KISSINGER

Congo: C’est Sassou-Nguesso qui tue dans le Pool et non N’Tumi

octobre 6, 2016

Dans le silence total de l’Union Africaine (UA), de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), du Conseil de sécurité des Nations-Unies et de la France, le régime politique de M. Sassou-Nguesso est en train d’exercer une tentative d’extermination des peuples « Kongo » dans la région du Pool au Congo-Brazzaville. La situation actuelle est pire que celle connue par ces mêmes populations entre 1997 et l’an 2000, après le coup d’Etat sanglant de MM. Jacques Chirac et Charles Pasqua pour réinstaller M. Sassou-Nguesso au pouvoir.

Nous savons que malgré les accords de paix de 1999, du reste jamais, respectés par ledit régime politique, les populations de la région du Pool ont, toujours, été ciblées par M. Sassou-Nguesso et ses parrains internationaux. Et, il est, d’ailleurs, important de le rappeler, relativement, aux assassinats et massacres perpétrés par le régime politique de M. Sassou-Nguesso dans la région du Pool, depuis plus de quarante ans (40) ans, dont cette situation qui s’est, gravement, détériorée depuis  quelques jours à cause d’une asphyxie de ces populations assiégées, qui était planifiée par ledit régime politique depuis le mois d’octobre 2015 dans la région du Pool, après leur échec au soi-disant référendum ainsi qu’aux élections présidentielles gagnées en mars 2016 par Guy Brice Parfait Kolelas et JM Michel Mokoko au premier tour, ainsi, il nous revient, donc, de rappeler certaines vérités devant l’opinion publique pour barrer cette campagne de contre-propagande et de désinformation, manœuvrée par les réseaux de ce régime du PCT ( le parti politique de M. Sassou-Nguesso)…

Curieusement, nous constatons, tristement, que de nombreux soi-disant cadres de ce PCT, dont certains sont originaires de la région du Pool, sont, aussi, cooptés  pour jouer à ce jeu macabre de M. Sassou-Nguesso et ses parrains alors que tous savent que le Plan du pouvoir et desdits parrains,  consiste à tenter une extermination des populations « Kongo ». Tous ces cadres proches du régime politique de Brazzaville, tentent de tromper l’opinion publique en attribuant, injustement, les charges de ce drame vécu par les populations civiles « Kongo », à la personne du Pasteur N’Tumi (sur notre photo, guitariste à ses heures perdues), ce qui est, véritablement, faux. Parce que, les Congolais savent que dans tout le cursus de M. Sassou-Nguesso, de directeur de la sécurité d’Etat (Police politique) en passant par le poste de commandant des bérets rouges et celui de Ministre de la Défense jusqu’à ses fonctions de président de la République, depuis plus de 40 ans, ce dictateur a, énormément, assassiné et massacré dans la région du Pool. Donc, il avait commencé ce sale boulot commandité par ses réseaux internationaux au moment où le Pasteur N’Tumi n’avait qu’une dizaine d’années d’âge.

De ce fait, le mensonge d’Etat ne passe plus chez les Congolais. Ces fameux cadres du Pool ne sont en fait que des poltrons, qui ont souillé la franc-maçonnerie par le sang humain qui leur colle aux mains. Pourquoi oublier que M. Sassou-Nguesso n’a aucune légitimité au Congo-Brazzaville, et, il ne s’impose que par la force des armes, et, depuis son retour au pouvoir, en 1997, par un coup d’Etat sanglant, il n’a, jamais, gagné aucune élection, il nomme même les maires, les députés, les sénateurs, etc… Il a procédé à un accaparement du Congo-Brazzaville. Est-ce que cela peut, aussi, se débattre, qui ne le sait pas dans ce pays ? Les Congolais sérieux peuvent-ils oublier que des religieux kimbanguistes, salutistes, orthodoxes, catholiques romains et protestants, envoyés pour une campagne de paix dans le Pool, furent massacrés à Mindouli  par les milices du pouvoir dans l’impunité la plus absolue ? Ce qui est  plus étonnant, c’est le fait que les religieux n’en parlent jamais. Oubliez-vous les massacres des couloirs « humanitaires » mieux des couloirs de la mort à Nganga Lingolo, aux deux ponts du Djoué et au boulevard des armées ? Oubliez-vous les massacres des disparus du Beach ? Oubliez-vous le carnage des gares du CFCO de Goma Tsé-Tsé jusqu’à Mindouli par des troupes militaires conduites par un officier général originaire de cette même région du Pool, lui,  qui n’a, jamais, gravi les marches pour occuper le poste de Chef d’Etat major général ?   Dans toute cette litanie des situations macabres, il n’y a pas la main du Pasteur N’Tumi. C’est honteux de faire cette vassalité à M. Sassou-Nguesso quand la criminalité de son régime politique, est connue du monde entier, et, dire sans gène  qu’on est originaire de la région qui est martyrisée…

Par ailleurs, cela prélude à notre publication qui sera éditée en début d’année prochaine, il est important de mettre à la connaissance de l’opinion publique que les membres du Conseil National de la République et le Pasteur N’Tumi ont le statut de « Résistant ». Ainsi, au Congo-Brazzaville, il n’existe pas des rebelles, mais, nous avons des populations civiles qui s’organisent en mouvement de résistance. D’ailleurs, les Nations-Unies (ONU) qui avaient enregistré  et financé certaines opérations de démilitarisation dans ce pays, les savent bien. Alors, nous demandons à l’opinion publique de lire, minutieusement, un extrait ci-joint dudit accord de paix de 1999 pour mieux comprendre  nos affirmations.

En effet, le monde doit, aussi, noter que le Pasteur N’Tumi ne s’est, jamais, autoproclamé leader de la résistance. Auparavant, il ne s’occupait que de sa mission spirituelle avec une spécialité de guérison miracle, et, les preuves sont nombreuses à ce sujet. Finalement, nous sommes, à Komono, entre le 20 et le 30 septembre 1999 quand tous les mouvements de la résistance des régions de la partie Sud du Congo-Brazzaville, ceux de Nkayi, Mossendjo, Sibiti et du Pool s’étaient unifiés pour créer le CNR comme seul mouvement de résistance et, aussi, pour plébisciter, unanimement, le Pasteur N’Tumi comme guide et leader incontesté. Le reste n’est que mensonge sur mensonge comme on dit. M. Sassou-Nguesso est dans ce plan de tentative d’extermination des populations « Kongo » dans le but de la pérennisation de la dictature. Ce tyran fatigué et malade projette, aussi, de préparer sa succession par un autre membre de son clan, et, dans la visée des réseaux de ce régime politique de Brazzaville, il y a les populations « Kongo » qui vont faire obstacle à cette continuité de la forfaiture. Voilà pourquoi il faut organiser, maintenant, des crimes parfaits dans la région du Pool, dans cette zone où les organisations des Droits de l’Homme comme Amnesty International, le CICR, la FIDH, la Commission Justice et Paix, la RPDH, l’OCDH, etc… sont chassées systématiquement…

Fait le 04 octobre 2016
Le FPDD / Congo-Brazzaville
( Association de développement démocratique et des Droits de l’Homme)

Avec Afriqueeducation.com

(Congo-Brazzaville) Sassou et le Pool : Vers un lent génocide ?

octobre 4, 2016

 

Hélicoptère en action dans la région du Pool, pour le pogrom

Baluchons sur la tête, les populations du Pool ont repris, non pas le chemin de l’exode, mais celui les dédales marécageux de nos forêts. Poursuivis et bombardés la soldatesque du clan d’Oyo renforcée par des mercenaires étrangers, les habitants du Pool sont abandonnés à eux-mêmes.

L’on ne comprendra jamais les raisons de cet acharnement du pouvoir sur les paisibles populations de cette région, jadis locomotive du pays. Ici l’enfer dépasse les déplorables antagonismes ethniques : ni les querelles électorales, ni les intérêts mafieux des charognards de tout bord, ni même les contorsions du clan scotché au pouvoir depuis un demi-siècle, ne peuvent à eux seuls suffire à expliquer ce drame.

Folie, c’est le seul mot. Combien de morts et disparus faudra-t-il à ce pouvoir afin d’assouvir sa soif de sang ? Ce torrent de sang ininterrompu qu’on se complait à faire couler depuis des décennies témoigne d’un régime ivre. Ivre de sang.

Le pouvoir de Brazzaville qui s’empresse à vouloir jouer les bons offices chez les voisins règle les problèmes chez lui à coup de baïonnettes.

Congo_Fillette victime du pogrom de Sassou dans le Pool
Congo_Fillette victime du pogrom de Sassou dans le Pool

 

Dans cette contrée Sassou a ses complices. D’anciens ministres issus de cette région emmurée dans un assourdissant silence d’où ils sortent de temps en temps pour condamner le seul Bintsamou dit Ntumi. Il est vrai que condamner la folie de leur mentor les priverait de leurs prébendes. Et les hommes d’église où sont-ils ? Aux abonnés absents. Et nos compatriotes du Nord ? Ils ne se sentent pas concernés tant que le vent de la violence ne les atteint pas

Sous le silence des agneaux la répression s’abat tous azimuts. Les geôles prisons du Congo débordent de prisonniers politiques : J3M, Modeste Boukadia, Paulin Makaya sont les plus connus…

Ceux-là ont de la chance ! Ils n’ont pas encore été empoisonnés ou éliminés physiquement d’une manière ou d’une autre.

Après avoir fait main basse sur les richesses du pays, perverti les institutions de la république et bridé les libertés fondamentales des populations, le pouvoir de Brazzaville, aux allures faussement démocratiques, se veut à présent omnipotent et omniscient.

Il est le seul au monde à s’être octroyé une impunité sur des crimes qu’il pourrait commettre. Et il en commet. En somme, un permis de tuer.

Dès lors, l’impopularité abyssale du régime Sassou et sa haine assumée sur les malheureux habitants méridionaux du pays laissent présager un génocide. Notre liberté se paiera, hélas, au prix de beaucoup de sang et le développement à celui de la sueur. Mais l’avenir, lui, s’écrira par l’éducation.

Le combat des africains, et singulièrement celui des congolais, est une lutte de libération du joug dictatorial dépassant les seuls enjeux électoraux. Le pays, lui, est malade de ses hommes. L’homme providentiel n’étant qu’une légende, une réaction populaire s’impose afin de tourner définitivement cette page.

Médiapart.fr par Abraham Avellan WASSIAMA

Congo/Coup de sang : la folie meurtrière de Sassou dans le Pool.

octobre 2, 2016

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Au moment où l’on parle de « dialogue » » et du « vivre ensemble » au Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso s’amuse à son exercice favori : casser du « Moukongo ».

Ayant rompu avec ce Dieu que Freud appelle le logos ou la raison, le khalife d’Oyo continue le bombardement des localités du Pool sous le regard indifférent de la communauté internationale qui à les yeux tournés à Alep en Syrie, à Beni, à Kinshasa en RDC, à Libreville au Gabon. Un véritable vent de folie souffle à Mpila après la tricherie électorale. Sassou embastille tout azimut, tue à tour de bras, flambe l’argent du Congo comme un forcené. Face à la folie meurtrière de Nguesso en pays Kongo/lari, Claude Alphonse Nsilou, Isidore Mvouba, Adelaïde Mouhani, Hellot Mampouya, Euloge Landry Kolelas, Théodorine Kolelas, Manoukou Kouba, Aimé Emmanuel Yoka, député de Vinza, Prosper Nkonta Mokono, Kakou Aron, Rosalie Matondo ne sont pas capables d’occuper la presse pour dénoncer. Aucun sentiment d’indignation comme le recommande Stéphane Hessel. De condamnation de principe, point. Aucun geste d’accusation comme Zola, même pour la forme. Ils sont aphones.

Silence du Nord

A Brazzaville, on continue de vaquer tranquillement à ses occupations. Les généraux Nianga-Mbouala, Ndenguet, le lieutenant Ata circulent librement. Leurs avoirs à l’étranger ne sont pas gelés comme ceux des généraux de la RDC. Pourquoi n’observe-t-on pas une solidarité à l’endroit des populations du Pool bombardées régulièrement par les escadrilles de la mort de Sassou Nguesso ? (Ezali ba kongo pamba pamba se dit-on mezzo voce dans les quartiers nord). Tous les yeux sont braqués sur celui qui, semble-t-il, est arrivé en tête des élections du 20 mars 2016. Guy Brice Parfait Kolelas devrait-il être le seul à monter au créneau ? Où sont passés les dignitaires de cette région ? Aux abonnés/absents ? Pour l’honorable Aimé Emmanuel Yoka, on peut comprendre car c’est un démago. Il reste qu’aucune voix de la partie septentrionale n’a condamné les tueries de Sassou Nguesso dans la région du Pool. Pourquoi ? Parce que « La locomotive » compte pour quantité négligeable ? Mais a-t-on jamais vu, dans le système ferroviaire, un convoi de trains sans locomotive ?

Deux poids, deux mesures

Depuis la discrimination autour de la béatification du Cardinal Emile Biayenda (Cf.Congo Liberty « l’apartheid sévirait-il toujours au Vatican ?) » , L’Eglise catholique du Congo-Brazzaville a avalé sa langue sur les déboires du peuple Kongo contrairement à celle de la RD Congo qui a donné de la voix suite aux événement survenus le 19 et 20 septembre 2016 à Kinshasa. Le pape François s’est fendu d’un communique pour condamner les exactions commises par les hommes de Joseph Kabila Kabangé. Il y a deux poids, deux mesures car on ne comprend pas pourquoi les expéditions meurtrières de Denis Sassou Nguesso ne suscitent aucune indignation de la communauté internationale ! Pourquoi redoute-t-on la perspective de voir la locomotive du Congo (métaphore du développement ) se remettre sur les rails depuis l’accident politique de 1969 provoqué par le marxisme de Marien Ngouabi ? Car il faut bien que ce pays émerge réellement un jour.

Des prisonniers à n’en plus finir

Devrait-on se rendre à l’évidence que les populations du Pool sont les « Bala ban sana » (orphelins) ? Ici, on peut parler de corruption et d’anathème. En effet, L’épiscopat du Congo-Brazzaville qui a reçu un don immobilier de la part de Sassou Nguesso n’a jamais prêché la théologie de la libération chère aux églises de l’Amérique latine. Depuis sa victoire au forceps Denis Sassou Nguesso (8%) a les coudées libres. Il bombarde et tue au vu et au su de tout le monde. Foin des Droits de l’Homme. Il jette sans ménagement en prison des leaders de l’opposition. « Des prisonniers à la pelle » déplore-ton sur les réseaux sociaux. Les derniers en date sont : Augustin Kala-Kala et Igance Romain Ngambou alias Nzété. La communauté internationale observe sans broncher. « Circuler, il n’y a rien à voir » semblait avoir dit, en définitive, François Hollande à l’écrivain Alain Mabanckou.

Résistance Ninja

Face à un arsenal militaire, aussi coûteux que sophistiqué, manipulé par des experts israéliens à la solde de Sassou, c’est un véritable miracle quand les Ninja de Ntoumi arrivent à faire des morts dans les rangs de l’ennemi composés de mercenaires tchadiens, rwandais et centrafricains. Les Viet infligeaient les mêmes pertes dans les rangs yankee pendant la guerre du Vietnam. En raison de la trahison de ses propres leaders, la région du Pool est touchée au cœur de plein-fouet comme La France sous Pétain. Personne ne vient à sa rescousse. Ntoumi serait-il le Ho Chi Min local comme on le lit sur les sites, les blogs et les tweets ? Il y a quelque chose de surréaliste dans la traque de Ntoumi par Sassou. Les mystiques prédisent la débacle du général de l’Alima : il est plus facile pour ce dernier de retrouver une aiguille dans une botte de foin que de mettre la main sur le Pasteur de Soumouna. Mais soyons prosaïques, car, en vérité « paille dans une botte de foin », Ntoumi dans le Pool est partout et nulle part, comme l’Arlésienne. Il connaît la région comme sa poche. Son message à destination de Monsieur 60 % est à la fois dramatique et comique : « Viens me cherchez si j’y suis. »

Faux prophètes

Pour l’heure on assiste à des fausses doctrines religieuses clamées par des marchands du temple. Les églises de réveil qui pullulent au Congo-Brazzaville observent un mutisme coupable alors que La Bible regorgent de versets d’insoumission et de rédemption qui n’attendent que d’être prêchés dans leurs sermons quotidiens. Mais, disions-nous, le culte du veau d’or prévaut, ici, sur les commandements divins.

Qui détruit la terre gagne la guerre

Quand les Cobras arrivent dans les localités de la région, ils abattent arbres fruitiers, saccagent les potagers, tuent les animaux domestiques. « Qui a terre a guerre » écrivait H. de Balzac. Sous le prétexte de traquer Frédéric Binsamou alias Pasteur Ntoumi, l’homme d’Edou/Penda déstabilise l’écosystème de la région du Pool qui commençait à peine de se remettre d’une longue période de guerre déclenchée par le même Sassou Nguesso contre le Pasteur Ntoumi, devenu entre-temps, dans l’entre-guerre, conseiller à la présidence de la République chargé de la réparation des séquelles de guerre.

Congo-liberty.com par Benjamin BILOMBOT BITADYS

Congo : des tirs nourris entendus à Brazzaville, les populations fuient et proclamation des résultats par la Cour constitutionnelle

avril 4, 2016

Un policier congolais devant le stade Kintele à Brazzaville, le 27 mars 2016.

Un policier congolais devant le stade Kintele à Brazzaville, le 27 mars 2016. Crédits : FLORIAN PLAUCHEUR/AFP
La capitale congolaise, Brazzaville, s’est réveillée, lundi 4 avril, au son des rafales d’armes automatiques et des détonations d’armes lourdes. C’est donc dans un ambiance agitée que la Cour constitutionnelle a validé, dans la soirée, la victoire contestée du chef de l’Etat sortant, Denis Sassou-Nguesso,à la présidentielle du 20 mars.

Des affrontements auraient en effet opposé dans la journée les forces de l’ordre congolaises aux miliciens du pasteur Ntumi dans les quartiers de Makélékélé et Bacongo, dans le sud de la capitale. « Nous sommes sur le terrain. Il n’y a pas encore de bilan, mais la situation est maîtrisée », a affirmé en fin de matinée un proche du directeur général de la police congolaise, joint par Le Monde. Un autre officier de police confirme que des tirs nourris ont retenti pendant plusieurs heures, à partir de 3 heures du matin, mais considère que parler d’affrontements directs serait « trop dire ».

Le gouvernement a dénoncé une « véritable action terroriste » des ex-miliciens Ninja Nsiloulou qui ont attaqué « la position militaire [du quartier] Mayanga » et incendié, selon son communiqué, quatre commissariats et la mairie de Makélékélé.

Interrogé par Le Monde sur son implication dans les violences de la nuit, Frédéric Bintsamou, plus connu sous le nom de « pasteur Ntumi », reconnaît « encadrer et soutenir les populations qui agissent contre ce pouvoir qui n’hésite pas à employer la force face à des gens à mains nues, dont certains ont décidé de prendre les armes ». « Ce ne sont pas les miennes, car je les ai rendues, assure-t-il. Mais il en reste beaucoup à Brazzaville et la voie armée n’est plus exclue par certains. Nous sommes entrés dans la phase de contestation. »

L’ancien rebelle vit toujours entouré d’anciens miliciens « ninjas » originaires des quartiers sud de Brazzaville et du département voisin du Pool. Des hommes qui ont combattu pendant la guerre civile contre les « cobras » de Denis Sassou-Nguesso.

Selon les résultats officiels définitifs proclamés lundi soir par la Cour constitutionnelle à la télévision publique, le président, qui cumule plus de trente-deux ans de pouvoir, a été réélu le 20 mars dès le premier tour en réunissant 60,19 % des suffrages exprimés, soit un peu moins que ce qu’avait annoncé le gouvernement le 24 mars (60,39 %).

Rejetant ces résultats, entachés selon eux de fraudes massives, cinq candidats d’opposition à la présidentielle avaient appelé la population à les contester par des voies légales et pacifiques.

D’après le « Pasteur », « la police traque les opposants à Brazzaville et entretient un climat de terreur. Le général Jean-François Ndenguet [directeur général de la police, accusé de nombreux crimes] a recruté d’anciens miliciens “cobras” pour réprimer les populations, ce qu’on ne peut plus accepter ». En conséquence, l’ex-rebelle n’exclut pas de s’engager plus avant dans la lutte contre le pouvoir :

« Je peux jouer un rôle à la fois militaire et politique car, si je ne me suis pas présenté à l’élection présidentielle, j’ai clairement soutenu M. Kolélas dans la campagne mais aussi Jean-Marie Michel Mokoko [deux opposants à M. Sassou-Nguesso]. J’appelle donc à une médiation de la communauté internationale. »

Fuite des habitants des quartiers sud

Cet appel à des discussions, sous l’égide de la communauté internationale, est repris par l’opposant Charles Zacharie Bowao. « C’est le seul moyen d’éviter le chaos et un pandémonium indescriptible », disait-il lundi dans la journée, alors qu’il soupçonnait la Cour constitutionnelle « de préparer l’annonce de faux résultats définitifs de l’élection présidentielle ». Joint par Le Monde, Guy-Brice Parfait Kolélas, un autre leader de l’opposition, affirme s’être mis à l’abri dans son quartier de Bacongo et condamne « toute forme de violence alors que la population est encore traumatisée par la guerre » et que des recours légaux ont été engagés.

A la suite de ces tirs nocturnes, un important déploiement des forces de l’ordre était visible à Brazzaville, où la sécurité avait été renforcée autour des bâtiments publics et des lieux de résidence des officiels. Plusieurs barrages étaient tenus par la garde présidentielle. « Il y a un calme précaire, fragile avec quelques coups de feu de temps à autre », rapporte un habitant du quartier Bacongo. « La zone est en train de se vider massivement, ajoute-t-il. Les rues sont noires de monde. Les gens remontent vers les quartiers nord où l’ambiance est restée intacte. »

« Nous sommes comme des immigrés »

« Des militaires sont entrés dans plusieurs parcelles. Ils nous ont demandé de quitter le quartier avant qu’il soit trop tard. Là, nous ne savons pas où aller, nous sommes comme des immigrés, c’est choquant », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) Mercie, une étudiante de 24 ans habitant Makélékélé.

Des journalistes de l’AFP ont observé de longues files d’habitants remontant « l’avenue de l’OUA », principal axe de communication des quartiers sud vers le centre, alors que les voitures étaient systématiquement fouillées.

Dans son communiqué, Thierry Moungalla, le porte-parole du gouvernement congolais, a condamné « certains candidats ainsi que leurs soutiens, qui n’ont de cesse d’en appeler à la désobéissance civile et à l’insurrection armée ». « Le gouvernement, écrit-il, n’a pas encore la preuve que des candidats ou leurs soutiens soient impliqués dans cette affaire, mais les investigations se poursuivent. »

Le général Jean-Marie Michel Mokoko, arrivé troisième de la présidentielle selon les résultats officiels, n’a pas souhaité commenter les événements. « Dans la situation actuelle où l’on fait de moi l’ennemi public n1, je préfère garder le silence mais sachez que je n’ai jamais voulu de situation de violence », prévient-il depuis un lieu qu’il préfère tenir secret. Plus prolixe, son porte-parole se dit « surpris de cette opération armée alors que le pays était censé être quadrillé par les forces de l’ordre. Dans le contexte actuel, on ne peut exclure une manipulation du pouvoir pour instaurer un climat de terreur et reprendre la main devant une situation qui lui échappe ».

Perquisition à l’hôtel Saphir

Jusque-là très discrète sur l’élection présidentielle au Congo, la diplomatie française s’est déclarée « préoccupée par les événements violents qui ont eu lieu cette nuit dans certains quartiers de Brazzaville ». Alors que les ressortissants français sur place ont été invités à rester chez eux et que le lycée français est resté fermé, le Quai d’Orsay a appelé « à la retenue ».

Dans la nuit de vendredi à samedi, la police congolaise a par ailleurs perquisitionné l’hôtel Saphir, un établissement du centre de Brazzaville géré par un homme d’affaires critique vis-à-vis du chef de l’Etat, Joe Washington Ebina. Dénonçant une intervention « inadmissible » des forces de l’ordre destinée, selon lui, à « traumatiser les clients », le gérant a affirmé que la porte de la chambre de l’ambassadeur du Gabon au Congo (arrivé en novembre 2015 et en attente d’une résidence fixe) avait été forcée.

Interrogé par l’AFP, le colonel Jules Monkala Tchoumou a confirmé la perquisition nocturne, mais démenti toute intimidation. « Les policiers sont arrivés à l’hôtel Saphir avec une liste de douze noms de personnes suspectées de terrorisme qui y auraient été logées », selon l’officier. Il n’y a eu aucune interpellation.

Plusieurs journalistes de la presse étrangère ayant couvert la présidentielle congolaise, dont ceux de l’AFP, ont séjourné au Saphir, lieu où l’on pouvait côtoyer facilement aussi bien des responsables de l’opposition que du pouvoir.

Lemonde.fr avec AFP

Les feux d’artifices de Trois-Rivières

août 11, 2013

Mes pas marchent dans la nuit,
Silencieux, feutrés, ils s’ennuient.
Au loin dans le ciel noir et ivre,
L’atmosphère somnole, tousse et givre.
Quand soudain éclatent sous mon regard,
Par saccades effrénées des canons de départ,
Les feux d’artifices éjaculent des lumières
A la surface du Saint-Laurent en prière.
De beaux feux acclamés de couleur jaune et rouge
Qui se fragmentent en étoiles et en pétales de sauges.
D’autres suivent avec des couronnes bleues
Soutenus sur le tronc par des queues nues.
Les feux d’artifices de la ville de Trois-Rivières
Ont crée la joie des populations des rivières.

Bernard NKOUNKOU

Cameroun : Les raisons de la démission de l’archevêque de Yaoundé

juillet 29, 2013

Après Benoît XVI, le pape François remet de l’ordre dans l’Eglise. Il a accepté lundi 29 juillet, la démission au Cameroun de l’archevêque de Yaoundé, Mgr Simon-Victor Tonyé Bakot. Il a nommé pour cet archidiocèse un Administrateur Apostolique sede vacante et ad nutum Sanctae Sedis. Il s’agit de Mgr Jean Mbarga.

Le journal Jeune Afrique rapporte dans son édition du 29 juillet que « Monseigneur Tonye Bakot était contesté par une partie du clergé et, partant, des fidèles qui lui reprochaient sa gestion du patrimoine foncier de la province épiscopale. L’archevêché est riche d’un patrimoine immobilier – le plus important après l’État -, d’un réseau d’écoles, de collèges et lycées, d’imprimeries, de librairies, d’une trentaine de dispensaires… Il est en revanche malade de ses investissements, dont le plus onéreux – la basilique de Mvolyé -, a occasionné une demi-dizaine de milliards de FCFA de dettes.

Accusations et rumeurs sur des questions foncières

Mgr Tonyé a été par ailleurs accusé par les populations autochtones d’activités affairistes incompatibles avec la foi, et plus précisément d’avoir bradé le patrimoine foncier légué par leurs ancêtres. « Il n’y a pas très longtemps, rapporte Africapresse.com, ce sont les autochtones Emveng de Mvolyé qui l’accusaient, à tort ou à raison, de brader le patrimoine foncier légué par leurs ancêtres, au point même de leur faire payer les frais pour enterrer leurs morts dans le cimetière de Mvolyé ».

Le journal poursuivait sur une autre affaire foncière « qui a fait la Une de certains médias » et dans laquelle le prélat aurait eu un rôle. « L’Archevêque métropolitain de Yaoundé aurait spolié un Député de la nation dans l’acquisition d’une parcelle de terrain à proximité du collège de la Retraite, une affaire qui aurait permis au prélat d’engranger la bagatelle de 400 millions de FCFA».

Statistiques ethniques

Enfin, ces derniers temps, l’ancien archevêque n’a cessé de défrayer la chronique. Selon plusieurs articles de presse, il aurait entre autres fait main basse sur une Société immobilière.

Outre les questions foncières, l’ancien archevêque avait également soulevé « un scandale » rapporte Jeune Afrique « après la révélation d’une lettre adressée, en juin 2012, au Père Martin Brida, doyen de la faculté des sciences sociales et de gestion de l’Université catholique d’Afrique centrale dans laquelle il se livrait à des statistiques ethniques ».

Radio.vatican.ca avec Jeuneafrique.com