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Le PCT se dote d’un nouvel organe de jeunesse

mai 18, 2013
 

Le congrès constitutif de l’organisation unique de la jeunesse du Parti congolais du travail (PCT) se tiendra du 24 au 26 mai à Brazzaville, a annoncé ce samedi à la presse, le membre du bureau politique du parti et président de la commission d’organisation dudit congrès, Fernand Sabaye.


Le PCT se dote d’un nouvel organe de jeunesse
Cette organisation aura pour missions d’encadrer, de former et de mobiliser les militants et sympathisants du PCT sur l’ensemble du territoire national. Elle servira de cadre d’expression, de recherche et de proposition des solutions aux questions de la jeunesse.

Selon M. Sabaye, les travaux préparatoires de ce congrès sont achevés, notamment l’élaboration des documents fondamentaux (les statuts, le règlement intérieur et d’autres textes). Les délégations du PCT séjournent actuellement dans les différents départements du pays pour sensibiliser les populations de la tenue du congrès.

La nouvelle organisation de jeunesse du PCT remplacera l’Union de la jeunesse socialiste congolaise (UJSC) qui a été dissoute. Elle sera ouverte aux jeunes du parti, des formations politiques fusionnées au PCT (Agir pour le Congo, les FDN, le PJR, le CADD-MJ) et à bien d’autres.

La création d’un organe unique de jeunesse du PCT fait partie des recommandations du 6ème congrès extraordinaire de ce parti tenu en 2012. Les personnes appelées à intégrer et à assurer l’animation de cette structure devraient avoir l’âge oscillant entre 15 et 35 ans.

Les indépendants remportent les élections municipales en Côte d’Ivoire

avril 26, 2013

Les candidats indépendants ont remporté les élections municipales de dimanche dernier avec 72 communes, soit 37,11% des conseils municipaux, a annoncé vendredi soir le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Youssouf Bakayoko.
Selon ces résultats officiels, les indépendants sont suivis du Rassemblement des républicains (RDR, au pouvoir) qui a obtenu 65, soit 33,51% des Conseils contre 49, soit 25,26% pour le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, ex parti unique).

L’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI) s’en sort avec 5 communes, soit 2,58% contre 3, soit 1,55% des conseils municipaux pour le Rassemblement des houphouëtistes pour la paix (RHDP).

A l’issue de ces élections des Conseillers Municipaux, 194 Conseils ont été élus, selon M. Bakayoko.
Les électeurs inscrits pour ces municipales étaient au nombre de 3.799.770 dont 1.384.693 ont voté avec un taux de participation de 36,44%.

« Le RDR confirme son encrage acquis sur le terrain depuis plus de 12 ans » a estimé un analyste politique, ajoutant que  » 80% des indépendants élus sont du RDR et c’est sûr qu’ils vont revenir au sein de leur parti d’origine ».

S’agissant de l’élection des Conseillers Régionaux, 31 Conseils ont été élus. Le RDR remporte ladite élection avec 10 régions, soit 32,36% des Conseils Régionaux, quand le RHDP obtient 9, soit 29,03% des Conseils.

Les indépendants remportent 6, soit 19,35% contre 4, soit 12,90% pour le PDCI, suivi de l’UDPCI avec 1, soit 3,23%.
 » Les électeurs inscrits pour ces régionales étaient 3.876.074 dont 1.706.537 ont voté avec un taux de participation de 44,03% », a encore dit le président de la CEI.

« En ce qui concerne les taux de participation enregistrés : 44,03% pour l’élection des Conseillers Régionaux et 36,44% pour l’élection des Conseillers Municipaux, ils traduisent un intérêt certain de nos populations pour ces consultations de développement local » a commenté Youssouf Bakayoko.

 » Ces taux sont, en effet, globalement meilleurs à celui recueilli lors de l’élection des Conseillers Généraux de 2002 (28,01%) et sensiblement proche de celui des Municipales (39,40%) » a-t-il ajouté.

Pour les cas spécifiques des communes de Doropo et Kongasso où les procès verbaux de dépouillement des votes ont été détruits en grande partie, a indiqué M. Bakayoko, soulignant que la  »CEI n’est pas en mesure d’en proclamer les résultats, à ce jour ».

« En ce qui concerne la Commune de Béttié, où le scrutin municipal n’a pu se tenir, en raison des troubles et des blocages crées par des représentants de candidats, la CEI portera prochainement à la connaissance des populations concernées, les mesures qu’elle aura prises, en accord avec le Gouvernement, pour la tenue du scrutin dans cette localité », a-t-il conclu en précisant que ce double scrutin s’est globalement bien déroulé en dépit de quelques incidents constatés dans certaines localités.

Le Front populaire ivoirien (FPI), a boycotté ces élections locales qu’il a qualifié de ‘’mascarade et de parodie électorale » pour dénoncer le choix unilatéral de la date du 21 avril par le gouvernement.

Ce parti qui avait déjà boycotté les élections législatives de décembre 2011, largement remportées par le RDR, le parti du président Alassane Ouattara, estime par ailleurs que les conditions n’étaient pas réunies pour la tenue d’un ‘’scrutin juste, inclusif et transparent ».

Pour le FPI, la Commission électorale indépendante (CEI), ‘’caduque et illégale » après les législatives de 2011, est par conséquent ‘’incompétente et illégale » pour organiser ces élections locales.

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire)

Tchad: le HCR cherche 10 millions de dollars face à l’afflux de réfugiés

mars 26, 2013
Tchad: le HCR cherche 10 millions de dollars face à l'afflux de réfugiés Tchad: le HCR cherche 10 millions de dollars face à l’afflux de réfugiés © AFP

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) au Tchad a lancé mardi un appel à une aide d’urgence de 10 millions de dollars (7. 8 millions d’euros) pour faire face à l’afflux récent de réfugiés soudanais et centrafricains.

Le HCR « recherche quelque 10 millions de dollars US pour une intervention urgente pour les six prochains mois à l’Est et au Sud du Tchad », a annoncé mardi au cours d’une conférence de presse Aminata Gueye, représentante du HCR au Tchad.

« Les récents troubles intercommunautaires survenus au début de l’année 2013 au Darfour, au Soudan et la flambée de violences en République centrafricaine ont occasionné des déplacements massifs de populations, générant ainsi des nouveaux réfugiés aussi bien à l’Est qu’au Sud du Tchad », a-t-elle déclaré.

Pour Mme Gueye, « cette situation prendra très tôt les allures d’une urgence humanitaire. Ces réfugiés sont composés des familles avec beaucoup d’enfants. Ce qui nécessite une attention particulière ».

« A ce jour, le nombre total de personnes arrivées au Tchad est estimé à quelques 21. 000 personnes à Tissi (sud-est, à la frontière Tchad-Centrafrique-Soudan), et 5. 620 réfugiés centrafricains dans la Nya-Pendé (sud, à la frontière avec la Centrafrique) », qui viennent s’ajouter aux queDes réfugiés slques 65. 000 réfugiés centrafricains vivant dans les camps dans le sud du pays, rapporte Aminata Gueye.

En Centrafrique, la coalition rebelle Séléka a pris le pouvoir et renversé le président François Bozizé dimanche. Les rebelles avaient lancé une première offensive armée en décembre, s’emparant de la majeure partie du pays et faisant fuir des milliers de Centrafricains en RDC et au Tchad.

Des vagues successives de réfugiés centrafricains avaient également fui les conflits qui ont miné leur pays depuis 2003, sous la présidence de Bozizé.

La guerre civile au Darfour a fait au moins 300. 000 morts en 10 ans, selon l’ONU – 10. 000 selon Khartoum- et plus d’un million de déplacés.

Bien que les violences aient beaucoup baissé d’intensité, les combats entre les rebelles et l’armée du régime de Khartoum soutenue par des milices arabes, les braquages et violences tribales restent quotidiens.

Jeuneafrique.com avec AFP

Congo/Oyo : Les natifs célébreront bientôt le cinquantenaire de la ville

mars 8, 2013

Les membres du comité d’organisation des festivités du 50ème anniversaire d’Oyo se sont réunis le 6 mars à Brazzaville, pour rendre compte aux ressortissants du district de l’évolution des préparatifs de l’évènement.


carte géographique de la ville d'Oyo

carte géographique de la ville d’Oyo
Au cours de cette cérémonie, tenue au siège du 5ème arrondissement, le sous-préfet d’Oyo, Roger Louzaya Mamingui, a indiqué que plusieurs sous-commissions ont été mises en place en vue de la réussite de la fête.

Il s’agit notamment, des sous commissions santé, sécurité, transport, hébergement, restauration.

«Cet ancien petit village de pêcheurs, où il n’y avait qu’un petit bac pour ceux qui connaissent l’histoire, est devenu une ville propre, moderne, sans parler de la municipalisation induite de 2007 qui a apporté le bonheur et la satisfaction aux populations d’Oyo», a dit Roger Louzaya Mamingui.

Située dans le département de la Cuvette, la localité d’Oyo a été érigée en poste de contrôle administratif le 1er janvier 1963. Elle compte une population de quelque 5000 habitants, selon le recensement de 2010.

La date précise de la commémoration des 50 ans d’Oyo sera communiquée prochainement.

 

Congo-site.com par Messilah Nzoussi

Mali : doutes sur les élections, situation humanitaire préoccupante

février 15, 2013

 

Un camp de réfugiés maliens en Mauritanie. Un camp de réfugiés maliens en Mauritanie. © AFP

Un peu éclipsée par l’intervention militaire franco-malienne, la situation humanitaire au Mali préoccupe. Alors que des dizaines de milliers de personnes continuent de fuir les zones d’affrontements, les besoins ne cessent de croître. D’autant que le gouvernement a tout intérêt à prendre le problème à bras-le-corps s’il veut tenir rapidement des élections, les deux tours de la présidentielle étant annoncés pour les 7 et 21 juillet.

Le problème malien ne se limite pas à la reconquête du nord du pays. Si les armées malienne et française reprennent une à une les positions de force des islamistes, une autre bataille s’engage avec, au cœur de celle-ci, les populations civiles. Depuis le début des frappes aériennes, des dizaines de milliers de personnes ont ainsi fui, en partie vers les pays voisins.

Pour ces déplacés et réfugiés, la galère ne fait que commencer. Malnutrition, risques de choléra, accès aux soins, le manque est partout et l’ONU a déjà annoncé qu’il faudrait au bas mot 373 millions de dollars pour la seule année 2013.

D’autant que ces populations ne devront pas être négligées dans quelques mois, lorsque le temps sera venu, selon le gouvernement malien, d’organiser des élections libres. Si les dates des 7 et 21 juillet ont été fixées par les autorités pour la présidentielle – elles ont annoncé ce choix le 14 février -, d’aucuns ont d’ores et déjà trouvé cette échéance prématurée. Mais, délai tenu ou non, il faudra, une nouvelle fois, trouver les fonds nécessaires afin d’assurer le bon déroulement du scrutin et, surtout, sa sécurisation.

Jeuneafrique.com par Mathieu Olivier

Côte d’Ivoire/Visite du président Ouattara dans le Zanzan : Accueil triomphal pour Alassane Ouattara

novembre 28, 2012
 
Visite
© Présidence par DR
Visite d`Etat : Arrivée du président Alassane Ouattara à Bondoukou
Mardi 27 novembre 2012.Bondoukou

Comme annoncé, le président de la République, Alassane Ouattara a débuté hier sa visite dans le district du Zanzan. A Bondoukou où le chef de l’Etat a posé ses bagages pour un séjour de 4 jours, les populations ont réservé un accueil triomphal à Alassane Ouattara. De l’aéroport régional de Bondoukou à la résidence présidentielle, entièrement réhabilitée, en passant par le stade Ali Timité où s’est dressé un arc de triomphe pour abriter les cérémonials honneurs militaires, il y avait foule, foule. Dès 8 heures, les voies constituant tout le parcours présidentiel sont prises d’assaut par les populations.
Il est 10 heures lorsque l’ensemble du corps préfectoral dirigé par le préfet de région Germain François Goun, les ministres Kandia Camara, Kobenan Kouassi Adjoumani, Patrick Achi, Adama Tounkara, Anne Désirée Ouloto, Gaoussou Touré et le chef d’état-major général des Forces républicaines de Côte d’Ivoire, Soumaïla Bakayoko arrivent à l’aéroport régional de Bondoukou. Ils descendent et s’installent sous des tentes dressées pour la circonstance pour les autorités. A côté d’eux, une impressionnante présence de têtes couronnées de la région de Gontougo, majestueusement drapées de tenues traditionnelles et parées d’or. Malgré le sélectif comité d’accueil du président Alassane Ouattara sur la plateforme aéroportuaire régionale de Bondoukou, des centaines de jeunes et de femmes ont réussi à briser le cordon de sécurité pour s’offrir le loisir de voir de près l’avion de leur président atterrir. Chantant et dansant au son de tam-tams et de battements de mains, ils attendaient depuis 8 heures le président de la République.
11heures 50, l’avion présidentiel tente de se poser sur le tarmac de l’aéroport de Bondoukou.
11heures 55, le couple présidentiel, suivi des ministres de l’Intérieur, Hamed Bakayoko et de la Santé, Raymonde Goudou-Coffie foule le sol de la cité des mille mosquées sous les regards remplis de bonheur des populations présentes. Ils se dirigent vers le général Soumaïla Bakayoko, les autorités locales et les ministres présents pour leur serrer, chaleureusement, la main. Ensuite, le cap est mis sur le centre-ville de Bondoukou.
A l’entrée de la ville, près de l’escadron de gendarmerie, à une dizaine de mètres du stade Ali Timité, un magnifique Arc de Triomphe est érigé pour recevoir l’illustre invité. Deux bouquets de fleurs sont offerts au président de la République et à son épouse. Ensuite des honneurs militaires sont exécutés par des éléments des deux bataillons du groupement Est, placés sous les ordres du commandant Soro Dramane. Après l’hymne national et le passage en revue des troupes, le chef de l’Etat avance vers les élus, les cadres et les autorités traditionnelles et religieuses pour les saluer, une fois de plus. Pendant ce temps, au sein de la marré noire humaine visiblement surexcitée et passionnée, l’on tente désespérément de se frayer un chemin pour toucher et admirer le président Ouattara. C’est le cas du vieux Sékou, âgé de 86 ans. Ce vieillard qui se tient à peine sur ses jambes, a décidé de « vivre, peut-être pour la dernière fois, un instant de bonheur avec son idole ». A seulement 50 pieds au-dessus de leurs têtes, un hélicoptère veille au grain en s’immobilisant dans les airs. Spectacle impressionnant. Quelques minutes plus tard, le long cortège présidentiel prend la direction de la résidence du chef de l’Etat. Tout au long du parcours, les populations heureuses chantent le nom du président de la République. « ADO dit, ADO fait », scande en chœur, la foule en délire. Il est 12 heures 38, lorsqu’Alassane Ouattara pénètre dans sa résidence d’Etat à Bondoukou. 20 minutes plus tard, il en ressort pour prendre la direction de l’aéroport régional de Bondoukou. 13 heures 25, il s’envole pour Bouna où il est prévu un meeting au stade de la ville.

Grosse frayeur à l’atterrissage

Plus de peur que de mal ! Sous l’effet d’un violant vent produit à l’atterrissage par les puissantes hélices de l’avion, le tapis rouge dressé au sol, quelques instants plus tôt, vole de tout son poids pour retomber à des dizaines de mètres de l’emplacement initial. Le bruit assourdissant que produit cet incident, créé une petite panique, notamment chez la population, qui a sans doute cru à une détonation. Fort heureusement à la vitesse de l’éclair, tout est remis en ordre. Le président de la République peut enfin descendre de son avion. Après le cérémonial, le chef de l’Etat se déclare heureux de se retrouver dans une région qu’il a visitée durant la campagne pour la présidentielle de la fin d’année 2010. « Mme Dominique et moi-même sommes heureux de nous retrouver ici à Bondoukou », a déclaré le président de la République, Alassane Ouattara sous l’arc de triomphe dressé par les populations.

Jean Michel Ouattara à Bondoukou

ONU: réunion d’urgence sur la RDC

novembre 17, 2012
Le Conseil de sécurité des Nations unies va se réunir en urgence ce soir pour évoquer la situation en République démocratique du Congo, où des affrontements opposent les rebelles du M23 à l’armée, selon des diplomates. La mission de la France auprès des Nations unies a annoncé sur son compte Twitter qu’une réunion des 15 nations du Conseil de sécurité avait été programmée à 15h locales (21h à Paris).

Plus tôt dans la journée, la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la République démocratique du Congo (Monusco) a appelé le Mouvement du 23 mars (M23) à cesser « immédiatement » ses attaques dans la zone de Kibumba, dans l’est du pays, appuyant l’armée dans les combats qui l’opposent aux rebelles depuis samedi matin.

« Depuis ce matin à 04H00, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) font face à une série d’attaques à l’arme lourde lancées par le M23 (…) Ces attaques ont provoqué de nouveaux déplacements de la population civile », a écrit la Monusco dans un communiqué signé depuis Kinshasa.

« Conformément à son mandat de protection des populations civiles, la Monusco a réagi en engageant les troupes du M23 entre Kibumba et Kibati, responsables de cette situation. Dans ce cadre, 10 missions ont ainsi été menées par ses hélicoptères de combat », a-t-elle encore indiqué.

« La Monusco condamne fermement la reprise des hostilités. Elle lance un appel au M23 pour cesser immédiatement ses attaques qui ont pour conséquence la détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire déjà fragiles », a-t-elle ajouté.
Comme jeudi, l’armée et le M23 s’accusent mutuellement d’avoir déclenché les hostilités.

Le M23 est surtout formé d’anciens rebelles qui, après avoir été intégrés en 2009 dans l’armée, se sont mutinés en avril dernier et combattent depuis l’armée régulière dans la région du Kivu. Deux pays voisins, le Rwanda et l’Ouganda, sont accusés par l’ONU de soutenir les rebelles, ce qu’ils démentent.

Depuis avril les combats ont contraint des dizaines de milliers de civils à fuire et des centaines de réfugiés sont arrivés dans les camps cette semaine.

 
Lefigaro.fr avec AFP

Des hélicoptères de l’ONU en RDC

juillet 24, 2012
Des hélicoptères des Nations unies sont intervenus aujourd’hui dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) à la suite d’une offensive « contre des populations civiles » menée au nord de Goma par le mouvement rebelle M23, a affirmé le porte-parole de la Monusco, la force des Nations unies en RDC.

Cette intervention s’est déroulée au cours de l’après-midi alors que des hélicoptères des forces armées de RDC intervenaient contre les forces rebelles, a précisé le porte-parole, Mamodj Mounoubaï.

Lefigaro.fr avec AFP

Insécurité au Nord du Mali: trois civils tués par balles, un enfant saute sur une mine

avril 21, 2012

Trois civils ont été tués par balles samedi et un enfant est mort en sautant sur une mine dans le Nord du Mali, selon des témoins, illustrant l’insécurité qui règle dans cette région occupée par des groupes armées depuis trois semaines.

« En allant de Tombouctou (nord-ouest) vers Douenzta (plus au sud), j’ai vu au bord de la route trois civils tués par balles. Il y avait deux hommes et une femme. Tous ont été tués par balles », a déclaré à l’AFP Alassane Diakité, fonctionnaire de la ville de Tombouctou, de retour à Bamako accompagné de sa famille.

Selon lui, les coupables pourraient être des « coupeurs de route », fréquents dans cette région désormais contrôlée par des rebelles touaregs et islamistes armés qui ont profité du coup d’Etat du 22 mars au Mali pour accélérer leur offensive lancée depuis mi-janvier et prendre le contrôle des trois régions administratives composant le Nord: Kidal, Gao et Tombouctou, coupant de fait le Mali en deux.

Samedi, à Niafunké, localité du Nord située à quelque 200 kilomètres de Tombouctou, le corps d’un enfant déchiqueté a été découvert.

Selon un journaliste local Moussa Keita, l’enfant a sauté sur une mine.

D’après divers témoignages, la situation est alarmante pour les populations prises au piège dans le Nord du Mali, où ont eu lieu des pillages, saccages et des violations des droits de l’Homme dont des viols. La crise a fait en trois mois plus de 268. 000 déplacés et réfugiés, selon l’ONU.

Jeuneafrique.com

Crise au Mali: plus de 268.000 réfugiés et déplacés depuis mi-janvier

avril 18, 2012

Plus de 268. 000 personnes ont fuit leurs domiciles depuis mi-janvier au Mali, et cherché refuge ailleurs dans le pays ou à l’étranger, selon le Bureau des Nations unies pour la coordination des Affaires humanitaires (Ocha).

Il y a eu « plus de 268. 000 déplacés suite à la crise au nord du Mali, dont plus de 161. 000 réfugiés au Niger, au Burkina Faso, en Mauritanie et en Algérie », affirme dans un bulletin d’information Ocha pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, basé à Dakar.

Selon ce document, les « mouvements de populations » enregistrés au 15 avril concernent précisément 268. 561 personnes. Sur ce total, 107. 000 sont des déplacés internes au Mali, qui sont sans doute plus nombreux, en raison des difficultés de travail sur le terrain depuis « la conquête du Nord » par différents mouvements armés.

Le Niger accueille plus de 29. 000 réfugiés, le Burkina Faso plus de 46. 000, la Mauritanie plus de 56. 000 et l’Algérie, 30. 000.

Les premiers déplacements ont été provoqués par des attaques lancées le 17 janvier par des rebelles touareg et d’autres groupes contre l’armée dans plusieurs localités dans le nord du Mali.

Ces mouvements armés, dont des islamistes, ont profité d’un coup d’Etat militaire, le 22 mars, pour mener une offensive foudroyante et prendre en trois jours le contrôle des trois régions administratives composant le Nord: Kidal, Gao et Tombouctou, coupant de fait le Mali en deux.

Selon divers témoignages, la situation est alarmante pour les populations prises au piège dans ces zones, où ont eu lieu des pillages, saccages et des violations des droits de l’Homme dont des viols.

« La réponse humanitaire à l’intérieur du Mali a été rendue plus difficile après la conquête complète du Nord par la rébellion », indique Ocha, relevant que cette crise survient alors que le Sahel, incluant le Mali, est confronté à une grave crise alimentaire.

« Avec l’avancement dans la saison sèche, la sécurité alimentaire continue de se dégrader dans les pays du Sahel », et « les conséquences de la crise au Mali vont rendre encore plus difficile la réponse dans ce pays, mais aussi dans la région, du fait des mouvements de populations », note Ocha.

« Par ailleurs, le conflit au Mali tend parfois à éclipser l’urgence de la réponse plus générale à la crise alimentaire et nutritionnelle dans la région, alors que les financements internationaux (. . . ) restent très insuffisants par rapport aux besoins », affirme-t-il.

Jeuneafrique.com