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Guerre commerciale Chine-USA: le porc chinois courbe l’échine

août 22, 2018

L’impact de la guerre commerciale « n’a pas été drastique », pour l’éleveur de porcs Jia Tiechui, et sa ferme située à Baiyang, dans la province du Henan, en Chine / © AFP/Archives / GREG BAKER

Monsieur Jia, un éleveur de porcs du centre de la Chine, nourrit ses 18.000 bêtes avec du soja. Mais satisfaire l’appétit vorace des mammifères devient chaque jour plus coûteux avec la guerre commerciale entre Pékin et Washington.

Le prix du mélange céréalier, composé d’un cinquième de soja, a grimpé depuis que les douanes chinoises ont imposé en juillet des taxes additionnelles de rétorsion de 25% sur ces graines jaunes en provenance des Etats-Unis.

A l’heure où la Maison Blanche devrait imposer jeudi de nouveaux tarifs douaniers sur des produits chinois, la Chine s’interroge. Comment répliquer à l’Amérique, sans pénaliser trop durement sa propre économie nationale?

Le géant asiatique est le plus grand acheteur mondial de soja. Il l’utilise pour fabriquer de l’huile de cuisson ou de l’alimentation animale. En 2017, un tiers du soja dont le pays avait besoin a été importé des Etats-Unis.

Jusqu’à présent, l’impact de la guerre commerciale « n’a pas été drastique », déclare l’éleveur de porcs Jia Tiechui devant sa ferme située à Baiyang, dans la province du Henan.

Mais il sera contraint d’utiliser un produit de substitution pour nourrir ses bêtes si ses marges se réduisent trop.

« On peut remplacer la pulpe de soja par des graines de coton », explique-t-il en inspectant des rangées d’énormes truies enceintes qui grouinent en attendant leur pitance.

Les porcs de l’exploitation de monsieur Jia sont nourris avec une préparation qui contient un cinquième de soja / © AFP/Archives / GREG BAKER

« Si les coûts continuent à grimper, et à condition que cela n’entrave pas la croissance des cochons, on choisira ce plan B. »

– Trump visé –

Issue une famille de cultivateurs de maïs, Jia Tiechui a aujourd’hui une seule préoccupation: le prix auquel il pourra vendre ses porcs. Le coût de l’alimentation est secondaire.

« Quand les prix de vente du porc sont bons, cela n’est pas trop grave si le coût des aliments se renchérit, nos revenus ne s’en trouvent pas trop affectés. Mais le pire, c’est quand le marché baisse », explique-t-il.

La Chine est le premier producteur mondial de porc. Elle en produit même trop. Conséquence: malgré la guerre commerciale, les cours devraient rester suffisament bas pour ne pas trop affecter le portefeuille des consommateurs chinois.

Les prix ont atteint leur plus bas niveau en quatre ans début 2018, avant de repartir à la hausse en juin, souligne Feng Yonghui, chercheur pour le site internet chinois spécialisé dans l’industrie porcine Soozhu.com.

L’élevage de porcs de Jia Tiechui, à Yiyang dans le centre de la Chine, comporte 18.000 bêtes / © AFP/Archives / GREG BAKER

Les droits de douane de Pékin sur le soja américain entendent en réalité pénaliser l’électorat rural du président Donald Trump.

Pour autant, les prix de la pulpe de soja ont grimpé de 6,8% en Chine depuis l’imposition des taxes. La tonne est passée de 3.018 yuans (380 euros) fin juin, à 3.223 yuans en août, selon le site spécialisé Soybean Pulp Industry Net.

Des experts conseillent à Pékin plusieurs mesures pour réduire la dépendance chinoise aux Etats-Unis: faire pousser davantage de soja dans le pays, diversifier les sources d’approvisionnement ou promouvoir des substituts.

– Soja brésilien –

Selon Ma Wenfeng, analyste du cabinet Beijing Orient Agribusiness Consultancy, la production nationale de soja pourrait ainsi gonfler de 2 millions de tonnes en 2018.

Mais la Chine ne pourra pas se passer totalement de l’Amérique, car le reste du monde ne produit pas assez de soja pour combler tous les besoins chinois.

Les échanges Chine – Etats-Unis / © AFP / Gal ROMA

Pékin se fournira davantage au Brésil et en Argentine, mais pourrait également importer du soja américain via des pays tiers comme le Vietnam, estime Feng Yonghui, le chercheur.

Dans sa ferme du centre de la Chine, l’éleveur de porc Jia Tiechui dit « ne pas prêter attention » à la guerre commerciale.

« C’est du ressort du gouvernement. On n’a aucune prise sur tout ça », explique-t-il en rattrapant un porcelet échappé de son enclos.

Il garde le sourire: avec le système automatisé de distribution de nourriture qu’il a installé cette année, il n’a désormais besoin que de 20 personnes sur l’exploitation.

« Quand j’étais petit, le porc coûtait 1,4 yuan le kilo, mais on n’avait jamais les moyens d’en acheter. Aujourd’hui, il est à 24 yuans mais on en mange tous les jours », s’émerveille-t-il.

Romandie.com avec(©AFP / (22 août 2018 12h57)

En Chine, le porc et le bœuf américains victimes de la guerre commerciale

août 12, 2018

Un employé du restaurant haut de gamme Stone Sal verse une sauce sur un morceau de boeuf importé des Etats-Unis, le 1er août 2018 à Shanghai / © AFP / –

Taxés par Pékin de droits de douane prohibitifs, le porc et le boeuf américains voient leur prix s’envoler et leur popularité fondre en Chine… au profit de viandes australiennes ou sud-américaines, moins onéreuses et soudain prisées.

Les produits « américains sont devenus tellement hors de prix que nous allons nous approvisionner ailleurs », explique sans ambages Zhang Lihui, directeur à Shanghai du distributeur mondial de viande PMI Foods.

« Pour le boeuf, nous allons acheter davantage de morceaux venant d’Australie, d’Amérique du sud, et même un peu plus du Canada… », sourit-il. PMI Foods a déjà cessé d’importer du porc des Etats-Unis.

Dans la guerre commerciale qui oppose le géant asiatique et les Etats-Unis, les taxes imposées depuis juillet par les autorités chinoises sur les importations de viande américaine la rendent souvent inabordable.

Ce qui « profitera assurément » aux autres pays proposant des alternatives, au détriment des Etats-Unis, souligne M. Zhang.

– Steaks à Shanghai –

Lin Zhengu, propriétaire et chef-cuisinier du restaurant haut de gamme Stone Sal, montre une pièce de boeuf importée des Etats-Unis, le 1er août 2018 à Shanghaï / © AFP /

Si l’issue de la guerre commerciale, qui pénalise un nombre croissant de secteurs, reste difficile à prédire, les exportateurs américains –pour qui le colossal marché chinois reste crucial– devraient être sévèrement pénalisés.

Avant l’entrée en vigueur des tarifs douaniers chinois, les Etats-Unis ont ainsi exporté en juin vers la Chine pour 140 millions de dollars de porc, boeuf et produits associés, soit 10% de leurs exportations dans ce domaine, selon la Fédération américaine des exportateurs de viande.

Par ailleurs, Pékin tend à cibler des produits comme la viande, le soja, le blé ou des composants pétro-chimiques, qu’il peut commodément se procurer ailleurs sur le marché mondial, insiste Julian Evans-Pritchard, analyste du cabinet Capital Economics.

« En imposant des sanctions douanières, vous essayez de faire mal à l’autre partie sans trop nuire à vos propres intérêts », souligne-t-il, prédisant un « vaste remaniement des flux commerciaux ».

L’impact sur le prix des importations chinoises, cependant, devrait rester négligeable, ajoute M. Evans-Pritchard, estimant qu’une partie des fournisseurs américains absorberont eux-mêmes les coûts des surtaxes douanières pour épargner leurs clients et ne pas éroder trop leurs ventes.

Lin Zhengu, propriétaire et chef-cuisinier du restaurant haut de gamme Stone Sal, montre une pièce de boeuf importée des Etats-Unis, le 1er août 2018 à Shanghaï / © AFP /

C’est justement ce dont bénéficie Lin Zhengu, propriétaire et chef-cuisinier du restaurant shanghaïen haut de gamme Stone Sal, réputé pour ses steaks de boeuf américain et australien.

Le coût des morceaux de boeuf américain premium s’est déjà envolé de 30 à 40% en l’espace d’un mois en raison des droits de douane, soupire M. Lin. Mais ses fournisseurs aux Etats-Unis ont décidé d’assumer ce surcoût plutôt que de renchérir drastiquement leurs prix de vente.

Dans ces conditions, le restaurant de M. Lin peut se permettre d’acheter encore du boeuf de l’autre côté du Pacifique: « La seule chose qui nous forcerait à prendre nos viandes ailleurs, c’est si les portes se fermaient entièrement. Pour le moment, nous préférons continuer à travailler avec ces fournisseurs et ces fermes » aux Etats-Unis, explique-t-il à l’AFP.

– Origines de substitution –

La Chine pourrait également être tentée de s’attaquer aux très lucratives exportations américaines dans l’aéronautique, en privilégiant les achats d’appareils Airbus à ceux de Boeing, ou de favoriser les marques automobiles européennes ou japonaises –Pékin complique déjà l’arrivée des lots de voitures américaines.

Lin Zhengu, propriétaire et chef-cuisinier du restaurant haut de gamme Stone Sal, fait cuire un steack de boeuf importé des Etats-Unis, le 1er août 2018 à Shanghaï / © AFP / –

Enfin, le soja, que la deuxième économie mondiale achète massivement aux Etats-Unis pour les besoins de ses élevages en plein boom, n’est pas irremplaçable: le mastodonte chinois de l’agroalimentaire Cofco a confirmé accroître ses achats de soja au Brésil, et d’autres céréales auprès de l’Ukraine et de la Russie.

Même son de cloche chez Shanghai Xinshangshi International Trade Co, important importateur alimentaire qui avait acheté pour 40 millions de dollars de boeuf et de porc aux Etats-Unis l’an dernier: il se tourne désormais vers l’Europe, l’Australie et l’Amérique latine, selon son directeur général Xu Wei.

« Nous pallierons très bientôt le manque » avec des origines de substitution, a expliqué M. Xu. « Ce seront les exportateurs américains » laissés sur le carreaux et privés d’un débouché critique, « qui souffriront le plus », estime-t-il.

Quant au régime communiste, il s’attache à apaiser les inquiétudes sur d’éventuelles pénuries.

Les importations de produits agricoles américains vont chuter, mais « les administrations concernées sont pleinement préparées, et la Chine est entièrement capable de répondre à ses besoins d’huile et de nourriture pour animaux », a assuré le vice-ministre de l’Agriculture Han Jun, cité samedi par le très officiel Quotidien du Peuple.

Romandie.com avec(©AFP / (12 août 2018 12h57)

Suisse: Le porc du futur pourrait consommer moins de protéines

juin 13, 2016

Il est possible d’élever des porcs moins gourmands en protéines mais tout aussi sains, révèle Agroscope dans un communiqué publié lundi. Une nouvelle pratique d’élevage profiterait aux agriculteurs autant qu’à l’environnement.

En étudiant l’alimentation porcine, les scientifiques d’Agroscope ont constaté qu’il était possible de diminuer la quantité de protéines consommée par certains types de porcs, sans conséquence pour leur santé ni pour les performances d’élevage.

En misant uniquement sur ce type de porc, les producteurs de viande suisses pourraient ainsi renoncer complètement aux importations de soja destiné à l’alimentation des porcs à l’engrais.

Cet aliment est en effet requis pour couvrir les besoins croissants des cheptels porcins en matière de protéines. Car les porcs sont aujourd’hui plus charnus et cela va de pair avec une consommation accrue de protéines, indique Agroscope dans son communiqué.

Les élevages de porcs suisses consomment actuellement 75’000 tonnes de soja, dont la majeure partie est produite à l’étranger. Or l’importation de soja a un coût non seulement pour les éleveurs, mais aussi pour l’environnement, rappelle Agroscope. Ces cultures sont en effet controversées du fait du défrichement pratiqué par certains pays et des longues distances parcourues par ces aliments.

Romandie.com

Malaisie: prison avec sursis pour avoir mangé du porc

mai 27, 2016

En 2013, Vivian Lee était présentée à un tribunal de Kuala Lumpur.

En 2013, Vivian Lee était présentée à un tribunal de Kuala Lumpur. STR / AFPzoom image

Une bloggeuse malaisienne a été condamnée à six mois de prison avec sursis pour avoir posté sur Facebook une photo d’elle mangeant du porc.

Une façon bien étrange de fêter le Ramadan… En 2013, la bloggeuse malaisienne avait choqué tout le pays en postant sur Facebook une photo d’elle mangeant du porc en guise de vœux pour le Ramadan. Un geste qui avait marqué en Malaisie, un pays à majorité musulmane. Ce vendredi, Vivian Lee a été condamnée à six mois de prison pour ce geste. La jeune femme avait été inculpée peu de temps après avoir publié la photo, en même temps que son compagnon d’alors Alvin Tan, en vertu de la loi sur la sédition. Lui n’était pas présent au tribunal, il est parti vivre aux Etats-Unis.

Vivian Lee va faire appel de cette décision, et a été laissée en liberté en attendant. Elle a tout de même dû verser une caution de 20.000 ringgit, soit près de 4.400 euros. Ses avocats avaient entre temps obtenu la réduction de la peine à cinq mois et 22 jours, en ôtant les huit jours passés en détention préventive.

« Six mois, ce n’est pas une peine trop longue »

Free Malaysia Today a compilé quelques commentaires de Malaisiens choqués par la photo de Vivian Lee: «Je pense que six mois, ce n’est pas une peine trop longue, mais en même temps, beaucoup de racistes ne sont pas mis en examen. La loi doit s’appliquer à tous et pas seulement à un petit groupe», a écrit un internaute malaisien sur Facebook.

En 2012, Vivian Lee et Alvin Tan déjà créé une polémique en Malaisie en créant un blog sur leur vie sexuelle, qu’ils agrémentaient de photos érotiques et de vidéos d’eux pendant leurs ébats. Ils avaient refusé de présenter leurs excuses publiques, estimant n’avoir rien fait de mal. C’était une nouvelle façon de tenir tête aux mœurs malaisiennes: dans le pays, la pornographie est illégale.

Parismatch.com par K. S avec AFP

Appellation d’origine: Canada et Mexique autorisés à sanctionner les Etats-Unis

décembre 7, 2015

Washington – Le Canada et le Mexique sont autorisés à prendre des sanctions commerciales d’environ un milliard de dollars par an contre les Etats-Unis pour compenser les pertes causées par les règles américaines d’étiquetage de la viande, a décidé l’OMC lundi.

Nous sommes déçus par la décision et par son impact potentiel sur le commerce crucial avec nos partenaires d’Amérique du Nord, a réagi Tim Reif, un des responsables de la Représentation américaine au Commerce extérieur (USTR).

Le différend, soumis à l’Organisation mondiale du commerce depuis fin 2008, porte sur une loi américaine qui oblige notamment les producteurs à informer les consommateurs de l’origine géographique des viandes de porc et de boeuf vendues aux Etats-Unis.

Le Canada et le Mexique faisaient valoir que cette disposition s’était traduite par des pertes pour leurs producteurs de viande causées par une baisse des exportations vers les Etats-Unis.

L’OMC leur a donné gain de cause en les autorisant à imposer des sanctions douanières contre les Etats-Unis pour réparer leur préjudice annuel, évalué à 780,3 millions de dollars (BIEN: 780,3) pour le Canada et à 227,7 millions pour le Mexique. Ottawa et Mexico réclamaient toutefois trois fois plus.

Les autorités américaines ont exhorté les deux pays à ne pas mettre à exécution ces sanctions et à attendre de prochaines consultations avec le Congrès américain en vue d’une modification de la loi incriminée, baptisée COOL (Country of Origin Labeling).

En juin dernier, la Chambre des représentants américaine a déjà abrogé les dispositions relatives au poulet, au boeuf et au porc mais le changement ne sera effectif qu’en cas d’approbation du Sénat.

Nous savons depuis longtemps que notre loi sur les appellations d’origine contrôlée viole nos obligations internationales, a réagi dans un communiqué le président républicain du Comité de l’Agriculture à la Chambre, Michael Conaway.

Si le Canada et le Mexique prennent des mesures pour augmenter les droits de douanes sur les exportations américaines, cela ne fera que porter atteinte aux économies des trois partenaires commerciaux, a affirmé M. Reif, de l’USTR.

Le Canada, qui vient de se doter d’un nouveau gouvernement, a aussitôt indiqué que sa patience ne serait pas sans limite.

Si le Sénat américain ne prend pas des mesures immédiates pour abroger la loi COOL pour le boeuf et le porc, le Canada prendra rapidement des mesures de rétorsion, ont indiqué dans un communiqué commun les ministres canadiens Chrystia Freeland (Commerce international) et Lawrence MacAulay (Agriculture).

A l’inverse, l’ONG Public Citizen s’est inquiétée de la possible disparition d’une disposition légale qui permet aux consommateurs de faire un choix informé sur leur alimentation.

Cette décision démontre clairement que les accords commerciaux peuvent menacer, et menacent déjà, les mesures de protection des consommateurs les plus populaires, a assuré l’organisation, qui est opposé aux traités de libre-échange conclu avec l’Asie-Pacifique (TPP) et actuellement en négociation avec les Européens (TTIP).

Romandie.com avec(©AFP / 07 décembre 2015 19h57)

Crise du lait et du porc: l’Allemagne et la France principaux bénéficiaires du plan d’aide de la Commission

septembre 15, 2015

Luxembourg – L’Allemagne et la France sont les principaux bénéficiaires des aides directes promises par la Commission pour faire face à la crise sur les marchés agricoles, a annoncé l’exécutif européen en marge d’une réunion informelle des 28 ministres de l’Agriculture à Luxembourg.

Sur le paquet de 500 millions d’euros annoncé le 7 septembre, 420 millions seront versés directement aux Etats membres, selon une répartition prenant en compte les niveaux de production de lait et les impacts conjoncturels comme l’embargo russe ou la sécheresse.

L’Allemagne va ainsi recevoir 69,2 millions d’euros et la France 62,9 millions d’euros. Suivent le Royaume-Uni (36,1 millions), la Pologne (28,9 millions), les Pays-Bas (29,9 millions), l’Espagne (25,5 millions) et l’Italie (25 millions) comme principaux bénéficiaires.

La Commission européenne a décidé d’accorder un maximum de flexibilité aux Etats membres sur la façon dont ils alloueront ces aides aux différents secteurs touchés par la crise, selon l’expression employée par le commissaire à l’Agriculture Phil Hogan.

Les Néerlandais utiliseraient ainsi ces aides plutôt pour un abattage avancé des porcs, les Allemands pour des prêts préférentiels aux agriculteurs, selon des exemples cités par une source proche du dossier.

Cette partie du paquet de la Commission pourrait être versée dès la mi-octobre. Le reste, 80 millions d’euros, se répartit dans des mesures de soutien aux marchés.

Concession apportée par rapport aux annonces précédentes, l’aide au stockage privé (APS) va désormais concerner également le lard sur le marché du porc.

Par ailleurs, un nouveau programme d’APS va être mis en place pour le lait écrémé en poudre, faisant plus que doubler l’aide financière et allongeant la durée de stockage. La Commission table sur quelque 100.000 tonnes qui seraient ainsi tenues éloignées du marché, a précisé une source à la Commission, afin de tenter de redynamiser des prix en chute.

Enfin, sur les avances possibles aux aides de la PAC accordées par chaque pays membre aux agriculteurs, la Commission va alléger les contrôles pour permettre de faire jusqu’à 70% des avances dès la mi-octobre.

La réunion, informelle, des 28 ministres de l’Agriculture à Luxembourg a vu son ordre du jour chamboulé après l’annonce du 7 septembre et l’exigence des Etats membres d’obtenir plus de détails sur les aides à venir.

La question d’un relèvement du prix d’intervention, soutenue par la France et une dizaine d’autres pays, restait écartée des débats, selon une source européenne.

Par ailleurs, environ 30 millions d’euros vont être consacrés à un programme visant à assurer la distribution de lait européen à des réfugiés.

De leur côté, les agriculteurs continuaient de mettre la pression sur les dirigeants européens: après la puissante démonstration paysanne du 7 septembre à Bruxelles, quelques centaines d’entre eux manifestaient dans le calme, avec une cinquantaine de tracteurs, devant le bâtiment européen où sont réunis les ministres de l’Agriculture à Luxembourg.

Ces producteurs de lait belges du syndicat European Milk Board (EMB) ont traversé la frontière au petit matin, avec barrage filtrant et distribution de tracts, avant d’arriver à Luxembourg, selon la police.

Lundi, des manifestants avaient retardé une visite de certains ministres dans une ferme de la campagne luxembourgeoise.

Romandie.com avec(©AFP / 15 septembre 2015 14h44)