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Congo: félicité par la gendarmerie pour avoir arnaqué 8 millions Cfa à un Libanais au port de Pointe-Noire

septembre 22, 2022

Un congolais a évité la prison alors qu’il était accusé d’escroquerie sur un sujet Libanais dans une affaire de marchandises au port de Pointe-Noire. Le montant du préjudice serait de 8 millions Fcfa. Après son audition, la gendarmerie a décidé de n’engager aucune poursuite contre lui et bien au contraire a félicité son comportement. Une douche froide pour le sujet Libanais qui a crié au complot.

De son audition à la gendarmerie, il ressort que le Libanais se serait rapproché de lui pour se soustraire au paiement des taxes en vigueur en matière d’import-export. Commerçant de son état au Congo, il aurait importé une cargaison de marchandises dont le dédouanement s’élevait à plus de 15 millions Fcfa.

Pour contourner le paiement de cette somme, comme il en est de coutume au port de Pointe-Noire, le Libanais a cru bon corrompre quelques agents afin d’extraire du port sa marchandise à bas-prix. L’agent congolais incriminé et qui jouit d’une influence élargie au sein des services portuaires aurait exigé au Libanais une somme de 8 millions cfa à cette fin.

Mais après avoir reçu cet argent du Libanais, il s’est volatilisé dans la nature poussant le commerçant à passer par la voie légale pour sortir du port sa marchandise. Avec l’aide d’un ami gendarme, le Libanais a porté plainte contre le congolais qui a été cueilli et auditionné au poste de gendarmerie.

Le Libanais est convaincu que les gendarmes qui ont refusé de poursuivre son escroc auraient été soudoyés. Lui-même s’est vu obliger de verser une somme d’un million cfa afin d’éviter d’être accusé de fraude douanière.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Effondrement d’une partie des silos à grain du port de Beyrouth

juillet 31, 2022
Une photo montre des silos à grain fortement endommagés dans le port de la capitale libanaise, Beyrouth.

L’incendie a ravivé le traumatisme de proches de victimes de l’explosion du 4 août 2020, qui avait fait plus de 200 morts. Photo : Getty Images/AFP/Anwar Amro

Des silos à grain endommagés dans le port de Beyrouth se sont effondrés dimanche à la suite d’un incendie, et ce, quatre jours avant le deuxième anniversaire de l’explosion dévastatrice survenue dans ces installations portuaires.

Un nuage de poussière a recouvert le port après l’effondrement de deux des 48 tours, ont constaté des journalistes de l’AFP. Des hélicoptères de l’armée ont aussitôt survolé le secteur pour larguer de l’eau et pour tenter d’éteindre complètement le feu dans la structure.

Deux autres tours risquent de s’effondrer, a déclaré le ministre des Travaux publics, Ali Hamiyé.

Il y a plus de deux semaines, un incendie s’était déclaré dans la partie la plus endommagée des silos. Selon les autorités et des experts, le feu a été causé par la fermentation des stocks de céréales restantes, conjuguée à de fortes températures.

L’incendie a ravivé le traumatisme de proches de victimes de l’explosion du 4 août 2020, qui avait fait plus de 200 morts et 6500 blessés et qui avait dévasté des quartiers entiers de la capitale libanaise.

L’explosion du 4 août 2020 avait été déclenchée dans un entrepôt qui abritait des centaines de tonnes de nitrate d’ammonium stockées sans précaution. Touchés de plein fouet par le souffle de l’explosion, les silos à grain du port s’étaient partiellement écroulés.

Les flammes et la fumée qui se dégageaient des silos depuis le début du mois étaient toujours visibles.

Après l’incendie, le premier ministre Najib Mikati avait averti cette semaine qu’une partie des silos risquait de s’effondrer et avait appelé l’armée et la Direction de la gestion des catastrophes à être en état d’alerte.

De la poussière recouvre les silos endommagés.

Il y a plus de deux semaines, un incendie s’est déclaré dans la partie la plus endommagée des silos. Photo : AP/Mohammed Anouti)

Certaines parties des silos contiennent toujours quelque 3000 tonnes de blé et d’autres céréales qui n’ont pas pu être retirées à cause du danger d’effondrement, selon les autorités.

Les ministères de l’Environnement et de la Santé ont émis des recommandations à l’intention du public en cas d’effondrement des silos, notamment en ce qui a trait à la nécessité d’évacuer la zone, de porter des masques et de fermer les fenêtres des logements.

En avril, le Liban avait ordonné la démolition des silos, mais cette décision avait été suspendue en raison de l’opposition des proches des victimes du drame, qui veulent en faire un lieu de mémoire.

J’ai pleuré quand j’ai appris que des silos s’étaient effondrés, a dit Cécile Roukoz, qui a perdu son frère dans l’explosion du 4 août 2020.

Nous voulons qu’ils restent en place comme témoins du crime […] et en mémoire de ceux qui ont perdu la vie sans raison, a-t-elle ajouté.

L’enquête sur les causes du drame du 4 août 2020 est suspendue depuis des mois en raison d’obstructions politiques. Montrées du doigt pour négligence criminelle, les autorités sont accusées par les familles des victimes et par des ONG de la torpiller pour éviter des inculpations.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Canada: Partenariat entre les ports de Québec, Montréal et Trois-Rivières

juin 14, 2022
Des navires amarrés au port de Québec en été.

Les ports de Québec (photo), Montréal et Trois-Rivières s’entendent sur la création d’un groupe de travail visant à améliorer l’efficacité de leurs installations. (Archives) Photo : Radio-Canada/Hugo Pothier

Les ports de Québec, Montréal et Trois-Rivières s’entendent sur un partenariat dans le but de rendre leurs installations plus compétitives et plus vertes.

Motivée par des enjeux stratégiques, environnementaux et économiques, l’entente entraîne la création d’un groupe de travail qui va offrir des recommandations aux trois administrations portuaires d’ici la fin de l’année.

Dans le cadre de cette nouvelle relation, nous souhaitons développer des chaînes logistiques et d’approvisionnement parmi les plus durables et les plus écoresponsables au niveau mondial et interprovincial, explique le président-directeur général du Port de Québec, Mario Girard, dans un communiqué publié mardi.

Cette annonce survient quelques jours après que M. Girard a annoncé vouloir rendre les terminaux du port « plus verts et technologiques ».

Les ports de Québec, Montréal et Trois-Rivières emploient plus de 3000 navires et manutentionnent 72,4 millions de tonnes de marchandises chaque année.

Avec Radio-Canada par Jérémie Camirand

Congo-Genre : les femmes plaident pour leur représentativité dans le secteur maritime et portuaire

mai 24, 2022

Célébrée sur le thème « La place de la femme congolaise dans le secteur maritime », la première édition de la Journée internationale des femmes du secteur maritime a eu lieu à Pointe-Noire sous le patronage de Jean-Marc Thystère-Tchicaya, ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande.

Le ministre Jean-Marc Thystère-Tchicaya entouré de plusieurs femmes/Adiac

En plus du thème principal, quelques autres sous-thèmes ont été développés par différentes oratrices, notamment « Challenges et retour d’expériences » ; « L’implication des femmes en faveur d’une pêche et d’une aquaculture durables » ; « L’atelier de sensibilisation des jeunes filles aux métiers de la mer ».

Au terme des exposés, des recommandations ont été  formulées, à savoir la représentativité de la femme du secteur maritime et portuaire dans les sphères de décisions, la promotion de la prospérité professionnelle et l’autonomisation dans le secteur maritime pour permettre un avenir meilleur, la sensibilisation et la facilitation à la formation des métiers de la mer.

Après avoir rappelé le rôle de l’Organisation maritime internationale en faveur des femmes, le ministre Jean-Marc Thystère-Tchicaya a signifié l’intérêt de la célébration de cette journée pour permettre à la femme de créer un cercle de concertation et de réflexion, sur la visibilité efficiente de la femme évoluant dans le secteur maritime et portuaire du Congo. S’appuyant sur le thème national de cette journée, il a rappelé que l’égalité des sexes joue un rôle fondamental dans les progrès en matière de développement et de nombreux efforts doivent être fournis pour atteindre les objectifs souhaités.

« Le secteur maritime figure encore parmi les secteurs d’activités où les femmes sont sous-représentées, avec très peu de modèle référentiel permettant aux jeunes filles d’aspirer à devenir dirigeantes dans le secteur des transports. Cette journée doit nous amener à prendre conscience de l’engagement de l’Organisation maritime internationale à l’égard des objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies, particulièrement l’ODD n°5, visant l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et filles par rapport au secteur maritime. Le président de la République a toujours placé la représentativité des femmes aux postes de décisions et leurs formations au métier de la mer au centre de ses préoccupations », a-t-il déclaré.

Précisons que la Journée internationale des femmes du secteur maritime est célébrée le 18 mai de chaque année. Le thème choisi pour cette édition a été « Formation-Visibilité-Reconnaissance : soutenir la mise en place d’un environnement de travail exempt d’obstacles ».

Avec Adiac-Congo par Séverin Ibara

Canada: Le bateau Théodore Too s’arrête au port de Trois-Rivières

juillet 4, 2021

Le célèbre bateau-remorque Théodore Too a fait escale à Trois-Rivières, samedi, et a attiré des curieux et des nostalgiques.

Le bateau Théodore Too est de passage à Trois-Rivières.

© Marc-Antoine Bélanger/Radio-Canada Le bateau Théodore Too est de passage à Trois-Rivières.

Le bateau, issu de la série pour enfants Theodore Tugboat, s’est arrêté en ville, alors qu’il navigue les eaux canadiennes dans le but de promouvoir l’industrie maritime du pays.

Parti d’Halifax le 10 juin, le bateau va terminer sa route à Hamilton, en Ontario, vers la fin du mois de juillet.

Diffusée de 1993 à 2003, la série a connu un tel succès qu’une réplique réelle du populaire bateau a été créée en 2000.

Ils ont fait le bateau en 2000 pour faire la promotion de l’émission. L’émission a arrêté en 2003, il y a une compagnie à Halifax qui a acheté ça, une compagnie de croisière. Ils l’ont gardé jusqu’à cette année et là, il a été vendu à Blair McKeil et il va faire la promotion de l’industrie marine et des Grands Lacs», a raconté Peter Richardson, premier officier du remorqueur.

Un bateau qui attire les nostalgiques

M. Richardson avoue aussi avoir décelé la nostalgie dans le visage de nombreux adultes depuis le début du périple de Théodore Too. Si bien qu’à Trois-Rivières, il a rencontré une dame qui a fait le voyage d’Ottawa, simplement pour faire la rencontre du remorqueur.

C’est aussi le cas de Chantal Turgeon, qui s’est déplacée depuis Sherbrooke.

Quand j’étais jeune, j’ai habité Halifax. Donc, le bateau, je l’ai vu, mais je n’étais jamais embarqué dessus donc pour moi, c’est un souvenir d’enfance. C’est des beaux souvenirs», a-t-elle dit.

Installé à Québec depuis cinq ans, le Néo-Brunswickois d’origine Marcel Bourque n’a pas hésité à faire la centaine de kilomètres qui séparent les deux villes pour saluer Théodore Too.

Quand on a entendu la nouvelle que Théodore faisait sa route vers Hamilton, on [s’est dit] qu’on va aller le voir. Ça m’a donné des souvenirs d’enfance, quand je regardais ça à la télé.»

Théodore Too quitte Trois-Rivières, dimanche matin, pour rejoindre Montréal.

Par CBC/Radio-Canada avec les informations de Marc-Antoine Bélanger

Canada-Québec: Grève générale illimitée des débardeurs au Port de Montréal dès lundi

avril 23, 2021

Le Syndicat des débardeurs du port de Montréal a fait parvenir à l’Association des employeurs maritimes (AEM) un avis de grève générale illimité à compter de lundi.

Les débardeurs du port de Montréal sont sans contrat de travail depuis décembre 2018.

© Ivanoh Demers/Ivanoh Demers Les débardeurs du port de Montréal sont sans contrat de travail depuis décembre 2018.

À moins d’une entente de dernière minute avec leur employeur, les 1150 débardeurs, grands-contremaîtres et le personnel d’entretien de la section locale 375 du SCFP cesseront le chargement et le déchargement des bateaux de même que l’amarrage des navires à compter de 7 h, lundi matin. Les activités seront aussi interrompues au terminal de Contrecoeur, en aval.

Le syndicat des 1150 débardeurs du port de Montréal précise dans un communiqué qu’il maintiendra cependant tous les services de débardage aux navires céréaliers ainsi qu’à ceux qui assurent l’approvisionnement de Terre-Neuve-et-Labrador, en vertu des dispositions du Code canadien du travail.

Dans un avis envoyé à ses membres, le président du comité exécutif du syndicat, Martin Lapierre, explique que cet arrêt de travail est devenu nécessaire à la suite de la décision de l’AEM de modifier unilatéralement les horaires de travail des débardeurs à compter de lundi matin. Une décision qui a été reçue comme un acte de provocation par les syndiqués, a expliqué le conseiller syndical Michel Murray vendredi midi.

M. Murray a cependant rappelé que la priorité des syndiqués est «de se trouver à une table de négociation».

En vue d’une reprise rapide des pourparlers, le Syndicat a tendu une ultime perche à l’employeur.

«Ce qu’on offre aujourd’hui à la partie patronale c’est qu’elle lève […] la coupure de la sécurité d’emploi et la modification des horaires. […] Si l’employeur accepte de lever ces mesures, nous on lèverait immédiatement notre grève du temps supplémentaire, notre grève de fin de semaine et notre avis de grève générale illimitée de lundi matin», a déclaré Michel Murray en point de presse.

Depuis des années maintenant, les négociations sont dans l’impasse entre les débardeurs et l’Association des employeurs maritimes.

Les principaux points en litige dans la négociation d’une nouvelle convention collective sont les horaires de travail, la conciliation travail-famille, le droit à la déconnexion et les mesures disciplinaires.

La convention collective qui lie les parties est échue depuis le mois de décembre 2018. Au moins trois médiateurs ont été nommés dans ce dossier par le ministère fédéral du Travail, mais en vain.

Rappelons qu’un débrayage général avait eu lieu l’été dernier pendant 13 jours au port de Montréal. Les débardeurs étaient retournés au travail à la faveur d’une trêve de sept mois avec leur employeur, maintenant échue.

Tous les regards se tournent vers Ottawa

Le déclenchement de cette grève en pleine pandémie serait un coup dur pour des dizaines, voire des centaines d’entreprises qui dépendent du port pour transporter leurs marchandises ou matières premières à travers le monde.

Plusieurs ont d’ailleurs commencé à se tourner vers d’autres installations portuaires, notamment le port d’Halifax, en raison de l’incertitude qui plane sur la poursuite des activités au port de Montréal. Mais de telles mesures font exploser les coûts de transport, selon Véronique Proulx, PDG de Manufacturiers et exportateurs du Québec.

Pour Mme Proulx, cette grève dans le transport maritime ne peut tomber à un pire moment.

«Ça fait plus d’un an qu’on est en pandémie […] Les manufacturiers ont la capacité de ramener l’économie du Québec sur les rails alors vraiment cette grève-là tombe à un très mauvais moment», a-t-elle déploré sur les ondes d’ICI RDI.

Pour elle, seule une intervention rapide d’Ottawa pourrait éviter cet arrêt de travail.

«On demande au gouvernement fédéral et particulièrement au premier ministre Trudeau de s’assurer de la continuité des opérations dès lundi matin. Ça demande une intervention dès maintenant pour s’assurer que lundi il n’y ait pas de grève.»

À Québec, le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, a lui aussi directement interpellé le gouvernement fédéral qui est responsable des activités portuaires au Canada, pour une sortie rapide de cette impasse.

«Le port de Montréal est un service public stratégique pour la relance de notre économie», a-t-il déclaré sur Twitter.

Avec  Stéphane Bordeleau

Le Port de Pointe-Noire, l’invention de l’application de Rose Goyeli et la Tunisie avec son premier satellite

mars 26, 2021

Avec France24

Canada-Québec: Le Port de Trois-Rivières se porte acquéreur de la collection de peintures Hommage au Saint-Laurent

novembre 20, 2020

Trois-Rivières – Le grand projet pictural Hommage au Saint-Laurent a connu une nouvelle étape dans son long développement cette semaine quand on a annoncé que le Port de Trois-Rivières avait fait l’acquisition de la collection.

On a officialisé cette semaine l’acquisition par le Port de Trois-Rivières de la collection d’œuvres d’art Hommage au Saint-Laurent. La photo réunit, assis, et de gauche à droite, Raymond Quenneville, peintre de même que le pdg du Port de Trois-Rivières Gaétan Boivin. Derrière, les peintres Gérard Boulanger, Yvon Saint-Aubin, Robert Roy et Yvon Lemieux.© undefined On a officialisé cette semaine l’acquisition par le Port de Trois-Rivières de la collection d’œuvres d’art Hommage au Saint-Laurent. La photo réunit, assis, et de gauche à droite, Raymond Quenneville, peintre de même que le pdg du Port de Trois-Rivières Gaétan Boivin. Derrière, les peintres Gérard Boulanger, Yvon Saint-Aubin, Robert Roy et Yvon Lemieux.

Le projet, entrepris il y a cinq ans, a réuni cinq peintres québécois bien connus dont deux de la région : Raymond Quenneville, de Champlain, et Robert Roy, de Sainte-Perpétue qui sont associés à Yvon Lemieux, Yvon Saint-Aubin et Gérard Boulanger. Les cinq artistes ont effectué autant de voyages ensemble au cours des cinq dernières années pour découvrir différentes portions du fleuve et s’en servir comme inspiration pour témoigner de sa constante beauté depuis le lac Ontario jusqu’au golfe.

De cette exploration sont nées 100 toiles à l’huile et à l’acrylique de même que des croquis et pochades réalisés sur le terrain et réunis dans la collection que vient d’acquérir l’entreprise trifluvienne. Un livre, reproduisant non seulement les œuvres mais qui est enrichi des récits des voyages et rencontres qui ont inspiré les peintres, a également été réalisé et est présentement en vente auprès des artistes participants. On peut d’ailleurs en connaître davantage autant sur cet ouvrage que sur le projet et les artistes qui y ont participé en visitant la page Facebook du projet sur laquelle on peut notamment voir des reproductions de certaines œuvres.

Pour le Port de Trois-Rivières, cette acquisition s’inscrit dans une volonté continue de soutenir le développement et la diffusion de la richesse artistique régionale, une volonté qui s’est manifestée dans plusieurs investissements communautaires au centre desquels la culture trouve une place prépondérante. «La collection Hommage au Saint-Laurent est un projet de grande envergure qui vise à mettre en valeur notre précieux fleuve, celui-là même grâce auquel le Port de Trois-Rivières existe. Ces œuvres de grande qualité s’inscrivent dans notre patrimoine maritime et témoignent de la richesse de ce majestueux cours d’eau», a indiqué Gaétan Boivin, président-directeur général du Port trifluvien par voie de communiqué.

On travaille présentement à planifier une exposition de l’ensemble des œuvres acquises pour favoriser l’accès du public à cette collection, un projet dont les paramètres ne pourront se préciser que quand les restrictions sanitaires auxquelles nous sommes présentement soumis auront été levées sinon, assouplies.

Avec François Houde – Le Nouvelliste

Des djihadistes s’emparent d’un port important dans le nord gazier du Mozambique

août 12, 2020

Le port de Mocimboa da Praia est situé à environ 80 km de la péninsule d’Afungi, qui abrite d’importantes installations pour le développement de gaz naturel liquéfié (GNL), auquel participe le groupe Total.

Photo d'illustration.
Photo d’illustration. ADRIEN BARBIER / AFP

Des djihadistes se sont emparé mercredi de Mocimboa da Praia, dans le nord du Mozambique riche en gaz, après une série de récentes attaques dans cette région, selon un site d’information local, ce qu’a confirmé une source militaire à l’AFP. «Le port de Mocimboa da Praia a été pris par des terroristes à l’aube» mercredi, selon le site Moz24Horas, information confirmée à l’AFP par une source militaire qui a indiqué que «Mocimboa da Praia est tombé» aux mains des djihadistes. Utilisant un lance-roquette, les djihadistes ont touché un bateau dans le port, selon la source militaire qui a reconnu que «la situation est compliquée».

Les Forces de défense du Mozambique (FDS) ont confirmé dans la soirée que des «terroristes» avaient lancé la semaine dernière des «attaques coordonnées» sur plusieurs villages proches du port pour tenter d’occuper la ville. «En ce moment des opérations sont en cours pour neutraliser les terroristes qui utilisent les populations de ces régions comme boucliers», ont indiqué les FDS dans un communiqué.

Le port de Mocimboa da Praia, situé dans la province de Cabo Delgado, se trouve à environ 80 km au sud de la péninsule d’Afungi qui abrite d’importantes installations pour le développement de gaz naturel liquéfié (GNL), l’un des plus gros investissements en Afrique auquel participe le groupe français Total. Le port est actuellement utilisé dans le cadre de ces activités gazières, d’où son importance dans la région.

Fin juin, des hommes armés avaient tué 8 ouvriers d’une entreprise privée de BTP travaillant pour Total sur son projet gazier de plusieurs milliards de dollars dans la province de Cabo Delgado. Au même moment, des djihadistes avaient déjà attaqué et occupé temporairement Mocimboa da Praia. Une précédente occupation de la ville quelques mois auparavant avait provoqué un exode massif de ses habitants..

Un millier de morts depuis 2017

Le nord du Mozambique est le théâtre depuis 2017 d’une insurrection djihadiste qui a fait un millier de morts et entravé le développement de l’exploitation de ses réserves de gaz offshore. Les attaques d’ouvriers travaillant sur les projets de développement de gaz naturel liquéfié avaient pourtant été rares jusqu’à présent. Les attaques dans cette région ont déjà fait au moins 1300 morts, selon l’ONG The Armed Conflict Location & Event Data Project (ACLED).

Dans son dernier rapport publié mercredi, ACLED écrit que «les insurgés et les forces de sécurité gouvernementales se sont affrontés de manière plus ou moins constante dans a région depuis la soirée du 5 août». En mai, l’ONU a estimé le nombre des déplacés dus à ces attaques à au moins 210.000. En dépit des troubles dans la région, Total a affirmé qu’il irait de l’avant avec son projet gazier de 23 milliards de dollars.

Par Le Figaro avec AFP

Congo/Port autonome de Pointe-Noire : maintenir le rythme normal des activités portuaires

mai 19, 2020

 

Le port joue un rôle d’entraînement des échanges commerciaux, puisqu’il assure plus de 80% des exportations et importations du pays. Il a poursuivi ses activités à quai en dépit de la crise sanitaire du coronavirus (Covid-19) et la fermeture des frontières.

 

Les installations du port de Pointe-Noire/Adiac

Le port de Pointe-Noire représente une des composantes d’un système multimodal de transport comprenant les voies maritimes, ferroviaires, routières et fluviales. La situation économique nationale dépend en partie de la dynamique des activités portuaires, dans un contexte de crise sanitaire mondiale.

Le concessionnaire du port Congo Terminal, filiale de Bolloré ports, rassure sur le maintien de ses activités. « Congo Terminal a instauré un plan de rotation de service pour un personnel restreint pour assurer la continuité des opérations au terminal à conteneurs. Les navires sont ainsi traités au quotidien 24h sur 24 et les conteneurs livrés en journée continue de 8h00 – 15h00. Les commerces de première nécessité peuvent ainsi continuer à s’approvisionner et répondre aux besoins de la population », précise le groupe.

Pour l’essentiel, le port assure la fluidité des entrées ou sorties de navires et le chargement ou déchargement de conteneurs. L’entreprise concessionnaire qui a investi plus de 300 milliards de francs CFA ces dix dernières années, pour l’aménagement des quais et autres équipements, ne veut baisser les bras face à la crise. En moins de dix ans, la capacité de mouvements au quai a augmenté de 15 mvts/h à une moyenne supérieure à 60 mvts/h.

Le port de Pointe-Noire peut accueillir des navires de 400 mètres de long, transportant jusqu’à 14 000 conteneurs. Sur 1 840 mètres linéaires de quais bien aménagés se dressent d’imposants portiques qui chargent et déchargent, à longueur de journée, des bateaux de grands tonnages dans un périmètre hautement sécurisé. Depuis 2018, le port a dépassé le seuil de soixante-dix mille conteneurs manipulés par mois, atteignant parfois quatre-vingt-deux mille conteneurs.

En juillet 2019, l’infrastructure portuaire a été distinguée « Prix de meilleure productivité à quai des ports d’Afrique centrale et de l’ouest » par la Fondation african ports awards. Le jury de la fondation a salué les progrès réalisés par le port et surtout la fluidité remarquable des entrées ou sorties  de navires, ainsi que l’excellence des cadences à quai. À partir de cette année, l’entreprise aspire au titre de « hub de transbordement en eaux profondes de référence sur la côte ouest-africaine » et ambitionne de devenir également le meilleur port de transit de la sous-région, grâce à tous les efforts consacrés au développement des corridors qui desservent les pays du bassin du Congo.

 

Avec Adiac-Congo par Fiacre Kombo