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États-Unis: le maire de Portland aspergé de gaz lacrymogène lors d’une manifestation

juillet 23, 2020

 

Ted Wheeler allait à la rencontre des manifestants contre les violences policières et le déploiement d’agents fédéraux ordonné par le président Donald Trump.

Le maire de Portland, dans l’État américain de l’Oregon, a été aspergé de gaz lacrymogène, mercredi 22 juillet au soir, alors qu’il allait à la rencontre de manifestants protestant contre les violences policières et le déploiement d’agents fédéraux ordonné par le président Donald Trump dans des villes du pays. Le démocrate Ted Wheeler, qui portait des lunettes de protection et un masque, a été escorté loin de la foule au milieu d’un nuage de gaz, montrent des images AFP.

«Je ne vais pas mentir, ça pique. Difficile de respirer», a-t-il dit au New York Times. «Et je peux vous le dire en toute honnêteté, je n’ai rien vu qui justifie cette» utilisation de gaz lacrymogène, a-t-il ajouté, en parlant d’une «réaction disproportionnée des agents fédéraux» et même d’une «guerre urbaine».

L’intervention des policiers fédéraux a attisé les braises

La police de la ville a dit que les manifestants avaient lancé des fusées éclairantes et des bouteilles incendiaires sur la cour fédérale, provoquant de petits feux. M. Wheeler est lui-même critiqué par de nombreux manifestants à Portland parce que la police a souvent usé de gaz lacrymogène par le passé pour disperser des manifestations, jusqu’à ce qu’un juge ordonne de limiter cette pratique.

Des milliers de manifestants ont encore défilé mercredi soir dans la grande ville de l’Oregon. Le mouvement avait commencé, comme ailleurs dans le pays, après la mort du quadragénaire noir George Floyd fin mai sous le genou d’un policier blanc. Il s’est amplifié lorsque sont arrivés des policiers fédéraux à Portland. Dans de nombreuses vidéos publiées sur les réseaux sociaux, on voit ces agents, en tenue paramilitaire et sans badge visible d’identification, utiliser des véhicules banalisés pour interpeller des manifestants, attisant les braises de l’ire populaire.

Donald Trump, qui fait notamment campagne sur le retour à «l’ordre», a annoncé mercredi renforcer les effectifs des agents fédéraux à Chicago et d’autres villes après une résurgence de la criminalité et des fusillades.

Par Le Figaro avec AFP

Des lycéens de Parkland entament une tournée aux États-Unis pour le contrôle des armes

juin 16, 2018

Des manifestants marchent dans les rues de Chicago pendant le rassemblement « La route du changement », organisé pour le contrôle des armes, le 15 juin 2018 / © AFP / JIM YOUNG

Des lycéens de Parkland (Floride), où un ancien élève a tué 17 personnes en février, ont entamé vendredi à Chicago une tournée en autocar à travers les Etats-Unis, pour inciter les jeunes Américains à voter contre le lobby des armes, la NRA.

La tournée nationale, intitulée « Route vers le changement » (« Road to Change » en anglais) doit traverser 20 des cinquante Etats du pays, parmi lesquels le Texas, un Etat conservateur où les armes sont reines et le droit de les porter défendu par les autorités, jusqu’aux scrutins du 6 novembre.

A chacune des 50 étapes, les organisateurs veulent convaincre les jeunes de s’inscrire sur les listes électorales et les informer sur les candidats locaux qui demandent une réforme des réglementations sur les armes à feu ou ceux qui reçoivent des fonds de la NRA pour défendre le droit constitutionnel de posséder une arme.

Les lycéens ont choisi Chicago comme première étape de leur périple car la 3e ville des Etats-Unis est frappée par une violence endémique: on y a recensé 950 fusillades depuis le début de l’année, et plus de 220 meurtres.

Le musicien américain Chance the Rapper s’adresse à la foule pendant le rassemblement « La route vers le changement », à Chicago, le 15 juin 2018 / © AFP / JIM YOUNG

L’idée est d’attirer l’attention non seulement sur les tueries de masse qui font la Une des médias, mais aussi sur les tueries du quotidien, qui contribuent à un bilan annuel de quelque 33.000 morts par armes à feu aux Etats-Unis.

« Nos voix, vos voix unies sont plus fortes que tout », a déclaré l’une des lycéennes de Parkland, Kyrah Simon, devant une foule de plus d’un milliers de jeunes réunis au départ de la tournée.

Les élèves de Parkland sont à l’origine d’une mobilisation pour exiger une régulation plus stricte des armes à feu qui avait conduit plus d’un million de personnes à défiler dans les rues fin mars.

L’activiste lycéenne Emma Gonzales, survivante de la fusillade de Parkland en Floride (au centre), lors du rassemblement « Route du changement » à Chicago, le 15 juin 2018 / © AFP / JIM YOUNG

La Floride, un Etat très souple en matière de vente d’armes, a depuis adopté des mesures timides de restriction, notamment en relevant de 18 à 21 ans l’âge limite pour acheter une arme à feu.

Vendredi à Chicago, les lycéens de Parkland ont pris soin de rester en retrait, laissant d’autres jeunes militants prendre la parole devant la foule.

« Des gens sont tués chaque jour à Chicago, et pas parce qu’ils font quelque chose de mal », a souligné Trevon Bosley, dont le frère a été tué sur le parking d’une église.

Des célébrités s’étaient également jointes au mouvement, comme Will.I.Am du groupe The Black Eyed Peas, qui a appelé à « des lois correctes sur les armes » de manière à ce que « les timbrés ne se baladent pas avec des armes militaires ».

Romandie.com avec(©AFP / 16 juin 2018 08h44)

États-Unis: Des centaines de lycéens manifestent contre Trump à New York et Washington

novembre 15, 2016

New York – Après Los Angeles ou Portland, plusieurs centaines de lycéens de New York et Washington manifestaient mardi contre l’élection choc de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis.

Non au Ku Klux Klan, non aux racistes, non aux fascistes!, Criez-le haut et fort, les réfugiés sont les bienvenus!: les lycéens new-yorkais venus d’établissements de Manhattan et du district de Queens reprenaient sous une pluie battante ces slogans à tour de rôle, en battant le pavé, encadrés par des barrières et des dizaines de policiers devant la tour Trump.

On veut montrer que le discours et les idées de Trump ne sont pas acceptables, même s’il a été élu (…) et rappeler à nos élus locaux que ce n’est pas parce qu’il a été élu que ce qu’il a dit pendant la campagne doit être mis en œuvre, on peut résister et éviter que ce soit mis en œuvre, explique Grace, 17 ans, qui préfère ne pas donner son nom de famille.

Il faut changer le système de désignation par grands électeurs, c’est clair que ça ne marche pas, puisque Hillary a remporté le vote populaire, ajoute une de ses amies du même âge, Josie, tandis que passe à proximité un homme leur faisant un doigt d’honneur.

Scandant aussi parfois C’est mon corps, c’est mon choix!, ces filles se disaient par ailleurs inquiètes quant à un retour en arrière sur l’avortement. Donald Trump a promis de nommer au poste vacant de la Cour suprême, et à ceux qui se libéreraient éventuellement pendant son mandat, des juges hostiles à sa légalisation au niveau fédéral remontant à 1973.

A New York, bastion démocrate, ça ne nous affecterait pas vraiment, mais dans d’autres Etats ils n’ont pas la même chance, explique aussi Greta, 17 ans.

Les rassemblements anti-Trump devant la tour qui porte son nom sur la Cinquième Avenue de Manhattan, sont quasi-quotidiens depuis sa victoire le 8 novembre.

Des dizaines de policiers montent la garde jour et nuit aux abords du bâtiment, où Donald Trump passe le plus clair de son temps depuis son élection, entouré de ses plus proches conseillers, à préparer son gouvernement et à auditionner les candidats pour les différents postes.

A Washington, plusieurs centaines de lycéens manifestaient également mardi sur le Mall, la grande esplanade de la capitale où se trouvent musées et bâtiments officiels, selon un photographe de l’AFP. Ils avaient l’intention de se rendre devant la Maison Blanche.

Lundi, des centaines de lycéens avaient déjà manifesté en Californie, dans l’Oregon ou encore dans le Maryland.

Romanmdie.com avec(©AFP / 15 novembre 2016 20h39)