Posts Tagged ‘poste frontière’

RDC: le M23 accuse l’armée d’attaques et menace de riposter

novembre 10, 2012
RDC: le M23 accuse l'armée d'attaques et menace de riposter RDC: le M23 accuse l’armée d’attaques et menace de riposter © AFP

Le Mouvement du 23 mars (M23) a accusé l’armée, qui dément, d’attaquer depuis jeudi ses positions dans l’est de la République démocratique du Congo et menace de « riposter » si l’offensive se poursuit, a-t-on appris samedi auprès des rebelles.

« Depuis deux jours, l’armée congolaise nous attaque. Vendredi, elle a tué dix civils et des policiers du M23 sur l’axe de Kitagoma, à 90 kilomètres de Goma, à la frontière avec l’Ouganda », a déclaré à l’AFP le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, porte-parole de la rébellion.

Une version démentie par l’armée régulière. « Nos troupes ne sont pas engagées dans un combat quelconque dans la zone. Nous savons que ce sont eux qui ont tué ces gens, plus de sept personnes, vers Kitagoma », a affirmé à l’AFP un officier supérieur d’Ishasa, un important poste-frontière avec l’Ouganda.

« Nous sommes juste ici, à Ishasa. Kitagoma, c’est en direction de Bunagana » – un autre grand poste-frontière avec l’Ouganda où s’est installé le président du M23, Jean-Marie Runiga , et ce sont eux qui contrôlent la zone là-bas », a-t-il ajouté.

Le M23 est surtout composé de mutins ex-rebelles qui ont repris les armes contre l’armée en mai. Leurs positions sont adossées au Rwanda et à l’Ouganda voisins, accusés par des experts de l’ONU de soutenir le groupe armé – ce que démentent Kigali et Kampala.

Depuis août, une trêve relative est observée et une Conférence internationale de la région des Grands Lacs (CIRGL) travaille à la création d’une « force neutre » de 4. 000 hommes qui doit être déployée d’ici décembre mais dont les contours restent flous.

« Le M23 ne peut pas le tolérer une telle situation. Le M23 a accepté la trêve (. . . ) Par conséquent, il ne peut pas accepter que des gens soient tués et surtout les attaques sur nos positions. Nous mettons en garde le gouvernement de Kinshasa que nous allons riposter », a menacé le lieutenant-colonel Kazarama.

Jeuneafrique.com avec AFP

RDC : les mutins menacent de reprendre les villes où l’armée est revenue

juillet 14, 2012

Un membre du Mouvement du 23 mars (M23) patrouille le 12 juillet 2012 à Bunagana, en RDC. Un membre du Mouvement du 23 mars (M23) patrouille le 12 juillet 2012 à Bunagana, en RDC. © AFP

Les mutins du M23, dont des bases avaient été visées la veille par des tirs d’hélicoptères de l’armée congolaise et de l’ONU dans l’est de la République démocratique du Congo, ont menacé vendredi de reprendre des villes qu’ils avaient quittées.

Les mutins du Mouvement du 23 mars (M23) ont qualifié d' »inacceptable » le retour des Forces armées congolaises (FARDC) notamment à Rutshuru, la plus importante de la demi-douzaine de localités prises dimanche par les rebelles tutsi dans la province du Nord-Kivu.

Ils demandent aux FARDC de quitter « sans délai » ces villes « faute de quoi elles seront rendues responsables de toutes les conséquences relatives à leur présence dans ces entités ».

« Si leurs forces sont là-bas, nous allons reprendre ces villes », a affirmé à l’AFP le porte-parole du M23, le lieutenant-colonel Vianney Kazarama.

Le M23 est formé d’ex-combattants de la rébellion tutsi congolaise du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), intégrés dans les FARDC dans le cadre d’un accord de paix avec Kinshasa le 23 mars 2009, dont ils réclament la pleine application. Les rebelles sont soutenus par le Rwanda, d’après un rapport des Nations unies.

Le 6 juillet, les mutins ont pris Bunagana, important poste-frontière avec l’Ouganda, après des combats avec les FARDC.
Deux jours après ils ont pris Rutshuru (70 km au nord de Goma, la capitale du Nord-Kivu), la cité voisine de Kiwanja et des localités plus au sud, jusqu’à 50 km de Goma, sans résistance.

Le M23 s’est officiellement retiré lundi de ces villes mais contrôle toujours Bunagana, à 25 km au sud-est de Rutshuru, tout près de ses bases dans les collines du parc national des Virunga, adossé au Rwanda et à l’Ouganda.

L’armée congolaise a affirmé en milieu de semaine avoir repris position à Rutshuru, Kiwanja et dans les autres localités prises dimanche.

Les mutins ont dit s’être retirés, mais un journaliste de l’AFP en a vu une demi-douzaine vendredi à Rumangabo (50 km au nord de Goma), armés et vêtus en treillis FARDC.
Jeudi, des hélicoptères de la Mission de l’ONU (Monusco) et des FARDC ont tiré sur Nkokwe et Bukima, deux positions rebelles à l’est de Rumangabo.

« Nos bases sont à Mbuzi, Tshanzu et Runyoni (ndlr, sur des collines). Ce sont les populations qui ont été prises pour cible. Deux civils ont été tués », a affirmé Vianney Kazarama.

Selon le porte-parole de l’ONU Martin Nesirky, les hélicoptères ont tiré car « les combattants du M23 avaient été vus se dirigeant vers le sud en direction de Goma et la Monusco avait aussi reçu des informations sur des violations des droits de l’homme par le M23 dans cette zone ».

Jeudi à Rumangabo, des témoins ont déclaré à l’AFP qu’une femme avait été tuée par des éclats à Bukima.

Depuis mercredi, des blindés de l’ONU et des FARDC sont positionnés à 25 km au nord de Goma, pour prévenir toute attaque de cette ville de 500.000 habitants. Les mutins ont répété jusque-là que leur objectif n’était pas de prendre Goma.

Si Kigali a toujours démenti appuyer les mutins, de hauts responsables rwandais, dont le ministre de la Défense, le général James Kabarebe, sont accusés dans un rapport d’experts de l’ONU d’avoir aidé directement le M23 en lui fournissant armes, munitions, recrues…

Rencontre pas exclue entre Kagame et Kabila

Le Rwanda, la RDC et leurs neuf voisins régionaux ont condamné les actions du M23, lors d’une réunion de la Conférence internationale sur la région des Grands lacs (CIRGL), la structure qui les réunit.

« Toutes les forces négatives, en particulier le M23, devraient immédiatement cesser leurs activités armées et aucun appui ne devrait leur être accordé », selon un communiqué des 11 pays membres.

« C’est une grande avancée. Jusque-là le Rwanda refusait de considérer le M23 comme une force négative », a commenté une source sécuritaire congolaise.

Une rencontre « n’est pas exclue » entre les présidents congolais Joseph Kabila et rwandais Paul Kagame, lors d’un sommet de l’Union africaine dimanche et lundi à Addis Abeba, selon la présidence congolaise.

Mercredi, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon avait appelé les deux chefs d’Etat pour leur demander de « poursuivre le dialogue afin de réduire les tensions et mettre fin à la crise » liée à la mutinerie.

Jeuneafrique.com avec AFP

RDC : les mutins du M23 refusent le retour de l’armée dans les villes de l’Est

juillet 13, 2012
Le M23 a qualifié 'd’inacceptable' le retour de l’armée congolaise dans les villes de l’Est. Le M23 a qualifié « d’inacceptable » le retour de l’armée congolaise dans les villes de l’Est. © AFP

Les mutins du Mouvement du 23 mars (M23) ont qualifié vendredi « d’inacceptable », le retour de l’armée congolaise dans les villes de l’Est de la République démocratique du Congo, qu’ils occupaient dimanche avant de se retirer.

« Cet acte de provocation est un défi lancé contre nos forces (…) et une humiliation pour les habitants de ces entités qui ont subi les exactions de cette armée lors de sa fuite devant nos forces. » C’est en ces termes que le mouvement du 23 Mars a réagi au retour de l’armée de la République démocratique du Congo dans deux villes de l’est de la RDC.

Dans un communiqué, les rebelles du M23 ont ainsi indiqué qu’ils « regrettent le retour » des Forces armées congolaises (FARDC) à Kinwandja et Rusthsuru, dans la province du Nord-Kivu, après que leurs forces ont remis ces localités « à la police nationale congolaises et au contingent de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) pour mettre à l’abri de toute confrontation des forces les habitants de ces entités. »

Le M23, « qui qualifie d’inacceptable la présence des FARDC dans ces entités, considère cet acte comme une offensive militaire engagée (…) contre ses positions. » Les mutins demandent en conséquence aux forces militaires congolaises de quitter « sans délai » les deux villes en questions, « fautes de quoi elles seront rendues responsables de toutes les conséquences relatives à leur présence dans ces entités, ce que nous ne souhaitons pas. »

Passe d’armes

Le 6 juillet, les soldats rebelles avaient pris Bunagana, un important poste-frontière avec l’Ouganda, après des combats avec l’armée congolaise, avant de conquérir sans résistance, le 8 juillet, Rusthsuru, à 70 km au nord de Goma, la cité voisine de Kiwanja, et d’autres localités plus au sud, jusqu’à 50 km de la capitale provinciale.

Les mutins se sont retirés lundi de ces villes, mais ils contrôlent toujours Bunagana, situé à environ 25 km au sud-est de Rusthsuru, tout près de leurs bases dans les collines du parc national des Virunga, adossé au Rwanda et à l’Ouganda.

Après le retrait des mutins, l’armée congolaise a repris position dans les deux villes en question. Jeudi, trois hélicoptères de l’ONU et deux autres de l’armée congolaise ont tiré des roquettes et des obus sur deux autres positions tenues par les rebelles, dans le sud-est du parc des Virunga, Nkokwe et Bukima.

Par ailleurs, la Monusco et les FARDC avaient déployé mercredi des blindés à 25 kilomètres au nord de la capitale provinciale, pour prévenir toute attaque sur la ville, même si les mutins ont jusqu’à ce jour insisté sur le fait que leur objectif n’était pas de vendre Goma, ni d’autres villes, mais « de faire entendre leur voix », et d’amener le gouvernement congolais à des négociations.

Le M23 est constitué d’ex-combattants de la rébellion tutsi congolaise du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), intégrés dans les FARDC dans le cadre d’un accord de paix avec Kinshasa, signé le 23 mars 2009, et dont ils réclament la pleine application. Si Kigali a toujours démenti appuyer les mutins, de hauts responsables rwandais, dont le ministre de la Défense, le général James Kabarebe, sont accusés dans un rapport d’experts de l’ONU d’avoir aidé directement le M23 en lui fournissant armes, munitions et recrues.

Jeuneafrique.com avec AFP