Posts Tagged ‘Poursuites’

RDC – Affaire Matata Ponyo : le Sénat autorise les poursuites contre l’ancien Premier ministre

juillet 6, 2021
Augustin Matata Ponyo, alors Premier ministre de la RDC, à Kinshasa, le 14 octobre 2014.

Pressé par Félix Tshisekedi, le bureau du Sénat a finalement lâché l’ancien Premier ministre, Augustin Matata Ponyo. La chambre haute a levé son immunité, ouvrant la voie à des poursuites judiciaires.

« J’ai l’honneur de vous transmettre la décision du bureau du Sénat portant autorisation des poursuites et levée des immunités du sénateur Augustin Matata Ponyo. »PUBLICITÉ

Les sénateurs n’auront pas résisté longtemps à la pression de Félix Tshisekedi. Le président congolais avait par deux fois – la première dans l’entretien qu’il a accordé à Jeune Afrique, la seconde dans une interview à Top Congo et à la RTNC – montré son agacement face au refus de la chambre haute du Parlement de répondre favorablement à la justice qui demandait la levée de l’immunité de l’ex-Premier ministre.

Le courrier de Modeste Bahati Lukwebo, président du Sénat, est sans ambiguïté : le procureur général près la Cour constitutionnelle peut désormais poursuivre Augustin Matata Ponyo. Lundi 5 juillet, ce dernier a tenté de plaider sa cause devant le bureau du Sénat. « Nous sommes étonnés car, quand il a quitté le Sénat, cette décision n’avait pas été prise, a réagi auprès de Jeune Afrique l’un des proches de Matata Ponyo. Pour nous, c’est la preuve qu’il s’agit d’une pression politique. »

« Zaïrianisation »

Dans son réquisitoire du 24 juin, le procureur général avait expliqué que Matata Ponyo était soupçonné d’avoir conclu en 2011, alors qu’il était ministre des Finances, un protocole d’accord en vue de permettre au gouvernement congolais d’indemniser 300 anciens propriétaires de biens « zaïrianisés ».

Devenu Premier ministre, Augustin Matata Ponyo aurait décaissé plus de 110 millions de dollars, selon le parquet. Des enquêtes menées au sein de la Direction de gestion de la dette publique (DGDP) n’ont trouvé aucune trace de l’existence de ces 300 personnes, qui auraient perdu leurs biens meubles et immeubles du fait de la « Zaïrianisation ». Absence qui avait poussé à l’époque le procureur général près la Cour de cassation à ouvrir un dossier contre Matata Ponyo.

« Il s’est avéré que les fonds décaissés à cette fin par le Trésor Public ont bénéficié aux personnes complètement étrangères à ce processus [de « Zarianisation »] », peut-on lire dans le réquisitoire adressé au Sénat.

« Pour y parvenir, le sénateur [Matata Ponyo], en étant Premier ministre, a favorisé le décaissement par la procédure d’urgence des fonds publics qui n’ont pas atteint les véritables victimes, mais dont il s’est procuré des avantages illicites en utilisant lesdits fonds à son profit personnel », concluait le procureur général près la Cour constitutionnelle.

Ce dernier avait, à plusieurs reprises, saisi le Sénat pour tenter d’obtenir la levée de l’immunité de l’ancien Premier ministre, sans parvenir à ses fins.

Avec Jeune Afrique par Stanis Bujakera Tshiamala

Russie: une fillette excisée, demande de poursuites contre la clinique

mai 20, 2020

Une ONG russe de défense des droits de l’Homme a réclamé des poursuites contre une clinique du Caucase russe, majoritairement musulman, après l’excision forcée d’une fillette de 9 ans. «Nous avons porté plainte au Comité d’enquête le 12 mai» contre le centre médical Aïbolit, situé à Magas, chef-lieu de la république caucasienne russe d’Ingouchie, a déclaré mercredi à l’AFP Tatiana Savvina, juriste de l’ONG Initiative de Justice (SJI, Stichting Justice Initiative).

Créée en 2000 pour faire face aux violations des droits de l’Homme dans le Caucase russe, l’ONG demande une enquête sur les activités de ce centre médical qu’elle accuse d’effectuer «des opérations mutilantes sur les organes génitaux féminins».

L’antenne régionale du Comité d’enquête russe (le principal organisme chargé des investigations criminelles dans le pays) a confirmé à l’AFP avoir reçu la plainte, son porte-parole, Zourab Gueroïev, ayant toutefois précisé qu’«aucune décision n’était prise pour le moment».

A l’origine de la plainte, l’excision forcée d’une fillette de 9 ans, amenée au centre médical Aïbolit à la demande de son père par sa belle-mère, et contre le gré de la mère de l’enfant, selon l’ONG.

Selon la grand-mère de la fillette citée par le site d’information local Daptar, la mère, dont le nom n’est pas révélé, vit en Tchétchénie voisine après avoir divorcé avec le père de son enfant. Mais elle lui a laissé la fillette pour quelques jours qui se sont soldés par un drame.

Pendant l’intervention, les médecins tenaient la fillette en pleurs par les jambes et sa belle-mère par les bras, a affirmé la grand-mère. Le médecin qui l’a ausculté à son retour chez elle a découvert une plaie sur son clitoris.

Une enquête contre la gynécologue de la clinique, Izania Nalguïeva, qui a effectué l’intervention, a été ouverte en juillet 2019 et un procès contre elle est déjà en cours. Il s’agit du premier procès en Russie pour excision, le Code pénal russe ne prévoyant aucune punition pour ce genre d’opération.

Selon un rapport de l’ONG SJI réalisé en 2018, chaque année quelque 1.240 petites filles de moins de douze ans subissent l’excision dans des familles musulmanes du Caucase du Nord.

Par Le Figaro avec AFP

Tchad : abandon des poursuites visant le secrétaire général de la présidence

janvier 9, 2020

Kalzeubé Pahimi Deubet (Tchad), Premier ministre  A Paris, le 20 juin 2014.   Photo de Vincent Fournier/Jeune Afrique

Kalzeubé Pahimi Deubet (Tchad), Premier ministre A Paris, le 20 juin 2014. Photo de Vincent Fournier/Jeune Afrique © Vincent Fournier/JA

 

La justice tchadienne a abandonné les poursuites visant l’ancien Premier ministre Kalzeubé Pahimi Deubet, a annoncé son avocat mercredi. Le secrétaire général de la présidence avait été arrêté en décembre 2019 dans le cadre d’une enquête pour corruption.

L’ancien Premier ministre et actuel secrétaire général de la présidence, Kalzeubé Pahimi Deubet, a été « blanchi par la Cour suprême », a affirmé son avocat, Alain Kagonbe.

Kalzeubé Pahimi Deubet avait été écroué le 3 décembre pour détournement de deniers publics, une procédure dénoncée comme « politique » par son avocat.

L’ancien Premier ministre, qui avait dirigé le gouvernement de 2013 à 2016, avait été remis en liberté provisoire le 23 décembre. »Toutes les machinations montées contre mon client sont tombées et la vérité a jailli, parce qu’il a été innocenté », s’est félicité son avocat.

À la même période, un défenseur des droits de l’homme avait lui aussi été incarcéré, dans le cadre d’une enquête différente mais également décriée par sa défense comme politique.

Non-lieu pour un défenseur des droits humains

Le 6 décembre, Mahamat Nour Ahmed Ibedou avait été incarcéré, accusé de meurtre et de complicité de meurtre.

Cette arrestation avait notamment été condamnée par la Conférence internationale des barreaux (CIB), un collectif d’avocats de 40 pays francophones : « La CIB ne saurait tolérer l’évidente provocation que représente l’incarcération du principal défenseur des droits humains tchadien ».

Ibedou, secrétaire général de la Convention tchadienne de défense des droits de l’homme (CTDDH), « a bénéficié d’un non-lieu », a déclaré Jacqueline Moudeina, son avocate.

« Nous avons estimé qu’il n’y a pas de charges retenues contre Ibedou et le juge d’instruction a suivi nos réquisitions », a indiqué le premier substitut du procureur de la République près le tribunal de grande instance de N’Djamena, Gérard Nedeou.

Par Jeuneafrique.com avec AFP

Espagne: le parquet requiert des poursuites pour rébellion contre l’exécutif catalan destitué

octobre 30, 2017

Le procureur général de l’Etat espagnol, Jos Manuel Maza, lors d’une conférence de presse, le 30 octobre 2017 à Madrid / © AFP / JAVIER SORIANO

Le procureur général de l’Etat espagnol? José Manuel Maza, a annoncé lundi avoir requis des poursuites notamment pour « rébellion » contre les membres du gouvernement catalan destitués, accusés d’avoir provoqué la crise institutionnelle ayant mené à une déclaration d’indépendance.

La « plainte contre les membres du govern (exécutif catalan) a été présentée » devant l’Audience nationale, à Madrid, et vise aussi des faits de « sédition, malversation et prévarication ». Il appartiendra à ce tribunal chargé des dossiers les plus sensibles de décider si elle est recevable.

Le procureur estime que « les principaux responsables politiques de la Généralité de Catalogne (exécutif) ont entraîné, avec leurs décisions et leurs agissements, une crise institutionnelle qui a débouché sur la déclaration unilatérale d’indépendance » du 27 octobre.

Dans sa plainte, il demande qu’ils soient convoqués « de manière urgente » et qu’ils soient arrêtés s’ils ne se présentent pas.

Ce sera à la juge de garde lundi, Carmen Lamela, déjà saisie dans un autre dossier lié à l’indépendantisme catalan, de décider si elle accepte d’être saisie et s’il y a lieu d’inculper les personnes visées. La juge peut retenir toutes les charges requises ou seulement certaines d’entre elles. La rébellion est la plus grave de toutes car elle peut déboucher sur des peines de prison de 15 à 30 ans, autant qu’un assassinat ou un acte de terrorisme.

Dans le cas de la sédition, et s’agissant de représentants des autorités, la peine peut atteindre 15 ans.

Le parquet a également requis des poursuites devant la Cour suprême contre les membres du bureau des présidents du Parlement catalan qui ont facilité le vote de la déclaration d’indépendance vendredi au parlement catalan.

Ce vote a été suivi dans la soirée de la mise sous tutelle de la région par le gouvernement de Mariano Rajoy, qui a pris en direct les commandes de la Catalogne, confiées à la vice-présidente du gouvernement Soraya Saenz de Santamaria.

L’exécutif catalan a dans la foulée été destitué. Les séparatistes majoritaires au Parlement catalan (72 élus sur 135) estimaient avoir reçu un « mandat » des Catalans pour proclamer l’indépendance, après l’organisation d’un référendum d’autodétermination interdit par la justice et émaillé de violences policières. Selon les chiffres de l’exécutif destitué, plus de deux millions de personnes ont voté pour l’indépendance, soit 90,18% des électeurs qui ont pris part au scrutin.

Mais celui-ci a été boycotté par l’opposition et le taux de participation a été de 43%.

Romandie.com avec(©AFP / 30 octobre 2017 13h53)                

Afrique du Sud: l’avenir de Jacob Zuma s’obscurcit

septembre 14, 2017

L’avocat de Jacob Zuma, Kemp J. Kemp, à la Cour suprême d’appel de Bloemfontein en Afrique du Sud, le 14 septembre 2017 / © AFP / MUJAHID SAFODIEN

Les avocats de Jacob Zuma et le parquet sud-africain ont renoncé jeudi à réclamer l’abandon de poursuites pour corruption engagées contre le président, nouveau coup de théâtre dans une affaire qui tient le pays en haleine depuis une dizaine d’années.

A la surprise générale, les représentants de ces deux parties ont convenu à la barre de la Cour suprême d’appel de Bloemfontein (centre) que la décision judiciaire antérieure d’abandonner les charges qui pèsent sur le chef de l’Etat était « irrationnelle ».

Le parquet et M. Zuma faisaient appel devant cette instance de la décision d’un tribunal de Pretoria qui, en 2016, avait ordonné le rétablissement de 783 chefs d’inculpation pour corruption, fraude fiscale et extorsion de fonds contre M. Zuma.

La Cour suprême d’appel a mis jeudi sa décision en délibéré à une date qui n’a pas été précisée.

Une éventuelle décision ordonnant de rétablir les poursuites contre l’actuel chef de l’Etat ouvrirait la possibilité d’un procès.

M. Zuma est accusé, alors qu’il était vice-président, d’avoir touché des pots-de-vin pour un contrat d’armement d’un montant de 4,2 milliards d’euros signé en 1999 par l’Afrique du Sud avec plusieurs firmes européennes, dont la française Thales.

Il avait alors été formellement inculpé, mais ces poursuites avaient été abandonnées en 2009 au motif qu’elles avaient été, selon le parquet général, motivées politiquement.

M. Zuma était alors engagé dans une furieuse bataille politique avec le président de l’époque, Thabo Mbeki.

Limogé de son poste de vice-président en 2005 à cause de son inculpation, M. Zuma avait ensuite pris sa revanche en prenant la direction du Congrès national africain (ANC, au pouvoir) en 2007 puis en écartant M. Mbeki de la tête du pays un an plus tard.

Depuis, le principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique (DA), essaie par tous les moyens de faire rétablir les charges qui pèsent sur M. Zuma.

La DA a enfin obtenu satisfaction en 2016, lorsqu’un tribunal de Pretoria a ordonné leur rétablissement.

Face à une Cour de Bloemfontein très sceptique, le parquet général et les défenseurs de M. Zuma ont rapidement renoncé jeudi à faire accepter leurs arguments sur les motivations « politiques » de l’inculpation de l’actuel chef de l’Etat.

– ‘Décision irrationnelle’ –

A un juge qui lui demandait s’il défendait l’abandon des poursuites, l’avocat du président Zuma, Kemp J. Kemp a répondu de guerre lasse: « non, je ne le défends pas ».

« En d’autres termes, ils (les procureurs qui ont prononcé un non-lieu) ont pris une décision irrationnelle ? », a alors insisté le juge Azhar Cachalia, reprenant mot pour mot l’argumentation du tribunal de Pretoria l’an dernier.

« Je pense que oui », a lâché M. Kemp.

Cette volte-face a ravi l’opposition. « Cela ouvre inévitablement la porte à un procès contre le président », s’est réjoui à l’issue de l’audience un député de la DA, James Selfe.

« Nous sommes évidemment très contents de la tournure que cette affaire est en train de prendre, mais en même temps franchement agacés qu’il ait fallu huit ans et demi de batailles juridiques dans plusieurs tribunaux de ce pays pour en arriver là », a ajouté le député devant la presse, « ce n’était absolument pas nécessaire ».

L’opposition a multiplié ces derniers mois, en vain, les motions de défiance devant le Parlement et les plaintes en justice pour précipiter la chute du président, dont le deuxième et dernier mandat doit s’achever en 2019.

M. Zuma est mis en cause dans une série de scandales politico-financiers qui provoquent des tensions au sein-même de l’ANC au pouvoir, qui doit choisir son futur dirigeant en décembre.

Si la Cour suprême d’appel rend une décision défavorable à M. Zuma avant la conférence élective de l’ANC, elle pourrait peser sur la course à la succession, estiment les analystes.

M. Zuma soutient son ex-épouse Nkosazana Dlamini-Zuma avec l’objectif, disent ses détracteurs, qu’elle lui assure ainsi une protection judiciaire.

« Je ne pense pas » qu’une décision de justice défavorable « soit bienvenue pour le président ou ses partisans au sein de l’ANC », en amont de la conférence du parti, a commenté M. Selfe.

Le parquet et le président peuvent encore faire appel de la décision de la Cour de Bloemfontein devant la Cour constitutionnelle.

Romandie.com avec(©AFP / 14 septembre 2017 17h36)

RDC : abandon des poursuites pour « crimes de guerre » contre des soldats dans le massacre de civils au Kasai

juin 25, 2017

Des soldats congolais à Kitumba (RDC), en 2013. © Joseph Kay/AP/SIPA

Le tribunal militaire de Mbuji-Mayi, au Kasaï-oriental, a abandonné samedi les charges de crime de guerre contre sept soldats poursuivis après un massacre présumé de civils dans cette région du centre de la République démocratique du Congo.

« Le tribunal militaire a disqualifié les infractions de crimes de guerre par meurtre, crimes de guerre par mutilation, crimes de guerre par traitements cruels, inhumains et dégradants et refus de dénonciation d’une infraction commise par des justiciables de juridictions militaires » retenues par le parquet militaire, a déclaré à l’AFP Me Jimmy Bashile.

Vidéo troublante

Le 18 mars, le parquet militaire avait annoncé l’arrestation de sept militaires dans le cadre de l’enquête portant sur une vidéo largement partagée en février sur les réseaux sociaux montrant ce qui apparaît comme une scène de massacre de civils par des présumés membres des Forces armées de la RDC (FARDC) dans un village du Kasaï-oriental.

« Sur décision du tribunal, nos sept clients ne seront plus poursuivis que pour des infractions du droit interne à savoir: meurtre, dissipation de munitions et outrage », a ajouté l’avocat interrogé par téléphone au terme d’une audience tenue samedi.

« Un pas est franchi vers la manifestation de la vérité », a estimé Me Bashile.

3000 personnes tuées

Depuis septembre, quatre provinces du centre de la RDC sont secouées par des violences qui impliquent des miliciens, soldats et policiers, après la mort d’un chef traditionnel qui défiait le pouvoir de Kinshasa.

Ces atrocités ont causé la mort de plus de 3.000 personnes, selon l’Église catholique, ont fait 1,3 million de déplacés et l’ONU y a dénombré 42 fosses communes. Deux experts onusiens, missionnés par le secrétaire général de l’ONU pour enquêter sur ces violences, y ont été assassinés en mars.

L’ONU a exhorté samedi la justice militaire congolaise à « accroître significativement ses efforts » pour poursuivre « avec la plus grande fermeté » et de manière « crédible et systématique » les responsables des crimes commis par les miliciens et par les forces de sécurité dans le Kasaï en vue de « prévenir de nouvelles atrocités ».

 

RDC : «le dialogue est permanent », assure le président Kabila

 

Joseph Kabila, président de la RDC, dont le second mandat est arrivé à terme le 19 décembre 2016. © Themba Hadebe/AP/SIPA

Le président congolais Joseph Kabila a assuré dimanche lors d’un sommet en Afrique du Sud que le dialogue était « permanent » dans son pays en vue d’organiser des élections sans donner de date pour la tenue du scrutin.

« Le dialogue au Congo est permanent et nous allons continuer à l’utiliser comme un outil de gouvernance », a assuré le président congolais lors de l’ouverture de la rencontre avec son homologue sud-africain Jacob Zuma.

« Les objectifs du dialogue actuel sont d’organiser des élections ensemble, en tant que nation, partis politiques et société civile. Nous avons toujours ces objectifs en tête », a-t-il ajouté.

Élection incertaine cette année

Le chef de l’Etat n’a pas précisé si cette élection serait organisée avant la fin de l’année, comme l’accord de la Saint-Sylvestre le préconise. Cet accord signé fin 2016, a entériné une décision de la Cour constitutionnelle qui maintient le président Joseph Kabila au pouvoir au-delà de la fin de son mandat qui s’est terminé le 20 décembre.

Jeuneafrique.com avec AFP

La mère de Tristane Banon ne lâche pas Dominique Strauss-Kahn

août 26, 2011

LA ROCHELLE, Charente-Maritime (Reuters) – Anne Mansouret, la mère de la jeune femme qui accuse Dominique Strauss-Kahn de tentative de viol en France, maintient ses accusations contre un homme qu’elle juge « brutal » et enclin à la « prédation ».

L’élue socialiste, conseillère générale de l’Eure, participe à l’université d’été de son parti qui s’est ouverte vendredi à La Rochelle quelques jours après l’abandon des poursuites à New York contre l’ancien directeur général du FMI.

La mère de Tristane Banon, qui a reconnu avoir eu une liaison avec Dominique Strauss-Kahn avant la tentative de viol présumée dont sa fille dit avoir été victime en 2003, ne partage pas le « bonheur » exprimé par Martine Aubry après l’annonce de l’abandon des poursuites contre l’ancien favori des sondages.

« Il y a un côté brutal qui ne colle pas avec le personnage, effectivement dragueur, charmant, séduisant pour certaines », a-t-elle déclaré à Reuters à La Rochelle.

« Il y a des femmes qui ne le trouvent pas séduisant, il y en a d’autres qui le trouvent (séduisant). Et moi, je dois vous dire que je l’ai trouvé séduisant sinon je n’en serais pas arrivée là », a-t-elle ajouté.

« C’est très bizarre, on a l’impression qu’il y a, oui, une espèce de pulsion, de violence et de prédation », a-t-elle dit.

Anne Mansouret est revenue sur l’impact sur sa fille de la révélation de sa liaison avec Dominique Strauss-Kahn. Tristane Banon, a-t-elle dit, n’en a pas dormi « pendant 48 heures ».

« C’est un tempérament d’artiste, tout la touche », a-t-elle expliqué. « C’est quelqu’un de très sensible. »

« BÊTE CURIEUSE »

La décision de sa fille de porter plainte contre « DSK », qui a immédiatement répliqué par une plainte pour dénonciation calomnieuse, l’a selon elle placée dans une position difficile.

« On la regarde comme si c’était une bête curieuse, ce qui n’est pas facile du tout et elle en est très gênée. Et ça la rend parfois agressive, parce que ce n’est pas facile de vivre cette chose-là, et ça a un côté presque humiliant, alors qu’elle n’y est pour rien », a affirmé Anne Mansouret.

David Koubbi, l’avocat de Tristane Banon, a regretté mardi dernier l’abandon des poursuites contre Dominique Strauss-Kahn aux Etats-Unis, affirmant que cela n’aurait aucune conséquence sur l’enquête en cours à Paris sur la tentative de viol présumée dont sa cliente aurait été victime il y a huit ans.

Selon une source judiciaire, un classement sans suite est pourtant l’issue la plus probable de l’enquête.

Le parquet de Paris pourrait retenir cette solution car il semble impossible de caractériser juridiquement une tentative de viol, ce qui est le seul cas de figure où les faits, s’ils ont existé, ne seraient pas prescrits, a dit cette source.

Diverses personnalités ont été auditionnées par la police, comme le candidat à la primaire socialiste François Hollande, à l’époque des faits premier secrétaire du PS.

La date du retour en France de l’ancien patron du FMI reste inconnue, mais il a annoncé qu’il rendrait visite à ses anciens collaborateurs à Washington la semaine prochaine.

Selon un sondage CSA pour Orange, la presse régionale et RTL diffusé vendredi, les Français comme les sympathisants de gauche balaient tout retour de Dominique Strauss-Kahn en politique.

Quatre-vingts pour cent des Français et 77% des sympathisants de gauche ne souhaitent pas qu’il revienne dans la course des primaires et 58% ne veulent pas non plus, pour le moment, qu’il « joue un rôle politique important pendant la campagne présidentielle » pour soutenir le candidat socialiste.

Reuters par Yves Clarisse

DSK: la famille de Nafissatou Diallo en Guinée estime que justice n’a pas été rendue

août 24, 2011

La famille en Guinée de Nafissatou Diallo, la femme de chambre qui a accusé Dominique Strauss-Kahn de crimes sexuels, estime que justice n’a pas été rendue à la Guinéenne avec l’abandon des charges contre l’ex patron du FMI, a dit mercredi un de ses frères à Conakry.

« On s’en remet à Dieu le Tout-Puissant mais on aurait souhaité que justice soit rendue pour ma soeur », a indiqué Mamadou Dian Diallo, frère aîné de mêmes père et mère que Nafissatou Diallo, âgée de 32 ans.

« Tout ce qui se passe, c’est le fait de Dieu. C’était prévu, Dieu est le seul juge », a fait remarquer M. Diallo, un homme d’affaires qui vit à Conakry.

Plusieurs responsables de partis interrogés par l’AFP n’ont pas voulu réagir mais de nombreux habitants de Conakry critiquaient l’abandon des charges contre l’ancien directeur général du Fonds monétaire international.

« Je suis déçu de la justice américaine, déçu de savoir qu’aux Etats-unis aussi, il y a de l’injustice. On ne peut pas et pas du tout nous expliquer pourquoi le procureur a (décidé un) abandon des poursuites contre DSK sinon par des arguments fallacieux », a déclaré à l’AFP Saliou Diallo, président du mouvement « Soutien pour Nafissatou Diallo », sans lien de parenté avec la femme de chambre de New York.

Mme Ramata Souaré, une secrétaire de 47 ans, semble partager le même sentiment. « J’ai honte de ma situation de femme », « je suis atteinte dans ma dignité de femme. J’ai honte pour DSK qui utilise tous les moyens, même les plus ignobles, pour s’en sortir. Je serais femme de chambre, j’abandonnerais mon boulot », a-t-elle dit.

Pour Almamy Barry, syndicaliste et salarié dans une banque, « on ne sait pas comment expliquer cette mesure prise par le procureur qui a certainement reçu le rapport médical qui atteste qu’il y a eu viol ».

Abdoul Sow, un pharmacien de 52 ans, se demande « qui pouvait imaginer que (cette affaire) n’allait pas tourner au cauchemar pour la Guinéenne ».

L’abandon de toutes les charges par le juge new-yorkais Michael Obus a mis fin à la procédure pénale mais DSK n’en a cependant pas complètement fini avec la justice américaine: les avocats de Mme Diallo ont lancé début août une procédure civile devant un tribunal du Bronx pour obtenir des dommages et intérêts.

Jeuneafrique.com avec AFP