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RDC/Kinshasa : les marches de l’UDPS et du PPRD interdites

juillet 8, 2020

 

Le gouverneur Gentiny Ngobila Mbaka n’a pas donné son avis favorable pour les deux manifestations d’expression populaire prévues dans la capitale pour bloquer le choix de Ronsard Malonda à la tête de la centrale électorale et pour exiger la stabilité des institutions de la République.

 

Le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka, a interdit la marche du parti présidentiel, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) prévue pour le jeudi 9 juillet. Il en est de même des trois marches du Parti du peuple pour la reconstruction et le développement (PPRD) annoncées du mercredi 8 au 10 juillet dans la capitale congolaise ainsi que dans plusieurs autres villes du pays. Le chef de l’exécutif provincial motive son refus par le respect des mesures sanitaires liées à la riposte à la propagation de la pandémie à coronavirus, notamment celles édictées par le chef de l’Etat, dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, qui interdit les manifestations ou les réunions de plus de vingt personnes.

Pour le gouverneur Gentiny Ngobila,  il serait impossible lors de ces manifestations de faire respecter toutes les mesures barrières édictées dans le cadre de la riposte à la covid-19.  » Cette marche violerait ainsi les mesures restrictives prises par le chef de l’État pour stopper la propagation de covid-19« , fait comprendre le chef de l’exécutif de Kinshasa. Je tiens à vous rappeler, a-t-il écrit en réponse à ces deux formations politiques, que la République est en état d’urgence sanitaire pour lutter contre la propagation de covid-19, lequel a amené le chef de l’État à prendre des mesures restrictives, telles que l’interdiction de rassemblement de plus de vingt personnes et le respect de la distanciation physique. La manifestation que vous comptez organiser ( du mercredi 8 au vendredi 10 juillet pour le PPRD), ( du jeudi 9 juillet, pour l’UDPS), a soutenu le maire de la ville capitale, va à l’encontre de ces mesures.

Fort de cet argumentaire, Gentiny Ngobila conclut qu’il ne saurait donc prendre acte de la demande lui faite par Ferdinand Kambere, pour le compte du PPRD, et Augustin Kabuya, pour l’UDPS. L’UDPS maintient sa marche malgré ce refus du gouveneur Ngobila de prendre acte des marches de ces deux formations politiques. Pour le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, le parti de Félix-Antoine Tshisekedi maintient sa marche prevue pour le 9 juillet.  »L’UDPS ne se voit pas céder aux manœuvres de Ngobila et de sa famille politique’‘, note-t-on au parti présidentiel, qui appelle la population à participer massivement à cette manifestation pour rejeter le choix de Ronsard Malonda à la tête de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

L’UDPS, souligne-t-on, a, dans une correspondance adressée le 6 juillet au gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila, annoncé la tenue d’une marche en lui dévoilant les différents itinéraires à emprunter par les manifestants dont le point de chute est le Palais du peuple. La manifestation vise, selon ce parti, à protester contre la désignation de Ronsard Malonda à la tête de la Céni. Le PPRD, dans sa correspondance adressée le mardi 7 juillet au même gouverneur, lui annonce également sa marche, mais cette fois-ci de soutien aux institutions de la République. Si pour l’UDPS les itinéraires sont répartis en trois axes (axe 1 : Kin-Est : Echangeur de Limete-Sonahydroc-Pont Kasavubu jusqu’au Palais du peuple. Axe 2 : Binza Barré et Route Matadi – Kintambo Magasin-Rond-Point Moulaert-Marché Bayaka-Av Assosa jusqu’au Palais du peuple. Axe 3 : Rond-point Huillerie jusqu’au Palais du peuple), lit-on dans cette lettre adressée à Ngobila. le PPRD dont les activités sont prévues du 8 juillet au 10 juillet, maintient presque les mêmes itinéraires (6e rue Limete au Palais du peuple ; Kintambo magasin à la place royale ; Bandal Moulaert au Palais du peuple).

 

Avec Adiac-Congo par Lucien Dianzenza

Marche anti-Kabila en RDC: les jeunes Leaders du PPRD s’invitent au programme

février 22, 2018

 

Partisans du chef de l’État en pleine démonstration de force à Kinshasa, le 11 septembre 2011, à quelques semaines de la présidentielle. © GWENN DUBOURTHOUMIEU/AFP

Les Jeunes Leaders du PPRD ont prévu de jouer les trouble-fête lors de la marche prévue ce dimanche 25 février à l’appel du Comité laïc de coordination. Ils iront dans les églises pour, disent-ils, « prévenir des risques de troubles à l’ordre public ».

Comme le 31 décembre et le 21 janvier derniers, les fidèles congolais sont de nouveau appelés à se mobiliser ce dimanche 25 février à la sortie de l’office. Objectif : « barrer la route à la présente dictature, premier obstacle à l’organisation des élections libres, transparentes et apaisées », indique le communiqué du Comité laïc de coordination, à l’origine de l’appel.

« En tant que chrétiens catholiques (sic), on ne peut plus laisser la maison de Dieu être souillée », déclare à Jeune Afrique Matthieu Kayoka, secrétaire général des Jeunes Leaders du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD). Loin de la contestation actuelle contre le régime, cette organisation – qui revendique plusieurs milliers de membres à Kinshasa – entend afficher son soutien sans faille au président Joseph Kabila.

« Prévenir des risques de troubles »

« Il ne s’agit pas d’une marche catholique, mais de l’opposition radicalisée, explique Papy Pungu Lwamba, président des Jeunes Leaders. En témoignent les déclarations de Jean-Marc Kabund-a-Kabund [secrétaire générale de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti historique de l’opposition congolaise, ndlr], pour qui les manifestants sont à 50 % des fidèles catholiques, à 50 % des militants de l’UDPS. »

Pour rétablir l’ordre, nous userons de tous les moyens à notre disposition

Dimanche matin, les Jeunes Leaders iront dans les églises pour, disent-ils, « prévenir des risques de troubles à l’ordre public ». Une formulation floue, qui sous-entend de possibles débordements durant cette matinée entre pro et anti-Kabila.

« Armés de cocktails Molotov »

« Nous connaissons leurs méthodes : ils vont sortir des paroisses armés de cocktails Molotov, déclare sans ambages Papy Pungu Lwamba. Personne n’a le monopole de la violence. Pour rétablir l’ordre, nous userons de tous les moyens à notre disposition. Il faut bien comprendre qu’il s’agit d’un complot et que nous défendons notre patrie. »

Des craintes de violences d’autant plus crédibles que le PPRD est coutumier du fait. En 2015, le parti avait été accusé par Human Rights Watch d’avoir recruté plus de 100 jeunes pour attaquer des manifestants de l’opposition. « Des fauteurs de troubles ont reconnu avoir été payés environ 65 dollars (57 euros) chacun », avait alors précisé l’ONG dans un rapport publié moins d’un mois après l’événement. Des accusations jugées « gratuites » par Matthieu Kayoka, qui s’en prend aux « rapports truqués des ONG réalisés dans des hôtels cinq étoiles ».

Ce n’est pas une décision stratégique de la Ligue des Jeunes du PPRD

Au sein du parti présidentiel, l’approche adoptée par les Jeunes Leaders n’est pas partagée par tous. « Ce n’est pas une décision stratégique de la Ligue des Jeunes du PPRD, assure à Jeune Afrique son président Patrick Nkanga Bekonda, qui est également conseiller politique de Joseph Kabila. C’est une initiative des Jeunes Leaders, qui relève du domaine de la foi. »

Pour l’heure, seule l’Alliance des kabilistes musulmans (Akam) semble s’être joint à leur démarche, en déclarant vouloir « marcher pacifiquement pour soutenir le chef de l’État, la majorité et la Ceni ».

Jeuneafrique.com par

RDC : Aubin Minaku élu nouveau président de l’Assemblée nationale

avril 13, 2012

En République démocratique du Congo, l’Assemblée nationale a élu jeudi 12 avril son nouveau président. Il s’agit d’Aubin Minaku, cadre du parti du président Joseph Kabila et secrétaire général de la Majorité présidentielle (MP). Le scrutin a été boycotté par les principaux partis de l’opposition, dont l’UDPS d’Étienne Tshisekedi et le MLC.   Juriste de formation, cadre du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD, 61 députés) de Joseph Kabila, député depuis 2006, Aubin Minaku est le nouveau président de l’Assemblée nationale congolaise. Il remplace au perchoir le secrétaire général de ce parti Évariste Boshab.   « La majorité a triché »   Seul candidat en lice, Aubin Minaku a été élu jeudi 12 avril avec 343 voix sur 349 votants pour une Assemblée comptant quelque 480 députés. Avant le vote, les principaux partis d’opposition, dont l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et le Mouvement de libération du Congo (MLC), qui ont boycotté le scrutin, ont quitté l’hémicycle en arborant des cartons rouges et en utilisant des sifflets, provoquant une interruption de séance d’une heure.   « La majorité a triché et s’est ingérée (dans les affaires de l’opposition) en proposant ses propres opposants qu’elle a débauchés. C’est inacceptable », a dénoncé un député en quittant l’Assemblée. L’opposition accuse la majorité d’avoir déconsidéré ses candidats aux postes de 2e vice-président et de rapporteur adjoint qui lui sont réservés, en poussant la candidature d’autres députés qu’elle n’avait pas désignés.   C’est Thimothée Kombo, élu de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) qui a été désigné 2e vice-président de l’Assemblée, alors que l’UDPS avait désigné un autre candidat. Thimothée Kombo en avait été exclu après avoir accepté d’occuper le poste de président provisoire de l’Assemblée en tant que doyen d’âge. Pour celui de rapporteur, le Mouvement de libération du Congo (MLC) avait également désigné son candidat. Le poste est finalement revenu à un autre parti d’opposition.   Nouveau Premier ministre

« L’opposition a aligné beaucoup de gens. Ils sont partis en ordre dispersé, maintenant ils veulent attribuer la faute à la majorité », se défend un élu de la majorité.   Après l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale, le président Kabila devrait désigner prochainement un nouveau Premier ministre.

Jeuneafrique.com  avec AFP