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Londres et Ankara œuvrent ensemble pour arrêter le flux des étrangers rejoignant l’EI

décembre 10, 2014

Ankara – La Grande-Bretagne et la Turquie œuvrent le plus étroitement possible pour arrêter le flux de combattants étrangers désireux de rejoindre les rangs des jihadistes de l’EI en Irak et en Syrie, a déclaré mardi à Ankara le Premier ministre britannique, David Cameron,

Nous nous battons contre un ennemi commun, un terrorisme extrême, a affirmé M. Cameron au cours d’une conférence de presse commune avec son homologue Ahmet Davutoglu.

En novembre, les autorités britanniques avaient estimé que le pays était confronté à la plus grande menace à la sécurité qu’il ait connu en temps de paix.

Scotland Yard estime à plus de 500 le nombre de Britanniques à être partis combattre dans les rangs de groupes comme celui de l’État islamique et craint qu’ils puissent planifier des attentats à leur retour au Royaume-Uni.

Le Premier ministre britannique a souligné que ses entretiens avec son homologue turc ont porté sur une stratégie à long terme pour vaincre l’EI et restaurer la stabilité dans cette partie du monde.

Il a ajouté: Ce dont nous avons besoin en Irak est ce dont nous avons besoin en Syrie: de voir se mettre en place un nouveau gouvernement qui représente toute la population.

Par ailleurs, le partage des informations obtenues par les services de renseignement des deux pays au plus haut niveau pourrait aider à arrêter le flux des jihadistes en Syrie et hors du pays, a encore estimé M. Cameron.

Tout cela vise à rendre les gens plus en sécurité en Turquie et s’assurer que les gens sont plus en sécurité chez nous au Royaume-Uni, a-t-il ajouté.

De son côté M. Davutoglu a rejeté les accusations dont son pays a fait l’objet d’avoir laissé transiter par son territoire des extrémistes qui se rendaient en Syrie pour combattre le régime du Président Bachar al Assad.

Il n’y a pas un seul combattant de l’EI qui soit passé par le territoire turc a-t-il martelé, soulignant que les membres de l’EI constituaient une menace pour la sécurité nationale de la Turquie.

Personne ne peut mettre en cause la détermination de la Turquie dans sa lutte contre le terrorisme, a-t-il ajouté.

La position de la Turquie est claire: nous ne voulons pas de combattants étrangers, que ce soit en Syrie ou en Irak a-t-il souligné.

La Turquie demande la mise en place d’une stratégie globale qui aboutirait à la chute du régime de Bachar al Assad. Elle est favorable à l’établissement d’une zone tampon de sécurité ainsi que d’une zone d’exclusion aérienne à cheval sur sa frontière avec la Syrie.

M. Cameron devait avoir un dîner de travail mardi soir avec le président Recep Tayyip Erdogan dans son palais présidentiel.

La coalition conduite par les États-Unis, à laquelle s’est ralliée Londres, a entamé fin septembre des frappes contre les positions jihadistes en Syrie, quelques jours après l’offensive lancée par l’EI contre la ville de Kobané et sa région situées à la frontière turque.

Ankara pour sa part considère comme largement insuffisants les raids menés par les avions de la coalition internationale et considère que la menace jihadiste ne sera écartée qu’avec la chute du président syrien Bachar al-Assad, sa bête noire.

Romandie.com avec(©AFP / 09 décembre 2014 22h30)

Ukraine: Poutine dit à Cameron vouloir une solution diplomatique

mars 9, 2014

LONDRES – Le président russe Vladimir Poutine a affirmé dimanche au Premier ministre britannique David Cameron vouloir trouver une solution diplomatique à la crise en Ukraine, selon un porte-parole de Downing Street s’exprimant après un entretien téléphonique entre les deux dirigeants.

Le président Poutine a reconnu qu’il était dans l’intérêt de nous tous d’avoir une Ukraine stable. Il a dit que la Russie voulait trouver une solution diplomatique à la crise et qu’il discuterait demain (lundi), avec son ministre des Affaires étrangères (Sergueï) Lavrov, des propositions sur le groupe de contact dont la création est souhaitée par les Occidentaux, a déclaré une porte-parole du bureau de M. Cameron dans un communiqué.

Le Premier ministre (britannique) a appelé ce matin (dimanche) le président Poutine pour l’exhorter à réduire la tension en Ukraine et à soutenir la formation d’un groupe de contact qui pourrait conduire à des discussions directes entre les gouvernements russe et ukrainien, a poursuivi la même source.

M. Cameron a également insisté sur le fait qu’il voulait – tout comme ses partenaires européens et américains – travailler avec la Russie à une solution diplomatique à la situation en Ukraine, y compris en Crimée, péninsule ukrainienne passée fin février sous le contrôle de facto des forces russes après la chute du président ukrainien pro-russe Victor Ianoukovitch.

Le Premier ministre britannique a dit reconnaître le droit de tous les Ukrainiens à décider de leur avenir, ajoutant que les élections, actuellement prévues pour fin mai, étaient le moyen de le faire.

Une élection présidentielle anticipée a été fixée au 25 mai en Ukraine, mais la Crimée doit organiser le 16 mars un référendum où les électeurs auront le choix entre un rattachement à la Russie ou une autonomie nettement renforcée. La date de ce dernier scrutin a été qualifiée de ridicule par le chef de la diplomatie britannique, William Hague.

MM. Cameron et Poutine ont également discuté des défis économiques importants auxquels l’Ukraine doit faire face et ont convenu de la nécessité pour la communauté internationale de lui apporter un soutien financier dans les mois prochains, a conclu Downing Street.

Romandie.com avec(©AFP / 09 mars 2014 16h17)

Tony Blair (presque) arrêté pour « crimes contre la paix »

janvier 21, 2014
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L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair. © Reuters

Tony Blair, l’ancien Premier ministre britannique, arrêté pour « crimes contre la paix » ? Cela aurait pu arriver, vendredi dernier, à Londres.

L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair n’a pas été envoyé à la Cour pénale internationale (CPI). Il ne couchera pas non plus en prison. Néanmoins, Tony Blair en est déjà à sa cinquième « arrestation citoyenne ». Vendredi 17 janvier, alors qu’il partageait un repas avec ses proches, dans un restaurant branché de Londres, l’ancien occupant du 10 Downing Street, a été accosté par un serveur qui travaillait sur les lieux.

« Je suis venu vers lui, j’ai mis ma main sur son épaule, et j’ai dit : ‘M. Blair, ceci est une arrestation pour crime contre la paix, en l’occurrence votre décision de lancer la guerre en Irak. Je vous invite à me suivre jusqu’au commissariat pour faire face à cette accusation' », explique l’homme en question, Twiggy Garcia, DJ et barman au Tramshed, lundi au quotidien The Independent.

L' »arrestation » n’est pas allée bien loin. Alors que Tony Blair, sans doute habitué, a fait preuve d’un flegme tout britannique, l’un de ses fils a choisi d’alerter la sécurité. Et le justicier en herbe, qui espérait depuis des années arrêter l’ancien Premier ministre, de voir son heure de gloire lui passer sous le nez. Twiggy Garcia a d’ailleurs démissionné de son travail aussitôt après les faits.

Il retirera toutefois de cette aventure une somme d’un peu plus de 2 000 livres sterling, coquet pactole remis par le site arrestblair.org. Celui-ci promet en effet une récompense (un quart des donations au site au moment de l’arrestation) pour ceux voyant leur geste repris dans les médias. Ne s’intéressant « pas aux motivations des personnes », cette plateforme leur aura au moins permis d’arrondir leur fin de mois, en ayant, selon eux, « encouragé une tentative qui n’aurait pas eu lieu autrement ». Le « fugitif » Blair, lui, court toujours. Tout comme George W. Bush, Barack Obama ou Nicolas Sarkozy, régulièrement cibles de militants souhaitant les traduire en justice pour leurs actions en Irak, Afghanistan ou Libye.
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Jeuneafrique.com par Mathieu OLIVIER