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Québec: La CAQ formera un gouvernement majoritaire

octobre 1, 2018

 

Le chef de la CAQ, François Legault
© Jacques Nadeau Le Devoir Le chef de la CAQ, François Legault
À 22 h 30, la Coalition Avenir Québec (CAQ) forme un gouvernement majoritaire avec 69 élus et une avance dans 4 circonscriptions supplémentaires, pouvant rêver de 73 députés au total.

« Merci ! Merci ! Merci ! » a lancé François Legault sur Twitter, sa première réaction. Il est toujours attendu au rassemblement caquiste à Québec.

« Je dois accepter la responsabilité du résultat de ce soir », a déclaré le premier ministre sortant, Philippe Couillard, devant ses militants peu avant 22 h. Sa réflexion sur son avenir politique « sera courte, quelques jours au maximum », a-t-il ajouté.

« Je veux féliciter M. Legault pour sa victoire nette, sans ambiguïté », a aussi dit le chef libéral, disant terminer son mandat « la tête haute, très haute ». « Je laisse le Québec en bien meilleur état que je l’ai trouvé en 2014 ».

Chez les caquistes, la victoire est totale, la vague ayant déferlé dans toutes les régions. Plusieurs des candidats vedettes, dont Sonia Lebel et Danielle McCann, sont élus. Le parti a aussi relevé le défi d’une percée à Montréal avec Chantal Rouleau dans Pointe-aux-Trembles. Pendant ce temps, le PQ et le PLQ enregistrent les pires résultats de leur histoire en terme de pourcentage du vote.

L’analyse de Michel David

À cette heure, les libéraux avaient sécurisé 28 circonscriptions, et étaient en tête dans 3 autres. Le chef libéral Philippe Couillard est réélu dans Roberval. Carlos Leitão et Gaétan Barrette sont réélus, tout comme Sébastien Proulx.

Québec solidaire remporte son pari de doubler sa députation, avec 9 candidats élus et 1 en avance. Les porte-paroles Gabriel Nadeau-Dubois dans Gouin et Manon Massé dans Sainte-Marie-Saint-Jacques sont élus. La candidate solidaire Catherine Dorion a fait la première percée du parti à Québec en ravissant Taschereau, suivie de Sol Zanetti dans Jean-Lesage. Le tout à l’instar de Christine Labrie dans Sherbrooke, elle aussi élue.

Premier parmi les chefs à prononcer un discours, le co-porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois a déclaré, devant les militants chauffés à bloc : « Ce soir nous avons franchi la ligne d’arrivée. Plus personne au Québec ne peut dire que nous ne jouons pas dans la même ligue […] C’est un pas de géant pour le monde ordinaire d’ici. »Le Parti québécois affiche 6 candidats élus seulement et 4 en avance. Le chef du Parti Québécois Jean-François Lisé, a dû céder la victoire au solidaire Vincent Marissal. Les piliers Pascal Bérubé et Véronique Hivon sont élus.

La victoire reste à être attribuée dans 11 circonscriptions seulement. Québec solidaire lutte pour la victoire dans Rouyn-Noranda-Témiscamingue, où Émilise Lessard-Therrien a une mince avance sur Jérémy G. Bélanger de la CAQ. La CAQ est en avance dans Abitibi-Ouest et Labelle, suivie de près par le Parti québécois. Le PLQ se battait toujours pour ravir Gaspé.

Ambiance dans les différents rassemblements

« On a gagné ! On a gagné ! » scandaient les militants caquistes rassemblés au centre des congrès de Québec à l’annonce du résultat à 20 h 31 par le réseau TVA. La garde rapprochée du chef caquiste a été la première surprise par l’annonce de victoires en cascades dans les 30 minutes qui ont suivi la fermeture des bureaux de vote. « L’avenir est à nous », a lancé le député réélu de Lévis, François Paradis, « Ça commence maintenant ! », a-t-il ajouté devant une foule en liesse.

« Nous avons incarné le changement. Nous devrons livrer le changement », a lancé le député réélu de La Peltrie, Éric Caire. Il s’est dit persuadé que François Legault sera « un grand premier ministre ».

Seule une poignée de militants étaient arrivés au rassemblement libéral quand les grands réseaux de télévision ont annoncé la victoire de la Coalition avenir Québec de François Legault, quelque 15 minutes après la fermeture des bureaux de scrutin. Dans la salle presque vide de l’hôtel du Jardin à Saint-Félicien, le silence des quelques militants abasourdis était quasi-total. Sur les écrans de télévision, les cartes du Québec se coloraient en bleu pâle, à une vitesse beaucoup plus rapide que celle qu’avaient même imaginée les plus pessimistes. Même la victoire de la recrue libérale Marwah Rizqy dans la circonscription de Saint-Laurent est passée inaperçue. La salle est restée silencieuse lorsque le visage de la jeune fiscaliste est apparu sur les écrans.

À L’Olympia à Montréal, la foule de militants de Québec solidaire (QS) est agitée depuis que QS a confirmé sa percée à l’extérieur de Montréal. Cris et applaudissements se font entendre depuis le début de cette soirée durant laquelle la formation de gauche envisage faire plusieurs percées.

Sans surprise, l’ambiance était funéraire au rassemblement du Parti québécois, à l’Usine C (Montréal). Les rares militants présents à 21 h regardaient les écrans avec un air incrédule, sonnés malgré que la défaite était annoncée par les sondages. Son ampleur n’était pas attendue. « Peu importe les résultats ce soir, on est ici pour se donner un élan pour la suite », a dit l’animateur (Fabien Dupuis) de la soirée dans sa première intervention.

Et quand les écrans géants ont montré les militants caquistes célébrer la victoire à Québec, les organisateurs péquistes ont tout simplement coupé le son des téléviseurs pour plutôt diffuser une chanson de Daniel Boucher.

Si la tendance ne change pas, le PQ pourrait même perdre le statut de parti reconnu par l’Assemblée nationale.

Le devoir.com par Amélie Daoust-Boisvert avec Guillaume Bourgault-Côté, Améli Pineda, Marie-Michèle Sioui et Marco Bélair-Cirino

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Australie: Morisson investi Premier ministre après un nouveau « putsch »

août 24, 2018

Scott Morrison (debout) prête serment comme nouveau Premier ministre de l’Australie, le 24 août 2018 / © AFP / SAEED KHAN

L’Australie s’est choisie vendredi un nouveau Premier ministre, le septième en 11 ans, en la personne du ministre des Finances Scott Morrison qui a été désigné pour succéder à Malcolm Turnbull au terme d’un « putsch » interne à leur parti.

La position de M. Turnbull, qui avait lui même renversé son prédécesseur Tony Abbott en septembre 2015, était devenue ces derniers jours de plus en plus précaire en raison d’une fronde menée par l’aile droite de son Parti libéral (centre-droit), qui est distancé dans les sondages par les travaillistes.

Mais le choix de M. Morrison -un de ses alliés- pour lui succéder apparaît comme un cinglant revers pour l’ex-ministre de l’Intérieur Peter Dutton, qui avait mené en coulisse la rébellion. Scott Morrison a remporté le vote interne au Parti libéral par 45 voix contre 40 pour M. Dutton.

Le nouveau Premier ministre a été formellement investi dans la capitale.

Chrétien évangélique fervent âgé de 50 ans, celui qui est surnommé « ScoMo » était depuis septembre 2015 à la tête du Trésor, une position souvent considérée comme un marchepied vers le poste de Premier ministre, et que M. Turnbull occupait aussi avant de renverser M. Abbott.

Mais M. Morrison, qui est classé comme plus à droite que son prédécesseur modéré, est surtout connu pour son action à la tête du ministère de l’Immigration, en 2013-2014, quand il avait lancé l' »Opération Frontières souveraines » pour décourager les réfugiés d’arriver par la mer en Australie.

Les Premiers ministres australiens / © AFP / Gal ROMA

– « Assurer l’unité du pays » –

L’Australie mène une politique extrêmement dure contre les migrants, sa marine interceptant systématiquement les bateaux de clandestins et les renvoyant vers leur point de transit, le plus souvent l’Indonésie.

Et les réfugiés qui parviennent à gagner les rives australiennes sont, eux, placés indéfiniment dans des camps de rétention offshore en Papouasie-Nouvelle Guinée ou à Nauru, qui sont régulièrement condamnés par les organisations de défense des droits de l’Homme.

Cette nouvelle manifestation de l’instabilité qui plombe la politique australienne depuis 10 ans a été très mal accueillie dans la population fatiguée des batailles d’egos.

« Notre tâche est (refaire) l’unité de notre parti, qui a été meurtri et malmené cette semaine, mais aussi l’unité au sein du Parlement pour que nous puissions continuer à travailler afin d’assurer l’unité du pays », a dit le nouveau Premier ministre. L’urgence, a-t-il dit, sera d’aider les agriculteurs de Nouvelle-Galles du Sud (est) confrontés à leur pire sécheresse en un demi-siècle.

Peter Dutton / © AFP / John SAEKI

La décision de M. Turnbull de se retirer de la politique implique l’organisation d’une élection partielle dans sa circonscription de Sydney. Un événement loin d’être anodin pour une coalition au pouvoir dont la majorité ne tient qu’à un siège.

L’ancien Premier ministre Tony Abbott, largement considéré comme l’instigateur du « putsch », a estimé qu’il importait désormais de « sauver le gouvernement », à moins d’un an des élections nationales.

– « Australie, tu mérites mieux » –

La zizanie était apparue au grand jour lundi lorsque le Premier ministre, considéré comme un modéré au sein du Parti libéral, avait été contraint, faute de soutien dans son camp, de renoncer à son projet d’inscrire dans la loi l’objectif de l’Australie en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Il a finalement été évincé jeudi de la tête du parti par un vote interne, qui a désigné M. Morrison.

Australie: Morrison investi Premier ministre après un « putsch » / © ABC Australia/AFP /

Depuis l’arrivée du travailliste Kevin Rudd en 2007 à la tête du gouvernement, après une décennie de « règne » du libéral John Howard, l’Australie a connu une valse des Premiers ministres.

Kevin Rudd a été renversé par la travailliste Julia Gillard en 2010 avant de reprendre le pouvoir en 2013, et de le céder à nouveau quelques mois plus tard lors des législatives à Tony Abbott, lui-même renversé par M. Turnbull.

Une instabilité qui suscite le ras-le-bol d’une partie de la population, au point qu’un ministre ait jugé vendredi nécessaire de présenter ses excuses.

« Australie, nous te devons des excuses », a déclaré sur Twitter Darren Chester, dont le Parti national est membre de la coalition au pouvoir. « Tu mérites mieux que beaucoup des choses qui ont été faites ces 10 dernières années par notre Parlement fédéral. »

Romandie.com avec(©AFP / (24 août 2018 15h06)

Congo: Clément Mouamba, deux ans Premier ministre et déjà 43 milliards volés

août 21, 2018

Premier ministre Clément Mouamba

 

Deux ans à peine après sa nomination à la primature, Clément Mouamba rêve se côtoyer aux Mbochis en les imitant sans faille. Le rescapé de Sibiti accumule déjà une fortune évaluée à 43 milliards de Cfa, faisant fi du conseil de Denis Sassou Nguesso lors des tractations ayant précédées sa nomination : «  Clément, je vais te donner une chance de refaire financièrement pour que demain tu ne viennes plus me pleurer la galère »

Né vers 1943 à Sibiti dans la Lekoumou, Clément Mouamba qui a passé une étape de galère importante a été fait premier ministre par Denis Sassou Nguesso en avril 2016, dans le but de jouer les apparences politiques, mais aussi et surtout lui permettre de se refaire une santé financière.

D’ailleurs le septuagénaire n’a pas perdu du temps après son installation à la primature. Les deux premiers mois, il faisait déjà garder dans son village près de 600 millions de Cfa comme «  en cas de…On ne sait jamais… »

Aujourd’hui que Moumaba fait passer à ses collègues retraités des moments difficiles avec des retards incroyables dans le paiement de leurs pensions, lui-même savoure déjà un épargne de 43 milliards de Cfa. « Chance Eloko Pamba » disait Papa Wemba.

Patou Mouamba, son fils qui faisait le beau temps des galereurs de Pointe -Noire a changé de statut et joue les patrons avec une pensée particulière sur ceux qui se moquaient de sa traversée du désert. Il compterait à son actif une vingtaine de parcelles entre Ngoyo et Siafoumou.

Clément Mouamba n’est pas fou et ne se compare pas aux Mbochis dans le matalana et gère discrètement sa récupération financièrement, malgré quelques déraillements comme le premier anniversaire de sa vie à 75 ans.

Sacer-infos.com par Stany Franck

Lexique: « Matalana », exhibitionniste

Inde: décès de l’ancien Premier ministre Vajpayee

août 16, 2018

Le Premier ministre indien Atal Bihari Vajpayee dans sa résidence de New Delhi, le 1er juin 1999 / © AFP/Archives / TEKEE TANWAR

L’ancien Premier ministre indien Atal Bihari Vajpayee est décédé jeudi à l’âge de 93 ans, après avoir été placé en soins intensifs à New Delhi, a annoncé l’actuel chef du gouvernement indien Narendra Modi.

« Son décès marque la fin d’une ère. Il a vécu pour la nation et l’a servie avec assiduité pendant des décennies », a écrit en anglais M. Modi sur son compte Twitter à propos de M. Vajpayee, qui avait occupé à trois occasions le poste de Premier ministre en Inde.

« Son décès est une perte personnelle et irremplaçable pour moi », a-t-il ajouté. Nombre de ministres aujourd’hui en fonction, dont Narendra Modi, ont d’abord été les protégés de M. Vajpayee.

M. Vajpaye, qui fut trois fois à la tête du gouvernement indien, faisait face depuis plusieurs années à des problèmes de santé, mais son état s’était fortement détérioré ces derniers jours, selon les médecins.

Déjà hospitalisé il y a plus de deux mois pour une infection des reins et des douleurs à la poitrine, son état de santé jeudi était jugé « critique » par l’hôpital.

Ancien journaliste et poète converti à la politique, l’ancien chef de gouvernement a contribué à la montée en puissance du parti Bharatiya Janata, aujourd’hui au pouvoir, et a occupé le poste de Premier ministre par trois fois, en 1996, 1998-99 et 1999-2004.

Sa carrière politique, étendue sur cinq décennies, a atteint son apogée dans les années 1990, où des dizaines de milliers de personnes venaient suivre ses discours, fascinés par les tirades poétiques qu’il adressait parfois à ses adversaires.

Il a notamment engagé des discussions historiques avec le Premier ministre du grand rival de l’Inde, le Pakistan, en 1999. Mais son image de pacifiste s’est effondrée quand des violences entre combattants pro-pakistanais et soldats indiens ont enflammé la région contestée du Cachemire, faisant un millier de morts.

Il a également contribué à l’escalade des tensions en Asie du Sud en effectuant des essais nucléaires en 1998.

M. Vajpayee s’était retiré de la sphère publique après une défaite électorale en 2004. Il aurait subi un accident vasculaire cérébral en 2009, qui l’avait confiné à sa résidence de New Delhi.

Romandie.com avec(©AFP / (16 août 2018 15h58)

Le Premier ministre indien offre 200 vaches à des fermiers rwandais

juillet 24, 2018

Kigali – Pendant des siècles, la Chine a offert des pandas géants dans le cadre de sa politique diplomatique. Mardi, le Premier ministre indien Narendra Modi a repris cette tradition en faisant don au Rwanda de… vaches.

Au cours d’une visite officielle dans ce petit pays d’Afrique de l’Est, M. Modi a offert 200 vaches — un animal sacré en Inde — à des familles pauvres du village témoin de Rweru, au sud de la capitale Kigali.

Le geste s’inscrit dans le cadre d’un programme gouvernemental rwandais lancé en 2006 et intitulé « Girinka », qui vise à lutter contre la malnutrition en fournissant aux familles rurales du bétail afin de garantir un accès au lait pour les enfants.

« Girinka » est en kinyarwanda, la langue locale, une formule de salutation qui signifie « Puissiez-vous avoir beaucoup de vaches. »

Le programme Girinka, dont M. Modi a estimé qu’il « aidait à transformer la vie des gens à travers le Rwanda rural », a été salué pour avoir contribué à réduire la pauvreté de près d’un quart entre 2000 et 2010.

Le Premier ministre indien et le président rwandais Paul Kagame ont également annoncé au cours de cette visite avoir signé plusieurs accords, dont un prêt de 200 millions de dollars (171 millions d’euros) visant à développer les systèmes d’irrigation et à étendre la zone économique spéciale de Kigali.

La visite de M. Modi intervient au lendemain de celle du président chinois Xi Jinping à Kigali, où ce dernier a signé quinze accords, incluant des prêts et des dons de plusieurs millions de dollars.

M. Modi s’est ensuite rendu en Ouganda, dernière étape d’une courte tournée africaine qui précède l’ouverture mercredi du sommet des dirigeants des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) à Johannesburg.

Il s’est accordé avec le président ougandais Yoweri Museveni sur un prêt de 200 millions de dollars, qui servira notamment à la construction de lignes électriques et à la fabrication de pompes d’irrigation à énergie solaire.

Les deux dirigeants ont également approuvé trois accords de coopération et M. Modi a proposé de financer un lieu touristique dédié au Mahatma Gandhi aux sources du Nil, où certaines des cendres du héros de l’indépendance indienne ont été dispersées.

Avant de partir pour Johannesburg, M. Modi doit devenir mercredi le premier chef de gouvernement indien à s’exprimer devant le Parlement ougandais.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juillet 2018 16h07)                                                        

Haïti: le Premier ministre annonce avoir démissionné

juillet 14, 2018

Le Premier ministre haïtien Jack Guy Lafontant arrive à la Chambre des députés à Port-au-Prince le 14 juillet 2018 / © AFP / Pierre Michel Jean

Le Premier ministre haïtien Jack Guy Lafontant a abruptement annoncé sa démission samedi, une semaine après des violences meurtrières déclenchées par une tentative du gouvernement d’augmenter les prix des carburants.

« Avant de venir ici, j’ai remis ma démission au président de la République. (…) Le président de la République a accepté ma démission et, comme je vous dis, je suis au service de la République », a déclaré Jack Guy Lafontant, devant la Chambre des députés.

Accompagné de l’ensemble de ses ministres, le chef du gouvernement était présent à la Chambre des députés parce que les parlementaires exigeant son départ du pouvoir l’avaient convoqué.

Alors qu’encore vendredi, il signalait via le réseau Twitter son refus de démissionner, Jack Guy Lafontant a finalement annoncé son départ du pouvoir au cours de la séance, s’épargnant ainsi un vote de sanction de la part des députés.

Plusieurs centaines de manifestants ont par ailleurs défilé samedi dans les rues de la capitale Port-au-Prince pour exiger le départ du Premier ministre mais aussi du président Jovenel Moïse.

Cette démission met un terme à une semaine de tension politique et sociale, après la vague de violences qu’a connue le pays les 6, 7 et 8 juillet.

Vendredi dernier, le gouvernement avait annoncé la hausse des prix de l’essence de 38%, du gazole de 47% et du kérosène de 51%, à compter du samedi 7 juillet à minuit.

Les principales villes et routes d’Haïti ont alors été hérissées de barricades, paralysant toute activité. La violence a été la plus vive dans la capitale Port-au-Prince, proie d’incendies volontaires et de pillages durant le week-end, causant la mort d’au moins quatre personnes.

Le gouvernement est revenu sur sa décision moins de 24 heures après son annonce mais, choqués par l’absence de réponse politique aux violences, plusieurs secteurs de la société haïtienne ont, dès lundi, exigé la démission de Jack Guy Lafontant.

Médecin de profession, Jack Guy Lafontant, inconnu de la classe politique haïtienne jusqu’à sa nomination en février, est un ami de Jovenel Moïse, au pouvoir depuis le 7 février 2017.

Romandie.com avec(©AFP / 14 juillet 2018 22h20)

Cambodge: un fils du Premier ministre promu à des postes militaires importants

juin 30, 2018

Le Premier ministre cambodgien Hun Sen (G) et son fils aîné Hun Manet qu’il vient de promouvoir à des fonctions militaires importantes / © AFP / TANG CHHIN SOTHY

Un fils du Premier ministre cambodgien, Hun Sen, au pouvoir depuis 33 ans, a été promu samedi à deux fonctions militaires importantes, à l’approche d’élections législatives le mois prochain que son père a toutes les chances de remporter.

Hun Manet, le fils aîné de Hun Sen, qui a le grade de lieutenant-général, a été promu chef de l’état-major par intérim et commandant du quartier général de l’armée, a précisé le porte-parole du ministère de la Défense, Chhum Socheat.

L’officier supérieur, âgé de 40 ans, formé à West Point, conservera ses fonctions à la tête de l’unité anti-terroriste du ministère de la Défense et de commandant adjoint de l’unité personnelle des gardes du corps de son père.

Il sera promu prochainement au grade de général quatre étoiles, nécessaire pour ses nouvelles fonctions.

Hun Sen est largement accusé de vouloir mettre en place une dynastie politique en installant ses trois fils à des fonctions importantes. Il est grand favori pour l’élection où il n’a quasiment pas d’adversaire, le principal parti d’opposition ayant été dissous par la justice l’an dernier.

De nombreux opposants, menacés, ont dû fuir le pays et appellent au boycott du scrutin, que les pays occidentaux ont d’ores et déjà estimé faussé.

Le porte-parole du ministère de la Défense a soutenu que la promotion de Hun Manet s’était faite au mérite. « Il n’y a là rien d’étrange. Ses promotions se fondent sur ses qualifications et son expérience dans l’armée », a-t-il assuré à l’AFP.

Le deuxième fils de Hun Sen, Hun Manit, dirige une influente unité de renseignement militaire, et son fils cadet, Hun Many, est un parlementaire qui contrôle le mouvement de jeunesse du parti au pouvoir.

Hun Sen est l’un des plus anciens dirigeants au pouvoir dans le monde. Agé de 65 ans, il ne fait pas mystère de son intention de rester au pouvoir une décennie supplémentaire.

Romandie.com avec(©AFP / 30 juin 2018 12h22)

Madagascar: le président nomme Christian Ntsay, Premier ministre

juin 4, 2018

Antananarivo – Le président malgache Hery Rajaonarimampianina a annoncé lundi avoir nommé Premier ministre un haut fonctionnaire international, Christian Ntsay, pour former un gouvernement de « consensus » destiné à sortir le pays de la crise politique.

« J’ai nommé Premier ministre Christian Ntsay, un homme expérimenté et ayant les compétences pour l’apaisement », a déclaré M. Rajaonarimampianina devant la presse.

Cette nomination intervient quelques heures après la démission à la mi-journée du précédent chef du gouvernement, Olivier Mahafaly Solonandrasana, en poste depuis deux ans.

L’île de Madagascar est secouée depuis un mois et demi par une vague de manifestations quotidiennes de l’opposition qui exigent le départ du président Hery Rajaonarimampianina, accusé de vouloir faire taire ses rivaux à quelques mois des élections.

Pour tenter de sortir de l’impasse, la Haute Cour constitutionnelle (HCC), la plus haute instance juridique du pays, a ordonné il y a dix jours la nomination d’un nouveau Premier ministre et d’un gouvernement d’union nationale.

Dans leur arrêt, les juges lui ont imposé de composer une équipe qui reflète les résultats des élections législatives de 2013.

Cette exigence a nourri une vive polémique entre les deux camps, qui revendiquaient tous les deux la majorité dans une Assemblée nationale où de nombreux élus ont changé de camp.

« J’en appelle aux leaders politiques pour respecter cet arrangement politique », a demandé lundi le chef de l’Etat.

Agé de 57 ans, Christian Ntsay occupait jusqu’à ce jour un poste de haut fonctionnaire à l’Organisation internationale du travail (OIT). Il a été ministre du Travail de 2002 à 2003, mais n’est membre d’aucun des trois parincipaux partis du pays.

Romandie.com avec(©AFP / 04 juin 2018 14h11)                                                        

Les populistes au pouvoir en Italie, Giuseppe Conte Premier ministre

mai 31, 2018

L’Italie s’est dotée jeudi soir d’un gouvernement populiste avec la nouvelle désignation de Giuseppe Conte au poste de Premier ministre, après un compromis auquel sont parvenus les chefs de file du Mouvement Cinq Etoiles (M5S, antisystème) et de la Ligue (extrême droite).

Cette fois, le président Sergio Mattarella a validé la liste des membres de l’équipe gouvernementale âprement négociée par les deux alliés pour appliquer le programme anti-austérité et sécuritaire sur lequel ils s’étaient accordés il y a près de deux semaines.

Les deux dirigeants des antisystème et de l’extrême droite, Luigi Di Maio et Matteo Salvini, deviennent ainsi vice-Premiers ministres, le premier étant chargé du Développement économique et le second de l’Intérieur, a annoncé dans la soirée Giuseppe Conte

Le ministère de l’Économie et des Finances revient à Giovanni Tria, un professeur d’économie politique proche des idées de la Ligue en particulier sur la baisse radicale et la simplification des impôts, mais résolument en faveur du maintien de l’Italie dans l’euro.

Paolo Savona, l’économiste de 81 ans au départ pressenti pour ce poste, mais qui faisait peur à l’Union européenne parce qu’il prône un « plan B » contre l’euro, est quant à lui ministre des Affaires européennes.

Et c’est le très européen Enzo Moavero Milanesi, qui a travaillé pendant 20 ans à Bruxelles et a été ministre des Affaires européennes de Mario Monti et d’Enrico Letta (2011-2014), qui est placé aux Affaires étrangères.

Le gouvernement doit prêter serment vendredi à 16H00 (14H00 GMT).

« Toutes les conditions sont réunies pour un gouvernement politique M5S/Ligue », avaient annoncé Luigi di Maio (M5S) et Matteo Salvini (Ligue) dans un communiqué transmis par le M5S à l’issue d’une après-midi de discussions venue conclure près de trois mois de tractations.

Dans la foulée, Carlo Cottarelli, qui avait été chargé lundi de former un gouvernement d’experts après l’échec de la première tentative de M. Conte, avait remis son mandat au président jeudi soir, ouvrant la voie à la convocation de M. Conte.

Ce dernier, un juriste de 53 ans novice en politique choisi par MM. Di Maio et Salvini il y a deux semaines, avait encore assuré dans la matinée son cours de droit privé à Florence.

Déjà nommé il y a huit jours, il avait jeté l’éponge dimanche soir après le veto du président à la nomination de M. Savona.

Selon des sources à la présidence, la prestation de serment du nouveau gouvernement pourrait avoir lieu dès vendredi matin. Les médias évoquent un discours de politique générale et un vote de confiance lundi et mardi dans les deux chambres du Parlement.

– Les Italiens pour l’euro –

« Engagement, cohérence, écoute, travail, patience, bon sens, tête et coeur pour le bien des Italiens. Peut-être qu’on y est enfin, après tant d’obstacles, d’attaques, de menaces et de mensonges », s’est réjoui M. Salvini sur Facebook.

Même si le chef du gouvernement sortant, Paolo Gentiloni, est toujours en place, le temps presse : l’Italie aurait besoin d’un Premier ministre pour le défilé militaire de samedi, le jour de la fête nationale, et pour le G7 de La Malbaie la semaine prochaine au Canada.

Alors qu’une extrême incertitude a prévalu toute la journée de jeudi, les marchés financiers ont maintenu leurs gains de mercredi.

La Bourse de Milan a terminé à l’équilibre, avec une baisse de 0,06% au lendemain d’une hausse de 2%, et le « spread », l’écart très surveillé entre les taux allemand et italien à dix ans qui avait franchi la barre des 300 points mardi, a continué à baisser pour atteindre 238 points.

Selon deux sondages diffusés mercredi par les médias, entre 60 et 72% des Italiens souhaitent un maintien dans l’euro et M. Di Maio répète que le M5S ne souhaite pas un abandon par son pays de la monnaie européenne. La position de la Ligue est moins claire : M. Salvini n’envisage pas une sortie unilatérale mais considère l’euro comme un échec et que l’UE devra tôt ou tard y renoncer.

Romandie.com avec (©AFP / 31 mai 2018 22h34)

Italie: Giuseppe Conte renonce à être Premier ministre

mai 27, 2018

Giuseppe Conte sort d’un entretien avec le président italien Sergio Mattarella, le 27 mai 2018 à Rome / © AFP / Vincenzo PINTO

Giuseppe Conte a renoncé dimanche, après avoir été reçu par le président italien Sergio Mattarella, à être Premier ministre, alors qu’il avait été désigné pour occuper ces fonctions par les antisystème et l’extrême droite, a annoncé dimanche soir la présidence.

« Le Président du conseil désigné Giuseppe Conte a remis son mandat au président Mattarella », a annoncé le secrétaire général de la présidence, Ugo Zampetti, à l’issue d’une entrevue entre les deux hommes.

M. Conte, 53 ans, un juriste novice en politique, avait été désigné mercredi mais il devait encore confirmer cette nomination et présenter une liste de ministres que le chef de l’Etat accepte pour que celle-ci soit effective.

« Je peux vous assurer que j’ai fourni le maximum d’efforts et d’attention pour mener à bien cette tâche et l’avoir fait dans un climat de pleine collaboration avec les responsables des forces politiques qui m’ont désigné », a déclaré M. Conte devant la presse.

Giuseppe Conte, qui a renoncé dimanche à diriger le gouvernement d’union antisystème/extrême droite, est un avocat et professeur de droit de 53 ans, inconnu du grand public et jusqu’à présent très éloigné du monde politique.

« Je suis très fier de ce nom, parce qu’il représente la synthèse entre la Ligue et le M5S », a déclaré Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement 5 étoiles.

Avant mercredi, la seule apparition publique dans un contexte politique de cet universitaire discret à la mèche brune rebelle datait d’avant les élections du 4 mars, quand le M5S l’avait présenté comme possible ministre de l’Administration publique.

« C’est un expert absolu en simplification, +débureaucratisation+, rationalisation de la machine administrative que tant de nos entreprises demandent », assure Matteo Salvini, patron de la Ligue.

Les deux hommes avaient proposé lundi le nom de M. Conte au président italien Sergio Mattarella, qui a temporisé, redoutant que cet inconnu ne fasse pas le poids devant les ténors des partis qui l’ont choisi et qui devraient être ses ministres.

Né en 1964 à Volturara Appula, village de 500 habitants dans les Pouilles (sud), Giuseppe Conte a grandi auprès d’un père secrétaire communal et d’une mère maîtresse d’école à San Giovanni Rotondo, la ville de Padre Pio, le saint le plus révéré d’Italie.

Il est le premier chef de gouvernement originaire du sud de l’Italie depuis près de 30 ans. « C’est quelqu’un qui vient de la périphérie de ce pays (…), qui s’est fait tout seul, un dur », a assuré M. Di Maio.

Giuseppe Conte a fait de brillantes études de droit à la Villa Nazareth, une université catholique pour étudiants défavorisés à Rome.

Son CV évoque ensuite des séjours de « perfectionnement » pendant l’été dans les universités les plus prestigieuses du monde: Yale, New York University la Sorbonne, Cambridge…

– Polémique sur son CV –

Ces quelques lignes ont provoqué une polémique parce que plusieurs de ces établissements, interrogés par l’AFP, ont expliqué ne pas avoir pas trace de lui. Ses séjours étaient essentiellement des activités de recherches personnelles dans les bibliothèques des établissements.

Dans le même temps, il a enseigné dans des facultés de droit en Sardaigne, à Rome, à Florence et à Malte et était jusqu’à récemment professeur de droit privé à Florence, tout en exerçant dans un cabinet d’avocats dans la capitale.

Il a été aussi membre du conseil d’administration de l’Agence spatiale italienne, consultant juridique de la Chambre de commerce de Rome et membre du comité de surveillance de plusieurs sociétés d’assurances en faillite.

Séparé de son épouse, il a un fils de 10 ans avec lequel il partage sa passion pour le football.

Lui qui a voté à gauche la majeure partie de sa vie aurait eu à diriger des ministres d’extrême droite s’il avait été Premier ministre.

« Je pense que les schémas idéologiques du XXe siècle ne sont plus adéquats », a-t-il expliqué un jour, selon la presse.

Et faute de se mettre d’accord sur un poids lourd politique, le M5S et la Ligue ont eu recours à cet expert qui n’a jamais été élu, un comble pour ces deux partis qui ont passé les dernières années à pourfendre les divers gouvernements techniques ou de coalition.

« Il était dans mon équipe, 11 millions d’Italiens ont voté pour lui », a rétorqué M. Di Maio. « Tous les Premiers ministres sont politiques », a ajouté M. Salvini.

Il ne semble de toute façon pas du genre à se décourager facilement. Sur son compte WhatsApp, il a mis en exergue cette citation attribuée à John Kennedy : « Chaque réussite commence avec la volonté d’essayer ».

Romandie.com avec (©AFP / 27 mai 2018 20h37)