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Un gouvernement entre en fonction en Israël, le premier sans Netanyahu en 12 ans

juin 14, 2021
Un gouvernement entre en fonction en Israel, le premier sans Netanyahu en 12 ans
Un gouvernement entre en fonction en Israël, le premier sans Netanyahu en 12 ans© AFP/EMMANUEL DUNAN

Après 12 ans de règne ininterrompu de Benjamin NetanyahuIsraël vit lundi un « nouveau jour » avec le Premier ministre Naftali Bennett, un ultra-droitier qui va devoir rapidement prendre ses marques à la tête d’une coalition hétéroclite sans direction claire face à de nombreux défis.

Avec 60 députés pour la « coalition du changement » et 59 contre (sur 120), la Knesset a tourné dimanche la page Netanyahu, Premier ministre le plus pérenne de l’histoire d’Israël. Mais la scission claire du Parlement risque de compliquer la tâche à l’équipe ministérielle.

Agé de 49 ans, M. Bennett prend les rênes d’un gouvernement de 26 ministres représentant la gauche, le centre et la droite, ligués par leur seule volonté de chasser M. Netanyahu, jugé pour corruption.

Les membres de la coalition devront trouver un terrain d’entente sur plusieurs questions comme la relance économique, la colonisation israélienne dans les Territoires palestiniens occupés ou même la question sensible de la relation Etat/religion.

Premier test mardi avec une marche controversée prévue par l’extrême droite à Jérusalem-Est, secteur palestinien occupé depuis 1967 par Israël puis annexé.

Le mouvement armé palestinien Hamas a menacé de représailles si cette marche se tenait près de l’esplanade des Mosquées, théâtre en mai de violentes manifestations contre la colonisation qui ont été l’étincelle d’une guerre de 11 jours entre le Hamas et Israël.

Au pouvoir dans l’enclave palestinienne de Gaza sous blocus israélien, le Hamas a jugé que le nouveau gouvernement israéliens ne changeait « rien » aux relations entre les deux ennemis.

En Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël, le Premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh a estimé que le départ de M. Netanyahu marquait « la fin d’une des pires périodes du conflit » israélo-palestinien et appelé le gouvernement à tenir compte « des droits légitimes du peuple palestinien ».

« Travailler dur »

Benjamin Netanyahu a rencontré dans l’après-midi Naftali Bennett, son ancien allié, dans les bureaux du Premier ministre à Jérusalem.

Après cette courte réunion, il s’est entretenu avec les chefs des partis d’opposition dont il a pris la tête.

« Nous avons une opposition forte », déterminée « à faire tomber ce dangereux gouvernement de gauche, ce gouvernement de l’arnaque qui tombera vite », a affirmé M. Netanyahu dans un communiqué. « Et je vais vous dire pourquoi: la seule choses qui les unit, c’est la haine, le rejet et la soif du pouvoir. »

Dimanche, il avait assuré au Parlement qu’il reviendrait « bientôt » au pouvoir malgré ses 71 ans et son procès pour corruption, malversation et abus de pouvoir dans une série d’affaires.

Selon l’accord de coalition, M. Bennett, chef du parti Yamina (droite radicale), dirigera la fragile coalition pendant deux ans avant d’être remplacé par le centriste Yaïr Lapid, jusqu’en 2025.

C’est pour s’assurer du soutien crucial de M. Bennett que M. Lapid, alors chef de l’opposition, lui avait proposé de diriger en premier le gouvernement.

« Bennett et Lapid devront travailler dur pour empêcher leur gouvernement de trébucher », analyse le commentateur politique Nahum Barnea dans le journal Yediot Aharonot.

La coalition « a eu du mal à persuader un 61e député de voter en sa faveur. Ce gouvernement aura du mal à prendre des décisions », prédit-il.

« Mensonges interminables »

« C’est un nouveau jour. C’est le matin d’un travail difficile, parfois digne des travaux de Sisyphe, pour reconstruire des ruines », affirme le commentateur politique Ben Caspit dans le quotidien Maariv.

« Le souhait de nombreux Israéliens est de vivre en paix, sans incitation à la violence, sans haine et surtout sans les mensonges interminables que Netanyahu a laissés en héritage », poursuit M. Caspit, auteur en 2018 d’une biographie du Premier ministre sortant.

A l’étranger, les félicitations ont afflué.

Le président américain Joe Biden a dit avoir « hâte de travailler » avec M. Bennett, à qui il a parlé au téléphone. L’Allemagne a déclaré souhaiter coopérer « étroitement » avec le nouveau gouvernement et la France a dit être « prête à accompagner tout effort permettant une reprise du dialogue entre Israéliens et Palestiniens ».

A l’inverse, la République islamique d’Iran, ennemi d’Israël, a indiqué « ne pas penser que la politique du régime d’occupation à Jérusalem changera avec l’arrivée de telle personne ou le départ de telle personne ».

Aux dernières législatives de mars, le Likoud (droite) de M. Netanyahu, qui a dirigé le pays de 1996 à 1999 puis de 2009 au 13 juin 2021, avait terminé en tête sans réussir à rallier une majorité pour former un gouvernement.

M. Rivlin avait alors confié la tâche à Yaïr Lapid, qui a réussi in extremis en formant une coalition soutenue par le parti arabe Raam, un fait rarissime.

Avec Le Point avec AFP

Centrafrique : Henri-Marie Dondra nommé Premier ministre

juin 12, 2021
Henri-Marie Dondra, le ministre centrafricain des Finances, en novembre 2019 à Bangui.

L’ancien ministre des Finances a été nommé Premier ministre vendredi dans un décret présidentiel lu à la radio nationale.

« Monsieur Henri-Marie Dondra est nommé Premier ministre, chef du gouvernement » dans un décret « qui prend effet à compter de sa date de signature », le 11 juin.

Haut cadre du parti présidentiel, Henri-Marie Dondra était ministre des Finances et du Budget depuis cinq ans. Il remplace Firmin Ngrebada qui occupait le poste depuis février 2019 et qui avait remis sa démission la veille.

Un proche du président

Réputé proche du président Faustin-Archange Touadéra, Henri-Marie Dondra est reconnu pour ses compétences en matière de finance internationale et sa connaissance des programmes d’aide.

Le chef de l’État a été réélu le 27 décembre 2020 lors d’un scrutin pour lequel moins d’un électeur sur trois a eu la possibilité de se rendre aux urnes en pleine offensive rebelle. Depuis fin décembre, face aux rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) visant à le renverser, l’armée de Faustin-Archange Touadéra a reconquis une grande partie de plus des deux tiers du territoire que contrôlaient jusqu’alors des groupes armés rebelles, mais seulement grâce à l’engagement de centaines de paramilitaires russes dépêchés par Moscou.

Depuis 2018, la Russie concurrence en Centrafrique l’influence de la France en y multipliant ses investissements dans l’extraction des minerais et dans la coopération militaire notamment. La semaine dernière, l’ancien Premier ministre avait effectué un déplacement à Saint-Pétersbourg, en Russie, pour attirer encore davantage d’investissements russes dans le pays.

Immenses enjeux

Dans le même temps, la France avait confirmé le gel de son aide budgétaire et la suspension de sa coopération militaire avec la Centrafrique, jugée « complice » d’une campagne antifrançaise téléguidée par Moscou.

Aux élections législatives, le parti de Faustin-Archange Touadéra, Mouvement Coeurs Unis (MCU) a obtenu une majorité relative, tout en restant loin de la majorité absolue. Henri-Marie Dondra avait été élu député dès le premier tour dans le premier arrondissement de Bangui, la capitale.

Les enjeux économiques et humanitaires dans le pays sont immenses pour le nouveau Premier ministre. L’ONU a estimé fin mai que près de la moitié de la population était en « situation d’insécurité alimentaire », en raison de l’épidémie de coronavirus, mais également à cause de la situation sécuritaire.

Par Jeune Afrique avec AFP

Nouveau gouvernement au Mali : Choguel Maïga dévoile son équipe

juin 11, 2021
Choguel Maïga, en août 2020.

Il a fallu cinq jours au nouveau Premier ministre pour former son gouvernement. Plusieurs militaires membres de l’ex-CNSP y figurent. Parmi les entrées remarquées, celle du procureur anticorruption Mahamadou Kassogué, nommé à la Justice.

Badra Aliou Coulibaly, secrétaire général de la présidence par intérim, a mis fin au suspens, ce vendredi 11 juin, en dévoilant le visage du deuxième gouvernement de la transition sur les ondes de l’ORTM, la télévision nationale. Pour la « phase 2 de la transition », Choguel Maïga dirigera une équipe de 28 membres, dont seulement 5 femmes.

Beaucoup de ministres ont conservé leur portefeuille. En particulier les poids lourds de l’ancien Comité national pour le salut du peuple (CNSP), officiellement dissous. Le colonel Sadio Camara, dont l’éviction dans le gouvernement présenté par Moctar Ouane et Bah N’Daw avait été l’un des points d’achoppement entre l’ancien président de la transition et le colonel Assimi Goïta, a été reconduit au ministère de la Défense.

Des militaires maintenus en poste

Le colonel-major Ismaël Wagué, qui fut longtemps la principale figure médiatique des putschistes ayant mené le coup d’État contre Ibrahim Boubacar Keïta le 18 août dernier, garde lui aussi son portefeuille (la Réconciliation nationale), de même que le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga, qui demeure à la tête du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, lequel sera notamment chargé de l’organisation des scrutins – législatifs, présidentiel et référendum constitutionnel – prévus au plus tard fin février 2022.

En revanche, le colonel Modibo Koné, l’une des principales figures de l’ex-CNSP, quitte la Sécurité et la Protection civile, un ministère qu’il cède au colonel-major Daoud Aly Mohammedine.

Mossa Ag Attaher, ancien porte-parole de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), reste ministre de la Jeunesse et des Sports. Autre membre de la CMA : Mahmoud Ould Mohamed. Il quitte le ministère de l’Agriculture pour prendre celui de l’Industrie et du Commerce.

M5, partis… Les nouveaux entrants

Parmi les entrants, l’un des fidèles alliés de Choguel Maïga : Ibrahim Ikassa Maïga, de l’Union pour la République et la démocratie (URD, du défunt Soumaïla Cissé), qui était également membre du Mouvement du 5 juin – Rassemblement des Forces patriotiques (M5-RFP). Il a été nommé au ministère de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les institutions.

Toujours côté M5, Ousmane Sidibé prend l’Éducation nationale. L’imam Oumarou Diarra, proche de l’imam Mahmoud Dicko, devient ministre délégué chargé de l’Action humanitaire auprès du ministre de la Santé, Diéminatou Sangaré. Modibo Koné, nouveau ministre de l’Environnement, est lui aussi issu des rangs du M5.

L’Alliance démocratique pour la paix (ADP-Maliba), de l’homme d’affaires Aliou Boubacar Diallo, arrivé troisième à la présidentielle de 2018, fait également son entrée au gouvernement : Youba Ba devient ministre délégué chargé de l’Élevage et de la Pêche.

L’ancien procureur du pôle anticorruption, Mahamadou Kassogué, occupe désormais le poste de ministre de la Justice. Le jeune magistrat, qui a instruit de nombreux dossiers à l’encontre de caciques proches de l’ancien pouvoir sous IBK, fait une entrée remarquée.

Par Jeune Afrique

Canada: Série de discours aux Communes pour dénoncer l’attaque contre une famille musulmane

juin 8, 2021

OTTAWA — Le premier ministre Justin Trudeau dénonce comme une «attaque terroriste» le drame qui s’est joué à London, en Ontario, il y a deux jours.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le premier ministre a ainsi offert sa réaction officielle, dans un discours à la Chambre des communes mardi matin.

Son discours et ceux des autres chefs de parti ont été précédés par un moment de silence, en Chambre.

Dimanche, un automobiliste a foncé sur une famille de cinq qui marchait sur un trottoir.

La police de London a révélé, lundi, que la famille a été ciblée parce que musulmane. Les deux parents, la grand-mère et l’adolescente sont décédés. Un garçon de neuf ans a survécu et est à l’hôpital.

Un homme de 20 ans a été arrêté par la police de London.

Les chefs des partis politiques fédéraux se sont levés en Chambre pour exprimer leur peine et leur désarroi devant ce drame.

Lorsqu’il a pris la parole, le premier ministre s’est dit «horrifié». Il n’a pas manqué de rappeler l’attentat contre la mosquée de Québec, tragédie qui avait secoué le pays en entier.

Il a offert son soutien aux proches des victimes. 

«On espère tous que le petit garçon pourra se remettre de ses blessures rapidement. Même si on sait qu’il vivra longtemps avec la tristesse, l’incompréhension et la colère causées par cette attaque lâche et islamophobe», a dit le premier ministre.

Le chef conservateur a fait écho à ces propos.

«Il mérite un pays libre et sans peur», a dit Erin O’Toole de l’enfant blessé.

«Le Canada de son avenir doit être meilleur que le Canada de dimanche soir», a déclaré M. O’Toole.

«Il lui faudra beaucoup d’amour et c’est peut-être la première réponse qu’il faut à la haine», a offert le chef bloquiste en parlant, lui aussi, de l’enfant devenu orphelin.

Et Yves-François Blanchet a réclamé plus que des mots et des condoléances.

«Il faut que ça arrête maintenant», a-t-il dit des gestes de haine après avoir, lui aussi, rappelé le drame de la mosquée de Québec.

Avant les déclarations des chefs en Chambre, la leader du Parti vert, qui n’a pas de siège aux Communes, a tenu une conférence de presse où elle a réclamé que le gouvernement élabore une «stratégie nationale contre l’islamophobie».

Avec Lina Dib, La Presse Canadienne

Grande-Bretagne: Le premier ministre britannique Boris Johnson s’est marié en secret

mai 30, 2021

Downing street a confirmé dimanche que le premier ministre britannique Boris Johnson a épousé la veille sa fiancée Carrie Symonds, lors de ce que la presse a qualifié d’une « cérémonie secrète ».

Le premier ministre Boris Johnson et sa fiancée Carrie Symonds se rendant à un bureau de vote au Methodist Central Hall le 06 mai 2021 à Londres.

© Barcroft Media/Getty Images Le premier ministre Boris Johnson et sa fiancée Carrie Symonds se rendant à un bureau de vote au Methodist Central Hall le 06 mai 2021 à Londres.

Les journaux Mail on Sunday et The Sun avaient affirmé samedi que Boris Johnson, 56 ans et connu pour sa vie amoureuse mouvementée, venait d’épouser Carrie Symonds, 33 ans, dans la cathédrale catholique de Westminster, devant des amis proches et des parents.

Le premier ministre et Mme Symonds se sont mariés hier après-midi lors d’une petite cérémonie à la cathédrale de Westminster», a confirmé dimanche un porte-parole de Downing street, ajoutant que le couple fêtera son mariage avec sa famille et ses amis l’été prochain.»

C’est le deuxième premier ministre britannique à se marier pendant son mandat, le premier étant Robert Jenkinson en 1822.

Le couple attendait depuis des mois de s’unir après que leur projet initial de mariage l’année dernière avait été retardé par la pandémie. Fiancés en décembre 2019, les nouveaux époux sont aussi les parents d’un petit garçon d’un an, Wilfred.

Selon le Mail on Sunday, une trentaine d’invités ont assisté au service – le maximum actuellement autorisé – dans le centre de Londres, après avoir été invités à la dernière minute.

Félicitations au premier ministre et à Carrie Symonds pour leur union», a salué dimanche sur Sky News le secrétaire d’État responsable de la campagne de vaccination Nadhim Zahawi, qui n’était pas de la partie.

Le mariage a été célébré par le prêtre qui a baptisé le fils du couple, qui était également présent, selon The Sun.

Boris Johnson a été marié deux fois auparavant. Il a eu quatre enfants avec sa précédente épouse, l’avocate Marina Wheeler, avant qu’ils ne se séparent en 2018. Il aurait également une fille née à la suite d’une liaison.

Lors de son élection en 2019, il est devenu le premier chef de gouvernement à vivre à Downing Street en étant en couple non marié.

Carrie Symonds, une ancienne responsable de la communication du Parti conservateur, a donné naissance à leur fils quelques semaines après que Johnson a quitté les soins intensifs alors qu’il se remettait d’un cas grave de coronavirus.

Avec  CBC/Radio-Canada

Côte d’Ivoire : Patrick Achi de retour après des soins en France

mai 15, 2021
Patrick Achi.

Le Premier ministre ivoirien Patrick Achi, 65 ans, est revenu en Côte d’Ivoire vendredi soir après avoir été soigné quatre jours en France, se disant « en pleine forme » à la télévision publique.

« Je me sens très bien. Je suis revenu en pleine forme pour reprendre le travail », a déclaré Patrick Achi à la Radio-télévision ivoirienne (RTI) à l’aéroport d’Abidjan, où il a été accueilli par une délégation de plusieurs ministres.

Saignements intestinaux

Patrick Achi s’était rendu en France par un vol spécial dans la nuit de lundi à mardi à la suite de saignements intestinaux. Il avait été admis à l’Hôpital américain de Paris, à Neuilly-sur-Seine.

Aucune information précise n’a été donnée sur son état de santé par les autorités ivoiriennes, qui ont décliné tout commentaire.

Patrick Achi est le troisième Premier ministre que connaît la Côte d’Ivoire en un an, après les décès subits des deux précédents. Proche du président Alassane Ouattara, il a été nommé le 26 mars chef du gouvernement, succédant à Hamed Bakayoko, mort deux semaines plus tôt, à 56 ans, des suites d’un cancer foudroyant. Ce dernier avait lui-même succédé en juillet 2020 au Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, mort à 61 ans des suites de problèmes cardiaques.

Par Jeune Afrique avec AFP

Mali : démission du gouvernement, le Premier ministre Moctar Ouane reconduit

mai 14, 2021

Le Premier ministre Moctar Ouane, le 10 février 2021, lors de la rencontre avec les partis politiques.

Le Premier ministre a présenté sa démission et celle de son gouvernement, ce vendredi 14 mai au président de transition Bah N’Daw. Moctar Ouane a immédiatement été reconduit et chargé de former un nouveau gouvernement faisant plus de place à la classe politique.

La démission du Premier ministre Moctar Ouane et de son gouvernement intervient après une série de rencontres initiée par le président Bah N’Daw en vue de renouer le dialogue politique et social entre les autorités de la transition et les représentants des partis politiques et de la société civile.

Vers un gouvernement « plus inclusif »

Moctar Ouane a cependant été immédiatement reconduit à la primature, et chargé de constituer un gouvernement « plus inclusif » et « faisant plus de place à la classe politique », selon les confidences de l’un des membres du gouvernement sortant à Jeune Afrique.

Selon notre source, cette décision ne serait pas en rapport avec la visite récente de la Cedeao, mais plutôt liée à la rencontre entre Bah N’Daw et les représentants du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), le 6 mai dernier.

Le M5 avait alors réclamé, par la voix de Choguel Maïga, président du comité stratégique du mouvement, « la démission du gouvernement » et une « rectification de la transition ». Il avait également rappelé avoir introduit une procédure devant la Cour suprême réclamant la dissolution du gouvernement et celle du Conseil national de transition (CNT), l’organe législatif, réclamant la mise en place d’une instance « plus respectueuse de la loi et plus légitime ».

Avec Jeune Jeune Afrique par Aïssatou et Fatoumata Diallo

Côte d’Ivoire : le Premier ministre Patrick Achi hospitalisé en France

mai 13, 2021

ÉVACUATION. En poste depuis le mois de mars, le Premier ministre ivoirien serait arrivé à Paris en début de semaine pour y recevoir des soins médicaux.

Patrick Achi a ete nomme Premier ministre en mars dernier d'abord par interim avant d'etre confirme a son poste par le president Alassane Ouattara.
Patrick Achi a été nommé Premier ministre en mars dernier d’abord par intérim avant d’être confirmé à son poste par le président Alassane Ouattara.© CYRILLE BAH / Anadolu Agency via AFP

L’information circulait depuis quelques jours sur plusieurs médias. Ce jeudi 13 mai, des sources proches de la primature ont finalement confirmé la nouvelle à l’Agence France-Presse : le Premier ministre ivoirien Patrick Achi, 65 ans, se trouve en France depuis trois jours pour des soins médicaux et doit rentrer vendredi en Côte d’Ivoire.

Soins médicaux

D’après l’AFP, Patrick Achi s’est rendu en France par un vol spécial dans la nuit de lundi à mardi à la suite de saignements intestinaux, citant une source ayant requis l’anonymat. Il est le troisième Premier ministre que connaît la Côte d’Ivoire en un an, après les décès subits des deux précédents.

Proche du président Alassane Ouattara, Patrick Achi a été nommé le 26 mars chef du gouvernement, succédant à Hamed Bakayoko, mort deux semaines plus tôt, à 56 ans, des suites d’un cancer. Ce dernier avait lui-même succédé en juillet 2020 au Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, mort à 61 ans des suites de problèmes cardiaques.

Patrick Achi, métis né le 17 novembre 1955 à Paris d’un père ivoirien originaire du sud du pays et d’une mère française, est un transfuge du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), ancien parti unique aujourd’hui principale formation d’opposition. « Sa nomination est la preuve que le PDCI est une grande maison qui a formé et continue de former des cadres de grande valeur », disait N’Goran Djedri, un des dirigeants de ce parti.

Et pour cause, Patrick Achi a occupé son premier poste ministériel dès janvier 2000, comme ministre des Infrastructures économiques et porte-parole du gouvernement d’un pays alors dirigé par l’ex-président Laurent Gbagbo. Il est resté aux Infrastructures économiques pendant 17 ans sous cinq chefs de gouvernement, avant d’être nommé par le président Ouattara ministre d’État, secrétaire général de la présidence.

Une figure politique des années tumultueuses

À la tête de son gouvernement nommé le 6 avril, Patrick Achi a la difficile mission de poursuivre la politique de réconciliation nationale dans un pays à l’histoire récente marquée par les violences politiques, à l’issue des élections législatives du 6 mars largement remportées par le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, au pouvoir).

Ces élections se sont déroulées dans le calme et avec la participation de tous les partis de l’opposition, contrairement à la présidentielle du 31 octobre 2020 boycottée par l’opposition et marquée par des violences ayant fait une centaine de morts, qui a abouti à la réélection d’Alassane Ouattara pour un troisième mandat controversé. Lors de ces législatives, Patrick a été réélu député de son fief d’Adzopé (Sud), ville de la région de la Mé dont il préside également le conseil régional. « C’est une figure politique très connue de ces vingt dernières années tumultueuses », notait l’analyste politique Rodrigue Koné. En tant qu’ancien du PDCI, « il peut parler à tout le monde, naviguer entre plusieurs acteurs », estimait-il.

Les autorités ivoiriennes n’ont pas communiqué jusqu’à présent sur le sujet ni répondu aux sollicitations de l’AFP.

Par Le Point avec AFP

Congo : qui est Anatole Collinet Makosso, le nouveau Premier ministre de Denis Sassou Nguesso ?

mai 13, 2021
Anatole Collinet Makosso, à Paris, le 25 mai 2012.

Le chef de l’État congolais a nommé mercredi soir un nouveau Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, ministre de l’Enseignement dans le gouvernement sortant. 

« Anatole Collinet Makosso est nommé Premier ministre », en remplacement de Clément Mouamba, en poste depuis 2016, selon un décret lu mercredi soir à la télévision publique par le directeur de cabinet du président Denis Sassou Nguesso, le général Florent Ntsiba. Clément Mouamba avait démissionné le 5 mai suite à la prestation de serment le 16 avril de Sassou Nguesso, réélu début avril pour un cinquième mandat de cinq ans.

Proche de la première dame

Né en 1965 dans la capitale économique Pointe-Noire, Anatole Collinet Makosso a débuté sa carrière politique dès 1990. Il a été tour à tour conseiller et directeur de cabinet du préfet du Kouilou, avant de devenir conseiller du président Sassou Nguesso à partir de 1998, puis directeur de cabinet d’Antoinette Sassou Nguesso, la première dame, dont il a toujours été proche.

Titulaire d’un doctorat en droit de l’université de Paris 2, cet ancien magistrat auteur d’une dizaine d’ouvrages (dont une monographie sur le Parti congolais du travail) fait son entrée au gouvernement comme ministre de la Jeunesse et de l’Instruction civique en 2011. Depuis 2016, il occupait le poste de ministre de l’Enseignement primaire et secondaire, en charge de l’alphabétisation.

Nombreuses promesses

Anatole Collinet Makosso a été directeur de campagne adjoint du candidat Sassou Nguesso lors de la dernière présidentielle. Le nouveau Premier ministre a désormais la lourde mission de former un nouveau gouvernement devant lutter contre la corruption, améliorer les conditions d’accès à l’eau et à l’électricité, et faire face aux problèmes sociaux tel le paiement des arriérés des pensions de retraite. Il devra également mettre en œuvre les nombreuses promesses de campagne de Denis Sassou Nguesso en faveur de la jeunesse du pays.

Décrit comme convivial et travailleur, très actif sur le terrain, ce Vili de 56 ans succède à un économiste vingt ans plus âgé que lui. Ce qui peut s’interpréter comme un signe de rajeunissement d’une classe politique congolaise en déficit de renouvellement. À noter que l’équilibre géopolitique du pays veut que, le chef de l’Etat étant originaire du Nord, son Premier ministre provienne de la partie Sud – ce qui est le cas.

La composition du nouveau gouvernement devrait être connue « dans des délais raisonnables » a précisé Florent Ntsiba.

Par Jeune Afrique avec AFP

RDC : le gouvernement de Sama Lukonde Kyenge entre (enfin) en fonction

avril 26, 2021
Sama Lukonde Kyenge a été nommé Premier ministre de la RDC le 15 février 2021.

Deux semaines après que la composition du gouvernement a été dévoilée, et après plusieurs jours de tension au sein de l’Union sacrée, le nouvel exécutif a été investi par l’Assemblée nationale.

Ils sont arrivés sous les acclamations de leurs partisans, massés dans le hall d’entrée de l’Assemblée nationale. Les 57 membres du gouvernement de Sama Lukonde Kyenge avaient rendez-vous ce lundi au Palais du Peuple pour leur premier test, celui de la présentation de leur programme et du vote de leur investiture. L’Assemblée a accordé sa confiance au nouvel exécutif congolais à la quasi unanimité (410 voix sur les 412 députés présents). Plus de six mois après le dernier conseil des ministres, Félix Tshisekedi dispose donc à nouveau d’une équipe gouvernementale en fonction.

Un programme ambitieux

Cette plénière a été marquée par le premier discours de politique générale de Sama Lukonde Kyenge, nommé le 15 février. Intitulé « construire un État fort, prospère et solidaire entre 2021 et 2023 », ce document de 64 pages s’articule autour de quinze piliers et 343 « actions », dont plusieurs mesures ambitieuses.

Parmi celles-ci figurent notamment de nombreux projets de modernisation d’infrastructures, le lancement d’une réforme de la fiscalité et d’une réforme du système de retraite. Ce programme comprend aussi un large volet sécuritaire. Il se donne notamment pour mission d’obtenir l’implication plus active de toutes les parties prenantes de l’accord-cadre d’Addis-Abeba et prévoit, le cas échéant, de l’actualiser ou de le remplacer. Sama Lukonde Kyenge a également promis de procéder, avec le Conseil de sécurité de l’ONU, à une évaluation de la Monusco, confrontée à de nombreuses critiques et cible de manifestations dans l’Est.

Lors de son discours, Sama Lukonde Kyenge a évoqué la possibilité d’instaurer un « état d’urgence sécuritaire » dans les zones en proie aux conflits armés et proposé la mise en place « d’une administration militaire ». Le chef du gouvernement a également annoncé sa volonté de « proscrire strictement l’incorporation des rebelles au sein de l’armée régulière et de la police ».

Autre axe crucial de la feuille de route qu’il entend donner au gouvernement : l’organisation du recensement et de l’identification de la population. Le Premier ministre a toutefois précisé qu’il ne comptait pas conditionner l’organisation des prochaines élections à la réalisation complète de ces opérations.

Un budget limité

Si ce programme ne manque pas d’ambition, il convient néanmoins de s’interroger sur la marge de manœuvre financière et le temps dont disposera cette nouvelle équipe pour remplir la plupart de ces objectifs. Ces deux variables ne jouent pas en faveur du président congolais. Aucune des nombreuses mesures prévues dans le programme n’est pour le moment chiffrée et le budget de l’exercice en cours est établi à 7,1 milliards de dollars, un chiffre revu à la baisse par rapport à l’année précédente pour prendre en compte les effets de la pandémie de coronavirus sur l’économie.

Pour tenter de remédier à ce problème, Sama Lukonde Kyenge a annoncé qu’une loi de finances rectificative allait être élaborée. Selon le chef du gouvernement, le programme présenté ce lundi, censé couvrir la période jusqu’aux élections, devrait coûter 36 milliards de dollars. Un montant qui suscite le scepticisme de certains députés.

Bien que le débat ait été écourté – tous les députés qui souhaitaient s’exprimer n’ont pu prendre la parole – , les élus ont néanmoins approuvé ce programme.

Ce vote, qui pouvait s’apparenter à une simple formalité compte tenu de l’écrasante majorité dont dispose l’Union sacrée, a été obtenu de haute lutte, au terme de plusieurs jours de tension.

Fronde et appel à la discipline

Annoncée le 12 avril après plusieurs semaines de négociations, la composition du gouvernement de Sama Lukonde Kyenge a en effet généré de nombreuses frustrations au sein de la coalition présidentielle.

Malgré un nombre de maroquins pléthorique (57 postes en comptant celui de Premier ministre), un groupe de députés majoritairement issus du Front commun pour le Congo (FCC, de Joseph Kabila), et regroupés au sein du collectif dit des « Révolutionnaires », avait fait savoir son mécontentement quelques jours après l’annonce du gouvernement. Ces élus s’estimaient insuffisamment remerciés dans la répartition des postes au regard de leur contribution au renversement de la majorité détenue jusque-là par Joseph Kabila. Ils menaçaient même de bloquer l’investiture du gouvernement.

Il aura fallu plusieurs jours de discussions et une ultime rencontre entre Félix Tshisekedi et les membres de l’Union sacrée, le samedi 24 avril à la Cité de l’Union africaine, pour déminer la situation. « J’ai ouï-dire qu’il y avait certains mécontentements que je peux comprendre vis-à-vis de la composition du gouvernement. Ce n’est pas possible de composer un gouvernement avec toutes les tendances socio-ethniques de notre pays. Tout le monde ne pouvait pas se retrouver dans ce gouvernement. Il nous faut être solidaires avec ceux qui sont là », a expliqué le chef de État, appelant à la « discipline ».

Son appel a visiblement été entendu, mais cet épisode reste un premier avertissement pour la nouvelle majorité, tant il confirme l’instabilité de cette coalition où se côtoient des forces politiques aux intérêts divergents.

Avec Jeune Afrique par Romain Gras