Posts Tagged ‘Premier ministre’

Haïti: le Premier ministre annonce avoir démissionné

juillet 14, 2018

Le Premier ministre haïtien Jack Guy Lafontant arrive à la Chambre des députés à Port-au-Prince le 14 juillet 2018 / © AFP / Pierre Michel Jean

Le Premier ministre haïtien Jack Guy Lafontant a abruptement annoncé sa démission samedi, une semaine après des violences meurtrières déclenchées par une tentative du gouvernement d’augmenter les prix des carburants.

« Avant de venir ici, j’ai remis ma démission au président de la République. (…) Le président de la République a accepté ma démission et, comme je vous dis, je suis au service de la République », a déclaré Jack Guy Lafontant, devant la Chambre des députés.

Accompagné de l’ensemble de ses ministres, le chef du gouvernement était présent à la Chambre des députés parce que les parlementaires exigeant son départ du pouvoir l’avaient convoqué.

Alors qu’encore vendredi, il signalait via le réseau Twitter son refus de démissionner, Jack Guy Lafontant a finalement annoncé son départ du pouvoir au cours de la séance, s’épargnant ainsi un vote de sanction de la part des députés.

Plusieurs centaines de manifestants ont par ailleurs défilé samedi dans les rues de la capitale Port-au-Prince pour exiger le départ du Premier ministre mais aussi du président Jovenel Moïse.

Cette démission met un terme à une semaine de tension politique et sociale, après la vague de violences qu’a connue le pays les 6, 7 et 8 juillet.

Vendredi dernier, le gouvernement avait annoncé la hausse des prix de l’essence de 38%, du gazole de 47% et du kérosène de 51%, à compter du samedi 7 juillet à minuit.

Les principales villes et routes d’Haïti ont alors été hérissées de barricades, paralysant toute activité. La violence a été la plus vive dans la capitale Port-au-Prince, proie d’incendies volontaires et de pillages durant le week-end, causant la mort d’au moins quatre personnes.

Le gouvernement est revenu sur sa décision moins de 24 heures après son annonce mais, choqués par l’absence de réponse politique aux violences, plusieurs secteurs de la société haïtienne ont, dès lundi, exigé la démission de Jack Guy Lafontant.

Médecin de profession, Jack Guy Lafontant, inconnu de la classe politique haïtienne jusqu’à sa nomination en février, est un ami de Jovenel Moïse, au pouvoir depuis le 7 février 2017.

Romandie.com avec(©AFP / 14 juillet 2018 22h20)

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Cambodge: un fils du Premier ministre promu à des postes militaires importants

juin 30, 2018

Le Premier ministre cambodgien Hun Sen (G) et son fils aîné Hun Manet qu’il vient de promouvoir à des fonctions militaires importantes / © AFP / TANG CHHIN SOTHY

Un fils du Premier ministre cambodgien, Hun Sen, au pouvoir depuis 33 ans, a été promu samedi à deux fonctions militaires importantes, à l’approche d’élections législatives le mois prochain que son père a toutes les chances de remporter.

Hun Manet, le fils aîné de Hun Sen, qui a le grade de lieutenant-général, a été promu chef de l’état-major par intérim et commandant du quartier général de l’armée, a précisé le porte-parole du ministère de la Défense, Chhum Socheat.

L’officier supérieur, âgé de 40 ans, formé à West Point, conservera ses fonctions à la tête de l’unité anti-terroriste du ministère de la Défense et de commandant adjoint de l’unité personnelle des gardes du corps de son père.

Il sera promu prochainement au grade de général quatre étoiles, nécessaire pour ses nouvelles fonctions.

Hun Sen est largement accusé de vouloir mettre en place une dynastie politique en installant ses trois fils à des fonctions importantes. Il est grand favori pour l’élection où il n’a quasiment pas d’adversaire, le principal parti d’opposition ayant été dissous par la justice l’an dernier.

De nombreux opposants, menacés, ont dû fuir le pays et appellent au boycott du scrutin, que les pays occidentaux ont d’ores et déjà estimé faussé.

Le porte-parole du ministère de la Défense a soutenu que la promotion de Hun Manet s’était faite au mérite. « Il n’y a là rien d’étrange. Ses promotions se fondent sur ses qualifications et son expérience dans l’armée », a-t-il assuré à l’AFP.

Le deuxième fils de Hun Sen, Hun Manit, dirige une influente unité de renseignement militaire, et son fils cadet, Hun Many, est un parlementaire qui contrôle le mouvement de jeunesse du parti au pouvoir.

Hun Sen est l’un des plus anciens dirigeants au pouvoir dans le monde. Agé de 65 ans, il ne fait pas mystère de son intention de rester au pouvoir une décennie supplémentaire.

Romandie.com avec(©AFP / 30 juin 2018 12h22)

Madagascar: le président nomme Christian Ntsay, Premier ministre

juin 4, 2018

Antananarivo – Le président malgache Hery Rajaonarimampianina a annoncé lundi avoir nommé Premier ministre un haut fonctionnaire international, Christian Ntsay, pour former un gouvernement de « consensus » destiné à sortir le pays de la crise politique.

« J’ai nommé Premier ministre Christian Ntsay, un homme expérimenté et ayant les compétences pour l’apaisement », a déclaré M. Rajaonarimampianina devant la presse.

Cette nomination intervient quelques heures après la démission à la mi-journée du précédent chef du gouvernement, Olivier Mahafaly Solonandrasana, en poste depuis deux ans.

L’île de Madagascar est secouée depuis un mois et demi par une vague de manifestations quotidiennes de l’opposition qui exigent le départ du président Hery Rajaonarimampianina, accusé de vouloir faire taire ses rivaux à quelques mois des élections.

Pour tenter de sortir de l’impasse, la Haute Cour constitutionnelle (HCC), la plus haute instance juridique du pays, a ordonné il y a dix jours la nomination d’un nouveau Premier ministre et d’un gouvernement d’union nationale.

Dans leur arrêt, les juges lui ont imposé de composer une équipe qui reflète les résultats des élections législatives de 2013.

Cette exigence a nourri une vive polémique entre les deux camps, qui revendiquaient tous les deux la majorité dans une Assemblée nationale où de nombreux élus ont changé de camp.

« J’en appelle aux leaders politiques pour respecter cet arrangement politique », a demandé lundi le chef de l’Etat.

Agé de 57 ans, Christian Ntsay occupait jusqu’à ce jour un poste de haut fonctionnaire à l’Organisation internationale du travail (OIT). Il a été ministre du Travail de 2002 à 2003, mais n’est membre d’aucun des trois parincipaux partis du pays.

Romandie.com avec(©AFP / 04 juin 2018 14h11)                                                        

Les populistes au pouvoir en Italie, Giuseppe Conte Premier ministre

mai 31, 2018

L’Italie s’est dotée jeudi soir d’un gouvernement populiste avec la nouvelle désignation de Giuseppe Conte au poste de Premier ministre, après un compromis auquel sont parvenus les chefs de file du Mouvement Cinq Etoiles (M5S, antisystème) et de la Ligue (extrême droite).

Cette fois, le président Sergio Mattarella a validé la liste des membres de l’équipe gouvernementale âprement négociée par les deux alliés pour appliquer le programme anti-austérité et sécuritaire sur lequel ils s’étaient accordés il y a près de deux semaines.

Les deux dirigeants des antisystème et de l’extrême droite, Luigi Di Maio et Matteo Salvini, deviennent ainsi vice-Premiers ministres, le premier étant chargé du Développement économique et le second de l’Intérieur, a annoncé dans la soirée Giuseppe Conte

Le ministère de l’Économie et des Finances revient à Giovanni Tria, un professeur d’économie politique proche des idées de la Ligue en particulier sur la baisse radicale et la simplification des impôts, mais résolument en faveur du maintien de l’Italie dans l’euro.

Paolo Savona, l’économiste de 81 ans au départ pressenti pour ce poste, mais qui faisait peur à l’Union européenne parce qu’il prône un « plan B » contre l’euro, est quant à lui ministre des Affaires européennes.

Et c’est le très européen Enzo Moavero Milanesi, qui a travaillé pendant 20 ans à Bruxelles et a été ministre des Affaires européennes de Mario Monti et d’Enrico Letta (2011-2014), qui est placé aux Affaires étrangères.

Le gouvernement doit prêter serment vendredi à 16H00 (14H00 GMT).

« Toutes les conditions sont réunies pour un gouvernement politique M5S/Ligue », avaient annoncé Luigi di Maio (M5S) et Matteo Salvini (Ligue) dans un communiqué transmis par le M5S à l’issue d’une après-midi de discussions venue conclure près de trois mois de tractations.

Dans la foulée, Carlo Cottarelli, qui avait été chargé lundi de former un gouvernement d’experts après l’échec de la première tentative de M. Conte, avait remis son mandat au président jeudi soir, ouvrant la voie à la convocation de M. Conte.

Ce dernier, un juriste de 53 ans novice en politique choisi par MM. Di Maio et Salvini il y a deux semaines, avait encore assuré dans la matinée son cours de droit privé à Florence.

Déjà nommé il y a huit jours, il avait jeté l’éponge dimanche soir après le veto du président à la nomination de M. Savona.

Selon des sources à la présidence, la prestation de serment du nouveau gouvernement pourrait avoir lieu dès vendredi matin. Les médias évoquent un discours de politique générale et un vote de confiance lundi et mardi dans les deux chambres du Parlement.

– Les Italiens pour l’euro –

« Engagement, cohérence, écoute, travail, patience, bon sens, tête et coeur pour le bien des Italiens. Peut-être qu’on y est enfin, après tant d’obstacles, d’attaques, de menaces et de mensonges », s’est réjoui M. Salvini sur Facebook.

Même si le chef du gouvernement sortant, Paolo Gentiloni, est toujours en place, le temps presse : l’Italie aurait besoin d’un Premier ministre pour le défilé militaire de samedi, le jour de la fête nationale, et pour le G7 de La Malbaie la semaine prochaine au Canada.

Alors qu’une extrême incertitude a prévalu toute la journée de jeudi, les marchés financiers ont maintenu leurs gains de mercredi.

La Bourse de Milan a terminé à l’équilibre, avec une baisse de 0,06% au lendemain d’une hausse de 2%, et le « spread », l’écart très surveillé entre les taux allemand et italien à dix ans qui avait franchi la barre des 300 points mardi, a continué à baisser pour atteindre 238 points.

Selon deux sondages diffusés mercredi par les médias, entre 60 et 72% des Italiens souhaitent un maintien dans l’euro et M. Di Maio répète que le M5S ne souhaite pas un abandon par son pays de la monnaie européenne. La position de la Ligue est moins claire : M. Salvini n’envisage pas une sortie unilatérale mais considère l’euro comme un échec et que l’UE devra tôt ou tard y renoncer.

Romandie.com avec (©AFP / 31 mai 2018 22h34)

Italie: Giuseppe Conte renonce à être Premier ministre

mai 27, 2018

Giuseppe Conte sort d’un entretien avec le président italien Sergio Mattarella, le 27 mai 2018 à Rome / © AFP / Vincenzo PINTO

Giuseppe Conte a renoncé dimanche, après avoir été reçu par le président italien Sergio Mattarella, à être Premier ministre, alors qu’il avait été désigné pour occuper ces fonctions par les antisystème et l’extrême droite, a annoncé dimanche soir la présidence.

« Le Président du conseil désigné Giuseppe Conte a remis son mandat au président Mattarella », a annoncé le secrétaire général de la présidence, Ugo Zampetti, à l’issue d’une entrevue entre les deux hommes.

M. Conte, 53 ans, un juriste novice en politique, avait été désigné mercredi mais il devait encore confirmer cette nomination et présenter une liste de ministres que le chef de l’Etat accepte pour que celle-ci soit effective.

« Je peux vous assurer que j’ai fourni le maximum d’efforts et d’attention pour mener à bien cette tâche et l’avoir fait dans un climat de pleine collaboration avec les responsables des forces politiques qui m’ont désigné », a déclaré M. Conte devant la presse.

Giuseppe Conte, qui a renoncé dimanche à diriger le gouvernement d’union antisystème/extrême droite, est un avocat et professeur de droit de 53 ans, inconnu du grand public et jusqu’à présent très éloigné du monde politique.

« Je suis très fier de ce nom, parce qu’il représente la synthèse entre la Ligue et le M5S », a déclaré Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement 5 étoiles.

Avant mercredi, la seule apparition publique dans un contexte politique de cet universitaire discret à la mèche brune rebelle datait d’avant les élections du 4 mars, quand le M5S l’avait présenté comme possible ministre de l’Administration publique.

« C’est un expert absolu en simplification, +débureaucratisation+, rationalisation de la machine administrative que tant de nos entreprises demandent », assure Matteo Salvini, patron de la Ligue.

Les deux hommes avaient proposé lundi le nom de M. Conte au président italien Sergio Mattarella, qui a temporisé, redoutant que cet inconnu ne fasse pas le poids devant les ténors des partis qui l’ont choisi et qui devraient être ses ministres.

Né en 1964 à Volturara Appula, village de 500 habitants dans les Pouilles (sud), Giuseppe Conte a grandi auprès d’un père secrétaire communal et d’une mère maîtresse d’école à San Giovanni Rotondo, la ville de Padre Pio, le saint le plus révéré d’Italie.

Il est le premier chef de gouvernement originaire du sud de l’Italie depuis près de 30 ans. « C’est quelqu’un qui vient de la périphérie de ce pays (…), qui s’est fait tout seul, un dur », a assuré M. Di Maio.

Giuseppe Conte a fait de brillantes études de droit à la Villa Nazareth, une université catholique pour étudiants défavorisés à Rome.

Son CV évoque ensuite des séjours de « perfectionnement » pendant l’été dans les universités les plus prestigieuses du monde: Yale, New York University la Sorbonne, Cambridge…

– Polémique sur son CV –

Ces quelques lignes ont provoqué une polémique parce que plusieurs de ces établissements, interrogés par l’AFP, ont expliqué ne pas avoir pas trace de lui. Ses séjours étaient essentiellement des activités de recherches personnelles dans les bibliothèques des établissements.

Dans le même temps, il a enseigné dans des facultés de droit en Sardaigne, à Rome, à Florence et à Malte et était jusqu’à récemment professeur de droit privé à Florence, tout en exerçant dans un cabinet d’avocats dans la capitale.

Il a été aussi membre du conseil d’administration de l’Agence spatiale italienne, consultant juridique de la Chambre de commerce de Rome et membre du comité de surveillance de plusieurs sociétés d’assurances en faillite.

Séparé de son épouse, il a un fils de 10 ans avec lequel il partage sa passion pour le football.

Lui qui a voté à gauche la majeure partie de sa vie aurait eu à diriger des ministres d’extrême droite s’il avait été Premier ministre.

« Je pense que les schémas idéologiques du XXe siècle ne sont plus adéquats », a-t-il expliqué un jour, selon la presse.

Et faute de se mettre d’accord sur un poids lourd politique, le M5S et la Ligue ont eu recours à cet expert qui n’a jamais été élu, un comble pour ces deux partis qui ont passé les dernières années à pourfendre les divers gouvernements techniques ou de coalition.

« Il était dans mon équipe, 11 millions d’Italiens ont voté pour lui », a rétorqué M. Di Maio. « Tous les Premiers ministres sont politiques », a ajouté M. Salvini.

Il ne semble de toute façon pas du genre à se décourager facilement. Sur son compte WhatsApp, il a mis en exergue cette citation attribuée à John Kennedy : « Chaque réussite commence avec la volonté d’essayer ».

Romandie.com avec (©AFP / 27 mai 2018 20h37)  

Malaisie: Mahathir Mohamad revient au pouvoir à 92 ans

mai 10, 2018

L’ex-Premier ministre malaisien Mahathir Mohamad, revenu au pouvoir 15 ans l’avoir quitté, s’exprime lors d’une conférence de presse, le 10 mai 2018 à Kuala Lumpur / © AFP / ROSLAN RAHMAN

Mahathir Mohamad a prêté serment jeudi comme Premier ministre de la Malaisie, devenant à 92 ans le plus vieux dirigeant élu au monde, au lendemain de la victoire historique de l’opposition aux législatives qui a sonné le glas d’une coalition au pouvoir depuis 61 ans.

Quinze ans après avoir quitté le pouvoir, Mahathir Mohamad, Premier ministre de 1981 à 2003, a effectué un retour spectaculaire sur le devant de la scène politique en évinçant son ex-protégé, le Premier ministre sortant Najib Razak, infligeant une défaite cinglante au Barisan Nasional (Front national, BN), la coalition qui dirigeait le pays depuis l’indépendance en 1957 de l’ex-colonie britannique.

A la tête d’une coalition d’opposition formée de nombreux politiciens qui s’étaient opposés à lui du temps où il était chef du gouvernement, Mahathir Mohamad a déjoué tous les pronostics en réussissant à déloger Najib Razak, au pouvoir depuis 2009 mais empêtré dans un énorme scandale de détournements de fonds.

Mahathir Mohamad a promis de le faire traduire en justice pour répondre des accusations de détournements au détriment du fonds souverain 1MDB, créé par Najib Razak à son arrivée au pouvoir en 2009 et aujourd’hui endetté à hauteur de 10 milliards d’euros.

Depuis 2015, la Malaisie est secouée par ce scandale de corruption qui fait l’objet d’enquêtes dans plusieurs pays, notamment en Suisse, à Singapour et aux Etats-Unis.

Le gouvernement sortant a aussi été accusé d’avoir effectué peu avant les élections un redécoupage électoral favorable à sa coalition, certains dénonçant une fraude électorale avec l’apparition de personnes décédées sur les listes d’émargement.

Romandie.com avec (©AFP / 10 mai 2018 17h46)                

Slovaquie: le Premier ministre pressenti, un homme politique cultivé et ouvert au compromis

mars 15, 2018

Le vice-Premier ministre slovaque Peter Pellegrini, lors d’une conférence de presse à Bratislava le 15 mars 2018. / © AFP / VLADIMIR SIMICEK

Le Premier ministre slovaque pressenti, Peter Pellegrini, est un homme politique cultivé et ouvert au compromis, qui accueille comme « l’expression d’une véritable démocratie » les protestations après l’assassinat du journaliste d’investigation Jan Kuciak.

Vice-Premier ministre depuis mars 2016, il refuse – à la différence d’autres responsables du parti de gauche Smer-SD du Premier ministre démissionnaire Robert Fico – de qualifier de tentative de coup d’Etat cette vague de manifestations, la plus forte dans son pays depuis la chute du régime totalitaire en 1989.

« Nous avons été profondément touchés par ce meurtre », a-t-il souligné, avant d’ajouter que « la Slovaquie n’a jamais été ni ne doit être un pays où les conflits avec les journalistes sont résolus par une arme à feu ».

« Prince héritier » du Smer-SD dont il est vice-président depuis 2014, Peter Pellegrini, 42 ans, est perçu comme un homme politique compétent qui sait tenir parole.

« Il sera certainement plus subtil, moins offensif et moins arrogant que Robert Fico », estime Pavol Babos, analyste politique à la faculté des sciences politiques de l’Université Comenius, interrogé par l’AFP.

Avant de devenir en mars 2016 vice-Premier ministre en charge des investissements et de l’informatisation, il a notamment occupé les postes de ministre de l’Education, des Sciences, des Recherches et des Sports (2014-2016) et de président du Parlement monocaméral slovaque (2015-2016).

Sa nomination à la tête du Parlement a été à l’époque accueillie favorablement aussi par l’opposition.

Peter Pellegrini, ou bien « Pelle » pour ses amis, est né le 6 octobre 1975 à Banska Bystrica (centre), d’un père mécanicien et d’une mère enseignante.

Son nom révèle ses racines italiennes. « Mes ancêtre sont arrivés pour construire des rails. Mon arrière-grand-père s’est installé à Ziar Nad Hronom (une ville de 20.000 habitants dans la région de Banska Bystrica). C’est arrivé entre 1880 et 1900 », a-t-il expliqué dans une interview en 2014.

Diplômé de la faculté d’Economie dans sa ville natale et de l’Université technique de Kosice (est), il se fait entrepreneur puis commence à s’engager en politique en 2002, en tant qu’assistant d’un député du Smer-SD.

– « Homme politique le plus sexy » –

Lui-même député de cette formation à tendance sociale-démocrate entre 2006 et 2012, il dirige la commission parlementaire en charge des transports, des postes, des communications et de l’informatisation. Pendant deux ans, il occupe aussi un poste de secrétaire d’Etat au ministère des Finances.

« Il n’a ni vécu un scandale ni obtenu un résultat majeur dans ces fonctions », constate M. Babos.

Peter Pellegrini qui parle anglais, allemand et russe, a joué un rôle dans la décision de Jaguar Land Rover d’investir 1,4 milliard d’euros dans une usine qui doit ouvrir ses portes en 2018 en Slovaquie, préférant ce pays à la Pologne voisine.

Celui qui est surnommé « homme politique le plus sexy de la Slovaquie » par des magazines pour femmes, demeure célibataire et protège très strictement sa vie privée, même s’il est très actif sur les réseaux sociaux.

« Il y a trois choses que j’aime: les technologies modernes, l’art et le mouvement », a révélé celui qui s’est rendu à une réunion du gouvernement sur un scooter auto-équilibré, à l’occasion de la Semaine européenne de la mobilité en 2016.

A l’époque où il était ministre de l’Education, il a surpris en enfilant le bleu et la chemise en flanelle, pour incarner un chauffeur de tracteur dont l’engin se transforme soudain en robot dansant sur une musique très moderne, dans un clip de promotion pour une école de danse.

Peter Pellegrini ne cache pas non plus sa passion pour les avions: il s’est fait récemment photographier par un tabloïd à un aéroport local, lors d’un entraînement pour obtenir un brevet de pilote d’avion léger monomoteur.

« Je n’ai pas beaucoup de week-ends libres, donc ce cours risque de durer deux ans », a-t-il alors plaisanté.

Romandie.com avec(©AFP / 15 mars 2018 19h18)                

Slovaquie: le Premier ministre Fico présente sa démission

mars 14, 2018

Le Premier ministre slovaque Robert Fico au cours d’une conférence de presse le 14 mars 2018 à Bratislavan / © AFP / VLADIMIR SIMICEK

Le Premier ministre slovaque Robert Fico a présenté mercredi sa démission, réclamée par l’opposition après l’assassinat en février d’un journaliste qui enquêtait sur la corruption, Jan Kuciak.

« Aujourd’hui, j’ai offert ma démission au président de la République » Andrej Kiska, a déclaré M. Fico. « Si le président l’accepte, je suis prêt à démissionner demain ».

Le chef du gouvernement a fait son annonce en présence des chefs des partis membres de la coalition gouvernementale, Most-Hid (centre droit, proche de la minorité hongroise) et le Parti National Slovaque (SNS, droite nationaliste), Bela Bugar et Andrej Danko, après une rencontre avec le président slovaque.

Selon Robert Fico, 53 ans, le pays risque toutefois de « plonger dans le chaos, si les hommes de l’opposition actuelle prennent le pouvoir ». Il souhaite éviter des élections anticipées.

Jan Kuciak, tué par balle avec sa fiancée, avait enquêté sur la corruption et des liens présumés entre des responsables politiques slovaques et des hommes d’affaires italiens soupçonnés d’être liés à la mafia calabraise, la ‘Ndrangheta.

L’assassinat a provoqué une crise politique en Slovaquie et fait sortir dans la rue plusieurs dizaines de milliers de personnes pour protester contre la corruption et demander le départ de Robert Fico.

Selon un récent sondage réalisé par l’institut Focus, 62% des Slovaques se prononcent pour sa démission, contre 13% qui estiment qu’il devrait rester en place.

D’après le quotidien Sme, le vice-Premier ministre Peter Pellegrini, 42 ans, pourrait être candidat du parti Smer-SD de M. Fico à sa succession à la tête du gouvernement.

Romandie.com avec(©AFP / 14 mars 2018 23h47)                

Éthiopie: le Premier ministre Haïlemariam Desalegn démissionne

février 15, 2018

 

Hailemariam Desalegn, Premier ministre éthiopien, en 2013 à Paris. © Bruno Levy pour The Africa Report/Jeune Afrique.

Le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn a remis sa lettre de démission ce jeudi. Cette annonce intervient alors que la coalition au pouvoir est déchirée par une profonde crise interne, notamment provoquée par la vague de protestation de 2015-2016 et la violente répression qui a suivi.

L’annonce surprise a été délivrée par la radio d’État Fana. Le Premier ministre Hailemariam Desalegn, en poste depuis 2012, « a remis sa lettre de démission [ce jeudi 15 février, ndlr] », a annoncé le média. Hailemariam, qui a affirmé « avoir fait tout son possible pour résoudre les problèmes de l’Éthiopie », a justifié cette décision par le fait que « sa démission est une solution à ces problèmes ».

Il restera en poste en tant que Premier ministre jusqu’au transfert de pouvoir. « Je resterai à mes fonctions jusqu’à ce que je reçoive la décision finale du Conseil [du Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF), la coalition au pouvoir depuis 1991, ndlr] et de la Chambre [des représentants du peuple, l’Assemblée nationale éthiopienne, ndlr] », a fait savoir Hailemariam Desalegn.

« J’espère que le Conseil de l’EPRDF élira démocratiquement une personne qui me remplacera lors de sa prochaine réunion », a-t-il ajouté, sans donner de précision sur la date de cette réunion ou les noms des candidats à sa succession.

Déchirements au sein de l’EPRDF

Cette démission intervient dans un contexte extrêmement tendu au sein de l’EPRDF. Après les vagues de manifestations de 2015 et 2016, et la répression violente qui a suivi – au moins 940 personnes ont été tuées, selon un bilan de la Commission éthiopienne des droits de l’homme, liée au gouvernement – le parti au pouvoir s’est déchiré sur fond d’affrontements interethniques meurtriers dans le pays.

En septembre 2017, de violents affrontements opposant les deux principaux groupes ethniques du pays – Oromo et Somali – ont ainsi fait « des centaines » de morts, selon les autorités. Un mois plus tard, en octobre 2017, Abadula Gemeda, le président de l’Assemblée nationale, a démissionné de ses fonctions, affirmant vouloir ainsi protester contre le « manque de respect » et la marginalisation de son groupe ethnique et de son parti, l’Organisation démocratique du peuple Oromo (OPDO), l’un quatre partis formant l’EPRDF. Il est finalement revenu sur sa décision par la suite.

Le 3 janvier, jouant l’apaisement, Hailemariam Desalegn avait promis la libération de plus de 500 personnes – dont plusieurs hommes politiques – arrêtées pour leur implication présumée dans ces violences à caractère ethnique. C’est dans ce cadre que, le 16 janvier, l’opposant Merera Gudina, président du Congrès Fédéral Oromo (OFC), a été remis en liberté après une année passée derrière les barreaux.

Par la suite, des discussions ont été lancées avec l’opposition, et le Premier ministre avait promis de procéder à des réformes. Difficile de savoir, aujourd’hui, comment interpréter cette démission surprise d’Hailemariam Desalegn, qui peut être vue comme le signe que les doléances de l’opposition ont été entendues ou, au contraire, que l’EPRDF entend resserrer sa mainmise sur le pouvoir.

Jeuneafrique.com

Nouvelle-Zélande: la Première ministre annonce qu’elle est enceinte

janvier 19, 2018

La Première ministre de Nouvelle-Zélande Jacinda Ardern et son compagnon Clarke Gayford announce annoncent à la presse qu’ils attendent leur premier enfant, le 19 janvier à Auckland / © AFP / Diego OPATOWSKI

La nouvelle Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern, arrivée au pouvoir après une campagne électorale marquée par une querelle sexiste sur ses intentions en matière de maternité, a annoncé vendredi qu’elle était enceinte de son premier enfant.

La naissance est attendue en juin, a expliqué Mme Ardern, 37 ans.

La dirigeante travailliste, qui a prêté serment en octobre, avait fait les titres de la presse internationale en refusant de répondre à des questions sur ses intentions en matière de maternité. Celle-ci ne doit pas avoir de conséquence sur la carrière des femmes, avait-elle martelé.

Mme Ardern est apparue tout sourire avec son conjoint Clarke Gayford sur le perron de leur domicile pour annoncer la nouvelle « inattendue mais enthousiasmante ».

« Nous sommes vraiment heureux tous les deux. Nous voulions fonder une famille mais nous n’étions pas sûrs que cela se produirait », a-t-elle dit dans un communiqué.

La Première ministre charismatique est arrivée au pouvoir quelques mois à peine après avoir pris les commandes du Parti travailliste. Elle a été portée par une impressionnante vague de sympathie appelée « Jacinda-mania » par les médias, qui lui avait valu d’être comparée au Français Emmanuel Macron et au Canadien Justin Trudeau.

« On croyait que 2017 était une grande année! », s’est-elle exclamé sur Twitter. « Cette année, nous allons rejoindre les nombreux parents qui portent deux casquettes. Je serai Première ministre et maman tandis que Clarke sera le +Premier monsieur de la pêche à la ligne+ et un papa au foyer ».

Mme Ardern a ajouté qu’elle prendrait six semaines de congé après la naissance, le vice-Premier ministre Winston Peters, un franc-tireur populiste, prenant en main les affaires courantes.

Elle restera « joignable et disponible » à tout moment et reprendra toutes ses fonctions à l’issue de ce congé.

Mme Ardern n’a pas révélé le sexe de son bébé.

– Mieux que l’élection –

« Clarke et moi même avons toujours été clairs sur notre envie d’être parents mais on nous avait dit qu’il nous faudrait de l’aide. Ce qui fait que cette nouvelle est une surprise fantastique! » a-t-elle dit.

Et de publier sur Twitter la photo de deux hameçons accompagnés d’un hameçon plus petit, en référence à la carrière de son conjoint, présentateur d’une émission télévisée sur la pêche.

Mme Ardern s’était retrouvée pendant la campagne au milieu d’une querelle sexiste, bombardée de questions sur les conséquences d’une éventuelle maternité par un journaliste affirmant que les électeurs avaient le droit de savoir.

« Il est totalement inacceptable de dire en 2017 que les femmes doivent répondre à cette question », avait-elle rétorqué. « Le choix du moment pour avoir des enfants appartient aux femmes. Cela ne doit pas déterminer le fait de décrocher ou non un emploi ».

M. Ardern ne sera pas la première cheffe de gouvernement à avoir un enfant. L’ancienne Première ministre pakistanaise Benazir Bhutto avait décroché cette première en donnant naissance à une fille pendant son mandat en 1990.

Mais la Nouvelle-Zélande, premier pays à accorder le droit de vote aux femmes en 1893, est considérée comme pionnière en matière de droits des femmes tandis que Mme Ardern est sa troisième Première ministre.

« Je ne suis pas la première femme à faire plusieurs choses en même temps », a-t-elle constaté.

« Il y a plein de femmes qui ont ouvert la voie petit à petit et qui ont permis aux gens de me regarder exercer le pouvoir et de penser +oui, elle peut faire le boulot et être mère+ ».

Elle a reçu les félicitations du Premier ministre australien Malcolm Turnbull. « Quand nous nous sommes parlé au téléphone ce matin, vous aviez l’air plus heureuse que quand vous aviez gagné l’élection! » lui a-t-il dit.

Romandie.com avec(©AFP / 19 janvier 2018 15h25)