Posts Tagged ‘Premier ministre’

Côte d’Ivoire: Hamed Bakayoko nommé Premier ministre

juillet 30, 2020

Hamed Bakayoko, le 9 mai 2014.

Hamed Bakayoko

 

Le ministre de la Défense de Côte d’Ivoire, Hamed Bakayoko, a été nommé jeudi Premier ministre, en remplacement d’Amadou Gon Coulibaly, dont il assurait l’intérim depuis le décès le 8 juillet, a annoncé la présidence.

«Le président de la République a procédé à la signature d’un décret portant nomination de M. Hamed Bakayoko en qualité de Premier ministre», tout en conservant le portefeuille de la Défense, selon le communiqué de la présidence

Par Le Figaro avec AFP

Tunisie : le ministre de l’Intérieur désigné chef du gouvernement

juillet 25, 2020

 

Le ministre tunisien de l’Intérieur Hichem Mechichi a été désigné ce samedi 25 juillet chef du futur gouvernement par le président Kais Saied. Juriste de formation, Hichem Mechichi, 46 ans, n’a pas été proposé par les partis politiques au pouvoir. Ministre de l’Intérieur dans le gouvernement sortant d’Elyes Fakhfakh, il était le premier conseiller du président Saied, chargé des affaires juridiques.

Cet ancien chef de cabinet des ministères du Transport, des Affaires sociales et de la Santé aura un mois pour former son gouvernement. Il devra ensuite obtenir la confiance du Parlement à la majorité absolue d’ici à septembre. Faute de quoi, l’Assemblée sera dissoute et de nouvelles élections législatives auront lieu. La Tunisie, où le dernier scrutin législatif s’est déroulé en octobre, aurait alors 90 jours pour organiser ce vote anticipé, soit avant fin 2020.

Par Le Figaro avec AFP

Côte d’Ivoire : décès de Seydou Diarra, le Premier ministre des missions impossibles

juillet 20, 2020

Seydou Diarra, en mars 2003 à Bouaké, à l’issue d’une rencontre avec des rebelles.

Seydou Diarra, en mars 2003 à Bouaké, à l’issue d’une rencontre avec des rebelles. © GEORGES GOBET/AFP

 

La vie politique de Seydou Elimane Diarra, mort à Abidjan le 19 juillet 2020 à l’âge de 86 ans, se résume en trois mots : homme de consensus. Il avait réussi la prouesse d’être nommé Premier ministre par deux chefs d’État différents, à des périodes difficiles dans l’histoire de la Côte d’Ivoire.

Sa santé était précaire ces trois dernières années et ses apparitions publiques, rares. Dans sa luxueuse villa des Deux-Plateaux à Cocody, aux côtés de son épouse franco-ivoirienne Josiane Varre et, souvent, de sa dernière fille ainsi que de ses petits-enfants qu’ils recevaient pendant les vacances, Seydou Elimane Diarra passait ses vieux jours, dans la paix de l’homme qui aura accompli son devoir citoyen avec honnêteté.

« Je garde un souvenir inaltérable des années où j’ai été ministre dans le gouvernement d’union nationale dirigé par le Premier ministre Diarra, au sortir de l’accord de Linas-Marcoussis, et je salue la mémoire d’un homme attaché à la paix et à la concorde », témoigne Guillaume Soro, Premier ministre de 2007 à 2012, actuellement en exil en France. Selon lui, « Seydou Elimane Diarra a incarné au cours des trois dernières décennies la figure politique de la tolérance, du consensus et de la réconciliation dans notre pays. »

Premier ministre de la transition militaire

Nous sommes en décembre 1999. Le général Robert Guéï, à la tête de « jeunes gens », des militaires mutins sans grade, renverse Henri Konan Bédié, qui a succédé, six ans plus tôt, à Félix Houphouët-Boigny. Le militaire putschiste fait alors appel à Diarra en vue de constituer le gouvernement. Premier ministre de Robert Guéi durant la transition militaire, il échoue à empêcher ce dernier de se porter candidat à la présidentielle d’octobre 2000, finalement remportée par Laurent Gbagbo, à l’issue d’une crise postélectorale qui a fait des dizaines de morts.

Alors que Gbagbo lui demande de conserver son poste, le temps de lui permettre de pacifier le pays, Diarra décline respectueusement l’offre, mais maintient les contacts avec le nouveau chef d’État. C’est sans surprise que Gbagbo le nomme président du Forum de la réconciliation nationale en 2001. Durant les mois d’octobre et novembre de la même année, Diarra réussit à réunir à Yamoussoukro, pour la première fois autour d’une même table, les quatre grands de la politique ivoirienne d’alors. Il s’agit d’Alassane Ouattara et d’Henri Konan Bédié qui étaient tous les deux en exil, de Robert Guéï, qui s’était retiré dans son fief de l’Ouest montagneux après sa chute, et de Laurent Gbagbo.

Premier ministre de consensus

Seydou Diarra, lors d'une conférence de presse à Paris, en 2003 (archives).
Seydou Diarra, lors d’une conférence de presse à Paris, en 2003 (archives). © PATRICK GARDIN/AP/SIPA

Fin janvier 2003, à l’issue des accords de Linas-Marcoussis censés mettre un terme à la rébellion des Forces nouvelles de Guillaume Soro, c’est naturellement encore à Diarra que pense Gbagbo, quand on lui demande de choisir un Premier ministre de consensus. Celui-ci occupe le poste durant deux ans, dans un environnement particulièrement hostile, entre les « Jeunes patriotes » de Charles Blé Goudé – partisans de Gbagbo – qui le traitaient de « Premier ministre de coup d’État » et les militants de l’opposition politique qui le soupçonnaient de rouler pour le pouvoir. Cependant, la classe politique dirigeante évite de l’attaquer de front.

« Toute la classe politique reconnaît ma position d’homme de consensus », se plaisait-il à dire. Pour arriver à agir « comme s’il était impossible d’échouer », comme il l’a confié à Jeune Afrique dans l’une de ses rares interviews accordées à un média, ce fils de fonctionnaire colonial né à Katiola, dans le centre-nord, use de ses talents de diplomate.

Musulman pratiquant – il s’est rendu à la Mecque pour le Hadj –, Diarra est nommé ambassadeur au Brésil en 1970 par Félix Houphouët-Boigny, qui l’avait auparavant envoyé en prison durant deux ans, dans la sulfureuse affaire des « complots » de 1963.

À sa retraite de l’administration publique en 1985, il se lance dans les affaires et prend la direction de SACO, entreprise de transformation de cacao. Président de la Chambre de commerce et d’industrie, il fait fortune, sans se mêler de politique. Cette période le rapproche cependant de Bédié, alors président de l’Assemblée nationale, avec lequel il avait milité au sein de la Fédération des étudiants d’Afrique noire en France (FEANF), lors de ses études d’ingénieur agronome. Ses relations avec Alassane Ouattara, quant à elles, se solidifient lors de la transition militaire.

Haute autorité pour la bonne gouvernance

En 2015, ce dernier, alors président de la République depuis 2011, le nomme à la tête de la Haute autorité pour la bonne gouvernance (HABG, institution censée lutter contre la grande corruption).

L’avènement de l’Ivoirien nouveau devra être placé sous le sceau de l’exemplarité des premiers responsables

Début février 2016, Diarra présente un rapport de 63 dossiers de dénonciations d’actes de corruption impliquant des hauts responsables de l’administration ivoirienne. Ces derniers ne seront pas poursuivis devant les tribunaux, mais Diarra reste constant : « L’avènement de l’Ivoirien nouveau devra être placé sous le sceau de l’exemplarité des premiers responsables. »

En 2017, Ouattara nomme un nouveau président à la tête de la HABG et Diarra prend alors définitivement sa retraite politique. D’une santé précaire, il a fini ses jours dans sa résidence, entouré des siens. L’histoire ivoirienne retiendra sans doute de lui qu’il a été « un homme de principe, de rigueur, un grand serviteur de l’État », selon les mots d’Albert Toikeusse Mabri, qui a été son ministre de la Santé sous Gbagbo et qui le présente « comme un père ».

Avec Jeune Afrique par André Silver Konan – à Abidjan

 

Côte d’Ivoire : Amadou Gon Coulibaly inhumé dans son fief de Korhogo

juillet 17, 2020

Lors de la cérémonie d'hommage à Amadou Gon Coulibaly à Abidjan, le 14 juillet 2020. Le Premier ministre ivoirien a été inhumé le 17 juillet à Korhogo.

Lors de la cérémonie d’hommage à Amadou Gon Coulibaly à Abidjan, le 14 juillet 2020. Le Premier ministre ivoirien a été inhumé le 17 juillet à Korhogo. © DR / Présidence ivoirienne

 

Le Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly, décédé le 8 juillet, a été inhumé vendredi dans son fief de Korhogo, dans le nord du pays, au terme d’une semaine de deuil national.

« Le lion de Korhogo », comme le surnommaient ses partisans, a été enterré dans le caveau familial, dans l’intimité, selon une source proche de la famille. Auparavant s’est déroulée une prière funéraire à la grande mosquée de Korhogo, en présence du président Alassane Ouattara et de centaines de fidèles.

Parmi les personnalités à avoir fait le déplacement, également, le président togolais Faure Gnassingbé et le Premier ministre nigérien, Brigi Rafini.

« Les obsèques d’un chef »

Le Premier ministre « était une référence, un exemple », a déclaré El Hadj Bambadji Bamba, un professeur venu assister à la cérémonie. « Aujourd’hui ce sont les obsèques d’un chef. Nous sommes venus en grand nombre. C’était essentiel d’être là. Après tout ce que cet homme là a fait pour notre pays, il était bon qu’on vienne lui exprimer notre reconnaissance. »

Amadou Gon Coulibaly était populaire à Korhogo, sa ville natale dont il a été longtemps député-maire. De l’avis général, il a beaucoup fait pour le développement de la métropole du Nord ivoirien et sa région du Pôro, pays du peuple sénoufo.

Le temps des funérailles terminé, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le parti au pouvoir, va devoir se trouver un nouveau champion pour défendre ses couleurs au scrutin présidentiel.

Alassane Ouattara avait exclu en mars de se représenter pour un troisième mandat, puis désigné Amadou Gon Coulibaly comme son successeur. La mort de ce dernier a bouleversé le jeu politique ivoirien, à trois mois et demi du scrutin présidentiel.

Par Jeune Afrique avec AFP

Gabon : Rose Christiane Ossouka Raponda nommée Première ministre

juillet 16, 2020

Rose Christiane Ossouka Raponda.

Rose Christiane Ossouka Raponda. © Présidence de la République Gabonaise 

Ministre de la Défense depuis février 2019, Rose Christiane Ossouka Raponda, cette «économiste de formation, diplômée de l’Institut gabonais de l’économie et des finances avec une spécialisation en finances publiques», a été nommée Première ministre du Gabon jeudi 16 juillet.

Le secrétaire général de la présidence gabonaise, Jean-Yves Teale, a annoncé jeudi la nomination à la primature de Rose Christiane Ossouka Raponda en remplacement de Julien Nkoghe Bekale.

Ministre de la Défense depuis le 12 février 2019, âgée de 56 ans, elle est la première femme nommée à ce poste au Gabon. De 2014 à 2019, cette Mpongwè originaire de Libreville a dirigé la mairie de la capitale, où vit plus de 70% de la population du pays.

Soutien de la première heure

La nouvelle Première ministre bénéficie du soutien de la très influente présidente de la Cour constitutionnelle, Marie-Madeleine Mborantsuo. Début 2019, son nom était d’ailleurs revenu avec insistance pour succéder à l’ancien chef du gouvernement, Emmanuel Issoze Ngondet. Mais celui-ci avait finalement été remplacé par Julien Nkoghe Bekalé.

Soutien de la première heure d’Ali Bongo Ondimba, elle a servi entre 2012 et 2014 comme ministre du Budget lors du premier mandat du chef de l’État.

Avec Jeune Afrique par Georges Dougueli

Tunisie : démission d’Elyes Fakhfakh, le chef du gouvernement

juillet 15, 2020

Le chef du gouvernement tunisien Elyes Fakhfakh, le 20 février 2020.

Le chef du gouvernement tunisien Elyes Fakhfakh, le 20 février 2020. © Hassene Dridi/AP/SIPA

 

Le chef du gouvernement tunisien, Elyes Fakhfakh, vient de remettre sa démission. Il a été mis en cause dans une affaire de conflit d’intérêts qui a alimenté la fronde menée par Ennahdha.

Elyes Fakfakh, en poste depuis le 27 février dernier, savait que l’appel d’offres remporté en avril dernier par une société dont il est actionnaire lui serait reproché. Mais, plutôt que de faire profil bas, et alors que la Tunisie semblait avoir bien géré la pandémie du Coronavirus, le chef du gouvernement tunisien a choisi le passage en force. « Son arrogance et son discours de donneur de leçon étaient insupportables », confie un membre de la Choura d’Ennahdha.

Fakhfakh, qui avait été choisi par le président de la République Kaïs Saïed, pensait que cet appui lui suffirait. Cela l’a été pour composer un gouvernement en écartant Qalb Tounes et la coalition El Karama, des partis arrivés respectivement deuxième et quatrième aux législatives. Mais cela n’a pas suffi pour que l’exécutif tienne sur la durée. « Il en a pour quelques mois, ses appuis ne sont pas solides », prédisait d’ailleurs un observateur tunisien, dès son investiture.

La guerre de succession a commencé

En s’opposant à Ennahdha qui souhaitait un exécutif élargi, Fakhfakh a signé le dernier acte de son bref passage à la Kasbah. Le communiqué publié le 13 juillet, dans lequel il annonçait vouloir écarter Ennahdha du gouvernement en opérant un remaniement lui a été fatal.

En réponse, Ennahdha a déposé ce mercredi une motion de retrait de confiance à l’égard de Fakhfakh et de son équipe, signée par 105 parlementaires. Il ne restait à Fakhfakh qu’à constater qu’il était dans une impasse et à obtempérer à Kaïs Saïed, qui lui a demandé de présenter sa démission. Elle a été rendue publique à 17 h, ce 15 juillet.

Fakhfakh s’acquittera des affaires courantes en attendant la désignation de son successeur. Mais, là aussi, la bataille partisane sera rude. Chaque parti avance déjà des noms. Tous auront néanmoins en mémoire qu’il ne faut pas négliger Ennahdha, qui a mis en minorité Fakhfakh, avec l’affaire du conflit d’intérêts, et avancé ses pions jusqu’à remporter le bras de fer engagé dès la prise de fonction du désormais ex-chef du gouvernement.

Par Frida Dahmani – à Tunis

 

Côte d’Ivoire: Hommage de Patrick Achi au Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly

juillet 14, 2020

 

Avec RTI Officiel publiée le 14 juillet 2020

Québec: Des leçons pour la deuxième vague

juillet 10, 2020

Le premier ministre du Québec, François Legault, était de passage dans le comté de Maskinongé, où il était accompagné du député Simon Allaire.

© STÉPHANE LESSARD Le premier ministre du Québec, François Legault, était de passage dans le comté de Maskinongé, où il était accompagné du député Simon Allaire. YAMACHICHE

— Les CHSLD de la région, comme partout au Québec, devront s’assurer d’avoir une personne responsable du respect de l’application des directives liées aux mesures sanitaires afin d’éviter de nouvelles éclosions comme celles connues dans plusieurs CHSLD de la Mauricie. C’est du moins ce qu’a annoncé le premier ministre du Québec, François Legault, qui était de passage dans la région vendredi.

Appelé à commenter son appréciation de la gestion de la crise de la COVID-19 dans la région depuis le début de la pandémie, François Legault a avancé que les nombreuses éclosions connues dans les CHSLD avaient été, en partie, le résultat d’une mauvaise utilisation des équipements de protection par le personnel de la santé en début de pandémie. Une critique qui avait, par le passé, été formulée par la haute direction du CIUSSS MCQ qui reprochait au personnel de ne pas s’être suffisamment lavé les mains, et qui avait soulevé l’ire des syndicats.

«Malheureusement, les équipements de protection, incluant le masque, n’étaient pas toujours bien utilisés par le personnel. Donc en partie c’est le personnel qui a infecté les résidents et ça s’est propagé de façon importante dans certains CHSLD. Il faut la prochaine fois, lorsqu’il y aura une deuxième vague, être bien certain qu’il y ait une personne responsable d’appliquer les directives. Actuellement ce n’est pas clair qu’il y a un patron ou une patronne dans chaque CHSLD pour faire appliquer les directives», a indiqué François Legault.

Le premier ministre croit que la région sera prête pour la deuxième vague, notamment en raison de la formation, actuellement, de quelque 360 préposés aux bénéficiaires, qui feront leur entrée dans les établissements de la région au 15 septembre. Il compte également sur la construction, dans un futur rapproché, des maisons des aînés, où il y aura de plus grands espaces communs et où chaque résident aura une chambre privée, ce qui n’est actuellement pas le cas de près de 500 résidents en CHSLD de la région.

En attendant la construction de ces établissements, certaines mesures seront mises en place rapidement en prévision d’une deuxième vague. Une deuxième vague pour laquelle François Legault se dit confiant que la région s’en sortira mieux, puisque «on a appris» de la première contamination.

Vendredi matin, François Legault a rencontré le PDG du CIUSSS-MCQ, Carol Fillion, dans les locaux du Centre Interval de la rue Nicolas-Perrot.

© STÉPHANE LESSARD Vendredi matin, François Legault a rencontré le PDG du CIUSSS-MCQ, Carol Fillion, dans les locaux du Centre Interval de la rue Nicolas-Perrot.
«On a appris de nos erreurs du début de la pandémie. On a beaucoup insisté sur le port du masque et des équipements de protection individuelle pour éviter de propager le virus aux résidents. Je pense qu’on est prêt (pour la deuxième vague). On n’aura pas nos nouvelles maisons des aînés de bâties pour cet automne, mais on va regarder certains aménagements. On n’exclut pas d’installer temporairement des modulaires, mais je veux avoir le moins possible de chambres avec plus qu’un résident», indique-t-il.

Accueilli à Trois-Rivières en début de journée par des employés du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et des métiers, puis en après-midi par des représentants de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, M. Legault a ajouté avoir confiance que les négociations qui ont actuellement cours avec les 500 000 employés de l’État se dérouleront bien, lui qui a placé sa confiance en la ministre et députée de Champlain Sonia LeBel pour piloter le dossier à la tête du Conseil du trésor.

Internet haute vitesse

Outre une rencontre avec le PDG du CIUSSS MCQ, Carol Fillion, le premier ministre a profité de son passage en Mauricie pour s’entretenir avec les 18 maires du comté de Maskinongé. Parmi les dossiers chauds discutés, la question du branchement de nombreuses résidences du comté au service d’Internet haute vitesse est revenue sur la table, un dossier pour lequel M. Legault a promis d’agir rapidement avec son ministre de l’économie, Pierre Fitzgibbon.

«J’ai donné le mandat à Pierre Fitzgibbon de me déposer un plan détaillé cet automne pour être capable de brancher tout le monde. On va le regarder dossier par dossier. Ça va vouloir dire une contribution du gouvernement du Québec. Je n’ai pas l’intention de continuer d’attendre après le gouvernement fédéral parce que le programme du gouvernement fédéral ne s’applique pas à beaucoup de dossiers, incluant dans Maskinongé. Il y aura des rencontres pour qu’on soit capable d’avoir un plan concrètement pour chaque résidence de Maskinongé pour être capable ensuite de faire des ententes», a déclaré M. Legault

En rencontre avec les élus du comté, M. Legault a également insisté sur l’importance de relancer l’économie le plus rapidement possible. «On a transféré des fonds aux MRC pour être capables d’aider les petites entreprises avec des fonds locaux d’investissement. J’ai relancé un appel aux préfets pour que toute l’aide soit donnée à toutes les entreprises en difficulté, puis encore plus aux entreprises qui ont des projets de développement. On va avoir plus de pouvoirs chez Investissement Québec Mauricie. C’est très important qu’on relance l’économie le plus vite possible», ajoute le premier ministre, qui ajoute avoir bien senti l’exaspération de plusieurs élus quant aux délais relatifs aux évaluations environnementales.

François Legault a profité de son passage en Mauricie pour rencontrer tous les maires du comté de Maskinongé.

© STÉPHANE LESSARD François Legault a profité de son passage en Mauricie pour rencontrer tous les maires du comté de Maskinongé.
«J’ai senti un certain support à notre projet de loi 61 pour réduire la durée des évaluations environnementales, j’ai senti une certaine frustration même. Il faut réduire les délais pour la construction des infrastructures. Que ce soit Internet haute vitesse, que ce soit les infrastructures routières, actuellement c’est très long avant d’obtenir les autorisations», considère François Legault.

Avec Le Nouvelliste par Paule Vermot-Desroches

Côte d’Ivoire : le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly est décédé

juillet 8, 2020

Amadou Gon Coulibaly à Abidjan, le 8 décembre 2019.

Amadou Gon Coulibaly à Abidjan, le 8 décembre 2019. © Issam Zejli pour JA

 

Premier ministre et candidat du RHDP à la présidentielle d’octobre, Amadou Gon Coulibaly est décédé ce mercredi à Abidjan.

Le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly est décédé ce mercredi 8 juillet, à Abidjan. Annoncée par Jeune Afrique, l’information a été confirmée dans la soirée par Patrick Achi, le secrétaire général à la présidence ivoirienne, sur les antennes de la RTI.

« La Côte d’Ivoire est en deuil, a-t-il annoncé, lisant un message du président Alassane Ouattara. J’ai la profonde douleur de vous annoncer que le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly nous a quittés en début d’après-midi, après avoir pris part au conseil des ministres. »

Le chef de l’État a, toujours par la voix de Patrick Achi, présenté ses « condoléances les plus attristées » à la famille du défunt, dont il a salué la mémoire et la « grande loyauté ». « Je rends hommage à mon jeune frère, mon fils, Amadou Gon Coulibaly, qui a été pendant trente ans mon plus proche collaborateur. »

Selon nos sources, il a été victime d’un malaise en plein conseil des ministres en début d’après-midi et a été transféré par ambulance vers la Polyclinique internationale Sainte Anne-Marie (PISAM), située dans la commune de Cocody, à Abidjan.

Amadou Gon Coulibaly était rentré à Abidjan le 2 juillet, après deux mois d’hospitalisation en France. Nous l’avions rencontré la veille, à l’hôtel La Réserve, dans le 8ème arrondissement de Paris. Souriant, « motivé » à l’idée d’enfin battre campagne, il s’était confié à Marwane Ben Yahmed, le directeur de la publication de Jeune Afrique : « J’ai pleinement conscience des responsabilités qui pèsent sur mes épaules comme de l’ampleur de la tâche. Mais le RHDP [Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix] est une équipe soudée, pétrie de talents, qui saura m’aider à convaincre les Ivoiriens de l’intérêt de notre projet et m’accompagner vers la victoire. » Il s’était dit conscient aussi des interrogations qu’avaient soulevées son absence prolongée et son hospitalisation.

Problèmes cardiaques

Le 2 mai, il avait été évacué en urgence à Paris en pleine pandémie de Covid-19 pour des problèmes cardiaques. Pris en charge à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, il y avait effectué une coronarographie et s’y était fait poser un stent. Mais son séjour, qui devait initialement durer « quelques semaines » s’était finalement prolongé, en raison d’une seconde hospitalisation début juin.

Âgé de 61 ans, Amadou Gon Coulibaly était le candidat du RHDP (au pouvoir) à l’élection présidentielle d’octobre. Il devait être formellement investi début août à Yamoussoukro.

Avec Jeune Afrique

 

France/Remaniement: après la nomination de Jean Castex, un week-end chargé attend Emmanuel Macron

juillet 3, 2020
Photo de BrazzaNews.
Jean Castex

 

Le chef de l’État et son nouveau premier ministre vont consulter ce week-end afin de constituer le nouveau gouvernement. La future équipe devrait être prête pour mercredi au plus tard, à l’occasion du Conseil des ministres.

Le premier étage de la fusée. Si Jean Castex a été nommé ce vendredi comme premier ministre, le grand bouleversement est loin d’être achevé. Le nouveau locataire de Matignon, qui succède à Édouard Philippe, doit désormais se mettre d’accord avec Emmanuel Macron sur la composition du futur gouvernement. Dans un bref communiqué, envoyé vendredi matin, l’Élysée annonçait simplement «de nouveaux talents», et «de nouvelles méthodes de gouvernement», sans lever le voile sur les équilibres qui seraient recherchés. La composition de la nouvelle équipe devrait toutefois être connue d’ici mercredi 8 juillet au plus tard, date prévue du prochain Conseil des ministres.

Les discussions entre le chef de l’État et son nouveau premier ministre vont donc s’intensifier dans les prochaines heures. D’autant que les profils retenus devront ensuite passer sous la loupe de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). L’instance, créée par François Hollande en 2014, surveille notamment les potentiels conflits d’intérêts des ministrables. En quelques années seulement, ses investigations ont déjà coûté leur poste à plusieurs membres du gouvernement.

De son côté, l’ancien premier ministre Édouard Philippe va profiter du week-end pour retourner dans sa ville du Havre. Largement réélu dans la cité portuaire qu’il a déjà dirigée entre 2010 et 2017, il doit être réinstallé dans le fauteuil de premier édile ce dimanche, à l’occasion d’une réunion du Conseil municipal.

Avec Le Figaro par Pierre Lepelletier