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Malawi : élu président, l’opposant Lazarus Chakwera a prêté serment

juin 29, 2020

Lazarus Chakwera prête serment, le 28 juin 2020, au Malawi.

Lazarus Chakwera prête serment, le 28 juin 2020, au Malawi. © Thoko Chikondi/AP/SIPA

 

Le chef de l’opposition malawite, Lazarus Chakwera, a prêté serment dimanche 28 juin comme chef de l’État au lendemain de sa victoire à la présidentielle, organisée après l’annulation de la réélection du sortant Peter Mutharika.

« Je jure solennellement de remplir les fonctions de président de la République du Malawi et de préserver et défendre la Constitution », a déclaré Lazarus Chakwera lors d’une cérémonie à Lilongwe, la capitale.

Le vice-président Saulos Chilima, qui avait rompu avec Peter Mutharika et s’était allié au chef de l’opposition, a également prêté serment en tant que vice-président.

Le Malawi est le deuxième pays d’Afrique subsaharienne à avoir annulé une élection présidentielle, après le Kenya en 2017. Mais il est le premier au cours duquel le nouveau scrutin a consacré la défaite du sortant.

Au terme de quatre longues journées de dépouillement, le président de la commission électorale (MEC) Chifundo Kachale a de fait confirmé la large victoire de Lazarus Chakwera, ancien pasteur évangéliste de 65 ans, avec 58,57% des suffrages. Il devance Peter Mutharika, 79 ans, au pouvoir depuis 2014, de plus de 800 000 voix.

Après l’annulation de la réélection du président sortant en mai 2019, en raison de fraudes massives, plus de 4 millions d’électeurs avaient voté mardi pour la deuxième fois en un an. 

« Désir de changement »

Se disant « empli d’une joie indescriptible », le nouveau président a remercié ses concitoyens : « c’est un honneur forgé au creuset de votre désir et de votre aspiration au changement ».

Dans un discours sur la place de la Liberté de Lilongwe, il s’est engagé à rétablir « la confiance dans la possibilité d’avoir un gouvernement au service » de la population, mais aussi à être le président de tous les Malawites.

« Beaucoup d’entre vous n’ont pas voté pour moi et peut-être que la perspective de ma présidence suscite chez vous de la crainte », a-t-il lancé. « Mais le Malawi est votre pays aussi (…) donc, tant que je serai son président, vous aussi vous épanouirez », leur a-t-il assuré. Le nouveau président a fait campagne en dénonçant l’échec économique et la corruption du régime de Peter Mutharika.

Silence de Mutharika

Ce dernier ne s’est pas exprimé depuis la proclamation de sa défaite samedi. Quelques heures auparavant, il avait toutefois dénoncé des irrégularités lors du vote.

Son Parti démocratique progressiste (DPP) avait de son côté exigé l’annulation pure et simple des résultats, faisant état d’intimidations et de violence contre ses scrutateurs, laissant augurer d’une nouvelle bataille devant la justice. Mais la commission électorale a rejeté ces allégations.

Plusieurs dirigeants et personnalités du continent ont félicité dimanche le nouveau président malawite, parmi lesquels le président kényan Uhuru Kenyatta, et le Sud-Africain et président en exercice de l’Union africaine Cyril Ramaphosa qui a félicité « le peuple du Malawi pour ces élections pacifiques ».

Par Jeune Afrique avec AFP

 

Burundi : le président Évariste Ndayishimiye a prêté serment

juin 18, 2020

Evariste Ndayishimiye et son épouse Angélique Ndayubaha à Bujumbura, le 16 mai 2020.

Evariste Ndayishimiye et son épouse Angélique Ndayubaha à Bujumbura, le 16 mai 2020. © AFP

 

Le président burundais a été investi jeudi à Gitega avec deux mois d’avance sur la date prévue, après le décès soudain de son prédécesseur Pierre Nkurunziza. Il prend la tête d’un pays divisé, isolé, appauvri et confronté à la pandémie de Covid-19.

Le nouveau président burundais, Évariste Ndayishimiye, a prêté serment jeudi 18 juin, succédant ainsi à Pierre Nkurunziza. « Devant Dieu le tout-Puissant, devant le peuple burundais, seul détenteur de la souveraineté nationale, moi Évariste Ndayishimiye, président de la République du Burundi, je jure fidélité à la Charte de l’Unité nationale, à la Constitution de la République du Burundi, et à la loi…», a déclaré le chef de l’État en prêtant serment dans un stade à Gitega, la capitale administrative du pays.

Élu à la présidentielle du 20 mai, Évariste Ndayishimiye devait initialement prendre ses fonctions le 20 août, à la fin du mandat de Pierre Nkurunziza. Le décès subit de ce dernier le 8 juin, à l’âge de 55 ans après 15 années au pouvoir, officiellement d’un « arrêt cardiaque », a changé la donne.

Pour éviter une période d’incertitude qui aurait pu déstabiliser le Burundi, dont l’histoire est jalonnée de crises politiques meurtrières et d’une longue guerre civile (300 000 morts entre 1993 et 2006), le parti au pouvoir, le CNDD-FDD, a décidé d’accélérer la transition.

La Cour constitutionnelle, acquise à l’exécutif, avait décidé qu’Évariste Ndayishimiye devait débuter son mandat de sept ans le plus tôt possible, sans période d’intérim. À la mort de Pierre Nkurunziza, qui l’avait présenté comme son « héritier », le général Ndayishimiye s’est engagé à « poursuivre son œuvre ».

« Obstacles et réticences »

Le nouveau chef de l’État est l’un des acteurs clés d’un pouvoir qui a mené une répression meurtrière ayant fait plus de  200 morts et conduit 400 000 Burundais à l’exil, après la candidature controversée de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat en avril 2015.

Il n’a pas empêché les exactions à l’encontre des opposants, militants des droits de l’homme et journalistes indépendants, commises notamment par les Imbonerakure, la ligue de jeunesse du CNDD-FDD. Malgré tout, il n’a pas personnellement été mis en cause dans de tels abus, et est perçu comme plus tolérant que son prédécesseur et ne faisant pas partie de la frange la plus intransigeante du régime.

La disparition de Pierre Nkurunziza, qui devait rester très influent, pourrait lui donner les coudées un peu plus franches. Mais les analystes s’interrogent sur sa capacité à s’affranchir du groupe de généraux qui détiennent la réalité du pouvoir et à réconcilier un pays encore traumatisé par la crise de 2015.

S’il cherche à réformer, « il risque de se heurter à des obstacles, à des réticences de la part de ces généraux qui ont intérêt à se protéger », prévoit Carina Tertsakian, de l’Initiative pour les droits humains au Burundi.

Son attitude à l’égard du principal parti d’opposition, le Conseil national pour la liberté (CNL) d’Agathon Rwasa, qui avait dénoncé une « mascarade électorale », sera un premier indice de ses intentions.

Le défi du Covid-19

La communauté internationale, dont les principaux bailleurs de fonds du Burundi (UE, Belgique, Allemagne…), qui depuis 2015 lui imposent des sanctions, paraît prête à laisser sa chance à Évariste Ndayishimiye. Il a lancé quelques signes d’ouverture à son intention et pourrait chercher à sortir son pays de son isolement, si préjudiciable sur le plan économique.

Le Burundi est classé parmi les trois pays les plus pauvres au monde par la Banque mondiale, qui estime que 75 % de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté, contre 65 % à l’arrivée au pouvoir de Pierre Nkurunziza en 2005.

Évariste Ndayishimiye avait promis lors de la campagne de faire de l’éradication de la pauvreté et du développement du pays sa priorité. Son premier défi sera toutefois l’épidémie de nouveau coronavirus. Pierre Nkurunziza avait maintenu les élections et refusé de confiner la population, en assurant que le Burundi en était protégé par la « grâce divine ».

Mais les Burundais se demandent aujourd’hui si l’ex-président, qui selon une source médicale contactée par l’AFP était en « détresse respiratoire » au moment de sa mort, n’a pas lui-même succombé à cette maladie.

Le Burundi a officiellement recensé 104 cas de Covid-19 pour un seul décès. Ce bilan laisse sceptiques bien des médecins, selon lesquels de nombreux cas et décès de personnes présentant les symptômes du virus ont été exclus des chiffres officiels.

Après l’avoir longtemps ignorée, les autorités semblent avoir pris conscience de la gravité de la situation et ont un peu infléchi leur discours ces derniers jours. Évariste Ndayishimiye pourrait ainsi consacrer une partie de son discours d’investiture à l’épidémie.

Par Jeune Afrique avec AFP

RDC/Décès à la présidence : le personnel soumis aux tests de la covid-19 et d’empoisonnement

juin 3, 2020

 

Le conseiller spécial du chef de l’État chargé de la couverture santé universelle a révélé que les rumeurs autour des morts en cascade déplorés ces derniers temps à la présidence de la République devraient être analysées.

 

Les décès en série qui ont eu lieu ces derniers temps à la présidence de la République ont donné lieu à toute forme de spéculations. D’aucuns sont ceux qui ont attribué cette situation à l’empoisonnement collectif du personnel de la première institution du pays alors qu’aucune déclaration officielle dans ce sens n’a été faite pour confirmer ces allégations. Dans différents milieux, en effet, cette thèse a circulé jusqu’à forger des convictions autour de ce qui paraît, aux yeux de nombreux congolais, pour une évidence. Malgré les mises au point du porte-parole du chef de l’Etat tendant à écarter l’hypothèse d’empoisonnement, le doute persiste toujours.

Le fait que les membres de l’UDPS soient les principales victimes de ce qui ressemble à une série criminelle aura ravivé les suspicions jusqu’à indexer les délégués de l’UNC prestant au cabinet du chef de l’Etat. Et pourtant, ces derniers n’arrêtent de clamer leur innocence dans cette tragédie macabre dont les auteurs, argue-t-on, pourraient vraisemblablement être des agents extérieurs. « L’UNC et l’UDPS sont en alliance dans la conduite des affaires de l’Etat et il serait inadmissible que leurs délégués développent une méfiance réciproque qui ne ferait pas avancer la République », a réagi un analyste politique.

C’est aux fins d’en savoir un peu plus sur ces morts à la pèle que la Présidence de la République a résolu de soumettre son personnel aux tests d’empoisonnement et à la covid-19. En effet, depuis le lundi 1er juin, les agents et cadres œuvrant au cabinet du chef de l’Etat  se relaient au centre de santé situé sur le site présidentiel pour procéder aux tests volontaires. « Nous avons pris des précautions pour analyser les rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux faisant état des décès à répétition par empoisonnement à la Présidence », a indiqué le conseiller spécial du chef de l’État chargé de la couverture de santé universelle dans une récente intervention médiatique.

Pour le Dr Roger Kamba, la présidence de la République prend tout au sérieux et essaie de répondre à tous les questionnements liés aux décès enregistrés au cabinet du chef de l’Etat de manière objective. « Les résultats seront publiés afin d’éclairer les zones d’ombres (…) Il n’y a pas de secret. Le seul secret, c’est la méthode de travail. Après, la présidence de la République doit pouvoir communiquer et donner l’information à la population. Elle est inquiète et elle le manifeste de plusieurs manières », a-t-il ajouté.   A noter que face à la persistance de la rumeur autour de l’empoisonnement présumé du personnel de la Présidence, celle-ci a pris un train de mesures pour protéger ses travailleurs. Il s’agit, entre autres, de la réduction drastique du nombre des collaborateurs dans les différents services pour éviter les contaminations à la Covid-19 et l’adoption du télétravail comme nouveau mode de travail afin de parer à toute éventualité.

 

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

RDC : décès de Mgr Gérard Mulumba, oncle de Félix Tshisekedi et chef de la Maison civile du président

avril 15, 2020

Le religieux a pris sa retraite apostolique en 2017.

Le religieux a pris sa retraite apostolique en 2017. © Colin Delfosse pour Jeune Afrique

 

Frère de l’emblématique opposant, feu Étienne Tshisekedi, et oncle de l’actuel président, Mgr Gérard Mulumba occupait les fonctions de chef de la Maison civile à la présidence congolaise. Il est décédé des suites du coronavirus.

Personnage discret mais incontournable dans l’entourage du président Félix Tshisekedi, Gérard Mulumba, l’oncle du chef de l’État, est décédé dans la nuit de mardi à mercredi des suites du coronavirus. Il était âgé de 82 ans. L’information a été confirmée, ce mercredi 15 avril, par des proches du prélat congolais.

Gérard Mulumba occupait, depuis mai 2019, la fonction stratégique de chef de la Maison civile. À ce titre, il était chargé de la gestion de l’intendance et de la logistique des résidences et des sites présidentiels privés, ainsi que du secrétariat du chef de l’État et du service médical présidentiel.

Voie ecclésiastique

Mais Mgr Mulumba n’a pas toujours goûté à ce milieu politique kinois, et ce en dépit d’une filiation ô combien symbolique en République démocratique du Congo (RDC). Frère cadet de l’opposant historique Étienne Tshisekedi, Mulumba avait très tôt privilégié la voie ecclésiastique. Ordonné prêtre en 1967, ce diplômé de théologie avait effectué un bref passage par la Belgique avant de regagner le Zaïre de Mobutu au début des années 1970.

Alors que son frère, ancien cadre de l’administration du maréchal, choisit la voie de la contestation et fonde l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), en 1982, lui poursuit son ascension. En marge des tumultes politiques de la capitale, il devient, en 1989, l’évêque de Mweka, dans la province du Kasaï. « Du fait de l’identité de mon frère, il y a toujours eu des soupçons et des calomnies à mon égard. J’ai été plusieurs fois interpellé ! », racontera-t-il à Jeune Afrique au sujet de cette période. Il occupera néanmoins ces fonctions pendant 28 ans avant d’en être relevé, début 2017, en raison de son âge avancé (79 ans à l’époque).

À la mort du Sphinx de Limete, le 1er février 2017,  il écope, en vertu de sa position d’aîné de la fratrie, de la délicate mission d’organiser les funérailles de l’opposant. S’en suivent plusieurs mois de négociations infructueuses avec le régime, déterminé à ne pas faciliter le rapatriement du corps et l’organisation des obsèques de celui qui fut le principal adversaire politique de Joseph Kabila. Étienne Tshisekedi aura finalement droit à ses funérailles nationales fin mai 2019, quelques jours à peine après la nomination de Mulumba à la Maison civile. Tout un symbole pour celui qui revendiquait le rôle de « conseiller spirituel » dans le premier cercle du président, dont il gérait aussi les affaires privées.

Avec Jeuneafrique par Romain Gras

RDC/Affaire de 100 jours : Filimbi invite Vital Kamerhe à démissionner de ses fonctions

avril 14, 2020

En renonçant de ses fonctions de directeur de cabinet du chef de l’Etat, le leader de l’UNC, à en croire le mouvement citoyen Filimbi, facilitera la poursuite de l’instruction  pour connaître la vérité.

 

Conduit à l’ex-prison centrale de Makala, le 8 avril,  dans le cadre des enquêtes sur les fonds alloués au programme d’urgence de 100 jours du président de la République, Vital Kamerhe est toujours sur la sellette. Alors qu’il a intimé l’ordre à ses affidés membres du parti de ne pas engager l’Union pour la nation congolaise (UNC) sans son aval, d’aucuns continuent à prendre la liberté de s’exprimer à son sujet. Si, pour les membres de son parti, l’ex-directeur de cabinet de Félix Tshisekedi fait l’objet d’une chasse à l‘homme dissimulant des motivations politiques; pour ses pourfendeurs, il fait les frais de ses propres turpitudes.

Dans un communiqué du dimanche 12 avril, le mouvement Citoyen Filimbi considère la détention préventive de l’incriminé comme « un message fort destiné à toutes celles et ceux qui abusent des biens publics au détriment de la majorité, tout en se considérant comme des intouchables ». Pour ce mouvement associatif, il était plus que temps que la justice se mêle du dossier relatif à l’exécution du programme intérimaire de 100 jours au regard des faits de mégestion qui l’a caractérisé avec, en première ligne, le directeur de cabinet du chef de l’Etat, à l’époque point focal de toutes les transactions en l’absence du gouvernement. « Nous encourageons M.Vital Kamerhe, qui jouit encore de la présomption d’innocence, à collaborer avec la justice et lui recommandons de démissionner de sa fonction de directeur de cabinet du chef de l’Etat, afin de faciliter la poursuite de l’instruction », suggère le mouvement citoyen Filimbi.

Bien plus, cette association d’éveil patriotique exhorte, par ailleurs, la justice à ne pas se limiter uniquement au dossier Vital Kamerhe, et à fouiner dans les multiples autres dossiers suffisamment documentés qui touchent la période d’avant la prestation de serment de l’actuel président de la République. Au nombre des dossiers restés pendants et en attente de l’ouverture d’une enquête, il est cité, entre autres, l’émission des passeports biométriques en cours de validité jusqu’au mois de juin prochain, le parc agro-industriel Bukanga Lonzo, les « Panama Papers », les détournements à la Gécamines, les surfacturations de la Céni et tant d’autres encore, les uns aussi rocambolesques que les autres.

 

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

Angola : Isabel dos Santos envisage de briguer la présidence

janvier 16, 2020

Isabel dos Santos, Chairwoman of Sonangol, speaks during a Reuters Newsmaker event in London, Britain, October 18, 2017. REUTERS/Toby Melville - RC147A8AF7D0

Isabel dos Santos, Chairwoman of Sonangol, speaks during a Reuters Newsmaker event in London, Britain, October 18, 2017. REUTERS/Toby Melville – RC147A8AF7D0 © toby melville/REUTERS

 

La milliardaire Isabel dos Santos, accusée par la justice angolaise de détournements de fonds publics, a évoqué l’hypothèse d’une candidature à la présidence de son pays dans un entretien accordé à un média portugais.

Isabel dos Santos n’exclue pas d’occuper un jour, comme son père, José Eduardo dos Santos,  le fauteuil présidentiel en Angola. « C’est possible », a-t-elle indiqué lors d’un entretien diffusé mercredi soir par la radio-télévision publique portugaise (RTP).

« Je ferai tout ce que j’aurais à faire pour défendre et servir ma terre et mon pays », a-t-elle déclaré, sans autre détail.  A deux ans des élections présidentielles, ces propos ont une résonance particulière, d’autant plus que la femme d’affaires rencontre actuellement des problèmes avec la justice de son pays.

Soupçons de détournement de fonds

Le mois dernier, un tribunal de Luanda a ordonné le gel des comptes bancaires et des actifs de la femmes d’affaires, présentée comme la femme la plus riche d’Afrique, dans plusieurs entreprises angolaises.

La justice la soupçonne d’avoir détourné, avec son époux le Congolais Sindika Dokolo et un homme d’affaires portugais, plus d’un milliard de dollars des comptes des entreprises publiques Sonangol (pétrole) et Endiama (diamants).

Depuis plusieurs semaines, Isabel dos Santos, 46 ans, nie farouchement ces allégations dans la presse et sur les réseaux sociaux et crie au « règlement de comptes politique ». « Il n’est pas possible d’utiliser de manière sélective la prétendue lutte contre la corruption pour neutraliser ceux que l’on pense être de futurs candidats politiques », a-t-elle estimé lors de son entretien à la RTP.

Depuis la venue du président João Lourenço en 2017, le clan Dos Santos a été  écartés de plusieurs institutions, des entreprises publiques et de l’appareil sécuritaire du pays au nom de la lutte contre la corruption.

Fin 2017, le nouveau président a notamment mis fins aux fonctions d’Isabel dos Santos à la tête de la toute-puissante compagnie pétrolière nationale Sonangol, qu’elle a dirigée pendant un an. Son demi-frère Jose Filomeno dos Santos est jugé depuis décembre à Luanda, soupçonné de détournements de fonds alors qu’il dirigeait le fonds souverain du pays.

Jeuneafrique.com avec AFP

Gabon : Ike Ngouoni Aila Oyouomi, porte-parole de la présidence, interpellé à Librevill

novembre 21, 2019

Ike Ngouoni Aila Oyouomi

Ike Ngouoni Aila Oyouomi © DR

 

Ike Ngouoni Aila Oyouomi, proche de Brice Laccruche Alihanga, porte-parole de la présidence et conseiller d’Ali Bongo Ondimba, a été interpellé jeudi par la Direction générale des services spéciaux (DGSS).

C’est sur les coups de 11 h 45, heure de Libreville, qu’Ike Ngouoni Aila Oyouomi, porte-parole de la présidence et conseiller politique en charge de la communication auprès du chef de l’État, Ali Bongo Ondimba (ABO), a été interpellé par des éléments de la Direction générale des services spéciaux (DGSS), comme l’a confirmé son avocat à Jeune Afrique.

À l’heure où nous écrivions ces lignes, ce proche de Brice Laccruche Alihanga, ancien directeur de cabinet d’ABO, était toujours interrogé dans le cadre d’une opération de police lancée il y a plus d’une semaine et ayant conduit à l’interpellation de plusieurs cadres d’entreprises publiques, parapubliques et d’établissements bancaires.

« Allure de règlement de comptes »

Parmi les autres personnes arrêtées et interrogées, plusieurs proches de l’ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo Ondimba, Brice Laccruche Alihanga (BLA), et de son Association des jeunes émergents volontaires, comme Ismaël Ondias Souna, ancien directeur général de la Caisse de stabilisation et de péréquation (Caistab), et Renaud Allogho Akoue, ancien directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS)

Dans l’attente des suites de l’enquête, les avocats des interpellés ont fait part de leurs inquiétudes quant à son déroulement. « Nous interpellons le gouvernement et les autorités judiciaires sur les risques de discrédit qui pèsent sur ces enquêtes qui prennent l’allure de règlement de comptes », ont-ils déclaré dans un communiqué dont Jeune Afrique a eu copie.

Jeuneafrique.com par Georges Dougueli et Mathieu Olivier

Somalie: les shebab revendiquent une attaque près de la présidence

juillet 14, 2018

Des jeunes somaliens regardent et photographient la carcasse d’un véhicule des insurgés shebab qui a explosé près du palais présidentiel à Mogadiscio le samedi 14 juillet 2018 / © AFP / Mohamed ABDIWAHAB

Les insurgés shebab ont revendiqué samedi une attaque à la double voiture piégée près de la présidence somalienne, dernier raid en date de ces jihadistes affiliés à Al-Qaïda.

Une première voiture chargée d’explosifs a foncé sur une barrière de sécurité, tandis qu’un autre véhicule a explosé à un autre checkpoint près de l’entrée principale du palais présidentiel à Mogadiscio, a indiqué Abdulahi Ahmed, un haut responsable sécuritaire local.

Des assaillants ont ensuite tenté de se diriger vers le complexe présidentiel, prélude à des échanges de feu avec les forces de sécurité locales, a ajouté ce responsable.

« Trois assaillants ont été tués et deux véhicules ont explosé. Nous n’avons pas plus de détails », a souligné M. Ahmed, précisant que de nombreux civils avaient été blessés dans ce nouveau raid.

Les shebab somaliens, un groupe armé affilié à Al-Qaïda, ont revendiqué cette attaque dans un communiqué. Les shebab avaient déjà revendiqué la semaine dernière une attaque contre le ministère de la Sécurité, fatale à cinq civils selon la police locale.

Les forces de sécurité somaliennes tiennent la garde près du palais présidentiel après une attaque à la double voiture piégée revendiquée par les insurgés shebab le 14 juillet 2018 à Mogadiscio / © AFP / Mohamed ABDIWAHAB

Les shebab ont juré la perte du gouvernement fédéral, soutenu par la communauté internationale et les 20.000 hommes de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

Chassés de Mogadiscio en 2011, ils ont ensuite perdu l’essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides y compris dans la capitale somalienne.

Romandie.com avec(©AFP / 14 juillet 2018 15h40)

Paraguay: le président Cartes renonce à écourter son mandat

juin 26, 2018

Le président du Paraguay, Horacio Cartes, lors d’une cérémonie à Asuncion, le 18 janvier 2018 / © AFP/Archives / NORBERTO DUARTE

Le président du Paraguay, Horacio Cartes, a renoncé mardi à écourter son mandat, dont il reste deux mois et demi, faute d’avoir pu obtenir son siège de sénateur comme il le souhaitait.

« Je m’adresse à Votre honneur pour retirer ma décision de quitter mes fonctions de président, présentée le 28 mai et qui n’a pas été étudiée par le Parlement », a déclaré le président dans une lettre adressée à la présidence du Sénat.

L’élection de M. Cartes comme sénateur lors des élections générales du 22 avril avait créé la polémique au Paraguay, où les ex-présidents disposent généralement d’un siège de sénateur à vie mais sans droit de vote au sein de l’hémicycle.

Pour faciliter son investiture parlementaire, Horacio Cartes avait décidé d’écourter son mandat, mais il n’a pas obtenu le quorum nécessaire pour que le Parlement entérine sa démission.

« Je vois avec une grande peine que certains législateurs ne veulent pas que soit respectée la volonté populaire du 22 avril, donc je retire ma démission », a-t-il annoncé sur son compte Twitter.

M. Cartes, du Parti Colorado, un parti de droite au pouvoir depuis des décennies au Paraguay, avait été le candidat ayant recueilli le plus de voix aux élections sénatoriales.

Mais l’opposition et un groupe de parlementaires du Parti Colorado partisans du président élu, Mario Abdo Benitez, ont refusé d’entériner sa démission. M. Benitez prendra ses fonctions le 15 août.

Si cette démission avait été validée, Alicia Pucheta, une magistrate de 68 ans, était appelée à présider de manière provisoire le Paraguay, une première dans ce pays sud-américain où l’accès des femmes aux responsabilités est un des plus faibles d’Amérique latine.

Romandie.com avec(©AFP / 26 juin 2018 22h13)

Congo: Jean-Dominique Okemba nettoie les écuries de la présidence

mai 24, 2018

 

Jean Dominique OKEMBA, le putschiste en préparation chasse les proches de Nianga MBOUALA de la présidence de la République.

Après 5 jour de la fin du procès aujourd’hui le colonel Ondaye Félix chargé de la documentation à la DGSP, le capitaine Akouangue, le commandant Ibara Nguevo dit le barbus comme Nianga Mbouala sont relevés de leurs fonctions et chassés de la présidence pour avoir été cités par Nianga Mbouala, lors du procès de Norbert Dabira, sans qu’ on ne sache s’ils avaient fait leur travail ou non.

Ainsi des remplaçants ont vite été trouvés:

  • Le colonel ONDAYE Fulbert Félix a été limogé de la présidence aussitôt remplacé par OKANDZI Constant Patrick;
  • Le capitaine AKOUANGUE, limogé est aussitôt remplacé par AKOLI Guy Médard;
  •  Le commandant IBARA NGUEVO le barbus comme Nianga MBOUALA, limogé est aussitôt remplacé par LEBELA Alphonse.

 

Photo de BrazzaNews.

Avec Brazzanews.fr