Posts Tagged ‘Présidence’

Mali: Le colonel Assimi Goita investit président de transition du Mali: vers des élections en 2002?

juin 7, 2021

Avec France24

Transition au Mali : le discours d’investiture d’Assimi Goïta très attendu

juin 7, 2021

Avec France24

Mali : la Cedeao entérine la nomination d’Assimi Goïta à la présidence

mai 31, 2021
Assimi Goïta, le 15 septembre à Accra.

Si le Mali est suspendu des instances de la Cedeao, et que les chefs d’État ouest africains ont condamné le second coup d’État mené en moins d’un an par Assimi Goïta, ils sont restés silencieux sur la désignation de ce dernier au poste de président.

Contrairement à ce que les chefs d’État avaient décidé après le coup d’État du 18 août 2020 contre Ibrahim Boubacar Keïta, les chefs d’État de la Cedeao n’ont, cette fois, pas voulu recourir aux sanctions économiques à l’encontre du Mali. En tout cas, pas dans l’immédiat.

La réunion d’Accra s’est tenue dimanche 30 mai 2021 alors que, vendredi, la Cour constitutionnelle malienne a déclaré le colonel Assimi Goïta président de la transition, prenant donc acte de la nouvelle donne à Bamako, et parachevant le putsch mené le 24 mai dernier par le chef de la junte qui avait déjà poussé IBK à la démission.

Alassane Ouattara, le président de la Côte d’Ivoire, Muhammadu Buhari, le président nigérian, ou encore Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, ont participé à ce sommet extraordinaire, auquel le colonel Goïta avait également été convié, mais n’a pas participé aux discussions à huis clos.

Dans leur communiqué final, les chefs d’État « exigent la libération immédiate de l’ancien président et du Premier ministre de la Transition qui sont assignés à résidence » depuis leur arrestation le 24 mai par les hommes d’Assimi Goïta.  Ils « condamnent ce récent coup d’État », qui constitue une « violation » de la charte de la transition ainsi que des engagements pris par les autorités maliennes lors du sommet qui s’était tenu le 15 septembre 2020, au Ghana.

La Cedeao prend acte

Condamnant « toutes les actions qui ont conduit à l’instabilité persistante au Mali et ses conséquences dans la région », la Cedeao a donc décidé de « suspendre le Mali de toutes les institutions rattachées à la Cedeao ».

L’organisation régionale appelle en outre à la nomination immédiate d’un « nouveau Premier ministre civil » et à la formation d’un « nouveau gouvernement inclusif » afin de poursuivre le programme de transition. Elle réclame également le respect de la période de transition fixée à dix-huit mois et, donc l’organisation d’élections au plus tard le 27 février 2022 pour que le pouvoir soit transmis aux civils.

Rappelant l’engagement pris lors du sommet d’Accra sur l’impossibilité pour les personnalités ayant exercé les fonctions de vice-président et de Premier ministre de la transition de « quelles que soient les circonstances, être candidates à l’élection présidentielle à venir ».

La Cedeao enjoint par ailleurs aux organisations internationales (Union africaine, Nations unies et Union européenne), de « continuer de soutenir le Mali » dans la mise en œuvre de la transition.

Si les termes peuvent paraître fermes, l’option choisie par la Cedeao est clairement celle de la reconnaissance de l’état de fait. Les chefs d’État ouest-africains n’ont ainsi, à aucun moment, nommément cité Assimi Goïta dans leur communiqué final. En réclamant la nomination d’un nouveau Premier ministre et d’un nouveau gouvernement, ils prennent acte de la désignation du militaire en tant que président de la transition.

Mise en garde de Macron

Les débats ont été intenses au sein de la Cedeao. Le président ivoirien Alassane Ouattara, particulièrement impliqué dans le dossier, était partisan d’une ligne « dure » à l’encontre d’Assimi Goïta. Mais l’attitude de Bah N’Daw aurait déplu à plusieurs des chefs d’État ouest-africains, qui lui reprochent d’avoir tenu à écarter deux membres de l’ancienne junte du gouvernement – les colonels Sadio Camara (Défense) et Modibo Koné (Sécurité) – malgré l’opposition d’Assimi Goïta et les tentatives de médiations menées, notamment, par le président togolais Faure Gnassingbé.

De son côté, le président français Emmanuel Macron a, dans un entretien accordé au Journal du Dimanche ce 30 mai, mis en garde sur un possible retrait des forces militaires françaises engagées dans la lutte contre les jihadistes. « Au président malien Bah N’daw, qui était très rigoureux sur l’étanchéité entre le pouvoir et les jihadistes, j’avais dit : “L’islamisme radical au Mali avec nos soldats sur place ? Jamais de la vie !” Il y a aujourd’hui cette tentation au Mali. Mais si cela va dans ce sens, je me retirerais », a-t-il assuré. Emmanuel Macron a également affirmé avoir « passé le message » à ses homologues ouest-africains que la France « ne resterait pas aux côtés d’un pays où il n’y a plus de légitimité démocratique ni de transition ».

Par Jeune Afrique

Mali : Bah N’Daw démissionne, Assimi Goïta devient président

mai 26, 2021
Le président de la transition Bah N’Daw, et le vice-président, le colonel Assimi Goïta, lors de la prestation de serment, le 25 septembre 2020 à Bamako.

Le président de la transition, Bah N’Daw, a remis sa démission à son vice-président, Assimi Goïta. Ce dernier devient, de fait, le nouveau chef de la transition.

Moins de 48 heures après avoir démis de leurs fonctions le président de la transition, Bah N’Daw, et son Premier ministre, Moctar Ouane, le colonel Assimi Goïta devient de fait le nouveau président de la transition.

Bah N’Daw a en effet remis, ce mercredi 26 mai, sa démission ainsi que celle de son Premier ministre à celui qui était, jusque-là, son vice-président. Le gouvernement, dont la composition avait été dévoilée le 24 mai, quelques heures avant le coup de force des militaires, est quant à lui dissous.

Point de non-retour

Cette annonce vient confirmer la reprise en main de l’exécutif par le chef de la junte qui a mené le coup d’État contre Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), le 18 août dernier.

Les tensions entre Assimi Goïta et Bah N’Daw s’étaient accrues depuis la reconduction de Moctar Ouane au poste de Premier ministre, le 14 mai dernier. Mais c’est l’annonce de la composition du nouveau gouvernement, lundi soir, qui a constitué le point de non-retour. Assimi Goïta, tenu à l’écart des discussions, contestait en particulier l’éviction de deux de ses fidèles, membres influents de l’ancien Conseil national pour le salut du peuple (CNSP, officiellement dissous en janvier) : les colonels Modibo Koné et Sadio Camara, qui était respectivement ministres de la Sécurité et de la Défense dans le précédent gouvernement.

Interpellés le 24 mai au soir, Bah N’Daw et Moctar Ouane se trouvent depuis au camp militaire de Kati, situé à une quinzaine de kilomètres de Bamako. C’est également le cas du général Souleymane Doucouré, qui devait devenir le nouveau ministre de la Défense, et de Kalilou Doumbia, conseiller spécial de Bah N’Daw.

Par Jeune Afrique

Judo : Thierry Siteny Randrianasokoniaiko élu président de l’UAJ

mai 19, 2021

Au terme du congrès de l’Union africaine de judo (UAJ), le 18 mai à Dakar au Sénégal,  le Malgache Thierry Siteny a été choisi pour diriger la plus haute instance du judo africain.

Thierry Siteny Randrianasokoniaiko/DR

Fin connaisseur du judo, le nouveau patron de l’UAJ a travaillé dans cette structure en qualité de vice-président lors du mandat écoulé.

Devenant le deuxième Malgache a dirigé une organisation continentale de sport après Ahmad Ahmad au football, Thierry Siteny Randrianasokoniaiko a bénéficié de quarante-deux voix sur cinquante et un, dominant ainsi son challenger, le Tchadien Abakar Djermah.

Après son élection, Thierry Siteny Randrianasokoniaiko a appelé toutes les fédérations nationales à la solidarité pour redorer l’image du judo africain dans toutes les structures. Il souhaite, en effet, lutter pour la participation massive des athlètes africains aux jeux olympiques de Paris en France et multiplier le nombre de compétitions de judo sur le continent africain.

L’homme qui conduira durant les quatre prochaines années ce sport de combat est, par ailleurs, président de la Fédération malgache de judo depuis 2009. Il est également à la tête du Comité olympique de son pays et est, en même temps, directeur de développement de la Fédération internationale de judo (FIJ).

Le Congrès de l’UAJ s’est tenu deux jours avant le début du quarandeuxième championnat d’Afrique seniors de judo prévus du 20 au 23 mai au Dakar Arena de Diamniadio. Le Congo est représenté par certains judokas sous la conduite du président Marien Ikama.

Âgé de 69 ans, Thierry Siteny Randrianasokoniaiko est donc le sixième président de l’Union africaine de Judo. Il remplace  à ce poste le Malien Habib Sissoko.

Avec Adiac-Congo par Rude Ngoma

Cuba: Le président Miguel Diaz-Canel prend la tête du Parti communiste

avril 19, 2021

 CUBA: LE PRÉSIDENT MIGUEL DIAZ-CANEL PREND LA TÊTE DU PARTI COMMUNISTE

© Reuters/ALEXANDRE MENEGHINI 

LA HAVANE (Reuters) – Le Parti communiste au pouvoir à Cuba a élu lundi le président Miguel Diaz-Canel au poste de premier secrétaire en remplacement de Raul Castro, rapporte l’agence de presse officielle Prensa Latina.

Cette succession au poste le plus important du régime cubain marque définitivement la fin des six décennies au pouvoir des frères Fidel puis Raul Castro, qui ont conduit la révolution de 1959 à Cuba.

Raul Castro, 89 ans, avait annoncé dès l’ouverture du congrès du Parti communiste cubain vendredi qu’il cèderait la place à une plus jeune génération de dirigeants. Il a déjà laissé la présidence du pays à Miguel Diaz-Canel, 60 ans, en 2018.

Avec Reuters par (Sarah Marsh et Nelson Acosta; version française Bertrand Boucey)

Niger : investi président, Mohamed Bazoum dénonce la « barbarie » des jihadistes

avril 2, 2021
Mohamed Bazoum, le président nigérien, ici lors d’un meeting, a été officiellement investi le 2 avril 2021 à la tête du pays.

Lors de son investiture, le nouveau président Mohamed Bazoum a dénoncé les « crimes de guerre » commis dans son pays par Al-Qaïda et l’État islamique au Grand Sahara, deux groupes dont il a jugé qu’ils menaient leurs attaques au Niger depuis des bases installées au Mali.

Premier passage de relais entre deux présidents démocratiquement élus depuis l’Indépendance, l’investiture de Mohamed Bazoum aurait pu être une fête. Mais pour ses premier mots en tant que président du Niger ce vendredi 2 avril au centre Mahatma Gandhi de Niamey, le successeur de Mahamadou Issoufou a tenu un discours au ton grave.

La cérémonie de prestation de serment du nouveau chef de l’État s’est en effet tenue dans un contexte de crise profonde pour le pays, deux jours après une « tentative de coup d’État » et alors que le Niger a été frappé par une série d’attaques sanglantes ciblant des civils attribuées à l’État islamique au Grand Sahara.

Kaboré, N’Daw, Faure, Déby…

Plusieurs chefs d’État africains avaient fait le déplacement, parmi lesquels le Malien Bah N’Daw, le Burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, le Tchadien Idriss Déby Itno ou encore le Mauritanien Mohamed Ould Ghazouani. Le président togolais Faure Essozimna Gnassingbé était également présent. Le Premier ministre algérien, Abdelaziz Dkerad, avait lui aussi fait le déplacement, accompagné de son ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, représentait le président Emmanuel Macron lors de la cérémonie.

Le Niger est « confronté à l’existence de groupes terroristes dont la barbarie vient de dépasser toutes les bornes », a déploré le président nigérien. Des groupes qui « se livrent à des massacres de civils innocents à grande échelle, commettant à l’occasion de vrais crimes de guerre ».

Le Mali en tête de l’agenda

Mohamed Bazoum a estimé que les chefs de ces groupes « relevaient d’autres pays », assurant que « jamais aucun chef terroriste n’a fait cas de griefs contre [son] État, et encore moins formulé la moindre revendication en sa direction ».

Si le pays doit aussi faire face à Boko Haram dans ses zones frontalières du Nigeria, Bazoum a particulièrement insisté sur la situation sécuritaire dans « la zone des trois frontières », entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso.

Assurant que les dirigeants de l’État islamique au grand Sahara étaient « des ressortissants du Maghreb » et que le groupe avait ses bases « en territoire malien, dans les régions de Ménaka et Gao », le président a dit sa certitude que le combat contre l’organisation « serait très difficile aussi longtemps que l’État malien n’aurait pas exercé la plénitude de sa souveraineté sur ces régions ».

« La situation du Mali a un impact direct sur la sécurité intérieure de notre pays, a-t-il affirmé. C’est pourquoi notre agenda diplomatique sera centré sur le Mali. »

Par Jeune Afrique – Avec AFP

Côte d’Ivoire : Abdourahmane Cissé nommé secrétaire général de la présidence

mars 29, 2021
Abdourahmane Cissé, ancien ministre ivoirien du Pétrole, a été nommé secrétaire général de la présidence ivoirienne ce lundi 29 mars 2021.

Ministre du Pétrole dans le gouvernement sortant, Abdourahmane Cissé a été nommé secrétaire général de la présidence, le poste qu’occupait depuis 2017 Patrick Achi, confirmé au poste de Premier ministre après avoir assuré l’intérim d’Hamed Bakayoko.

Sa nomination par décret a été annoncée ce lundi 29 mars, en début d’après-midi. Abdourahmane Cissé, qui occupait le poste de ministre du Pétrole dans le gouvernement sortant, devient donc le nouveau secrétaire général de la présidence ivoirienne. À 39 ans, cet ingénieur de formation reprend donc le flambeau laissé par Patrick Achi, confirmé au poste de Premier ministre vendredi 26 mars (il y avait été nommé par intérim après le départ pour la France d’Hamed Bakayoko, l’ancien Premier ministre brutalement décédé depuis), à qui Alassane Ouattara a confié la mission de constituer le futur gouvernement dans les jours qui viennent.PUBLICITÉ

Un duo de technocrates

En choisissant Abdourahmane Cissé comme secrétaire général, en tandem avec Patrick Achi à la primature, Alassane Ouattara fait le choix d’un duo de technocrates pour occuper deux postes stratégiques au sommet de l’exécutif. Selon une source proche du Premier ministre, le président l’a informé de son choix lors d’un entretien au palais, ce lundi dans la matinée.

Achi et Cissé seront appelés à travailler ensemble de manière quotidienne : dans le dispositif mis en place par le chef de l’État, le Premier ministre et le secrétaire général de la présidence préparent en effet les réunions du conseil des ministres lors de rencontres régulières au cours desquelles les principaux dossiers sont abordés.

IL A COMMENCÉ SA CARRIÈRE PROFESSIONNELLE EN TANT QUE BANQUIER AU SEIN DE GOLDMAN SACHS INTERNATIONAL

Né en 1981 dans la commune populaire de Treichville, à Abidjan, d’une mère au foyer et d’un père entrepreneur en bâtiment, benjamin d’une fratrie de quatre enfants, Abdourahmane Cissé a suivi de brillantes études. Au sein de l’école publique ivoirienne d’abord, puis en France, où il a intégré l’École polytechnique et l’Institut français du pétrole avant de s’envoler pour les États-Unis, où il a poursuivi son cursus à l’université d’Oklahoma.

Il a commencé sa carrière professionnelle en tant que trader à Goldman Sachs International, à Londres. En 2011, il quitte la prestigieuse banque d’affaires et rentre en Côte d’Ivoire, dans le sillage de l’élection d’Alassane Ouattara.

Ascension fulgurante

Il pénètre dans le sérail par le biais de Téné Birahima Ouattara, ministre des Affaires présidentielles et frère du chef de l’État, qu’il a rencontré à Londres. L’ascension est fulgurante. En 2012, il est nommé conseiller chargé des Finances publiques auprès d’Alassane Ouattara, avant de devenir le chef de cabinet de la ministre de l’Économie et des Finances d’alors, Nialé Kaba. En 2013, le voilà nommé à son premier poste au sein du gouvernement : il devient ministre du Budget et du Portefeuille de l’État.

En 2017, il quitte le gouvernement et devient ministre conseiller spécial auprès du président de la République chargé des Affaires économiques et financières, avant de faire un retour remarqué en prenant la tête du ministère du Pétrole, de l’Énergie et du Développement des énergies renouvelables, le 10 décembre 2018. Un poste où il succède à Thierry Tanoh, qui était alors le dernier ministre issu du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, d’Henri Konan Bédié) encore présent au sein de l’exécutif.

Aux dernières législatives, lors desquelles Alassane Ouattara avait encouragé ses ministres à se présenter, tout en prévenant que ceux qui ne seraient pas élus risquaient de ne pas être reconduits, Abdourahmane Cissé avait fait le choix de ne pas se briguer la députation dans la circonscription de Port-Bouët, bastion du PDCI situé dans le sud d’Abidjan.

Avec jeune Afrique par Baudelaire Mieu – à Abidjan

Football africain : Patrice Motsepe élu président de la CAF

mars 12, 2021

Le milliardaire Sud-Africain, Patrice Motsepe, a été élu par proclamation président de la Confédération africaine de football (CAF), le 12 mars à Rabat, pour la période 2021-2025. Il remplace à ce poste le Malgache Ahmad Ahmad suspendu pour deux ans de toute activité liée au foot.

Le nouveau patron du football africain/DR

Le patron du club Mamelodi Sundows a été plébiscité au terme de la 43e assemblée générale élective(AGE) de la CAF. Patrice Motsepe est devenu le septième président élu de la plus haute instance du football africain, le premier Sud-Africain puis premier anglophone à occuper ce poste prestigieux sur le continent.

 C’est aux côtés de Gianni Infantino, patron de la Fédération internationale de football association (Fifa), qu’un Patrice Motsepe très détendu et très attendu est arrivé à cette AGE. Une Fifa qui a œuvré pour qu’il soit le seul candidat en lice avec les désistements de l’Ivoirien Jacques Anouma, du Sénégalais Augustin Senghor et du Mauritanien Ahmed Yahya et dont Motsepe va devenir le vice-président de facto.

 « C’est vraiment un très grand honneur et un privilège incroyable pour moiJe voudrais remercier mon frère Gianni pour sa vision et ses encouragements pour que nous travaillions dans l’unité et c’est uniquement ainsi que nous pourrons relever les défis posés à l’Afrique. Nous ne pouvons réussir qu’en étant unis », a réagi Patrice Motsepe.

A 59 ans, celui qui figure parmi les hommes les plus riches du continent va devoir redresser un organisme malade. Fouzi Lekjaa, président de la Fédération marocaine et de la Commission des finances de la CAF, a, en effet, invité ses hôtes à redresser la barre rapidement, après quatre années pénibles. « La CAF s’installe dans un déficit annuel autour de 10 millions de dollars. Elle est en train de bouffer ses capitaux, ses fonds propres. Le défi majeur de la nouvelle équipe est d’inverser la courbe, ce qui permettrait à la CAF de jouer son rôle en développant le football », a-t-il lâché peu avant l’élection de Patrice Motsepe.

Plusieurs sources s’accordent du fait que pour relancer l’institution créée en 1957 et basée au Caire, en Egypte, Patrice Motsepe pourra s’appuyer sur cinq vice-présidents, contre trois sous Ahmad. Une augmentation pour assurer une « meilleure représentativité des différentes composantes de la CAF », selon le secrétaire général de cette structure Abdelmounaïm Bah.

Outre l’élection du président, la CAF a également désigné les membres de son comité exécutif et ses représentants au conseil de la Fifa.

Avec Adiac-Congo par Rude Ngoma

Élection à la CAF et dernière ligne du choix

mars 10, 2021

Le congrès de la Confédération africaine de football (CAF) est prévu ce 12 mars à Rabat, au Maroc. Au terme de ce grand rendez-vous, la CAF aura, sans nul doute, une nouvelle équipe dirigeante puisque le président sortant, le Malgache Ahmad Ahmad n’est pas éligible à cause de la sanction du tribunal arbitral de sport. Plusieurs acteurs du football continental sont rangés derrière le milliardaire Sud-Africain Patrice Motsepe.

Logo de la Caf/DR

À quelques jours de l’élection, il n’en reste déjà plus qu’un. L’Ivoirien Jacques Anouma, le Sénégalais Augustin Senghor et le Mauritanien Ahmed Yahya ont renoncé, samedi 6 mars, à se présenter à la présidence de la Confédération africaine de football. Le Sud-Africain Patrice Motsepe reste le seul candidat en lice et fait office de favori.

Les quatre hommes étaient réunis dans la capitale de la Mauritanie Nouakchott pour assister à la finale de la CAN-U-20.  Si sur le terrain le Ghana a pris le meilleur sur l’Ouganda (2-0), le véritable évènement de la soirée s’est déroulé au centre des Congrès où étaient réunis plusieurs dirigeants sportifs.

« Ces quatre messieurs, ici devant vous, je veux les féliciter un par un. Félicitations, Jacques, bravo. Félicitations, Augustin, bravo. Félicitations, Ahmed, mabrouk. Congratulations, Patrice. Ces quatre messieurs ont rendu l’impossible possible. Ils ont montré, ils ont démontré qu’il était possible de faire équipe derrière un projet, derrière un programme, derrière une vision, qui est la vision de projeter, de propulser le football africain au sommet mondial », a déclaré le milliardaire qui est en même temps président du club Mamelodi Sundowns.

Cette initiative de regrouper tous les candidats, au tour d’un seul projet, vient du président de la Fédération internationale de football et association(Fifa), Gianni Infantino.

Une décision qui a été critiquée par certains acteurs du football africain, parmi lesquels Musa Bility. L’ancien membre du comité exécutif de la CAF s’en est pris à Gianni Infantino dans un communiqué. Il comparé ce dernier à l’ancien roi des Belges Léopold II, qui a été « le dirigeant et propriétaire absolu du Congo de 1885 à 1908« .

Patrice Motsepe affirme avoir été plutôt frileux lorsqu’on est venu le chercher pour tenter de succéder au Malgache Ahmad, à la tête de la CAF. Mais le voilà décidé à réformer l’institution au pas de charge afin que le foot africain devienne « le meilleur du monde ».

Avec Adiac-Congo par Rude Ngoma