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Cuba: Le président Miguel Diaz-Canel prend la tête du Parti communiste

avril 19, 2021

 CUBA: LE PRÉSIDENT MIGUEL DIAZ-CANEL PREND LA TÊTE DU PARTI COMMUNISTE

© Reuters/ALEXANDRE MENEGHINI 

LA HAVANE (Reuters) – Le Parti communiste au pouvoir à Cuba a élu lundi le président Miguel Diaz-Canel au poste de premier secrétaire en remplacement de Raul Castro, rapporte l’agence de presse officielle Prensa Latina.

Cette succession au poste le plus important du régime cubain marque définitivement la fin des six décennies au pouvoir des frères Fidel puis Raul Castro, qui ont conduit la révolution de 1959 à Cuba.

Raul Castro, 89 ans, avait annoncé dès l’ouverture du congrès du Parti communiste cubain vendredi qu’il cèderait la place à une plus jeune génération de dirigeants. Il a déjà laissé la présidence du pays à Miguel Diaz-Canel, 60 ans, en 2018.

Avec Reuters par (Sarah Marsh et Nelson Acosta; version française Bertrand Boucey)

Niger : investi président, Mohamed Bazoum dénonce la « barbarie » des jihadistes

avril 2, 2021
Mohamed Bazoum, le président nigérien, ici lors d’un meeting, a été officiellement investi le 2 avril 2021 à la tête du pays.

Lors de son investiture, le nouveau président Mohamed Bazoum a dénoncé les « crimes de guerre » commis dans son pays par Al-Qaïda et l’État islamique au Grand Sahara, deux groupes dont il a jugé qu’ils menaient leurs attaques au Niger depuis des bases installées au Mali.

Premier passage de relais entre deux présidents démocratiquement élus depuis l’Indépendance, l’investiture de Mohamed Bazoum aurait pu être une fête. Mais pour ses premier mots en tant que président du Niger ce vendredi 2 avril au centre Mahatma Gandhi de Niamey, le successeur de Mahamadou Issoufou a tenu un discours au ton grave.

La cérémonie de prestation de serment du nouveau chef de l’État s’est en effet tenue dans un contexte de crise profonde pour le pays, deux jours après une « tentative de coup d’État » et alors que le Niger a été frappé par une série d’attaques sanglantes ciblant des civils attribuées à l’État islamique au Grand Sahara.

Kaboré, N’Daw, Faure, Déby…

Plusieurs chefs d’État africains avaient fait le déplacement, parmi lesquels le Malien Bah N’Daw, le Burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, le Tchadien Idriss Déby Itno ou encore le Mauritanien Mohamed Ould Ghazouani. Le président togolais Faure Essozimna Gnassingbé était également présent. Le Premier ministre algérien, Abdelaziz Dkerad, avait lui aussi fait le déplacement, accompagné de son ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, représentait le président Emmanuel Macron lors de la cérémonie.

Le Niger est « confronté à l’existence de groupes terroristes dont la barbarie vient de dépasser toutes les bornes », a déploré le président nigérien. Des groupes qui « se livrent à des massacres de civils innocents à grande échelle, commettant à l’occasion de vrais crimes de guerre ».

Le Mali en tête de l’agenda

Mohamed Bazoum a estimé que les chefs de ces groupes « relevaient d’autres pays », assurant que « jamais aucun chef terroriste n’a fait cas de griefs contre [son] État, et encore moins formulé la moindre revendication en sa direction ».

Si le pays doit aussi faire face à Boko Haram dans ses zones frontalières du Nigeria, Bazoum a particulièrement insisté sur la situation sécuritaire dans « la zone des trois frontières », entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso.

Assurant que les dirigeants de l’État islamique au grand Sahara étaient « des ressortissants du Maghreb » et que le groupe avait ses bases « en territoire malien, dans les régions de Ménaka et Gao », le président a dit sa certitude que le combat contre l’organisation « serait très difficile aussi longtemps que l’État malien n’aurait pas exercé la plénitude de sa souveraineté sur ces régions ».

« La situation du Mali a un impact direct sur la sécurité intérieure de notre pays, a-t-il affirmé. C’est pourquoi notre agenda diplomatique sera centré sur le Mali. »

Par Jeune Afrique – Avec AFP

Côte d’Ivoire : Abdourahmane Cissé nommé secrétaire général de la présidence

mars 29, 2021
Abdourahmane Cissé, ancien ministre ivoirien du Pétrole, a été nommé secrétaire général de la présidence ivoirienne ce lundi 29 mars 2021.

Ministre du Pétrole dans le gouvernement sortant, Abdourahmane Cissé a été nommé secrétaire général de la présidence, le poste qu’occupait depuis 2017 Patrick Achi, confirmé au poste de Premier ministre après avoir assuré l’intérim d’Hamed Bakayoko.

Sa nomination par décret a été annoncée ce lundi 29 mars, en début d’après-midi. Abdourahmane Cissé, qui occupait le poste de ministre du Pétrole dans le gouvernement sortant, devient donc le nouveau secrétaire général de la présidence ivoirienne. À 39 ans, cet ingénieur de formation reprend donc le flambeau laissé par Patrick Achi, confirmé au poste de Premier ministre vendredi 26 mars (il y avait été nommé par intérim après le départ pour la France d’Hamed Bakayoko, l’ancien Premier ministre brutalement décédé depuis), à qui Alassane Ouattara a confié la mission de constituer le futur gouvernement dans les jours qui viennent.PUBLICITÉ

Un duo de technocrates

En choisissant Abdourahmane Cissé comme secrétaire général, en tandem avec Patrick Achi à la primature, Alassane Ouattara fait le choix d’un duo de technocrates pour occuper deux postes stratégiques au sommet de l’exécutif. Selon une source proche du Premier ministre, le président l’a informé de son choix lors d’un entretien au palais, ce lundi dans la matinée.

Achi et Cissé seront appelés à travailler ensemble de manière quotidienne : dans le dispositif mis en place par le chef de l’État, le Premier ministre et le secrétaire général de la présidence préparent en effet les réunions du conseil des ministres lors de rencontres régulières au cours desquelles les principaux dossiers sont abordés.

IL A COMMENCÉ SA CARRIÈRE PROFESSIONNELLE EN TANT QUE BANQUIER AU SEIN DE GOLDMAN SACHS INTERNATIONAL

Né en 1981 dans la commune populaire de Treichville, à Abidjan, d’une mère au foyer et d’un père entrepreneur en bâtiment, benjamin d’une fratrie de quatre enfants, Abdourahmane Cissé a suivi de brillantes études. Au sein de l’école publique ivoirienne d’abord, puis en France, où il a intégré l’École polytechnique et l’Institut français du pétrole avant de s’envoler pour les États-Unis, où il a poursuivi son cursus à l’université d’Oklahoma.

Il a commencé sa carrière professionnelle en tant que trader à Goldman Sachs International, à Londres. En 2011, il quitte la prestigieuse banque d’affaires et rentre en Côte d’Ivoire, dans le sillage de l’élection d’Alassane Ouattara.

Ascension fulgurante

Il pénètre dans le sérail par le biais de Téné Birahima Ouattara, ministre des Affaires présidentielles et frère du chef de l’État, qu’il a rencontré à Londres. L’ascension est fulgurante. En 2012, il est nommé conseiller chargé des Finances publiques auprès d’Alassane Ouattara, avant de devenir le chef de cabinet de la ministre de l’Économie et des Finances d’alors, Nialé Kaba. En 2013, le voilà nommé à son premier poste au sein du gouvernement : il devient ministre du Budget et du Portefeuille de l’État.

En 2017, il quitte le gouvernement et devient ministre conseiller spécial auprès du président de la République chargé des Affaires économiques et financières, avant de faire un retour remarqué en prenant la tête du ministère du Pétrole, de l’Énergie et du Développement des énergies renouvelables, le 10 décembre 2018. Un poste où il succède à Thierry Tanoh, qui était alors le dernier ministre issu du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, d’Henri Konan Bédié) encore présent au sein de l’exécutif.

Aux dernières législatives, lors desquelles Alassane Ouattara avait encouragé ses ministres à se présenter, tout en prévenant que ceux qui ne seraient pas élus risquaient de ne pas être reconduits, Abdourahmane Cissé avait fait le choix de ne pas se briguer la députation dans la circonscription de Port-Bouët, bastion du PDCI situé dans le sud d’Abidjan.

Avec jeune Afrique par Baudelaire Mieu – à Abidjan

Football africain : Patrice Motsepe élu président de la CAF

mars 12, 2021

Le milliardaire Sud-Africain, Patrice Motsepe, a été élu par proclamation président de la Confédération africaine de football (CAF), le 12 mars à Rabat, pour la période 2021-2025. Il remplace à ce poste le Malgache Ahmad Ahmad suspendu pour deux ans de toute activité liée au foot.

Le nouveau patron du football africain/DR

Le patron du club Mamelodi Sundows a été plébiscité au terme de la 43e assemblée générale élective(AGE) de la CAF. Patrice Motsepe est devenu le septième président élu de la plus haute instance du football africain, le premier Sud-Africain puis premier anglophone à occuper ce poste prestigieux sur le continent.

 C’est aux côtés de Gianni Infantino, patron de la Fédération internationale de football association (Fifa), qu’un Patrice Motsepe très détendu et très attendu est arrivé à cette AGE. Une Fifa qui a œuvré pour qu’il soit le seul candidat en lice avec les désistements de l’Ivoirien Jacques Anouma, du Sénégalais Augustin Senghor et du Mauritanien Ahmed Yahya et dont Motsepe va devenir le vice-président de facto.

 « C’est vraiment un très grand honneur et un privilège incroyable pour moiJe voudrais remercier mon frère Gianni pour sa vision et ses encouragements pour que nous travaillions dans l’unité et c’est uniquement ainsi que nous pourrons relever les défis posés à l’Afrique. Nous ne pouvons réussir qu’en étant unis », a réagi Patrice Motsepe.

A 59 ans, celui qui figure parmi les hommes les plus riches du continent va devoir redresser un organisme malade. Fouzi Lekjaa, président de la Fédération marocaine et de la Commission des finances de la CAF, a, en effet, invité ses hôtes à redresser la barre rapidement, après quatre années pénibles. « La CAF s’installe dans un déficit annuel autour de 10 millions de dollars. Elle est en train de bouffer ses capitaux, ses fonds propres. Le défi majeur de la nouvelle équipe est d’inverser la courbe, ce qui permettrait à la CAF de jouer son rôle en développant le football », a-t-il lâché peu avant l’élection de Patrice Motsepe.

Plusieurs sources s’accordent du fait que pour relancer l’institution créée en 1957 et basée au Caire, en Egypte, Patrice Motsepe pourra s’appuyer sur cinq vice-présidents, contre trois sous Ahmad. Une augmentation pour assurer une « meilleure représentativité des différentes composantes de la CAF », selon le secrétaire général de cette structure Abdelmounaïm Bah.

Outre l’élection du président, la CAF a également désigné les membres de son comité exécutif et ses représentants au conseil de la Fifa.

Avec Adiac-Congo par Rude Ngoma

Élection à la CAF et dernière ligne du choix

mars 10, 2021

Le congrès de la Confédération africaine de football (CAF) est prévu ce 12 mars à Rabat, au Maroc. Au terme de ce grand rendez-vous, la CAF aura, sans nul doute, une nouvelle équipe dirigeante puisque le président sortant, le Malgache Ahmad Ahmad n’est pas éligible à cause de la sanction du tribunal arbitral de sport. Plusieurs acteurs du football continental sont rangés derrière le milliardaire Sud-Africain Patrice Motsepe.

Logo de la Caf/DR

À quelques jours de l’élection, il n’en reste déjà plus qu’un. L’Ivoirien Jacques Anouma, le Sénégalais Augustin Senghor et le Mauritanien Ahmed Yahya ont renoncé, samedi 6 mars, à se présenter à la présidence de la Confédération africaine de football. Le Sud-Africain Patrice Motsepe reste le seul candidat en lice et fait office de favori.

Les quatre hommes étaient réunis dans la capitale de la Mauritanie Nouakchott pour assister à la finale de la CAN-U-20.  Si sur le terrain le Ghana a pris le meilleur sur l’Ouganda (2-0), le véritable évènement de la soirée s’est déroulé au centre des Congrès où étaient réunis plusieurs dirigeants sportifs.

« Ces quatre messieurs, ici devant vous, je veux les féliciter un par un. Félicitations, Jacques, bravo. Félicitations, Augustin, bravo. Félicitations, Ahmed, mabrouk. Congratulations, Patrice. Ces quatre messieurs ont rendu l’impossible possible. Ils ont montré, ils ont démontré qu’il était possible de faire équipe derrière un projet, derrière un programme, derrière une vision, qui est la vision de projeter, de propulser le football africain au sommet mondial », a déclaré le milliardaire qui est en même temps président du club Mamelodi Sundowns.

Cette initiative de regrouper tous les candidats, au tour d’un seul projet, vient du président de la Fédération internationale de football et association(Fifa), Gianni Infantino.

Une décision qui a été critiquée par certains acteurs du football africain, parmi lesquels Musa Bility. L’ancien membre du comité exécutif de la CAF s’en est pris à Gianni Infantino dans un communiqué. Il comparé ce dernier à l’ancien roi des Belges Léopold II, qui a été « le dirigeant et propriétaire absolu du Congo de 1885 à 1908« .

Patrice Motsepe affirme avoir été plutôt frileux lorsqu’on est venu le chercher pour tenter de succéder au Malgache Ahmad, à la tête de la CAF. Mais le voilà décidé à réformer l’institution au pas de charge afin que le foot africain devienne « le meilleur du monde ».

Avec Adiac-Congo par Rude Ngoma 

Présidence de la CAF : Ahmad Ahmad, suspendu pour deux ans par le TAS, définitivement hors course

mars 8, 2021
Ahmad Ahmad, avant une conférence de presse au Stade international du Caire, en Égypte, le 20 juin 2019.

C’était l’appel de la dernière chance. La décision du Tribunal administratif du sport, si elle réduit la sanction prononcée initialement à l’encontre du désormais ex-président de la Confédération africaine de football (CAF), empêche Ahmad Ahmad de briguer un second mandat à la tête de l’instance.

Le 8 mars, le Tribunal arbitral du sport (TAS) a suspendu pour deux ans Ahmad Ahmad, le président de la Confédération africaine de football (CAF), suspension assortie d’une amende de 50 000 Francs suisses (45 000 euros). Il est reconnu coupable d’« acceptation et distribution de cadeaux et autres avantages » et d’« abus de pouvoir » (articles 20 et 25 du code déontologique de la Fifa) ainsi que de « détournement de fonds » – (article 28 du code d’éthique de la Fifa).

Ahmad Ahmad avait fait appel devant le TAS de la décision de la commission d’éthique du 19 novembre dernier qui l’avait condamné à cinq ans de suspension de toute activité relative au football, nationale ou internationale, et l’avait condamné à 200 000 francs suisses (185 000 euros) d’amende. La justice interne de la Fifa estimait qu’il avait manqué à son devoir de loyauté, accordé des cadeaux et d’autres avantages, géré des fonds de manière inappropriée et abusé de sa fonction de président de la CAF.

« L’enquête sur le comportement de M. Ahmad au poste de président de la CAF entre 2017 et 2019 a porté sur diverses questions liées à la gouvernance de la CAF, dont l’organisation et le financement d’un pèlerinage à La Mecque, ses accointances avec l’entreprise d’équipement sportif Tactical Steel et d’autres activités », précisait alors la chambre de jugement de la Commission d’éthique.

La confirmation de cette suspension – bien que réduite de cinq à deux ans – l’empêche donc définitivement de briguer un second mandat à la tête de la CAF et ouvre la voie à une élection du milliardaire sud-africain Patrice Motsepe, derrière lequel se sont rangés tous les autres candidats.

Avec Jeune Afrique par Georges Dougueli

Présidence de la CAF : le retour d’Ahmad Ahmad fait monter la tension

février 8, 2021
Ahmad Ahmad, le patron malgache de la CAF, lors d’une visite à Marrakech, au Maroc, en mars 2017.

La Confédération africaine de football (CAF) connaîtra son nouveau président le 12 mars. Dernier rebondissement dans une campagne qui n’en manque pas : le retour d’Ahmad Ahmad, un temps écarté pour des soupçons de détournements de fonds.

Cette fois, le processus électoral pour la présidence de la Confédération africaine de football (CAF) est vraiment lancé. Dès le mois de décembre, cinq candidats – Ahmad Ahmad (Madagascar), Ahmed Yahya (Mauritanie), Augustin Senghor (Sénégal), Jacques Anouma (Côte d’Ivoire), Patrice Motsepe (Afrique du Sud) – avaient adressé leur dossier à la CAF. Puis ils n’ont été plus que quatre, après que la suspension d’Ahmad par la Fifa en novembre, notamment pour abus de pouvoir et détournement de fonds, a poussé la Commission de gouvernance de la CAF à rejeter la candidature de l’insulaire, le 8 janvier.

Mais depuis le 29 janvier, le Malgache est revenu dans la course, à la faveur du verdict rendu par le Tribunal arbitral du sport (TAS), devant lequel il avait interjeté appel de sa suspension. Le TAS ne l’a pas blanchi des soupçons qui pèsent contre lui, mais a jugé que, dans l’attente de son jugement sur le fond le président sortant de la CAF pouvait reprendre ses fonctions. Et accessoirement relancer sa campagne… Le surlendemain, Ahmad Ahmad a donc repris son fauteuil de président de la CAF au Congolais Constant Omari, qui avait été chargé d’assurer l’intérim.

Ahmad de retour… pour l’instant

Le TAS examinera de nouveau le cas de l’insulaire à partir du 2 mars prochain, dans le cadre d’une procédure rapide, et a promis de rendre sa décision « avant le 12 mars ». « Cela signifie, en creux, que quelques jours avant l’élection, il pourrait être mis hors course », résume un de ses proches. Cela n’a l’a pas empêché de se rendre au Cameroun, où il a notamment assisté à la finale du Championnat d’Afrique des  nations (CHAN), le 7 février, et de planifier des déplacements de campagne.

Si le dirigeant malgache pourrait être stoppé dans son élan par la décision du TAS,  ce n’est pas le cas des quatre autres postulants, qui multiplient les voyages aux quatre coins du continent. Définitivement admissibles depuis la fin du mois de janvier, après que la CAF a procédé à quelques vérifications supplémentaires, Motsepe et Yahya n’ont pas attendu le feu vert donné par la Fifa pour quadriller l’Afrique. Le premier a été aperçu en Guinée, où il a notamment été reçu par le président Alpha Condé, et l’ensemble des fédérations d’Afrique australe, au nombre de quatorze, ont décidé de lui apporter leur soutien.

Mais un dirigeant d’une fédération ouest-africaine prévient que le vent peut tourner rapidement. « Le soutien du lundi n’est pas forcément celui du mardi. Les tractations ne font que commencer, prévient-il. Et maintenant qu’Ahmad est revenu dans le jeu, allez savoir si cela ne va pas encore inciter certaines fédérations à changer de champion. »

Il en veut notamment pour preuve les rumeurs de retournement du Bénin, qui circulent dans le petit monde du football africain. Si le ministre béninois des Sports, Oswald Homeky, a officiellement annoncé fin novembre que son pays accordait son parrainage à Jacques Anouma, notre source affirme en effet que Cotonou pourrait finalement apporter son soutien à Patrice Motsepe. Un proche d’Anouma a d’ailleurs confirmé à Jeune Afrique avoir eu vent de cette possible volte-face.

AHMAD A ENCORE PAS MAL DE PARTISANS. MAIS IL NE SAIT PAS ENCORE S’IL POURRA ALLER AU BOUT

Pour convaincre les présidents des fédérations de voter pour eux le 12 mars, les candidats multiplient les déplacements. Normalement à leurs frais, puisque la CAF n’alloue aucun budget pour le financement des campagnes. « Les candidats puisent certes dans leurs réserves personnelles, mais on sait aussi qu’il y a des donateurs, qui s’efforcent de rester très discrets, précise un proche d’un candidat. Les États peuvent aussi participer au financement. Anouma, Senghor, Yahya et Motsepe ont respectivement reçu le soutien officiel des présidences ivoirienne, sénégalaise, mauritanienne et sud-africaine. Une campagne, ça coûte cher. »

Motsepe et Yahya favoris ?

Pendant que chacun défend son programme,  le petit jeu des pronostics s’emballe, et son intensité va augmenter à l’approche de l’élection. « Il est difficile de dire aujourd’hui qui est vraiment le mieux placé. Ahmad a encore pas mal de partisans. Son problème, c’est qu’il ne sait pas encore s’il pourra aller au bout. Cela pourrait refroidir ceux qui le soutiendraient. Imaginez que le 8 ou le 9 mars, le TAS juge qu’il ne peut pas se présenter, ses soutiens se retrouveraient alors dans une position assez inconfortable, estime un ancien membre de la CAF, qui suit de près le dossier. Aujourd’hui, on entend dire que Yahya et Motsepe sont perçus comme légèrement favoris, mais ce n’est pas si évident que cela. Disons que Gianni Infantino, le président de la Fifa, semble davantage pencher pour eux ».

Car Infantino, dans un souci de – supposée – neutralité, se garde bien d’afficher sa préférence. La Fifa est en effet régulièrement taxée d’ingérence dans les affaires du football africain, une attitude qui crispe de nombreuses fédérations. C’est en effet sa commission technique qui a validé le 26 janvier dernier les dossiers de Motsepe et Yahya, avant même la CAF, qui devait les auditionner deux jours plus tard au Caire. Les deux candidats ont bien effectué le voyage en Égypte, mais sans craindre une seule seconde que leurs candidatures ne soient remises en cause. Yahya avait d’ailleurs twitté, juste après l’annonce de la FIFA, sa satisfaction d’être définitivement candidat.

« Que ce soit la Fifa qui valide deux dossiers mis en stand-by par la CAF avant même que celle-ci ne se prononce, ce n’est pas normal », peste ce même proche d’un des candidats. En 2017, Gianni Infantino avait discrètement appuyé Ahmad face au Camerounais Issa Hayatou, certain de pouvoir contrôler le Malgache. Aujourd’hui, les deux hommes se vouent une inimitié profonde. Et comme le dit ironiquement un dirigeant africain, « avoir l’appui d’Infantino, ce n’est pas forcément un gage de succès… »

Avec Jeune Afrique par Alexis Billebault

UA : Moussa Faki Mahamat reconduit à la tête de la Commission, Félix Tshisekedi prend la présidence

février 7, 2021
Félix-Antoine Tshisekedi a reçu en audience Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union africaine, le 3 décembre 2020.

Au premier jour de son sommet en visioconférences, l’Union africaine a reconduit à sa tête le Tchadien Moussa Faki Mahamat, en plein débat sur la lutte contre le Covid-19 et l’approvisionnement vaccinal du continent.

« Profondément honoré par ce vote de confiance historique et écrasant », a commenté sur twitter Moussa Faki Mahamat, réélu en fin d’après-midi par 51 États membres sur 55. Il se voit reconduit pour un mandat de quatre ans à la tête de la Commission de l’Union africaine, organe exécutif et institution clé de l’organisation panafricaine.

Au passage, il a félicité Monique Nsanzabaganwa, vice-gouverneur de la Banque nationale du Rwanda, élue son adjointe à la tête de la Commission.

Ancien Premier ministre du Tchad, Moussa Faki Mahamat était seul candidat à sa succession, et faisait face à des accusations -qu’il rejette- « d’une culture de harcèlement sexuel, de corruption et d’intimidation au sein de la commission », selon une récente note de l’International Crisis Group (ICG).

Certains États s’étaient également inquiétés du respect du secret de ce vote organisé à distance et par internet.

« Nationalisme vaccinal »

Organisé exceptionnellement en ligne pour éviter toute contamination, ce sommet se déroule exactement un an après la détection d’un premier cas de Covid-19 en Égypte. À l’époque, l’arrivée de l’épidémie sur le continent avait fait craindre une explosion des fragiles systèmes de santé africains, un scénario apocalyptique qui ne s’est pas réalisé.

L’Afrique reste pour l’instant relativement épargnée, avec 3,5% des cas et 4% des morts officiellement recensés dans le monde, selon le Centre de contrôle et de prévention des maladies de l’UA (Africa CDC).

Mais de nombreux pays sont actuellement confrontés à une seconde vague préoccupante et ont du mal à accéder aux vaccins, alors qu’à raison de deux doses par personne, l’Afrique aura besoin d’1,5 milliard de doses pour vacciner 60% de ses environ 1,3 milliard d’habitants.

« Cette maladie a provoqué beaucoup de souffrance et de difficultés sur notre continent », a déclaré le chef de l’État sud-africain Cyril Ramaphosa, président sortant de l’UA, dans son discours d’ouverture, soulignant que l’urgence sanitaire se doublait d’une « grave crise économique et sociale ».

Les dirigeants africains se montrent de plus en plus agacés face à la course effrénée aux vaccins, dans laquelle ils partent avec un lourd handicap.

Dans une récente interview, Moussa Faki Mahamat a dénoncé le « nationalisme vaccinal » et les « pays riches qui s’arrogent la priorité, certains pré-commandant même plus que ce dont ils ont besoin ».

« Sortir des salles de réunion »

Les débats à huis clos ont démarré par une intervention de Cyril Ramaphosa sur les actuels efforts africains face à la pandémie. Dans son discours il a également appelé le Fonds monétaire international (FMI) à débloquer de nouvelles ressources « pour corriger l’inégalité flagrante des mesures de relance fiscales entre les économies avancées et le reste du monde ».

Son successeur à la présidence tournante annuelle de l’organisation, son homologue de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi, s’est engagé à rendre l’UA plus pertinente en la « faisant sortir des salles de réunion ».

Félix Tshisekedi a exposé un programme ambitieux portant à la fois sur la lutte contre la changement climatique, les violences sexuelles, la promotion de la zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), ou encore le méga-projet de barrage hydro-électrique Inga dans son pays.

Autre enjeu -interne celui-là- à l’UA, le Nigérian Bankole Adeoye a été élu la tête d’un super département regroupant les Affaires politiques, et le département Paix et sécurité. Il devrait jouer un rôle crucial, aux côtés de Moussa Faki Mahamat, pour tenter de régler de nombreuses crises africaines que l’UA est accusée de négliger.

Le Conseil de Paix et de Sécurité n’a, par exemple, quasiment pas abordé le conflit entre le gouvernement camerounais et les séparatistes anglophones, ou l’essor inquiétant des islamistes radicaux dans le nord du Mozambique.

La crise au Tigré qui secoue depuis trois mois l’Éthiopie, qui abrite le siège de l’UA, fait elle partie des dossiers les plus sensibles.

Dès le déclenchement des combats début novembre, Moussa Faki Mahamat avait appelé à la cessation des hostilités entre le gouvernement d’Addis-Abeba et les autorités dissidentes du Tigré, une région du nord de l’Éthiopie. Mais le Premier ministre éthiopien et prix Nobel de la Paix 2019 Abiy Ahmed a refusé toute médiation de l’UA dans une opération « de maintien de l’ordre » relevant de la souveraineté nationale.

Ce sommet coïncide également avec l’annonce d’une nouvelle politique diplomatique des États-Unis par Joe Biden, qui souhaite renouer des liens avec les institutions multilatérales, notamment l’Union africaine.

Par Jeune Afrique avec AFP

RDC/Assemblée nationale : Christophe Mboso prend la tête du bureau définitif

février 4, 2021

Il sera secondé par Jean-Marc Kabund, élu premier vice-président de la Chambre basse du Parlement.

Au terme de la longue séance plénière organisée le 3 février et consacrée à l’élection du bureau définitif de l’Assemblée nationale, les députés nationaux ont fait confiance au ticket présenté par l’Union sacrée pour présider à leur destiné. L’élection du nouveau bureau présidé par Christophe Mboso N’kodia Mpuanga tourne définitivement la page du bureau Jeannine Mabunda.

La composition du bureau de l’Assemblée plénière se présente de la manière suivante : Christophe Mboso N’kodia Mpuanga (président), Jean-Marc Kabund-a-Kabund (1er vice-président), Vital Banyewesize (2ème vice-président), Joseph Lembi Libula (rapporteur), Collette Tshomba Ntundu (Rapporteur adjoint), Angèle Tabu Makusi (questeur) et Jean-Pierre Kanefu (Questeur adjoint). L’on a noté, par ailleurs, l’absence d’une trentaine de députés nationaux lors de cette séance plénière élective. 

Sur un total de 466 votants, Christophe Mboso a obtenu 389 voix contre 365 voix pour Jean-Marc Kabund, tous deux candidats uniques à leur poste respectif. Le même constat a été fait aux postes de deuxième vice-président, de questeur et de questeur adjoint où les candidats uniques ont été élus sans surprise. Le suspense a quelque peu été observé pour l’élection du rapporteur adjoint où l’écart entre les deux candidats en lice a été de moins de 50 voix en faveur de Colette Tshomba. C’était le seul duel enregistré à l’Assemblée nationale.

Fait marquant de l’élection du nouveau bureau définitif de l’Assemblée nationale, l’hymne de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a été entonné par ses militants présents dans la salle du Congrès au moment de l’annonce de la victoire de Jean-Marc Kabund.

Avec Adiac-Congo par Jules Tambwe Itagali

RDC-Présidence : Félix Tshisekedi nomme un nouveau directeur de cabinet

janvier 26, 2021

Guylain Nyembo, le nouveau patron de l’administration présidentielle, est connu pour sa rigueur et son efficacité dans le travail. 

Guylain Nyembo

Alors que de nombreux Congolais avaient les yeux rivés sur leurs postes récepteurs, le lundi 25 janvier, en train de suivre la rencontre RDC-Niger comptant pour la phase de pool du Chan/Cameroun 2021, c’est le moment que le porte-parole du chef de l’Etat a choisi pour lire, à la télévision nationale, une ordonnance signée par le chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Cette ordonnance portait sur la nomination de Guylain Nyembo en qualité de directeur de cabinet du président de la République en remplacement de Vital Kamerhe qui a connu des sérieux démêlés judiciaires dans le cadre du dossier 100 jours au terme duquel il fut condamné à vingt ans des travaux forcés pour détournement des deniers publics.

Toujours en détention à l’ex-prison centrale de Makala après sa condamnation, le leader de l‘UNC a connu beaucoup de déboires sur fond d’une dégradation continue de son état de santé. Tout, à ce stade, porte à croire qu’il lui serait difficile de retrouver son poste et de gérer l’administration présidentielle avec efficacité comme autrefois.

C’est aux fins de pallier la vacance à ce poste que le chef de l’Etat s’est résolu finalement de nommer Guylain Nyembo, qui était jusque-là adjoint en charge des questions économiques et de la reconstruction. Quant au prof. Kolongele Eberande qui assumait l’intérim du directeur  de cabinet  du chef de l’Etat, il retrouve son poste de directeur de cabinet adjoint chargé des questions  juridiques et administratives.

Diplômé d’économie d’une université belge, Guylain Nyembo avait fait ses premiers pas au sein d’une multinationale hollandaise, avec des affectations en Afrique, précisément au Nigéria et au Rwanda. L’homme est connu comme un très proche du président congolais, qui aurait même influé pour sa nomination comme secrétaire national de l’UDPS à la jeunesse au Benelux, à en croire des sources. De son Katanga natal, il est connu pour sa rigueur et son efficacité dans le travail.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso